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Updated: 1 month 3 weeks ago

Santé sexuelle et reproductive : Le consortium « SOS Jeunesse et défis » forme des organisations de jeunesse

Tue, 25/02/2020 - 22:46

Ouagadougou abritera du 25 au 27 février 2020, un atelier de formation des organisations de jeunesse issues du consortium SOS Jeunesse et défis. Cette formation portera sur la clarification des valeurs pour un meilleur accès des jeunes et des femmes aux services de santé sexuelle et reproductive. La cérémonie d'ouverture de cet atelier s'est tenue ce mardi 25 février, sous la présidence de la secrétaire technique du ministère de la Santé, Ida Kaboré.

Renforcer les capacités et les compétences des membres du consortium SOS Jeunesse et défis du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Bénin et de la Côte d'Ivoire, afin de mieux répondre aux préoccupations en lien avec les Droits à la santé sexuelle et reproductive (DSSR), c'est l'objectif visé par cet atelier de formation. Pendant trois jours, les participants passeront en revue la question de la clarification des valeurs et la transformation des attitudes sur les questions des DSSR et de l'avortement sécurisé dans les cinq pays concernés.

Une occasion pour les différents acteurs réunis à Ouagadougou de partager les expériences afin de capitaliser les acquis qui permettront de relever les défis futurs. La secrétaire technique du ministère de la Santé, Ida Kaboré, qui a présidé cette cérémonie, a remercié tous les participants. Elle a rappelé que cet atelier fait partie d'un agenda mondial à travers lequel tous les pays sont appelés à faire en sorte que les DSSR puissent être effectifs pour tous.

« Au Burkina Faso comme partout ailleurs dans tout l'espace francophone, il y a toujours des difficultés à assurer les droits à la santé sexuelle et reproductive des jeunes et de la population féminine », indique-t-elle. C'est pourquoi, ajoute madame Kaboré, cet atelier est une opportunité de savoir ce qui se passe dans les pays voisins afin de porter un jugement. Et en la matière, rassure-elle, le Burkina Faso peut se féliciter d'avoir un cadre juridique très avancé, même s'il reste encore un travail à faire afin d'améliorer l'accès à la santé sexuelle et reproductive pour tous. « Car, jusqu'à présent, au Burkina Faso, il y a encore 23% de besoins non-satisfaits, une mortalité infantile élevée, des enfants mariés avant 18 ans, un tiers des grossesses non-désirées. Et tout cela montre qu'il y a encore beaucoup de défis à relever dans le cadre des DSSR », regrette-t-elle. C'est pourquoi, elle espère que ce pool de formateurs puisse contribuer à l'amélioration de l'accès à la santé sexuelle et reproductive de tous.

Plusieurs acquis enregistrés

Pour le directeur exécutif de SOS Jeunesse et défis, Harouna Ouédraogo, son souhait, c'est que ces acteurs qui seront formés puissent être des relais auprès des autres membres dans leurs différents pays, pour que l'accès aux droits à la sexuelle et reproductive soit effectif pour les populations. Car au cours de ces trois jours, dit-il, les membres du consortium feront le point de l'état de la mise en œuvre des DSSR, sans oublier les questions de l'avortement sécurisé, etc.

Des textes nationaux et internationaux encadrent et promeuvent les droits à la santé sexuelle et reproductive, mais ils ne sont pas souvent respectés. Il s'agit, entre autres, de la loi sur la santé sexuelle et reproductive, la déclaration universelle des droits de l'homme, la loi sur le VIH/Sida.

Yvette Zongo
Lefaso.net

Categories: Afrique

Lean Six-sigma : Une formation pour renforcer les capacités des chefs de projet en management opérationnel

Tue, 25/02/2020 - 22:45

Lancée hier, 24 février 2020, sous la houlette du ministre de la Fonction publique, Pr Séni Mahamadou Ouédraogo, la formation Executive certificate in Lean Six-sigma (LSS) draine, au centre Galyam, à Ouagadougou, quatorze apprenants issus de cinq entreprises à savoir l'ONEA, la Maison de l'entreprise, la SOCOMA, la SONABHY et la SONABEL. Cette formation, première du genre, est une initiative conjointe du Centre africain d'étude supérieure en gestion (CESAG) dont le siège est à Dakar, et du BBC&Partners, un cabinet de conseil en management et technologies.

L'objectif de cette formation, selon le directeur général du Centre africain d'étude supérieure en gestion (CESAG), Pr Serge Auguste Bayala, est de « renforcer les capacités des acteurs en management opérationnel ; les rendre à la fois efficaces et efficients pour permettre aux entreprises d'Etat d'atteindre leurs objectifs, avec le peu de moyens dont elles disposent ».

Le DG de CESAG, Pr Serge Auguste Bayala

Elle se déroule en cinq sessions de trois à cinq jours chacune. La première session, « Savoir construire et animer un système de management opérationnel et comprendre les fondamentaux du Lean Six-sigma », se tient du 24 au 28 février 2020 à Ouagadougou. Ils sont au total quatorze apprenants à prendre part à cette formation innovante.

« Aujourd'hui, on a des entreprises comme la SONABHY qui vient avec des sujets très importants pour eux. Il y a l'ONEA qui est là et qui veut pouvoir offrir le délai d'établissement de branchement très court. On a également la Maison de l'entreprise qui veut pouvoir réduire le temps de création de l'entreprise. On a enfin la SOCOMA qui veut réduire ses coûts d'exploitation. On a toutes ses entreprises qui sont là et qui veulent […] impacter le Burkina Faso ; elles veulent impacter la sous-région », a signifié le DG du BBC&Partners, Abdoulaye Bamogo, à l'issue de la cérémonie de lancement.

Les participants à la formation LSS

Un certificat et un master pour couronner la formation

La présente formation est découpée en modules. Il y a d'abord la phase théorique, ensuite la découverte des projets professionnels dans le milieu du travail avec, à la fois, les directeurs généraux et les différents acteurs clés. Et enfin, d'autres séances où les participants vont revenir encore en classe pour retravailler sur les projets avant l'étape de Dakar pour leur finalisation. On sera au mois d'octobre (ndlr : du 12 au 15 octobre 2020). « Ils vont tous, j'espère, atteindre les résultats des projets et obtenir le master professionnel », a formulé M. Bamogo. En effet, après la validation des deux premières sessions, les candidats obtiennent le certificat Green Belt en Lean Six-sigma. La validation de la totalité des cinq sessions donne droit au certificat Black Belt en Lean Six-sigma et le master professionnel en excellence du CESAG.

Le DG de BBC&Partners, Abdoulaye Bamogo, premier à partir de la droite

Au regard de l'engouement qu'a engendré l'initiative, le DG du CESAG a salué les différents directeurs généraux qui ont accepté d'envoyer leurs cadres et invité ceux-ci à continuer dans ce sens, parce qu'il n'y a pas d'acquis. « Tout est fortement remis en cause à chaque fois. Et c'est cette quête permanente d'excellence qui permettra à notre industrie de pouvoir émerger », a-t-il fait remarquer en conclusion.

Le DG de BBC&Partners, Abdoulaye Bamogo, premier à partir de la droite

Et son collègue du BBC&Partners de souligner que la démarche Lean six-sigma permet de mettre en place une vraie culture d'excellence opérationnelle grâce à deux approches complémentaires : le Lean qui va permettre de réduire tout ce qui est gaspillage et améliorer la flexibilité de l'entreprise, et le Six-sigma qui va permettre d'améliorer la qualité et réduire la variation.
Le ministre de la Fonction publique, Pr Séni Mahamadou Ouédraogo, a, pour sa part, souhaité une belle aventure de formation aux initiateurs ainsi qu'aux apprenants.

La cérémonie a vue la participation du ministre de la fonction publique

BBC&Partners, un spécialiste dans les approches d'excellence opérationnelle
L'ONEA, qui a une petite expérience dans le cadre du management opérationnel, est fortement représenté à cette formation par cinq de ses agents. « A travers les différents outils qui nous ont été fournis par les formateurs, notamment BBC, nous sommes arrivés à monter un système avec leur accompagnement. J'avoue qu'après quelques mois de fonctionnement, on a vu les résultats clairs de cette formation. Par rapport aux pertes d'eau, sur Ouagadougou, lorsque vous gagnez un point sur le rendement de réseau, ça fait près de 500 millions de F CFA que vous encaissez. Vous vous imaginez si vous arrivez à engranger deux points ! », a témoigné le secrétaire général de l'office national, Lassina Sanou.

Après avoir bénéficié d'une formation du BBC, le secrétaire général de l'ONEA en dit du grand bien

Cette idée est soutenue par Issouf Nacanabo : « En collaboration avec BBC, la SOFITEX a mis en place des solutions qui nous ont permis de faire des économies d'échelle en termes de gestion de carburant. Grâce à ses solutions, aujourd'hui, on arrive à suivre le camion depuis le départ de l'usine, au ramassage du coton jusqu'à son retour… ».

En rappel, la participation à une telle formation a un coût. Il est de l'ordre de 4 250 000 F CFA hors taxes.

Aïssata Laure G. Sidibé
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Categories: Afrique

Epidémie de poliomyélite au Burkina : Un plan de riposte pour interrompre la transmission du virus

Tue, 25/02/2020 - 22:30

La Direction de la prévention par les vaccinations du ministère de la Santé a tenu, ce mardi 25 février 2020 à Ouagadougou, une rencontre d'information des journalistes sur la poliomyélite. Objectif, renforcer leurs connaissances sur cette maladie qui vient de refaire son apparition dans notre pays, notamment dans le district sanitaire de Ouargaye, et susciter leur engagement dans l'information, la sensibilisation et la mobilisation de la population en faveur de la riposte à l'épidémie de poliomyélite.

Le dernier cas de poliovirus sauvage enregistré au Burkina Faso datait de 2009. Quelques années plus tard, en 2015, le pays est déclaré libéré du poliovirus sauvage de type 2. Malheureusement, le 3 janvier 2020, un cas de poliomyélite est détecté dans le district sanitaire de Ouargaye, frontalier du Togo. Face à l'apparition de ce nouveau cas, l'urgence de santé publique a été déclarée, et des investigations menées par les ministères de la Santé du Burkina Faso et du Togo ont confirmé qu'il s'agissait de la poliomyélite.

Et comme le souligne Dr Issa Ouédraogo, directeur de la prévention par les vaccinations, « en termes de santé publique, un seul cas de poliomyélite constitue une épidémie. Face à cette épidémie, chaque pays doit organiser une riposte vaccinale, c'est-à-dire vacciner le plus rapidement possible en trois passages les enfants qui résident autour du cas ».

Un plan de riposte a donc été élaboré avec pour objectif d'interrompre la circulation et la transmission du poliovirus au Burkina Faso dans les six prochains mois. Ce plan comprend la vaccination d'au moins 95% des enfants de 0-59 mois (5ans) dans les districts sanitaires de Ouargaye et de Bittou, du 28 février au 2 mars 2020 ; le renforcement de la vaccination de routine et de la surveillance des paralysies flasques aigües ; mais aussi l'intensification de la sensibilisation des communautés à la signalisation des cas de faiblesse musculaire d'apparition brutale.

Un plan de riposte est aussi mis en œuvre du côté togolais. Les équipes des deux côtés de la frontière échangeront leurs données pour la réussite de la campagne de vaccination. « Nous allons mener une campagne synchronisée. Nous avons identifié des points de passage entre le Togo et le Burkina, notamment dans les districts de Ouargaye et de Bittou. On va échanger les données, parce que nous allons certainement vacciner des enfants qui viennent du Togo et les Togolais vaccineront aussi certainement nos enfants. Donc nous allons échanger les données pour éviter que les enfants ne passent entre les mailles », a indiqué Dr Issa Ouédraogo.

D'ores et déjà, la campagne de vaccination qui se fera en trois passages et qui a débuté par le round 0 du 7 au 10 février 2020, a permis de vacciner 17 437 enfants, soit un taux de 129%, dans les formations sanitaires de Mené, Cinkancé, Cinkancé-Sangha Kamseogo et Yourgha.

Pour la réussite de cette campagne de vaccination et la lutte contre l'épidémie de la poliomyélite dans notre pays, la Direction de la prévention par les vaccinations dit compter sur l'accompagnement des journalistes, afin de porter l'information et mobiliser davantage les populations. Selon Dr Ouédraogo, ces derniers mois, des cas de poliomyélites ont été enregistrés dans certains pays de la sous-région, notamment au Ghana, au Bénin, au Togo, au Niger et maintenant au Burkina Faso.

D'où la nécessité d'informer les populations, afin de susciter leur adhésion à la campagne de vaccination dans les districts sanitaires de Ouargaye et de Bittou, et surtout les encourager à continuer de fréquenter les centres de santé pour la vaccination de routine.

En rappel, la poliomyélite est une maladie très contagieuse provoquée par un virus qui envahit le système nerveux et peut entraîner une paralysie totale en quelques heures. Elle touche principalement les enfants de moins de 5 ans et est due au péril fécal, c'est-à-dire qu'elle est transmise principalement par les selles, directement par les mains sales ou à travers l'eau ou les aliments contaminés.

Aucun traitement curatif n'existe, si ce n'est la rééducation pour tenter d'améliorer l'avenir des enfants paralysés. La prévention demeure le seul moyen efficace. C'est pourquoi l'accent doit être mis sur la vaccination contre la poliomyélite qui, faut-il le rappeler, fait partie du Programme élargi de vaccination et est donc gratuite.

Justine Bonkoungou
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Cadre sectoriel de dialogue Education et formation : Des taux de réalisation en hausse

Tue, 25/02/2020 - 22:00

Le Cadre sectoriel de dialogue Education et formation (CSD-EF) du Plan national de développement économique et social (PNDES) a fait le bilan, ce 25 février 2020, de ses performances au titre de la période 2016-2019. Au regard des rapports de performances établis, les taux de réalisation sont relativement en hausse.

Trois ministères, à savoir ceux en charge de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Jeunesse, forment le Cadre sectoriel de dialogue Education et formation (CDS-EF). Au cours de cette rencontre entre les membres de ces institutions et les partenaires techniques et financiers, il s'est agi d'évaluer le rapport de performances 2019 des secteurs du cadre, ainsi que la mise en œuvre du programme sur la période 2016-2019. Il a aussi été question de définir les perspectives de 2020-2021.

Le rapport de performances de l'exécution des reformes stratégiques et des investissements structurants indique un taux global d'exécution des effets de 93,83% en fin 2019. L'exécution financière, elle, est estimée à 92,54%.

Dans les détails, ces chiffres sont en « amélioration », de l'avis du président du CSD-EF, Pr Stanislas Ouaro. En effet, en 2018, seuls 75,09% des effets physiques ont été mobilisés au compte des trois ministères, avec 79,58% des ressources financières. Ces décomptes sont faits à partir des objectifs tracés en matière de promotion de l'emploi, de la réalisation d'infrastructures, en matière d'accès à des systèmes d'offre éducative et d'enseignement de qualité. Pour le Pr Stanislas Ouaro, les secteurs de ce cadre de dialogue se portent bien, au vu des taux enregistrés qui constituent un critère de notation.

Egalement, le rapport du cadre note des avancées dans la réalisation des investissements structurants, avec l'achèvement d'un certain nombre d'infrastructures en dépit de la détérioration du contexte sécuritaire et des contextes budgétaires difficiles. Ces résultats ont pu être atteints grâce au « processus de rationalisation des outils du dispositif de suivi et d'évaluation du PNDES ». Une rationalisation qui se traduit dans la pratique par le regroupement de certains effets et la fusion de certaines annexes, ainsi que l'application de critères d'appropriation du référentiel national de pondération des activités et des tâches.

Pour l'instant, la mobilisation des ressources et la mise à disposition à temps des infrastructures demeurent des défis auxquels les perspectives 2020-2021 devraient répondre. Au total, 14 cadres sectoriels de dialogue ont été mis en place dans le cadre du PNDES.

Mariam Ouédraogo
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Violences sexuelles : Le Burkina se dote d'un nouveau projet pour le respect des droits des adolescents

Tue, 25/02/2020 - 17:30

Le Centre de recherche pour le développement international (CRDI), en partenariat avec l'Institut supérieur des sciences de la population (ISSP), a lancé le projet « Répondre aux violences sexuelles envers les adolescent.e.s au Burkina Faso pour le respect de leurs droits sexuels et reproductifs ». C'était ce mardi 25 février 2020 à Ouagadougou.

D'après une enquête nationale réalisée par le ministère en charge de la Famille en 2018, ce sont 5 520 adolescents (entre 12 et 17 ans) qui sont victimes de violences sexuelles au Burkina Faso. Souvent, ce sont des personnes proches (famille ou quartier) qui sont auteurs de ces violences.

Face à cette situation, le Centre de recherche pour le développement international (CRDI), en partenariat avec l'Institut supérieur des sciences de la population (ISSP), a lancé le projet « Répondre aux violences sexuelles envers les adolescent.e.s au Burkina Faso pour le respect de leurs droits sexuels et reproductifs ».

Le directeur de l'ISSP, Dr Abderamane Soura

Selon le directeur de l'ISSP, Dr Abdramane Soura, ce projet vise à contribuer à la réduction des violences sexuelles à l'endroit des adolescents et leur impact sur la santé sexuelle et reproductive. Il a, par ailleurs, souligné que le Burkina Faso ne dispose pas de documentation adéquate sur ce phénomène. Ainsi, « il est nécessaire de disposer d'une meilleure connaissance sur le sujet », a-t-il formulé.

Compte tenu de ses statistiques préoccupantes, la région du Sud-Ouest va abriter l'exécution de ce projet sur une période de 36 mois, soit trois ans.

Les structures gouvernementales, l'équipe de l'université et les partenaires de la société civile vont exécuter ce projet

Un projet multinational

Pour la présidente de la Communauté d'action pour la promotion de la santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso (CAPSSR-BF), Mariam Nonguierma, cette étude va en étroite ligne avec les objectifs de sa structure. La CAPSSR-BF, née en 2015 et reconnue officiellement en 2018, s'est dotée pour mission d'améliorer la santé sexuelle et reproductive à travers la violence basée sur le genre.

La représentante du CRDI, Dr Marie-Gloriose Ingabiré

A en croire la représentante du CRDI, Dr Marie-Gloriose Ingabiré, le présent projet est une cartographie commanditée dans l'espace de la Communauté économiques des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO). Elle a indiqué que ce projet est initié au Togo avec la même problématique. Ainsi, ces deux pays vont avoir des séances de partage d'information sur les violences sexuelles afin de dégager une stratégie d'intervention pouvant être mise à l'échelle pour améliorer la prévention et les réponses aux violences sexuelles sur les adolescents. Bientôt, une telle étude sera effectuée au Niger et en Côte d'Ivoire.

Le directeur de cabinet du président de l'Université Joseph Ki-Zerbo, Dr Moumouni Zoungrana

Dans son intervention, le directeur de cabinet de l'Université Joseph-Ki-Zerbo, Dr Moumouni Zoungrana, a dressé la liste des intervenants de ce projet. Pour lui, cette étude, qui est financée par le CRDI, sera mise en œuvre par l'Université Joseph-Ki-Zerbo à travers l'ISSP, qui est en collaboration avec la CAPSSR-BF.

Le Centre de recherche pour le développement international (CRDI) est une agence du gouvernement canadien, qui aura bientôt 50 ans au service de la recherche du développement dans les pays en voie de développement.

Cryspin Masneang Laoundiki
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Littérature : Wendemeté Ouédraogo scrute la lutte héroïque du peuple burkinabè

Tue, 25/02/2020 - 12:47

« Les 30 et 31 octobre 2014, survenait une insurrection populaire au Burkina Faso, pays des hommes et des femmes intègres. Les luttes qui ont abouti à cet évènement majeur dans l'histoire politique de ce pays ont été suivies à travers le monde entier. Mais, avant ces journées fatidiques, le chemin fut long, difficile, périlleux et même incertain pour le peuple burkinabè parce que l'adversaire était reconnu comme coriace, fin stratège et bénéficiant de nombreux soutiens de taille au niveau international. L'issue favorable des luttes pour le peuple burkinabè n'était pas du tout évidente ». C'est à peu près le contenu du tome 2 du « Chronique de la lutte héroïque du peuple burkinabè contre la mal-gouvernance, l'immobilisme politique et le pouvoir à vie » de l'écrivain Wendemeté Ouédraogo. Il nous l'a présenté en fin de semaine dernière. Entretien !

Entretien : Dimitri Ouédraogo
Vidéo et montage : Anhitaga Nathanaël Kalguié (Stagiaire)

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Affaire de recrutement frauduleux à la CNSS : Le procès reporté au 7 avril 2020

Tue, 25/02/2020 - 12:46

Une fois de plus, le procès sur le recrutement frauduleux à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a été reporté.

Cette fois, l'attente sera plus longue, puisque le Président a donné rendez-vous aux différentes parties pour le 7 avril 2020.

La énième audience au Tribunal de grande instance de Ouagadougou ce 25 février 2020 pour statuer sur cette question brulante n'a duré que quelques minutes. En rappel, l'audience précédente du 4 février avait été reportée pour raisons de santé d'un membre de la Cour.

La raison de la suspension de la présente audience se trouve entre autres dans la grogne qui gagne progressivement l'administration publique à cause de l'application de IUTS aux fonctionnaires du public.

Les magistrats des trois syndicats, SAMAB ( syndicat autonome des magistrats du Burkina), SMB( syndicat burkinabè des magistrats) et SMB ( syndicat des magistrats du Burkina) ont décidé le 20 février dernier de la suspension des audiences publiques jusqu'à nouvel ordre.

Les audiences publiques continuent à se tenir sans véritablement examens des dossiers.

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Elections à la FBF : Des anciens footballeurs appellent Sita Sangaré à se représenter

Tue, 25/02/2020 - 12:45

Les acteurs du football seront appelés aux urnes en juin pour élire le président de la Fédération burkinabè de football. A quelques mois de l'échéance, des anciens footballeurs, réunis au sein d'un cadre de concertation, ont lancé ce lundi 24 février 2020 un appel au colonel Sita Sangaré, actuel président de la FBF, à se présenter pour un troisième mandat. Ils fondent leur appel sur les actions menées au profit du football burkinabè.

Sita Sangaré achève cette année, plus précisément au mois de Juin, son deuxième mandat à la tête de la Fédération burkinabè de football (FBF). Pour élire celui qui va présider à la destinée du football national dans les quatre prochaines années, les acteurs du ballon rond seront appelés aux urnes.

A trois mois de l'échéance, des voix s'élèvent pour appeler le président sortant à rechercher un autre bail. Dans la soirée de ce lundi, des anciens footballeurs ont, au cours d'une conférence, invité le colonel Sangaré à se présenter à la prochaine élection. Parmi eux, on retrouve entre autres Bertrand Kaboré, ancien secrétaire général de la FBF, Gualbert Kaboré, Malo Drissa Traoré dit Saboteur, Bemba Touré, Jeanne Thiombiano, Aristide Bancé. A leur tête, Moustapha Semdé, ancien footballeur et ancien dirigeant du Rail du club du Kadiogo (RCK).

« Pour notre part, anciens footballeurs internationaux pour certains, footballeurs locaux pour d'autres, réunis au sein d'un cadre de concertation (car faut-il le souligner, nous n'avons pas la prétention de parler au nom de tous les anciens footballeurs du Burkina), mus par la recherche de la stabilité et le développement sans cesse croissant de notre football, avons décidé de motiver la candidature du président sortant, le colonel Sita Sangaré », a indiqué Moustapha Semdé, porte-parole des anciens footballeurs.

L'appel se justifie selon eux par les résultats réalisés avec Sita Sangaré à la tête de la FBF. « Le choix des anciens footballeurs que nous sommes et, sans doute plusieurs autres dirigeants et passionnés de football burkinabè, s'est porté sur votre personne pour plusieurs raisons dont une essentiellement : il s'agit du bilan positif de votre mandat qui s'achève bientôt et par-dessus tout, des avancées significatives qu'a connues notre football, depuis votre accession à la tête de la fédération », a ajouté le porte-parole des anciens footballeurs.

Les faits sont légions, selon les conférenciers. Il s'agit de l'accroissement des subventions aux clubs D1 à 10 millions de francs CFA et aux clubs de D2 à 5 millions, de la hausse de l'enveloppe du champion du Burkina à 12,5 millions et de celle du vainqueur de la Coupe du Faso à 10 millions. Le football féminin a connu une redynamisation avec des championnats qui se tiennent régulièrement, la mise en place d'équipes nationales féminines. Les Etalons ont été finalistes à la CAN 2013 et 3e à la CAN 2017. Le Burkina s'est qualifié successivement pour le CHAN en 2014, 2018 et 2020. Le sacre des Etalons aux Jeux africains à Rabat (Maroc) et au tournoi de l'UEMOA en 2013 à Abidjan sont quelques faits qui ont retenu l'attention des conférenciers.

De par son leadership, Sita Sangaré a réussi à hisser le Burkina Faso dans les instances continentales et même internationales du football. Foi des conférenciers. « S'il est vrai que l'homme laisse des pas sur le chemin de son évolution, alors, point n'est besoin de loupe pour voir les vôtres. Ils sont visibles et parlent en votre faveur. Mieux, ils conduisent notre football vers des lendemains meilleurs, car si notre football jouit aujourd'hui d'une stabilité et d'un aura, au plan continental et mondial, c'est bien grâce à votre sens du management et de la responsabilité », se sont convaincus les conférenciers.
C'est donc pour toutes ces raisons que les anciens footballeurs internationaux veulent que Sita Sangaré reste à la tête de la FBF.

Jacques Théodore Balima
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Faso-foot : C'est fini entre Mousso Ouédraogo et l'AS Sonabel

Tue, 25/02/2020 - 12:44

L'As Sonabel a annoncé, ce lundi 24 février 2020, s'être « séparé à l'amiable de son entraineur, Mousso Ouédraogo, à la suite de la série de contre-performances du club ».

Le divorce est désormais consommé entre l'AS Sonabel et Mousso Ouédraogo. C'est le club qui l'a annoncé par un communiqué ce lundi. La raison avancée est la « série de contre-performances » que le club réalise depuis quelques mois maintenant.

Après une longue série de onze matchs sans victoire, les électriciens avaient réussi la prouesse, à la 17e journée, de s'imposer face à l'USFA par deux buts à un (1-2). Seulement après cette victoire arrachée de longue lutte, le club a sombré à nouveau dans la série des défaites.

La dernière en date et qui a fait déborder le vase a été celle concédée le vendredi 22 février dernier lors de la 22e journée face à l'AS Douanes (1-0). Le « Mou » et ses poulains s'étaient inclinés sur la plus petite des marques. Adama Balima, entraineur des juniors de l'USFA, est pressenti pour devenir l'entraineur du club.

Mousso Ouédraogo est le troisième entraineur à faire les frais. L'ASECK et l'ASFA s'étaient également séparées de leurs entraineurs.

J.T.B
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Commune de Kantchari : Le maire Fidèle Ouoba loue les actions de l'association « Les amis de Kantchari »

Tue, 25/02/2020 - 12:44

« La solidarité, c'est aider chacun à porter le poids de la vie et à la rendre plus facile », selon Henri-Frédéric Amiel. Ce n'est pas la commune de Kantchari qui dira le contraire. Puisque depuis 1994, cette commune baigne sous les bonnes grâces de la solidarité des amis venus de la France mais aussi de l'Autriche, pour appuyer l'essor du secteur de l'éducation et de la culture. Les réalisations dans ce secteur, pour cette commune, parlent d'elles-mêmes. Pour en savoir plus sur les actions de cette association dénommée « Les amis de Kantchari », nous avons rencontré, vendredi 21 février 2020, le maire de la commune, Fidèle Kanlanfé Ouoba. C'est avec émotion qu'il raconte ce que l'association a fait pour sa commune depuis 1994.

Lefaso.net : Comment présentez-vous l'association « Les amis de Kantchari » ?

Fidèle Kanlanfé Ouoba : L'association « Les amis de Kantchari » a été créée en 2005 et est basée à Valence en France. Mais la relation entre les membres de cette association et la commune de Kantchari date de 1994. C'était dans le cadre d'un partenariat entre la Fédération des œuvres laïques de Drôme appelée la FOLD. En son temps, cette FOLD avait participé à la construction du lycée départemental de Kantchari à travers l'envoi de jeunes pendant près de trois semaines pour qu'ensemble, avec les ouvriers et jeunes de Kantchari, ils s'aident pour la construction.

C'est ainsi jusqu'en 2005, les membres ont jugé de la nécessité de créer une association pour pouvoir mener plus d'actions au niveau de la commune. Cette association est reconnue comme association d'utilité publique en France et aujourd'hui, on a aussi cette reconnaissance officielle au niveau du Burkina Faso, depuis le 24 janvier 2020.

Comment cette association est-elle arrivée à Kantchari ?

Pour la petite histoire, cette association est arrivée à Kantchari grâce à des ressortissants de Kantchari qui avaient leurs amis au niveau de la France. C'est dans ce cadre que les amis français ont d'abord séjourné à Kantchari, au Burkina Faso, pour voir ce qu'ils pouvaient faire. Au départ, ils ont apporté un soutien avec du matériel de santé accordé au dispensaire et par la suite, ils se sont plus focalisés sur l'éducation et la culture où ils mènent beaucoup plus d'actions.

Quelles sont les réalisations dont la commune a bénéficié depuis 2005, dans le cadre de ce partenariat ?

Comme je le disais, les actions de l'association n'ont pas commencé en 2005. Dans le monde de l'éducation, pour ceux qui connaissent le lycée départemental de Kantchari, c'est un lycée qui comprend environ 25 salles de classes, un laboratoire, une bibliothèque, une salle informatique, des bâtiments administratifs, un complexe sportif aux normes internationales. Toutes ces infrastructures ont été construites dans le cadre de ce partenariat à 80% financé par l'association.

Et cela relève du gros investissement que ces amis ont fait à Kantchari. Mais comme la commune est jeune, c'est donc à partir de la communalisation intégrale qu'elle a commencé à apporter sa contribution qui représente 20% du coût des investissements réalisés dans le cadre du partenariat. En plus de ça, et toujours dans le monde de l'éducation, on a en gros une quinzaine d'écoles primaires de trois classes, des logements pour enseignants, des bâtiments administratifs dans certains collèges de la place, parce qu'il arrive que l'Etat construise des collèges sans prévoir des bâtiments administratifs.

Il y a aussi des équipements en tables-bancs pour ces écoles qu'ils construisent. Au niveau du lycée, nous avons une bibliothèque appelée « Bibliothèque communale », qui comprend autour de 4 000 ouvrages, entièrement financée par l'association. Il y a également les équipements sportifs. Aujourd'hui, ils ont aussi équipé la CEB [Circonscription d'éducation de base] de Kantchari en photocopieuses, et le lycée aussi. Ce sont là les grosses actions dans le secteur de l'éducation.

Dans le monde de la culture, quand on parle de bibliothèque et de sport, nous les classons dans cette catégorie. Il y avait des jeunes qui venaient auparavant, à l'occasion de quoi il y avait des activités culturelles, mais à cause de la situation sécuritaire, cela ne se fait plus.

Comment l'exécution de tous ces projets se fait sur le terrain ?

Sur le terrain, nous travaillons sur la base d'un plan triennal. Nous signons en général un plan triennal, sur lequel nous essayons de faire la planification des activités à mener sur les trois prochaines années. Et maintenant nous signons une convention de cofinancement chaque année, entre la commune et l'association pour la répartition des charges.

Maintenant, après signature de la convention de cofinancement, ensemble, nous décidons parce que là également ils ont ce souci d'avoir des investissements bien réalisés, d'être certains que l'argent qui a été apporté, qui est l'argent du contribuable français, a été utilisé comme il faut. Donc on choisit de commun accord une entreprise qui réalisera l'infrastructure. Aujourd'hui, avec leur représentation qui est sur place ici, elle se charge dorénavant de suivre les travaux. Donc à partir de la France, ils suivent l'état d'avancement de ces travaux et ils effectuent les paiements de façon partielle, directement au niveau de l'entreprise.

En plus de cette convention, il y a des activités qui sont prises en charge de façon extra par l'association, parce que ce sont des activités ponctuelles qui arrivent par moment de façon fortuite. Si je considère en 2018, pour la cantine, ils avaient constaté à un moment donné qu'il était difficile pour nous de pouvoir tenir jusqu'en fin d'année. Donc ils avaient apporté une contribution ponctuelle avec des vivres d'environ 3 millions de F CFA.

Dans le cadre de ce partenariat, est-ce qu'il y a des enfants de familles démunies qui bénéficient de parrainage ou d'autres qui bénéficient de bourses pour poursuivre leurs études ailleurs ?

Les parrainages se faisaient. Mais par la suite, cela a été stoppé parce qu'il y a eu une mauvaise gestion de ce parrainage en matière de bourses. J'ai omis de dire que grâce à cette collaboration, il a été entre temps question de construction d'un centre d'hébergement que nous avions appelé « internat », qui permettait aux jeunes qui n'avaient pas de tuteur à Kantchari, d'avoir un lieu d'hébergement moyennant une contribution annuelle. Et ils prenaient en charge un certain nombre d'enfants, pour lesquels ils payaient l'hébergement. Mais à un moment donné, il y a eu une mauvaise gestion du centre et du même coup un arrêt des parrainages. Ce qui a mis un terme à ce système de parrainage.

Mais il n'y a pas eu d'élèves qui ont bénéficié de bourses pour aller étudier ailleurs. Et nous saluons l'esprit de solidarité qui a prévalu à la suite de cela. Ç'aurait été d'autres personnes, elles se seraient retirées tout simplement de la commune. Mais ils sont restés parce que pour eux, il n'est pas question que les erreurs des parents soient imputables aux enfants et compromettent l'accès à l'éducation pour ces derniers. Mais on a mis un terme au système de parrainage, et nous sommes en train de réfléchir à d'autres formes d'appui.

Quels sont les acquis engrangés dans la commune grâce à ce partenariat en termes de taux de scolarisation, de changement des mentalités, d'habitudes, etc. ?

Je n'ai pas de statistiques à ce niveau, mais ce que je sais, c'est que leur présence a contribué énormément. Moi je fais partie de la deuxième promotion du collège d'enseignement général de Kantchari qui a été ouvert en 89-90. Lorsque nous arrivions en 90 en 6e, nous étions dans un établissement de quatre classes. Et quand ils sont arrivés, ils ont trouvé un autre site plus grand où ils ont investi.

Et aujourd'hui, ce n'est pas pour vanter ma commune, mais elle a le plus grand établissement de la province, d'abord en termes de nombre de classes, mais aussi et surtout en termes de commodités. Les enfants sont initiés depuis la 6e à l'outil informatique et bien d'autres aspects comme la bibliothèque et le complexe sportif. Et aujourd'hui, beaucoup de cadres sont sortis de cet établissement. Donc l'impact est très visible, mais comme je le disais, je ne saurai vous donner des statistiques.

Est-ce que dans le cadre de ce partenariat, il arrive qu'une équipe de la mairie de Kantchari séjourne à l'extérieur pour un partage d'expériences ou une visite quelconque ?

Ça, c'est monnaie courante. Personnellement, je ne peux pas compter le nombre de fois où j'ai été à l'extérieur pour que l'on discute de certaines choses dans le cadre de ce partenariat. Et comme je le disais, il y a beaucoup de perspectives pour ce partenariat. Les membres du bureau de cette association sont des personnes de la soixantaine, donc le plus souvent à la retraite.

Ce n'est pas tous les membres de l'association qui peuvent faire le déplacement. Donc nous sommes souvent obligés de nous déplacer là-bas pour témoigner aussi de ce qui se passe réellement sur le terrain. Une chose est qu'eux, ils viennent, mais c'est bon aussi souvent que les bénéficiaires directs puissent aussi se rendre là-bas.

On sait aussi que la mairie de Kantchari a vécu un moment de querelles intestines. Est-ce que ces querelles n'ont pas impacté ce partenariat ?

Oui, ça c'est sûr qu'il y a eu beaucoup d'effets et des effets néfastes surtout. C'était la délégation spéciale, alors qu'en général les partenaires préfèrent travailler avec les élus, plutôt que des délégations spéciales. Mais ils ont poursuivi quand même leurs actions avec les entreprises avec lesquelles ils avaient travaillaient sur le terrain, jusqu'à notre arrivée où on a renoué le contact avec eux et les relations sont reparties de plus bel. Aujourd'hui nous avons beaucoup de projets en perspectives.

Est-ce qu'aujourd'hui on peut dire que ces querelles internes sont véritablement finies pour que les acteurs et leurs partenaires puissent se pencher véritablement sur le développement de la commune ?

C'est vrai que beaucoup de gens, quand on parle de Kantchari, ils pensent que c'est une commune toujours dans une crise. Je veux rassurer tout le monde qu'à Kantchari, aujourd'hui, tout va très bien. Les problèmes dans la vie, ça peut toujours arriver mais il faut se dire que cela a été un manque de dialogue suite à certaines divergences. Certes, par moments on ne peut pas avoir tout ce qu'on veut mais dans la concertation il y a des compromis.

Donc aujourd'hui, au niveau de Kantchari, les querelles intestines relèvent du passé. Si aujourd'hui ces personnes qui se querellaient peuvent s'asseoir sur la même table, se saluent et se parlent, moi je me dis que les querelles sont maintenant un mauvais souvenir. Et cela est à mettre à l'actif de tous les fils et filles de Kantchari qui ont tout fait pour que des solutions soient trouvées. Et je profite de l'occasion pour leur dire à nouveau merci.

Est-ce que le contexte d'insécurité ne joue pas sur les visites et les investissements de l'association dans la commune ?

L'insécurité a un impact sur ce que nous faisons et cela sur tous les plans. Ce n'est pas seulement dans ce que nous faisons avec les membres de l'association. Parce que nous-mêmes, fils de la commune, aujourd'hui, il y a des endroits où nous ne pouvons pas aller à cause de cette insécurité. Il y avait des investissements qui étaient prévus dans certaines zones et aujourd'hui, tout cela se trouve compromis, les entreprises ne veulent pas y aller, au risque de se faire agresser.

Donc aujourd'hui, nous avons des marchés qui sont en instance parce qu'il y a des zones où les entreprises ne peuvent pas arriver. Nous sommes en train de voir les possibilités de délocalisation et là, ce sont les sessions municipales qui peuvent décider. Maintenant, pour ce qui est des amis de Kantchari, chaque année, ils venaient au Burkina, arrivaient jusqu'à Kantchari pour parcourir les villages et voir ce qu'ils ont réalisé comme infrastructures scolaires.

Et je me rappelle en 2017, nous avions construit une école dans un hameau de cultures. Et quand ils sont arrivés à la rentrée, ils ont vu que dans cette école, pour l'ouverture, au CP1, il y avait plus de 90 élèves. Ils ont fait des photos et vraiment cela les a beaucoup marqués parce que chez eux, c'est tout au plus 25 élèves dans une même classe. Vous comprendrez donc que quand ils arrivent et qu'ils touchent du doigt les réalités sur le terrain, ça les touche et ils ont le courage pour aller de l'avant.

En 2019, ils sont arrivés. On s'est seulement contenté de rester à Ouaga, discuter de nos projets et leur transmettre les images, les vidéos et tout ce qui est information. Ça ne suffit pas. Moi j'aurais souhaité que les amis de Kantchari aillent sur le terrain comme on le faisait de par le passé où ils y restaient avec les populations pendant plus d'une semaine. Et cela n'est plus possible à cause de cette situation d'insécurité.

Plan de masse du futur collège lycée d'enseignement technique et professionnel

Est-ce qu'il y a des domaines où vous auriez souhaité plus d'appui que l'éducation et la culture ?

C'est vrai qu'on a d'autres domaines de priorité, notamment la santé et l'eau. Mais nous avons investi pendant beaucoup d'années dans le domaine de l'éducation et c'est le meilleur domaine pour nous.

Quelles sont les perspectives dans le cadre de ce partenariat ?

Avec cette association, nous avons mené la réflexion ensemble et nous avons abouti au fait que beaucoup de choses ont été faites et on pensait à mettre en place une commission qui allait réfléchir sur une vision prospective. Quelle sera l'éducation au niveau de Kantchari dans les dix années à venir et à en tenir compte dans nos actions. Deuxièmement, nous avons, depuis 2018, réfléchi à aller vers l'enseignement technique.

Aujourd'hui, dans la région de l'Est, il n'y a que la ville de Fada qui a des écoles techniques. Or, nous avons des jeunes aujourd'hui qui peuvent se spécialiser dans un domaine bien précis et s'installer à leur propre compte. C'est ainsi que nous avons initié la construction d'un lycée technique. On a pu, grâce aux populations de Kantchari, avoir un terrain de six hectares, on a fait avec les amis de Kantchari le devis estimatif. Sans les équipements, c'est un projet de plus de 350 millions de F CFA.

Courant février-mars, les travaux vont démarrer pour qu'à partir de la rentrée prochaine, nous ayons déjà les premières classes de 6e en génie construction bâtiment et en génie civil dessin bâtiment. Nous allons aussi ouvrir une première année BEP comptabilité pour ceux qui auront le BEPC. Donc nous allons démarrer et aller progressivement, avec l'aide du MENAPLN et l'accompagnement de la Direction générale de l'enseignement technique et de la formation professionnelle.

On a aussi pensé à un partage d'expériences. Chaque année, nous organisons les prix de l'excellence et dans le cadre de cet évènement, nous sommes en train de voir si l'on peut instituer des bourses pour que les meilleurs puissent aller là-bas pour voir aussi ce qui se passe avant de revenir et cultiver ainsi l'esprit de l'excellence au sein des enfants qui voudront s'arracher un billet d'avion pour voyager à l'extérieur. Et c'est aussi une façon pour nous de montrer aux enfants que cette question d'immigration n'est pas la solution.

Parce que les gens pensent qu'ailleurs, il n'y a pas de pauvres, de mendiants, que la vie est rose là-bas. Mais lorsqu'on y va, on constate ce qui se vie là-bas, on comprend qu'il n'y a rien de tel que de rester chez soi et valoriser ce que l'on possède. Et enfin, comme leur venue est devenue difficile avec la situation d'insécurité, pour assurer la continuité des actions, on était obligé l'année dernière de demander aussi la reconnaissance de l'association ici au Burkina. Donc, avec ça, nous avons des représentants résidents qui peuvent défendre les intérêts de l'association et ces derniers sont les yeux et les oreilles de l'association désormais.[ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]

Propos recueillis par Etienne Lankoandé
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Musique : L'artiste APPARATCHIK présente son nouvel album intitulé « T.O.T »

Tue, 25/02/2020 - 12:43

L'artiste musicien et gabelous, Abdoul-Halim Ouédraogo dit APPARATCHIK a présenté le lundi 24 février 2020 à Ouagadougou, son nouvel album. Il est intitulé « T.O.T ou encore Tôt Ou Tard ». C'est un opus de 10 titres concentrés de rythmes et de sens.

Du nouveau dans les bacs à disc burkinabè. Le lundi 24 février 2020, c'est le jour choisi par l'artiste musicien APPARATCHIK pour faire la dédicace officielle de son nouvel album. Le joyau est baptisé « T.O.T ». Il est composé de 10 titres. Avec « Blanc Bec », l'artiste rappelle que tout humain ne vaut que par son prochain. Pourtant, il a remarqué que beaucoup de personnes manquent d'humilité et veulent se faire passer pour le centre du monde.

Avec dans « mes veines », l'homme chante l'amour. Pour lui, il est le socle de toute harmonie, de tout vivre ensemble. Comme rien n'est possible sans amour, il prône pour sauver le monde et les hommes. APPARATCHIK a également fait une collaboration avec Thaliane dans le titre « Bolman ». Il explique que la vie n'est pas un tableau sombre. Elle est parfois éclatante. C'est-à-dire bonheur et plénitude. Pour APPARATCHIK, cette chanson est une invitation à la fête, à la joie et aux plaisirs.

Dans le titre « Anatou », l'artiste raconte que l'amour se vit et se conte. Il revient sur son histoire d'amour pour rendre hommage à son âme sœur et par ricochet à toutes les femmes du monde. APPARATCHIK exhorte les Burkinabè à l'union autour des valeurs fondamentales de la république. Avec le titre « Burkinbila ». C'est également un titre qui rend hommage aux forces de défense et de sécurité et interpelle les politiques à la bienveillance et à la bonne gouvernance.

L'album est déjà disponible dans les points de vente. APPARATCHIK est un passionné de musique précisément de Hip-Hop. Il est technicien en marketing, gestion commerciale de formation. L'artiste est également fonctionnaire des douanes. Il entend marquer indélébilement son époque en étant le porteur des voix des silences, mais aussi un soleil aux meilleurs moments de l'existence.

Dimitri OUEDRAOGO
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8e de finale de la Coupe du Faso : Résultats du tirage au sort

Tue, 25/02/2020 - 12:42

Le tirage au sort des 8e de finale de la Coupe du Faso a eu lieu ce lundi 24 février 2020. Les amoureux du ballon rond ont droit à des matchs de belle facture qui vont se jouer le 4 mars 2020.

Le suspense des 8e de finale de la Coupe du Faso est désormais levé. Dans la soirée de ce lundi, les membres de la Ligue du football professionnel ont procédé au tirage au sort des matchs.

L'Union sportive de Ouagadougou reçoit BPS de Koudougou. Un duel entre un club de première division menacé de relégation en deuxième division et un club qui évolue déjà en D2.

Le gros choc sera certainement le match qui va opposer l'ASFB à l'USFA. Les fonctionnaires de Bobo-Dioulasso héritent des militaires à l'issue du tirage au sort. Pendant ce temps, l'ASFA jouit d'un tirage un peu plus favorable. Car les Or et vert seront reçus par les Léopards de Saint Camille. L'ASEC de Koudugou qui a retrouvé la forme après le limogeage de son entraineur sera opposée à l'AS Sonabel qui vient de se séparer de son entraineur. Ce sera un duel entre intérimaires.

Salitas bénéficie également de la clémence du tirage au sort. En effet, les Colombes de Ouaga 2000, leaders actuels du championnat, ont hérité de l'AS ECO, un club de deuxième division. Deux clubs de Bobo s'affrontent dès les 8e de finale. Vitesse FC et RAHIMO FC se rencontrent à ce stade de la compétition. RAHIMO FC jouit des faveurs des pronostics.

Les matchs vont se jouer le 4 Mars prochain sur les différents terrains.

J.T.B
Lefaso.net

Oppositions des 8èmes de finales :
USO # BPS
ASFB # USFA
Léopards de Saint-Camille # ASFA-Yennenga
Salitas FC# AS ECO
Canon du Sud # Kozaf
AS Sonabel # ASEC de Koudougou ;
Vitesse FC # Rahimo FC ;
AS Police # Sporting FC

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Gestion des réserves alimentaires : Une stratégie nationale en cours d'élaboration, pour renforcer le système de stockage

Tue, 25/02/2020 - 12:42

Ouagadougou a abrité, ce lundi 24 février 2020, un atelier d'élaboration de la stratégie nationale de stockage des réserves alimentaires au Burkina Faso. Cette rencontre permettra de définir une feuille de route pour faire face à l'insécurité alimentaire et améliorer le système de gestion des stocks nationaux. La cérémonie d'ouverture de l'atelier a été présidée par le secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire, Issa Sorgho.

« Près de 9,4 millions de populations dans l'espace CEDEAO, dont 1 200 000 au Burkina Faso, soit 5,9% de la population totale, auront besoin d'assistance alimentaire immédiate. Et près de 14,7 millions, dont 1 800 000 au Burkina Faso, soit 8,3% de la population totale, auront besoin d'être assistées pendant la période de soudure à venir (juin-août 2020) », a fait savoir le représentant de la CEDEAO, Nahmsath P. Yabouri.

Nahmsath P Yabouri, représentant de la CEDEAO à l'atelier d'élaboration de la stratégie nationale de stockage de réserves alimentaires

Des statistiques qui, selon lui, montrent que l'un des défis majeurs de la région reste toujours l'atteinte de la sécurité alimentaire. Face donc à ce défi majeur, la CEDEAO, dit-il, a adopté une stratégie régionale de stockage qui vise à mieux structurer et renforcer les stocks alimentaires afin de sauver des vies et de limiter l'épuisement des moyens d'existence. Cette stratégie de défense contre l'insécurité alimentaire repose sur trois lignes complémentaires de défense dont la deuxième sur les dispositifs nationaux tels que les réserves de sécurité alimentaire dont il est question.

Pour le secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire, Issa Sorgho, cet atelier d'élaboration de la stratégie nationale de stockage des réserves alimentaires marque le lancement officiel d'une session d'élaboration de la politique de stockage au niveau de la SONAGES (Société nationale de gestion du stock de sécurité) qui permettra de renforcer et d'améliorer le système de stockage avec l'appui de l'Agence régionale pour l'agriculture et l'alimentation (ARAA). Un appui qui, selon lui, veut que tous les Etats membres de la CEDEAO puissent élaborer des stratégies nationales dont elle prend en charge la coordination au niveau régional, afin de mettre à la disposition de tous les Etats, les outils harmonisés pour une efficacité dans la gestion de la sécurité alimentaire.

Issa Sorgho, secrétaire exécutif du conseil national de la sécurité alimentaire

Près de 70 mille tonnes de céréales disponibles

Cette année, les besoins pour combler le déficit céréalier au Burkina Faso sont déjà satisfaisants. Car, selon Issa Sorgho, le pays dispose actuellement de près de 70 mille tonnes de céréales alors que le stock normal préconisé est de 50 mille tonnes, en plus des stocks de réserves alimentaires au niveau régional.

« Ce qui montre que pour le moment, nous n'aurons pas de problème pour gérer les crises alimentaires à venir », rassure le secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire. Quant au directeur général de la SONAGES, Aimé Kaboré, il a déclaré que même si le stock enregistré est important, cela n'est jamais très suffisant. Toutefois, il permettra de faire face à la crise alimentaire éventuelle. Concernant la stratégie nationale en cours, il précise qu'elle contribuera à améliorer les lieux de stockage sur l'ensemble du territoire, à savoir les magasins.

Yvette Zongo
Lefaso.net

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Orodara : Les députés du Kénédougou évaluent les actions du gouvernement

Tue, 25/02/2020 - 12:41

Les députés de la province du Kénédougou, dans la région des Hauts-Bassins, organisent, les 24 et 25 février 2020, dans la commune de Orodara, un cadre d'évaluation citoyenne de l'action gouvernementale avec les populations locales. Au cours de la cérémonie d'ouverture des travaux qui a eu lieu ce lundi 24 février 2020, le député-maire de la commune de Orodara, Hervé Konaté, a noté une satisfaction dans la mise en œuvre des actions du gouvernement dans la province du Kénédougou, principalement dans les secteurs de l'eau et l'assainissement, de la santé et des infrastructures.

La province du Kénédougou a enregistré, de 2016 à 2019, dans le secteur de la santé, la réalisation de cinq Centres de santé et de promotion sociale (CSPS), trois Centres médicaux (CM), un dispensaire et la construction de deux autres maternités dans le cadre de la normalisation de trois CSPS. Le taux d'accès aux formations sanitaires, pour ce qui concerne le district sanitaire de Orodara, s'élève ainsi à 62%, comparativement au taux national qui est de 59,2%.
Dans le secteur de l'eau, ce sont 160 forages et douze Adductions d'eau potable simplifié (AEPS) qui ont été réalisées.

« Dans le cadre de l'assainissement, plusieurs latrines familiales et des latrines institutionnelles (des latrines réalisées au niveau des écoles) ont été construites. Ce qui donne un faible taux de 19,4%. Mais comparé au taux national qui est de 16,4%, on peut dire qu'il y a eu des efforts dans ce domaine », nous renseigne le consultant Jean-Claude Bonkoungou. Avant de souligner que seulement huit pistes aménagées, la route départementale 3 et quelques routes régionales ont été réalisées dans le secteur des infrastructures.

Le consultant Jean-Claude Bonkoungou

Notant des points de satisfaction dans la mise en œuvre des actions du gouvernement dans les trois secteurs, le consultant a par ailleurs attiré l'attention des autorités sur les insuffisances constatées sur le terrain, car il estime que « beaucoup reste à faire dans cette province ».

En effet, cette activité, qui est la deuxième du genre dans la région des Hauts-Bassins, après celle tenue dans la province du Tuy, entre dans la mission de contrôle de l'action gouvernementale dévolue aux députés. Ainsi, elle va permettre aux députés de la province du Kénédougou, Salamata Konaté/Ouattara et Hervé Konaté, de recueillir les appréciations des populations de la province sur la mise en œuvre des engagements du gouvernement dans les secteurs de l'eau et assainissement, de la santé et des infrastructures, pour la période de 2016 à 2019.

Honorable Salamata Konaté-Ouattara

Salamata Konaté/Ouattara a ainsi rappelé que cette activité se veut un cadre où les députés de la province du Kénédougou pourront discuter directement avec les populations à la base sur la mise en œuvre des politiques publiques. C'est également le lieu, selon elle, pour les populations, en tant que principaux bénéficiaires des politiques publiques, de donner leur appréciation sur l'effectivité des engagements du gouvernement dans la province et aussi la qualité des réalisations faites.

« Cette rencontre entre dans le cadre du contrôle de l'action gouvernementale qui fait partie des missions de l'Assemblée nationale. Nous allons écouter les populations du Kénédougou qui vont s'exprimer sur l'action gouvernementale, depuis la prise du pouvoir jusqu'à aujourd'hui […] et recueillir leurs suggestions qui vont porter sur les trois domaines. Beaucoup d'activités ont été réalisées mais nous pensons que beaucoup reste à faire aussi », a laissé entendre la députés Salamata Konaté/Ouattara.

Les participants à la rencontre

A l'en croire, les conclusions de cette session seront soumises à l'exécutif, afin de pouvoir mieux protéger les intérêts des citoyens et surtout veiller à leur mieux-être.

Le député-maire de la commune de Orodara a, pour sa part, salué cette initiative qui, selon lui, va leur permettre d'évaluer l'action gouvernementale dans la province du Kénédougou. « Dans toutes les activités, il faut une halte pour évaluer ce qui a été fait, ce qu'il faut corriger et ce qui reste à faire. Aujourd'hui, nous avons la chance de réunir, dans un seul lieu, les treize communes de la province du Kénédougou, pour évaluer l'action gouvernementale dans trois domaines. Plusieurs activités ont été menées mais beaucoup reste à faire », a-t-il noté.

Député-maire de la commune de Orodara, Hervé Konaté

Il a par ailleurs indiqué que c'est dans le cadre de sa planification que l'Assemblée nationale a adopté un plan stratégique couvrant la période 2016-2020, avec un engagement pour la promotion du dialogue entre les députés et les citoyens. Le développement des actions de contrôles de l'action gouvernementale figure également en bonne place dans ce plan. Et c'est dans cette dynamique que se tient ce cadre d'évaluation citoyenne de l'action gouvernementale dans le Kénédougou.

C'est dans cette logique d'impliquer davantage les populations dans la mise en œuvre des politiques publiques que le Centre parlementaire canadien accompagne l'Assemblée nationale dans cet exercice. Selon le représentant du centre, Romuald Ilboudo, le Centre parlementaire est une ONG canadienne spécialisée dans le renforcement des capacités des parlements dans le monde.

Il est chargé de la mise en œuvre du Programme commun d'appui à l'Assemblée nationale (PROCAB) financé par l'Union européenne, la Coopération suisse et l'ambassade de la Suède. Ce programme a démarré en juin 2018 et prendra fin en décembre 2020.

La députée Salamata Konaté/Ouattara a saisi cette occasion pour traduire sa reconnaissance au président de l'Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, pour l'accompagnement à la réalisation de cette activité. Elle a adressé ses remerciements également aux partenaires pour leurs appuis technique et financier qui ont rendu possible la tenue de cette activité.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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Cinéma : « les quatre filles fantastiques » dans les salles

Tue, 25/02/2020 - 12:30

Le réalisateur burkinabè Tarik Ahmed Sako a procédé le lundi 24 février 2020 au ciné Burkina à Ouagadougou, à la projection de son tout premier film intitulé « les quatre filles fantastiques ». C'est un long métrage qui parle de filles qui se font courtiser par des hommes. Samuel (un acteur) après avoir partagé un moment intime avec Astrid (un autre personnage) décide de la plaquer. Mais, c'était sans compter avec sa capacité de contrattaquer.

Du nouveau dans les salles de ciné du Burkina Faso. Pour cause, le lundi 24 février 2020, c'est la date choisie par Tarik Ahmed Sako pour faire sortir son tout premier film. La toute dernière production du 7e art burkinabè est intitulé « les quatre filles fantastiques ». En avant-première, les journalistes et quelques cinéphiles ont pu visionner le long métrage durant 1h42 minutes. C'est un film qui met en exergue le comportement de quatre jeunes filles ainsi que des garçons. Profitant des vacances, ces filles sont allées louer une villa pour croquer comme on le dit souvent la vie.

C'est ainsi qu'un jour, elles se retrouvèrent dans un lieu où des garçons se sont amenés aussi pour souffler un peu. Ce fut donc l'occasion pour que les deux parties fassent connaissance. Après les échanges de contact, Samuel jure de mettre sur son lit Astrid. Ses stratagèmes finiront par payer. Après avoir partagé un moment intime, Samuel décide de se débarrasser de son désormais trophée de chasse. C'était sans compter avec l'intelligence de sa partenaire d'une soirée. Elle avait pris le soin de filmer la scène des ébats où l'on voyait bien Samuel. Muni de cette vidéo, Samuel est ténu au carreau.

La réalisateur a indiqué que l'œuvre est une production personnelle est autofinancée. Le tournage et le montage ont pris 08 mois. « Le message que je veux lancer, c'est de ne pas jouer avec le sentiment des gens. On peut commencer avec de l'amusement et par la suite, ça devient du sérieux » a-t-il conclu. Le film passe cette semaine, du 24 février au 1er mars 2020.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

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Plus on sait, plus on doute.

Tue, 25/02/2020 - 10:00
Categories: Afrique

UNCDF Burkina Faso : Un appel à proposition du fonds d'Appui dédié au développement des entreprises du secteur de l'énergie sera lancé le 2 Mars 2020

Tue, 25/02/2020 - 09:00

Le Fonds des Nations Unies pour l'Equipement (FENU / UNCDF), à travers le support financier du Grand-Duché de Luxembourg, a mis en place un Fonds d'Appui dédié au développement des entreprises du secteur de l'énergie au Burkina Faso.

Cette initiative complémentaire au Programme d'Appui pour la Résilience par les Innovations (PARI) de UNCDF permet de pallier le déficit énergétique associé au double-défi du manque de capacités techniques et financières des entreprises, freinant l'offre à l'accès aux services énergétiques adéquats. Le Fonds vise à contribuer au renforcement de la résilience économique et l'adaptation au changement climatique des segments de la population les plus vulnérables : les femmes, les jeunes, les petits agriculteurs, les micros et petites entreprises et les réfugiés des zones rurales et péri-urbaines du Burkina Faso.

De manière spécifique, le fonds s'articulera autour de deux composantes majeures notamment : i) l'assistance technique et ii) l'assistance financière qui seront mises à la disposition des Sociétés/Entreprises des Services Energétiques (ESCOs) ; des Produits/services solaires et Foyers Améliorés ; des Prestataires des Services Financiers (PSF) ; des Prestataires des Services de Paiement (PSP) et incubateurs (de produits solaires et Foyers Améliorés).

A travers ces structures, le fonds fera la promotion de l'accès aux solutions d'énergies propres permettant de renforcer la rentabilité et la croissance des activités génératrices de revenus des entreprises du secteur privé, à travers des modèles d'affaires innovants et des solutions de financement basées sur les nouvelles technologies dont la finance digitale. Les technologies plébiscitées par le Fonds sont, entre autres, le pompage solaire, le pay-as-you-go (PAYGO), les foyers améliorés économiques, les combustibles alternatifs (gaz butane par exemple) pour la cuisson propre (usage institutionnel et domestique) et les kits solaires (pico, SHS et autres).

Nous vous informons que l'appel à proposition du fonds sera lancé le 2 Mars 2020 et prendra fin le 31 Mars 2020 ; nous vous demandons d'être à l'écoute.

UNCDF Burkina Faso

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Economie burkinabè : Les affaires de charbon fin et des sociétés de trading n'ont pas été résolues en 2019

Thu, 02/01/2020 - 23:22

L'année 2019 a été marquée par une montée vertigineuse du sentiment anti-français. Il est particulièrement dénoncé la présence de l'armée française au Sahel et l'ingérence française dans le système du franc CFA de l'UEMOA et même dans l'Eco, la nouvelle monnaie de l'espace communautaire, en passe de devenir commune à l'ensemble des pays membres de la CEDEAO. En 2019, les affaires des sociétés de trading et de charbon fin ont aussi alimenté les débats économiques, juridiques et politiques. Un tour d'horizon sur les faits qui ont marqué l'actualité économique en 2019.

L'actualité burkinabè a été marquée par l'affaire des sociétés dites de trading. Une affaire qui a fait couler beaucoup d'encre et de salive. Ces sociétés ont fait l'objet de saisies conservatoires de leurs comptes, ouverts dans les livres de certaines banques de la place en 2019, pour faits d'escroquerie, de complicité d'escroquerie, de soustraction à l'impôt et de blanchiment de capitaux.

A partir de cet instant, ce sera le cauchemar pour ces sociétés et particulièrement pour les personnes qui leur ont confié leur argent. C'est dans la prise en charge de ce problème que le parquet a été saisi d'un rapport dont la seule transmission à ses services l'a obligé à ouvrir une information pour confirmer ou infirmer les soupçons.

« A ce jour, l'instruction ouverte est en cours et le juge d'instruction en charge du dossier s'affaire laborieusement à mener les investigations appropriées pour la manifestation de la vérité », avait annoncé le procureur du Faso, Harouna Yoda, dans un communiqué en date du 25 octobre 2019. Cette affaire, loin de connaître un dénouement, promet d'être au rendez-vous du théâtre des affrontements sur les plans juridique et politique en 2020.

L'affaire dite « charbon fin » de la société minière Iamgold Essakane, dans laquelle sont impliqués l'entreprise Bolloré, la douane burkinabè et le ministère des Mines, a aussi fait la Une de l'actualité burkinabè. Il est reproché à Iamgold Essakane une tentative d'exportation frauduleuse d'or contenu dans du charbon fin, dont le traitement rapporterait plusieurs milliards de francs CFA, en complicité avec les institutions suscitées. Le dossier reste toujours pendant en justice et reste parmi les grands chantiers de 2020 de la justice burkinabè.

En outre, le rapport 2018 du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) place la Direction générale des douanes en tête de liste. Elle est suivie de la police municipale et de la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM). En 2017, ce classement positionnait la police municipale en tête de liste.

Le colonel Mamadou Boukma de la DGTTM avait expliqué ce phénomène par la vulnérabilité des services suscités et les habitudes des usagers, qui ne veulent pas suivre les voies normales, mais cherchent toujours à connaître une personne pour la résolution de leur problème. Cette situation a conduit la Direction générale des douanes à s'engager sur des chantiers de reformes de l'institution avec le projet de modernisation de l'administration douanière et le développement d'une nouvelle stratégie qui va permettre de corriger certaines imperfections inhérentes non seulement au fonctionnement des services de la douane, mais aussi aux personnes étrangères à cette administration.

Sur le plan de la gestion économique, le Burkina Faso a fait figure de bon élève de l'UEMOA en 2019, avec plus de 84% de taux de réalisation des réformes communautaires, selon la revue annuelle des réformes politiques, programmes et projets communautaires de l'UEMOA. Sur 113 textes de l'Union, le Burkina a exécuté entièrement 70. Les 23 autres textes ont été mis en œuvre entre 40 et 99%.

Les textes portent sur trois domaines que sont la gouvernance et la convergence macro-économique, le marché commun et les politiques sectorielles. Il est remarqué qu'il y a eu un effort d'investissement de la part du gouvernement dans les domaines de l'agriculture, de l'élevage, de l'hydraulique, de l'énergie, de l'éducation et de la santé. En revanche, la Banque mondiale et la Société financière internationale (SFI) montrent dans une étude-diagnostic que les investissements privés au Burkina restent faibles malgré la croissance robuste et soutenue au cours des 20 dernières années.

« Malgré une croissance robuste d'environ 6% l'an, tirée par l'exportation du coton et de l'or, les investissements privés restent faibles au Burkina Faso et ne représentent que 13% du PIB, soit à peine 1,5 milliard de dollars par an », lit-on dans le rapport de l'étude.

Le document tire la conclusion que la faiblesse des investissements privés semble provenir d'un manque de possibilités d'investissements, inhérent au sous-développement du secteur privé du Burkina Faso. Le rapport ajoute le constat amer que l'emploi au Burkina Faso ne permet pas de sortir de la pauvreté, car le secteur informel est prédominant et représente 85% des emplois non-agricoles.

Aussi, depuis l'adoption en 2016 de la loi sur le Partenariat public-privé (PPP), l'Etat burkinabè n'a pu réaliser que cinq projets contre 94 adoptés en 2016. Ce sont entre autres la modernisation des titres de transports et des passeports, et la construction de l'autoroute de contournement de la ville de Ouagadougou.

Un taux d'exécution relativement faible de 5%, que le ministère de l'Economie explique par le fait que la matière est assez nouvelle et que tous les acteurs y font leurs premiers pas. Les insuffisances relevées sont la non-maturité des dossiers qui avaient été inscrits et le manque d'étude de faisabilité des dossiers. En 2020, l'Etat promet de réaliser environ 18 projets.

En 2019, le Burkina Faso a institué de nouvelles taxes telles que la taxe sur les véhicules à moteur et l'extension de l'Impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) aux indemnités et primes, mais aussi de nouveaux titres de transport tels que les nouvelles cartes grises et plaques d'immatriculation et le nouveau permis de conduire.

Le ministère du Commerce a aussi entrepris d'interdire l'importation du sucre et des huiles, aux fins de promouvoir les entreprises nationales. Il a aussi entrepris d'interdire l'importation des boissons frelatées afin de promouvoir la pratique des bonnes mœurs, mais aussi d'imposer des images sur les emballages de cigarettes pour prévenir les consommateurs des dangers auxquels ils s'exposent.

Le Label des consommateurs africains s'est aussi invité sur la terre des hommes intègres en 2019, sous l'apanage de trois acteurs que sont le ministère du Commerce, le comité d'éthique du Label et les consommateurs des produits et services. La cérémonie de lancement officiel de ses activités a eu lieu le 26 septembre 2019.

Le Burkina Faso a aussi créé, en 2019, la Caisse des dépôts et consignations (CDC-BF) pour assurer le financement des investissements structurants, les financements sur le long terme et pour la nécessité de sécuriser et de rentabiliser des fonds de pension et d'épargne. Un fonds de 20 milliards de F CFA a été alloué à cette caisse à l'ouverture.

Une partie des ressources de placement de La Poste Burkina, de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO), des dépôts de garantie constitués par les usagers auprès de grands concessionnaires de service public (ONEA, SONABEL, etc.) sera mise à la disposition de la CDC-BF pour renforcer sa capacité d'intervention.

Sur le plan sous-régional, les pouvoirs exécutifs des pays membres de l'UEMOA ont annoncé l'abandon du franc CFA pour une nouvelle monnaie appelée Eco. Cette monnaie devrait garder du franc CFA, la parité fixe avec l'Euro, garantie par la France.

Les représentants français dans les instances de décisions et de gestion du F CFA vont partir et le dépôt de 50% de réserves de la zone au Trésor français sera suspendu et le compte fermé. Une annonce qui n'est pas du goût de certains économistes de la zone, qui estiment que, dans les conditions annoncées, la monnaie Eco sera un « sous-CFA ou un néo-CFA ».

Il y a par ailleurs un revirement des Etats membres de l'UEMOA vers le marché financier régional, pour lever des fonds pour le financement de leurs projets de développement. En 2019, le Burkina Faso a capitalisé neuf interventions sur le marché de la BRVM (Bourse régionale des valeurs immobilières) pour un montant total de plus de 776 milliards mobilisés. Ce qui a fait du Burkina, le troisième émetteur souverain du marché obligataire, après la Côte d'Ivoire et le Sénégal.

Sur le plan panafricain, il y a eu l'entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) qui écarte tout protectionnisme entre pays signataires de l'acte. Un marché très vaste qui compte plus de 1,2 milliard de consommateurs. Cependant, les pays devraient encore amorcer d'autres pas, comme la levée effective des barrières, pour permettre son opérationnalisation.

Etienne Lankoandé
Lefaso.net

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Rapport 2018 de la Cour des comptes : Des irrégularités signalées dans la gestion du Projet emploi des jeunes et développement des compétences (PEJDC)

Thu, 02/01/2020 - 23:20

Le rapport public 2018 de la Cour des comptes, remis au président du Faso le 23 décembre 2019, a révélé des irrégularités dans la gestion de certains services publics. Parmi ceux-ci, il y a le Projet emploi des jeunes et développement des compétences (PEJDC). Ce projet, qui relève du ministère de la Jeunesse, de la formation et de l'insertion professionnelles, a pour ambition de résorber le chômage au Burkina Faso.

Dans sa mission de contrôle des entreprises publiques, la Cour des comptes s'est penchée, dans son rapport 2018, sur la gestion Projet emploi des jeunes et développement des compétences (PEJDC). Dans ledit document, il ressort que le coordonnateur du projet a procédé à la signature de contrats de travail ou d'avenants de contrats de travail accordant des salaires non-conformes à ceux prévus par la règlementation des projets ou programmes.

Aussi, il est reproché au PEJDC le non-respect de certaines dispositions de la règlementation des marchés publics et des délégations de service public, l'approbation de trois marchés de plus de cinq millions de F CFA par le coordonnateur du PTR-HIMO.

En outre, le PEJDC a conclu un contrat d'assurance-maladie annuel avec une société d'assurance de la place, de 2014 à 2016. Mais les primes annuelles s'élevaient à 3 758 707 F CFA durant la période du 25 août 2014 au 24 août 2015 pour neuf agents (soit 417 634 FCFA par agent) et 13 645 664 F CFA pour la période allant 25 août 2015 au 24 août 2016 pour 24 agents (soit 545 826 FCFA par agent). Ces montants sont largement supérieurs au seuil autorisé.

Le rapport note par ailleurs l'absence d'une codification du matériel et d'un registre des immobilisations. L'absence d'enregistrement et d'immatriculation de ces biens favorise la perte et la confusion du patrimoine. Aussi, il se dégage un problème de traçabilité des éléments du patrimoine du projet, avec un risque de perte pour l'Etat.

En dépit de ces observations, le premier responsable de la Cour des comptes, Jean Emile Somda, a déclaré que, de façon générale, la gestion des finances publiques a respecté un tant soit peu les regèles de l'art. « Nous avons constaté des irrégularités qui méritent d'être corrigées. Mais ce sont des manquements que la Cour a qualifiés de mineurs », a-t-il déclaré.

Le rapport 2018 de la Cour des comptes contient aussi des recommandations qui ont été adressées aux autorités de tutelle ; ce qui va permettre de prendre de nouvelles dispositions pour que le PEJDC puisse répondre aux attentes des populations, comme l'ont voulu le gouvernement et ses partenaires.

Synthèse de Issoufou Ouédraogo
Lefaso.net

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