Le ministère de l'Économie et des finances a publié ce lundi 13 avril 2026, la liste officielle des structures habilitées à exercer des activités de microfinance sur l'ensemble du territoire national. Cette mesure fait suite à l'application de la loi n°001-2025/ALT du 13 février 2025, qui renforce le cadre réglementaire du secteur au Burkina Faso.
Le Ministère précise que seules ces 120 institutions sont légalement autorisées à effectuer la collecte de l'épargne auprès du public, l'octroi de crédits aux particuliers et entreprises, et les engagements par signature.
Cette publication vise à protéger l'épargne des citoyens et à assainir le secteur financier en écartant les structures illégales ou non reconnues. Le gouvernement invite les populations à la plus grande vigilance et à ne traiter qu'avec les établissements figurant sur cette liste officielle pour garantir la sécurité de leurs transactions.
Consulter la liste de ces 120 institutions de microfinance autorisées ci-dessous.
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Ouagadougou accueille, du 13 au 15 avril 2026, un atelier régional consacré au renforcement du leadership féminin au sein des Forces de défense et de sécurité (FDS) du Sahel. Initiée par le Centre pour la gouvernance du secteur de la sécurité, Genève (DCAF), cette rencontre a réuni une vingtaine de femmes issues du Burkina Faso, du Mali et du Niger, membres de l'Alliance des États du Sahel (AES).
Cet atelier s'inscrit dans une dynamique de promotion de la participation effective des femmes dans les institutions sécuritaires. Il vise également à outiller les points focaux genre afin qu'elles deviennent de véritables actrices de changement, capables d'influencer les orientations stratégiques de leurs structures respectives face aux inégalités de genre et aux obstacles structurels persistants.
Durant trois jours, les participantes bénéficieront donc de sessions de formation axées sur le développement du leadership, le plaidoyer institutionnel et le partage d'expériences.
La conseillère technique, représentant le ministre en charge de la sécurité, a souligné la pertinence de cette initiative, inspirée par les constats issus d'études sur l'importance de l'égalité des sexes dans la gouvernance sécuritaire. Selon elle, la prise en compte du genre dans l'espace AES est un levier essentiel pour faire des femmes de véritables sentinelles de la paix afin de contribuer à la résilience et à la souveraineté des États. Elle a également insisté sur la nécessité d'une réflexion sans complaisance afin d'identifier les actions concrètes à mener pour une meilleure intégration des femmes dans les processus décisionnels, malgré les avancées déjà enregistrées sur les plans législatif et réglementaire.
Une vingtaine de participantes ont pris part à l'atelier« Le gouvernement du Faso, à travers le ministère de la Sécurité serait très intéressé des résultats de vos travaux. Mon département n'hésitera pas à examiner avec toute l'attention requise les pistes de solution que vos réflexions produiront. À observer la qualité des participantes à ce forum, je reste convaincu que la moisson sera belle. Le constat du ministère de la Sécurité est lucide et constant : dans le contexte actuel, la menace terroriste cherche à déconstruire nos liens sociaux,notre solidarité d'actions et notre cohésion sociale. Pour vaincre cette menace, nous avons besoin d'une réponse totale. Et cette réponse totale ne peut être formulée uniquement par des hommes. Le leadership féminin apporte une approche holistique de la sécurité humaine. Il intègre la dimension psychosociale, la protection des vulnérables et une intelligence situationnelle que nous ne pouvons plus nous permettre d'ignorer », a indiqué la représentante du ministre, Fatoumata Nana Benon/Yatassaye.
De son côté, le conseiller national du DCAF, Sadou Sidibé, a rappelé que la problématique du leadership féminin dans le secteur de la sécurité est une réalité mondiale. Toutefois, l'accent a été mis sur le contexte spécifique de l'AES, où des dynamiques encourageantes existent déjà. Il a notamment salué la réputation des forces de sécurité burkinabè à l'international, ainsi que l'engagement de structures comme l'association des femmes de la police nationale, partenaire du DCAF dans cette initiative.
L'atelier regroupe des femmes de l'armée issues du Mali, du Niger et du Burkina FasoPour le DCAF, cet atelier se veut un cadre d'échanges, de capitalisation des bonnes pratiques et de formulation de recommandations concrètes.
À l'issue des travaux, plusieurs résultats sont attendus, notamment le renforcement de l'influence des femmes au sein des FDS, la mise en réseau des participantes autour de stratégies communes et une meilleure intégration des enjeux de genre dans les politiques et décisions sécuritaires.
Hanifa Koussoubé
Crédit photo : Bonaventure Paré
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Derrière le nom de scène Kaboré l'intellectuel se cache Kaboré Nongma Hamado, un comédien et humoriste burkinabè dont le parcours force l'admiration. Entre satire sociale, finesse d'analyse et enracinement culturel, il s'est imposé comme l'une des voix les plus singulières de l'humour africain contemporain.
Né avec une passion précoce pour la parole et la scène, il fait ses premiers pas à l'école Centre de Mogtédo puis au lycée provincial de Zorgho. Mais c'est en 1998, lors de son installation en Côte d'Ivoire, que son destin artistique prend véritablement forme. Ce déplacement marque le début d'un long chemin fait de persévérance et de rencontres déterminantes.
Sa carrière démarre officiellement en 2008 avec la troupe théâtrale de Grand-Bassam. Très vite, son talent est reconnu. La même année, il décroche le Prix national du Festival des arts et culture islamique avec la troupe de l'Association des jeunes musulmans de Côte d'Ivoire. Une distinction qui révèle un artiste capable de mêler humour, engagement et profondeur.
À partir de 2010, Kaboré l'intellectuel élargit son champ d'expression. Il apparaît au cinéma dans La Part de l'Homme, joue dans la série La Robe noire et devient chroniqueur à la radio islamique Al Bayane. Une polyvalence qui témoigne de sa capacité à s'adapter à différents formats tout en conservant son identité artistique.
L'année 2012 constitue un véritable tournant. Repéré par des réalisateurs, il intègre progressivement les grands circuits de l'humour ivoirien. Son entrée au sein du célèbre groupe Les Zinzins de l'Art marque le début d'une ascension fulgurante. Sur scène comme à l'écran, il s'impose par un style unique, mêlant ironie, intelligence sociale et critique subtile des réalités africaines.
Son personnage « Robot Robot », dans la série Sicobois, ainsi que ses canulars radiophoniques sur Radio Nostalgie Côte d'Ivoire contribuent à asseoir sa popularité auprès du grand public. Mais c'est en 2016 que sa carrière prend une dimension internationale. Appelé à remplacer un humoriste au Parlement du Rire, il livre une prestation remarquée qui lui ouvre les portes d'un contrat avec Gondwana City Productions.
Le 13 mai 2026, Kaboré l'intellectuel présentera un one-man exclusivement en langue mooré au Musée national de OuagadougouDès lors, Kaboré l'intellectuel enchaîne les grandes scènes africaines et internationales comme le Marrakech du Rire, Africa du Rire, FIRHO, Africa Comedy ou encore Slam et Humour de Niamey. Il devient ainsi une figure incontournable, portant haut les couleurs d'un humour africain engagé et réfléchi.
Son talent est régulièrement salué par de nombreuses distinctions, parmi lesquelles le Prix RFI Talent du Rire, la Coupe d'Afrique du Rire ou encore le Prix du meilleur humoriste à Abidjan, capitale du rire en 2025.
Au-delà de la scène, Kaboré l'intellectuel est aussi un homme de transmission. Auteur, metteur en scène et formateur, il écrit pour d'autres humoristes et accompagne la relève à travers des formations et des masterclass, notamment au Burkina Faso. Une manière pour lui de redonner à l'humour africain ce qu'il lui a offert.
Aujourd'hui, Kaboré l'intellectuel incarne bien plus qu'un simple humoriste. Il est un observateur lucide de la société, un passeur de messages et un artisan du rire intelligent. À travers ses mots et ses personnages, il raconte l'Afrique avec justesse, dérision et profondeur.
Anita Mireille Zongo
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Le Pape Léon XIV s'est confié aux journalistes sur le sens profond de sa mission, ce lundi 13 avril 2026, à Alger. Interrogé sur les propos virulents du président américain via le réseau Truth Social, le Souverain Pontife a tenu à clarifier sa posture face aux tensions internationales et aux critiques venues de Washington.
« C'est un voyage spécial, le premier que je souhaitais faire. Une occasion très importante de promouvoir la réconciliation et le respect des peuples. Je ne suis pas un homme politique, je parle de l'Évangile », a-t-il déclaré, refusant d'entrer dans une joute avec l'administration Trump. Il a réaffirmé que son seul rôle est de porter le message des « artisans de paix » et de s'élever contre la guerre, indépendamment des agendas de politique étrangère des grandes puissances.
Léon XIV a révélé que ce voyage en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée Équatoriale aurait dû être le tout premier de son pontificat. Il a exprimé une joie particulière à l'idée de marcher sur les traces de Saint Augustin (à Annaba), y voyant un trait d'union essentiel pour le dialogue entre christianisme et islam.
Contre la loi du plus fort, le Pape a plaidé pour le dialogue et le respect de la souveraineté des peuples. Pour lui, ce voyage est une « bénédiction » visant à construire des ponts là où d'autres érigent des murs.
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Source : Vatican news
À deux semaines du lancement de la 22ᵉ édition de la semaine nationale de la culture (SNC), le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, s'est rendu sur le terrain pour s'assurer du bon déroulement de l'organisation.
Il a inspecté ce lundi 13 avril 2026, les sites stratégiques à Bobo-Dioulasso, notamment la foire, le village des communautés et les sites d'hébergement.
Le constat affiche une satisfaction globale avec plus de 500 stands déjà installés sur le site de la foire et une finalisation totale prévue sous 72 heures.
Le village artisanal accueillera la deuxième édition de la Semaine de la fraternité de l'AES pour promouvoir le patrimoine local et culinaire.
Le chef du département de la Culture insiste sur l'accueil décent des artistes, avec un dispositif rigoureux sur l'hygiène, la qualité et la sécurité des sites. Il rassure les partenaires sur les mesures de sécurité renforcées et appelle à un "sans-faute" pour démontrer l'hospitalité légendaire du pays.
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Source : Ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme
Le ministère de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, normalise la situation de plusieurs établissements privés après les contrôles de conformité.
L'essentiel du communiqué en date du 10 avril 2026, annonce la levée officielle de la sommation de fermeture qui frappait neuf Institutions privées d'enseignement supérieur (IPES).
Cette décision fait suite aux résultats du suivi-contrôle 2025 mené par les services techniques du ministère.
Le secrétariat général autorise ces établissements à poursuivre leurs activités de formation dès l'année académique 2025-2026.
La Direction générale de l'enseignement supérieur dit rester à la disposition des parents et étudiants pour toute information complémentaire à son siège à Koulouba.
La liste des neufs instituts concernés ci-dessous.
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Source : Ministère de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation
La ville de Bamako a abrité ce lundi 13 avril 2026, les travaux de la 14ᵉ réunion de la Commission tripartite regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Cette session fait suite à la rencontre de Ouagadougou et s'inscrit dans une volonté d'accélérer les solutions durables pour les populations déplacées au Sahel.
L'objectif central de cette 14ᵉ session est de coordonner les efforts pour favoriser le rapatriement volontaire et sécurisé des réfugiés maliens vivant au Burkina Faso et des réfugiés burkinabè résidant au Mali.
Le secrétaire général des Affaires étrangères du Burkina Faso, Hermann Yirigouin Toé et le Dr Abdoulaye Guindo, représentant le ministère malien de la Santé et du développement social, ont tour à tour salué cette « maturation politique » et cette « responsabilité partagée ».
Cette approche concertée vise à réduire la dépendance à l'aide humanitaire d'urgence en favorisant la réintégration sociale et économique des rapatriés dans leurs pays respectifs.
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Source : Ministère de la Santé et du développement social du Mali