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Côte d'Ivoire : Alassane Ouattara ne sera pas candidat à l'élection présidentielle du 31 octobre 2020

Thu, 05/03/2020 - 23:55

Le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé ce jeudi 5 mars 2020 « ne pas être candidat à l'élection présidentielle du 31 octobre 2020 et de transférer le pouvoir à une jeune génération ».

« Je n'ai certainement pas tout réussi mais les résultats sont là », a indiqué Alassane Ouattara dans son discours sur l'état de la Nation au Parlement réuni en Congrès à Yamoussoukro.

Le président ivoirien assure avoir donné le meilleur de lui-même, pour ses compatriotes ; parce qu'il aime son pays.

Categories: Afrique

Affectation des agents des médias publics : Il s'agit de « mettre de l'ordre dans la situation administrative »

Thu, 05/03/2020 - 23:50

Deux jours après sa décision d'affecter des agents des médias publics en « situation irrégulière », le ministère de la Communication, par la voix de sa secrétaire générale, Hortense Marthe Zida, a décidé de « compléter les informations » au cours d'une conférence de presse, ce jeudi 5 mars 2020 à Ouagadougou.

De cette sortie médiatique, l'on retient d'abord un mea culpa de la secrétaire générale du ministère de la Communication, Hortense Marthe Zida, animatrice de cette conférence de presse. Elle reconnaît en effet qu'il y a eu des erreurs dans le processus de cette décision et promet de les rectifier.

A titre d'exemple, elle a cité le cas d'un agent décédé la semaine dernière et qui figure sur cette liste. « Les erreurs qui ont pu se glisser dans le processus seront prises en compte par les services du ministère et les différentes directions des ressources humaines des Etablissements publics de l'Etat (EPE) afin d'apporter les corrections nécessaires », a-t-elle précisé.

Une vue journalistes à la conférence de presse

Selon Hortense Marthe Zida, « depuis 2019, le ministère a décidé de mettre de l'ordre dans la situation administrative de ses agents, au regard des nombreuses difficultés rencontrées dans la gestion de la fin de carrière de certains d'entre eux ». Ainsi, une opération « casiers vides » a été initiée. En effet, de nombreuses difficultés pour les actes de fin de carrière des fonctionnaires du ministère de la Communication sont constatées, indique la secrétaire générale. Beaucoup n'ont pas d'actes de détachement à certains moments de leur parcours professionnel. Ainsi, le ministère a décidé d'affecter les agents en situation irrégulière.

Plusieurs réunions de cabinet se sont tenues courant octobre, novembre et décembre 2019. Les EPE ont alors produit une liste définitive faisant état respectivement de 322 agents à la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB) et de 48 agents aux Editions Sidwaya en « situation administrative irrégulière ». Le ministère de la Communication a donc pris la décision d'affecter ces agents en situation irrégulière pour compter du 1er mars 2020.

La secrétaire générale du ministère de la Communication, Hortense Marthe Zida

Les trois situations irrégulières

Même deux jours après cette décision, il est toujours difficile de s'accorder sur la définition de « situation irrégulière ». Au cours de cette conférence, la secrétaire générale a énuméré les trois situations irrégulières auxquelles les ressources humaines des EPE font face.

La première est celle d'agents affectés dans les EPE sans acte de détachement. La seconde est celle d'agents dont le détachement a échu et pour lesquels aucun acte n'a été pris pour le renouvellement. La troisième et dernière situation est que certains de ces agents, bien qu'exerçant dans les EPE, continuent d'être payés par la solde centrale, « toute chose qui est contraire à l'esprit et à la lettre de l'article 132 de la loi N°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique, qui prescrit qu'un fonctionnaire détaché est rémunéré par la structure d'accueil ».

« L'administration prend ses responsabilités »

Ces mesures sont-elles opportunes ? A cette question, la secrétaire générale et son équipe tentent de se justifier. « Vous pouvez nous croire ou ne pas nous croire. Nous avons dit que c'est un processus d'apurement, de régularisation de situation. Malheureusement, ce processus coïncide avec une crise qui perdure (depuis 2016). On est humain ; on sait que ça va poser problème, mais s'il y a nécessité de le faire, l'administration prend ses responsabilités et elle le fait », a indiqué Hortense Marthe Zida.

Il faut retenir qu'à la suite de cette décision, des voix se sont élevées pour s'interroger sur la décision d'affecter des journalistes dans des services tels que la direction des ressources humaines. Qu'est-ce qu'ils vont faire là-bas ? Et Hortense Marthe Zida de répondre qu'il y a toujours quelque chose à faire quelque part. « Durant ma carrière, j'ai vu des journalistes qui ont assuré la régie ; pourtant, ils n'ont pas été formés pour ça », a-t-elle illustré.

La directrice des ressources humaines du ministère de la Communication, Esther Ouédraogo (au micro)

La directrice des ressources humaines du ministère de la Communication, Esther Ouédraogo, vole à son secours. « Depuis un certain temps, on reçoit des expressions de besoins provenant de plusieurs ministères qui demandent des agents, des chargés de communication au niveau des structures, des EPE, des collectivités », a-t-il affirmé, avant d'ajouter qu'« il y a des agents qu'on peut utiliser pour répondre à ces besoins, vu que leur situation est devenue irrégulière au sein des EPE ».

Face à une éventuelle intensification de la crise entre le Syndicat autonome des travailleurs de l'information et de la culture (SYNATIC) et son ministère de tutelle, la secrétaire générale rappelle que le ministère est « toujours dans l'esprit du dialogue ».

A lire aussi : Affectation des agents des médias publics : Les travailleurs décrètent un arrêt immédiat de travail jusqu'à nouvel ordre

Cryspin Masneang Laoundiki
Lefaso.net

Categories: Afrique

Prix international Courage féminin 2020 : La Burkinabè Claire Ouédraogo récompensée

Thu, 05/03/2020 - 23:45

La burkinabè Claire Ouédraogo et onze autres femmes talentueuses du monde entier ont été récompensées par le département d'Etat des Etats-Unis, lors de la 14e cérémonie du Prix international du courage féminin le 4 Mars 2020.

Claire Ouedraogo est la présidente de l'Association féminine songmanegre pour le développement. Une organisation qu'elle a fondée et qui travaille sur l'élimination des mutilations génitales féminines (MGF) et la promotion de l'autonomisation des femmes par l'éducation en matière de planification familiale, la formation professionnelle et le micro-crédit pour les femmes dans la région rurale et mal desservie du Centre Nord du Burkina Faso.

En 2016, le Premier ministre du Burkina Faso Paul Kaba Thiéba l'a nommée ambassadrice de la paix pour son travail en faveur de l'autonomisation des femmes rurales. Malgré la menace accrue d'attaques terroristes et d'actes violents contre les civils dans la province de Bam, Claire Ouedraogo poursuit courageusement son travail au nom des femmes vulnérables menacées à la fois par les MGF et par le terrorisme.

Elle est également conseillère principale au sein du Conseil national de lutte contre les mutilations génitales féminines. Elle fait partie des membres actifs du Mouvement burkinabé des droits de l'homme et des peuples.

En 2016, le Premier ministre du Burkina Faso Paul Kaba Thiéba l'a nommée ambassadrice de la paix pour son travail en faveur de l'autonomisation des femmes rurales. Malgré la menace accrue d'attaques terroristes et d'actes violents contre les civils dans la province de Bam, Claire Ouedraogo poursuit courageusement son travail au nom des femmes vulnérables menacées à la fois par les MGF et par le terrorisme.

Le Prix international du courage féminin du secrétaire d'État, qui en est à sa 14e édition, récompense des femmes du monde entier qui ont fait preuve d'un courage et d'un leadership exceptionnels en plaidant pour la paix, la justice, les droits de l'homme, l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes, souvent au prix de grands risques et de sacrifices personnels.

Depuis la création de ce prix en mars 2007, le département d'État a récompensé 134 femmes de 73 pays. Cette année, on totalisera 146 récipiendaires, de 77 pays. Les missions diplomatiques des États-Unis à l'étranger nomment une femme de courage de leur pays respectif. Les finalistes sont sélectionnées et le choix est approuvé par de hauts représentants du département d'Etat. Après la cérémonie, les 12 lauréates participeront à l'International Visitor Leadership Program (programme d'échange professionnel) et visiteront différentes villes du pays, avant de se retrouver à Los Angeles pour la fin de leur programme, le 16 mars.

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Categories: Afrique

Crise humanitaire à Idlib et en Syrie : « La communauté internationale ne doit pas rester indifférente », Asim Arar, ambassadeur de Turquie au Burkina

Thu, 05/03/2020 - 23:30

La crise humanitaire à Idlib et en Syrie, la Turquie face au problème des réfugiés provenant de la Syrie et la décision de la Turquie de lancer l'opération « Spring Shield » le 27 février, etc. Pour mieux comprendre ces actualités du Moyen-Orient, Lefaso.net a tendu son micro, il y a de cela quelques jours, à l'ambassadeur de la Turquie au Burkina, Asim Arar. Interview.

Lefaso.net : Que retenir de la crise humanitaire à Idlib et en Syrie ?

Ambassadeur Asim Arar : Depuis mai 2019, le conflit en Syrie a pris un nouveau tournant. Le régime de Damas a intensifié sa campagne militaire déjà brutale contre des millions de Syriens innocents coincés dans la province d'Idlib. L'écrasante majorité de la communauté internationale est convaincue que le régime vise aveuglément une population entière.

Le régime commet des violations flagrantes constituant des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. Cela est encore une autre manifestation de l'aspiration de longue date du régime à survivre au conflit par une « victoire militaire ». L'objectif ultime du régime est d'annuler la perspective d'une solution politique conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Partageant une frontière terrestre de 911 km avec la Syrie et étant un voisin immédiat de la province d'Idlib, la Turquie a été directement exposée à toutes les répercussions des atrocités du régime. Hébergeant les deux tiers de l'ensemble des réfugiés syriens dans le monde, la Turquie a pratiquement assumé la charge de près de 9 millions de Syriens sur son propre sol, ainsi que dans le nord de la Syrie.

Les attaques aveugles du régime ont provoqué une nouvelle crise humanitaire à Idlib ainsi que des déplacements massifs vers la frontière turque. Déjà surcapacitée en termes d'hébergement de nouveaux Syriens déplacés, la Turquie a été obligée d'agir en tant que premier intervenant face à ces défis.

La campagne militaire du régime dans la zone de désescalade d'Idlib et à la suite d'au moins 20 000 violations du cessez-le-feu depuis mai 2019, plus de 2000 civils ont été tués. Les attaques ont déplacé plus de deux millions de personnes, principalement des femmes et des enfants, depuis début décembre 2019 vers notre frontière.

La Turquie a-t-elle l'impression d'être laissée seule face au problème des réfugiés provenant de la Syrie ?

Comme l'ONU l'a elle-même annoncé, il s'agit de l'un des pires déplacements provoqués par l'homme que nous ayons vus dans le monde au cours de la dernière décennie. Le régime d'Assad et ses partisans sont exclusivement responsables de la situation humanitaire dramatique actuelle à Idlib. Cela doit être arrêté. La Turquie a fait tout son possible pour contribuer à la mise en place d'un cessez-le-feu à l'échelle nationale, comme le préconise la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies.

En accord avec les deux autres Etats garants de la plateforme d'Astana, à savoir la Fédération de Russie et l'Iran, la Turquie a soutenu la création de « zones de désescalade » dans le cadre du mémorandum du 4 mai 2017. Nous avons signé un mémorandum complémentaire avec la Fédération de Russie le 17 septembre 2018 pour stabiliser la situation dans la zone de désescalade d'Idlib.

En vertu du mémorandum du 4 mai 2017, la Turquie a établi douze postes d'observation le long des limites de la zone de désescalade d'Idlib pour garantir le respect des dispositions du régime de cessez-le-feu. Le mémorandum du 17 septembre 2018 a permis à la Turquie de fortifier et de maintenir la fonction de ses postes d'observation. Le régime et ses partisans ont continué d'agir en violation flagrante de tous ces accords.

Malgré de nombreuses provocations et attaques de harcèlement par les forces du régime et leurs partisans en visant les militaires turcs déployés dans ces postes, la Turquie a fait preuve de la plus grande retenue pour éviter une confrontation militaire directe. Le régime et ses partisans ont été publiquement avertis au plus haut niveau de mettre fin à ces attaques répétées. Les forces du régime et ses partisans ont augmenté la fréquence de leurs attaques en ciblant directement et délibérément les militaires turcs à Idlib.

Le 27 février, un convoi militaire turc déployé pour renforcer un poste d'observation turc ainsi que certaines fortifications a été délibérément pris pour cible aux alentours du village de Balyun dans la région de Jabal Zawiyah, au sud de la zone de désescalade d'Idlib. Contrairement aux allégations, il n'a été escorté par aucun groupe armé. Cette attaque odieuse a fait un très grand nombre de victimes.

Même nos ambulances envoyées pour secourir les soldats blessés ont été touchées en violation du droit international humanitaire. Nous avons perdu 36 soldats à la suite d'une série de frappes aériennes. Nous n'avons pas identifié la nationalité de l'avion qui a heurté notre convoi et nos bases. Les traces radar montrent que le régime et les avions russes étaient en vol de formation.

Qu'est-ce qui a poussé la Turquie à lancer l'opération « Spring Shield » le 27 février ?

Contre la situation alarmante sur le terrain avec des attaques du régime continuel visant délibérément l'armée turque et en l'absence de tout progrès concret dans les contacts de la Turquie avec les garants du régime, la Turquie a été contrainte de prendre des mesures unilatérales de légitime défense et a lancé « Opération Spring Shield » le 27 février. L'opération vise à protéger les civils en mettant fin à l'agression du régime contre la population civile, assurer la sécurité des militaires turcs déployés en vertu du mémorandum du 4 mai 2017, préserver le statut de zone de désescalade de Idlib en rétablissant ses frontières au 17 septembre 2018, contribuer à l'établissement d'un cessez-le-feu à l'échelle nationale, comme le demande la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies, assurer un accès humanitaire rapide et ininterrompu à ceux qui en ont besoin, et prévenir les déplacements massifs mouvements vers la Turquie.

La réponse de la Turquie est proportionnée, mesurée et responsable. L'opération ne visait et ne visera que les éléments du régime et leurs armes, véhicules, équipements, cachettes, abris et emplacements. Toutes les précautions sont prises pour éviter des dommages collatéraux à la population civile. Il n'y a pas de cibles civiles. Nous poursuivons notre dialogue avec la Russie. Plus récemment, une délégation russe de haut niveau était à Ankara du 26 au 28 février pour le quatrième tour des pourparlers Turquie-Russie sur la situation à Idlib. Pourtant, nos attentes légitimes doivent encore être satisfaites. Nous avons intensifié nos efforts diplomatiques pour mobiliser la communauté internationale contre l'agression actuelle du régime à Idlib.

A notre demande, le Conseil de l'OTAN s'est réuni en vertu de l'article 4 du traité de Washington. Les alliés ont condamné les frappes aériennes aveugles du régime et de ses partisans visant la province d'Idlib et les ont invités à cesser leur offensive, à respecter le droit international et à soutenir les efforts de l'ONU pour une solution pacifique. La Turquie est attachée à l'intégrité territoriale et à l'unité politique de la Syrie.

La Turquie fera tout son possible pour contribuer à restaurer l'intégrité territoriale et l'unité politique de la Syrie une fois que le processus politique dirigé par les Syriens et facilité par l'ONU établira une gouvernance crédible, inclusive et non sectaire. Nous sommes maintenant à un tournant à Idlib. La communauté internationale ne doit pas rester indifférente aux événements qui se déroulent à Idlib. Sinon, cela aura de larges répercussions sur toute la Turquie et le reste de l'Europe. Nous attendons de la communauté internationale qu'elle soutienne la Turquie dans ses efforts pour mettre fin à l'agression du régime à Idlib et pour fournir une assistance humanitaire aux personnes déplacées à Idlib.

Interview réalisée par Edouard K. Samboé
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Categories: Afrique

Coupure d'électricité du 5 mars : La SONABEL présente ses excuses aux clients

Thu, 05/03/2020 - 23:25

Communiqué

La SONABEL présente ses excuses aux clients des Zones de : Tanghin, Kamboinsin, Somgadé, Kossodo, Zone du Bois, Nioko, Wayalghin, Bendogo, Dassasgo et Loumbila qui ont subi une longue coupure d'électricité dans la journée d'hier jeudi et une bonne partie de la nuit.

Cette interruption de la fourniture d'électricité est due à une panne survenue dans les installations électriques de la Centrale de Kossodo d'où partent les départs qui alimentent ces quartiers.

Grâce à la mobilisation des techniciens la fourniture de l'électricité a été rétablie chez les abonnés des zones concernées par la panne .

La SONABEL réitère ses excuses à tous les clients qui ont subis les désagréments par suite de cet incident.

Le Département Communication et Relations Publiques

Categories: Afrique

Financement du 2e recensement général de l'agriculture : Le gouvernement recherche 5,8 milliards pour combler le gap

Thu, 05/03/2020 - 22:00

Ce jeudi 5 mars 2020 à Ouagadougou, se sont ouverts les travaux de la table ronde sur le financement du deuxième Recensement général de l'agriculture (RGA II). Initiée par le ministère en charge de l'Agriculture, avec l'appui de ses partenaires, cette rencontre vise à présenter les besoins aux partenaires techniques et financiers, et de discuter des opportunités de financements. Elle est aussi une aubaine pour faire un plaidoyer auprès des partenaires pour combler le gap des 5,8 milliards de F CFA dans le financement de ce recensement.

En mobilisant les partenaires autour de cette table ronde, le ministère en charge de l'Agriculture veut discuter des opportunités de financements pour pouvoir lancer les travaux du deuxième Recensement général de l'agriculture (RGPH II).

Marc Casteran, représentant des partenaires techniques et financiers

Secteur prioritaire, l'agriculture a besoin de statistiques actualisées et fiables pour une prise de décisions idoines en matière de planification. La réalisation d'une telle opération exige beaucoup de ressources financières, humaines et matérielles. Mais au regard des ressources limitées et orientées sur les défis sécuritaires auxquels fait face le pays, il est paru nécessaire pour le gouvernement, à travers le ministère de l'Agriculture, d'initier une table ronde pour mobiliser des ressources pour combler le budget estimé à 7,8 milliards de F CFA.

« Mon département doit produire des statistiques de qualité pour définir ou redresser les politiques visant la transformation structurelle de l'économie rurale pour un mieux-être des populations », a justifié Salif Ouédraogo, ministre de l'Agriculture.

Salif Ouédraogo, ministre en charge de l'agriculture

En effet, depuis le premier recensement en 2016, les données ne semblent plus être adaptées pour servir de base à la production de statistiques conjoncturelles. La population a évolué, ainsi que les habitudes alimentaires et les conditions environnementales. Dans ce nouveau contexte, une actualisation des bases de données s'impose pour appréhender les réalités du moment.

La réalisation d'une telle opération permettra une meilleure orientation des politiques de développement à entreprendre dans le secteur. Elle permettra également aux décideurs politiques de disposer de données actualisées, notamment sur les exploitations modernes, les unités de transformation des produits agricoles, les infrastructures, etc.

La ministre Pauline Zouré, représentant le ministre en charge de l'économie

Pour la ministre Pauline Zouré, représentant le ministre en charge de l'Economie, « en organisant la présente table ronde, le gouvernement, avec l'appui de la FAO, veut mobiliser les partenaires techniques et financiers autour du financement du deuxième recensement général de l'agriculture ».

Ces données seront utiles pour la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays et, partant, de son développement. Elles serviront également, d'une part, à évaluer les effets des politiques sur les conditions de vie des populations ; et, d'autre part, à planifier le développement du secteur dans son ensemble. « Nous sommes sur la même longueur d'onde que le gouvernement sur l'importance de ce recensement et que l'écart de financement recherché sera trouvé » a rassuré Marc Casteran, le représentant des partenaires techniques et financiers.

Il est attendu de ce deuxième recensement général de l'agriculture, une meilleure caractérisation de la structure de l'agriculture avec des bases de données actualisées et disponibles.

En rappel, le budget nécessaire pour la conduite de cette opération est évalué à 7,8 milliards de F CFA. L'Etat burkinabè interviendra à hauteur de 2, 72 milliards de F CFA, d'où ce besoin de 5, 08 milliards de F CFA.

Issoufou Ouédraogo
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Categories: Afrique

Orodara : Le PADI présente le bilan à mi-parcours de ses activités

Thu, 05/03/2020 - 22:00

Après deux ans de mise en œuvre (2018-2020), le Programme intégré de diversification de la production et d'amélioration nutritionnelle dans la région des Hauts-Bassins (PADI) a marqué une halte, à travers un atelier le 4 mars 2020 à Orodara, pour faire le bilan des actions entreprises, apprécier le niveau de progression du projet, tirer les enseignements/leçons et dégager des perspectives pour relever les défis qui se présentent aux acteurs de mise en œuvre.

Le Programme intégré de diversification de la production et d'amélioration nutritionnelle dans la région des Hauts-Bassins (PADI) a organisé, le mercredi 4 mars 2020 à Orodara, un atelier afin de présenter le bilan de ses activités aux parties prenantes, aux bénéficiaires et à l'ensemble des acteurs de mise en œuvre. L'ouverture des travaux a été effectuée par le haut-commissaire de la province du Kénédougou, Abdallah Pathé Sangaré.

Abdallah Pathé Sangaré Haut-Commissaire de la province du Kénédougou

Lancé depuis le 13 avril 2018, le PADI est un programme multisectoriel et inclusif avec pour principaux domaines d'intervention, la Sécurité alimentaire et les moyens d'existence (SAME), la santé-nutrition, l'eau, l'hygiène et l'assainissement (WASH), la gestion des risques de catastrophes (DRM) et l'inclusion des personnes handicapées (DID). Ces volets sont complémentaires et le volet plaidoyer s'appuie sur tout ce qui est études, lois nationales et cadres pour appuyer l'ensemble de ces volets.

Il a pour objectif global de « contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des personnes vulnérables, y compris les personnes handicapées dans la région des Hauts-Bassins ».

Le PADI est implémenté par le consortium CBM et Action contre la faim (ACF Burkina), en collaboration avec des partenaires opérationnels que sont l'Association pour la gestion de l'environnement et le développement (ONG-AGED) et la Coordination régionale des associations pour la promotion des personnes handicapées des Hauts-Bassins (CORAH-HBS).

Le programme intervient dans le cadre de l'Initiative spéciale « Un seul monde sans faim » lancée par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement qui en est le principal bailleur de fonds. L'objectif de cette initiative entre le Burkina Faso et l'Allemagne est de créer des revenus et des emplois dans les zones rurales et d'améliorer la situation alimentaire de la population.

Cheick Amed Ky Coordonnateur Terrain de Action Contre la Faim Base Orodara

Le PADI enregistre un taux de réalisation de 80%. Les activités menées sont entre autres le renforcement du système local de santé par la prévention et le traitement de la malnutrition, l'amélioration de l'accès aux marchés pour accroître les revenus des producteurs de céréales et de légumes, le renforcement des connaissances et pratiques des communes en matière de risques climatiques et de gestion des ressources naturelles.

Selon Cheick Amed Ky, coordonnateur terrain d'ACF à Orodara, le bilan auquel est parvenu le PADI est satisfaisant au vu des contraintes enregistrées en 2019 notamment dans le domaine de la santé, avec les mouvements d'humeur qui ont duré plusieurs mois. M. Ky a également évoqué les contraintes sécuritaires et budgétaires, et l'accès difficile à certains villages d'intervention.

Éric Meda chargé de programme CBM dans le cadre du PADI représentant des partenaires financiers

Pour lui, le programme a connu un succès grâce à l'accompagnement des populations, des responsables de village et des autorités régionales.

Pour le représentant des partenaires financiers, Eric Meda, chargé de programme à CBM dans le cadre du PADI, ce bilan à mi-parcours est satisfaisant, avec plus d'1 milliard 77 millions 666 935 francs CFA d'investissements pour les deux années, et un taux d'exécution de 80%. Ce qui offre de belles perspectives pour la suite du programme. A cet effet, ils comptent établir, avec l'ensemble des partenaires, un chronogramme, des règles et rôles bien définis pour une mise en œuvre efficiente du projet.

Célestin Koussoubé président du Conseil Régional des Hauts-Bassins

Le président du Conseil régional des Hauts-Bassins, Célestin Koussoubé, s'est également dit satisfait du bilan présenté, en ce sens que le PADI a beaucoup fait pour la région des Hauts-Bassins, principalement le Kénédougou.
Pour cela, il a adressé une fois de plus ses encouragements au PADI qui contribue considérablement au développement socio-économique de la région.[ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]

Haoua Touré
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Littérature : Léonie Ouangrawa jette les bases de la réflexion sur la commémoration de la journée internationale des femmes au Burkina Faso

Thu, 05/03/2020 - 21:31

« La commémoration de la journée internationale des femmes (08 mars) au Burkina Faso : Qu'en est-il en réalité ? », tel est le titre du livre de Léonie Ouangrawa qui vient de faire son entrée dans la littérature burkinabè avec cet ouvrage dont la dédicace a eu lieu ce jeudi, 5 mars 2020 à Ouagadougou. Ladite cérémonie a été présidée par le contrôleur général d'Etat de l'autorité supérieur de contrôle d'Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), Luc M. Ibriga.

Ce premier ouvrage de Léonie Ouangrawa sur la commémoration de la journée internationale des femmes au Burkina Faso est un livre de 221 pages consacré à la réflexion sur la situation d'ensemble de la femme.

Une réflexion qui lui a permis de faire un bilan des acquis engrangés en matière de promotion des droits de la femme depuis l'institution de la commémoration de la journée internationale de la femme au Burkina Faso en 1983, d'identifier les difficultés ou les goulots d'étranglement qui font obstacles au développement de la femme et enfin formuler des recommandations à même d'améliorer les conditions de vie et de travail des femmes.

Le présidium de la cérémonie de la dédicace dudit livre

Ainsi, comme acquis engrangés dans le cadre de la commémoration de cette journée, il ressort de son analyse qu'il y a, entre autres, une large information aussi bien des femmes que des hommes sur l'existence et la célébration du 08 mars, une participation de plus en plus massive des femmes aux activités qu'elles organisent et une appropriation de la commémoration et un impact positif sur les conditions socio-économiques des femmes.

Parlant des insuffisances décelées dans la commémoration de la journée internationale de la femme au Burkina Faso, Léonie Ouangrawa a décelé l'insuffisance d'information et de sensibilisation sur le contenu et le sens de la journée ainsi que sur les thèmes retenus pour les commémorations annuelles de la journée internationale des femme, la méconnaissance de l'historique de ladite journée et de son sens, l'insuffisance d'implication des femmes et des hommes dans les activités commémoratives du 08 mars, etc.

Léonie Ouangrawa, auteure du livre ''la commémoration de lma journée internationale des femmes (08 mars) au Burkina Faso

Pour ce qui est des recommandations faites pour améliorer les conditions de vie et de travail des femmes, l'auteure propose dans livre d'inviter toutes les femmes en particulier les coordinations féminines pour discuter préalablement de leurs préoccupations afin de trouver des solutions qui prennent réellement les réalités locales. Car c'est en faisant cela que le contenu de la commémoration de cette journée internationale de la femme pourra être amélioré afin d'avoir un impact positif sur les conditions de vie et de travail des femmes, souligne-t-elle.

Un outil d'appropriation et d'amélioration pour un développement intégral de la société

Pour le président de la cérémonie de dédicace, Luc Ibriga, à travers cet ouvrage, Léonie Ouangrawa, a fait œuvre utile en permettant aux burkinabè de disposer d'un document bilan de la pratique de la commémoration du 08 mars et met à leur disposition un outil d'appropriation et d'amélioration pour une meilleure atteinte des objectifs. C'est-à-dire, l'effectivité de l'égalité du genre, tout en félicitant l'auteure d'avoir posée les jalons d'une approche rationnelle de la pratique qui interpelle toute la société burkinabè à s'approprier cette exigence pour un développement intégral de la société.

Parents, amis et collègues venus pour soutenir Léonie Ouangrawa

Concernant l'auteure, il faut dire qu'elle a assumé les fonctions de chargé d'études au ministère en charge de la promotion de la femme de 2013-2019 et enseignante vacataire à l'école nationale de formation en travail social (INFTS). Elle est actuellement cheffe de service à la direction générale de la femme et du genre.

Yvette Zongo
Lefaso.net

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Elections à la FBF : Amado Traoré est candidat

Thu, 05/03/2020 - 21:30

Le président du Conseil d'administration de Majestic Sc, un club de D1, Amado Traoré a annoncé, ce jeudi, 5 mars 2020, sa candidature au poste de président de la Fédération burkinabè de football (FBF). Il promet « un changement véritable en faveur de notre football et de ses acteurs ; un changement où les actes parleront à la place des mots ».

Les candidats se font connaitre à l'approche des élections à la FBF. Premier candidat officiellement déclaré, Amado Traoré, a évoqué avec les hommes de médias sa vision pour le football burkinabè. « En plus de 04 décennies d'évolution dans l'environnement du football, j'ai vu, j'ai entendu, j'ai surtout écouté et échangé avec beaucoup de personnes ressources. Des difficultés, nous en avons indéniablement, mais le désir d'agir ensemble pour que notre football aille de l'avant est réel et puissant », a-t-il indiqué.

Après avoir énuméré une kyrielle de griefs à la gestion du football burkinabè par l'actuel bureau exécutif, il a promis d'œuvrer au changement. « Je le dis : nous pouvons créer et innover afin de redonner des forces à notre football, lui apporter la sérénité et réaliser l'unité de ses acteurs par la promotion d'une culture du destin en commun. C'est convaincu de cela, que j'ai décidé de proposer ma candidature à l'élection du président de la Fédération burkinabè de football. Oui, plus qu'un souhait, je voudrais affirmer ici et maintenant, mon engagement pour un changement véritable en faveur de notre football et de ses acteurs ; un changement où les actes parleront à la place des mots », a-t-il ajouté.

Selon le PCA de Majestic SC le remède actuel aux maux du football réside dans « une vision claire, une action planifiée et un langage de vérité permettant de récréer la confiance et de rassembler tous les acteurs autour d'un idéal commun : c'est-à-dire, l'essor de notre football sur l'échiquier africain et mondial. Seuls un esprit consensuel et un travail d'équipe véritable, nous permettront de porter notre football vers des lendemains meilleurs ».

Pour mieux détailler son programme pour la période 2020-2024 s'il est élu à la fédération, Amado Traoré a pris rendez-vous avec les journalistes pour une autre date. En rappel, Amado Traoré, alors président du Rail club du Kadiogo, avait vu sa candidature recalée lors des dernières élections pour avoir mis dans son dossier, la photocopie d'une carte nationale d'identité dont la date de validité était expirée.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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Défis sécuritaires en Afrique : « La force ne peut pas être une solution définitive à une situation de crise », convainc Dr Salifou Sangaré

Thu, 05/03/2020 - 21:00

Pour sa conférence publique inaugurale, le Cercle d'Études Afriques-Mondes (CEDAM), organisation de la société civile à but scientifique crée en décembre 2019 a choisi de mener la réflexion sur « Diplomaties et crises sécuritaires en Afrique de l'Ouest ». C'était ce jeudi, 5 mars 2020 à Ouagadougou.

Cette activité s'est déclinée sous forme de panel articulé en trois communications. La première communication a été livrée par l'expert et consultant des questions d'extrémisme violent, Mahamoudou Savadogo, sur le sous-thème : « Les crises sécuritaires en Afrique de l'ouest : état des lieux et perspectives ».

Elle a été suivie par le sous-thème sur « Géo-politique du monde : questionnements sur le (s) positionnement (s) stratégique (s) de la CEDEAO » développé par Dr Daniel Kéré, directeur exécutif du CEDAM. La dernière intervention a été l'affaire de Dr Salifou Sangaré, enseignant et vice-président du Haut conseil du dialogue social (HCDS) sur « Diplomaties et résolution des crises sécuritaires en Afrique de l'Ouest ».

Ainsi, pour le premier communicateur, l'ancien gendarme, Mahamoudou Savadogo, l'Afrique de l'ouest est à la fois un espace politique et géo-politique. « Géo-politique, parce qu'il n'y a pas mal d'intérêts qui se jouent dans cette partie de l'Afrique », explique-t-il, soutenant ici que le sous-sol de l‘espace concerné renferme des ressources stratégiques pour les puissances. Des richesses qui ne profitent cependant pas aux populations vivant dans ces zones regorgeant des richesses. Ce qui est source de tensions sociales.

Aujourd'hui, les défis auxquels les Etats ouest-africains font face sont le terrorisme, l'extrémisme violent, les conflits locaux, le grand banditisme et la criminalité transnationale, la gouvernance sécuritaire, etc. Deux grands groupes (essentiellement) minent la sous-région : l'Etat islamique au grand Sahara et le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans.

L'expert-consultant, Mahamoudou Savadogo

Ces organisations terroristes utilisent des groupes locaux tels que les braconniers, les orpailleurs… qui maîtrisent le terrain. Ces groupes terroristes surfent sur les failles laissées par l'Etat et qui rendent vulnérables les populations. Leurs stratégies, poursuit-il, c'est de faire donc le recrutement en exploitant la mauvaise gouvernance, les tensions locales et communautaires, les dérives commises par les Forces de défense et de sécurité (le pouvoir central ayant délaissé les périphéries, les populations sont frustrées).

L'expert-consultant est revenu sur les stratégies mises en place par l'Etat dans le cadre de la lutte contre le phénomène d'insécurité auquel fait face le pays ces dernières années. Il s'agit entre autres de la loi de programmation militaire, la révision du code pénal, le programme d'urgence du sahel, l'état d'urgence décrété dans certaines zones. Malgré tout, la situation ne fait que se désagréger. A titre illustratif, en 2017, le nombre d'attaques terroristes était d'environ 37, en 2018 il est passé à environ 310 et en 2019, à plus de 1000 attaques.

Selon Mahamoudou Savadogo, la lutte doit être globale, elle ne doit pas concerner seulement un pays. Parlant de perspectives, qu'il pose sous forme de questionnements, M. Savadogo se demande entre autres si la lutte n'est pas en déphasage avec la réalité (réponse militaire à un phénomène largement politique ; politique au sens de justice sociale, de gouvernance, etc.).

Dr Daniel Kéré, directeur exécutif du CEDAM

Décor ainsi campé, Dr Daniel Kéré a, dans le développement de son thème « Géo-politique du monde : questionnements sur le (s) positionnement (s) stratégique (s) de la CEDEAO », remis au goût du jour, les missions et la vision de la CEDAO ainsi que les défis endogènes qui se posent à elle.

Pour Dr Kéré, la problématique de positionnement de la CEDEAO par rapport aux grands enjeux mondiaux se pose face aux grands ensembles du monde (Union européenne, Russie, etc.)

Aussi, ajoute-t-il, les rivalités internes paralysent-elles déjà l'organisation communautaire. L'idéal serait donc que la CEDEAO évolue pour s'approprier ces enjeux importants, « parce que nous sommes dans un monde où il est difficile d'évoluer seul et de résoudre les défis de l'heure ».

Dr Salifou Sangaré a, lui, relevé que dans toutes les crises au monde, même si la première action a été militaire, la suite est diplomatique. « La force ne peut pas être une solution définitive à une situation de crise », convainc l'enseignant.

Dans sa démarche, Dr Sangaré a situé les causes du terrorisme dans la sous-région avant de dresser des perspectives susceptibles de constituer des axes par lesquels, la stratégie diplomatique va s'engager.

Dr Salifou Sangaré est allé dans des détails sur des clichés qui caractérisé certaines zones du pays

L'ensemble de ces communications ont suscité de nombreuses réactions du public qui a attentivement suivi leur déroulement. Selon le directeur exécutif du CEDAM, Dr Daniel Kéré, les communications feront l'objet d'une édition qui sera mise à la disposition des décideurs et autres utilisateurs.

Association non partisane, le CEDAM se présente comme une structure de la société civile qui se propose de s'intéresser aux questions stratégiques, notamment celles relatives aux enjeux politiques, diplomatiques, économiques et sécuritaires des relations entre États, entre États et Institutions Internationales, entre États et Entreprises multinationales et entre plusieurs des structures citées.

O.L
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Renouvellement de la ligue régionale du centre : Le comité électoral présente les procédures aux clubs

Thu, 05/03/2020 - 20:00

Le bureau électoral de la ligue régionale du centre de football, présidé par Joseph Zangréyanogo, a présenté ce jeudi 5 mars 2020 les procédures de renouvellement du bureau de la ligue régionale de football aux représentants des clubs.

Les différentes structures sportives doivent renouveler leurs bureaux d'ici le mois juillet. Délai fixé par le Ministère des Sports et des loisirs. Au niveau de la fédération burkinabè de football, l'heure est au renouvellement des différentes ligues régionales dont les premiers responsables ont droit de vote pour la présidence de la FBF.

Afin de donner les informations nécessaires à ceux qui veulent briguer le bureau de la Ligue régionale du centre, le bureau électoral a rencontré les représentants des clubs de D1, D2, D3 et de football féminin. « Nous les avons appelés pour leur donner les informations afférentes au renouvellement de la Ligue régionale du centre », a indiqué Joseph Zangréyanogo, président du bureau électoral.

Il en ressort que pour briguer la présidence de la Ligue, les candidats doivent disposer, dans leurs dossiers en plus des casiers judiciaires et des certificats de résidence, de la liste complète des membres du bureau. « Nous pensons que si vous voulez être président, vous devez être en mesure d'avoir des camarades qui veulent travailler avec vous », a-t-il ajouté.

Des difficultés pour avoir certains documents…

Le délai de dépôt des dossiers est fixé au mardi 10 mars 2020. Seulement, il se trouve qu'à cause de la grève à la Justice, il est impossible de se faire établir actuellement un casier judiciaire ou un certificat de nationalité. Face à cette situation, le bureau électoral se montre souple.

« Nous allons aviser en temps opportun. Mais déjà nous donnons une semaine, après l'arrêt des dépôts, une semaine aux candidats pour fournir le casier judiciaire et le certificat de résidence. Mais si à cette date, la grève continue, on pourra peut-être admettre les différentes candidatures afin de pouvoir renouveler le bureau. Et exiger qu'à l'élection du bureau fédéral, les intéressés montrent patte blanche en nous fournissant les documents nécessaires », a expliqué le président du bureau électoral.

Les élections sont prévues se tenir pour la ligue du centre le 21 mars 2020. Le lieu et l'heure seront communiqués ultérieurement.

Jacques Théodore Balima
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Super Coupe Dames 2020 : « Demain à 18h, la Coupe doit être à Tanghin », Pascal Sawadogo, coach d'Etincelles

Thu, 05/03/2020 - 19:00

Dans le cadre des festivités du 8 Mars, le Ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l'action humanitaire organise, en partenariat avec la Fédération burkinabè de football, le vendredi 6 mars 2020, une Super coupe Dames. La compétition va opposer la championne en titre, Etincelles, à l'équipe qui a remporté la Coupe du Faso, USFA. Ce sera sur le terrain de l'Union sportive des forces armées.

Pour la deuxième édition de la Super Coupe Dames, ce sont deux vieilles connaissances qui s'affrontent. Etincelles, un club de Tanghin reçoit l'équipe féminine de l'Union sportive des forces armées. Face à la presse, les deux entraineurs ainsi que les capitaines des deux formations ont réaffirmé leur détermination à repartir avec le trophée.

Pour Pascal Sawadogo, entraineur des Etincelles, il n'est plus question de perdre encore cette année. « Nous avons raté la coupe l'année passée mais cette année, nous voulons la remporter cette année pour équilibrer les choses », a-t-il dit en conférence de presse. Pour cela, les consignes sont claires et fermes : « J'ai dit aux filles que même si un pied va rester au terrain, il faut qu'on amène la coupe à Tanghin ».

Les deux équipes sont de vieilles connaissances pour avoir disputé plusieurs matchs. Chacune de leur opposition est un match entre rivale. « Nous connaissons bien notre adversaire. Chacune des équipes sait que la moindre erreur sera fatale », a clamé l'entraineur d'Etincelles.

Si du côté de l'équipe de Tanghin, le moral est bien au combat, à l'USFA, ce n'est pas non plus le contraire. Mieux, les joueuses sont plus réconfortées par leur victoire 1-0 sur Etincelles en championnat national. « Bien que sur le plan psychologique, c'est un atout. Mais cela ne doit pas nous faire oublier qu'Etincelles demeure un adversaire redoutable. Etincelles est une équipe que je respecte beaucoup. Alors que quand on respecte son adversaire, on s'applique », avancé prudemment Zakaria Zèba, entraineur de l'USFA.

Comme son adversaire, entraineur d'Etincelles, Zakaria Zèba entend aussi reparti avec la Coupe. « C'est de bonnes guerres s'il veut que la Coupe aille à Tanghin. Sinon que moi aussi, j'ai bien envie que la Coupe reste au camp », a-t-il dit.

Qui donc d'Etincelles ou de l'USFA repartira avec le deuxième trophée de la Super Coupe Dames ? La réponse ce vendredi 6 mars 2020 à partir de 15h30 sur le terrain de l'USFA.

Jacques Théodore Balima
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Application de l'UITS : L'Alternative Patriotique Panafricaine/BURKINDI exprime son opposition

Thu, 05/03/2020 - 15:30

L'Alternative Patriotique Panafricaine/BURKINDI, un parti politique d'opposition à travers cette déclaration dénonce l'attitude du gouvernement qui « tend à fragiliser davantage la paix sociale dans notre pays. L'Alternative Patriotique Panafricaine/BURKINDI soutient les travailleurs en lutte pour de meilleures conditions de vie »

Le Burkina Faso est empêtré dans une dramatique crise sécuritaire meurtrière depuis 2016. La profondeur de ce drame et sa durée inquiétante sont sans nul doute le fruit de décennies de mauvaise gouvernance dont sont largement comptables le pouvoir MPP actuel et une partie substantielle de l'opposition regroupée autour du CFOP. Pourtant, le pouvoir ne tarit pas d'incohérences en matière de gouvernance : révélations incessantes de faits de détournements et de corruption y compris dans l'acquisition d'équipements pour nos FDS, gabegie, lenteurs coupables sur des dossiers judiciaires à l'exemple de Yirgou.

Qu'à cela ne tienne, le pouvoir MPP qui est en campagne pour les élections de 2020, décide de crisper davantage le climat social déjà délétère avec des centaines de familles endeuillées, des centaines de milliers de déplacés internes, une fronde syndicale incessante depuis 2016 : il en est ainsi de la décision de la retenue de l'IUTS sur les primes et indemnités des travailleurs du public, alors même que le gouvernement lui-même est le meilleur défenseur de multinationales soupçonnées du vol de 338 milliards au titre de l'affaire du charbon fin, pour ne parler que de ce seul cas parmi tant d'autres.

L'argument du souci de justice sociale et de l'application stricte de la loi brandit par le gouvernement est à géométrie variable dès lors que lui-même n'applique pas la loi en matière de rémunération des membres de son gouvernement et ne recouvre pas les centaines de milliards dus à l'État par des entreprises nationales et multinationales et par des fraudeurs patentés de parcelles et autres délits majeurs révélés par des enquêtes parlementaires, de l'ASCE/LC et de journalistes d'investigation.

Certes, la discipline fiscale est un devoir citoyen et patriotique. La mobilisation de toutes les ressources et de toutes les énergies nationales est un impératif, surtout en temps de guerre. Mais l'exemple et la cohérence doivent venir des dirigeants, ce qui n'est pas le cas avec le pouvoir MPP et ses alliés qui sont constamment dans le dilatoire et les tentatives de division des travailleurs. Le pouvoir se fait complice d'une évasion fiscale qui saigne dangereusement le budget national de plus de 1598 milliards toutes fraudes confondues.

La prise en otage des salaires des travailleurs dénote non seulement d'un manque de vision mais traduit aussi l'incapacité du gouvernement à trouver des solutions durables aux problèmes vécus par les populations au quotidien.

En tout état de cause, l'APP/Burkindi dénonce cette attitude du gouvernement qui tend à fragiliser davantage la paix sociale dans notre pays. Notre Parti soutien la lutte des travailleurs en lutte pour de meilleures conditions de vie. Pour éviter l'approfondissement de cette nouvelle crise aux graves conséquences pour le pays dans un contexte de chaos sécuritaire, nous exhortons le gouvernement à :

Agir dans la transparence et recouvrer toutes les dettes dues à l'État au titre de l'évasion fiscale et de la fraude ; - Engager un dialogue franc avec les syndicats autour de cette loi qui précarise davantage les travailleurs, ainsi que sur le sujet de la remise à plat des rémunérations des agents de la fonction publique et le règlement des actes de carrière, avancements, bonifications de nombreux travailleurs ; - Une gestion plus vertueuse et exemplaire des finances publiques.

Par le Peuple, Pour le Peuple ! Le Bureau Exécutif National

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Agence nationale des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétiques : le programme « 10 actions canicule » lancé

Thu, 05/03/2020 - 14:20

L'Agence Nationale des Energies Renouvelables et de l'Efficacité Energétiques (ANEREE) a procédé ce jeudi, 05 mars 2020 à son siège, au lancement de l'édition 2020 de son programme « 10 actions canicule ». La maison des solutions énergétiques du Burkina Faso entend sensibiliser les consommateurs à une gestion rationnelle de l'électricité.

Chaque année, le Burkina Faso est confronté à une forte période de chaleur. Cela va du mois de mars et au mois de juin. Durant ces moments, les installations électriques sont sollicitées au maximum de leur capacité de production.

Pour permettre à tous les consommateurs de bénéficier du jus, l'ANEREE a décidé de sensibiliser les consommateurs sur la question de la gestion rationnelle de l'énergie. Elle a mis en place le programme « 10 actions canicule ». Le lancement officiel de l'édition 2020 du projet a eu lieu le jeudi, 05 mars 2020 à Ouagadougou.

Les acteurs de l'énergie se sont mobilisés pour le lancement du programme "10 actions canicule"

Le programme « 10 actions canicule » vise selon le directeur général de ANEREE Issouf Zoungrana à contribuer à faire face à la période de canicule. Pour lui avec le programme, il sera question de mener des actions de sensibilisation à l'endroit des populations. Elles seront outillées à réduire leur consommation, à utiliser des kits solaires. Pour cela, des messages journaliers seront publiés. Des personnes ressources vont également accompagner la sensibilisation. Au cours de la troisième édition, il y aura la réalisation d'une opération de diagnostics énergétiques de 1 000 ménages.

Issouf Zoungrana, directeur général de ANEREE

Cette initiative est saluée par le ministère de l'énergie. En l'absence du ministre Bachir Ismaël Ouédraogo, c'est son conseiller technique Souleymane Konate qui a présidé la cérémonie d'ouverture. Il a félicité l'ANEREE pour les actions mises en œuvre.

Souleymane Konaté , conseiller technique du ministre de l'énergie

Il a souligné des acquis comme le backup scolaire qui va permettre à plus de 5 000 ménages PMI\PME de bénéficier d'installations énergétiques à travers un crédit sur 3 ans à taux zéro. Il y a la formation de 5 000 jeunes aux métiers du solaires. Il a souhaité que cette édition des « 10 actions canicule » soit une réussite. Ce qui va sans doute permettre à tous les Burkinabè de bénéficier de l'électricité. L'activité est parrainée par Apollinaire Compaoré, le président du patronat burkinabè.

Dimitri OUEDRAOGO
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Assemblée nationale : Alassane Bala Sakandé invite les syndicats à se départir de toute logique de confrontation

Thu, 05/03/2020 - 12:06

Le mercredi 4 février 2020 à l'Assemblée nationale, s'est ouverte la première session ordinaire de l'année 2020, appelée « session des lois ». La cérémonie d'ouverture a connu la participation du Premier ministre Christophe Dabiré, de membres du gouvernement et du chef de file de l'opposition politique, Zéphirin Diabré. Le président de l'Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, dans son discours, a demandé aux Burkinabè de préserver la paix sociale.

L'ouverture de la session des lois, a rappelé Alassane Bala Sakandé, est marquée par un contexte international et national mouvementé. « Le contexte régional et national est marqué par des attaques terroristes, (…) la migration, les conflits intercommunautaires et tout ce qui est aux antipodes des droits humains et de la liberté des êtres à disposer d'eux-mêmes », a déclaré le président de l'Assemblée nationale.

Il s'est notamment attardé sur la situation conflictuelle dans la bande sahélienne, avec ses conséquences dommageables pour les habitants. Une violence qu'il a qualifiée de « digue sécuritaire de la région », avant de relater les divers efforts consentis sur le plan stratégique et politique par le G5 Sahel et ses partenaires pour y venir à bout. Selon lui, ces efforts ont besoin d'être soutenus par les partenaires du G5 Sahel. C'est pourquoi, il a invité les missions diplomatiques et consulaires à poursuivre les actions en faveur de la paix au Sahel.

Evoquant la situation humanitaire, Alassane Bala Sakandé a d'abord rappelé que le Burkina enregistre plus de 700 000 déplacés internes, notamment des femmes et des enfants. 120 centres de santé et 2 400 écoles sont fermés. Ce qui, selon lui, commande aux Burkinabè « un sursaut national, la résistance, la fraternité et l'unité ».

Cependant, regrette le président de l'Assemblée nationale, « c'est au moment où la nation a besoin de se rassembler que le front social est en ébullition ». Une situation qui trouve sa source dans l'annonce du gouvernement d'appliquer l'Impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) aux primes et indemnités des fonctionnaires. Bala Sakandé a rappelé que c'est une mesure qui a été inscrite dans la loi de finances depuis 2017. Il reconnaît que depuis toujours, la question fiscale constitue un point de discorde entre l'Etat et les contribuables. Mais, déplore-t-il, la forme de revendication des syndicats n'est pas républicaine.

Pour sortir de cette situation, le président du parlement burkinabè a invité le gouvernement à ouvrir le dialogue, et les syndicats à se départir de toute logique de confrontation.

Edouard Kamboissoa Samboé
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Association Iqra : Un forum national pour se pencher sur l'éducation dans les foyers coraniques

Thu, 05/03/2020 - 12:00

Le forum national sur l'éducation dans les foyers coraniques, initié par l'association Iqra, a ouvert ses travaux ce mercredi 4 mars 2020, au Centre Jean-Paul II de Ouagadougou. La cérémonie d'ouverture de ce forum placé sous le thème « Contribution de l'alphabétisation en ajami dans les foyers coraniques au rehaussement du taux de scolarisation et à la promotion de la paix au Burkina Faso », a été présidée par l'ambassadeur des Etats-Unis au Burkina, Andrew Young, et le directeur de cabinet du ministre en charge de l'Education nationale, Adama Bologo.

Se pencher sur la problématique de l'éducation dans les foyers coraniques afin d'offrir une éducation de qualité aux apprenants. C'est l'objectif poursuivi par l'association Iqra à travers ce forum national. Cette rencontre servira de tribune pour mieux informer les participants sur la situation des foyers coraniques et récolter leurs contributions.

En effet, au cours des travaux, les participants, à travers des panels, des communications et des travaux de groupes, vont faire des propositions afin de permettre aux acteurs d'améliorer leurs interventions en faveur des foyers coraniques.

« Nous voulons, à travers ce forum, amener les acteurs à regarder dans la même direction pour capitaliser les expériences afin de mettre en place un référentiel dans l'intervention des foyers coraniques », a situé Hawa Bissiri, la coordonnatrice de l'association Iqra.

Hawa Bissiri, la coordonnatrice de l'association Iqra

Selon un recensement effectué par le Cercle d'études, de recherches et de formation islamique (CERFI), le Burkina Faso compte 7 502 foyers coraniques fréquentés par 149 000 enfants. L'association Iqra, à travers l'alphabétisation en ajami, c'est-à-dire la transcription des langues locales en alphabet arabe, a contribué à alphabétiser 1 700 apprenants. L'association a également introduit d'autres modules dans la formation des apprenants des foyers coraniques, tels que l'enseignement sur les valeurs de paix, de non-violence et de citoyenneté.

Des participants

Pour Adama Bologo, directeur de cabinet du ministre en charge de l'Education nationale, représentant le ministre, « l'éducation doit prendre en compte tous les enfants, même ceux qui se trouvent dans les foyers coraniques. Et le ministère va continuer d'œuvrer pour leur offrir une éducation de qualité afin qu'ils puissent se prendre en charge demain ».

Adama Bologo, directeur de cabinet du ministre en charge de l'éducation, représentant le ministre

Cette rencontre constitue aussi le lieu pour l'association d'interpeller et de mobiliser les partenaires sociaux à encore entreprendre des actions en matière d'éducation afin d'offrir aux apprenants des formations de qualité. Pour l'association Iqra, la mobilisation de tous les acteurs permettra, au bout du processus, la structuration des foyers coraniques. Cette structuration permettra à l'Etat de mieux intervenir dans les foyers coraniques.

Andrew Young, ambassadeur des États-Unis au Burkina Faso

« Nous sommes réunis pour soutenir un programme qui s'appelle ‘‘Seconde chance'', qui est une opportunité pour encourager le développement de la population burkinabè à travers l'éducation, et surtout ceux qui n'ont pas beaucoup de privilège », a déclaré Andrew Young, ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso.
Créée en 2010, l'association Iqra, ONG à but non-lucratif, a pour ambition de contribuer à l'instauration d'une paix et d'un développement socio-économique et culturel durable au Burkina Faso.

Issoufou Ouédraogo
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SONABEL : Un court-circuit survenu dans les installations électriques de la Centrale de Kossodo a privé certaines Zones de la ville de Ouagadougou d'électricité

Thu, 05/03/2020 - 10:00

Depuis ce matin à 9heures certaines Zones de la ville de Ouagadougou notamment, Tanghin, Somgadé, Kossodo, Zone du Bois, Nioko, Wayalghin, Bendogo, Dassasgo et Loumbila sont privés d'électricité.

Cette interruption de la fourniture d'électricité est consécutive à court-circuit survenu dans les installations électriques de la Centrale de Kossodo d'où partent les départs qui alimentent ces quartiers.

Les techniciens de la SONABEL sont en ce moment mobilisés sur le site où ils s'attèlent à la réparation de la panne pour reprendre l'ensemble des clients concernés par la coupure.
Toutes nos excuses pour les désagréments.

Le Département Communication et Relations Publiques

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Construction des routes : Une bonne chose, mais pourvu que les travaux soient de qualité

Thu, 05/03/2020 - 09:30

Le Burkina Faso est aujourd'hui un vaste chantier. Partout, en ville comme en campagne, des voies sont en train d'être construites. Ceci, pour désenclaver le pays et fluidifier la circulation. Cela est une bonne chose car comme on le dit si bien, la route du développement passe par le développement de la route. Seulement, il faudrait que ces travaux soient de qualité.

Le gouvernement burkinabè semble obéir à cette injonction qui veut que la route du développement passe par le développement de la route. Depuis un moment, l'actualité est marquée par des inaugurations et des lancements de constructions de routes. Le dernier en date, c'est le lancement de la réhabilitation de la route nationale 22, Ouagadougou-Kongoussi. C'était le lundi, 03 février 2020.

Ces réalisations déjà finies, en cours et à venir constituent de belles choses. Avec ces routes, le pays sera désenclavé. Les producteurs pourront écouler leurs produits facilement. Les transporteurs pourront aller plus facilement un peu partout. Les accidents vont diminuer. Les routes bitumées ont un effet positif sur l'amortissement des véhicules et autres moyens de déplacement. En gros, les bonnes routes rapprochent les villes des campagnes.

On est tous donc unanimes que les chantiers que nous voyons partout méritent des salutations. Seulement, une chose est de construire les routes, une autre est qu'elles soient de qualité. Pour la route de Kongoussi, son bitumage date seulement de 2007. Malheureusement, elle a commencé à se dégrader au bout de cinq ans. Ce qui veut dire que quelque part, il y a des normes qui n'ont pas été respectées. Il y a des routes au Burkina Faso qui sont comme biodégradables. A peine construites, elles commencent à se détériorer aux premières pluies. Aujourd'hui, ce qui est important, c'est de faire en sorte que les travaux soient de qualité. Puisque c'est l'argent du contribuable qui est mis en jeu.

Il ne faudrait pas qu'on bitume une voie aujourd'hui pour qu'une voie rouge lui soit préférable le lendemain. La plupart du temps, ces routes mêmes sont faites avec des prêts contractés par l'Etat. Ce qui veut dire qu'il y a des moments où l'on n'a même pas encore fini de solder la dette que la route est détériorée. Il faut donc prendre un autre prêt pour la réhabilitation. Dans les faits, il y a des services qui font le contrôle. Seulement, à l'arrivée, on a l'impression que c'était juste pour la forme. Pour les routes, on parle même de la responsabilité décennale de l'entrepreneur. Ce qui veut dire que si avant 10 ans, la route présente des anomalies, c'est à l'entrepreneur de la réparer.

En ces temps où l'argent se fait rare comme les larmes d'un chien, il serait judicieux que les deniers publics soient plus que bien gérés. S'il y a des entrepreneurs ou des gens qui ne font pas leur travail, ils doivent être sanctionnés. Les investissements sur les routes se chiffrent à des milliards. Il faudrait qu'à travers les réalisations, les citoyens burkinabè soient fiers d'avoir contribué. Seule la bonne gestion de la chose publique peut encourager le citoyen à faire des sacrifices. Vivement donc que les différents travaux ne soient pas bâclés à cause des « Je retiens ».

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

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