Une soirée festive a été organisée dimanche 27 septembre 2026 à Pobè autour de la remise officielle du gain à Etienne ADJAÏ, heureux bénéficiaire d'un chèque de 22 997 550 FCFA.
Devant le palais royal de Pobè, l'motion était au rendez-vous ce dimanche 27 septembre 2026. Au cœur d'une soirée organisée par la Loterie Nationale du Bénin (LNB S.A.), Etienne ADJAÏ a reçu officiellement un chèque de 22 997 550 FCFA.
De l'incrédulité à la confirmation
Etienne ADJAÏ se souvient encore de sa réaction lorsqu'il a appris qu'il avait remporté cette importante somme. La nouvelle, explique-t-il, a d'abord été difficile à croire. Même son passage à la Direction générale de la LNB S.A. n'a pas immédiatement dissipé son étonnement. Il a fallu la confirmation officielle de la Loterie pour qu'il mesure véritablement la réalité de son gain. A partir de cet instant, l'incrédulité a laissé place à la joie. Une expérience qu'il considère désormais comme un moment particulier de son parcours.
Une soirée entre célébration et proximité
Pour la LNB S.A., la remise du chèque a également été l'occasion de réunir les populations autour d'un moment festif. Jeux, animations, distribution de lots et prestations artistiques ont rythmé la soirée organisée devant le palais royal.
Plusieurs artistes en herbe se sont produits sur scène, tandis que Dossi la Princesse a également assuré une prestation. Le public, venu nombreux, a participé à l'ambiance de cette soirée consacrée à la célébration du gagnant.
Empêché, le Directeur général de la LNB S.A. était représenté par le chef de l'agence LNB de Porto-Novo.
À l'issue de la cérémonie, Etienne ADJAÏ a invité les populations à continuer à faire confiance aux produits de la LNB S.A. et à participer aux différents jeux proposés, dans le respect des règles établies.
Plus de 950 grammes de chanvre indien ont été saisis dimanche 27 septembre 2026 à Vodjè Gbadji, à Cotonou.
Deux individus, soupçonnés de détenir et de commercialiser la drogue, ont été interpellés dimanche 27 septembre 2026 par les éléments du commissariat du 11e arrondissement de Cotonou.
L'opération, menée vers 17 heures sur la base de renseignements.
Les deux présumés dealers étaient en possession de plus de 950 grammes de chanvre indien, selon la Police républicaine. Les suspects ont indiqué aux enquêteurs l'identité de leur fournisseur présumé, un individu connu sous le surnom de « Pahou Ton » et résidant à Pahou.
Ce dernier fait désormais l'objet de recherches.
M. M.
LES RÉSULTATS LOTO FORTUNE SONT LÀ !
TIRAGE N°155/26
Lundi 28 septembre 2026 (18H)
78 • 67 • 16 • 74 • 65
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Ce lundi 28 septembre 2026, la salle de conférence de la mairie de Bama a abrité la cérémonie de remise officielle d'Attestations de possession foncière rurale (APFR) à près de 34 femmes de la commune. Portée par un consortium d'organisations sous la houlette de l'Observatoire national du foncier au Burkina Faso (ONF-BF), cette initiative marque une avancée historique pour l'autonomisation des femmes et la sécurisation des terres rurales.
C'est un pas de géant qui vient d'être franchi. Près de 34 femmes de la localité ont reçu des mains des autorités communales et des partenaires au développement leurs Attestations de possession foncière rurale (APFR). Un document officiel qui leur garantit désormais la pleine propriété juridique de leurs terres agricoles, une avancée cruciale dans un contexte coutumier où l'accès des femmes à la terre demeure historiquement précaire.
Issifou Ganou secrétaire exécutif de ONF BFUn projet ambitieux financé par le Royaume des Pays-Bas
Cette cérémonie concrétise les résultats du Projet de renforcement de la gouvernance foncière pour la sécurité alimentaire au Burkina Faso. Mis en œuvre conjointement par l'Observatoire national du foncier au Burkina Faso (ONF-BF), l'ONG Nitidae et OXFAM-BF, ce projet bénéficie du soutien financier du ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas, à travers l'Agence néerlandaise de développement (RVO). Conduite par le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Bama, représentant pour l'occasion l'ambassadeur des Pays-Bas au Burkina Faso Félix Baye, la cérémonie s'est déroulée en présence du secrétaire exécutif de l'ONF-BF Issifou Ganou ainsi que des représentants des organisations partenaires.
Le PDS de Bama Félix Baye"Un acte très fort" face à la pression foncière
Prenant la parole, le PDS de la commune de Bama n'a pas caché sa satisfaction face à l'aboutissement de cette initiative. « Nous venons de poser un acte très fort », a-t-il reconnu avant de souligner la rareté d'une telle démarche à l'endroit des femmes. « Dans nos sociétés, les difficultés pour les femmes d'avoir accès à la terre, et plus encore d'avoir un document qui sécurise leur terrain, sont réelles. C'est vraiment rare. Nous avons franchi un cap très important », a-t-il salué. Il laisse entendre que la commune de Bama, zone agricole à fort potentiel, fait face ces dernières années à une spéculation foncière grandissante. Le premier responsable de la commune a tenu à mettre en garde contre les ventes anarchiques de terres : « Bama est une zone d'attraction où les gens s'adonnent à la vente des terres, transformant le foncier en simple source de revenus. Résultat : les terres cultivables se réduisent, alors que ce sont nos mamans et nos femmes qui produisent pour nourrir nos familles », s'est-il offusqué.
L'autorité communale a ainsi lancé un appel vibrant aux propriétaires terriens et aux chefs coutumiers pour préserver le patrimoine agricole et faciliter la sécurisation des parcelles octroyées aux femmes.
Le PDS remettant une attestation à une bénéficiaire.De la sécurité foncière à l'émancipation économique
Pour le secrétaire exécutif de l'ONF-BF, Issifou Ganou, la remise de ces 34 APFR à Bama est le fruit d'un travail de terrain rigoureux et d'un terrain politique et social particulièrement propice. « C'est un grand merci que nous adressons à l'ambassade des Pays-Bas et à RVO. C'est une grande note de satisfaction de voir que ce sont exclusivement des femmes que nous avons magnifiées ce soir », a-t-il félicité. Au-delà de la protection contre les spoliations, l'acquisition de l'APFR ouvre des perspectives économiques inédites pour ces productrices. Ce titre de propriété lui permet notamment l'accès au crédit bancaire. « Les attestations peuvent servir de garanties financières auprès des banques, des caisses populaires et des institutions de microfinance pour obtenir des prêts et investir », a souligné le secrétaire exécutif de ONF-BF. Il estime que, sécurisées sur leurs terres, les femmes peuvent investir durablement dans des infrastructures agricoles (irrigation, arboriculture, intrants) et de nombreux programmes d'appui privilégient désormais les exploitants disposant de titres fonciers sécurisés.
Les bénéficiaires en attente de leur APFRBien que le présent projet touche à sa fin, les acteurs se veulent rassurants quant à la pérennité des actions. Le projet est intervenu au total dans 10 communes de la région, dont 6 dans le Guiriko (Satiri, Karangasso-Vigué, Karangasso-Sambla, Péni, Toussiana). Dans ces localités, de nombreuses APFR familiales ont été établies pour garantir la paix sociale et la stabilité des exploitations. Il souhaite un bon usage pour ces femmes, qu'elles puissent garder jalousement ces documents, qu'elles puissent les utiliser pour obtenir des prêts afin d'améliorer leur système de production.
Un second programme financé par la RVO est d'ores et déjà en préparation pour prendre la relève et étendre ces acquis à d'autres contrées du pays. En quittant la cour de la mairie, le sourire radieux des 34 récipiendaires témoignait d'une certitude retrouvée : désormais, sur la terre qu'elles cultivent, ces femmes de Bama sont bel et bien chez elles.
Une photo de famille pour immortaliser la cérémonieAu nom des bénéficiaires, Dokalo Sanata Sanou a exprimé sa joie pour l'obtention de ce document. Elle assure que ce sésame précieux leur sera d'une importance capitale. Elle a tenu à remercier les initiateurs du projet et souhaité sa pérennisation pour le bonheur des populations.
Djaryigo Diarra
Lefaso.net
L'école primaire publique de Bendogo A, à Ouagadougou, bénéficiera d'un forage équipé et d'un kit complet de jardinage. Les travaux ont été lancés le jeudi 24 septembre 2026 par Africa Global Logistics (AGL) et sa filiale SITARAIL, dans le cadre de la journée de la solidarité. À travers cette initiative, les deux entreprises entendent contribuer à l'amélioration de l'accès à l'eau, du cadre scolaire et des activités éducatives.
L'école primaire publique de Bendogo A, à Ouagadougou, devrait bientôt disposer d'un nouvel équipement pour améliorer son accès à l'eau et développer des activités agricoles à vocation éducative. Le jeudi 24 septembre 2026, Africa Global Logistics (AGL), à travers sa filiale SITARAIL, y a procédé au lancement des travaux de réalisation d'un forage équipé, avec la mise à disposition d'un kit complet de jardinage.
L'initiative intervient dans le cadre de la journée de la solidarité du groupe AGL, consacrée cette année à l'éducation au Burkina Faso à travers le projet « École prospère ». Au-delà de l'accès à l'eau potable, le projet entend agir sur plusieurs aspects de la vie scolaire. La réalisation du forage doit contribuer à résoudre les difficultés rencontrées par l'établissement dans l'approvisionnement en eau. Le matériel de jardinage, quant à lui, doit permettre aux élèves et à l'école de développer des activités agricoles et éducatives. L'objectif affiché par les initiateurs est également d'améliorer l'environnement de l'établissement, notamment à travers l'embellissement et l'assainissement du cadre scolaire.
Pour la communauté éducative de Bendogo A, l'arrivée de ce forage répond à un besoin concret. L'eau potable représente en effet un enjeu important dans le fonctionnement d'un établissement scolaire et dans les conditions de vie des élèves.
La directrice de l'école primaire publique de Bendogo A, Rasmata Sawadogo, a exprimé sa profonde gratitude aux donateursLa cérémonie de lancement des travaux a réuni plusieurs acteurs, notamment les responsables de l'éducation, les représentants d'AGL et de SITARAIL, les autorités coutumières ainsi que la communauté éducative de l'école.
Au nom du personnel, du conseil d'école et des élèves, la directrice de l'école primaire publique de Bendogo A, Rasmata Sawadogo, a exprimé sa profonde gratitude aux donateurs. Elle considère que l'intervention des deux entreprises ne saurait être réduite à la construction d'un simple point d'eau. « Nous célébrons plus qu'un forage, c'est pour célébrer la vie, l'espoir de l'école burkinabè », a-t-elle déclaré.
La responsable de l'établissement scolaire a expliqué que le nouvel équipement devrait mettre un terme aux difficultés liées à l'accès à l'eau dans l'école. Elle a également insisté sur la portée du kit de jardinage qui accompagne le forage.
L'équipement doit en effet permettre à l'établissement d'initier ou de renforcer des activités agricoles à caractère éducatif. « Ce forage sera également le cœur battant de notre futur projet agricole grâce au kit de jardin que vous nous offrez », a-t-elle ajouté. Rasmata Sawadogo a, par ailleurs, salué l'engagement de SITARAIL et d'AGL en faveur de la jeunesse.
Pour la représentante du ministre de l'enseignement de base, Adjarata Sawadogo, l'initiative rejoint les priorités du départementL'action menée à Bendogo A a également reçu l'appréciation des responsables de l'éducation. Représentant le ministre de l'enseignement de base, de l'alphabétisation et de la promotion des langues nationales, la directrice régionale de l'éducation préscolaire, primaire et non formelle du Kadiogo, Adjarata Sawadogo, a estimé que l'initiative rejoint les priorités du département. Elle a rappelé que la recherche d'une éducation de qualité ne dépend pas uniquement des apprentissages dispensés en classe. Elle exige également des équipements appropriés et des conditions favorisant l'épanouissement des étudiants dans leur cadre éducatif. C'est en ce sens qu'elle a applaudi l'engagement du secteur privé à améliorer les conditions d'accueil et d'enseignement au sein des établissements.
Pour la représentante du ministre, les deux volets du projet que sont le forage et le jardin scolaire s'inscrivent dans l'initiative nationale « Zéro école sans eau ni latrines ».
La disponibilité de ces infrastructures devrait notamment contribuer à améliorer les conditions d'hygiène, la santé et le confort des élèves. Adjarata Sawadogo a toutefois appelé les bénéficiaires à assurer la préservation des équipements réalisés, afin que ceux-ci puissent être utilisés durablement et profiter également aux générations futures.
Touwendé Joachim Ouédraogo a rappelé que la Journée de la solidarité est organisée chaque année par le groupe dans plusieurs paysDu côté des donateurs AGL et de SITARAIL, l'action de Bendogo A s'inscrit dans une démarche plus large. Le directeur général adjoint d'AGL, Touwendé Joachim Ouédraogo, a rappelé que la ournée de la solidarité est organisée chaque année par le groupe dans plusieurs pays. Pour l'édition 2026, l'éducation a été retenue comme domaine d'intervention au Burkina Faso. L'initiative est portée à travers le projet « École prospère ».
Selon le responsable, cette orientation vise à dépasser le cadre d'un don ponctuel. Les actions entreprises dans ce contexte doivent plutôt permettre de produire des effets durables au bénéfice des communautés. À Bendogo A, cette volonté se traduit concrètement par deux réalisations : un forage équipé et un kit complet de jardinage.
Le premier doit faciliter l'accès à l'eau au sein de l'établissement. Le second doit offrir aux élèves la possibilité de participer à des activités de jardinage scolaire. À travers ces activités, AGL entend également promouvoir l'éducation environnementale et la responsabilisation des apprenants. L'amélioration du cadre de vie scolaire figure également parmi les objectifs poursuivis par le projet.
Ainsi, à travers cette initiative, AGL et SITARAIL associent l'amélioration des infrastructures scolaires à des activités susceptibles de renforcer la sensibilisation des élèves à l'environnement et leur participation à la vie de l'établissement.
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Photos : Burkina 24
Orezone Bomboré SA a lancé, lundi 28 septembre 2026, la deuxième édition de son programme d'incubation de jeunes talents, Tinbo. Après une première phase ayant permis à 25 jeunes de faire leurs premiers pas dans le monde professionnel minier, la deuxième édition accueille 34 bénéficiaires. Pendant 18 mois, ces jeunes seront appelés à renforcer leurs compétences et à se familiariser avec les exigences du secteur minier.
Le passage de l'université au monde professionnel constitue souvent une étape délicate pour les jeunes diplômés. Entre les connaissances acquises sur les bancs et les réalités du terrain, il existe parfois un écart que les stages et les expériences pratiques permettent de réduire. C'est dans cette perspective qu'Orezone Bomboré SA a mis en place le programme Tinbo, destiné à offrir à de jeunes talents une immersion professionnelle au sein de la société minière.
La deuxième phase du programme a été officiellement lancée ce lundi 28 septembre 2026, en présence de représentants de l'université Joseph-Ki-Zerbo, du ministère de l'Énergie, des mines et des carrières, d'Orezone Bomboré SA, ainsi que des partenaires du programme. Tinbo 2 qui s'étend sur une période de 18 mois, comprenant six mois de stage et douze mois d'apprentissage au sein de la société. L'objectif est de permettre aux bénéficiaires de développer leurs compétences, d'acquérir une expérience pratique et de mieux comprendre les exigences du monde professionnel, particulièrement dans un secteur où les questions de sécurité, de performance et de respect des normes occupent une place importante.
De 25 jeunes lors de la première phase à 34 pour Tinbo 2
Pour Orezone Bomboré SA, cette deuxième édition s'inscrit dans la continuité d'une première expérience jugée encourageante. Lors de la première phase, 25 jeunes avaient été recrutés. Selon les responsables du programme, un seul bénéficiaire n'a pas pu passer les examens finaux. Un autre a, au cours du parcours, obtenu une opportunité professionnelle dans une autre mine et y a été recruté.
À l'arrivée, 24 jeunes sont donc restés au terme de cette première expérience. Pour cette deuxième phase, l'effectif a été porté à 34 bénéficiaires.
En livrant le discours du directeur général d'Orezone Bomboré SA, Frédéric Toé a rappelé la philosophie qui sous-tend cette initiative. Il a insisté sur l'importance de la formation et de la préparation professionnelle de la jeunesse, notamment dans un secteur minier qui a besoin de compétences nationales. « La véritable richesse de notre secteur minier ne réside pas uniquement dans les ressources de notre sol, mais surtout dans les compétences des femmes et des hommes qui les exploitent », a-t-il déclaré.
Pour le représentant du directeur général, Tinbo 2 constitue ainsi une nouvelle étape dans l'engagement de l'entreprise en faveur de la jeunesse. À travers les 18 mois de formation et d'immersion, Orezone entend donner aux bénéficiaires les moyens de renforcer leurs compétences et de se confronter aux réalités du travail. « Notre ambition est simple : contribuer à former une nouvelle génération de professionnels qualifiés, capables de répondre aux besoins de notre industrie et de participer activement au développement de notre pays », a expliqué Frédéric Toé.
Le secrétaire permanent du contenu local de la Commission des investissements au ministère de l'Énergie, des mines et des carrières, Zéphirin Zongo, a appelé les bénéficiaires de Tinbo 2 à prendre pleinement la mesure de l'opportunité qui leur est offertAux jeunes bénéficiaires, il a demandé de considérer cette opportunité comme un engagement personnel. Sérieux, discipline, curiosité et respect des règles de sécurité devront, selon lui, accompagner leur parcours. L'entreprise entend également jouer un rôle actif dans cette transmission des compétences. « Notre responsabilité ne se limite pas à accueillir ces jeunes. Nous devons leur transmettre notre savoir-faire, les accompagner et leur donner les moyens de développer pleinement leur potentiel », a-t-il souligné.
« La mine est un milieu pour les hommes et pour les femmes »
Pour mesurer concrètement ce que peut représenter une telle immersion, le témoignage d'une bénéficiaire de la première édition apporte un éclairage particulier. Dorcas Soulama a effectué son parcours au département de la santé et de la sécurité au travail.
Son entrée dans le programme est partie d'une simple annonce partagée dans un groupe avec ses camarades de classe. Elle décide alors de tenter sa chance, malgré une représentation qu'elle dit avoir eue du milieu minier. « Au début, je me disais que pour travailler dans une mine, il faut connaître quelqu'un avant de postuler. Mais j'ai tenté quand même ma chance et puis j'ai été retenue », raconte-t-elle. Son expérience lui a permis de découvrir de manière concrète les différentes dimensions de la santé et de la sécurité au travail. Elle cite notamment l'inspection des lieux de travail et des équipements, le contrôle du port des équipements de protection individuelle par les travailleurs ainsi que les séances d'induction destinées à rappeler les règles de santé et de sécurité. « S'assurer que le personnel est en sécurité, qu'il porte bien les équipements de protection individuels, faire des inductions de santé et sécurité pour rappeler toujours que la santé et la sécurité sont une responsabilité de tous », détaille-t-elle. Au-delà des connaissances techniques, cette expérience lui a surtout permis de se confronter aux réalités d'un environnement professionnel qu'elle ne connaissait pas auparavant. Elle garde ainsi de son passage chez Orezone le sentiment d'avoir bénéficié d'une véritable opportunité. « Je remercie Orezone pour la chance qu'ils m'ont accordée. Déjà que je ne connaissais pas quelqu'un, mais que j'ai pu quand même y adhérer », confie-t-elle.
Les incubés du programme 1 ont reçu leurs attestationsSon témoignage porte également sur la place des femmes dans l'industrie minière. Pour Dorcas Soulama, l'idée selon laquelle la mine serait un univers réservé aux hommes relève de préjugés qui peuvent être dépassés par l'expérience. « Le fait de dire que la mine n'est pas faite pour les filles et les femmes, ce sont des préjugés. Il faut entrer pour comprendre en fait, c'est un milieu pour les hommes et pour les femmes aussi », estime-t-elle. Elle encourage ainsi les jeunes femmes à ne pas s'autocensurer lorsqu'elles souhaitent intégrer ce secteur. Pour elle, le dynamisme, le respect et l'engagement constituent des qualités essentielles pour évoluer dans cet environnement. Le témoignage de cette ancienne bénéficiaire illustre l'un des objectifs poursuivis par Tinbo : permettre à des jeunes de franchir le pas entre leur formation et la réalité professionnelle, mais aussi de découvrir des métiers et des environnements auxquels ils ne pensent pas nécessairement avant leur immersion.
L'État appelle les entreprises à « former la jeunesse »
Présent à la cérémonie, le secrétaire permanent du contenu local de la Commission des investissements au ministère de l'Énergie, des mines et des carrières, Zéphirin Zongo, représentait le ministre Yacouba Zabré Gouba. Il a appelé les bénéficiaires de Tinbo 2 à prendre pleinement la mesure de l'opportunité qui leur est offerte. « Cette opportunité qui vous est offerte est très importante, mais sa réussite dépendra en partie de votre engagement personnel », a-t-il déclaré, avant d'inviter les jeunes à faire preuve « d'assiduité, de discipline, de curiosité, d'humilité et de professionnalisme ».
Pour le représentant du ministre, le secteur minier moderne ne recherche pas uniquement des diplômés. Il a besoin de professionnels capables de s'adapter, d'innover et de respecter les exigences liées notamment à la sécurité, à l'environnement et à la performance. Il a donc exhorté les bénéficiaires à apprendre auprès de leurs encadreurs, à respecter les règles de santé et de sécurité et à cultiver le goût du travail bien fait. « Vous êtes les cadres, les ingénieurs, les techniciens et les décideurs du secteur minier de demain au Burkina Faso », a-t-il lancé aux jeunes. Le secrétaire permanent a également adressé un appel aux entreprises minières et à leurs partenaires. Il les a invités à ouvrir davantage leurs portes aux jeunes, à leur offrir un encadrement de qualité et à leur transmettre leur savoir-faire.
Frédéric Toé a insisté sur l'importance de la formation et de la préparation professionnelle de la jeunesse, notamment dans un secteur minier qui a besoin de compétences nationales« Formez notre jeunesse. Ce n'est pas seulement une responsabilité sociale, c'est un investissement stratégique dans l'avenir de l'entreprise », a-t-il insisté. Il a par ailleurs salué l'engagement de Orezone Bomboré SA et souligné l'importance d'une collaboration entre l'État, les entreprises, les établissements d'enseignement, les formateurs et les autres partenaires pour renforcer les compétences nationales.
De son côté, le Dr Salifou Rouamba, représentant le président de l'université Joseph-Ki-Zerbo, s'est réjoui de l'accueil réservé à cette initiative. « Nous sommes très heureux de vous recevoir et nous souhaitons que cette journée soit pleine, fructueuse au bénéfice de tous les jeunes du Burkina Faso », a-t-il déclaré.
Pour Orezone, cette deuxième phase constitue également la poursuite d'une démarche visant à rapprocher davantage la jeunesse du monde minier et à contribuer au développement des compétences nécessaires à l'industrie. Le parcours des bénéficiaires de la première édition, dont celui de Dorcas Soulama, montre déjà comment une candidature peut ouvrir la voie à une première expérience professionnelle dans un secteur que certains jeunes considèrent encore comme difficilement accessible.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Le Comité national d'organisation de la 21ᵉ édition de la Semaine du numérique a été officiellement installé ce lundi 28 septembre 2026 à Ouagadougou.
À moins de deux mois de l'événement, prévu du 17 au 21 novembre 2026, les organisateurs ont affiché leur ambition qui est de capitaliser sur les acquis des éditions précédentes et placer la souveraineté technologique, la sécurité et l'inclusion au cœur des réflexions.
Présidée par le Dr Jonas Somé, la nouvelle équipe d'organisation aura la responsabilité de préparer cette 21ᵉ édition dans un contexte où le numérique occupe une place croissante dans les politiques publiques et le développement socio-économique du Burkina Faso.
À l'issue de son installation, le président du Comité national d'organisation, Dr Jonas Somé, a présenté la planification comme l'une des principales priorités de son équipe, rappelant qu'il reste environ six semaines avant l'ouverture de la manifestation. Pour lui, cette contrainte impose une organisation rigoureuse et une anticipation maximale afin de limiter les risques d'improvisation.
L'objectif affiché est de maintenir, voire de renforcer, le niveau atteint lors de la 20ᵉ édition.
« Notre mission en tant que comité d'organisation, c'est de pouvoir organiser cette 21ᵉ édition pour qu'elle soit au minimum au même niveau que la 20ᵉ édition », a déclaré Dr Somé.
La qualité du contenu constituera un autre chantier prioritaire. Le président du comité entend notamment veiller au respect du cahier des charges et à la pertinence des activités proposées autour du thème de cette édition. En effet, cette 21ᵉ édition se tiendra autour du thème : « Souveraineté technologique, accélérer la transformation digitale sécurisée et inclusive ».
Le comité installé ambitionne de capitaliser les acquis des éditions précédentes et placer la souveraineté technologique, la sécurité et l'inclusion au cœur des réflexionsPour la ministre en charge de la transition digitale, Dr Aminata Zerbo/Sabané, ce choix répond à des enjeux majeurs liés à l'accélération de la transformation numérique.
La ministre a particulièrement insisté sur la nécessité d'intégrer la sécurité au processus de transformation digitale. Selon elle, l'essor des usages numériques doit s'accompagner de mesures permettant de protéger les infrastructures et les utilisateurs.
L'autre dimension mise en avant est celle de l'inclusion numérique. La ministre a reconnu que l'accès aux services numériques reste encore inégal au Burkina Faso, en raison notamment de contraintes liées à la couverture, aux infrastructures, à l'alphabétisation ou encore aux langues.
L'ambition affichée est donc de faire du numérique un outil accessible au plus grand nombre, indépendamment du lieu de résidence ou des contraintes auxquelles les populations sont confrontées.
L'une des innovations également annoncées pour cette édition concerne la mise en valeur des solutions numériques endogènes.
Selon Dr Jonas Somé, les entreprises seront notamment invitées à présenter les solutions qu'elles ont développées.
L'objectif est de donner davantage de visibilité aux innovations produites localement et de favoriser leur découverte par les participants.
Cette orientation s'inscrit dans la logique du thème de la 21ᵉ édition, consacré à la souveraineté technologique. Le comité entend également renforcer le volet formation. Des améliorations sont annoncées dans les parcours de formation proposés au public afin d'aller plus loin que les dispositifs des précédentes éditions.
L'objectif du nouveau bureau est de maintenir, voire de renforcer, le niveau atteint lors de la 20ᵉ éditionD'autres innovations devraient concerner l'organisation pratique de l'événement, notamment les parcours de visite, les modalités d'entrée, la traçabilité des visiteurs et la sécurité.
Les organisateurs ont rappellé que la Semaine du numérique a déjà fait de l'innovation technologique l'un de ses principaux marqueurs. Lors de l'édition précédente, l'intelligence artificielle et la réalité augmentée avaient notamment été mises en avant.
Pour 2026, le comité veut s'appuyer sur ces acquis pour proposer de nouvelles expériences et davantage valoriser les solutions développées au Burkina Faso.
L'événement devrait ainsi continuer à jouer son rôle de plateforme de rencontres entre acteurs publics, entreprises, professionnels, jeunes, innovateurs et utilisateurs du numérique.
Le comité prévoit une forte mobilisation du public durant les cinq jours de la manifestation. Dr Jonas Somé estime que des milliers de visiteurs pourraient être enregistrés quotidiennement, avec un public qui ne se limite pas aux jeunes.
L'organisation de cette 21ᵉ édition repose sur une architecture comprenant plusieurs commissions spécialisées. Celles-ci couvrent notamment la coordination, le contenu thématique, les finances, la communication et l'animation, l'exposition, la formation et la mobilisation des acteurs, le protocole, la sécurité, les concours et la gestion des lauréats, le support technique, la logistique et le transport ainsi que le secrétariat. Cette organisation vise à répartir les responsabilités et à assurer le suivi des différentes dimensions de l'événement. La ministre a appelé les responsables de ces commissions à travailler de manière étroitement coordonnée et à ne pas attendre les réunions formelles pour faire remonter les difficultés.
Hanifa Koussoubé
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L'opérateur de téléphonie Moov Africa Burkina a organisé une conférence de presse ce lundi 28 septembre 2026 à Ouagadougou. Face aux journalistes, les responsables de l'entreprise ont présenté les offres spéciales lancées pour la rentrée scolaire.
Après des vacances scolaires marquées par le succès du programme Moov Holidays 2026, à travers lequel Moov Africa Burkina a occupé les jeunes avec diverses activités, notamment sportives, l'entreprise revient avec de nouvelles offres spécialement conçues pour la rentrée scolaire, intitulées « Moov Ta Rentrée 2026 ».
À travers cette campagne « Moov Ta Rentrée 2026 », Moov Africa Burkina propose des solutions généreuses et inédites, avec des offres et des services destinés à répondre aux besoins de sa clientèle. L'entreprise articule ainsi sa campagne autour de deux dimensions : un volet institutionnel et un volet commercial.
Moov Africa Burkina a présenté ses offres spéciales pour la rentrée à la presse.Sur le plan institutionnel, dans le cadre de sa responsabilité sociale, Moov Africa Burkina prévoit d'apporter un soutien aux établissements tout au long de l'année scolaire. Plusieurs activités sont prévues, parmi lesquelles une sensibilisation à un usage pédagogique, responsable et constructif des écrans, un appui conséquent aux collèges et lycées afin d'améliorer les conditions d'apprentissage, ainsi que l'octroi de bourses à des élèves méritants pour encourager la persévérance et l'accès aux études.
À travers le volet commercial, l'opérateur de téléphonie propose un forfait mobile combinant un volume conséquent de data et du temps d'appel, calibrés sur mesure pour répondre aux besoins de recherche et d'études. Moov Africa complète également son offre par une promotion Wi-Fi prépayée. Ainsi, pour toute nouvelle souscription, l'opérateur offre un mois d'abonnement gratuit ainsi que la gratuité des frais d'installation. Des avantages allant jusqu'à 10 % de remise sont également accordés sur les paiements des frais de scolarité et les achats de fournitures scolaires à travers Moov Money.
Mamadou Idogo, chef de département Marketing, Communication Produit & Digital.« À travers “Moov Ta Rentrée”, notre ambition est simple : accompagner les familles, les élèves et étudiants ainsi que le monde éducatif dans cette nouvelle étape, en mettant la connectivité et le numérique au service des usages du quotidien, de l'éducation et de la réussite », a déclaré Mamadou Idogo, chef de département Marketing, Communication Produit & Digital.
Selon lui, la campagne « Moov Ta Rentrée » traduit la volonté de proposer une rentrée placée sous le signe de la simplicité, de la générosité et de la proximité, tout en restant à l'écoute des besoins des clients et des réalités du marché.
Moov Africa Burkina a procédé à la présentation de son agence à Ouaga Mall.En plus de la présentation de ces nouvelles offres à la presse, Moov Africa Burkina a procédé à la présentation aux professionnels des médias son agence à Ouaga Mall. Selon les premiers responsables de l'entreprise de télécommunications, l'ouverture de cette agence répond à la volonté de la société de se rapprocher de la jeunesse, particulièrement présente dans ce type d'endroit.
L' agence de Ouaga Mall entend offrir sur place les mêmes services que les autres agences Moov Africa Burkina, avec une équipe disponible pour prendre en charge les besoins de la clientèle 7 jours sur 7 de 8h à 20h.
Jean Élysée Nikiéma
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La grande finale de la deuxième édition du concours national d'art oratoire patriotique Faso'Ora s'est tenue dans la soirée du dimanche 27 septembre 2026 à la Maison de la culture de Bobo-Dioulasso. Au terme d'une compétition âprement disputée, Eugène Tuina, représentant la région des Bankui, s'est hissé sur la plus haute marche du podium. La grande finale était placée sous le patronage du président de l'Assemblée législative du peuple, représenté à la cérémonie par son quatrième vice-président, Daouda Diallo.
Ils étaient quatre candidats à se disputer le titre de la deuxième édition de Faso'Ora. Sur la scène de la Maison de la culture de Bobo-Dioulasso, les représentants des Bankui, du Nakanbé, du Nazinon et de l'Oubri ont rivalisé d'éloquence, de conviction et de maîtrise oratoire pour tenter de séduire le jury et le public. Pour cette grande finale, les candidats ont été invités à développer leurs arguments autour du thème : « Pourquoi une transformation politique durable exige-t-elle une révolution économique et sociale profonde ? »
Eugène Tuina représentait les Bankui, Alice Yougbaré le Nakanbé, Ghislain Ouédraogo le Nazinon et Kadidiatou Diallo la région de l'Oubri. Chacun des finalistes a eu droit à deux passages sur scène. Le premier passage était consacré au thème central de cette édition. Les candidats devaient ainsi démontrer leur capacité à structurer leur pensée, à défendre une idée et à convaincre leur auditoire. Le second passage, consacré à l'improvisation, portait sur des paroles du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.
La finale de la compétition a connu une forte participation des acteursL'une des particularités de cette deuxième édition de Faso'Ora réside dans l'introduction d'un exercice en langue nationale. À l'issue de leur prestation, chaque candidat devait résumer son intervention dans sa langue maternelle. Cette innovation entend valoriser les langues nationales tout en permettant aux candidats de montrer leur capacité à adapter leur message à différents publics. Après le passage des quatre finalistes, le jury a finalement retenu Eugène Tuina comme lauréat de cette deuxième édition. Le candidat des Bankui devance Ghislain Ouédraogo du Nazinon, classé deuxième, Alice Yougbaré du Nakanbé, troisième, et Kadidiatou Diallo de l'Oubri, quatrième.
Eugène Tuina : « Le secret, c'était la constance et le travail »
Pour Eugène Tuina, ce sacre intervient au terme d'un parcours marqué par l'engagement et la persévérance. Étudiant en master de sémiotique et stratégie à l'université Joseph Ki-Zerbo, le représentant des Bankui dit mesurer pleinement la portée de cette victoire. « Un grand sentiment de satisfaction, parce que ce n'était pas évident. Pour cette dernière phase, j'étais vraiment fatigué », a-t-il confié à l'issue de la finale.
Eugène Tuina, représentant la région des Bankui, s'est hissé sur la plus haute marche du podiumAu-delà de la victoire, le lauréat considère ce sacre comme particulièrement symbolique, puisqu'il marque, selon lui, la fin de sa carrière dans les compétitions d'art oratoire. « C'est ma dernière compétition dans ma carrière d'art oratoire, et terminer couronné champion d'une telle grande compétition, vraiment, il n'y a pas suffisamment de mots », a-t-il déclaré, avant d'exprimer sa reconnaissance à tous ceux qui l'ont accompagné ainsi qu'à Dieu.
Interrogé sur le secret de sa réussite, Eugène Tuina est catégorique : « Le secret, c'était la constance et le travail. Le travail et la constance, il n'y a pas autre chose ». Même dans les moments de fatigue et de doute, explique-t-il, la pensée de ceux qui comptaient sur lui a permis de poursuivre ses efforts et de donner le meilleur de lui-même.
Désormais, le jeune orateur entend mettre son expérience au service de la relève. Il envisage notamment de créer une structure de formation en art oratoire et en leadership. « Je compte aussi ouvrir une structure de formation en art oratoire et leadership, afin de permettre à ceux qui veulent se lancer dans le domaine d'avoir quelqu'un pour les guider », a-t-il annoncé.
Une ambition qui découle de sa propre expérience. Ayant débuté sans coach, Eugène Tuina dit connaître les difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes qui souhaitent se former dans ce domaine. Il entend donc transmettre son savoir-faire pour permettre à d'autres de progresser, voire de « se hisser au-dessus » de lui.
Le vainqueur reçoit ses prix des mains du 4ᵉ vice-président de l'Assemblée législative du peuple, Daouda DialloUn sacre récompensé
En décrochant la première place, Eugène Tuina repart avec le trophée de Faso'Ora, une récompense financière de 2 millions de francs CFA, une moto-scooter, ainsi qu'un fonds entrepreneurial d'une valeur de 3 millions de francs CFA. Pour Bienvenue Hounkponou, directeur général de la télévision C360, organisatrice du concours, cette deuxième édition constitue un pari réussi. « Absolument, le pari est gagné. Nous avons vu l'engouement qui s'est exprimé », a-t-il laissé entendre, estimant que le résultat obtenu à Bobo-Dioulasso confirme la vocation nationale de Faso'Ora.
Le directeur général de C360 souligne notamment la diversité géographique des lauréats. Après une première édition remportée par une candidate venue de la région du Yaadga, c'est cette fois-ci la région des Bankui qui s'adjuge le trophée. Pour lui, cette alternance est une illustration de la dimension nationale recherchée par les organisateurs. Au-delà de la compétition, Bienvenue Hounkponou rappelle que Faso'Ora vise à donner à la jeunesse burkinabè un espace d'expression et de réflexion. « L'objectif, c'est de permettre à la jeunesse burkinabè d'élever sa voix, pour exprimer son patriotisme, non pas simplement dans la communication creuse, mais en ayant des arguments, en ayant des aspects concrets qui se rattachent à notre quotidien », a-t-il expliqué.
Pour Eugène Tuina, ce sacre intervient au terme d'un parcours marqué par l'engagement et la persévéranceBobo-Dioulasso, choix assumé pour la finale
Le choix de Bobo-Dioulasso pour accueillir la grande finale n'est pas fortuit, selon le directeur général de C360. Il s'inscrit dans la volonté affichée de faire de Faso'Ora une véritable compétition nationale. « Faso'Ora a pour vocation d'être une compétition nationale. Et quoi de bon que d'essayer de toucher toutes les régions pour exprimer cette vocation, cet idéal », a-t-il indiqué. Après une première édition organisée à Ouagadougou, les organisateurs ont donc choisi la capitale économique pour cette deuxième finale, avec l'ambition, à terme, de faire voyager la compétition à travers les différentes régions du pays.
Organisé par la télévision panafricaine C360, Faso'Ora se veut à la fois un concours national d'art oratoire et une école de citoyenneté destinée à la jeunesse. L'initiative ambitionne notamment de promouvoir le patriotisme, le leadership et l'excellence auprès des jeunes Burkinabè. Lancée le 19 juillet 2026 à Ouagadougou, cette deuxième édition a réuni les représentants des 13 régions du Burkina Faso, à l'issue de phases éliminatoires locales et régionales. La grande finale de Bobo-Dioulasso était placée sous le patronage du président de l'Assemblée législative du peuple, représenté à la cérémonie par son quatrième vice-président, Daouda Diallo. Avec cette deuxième édition, Faso'Ora entend ainsi inscrire l'art oratoire dans une dynamique de promotion de la citoyenneté et de participation de la jeunesse à la réflexion sur les enjeux du Burkina Faso.
Romuald Dofini
Lefaso.net
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