L'Agence internationale de l'énergie préconise également une réduction des déplacements en avion pour diminuer la consommation de carburant dans le contexte de la crise au Moyen-Orient
The post Pression mondiale sur le pétrole : l’AIE appelle les automobilistes à conduire moins et moins vite appeared first on Euractiv FR.
Le 2 mars 2026, le Hezbollah libanais a lancé une attaque contre Israël, déclenchant une escalade de grande ampleur marquée par l’intensification des frappes israéliennes sur le Liban, notamment sur sa capitale, ainsi que par le déploiement de troupes au Sud. Cette séquence s’inscrit dans un contexte de régionalisation du conflit provoquée par l’agression israélo-américaine contre l’Iran, et de fragilisation du gouvernement libanais, confronté à la fois au désarmement du Hezbollah et à la poursuite des violations israéliennes du cessez-le-feu signé en novembre 2024. Comment expliquer la décision du Hezbollah ? Quelles en sont les conséquences politiques pour le Liban et quelle est la capacité de l’armée à mener à bien son désarmement ? Enfin, les initiatives en faveur d’un cessez-le-feu peuvent-elles aboutir à court terme ? Le point avec Thomas Sarthou, analyste en stratégie internationale, diplômé d’IRIS Sup’.
Ce 2 mars à l’aube, le Hezbollah a lancé six missiles et huit drones en direction d’Israël, précipitant une réponse de grande ampleur de la part de Tel-Aviv. Comment expliquer cette décision ?
Tout d’abord, cette décision illustre la volonté du mouvement chiite libanais de se tenir aux côtés de Téhéran dans l’agression qu’il subit de la part de Washington et Tel-Aviv depuis le 28 février 2026. En plus de son rôle de pourvoyeur financier et matériel du Hezbollah, la République islamique d’Iran demeure une référence idéologique et religieuse centrale pour le mouvement et une partie des chiites au Liban. L’attaque a d’ailleurs été présentée par le Hezbollah comme un acte de « vengeance » à l’assassinat du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, dont l’élimination avait auparavant été qualifiée de « ligne rouge » par les cadres du parti.
Cependant, dès le déclenchement de l’opération israélo-américaine, des canaux de discussions avaient été ouverts entre l’exécutif libanais et le mouvement pour le convaincre de ne pas s’engager. De même, des fuites dans la presse émanant de responsables du parti indiquaient que ce dernier ne s’impliquerait qu’en cas d’agression israélienne sur le sol libanais. Il est probable que l’appareil militaire du Hezbollah ait cherché à entretenir une forme d’ambiguïté stratégique afin de prendre Tel-Aviv par surprise, alors même que plusieurs médias israéliens faisaient état de préparatifs en vue d’une opération de grande envergure au Sud-Liban.
Notons également que de nombreuses interrogations entourent le commandement opérationnel du Hezbollah. Une heure et demie de silence a séparé l’attaque de sa revendication par le parti. Ce délai suggère une décision prise dans la précipitation, sinon un désaccord interne au sein du mouvement. En effet, depuis plusieurs mois, plusieurs signaux laissent entrevoir des dissensions entre sa branche politique, incarnée par l’actuel secrétaire général Naïm Qassem, ainsi que d’autres membres issus du parti d’émanation irakienne al-Dawaa, et sa branche militaire, proche des Gardiens de la Révolution iraniens. À présent, la communication du mouvement est soigneusement verrouillée et les figures dites « réformatrices » du Hezbollah se sont unanimement rangées derrière la décision d’engager la confrontation avec Israël.
Enfin, ce choix pourrait être de nature purement stratégique et viserait à sortir le Hezbollah de l’impasse dans lequel il se trouvait. Depuis la signature du cessez-le-feu en novembre 2024 entre Israël et le Liban, le parti a fait de nombreuses concessions politiques et a accepté, dans le cadre du plan de désarmement mené par les autorités libanaises, le démantèlement de ses structures militaires dans le sud du pays, refusant toutefois son application sur le reste du territoire tant que des assurances concrètes n’auraient pas été fournies pour stopper les attaques israéliennes et qu’une stratégie nationale de défense, élaborée avec l’exécutif, ne serait pas mise en place. Malgré cela, aucune garantie ne lui a été donnée par la France et les États-Unis, chargés de superviser l’application de l’accord. Tel-Aviv n’a cessé ses violations systématiques (environ 15 000), ciblant ses dirigeants ainsi que ses structures civiles et économiques, et a maintenu son occupation. Le Hezbollah, quant à lui, s’est abstenu de toute réponse militaire.
À présent, il cherche à modifier le rapport de force par ce qui a fait son succès en 2000 et en 2006 : la guérilla. Le terrain du Sud-Liban, propice aux combats asymétriques, combiné à l’expérience opérationnelle du Hezbollah dans ce domaine, pourrait transformer toute incursion israélienne de plus grande envergure, en une guerre d’usure prolongée, politiquement et militairement difficile à soutenir pour Tel-Aviv.
Réuni en Conseil des ministres dès le lendemain de l’attaque, le gouvernement libanais a prononcé l’interdiction de toutes actions militaires et sécuritaires du Hezbollah et a chargé l’armée libanaise de mener à bien son désarmement « par tous les moyens nécessaires ». Quelles sont les conséquences politiques d’une telle mesure ? L’armée libanaise est-elle capable de mener à bien cette mission ?
En offrant à Israël le prétexte tant attendu pour déclencher cette riposte disproportionnée et sanglante, le Hezbollah a opéré un choix stratégique qui sera lourd de conséquences. Le drame humanitaire auquel nous assistons aujourd’hui au Liban, avec plus d’un million de déplacés, 2584 blessés et 1001 morts selon les autorités libanaises, risque d’en affecter durablement l’image. A fortiori, le choix d’une réponse à l’assassinat de Khamenei nourrit la perception chez certains Libanais, de plus en plus nombreux, que le parti est un acteur déstabilisateur, affilié à des intérêts qui sont extérieurs au Liban et dont le maintien de l’arsenal menace sa population plus qu’il ne la protège.
La nouveauté dans la séquence actuelle réside dans la stratégie israélienne de cibler massivement et de manière systématique des zones majoritairement peuplées par des chiites. Là où la campagne de 2024 visait principalement à détruire les stocks d’armes et à décapiter le mouvement, les ordres d’évacuations massives de la banlieue sud de Beyrouth et du Sud visent à isoler le Hezbollah de sa base sociale et à démanteler sa « société de résistance ». Israël sait également qu’il ne peut éradiquer un mouvement de résistance par la seule supériorité militaire, et cherche donc à accroître la pression sur le gouvernement libanais afin qu’il engage des mesures concrètes visant au démantèlement du mouvement, tant sur le plan militaire que politique. L’annonce du Premier ministre libanais répond directement à ces pressions, ainsi qu’à celles formulées par certaines chancelleries – notamment les États-Unis, et dans une moindre mesure la France et l’Arabie saoudite – impliquées dans le dossier libanais.
Elle confirme également que le Hezbollah est plus que jamais isolé sur la scène politique libanaise. Son alliance avec le parti chrétien Courant patriotique libre, déjà considérablement affaiblie par la guerre de 2024, semble à présent durablement compromise. Plus significativement encore, son partenariat historique avec Amal, l’autre parti chiite libanais, laisse entrevoir des fissures. Bien qu’il se soit pour l’instant abstenu d’exprimer publiquement des critiques, l’approbation de ses ministres à la décision d’interdire les activités de la milice témoigne d’un certain malaise au sein du « tandem chiite ». Le Hezbollah se sait de plus en plus marginalisé et tente de maintenir une présence institutionnelle. Lors de la réunion du cabinet du 3 mars, ses ministres ont fait le choix de rester présents, tout en exprimant ses réserves.
En ce qui concerne l’armée libanaise, de grandes incertitudes pèsent sur sa capacité à mener à bien le désarmement. Sur ordre de l’exécutif, elle s’est retirée d’une partie du Sud après la riposte israélienne et s’est positionnée à différents points sur les axes reliant la région à Beyrouth pour procéder à l’arrestation d’individus armés. Mais ces mesures demeurent pour l’instant limitées, du fait de ses faibles capacités en matériels et en hommes. De même, la demande de désarmer « par tous les moyens » suscite une certaine crainte parmi l’état-major, qui redoute à juste titre les conséquences dévastatrices sur le plan de l’équilibre libanais d’une confrontation directe entre l’armée et des citoyens affiliés au Hezbollah.
Rodolphe Haykal, le chef des Forces armées libanaises (FAL), a d’ailleurs ouvertement exprimé son scepticisme en Conseil des ministres. Le 7 mars, il a tenu une réunion exceptionnelle regroupant des officiers de haut rang, en marge de laquelle il a insisté sur l’importance de l’arrêt de l’agression israélienne, tout en évitant de nommer le Hezbollah. Cette prise de position le place au centre des critiques, des informations faisant même état d’un possible limogeage du chef militaire. Au Liban, l’armée est la garante de la paix civile et elle a en souvenir l’épisode douloureux du 6 février 1984, lorsque l’ordre lui fut donné de bombarder la banlieue sud et d’affronter les miliciens d’Amal, entraînant une vague de désertions de soldats chiites qui affecta profondément l’institution alors plongée en pleine guerre civile.
Les accusations visant le chef de l’armée libanaise alimentent une rhétorique relayée depuis Tel-Aviv, dénonçant l’inefficacité de la troupe et sa supposée « collaboration » avec le Hezbollah. Ce discours trouve un certain écho aux États-Unis, qui demeurent le principal fournisseur des FAL. Début février, alors que Rodolphe Haykal était en visite à Washington, une audition au Congrès de chercheurs du think tank néoconservateur Washington Institute for Near East Policy a mis en lumière la volonté de l’administration américaine de conditionner son aide en direction de l’armée libanaise à ses résultats dans le désarmement du Hezbollah. Certains sont allés jusqu’à critiquer le choix de l’institution de « prévaloir la stabilité sur la souveraineté ».
Alors que les tentatives de médiation émergent, notamment sous l’impulsion de la France, les initiatives en faveur d’un cessez-le-feu sont-elles susceptibles d’aboutir à court terme ?
La France, garante de l’accord de cessation des hostilités de 2024 et acteur historique au Liban, se place en première ligne pour tenter d’établir un cessez-le-feu. Si Paris pouvait jusqu’ici se targuer d’entretenir une communication directe avec le Hezbollah, ce canal semble aujourd’hui rompu, ce qui limite sa capacité de médiation. Dans ce contexte, l’initiative française s’appuie sur la proposition avancée par le président libanais Joseph Aoun, qui préconise un arrêt des frappes israéliennes, un renforcement de l’aide à l’armée libanaise pour lui permettre de se déployer sur l’ensemble du territoire, en vue de lancer un processus de négociation « directe » entre Beyrouth et Tel-Aviv. Des discussions seraient en cours au Liban en vue de former une délégation incluant des représentants des quatre grandes communautés du pays (chrétienne, sunnite, druze et chiite), la désignation de la personnalité chiite appelée à y siéger faisant toutefois l’objet de blocages.
Mais il reste encore à convaincre les principaux acteurs à s’installer autour de la table, ce qui paraît pour l’heure impossible. Premièrement, le Hezbollah refuse de s’engager dans des pourparlers. Le mouvement a tiré l’enseignement suivant : la voie diplomatique ne lui a fourni aucune garantie qu’Israël stoppe son agression. Son secrétaire général Naïm Qassem a récemment déclaré que la diplomatie avait échoué et qu’il fallait s’attendre à « une confrontation longue ». Israël, de son côté, n’a toujours pas donné suite à l’initiative franco-libanaise et considère qu’elle dispose d’un levier de pression suffisant pour ne pas encore s’engager dans des discussions. Son ministre de la Défense, Israël Katz, a par ailleurs menacé directement l’État libanais de frapper ses infrastructures en cas d’inaction face au Hezbollah.
Enfin, la grande inconnue demeure l’implication des États-Unis. Ces derniers mois, les envoyés spéciaux états-uniens au Liban se sont enchaînés, signe d’une forme d’impatience au sein de l’administration états-unienne vis-à-vis de l’exécutif libanais. Selon le média Axios, les autorités libanaises auraient sollicité l’administration américaine pour entamer des négociations directes avec Israël, avant d’essuyer une fin de non-recevoir de la part de l’ex-envoyé spécial Tom Barrack, aujourd’hui en charge du dossier syrien.
Toujours est-il que les options mises actuellement sur la table semblent souffrir des mêmes limites que l’accord de 2024. Celui-ci avait contraint le Liban à accepter un cessez-le-feu dont les garants extérieurs se sont révélés incapables de faire cesser les violations israéliennes, voire directement alignées sur ses intérêts stratégiques, tandis que le cadre onusien était progressivement marginalisé. Aujourd’hui, les initiatives de médiation visent à instaurer des négociations directes entre Tel-Aviv et Beyrouth, malgré un rapport de force asymétrique et l’absence de contrôle des autorités libanaises sur les actions du Hezbollah. Beyrouth risquerait ainsi de se retrouver une nouvelle fois contraint de négocier sous le feu, sans réelle capacité à mettre en œuvre les exigences israéliennes, tandis qu’Israël ne serait guère incité à faire des concessions et continuerait d’exploiter son avantage militaire.
L’article Israël – Hezbollah : les ressorts d’une escalade et ses implications pour le Liban est apparu en premier sur IRIS.
Le rapport final révèle qu’une « tempête parfaite » de défaillances sur le réseau électrique obsolète de l’Espagne serait à l'origine de la plus grande panne d’électricité en Europe depuis 20 ans
The post Blackout en Espagne : défaillances majeures dans la gouvernance pointées du doigt appeared first on Euractiv FR.
Cette affaire vient s'ajouter aux pressions croissantes qui pèsent sur le secteur ferroviaire espagnol en matière de transparence et de contrôle
The post Rénovation ferroviaire en Espagne financée par l’UE : le Parquet européen enquête post-accident mortel appeared first on Euractiv FR.
Depuis l'engagement pris par la Commission en 2020 d'agir, les tensions commerciales et l'émergence d'une nouvelle majorité politique ont bouleversé la situation
The post Nuages sur Bruxelles : la promesse d’interdiction des pesticides toxiques à l’export vacille appeared first on Euractiv FR.
« La guerre au Moyen-Orient a rendu les perspectives nettement plus incertaines », a déclaré la Banque centrale européenne
The post La BCE maintient ses taux à 2 % face aux craintes d’inflation liées à la guerre en Iran appeared first on Euractiv FR.
Des initiatives similaires en Europe ont fait l'objet de recours judiciaires et ont suscité une vive réaction de la part du public
The post République tchèque : un projet de loi « agents étrangers » à la sauce Kremlin relance la polémique appeared first on Euractiv FR.
The Sindh government has started distributing solar home systems to 200,000 low-income households under the Sindh Solar Energy Project to improve electricity access. Credit: Sindh People’s Housing for Flood Affectees
By Zofeen Ebrahim
KARACHI, Pakistan, Mar 20 2026 (IPS)
Energy expert Vaqar Zakaria believes solar power makes “excellent economic sense” – and he lives by it. For over five years, his rooftop panels have slashed his bills, sometimes to zero, even allowing him to sell surplus electricity back through net metering.
Last month, he took it further. After buying two electric vehicles, he has almost “declared independence” from the national grid. With more panels and doubled batteries, even his cars run on sunshine. “I am moving away from their fuel, and I don’t need their power,” said the CEO of Hagler Bailly, Pakistan, an Islamabad-based environmental consultancy firm, over the phone from Islamabad.
“I call it the hand of God driving my car,” Zakaria said.
He is already seeing economic gains from his investment. “The electricity I generate, including battery costs, comes to about Rs 12 (USD 0.043) per unit, while it can be sold to the Islamabad Electric Supply Company at around Rs 26 (USD 0.092) per unit.” However, he adds that he does not currently claim this benefit, as it requires considerable follow-up.
Doing some quick back-of-the-envelope calculations, he compared the petrol-run vehicles he used until a few months back to the EV he purchased a month ago. “The total cost of operating the EV comes to about Rs 2 (USD 0.0071) per km using power generated at home, compared to the Rs 27 (USD 0.096) per km I was paying earlier for running vehicles on the fossil fuel.”
This figure does not include the regular maintenance costs his earlier cars required—lubricating oils, oil and air filters, and brakes.
“An EV requires near-zero maintenance,” he added.
Vaqar Zakaria’s white EV charges under rooftop solar panels at his home — powered by the sun. Credit: Vaqar Zakaria
While Zakaria can afford a full shift off the grid, most households cannot.
“The solar landscape will remain unchanged unless power companies introduce profit-sharing models that turn consumers into ‘prosumers’ – both producers and users of energy – supported by microfinance to help cover upfront costs,” he said. Achieving this would require the privatisation of utilities.”
For now, with or without batteries, solar energy has become a popular alternative for many households. “What’s happening in Pakistan is quite significant, as electricity consumers’ dependence on the national grid is falling,” explained Rabia Babar, data manager at Renewables First, an Islamabad-based think-and-do tank for energy and environment.
Grid-based electricity demand, she pointed out, dropped 11 percent in FY25 compared to FY22 levels, largely because more people and businesses are switching to solar.
“During the day, far less electricity is being drawn from the grid, which means gas-fired power plants are being used much less than before.”
More than 100 young Pakistani women from across the country have been trained in and certified in solar roof installation by LADIESFUND Energy Pvt Ltd through Dawood Global Foundation’s Educate a Girl programme. They have solarised a women’s shelter, a church and an orphanage. Credit: LADIESFUND Energy (Pvt.) Ltd
The Turning Point
Haneea Isaad, an energy finance specialist at the Institute for Energy Economics and Financial Analysis, recalled the time in 2022, as the turning point when people realised they needed a cheaper alternative. “The prices of liquefied natural gas shot up after Russian forces entered Ukraine and the country faced a gas shortage, resulting in widespread power outages. Electricity prices almost tripled in just a couple of years.”
Those who could afford to, Isaad said, opted for a one-time investment in installing solar panels instead of paying for expensive and unreliable electricity.
According to EMBER, an independent clean energy think tank, solar’s share in the energy mix has risen from 2.9 percent in 2020 to 32.3 percent by the end of 2025.
It is this quiet solar revolution that may help ride out the current energy crisis triggered by the United States-Israel war on Iran, which led to the shutting of the Strait of Hormuz, according to a report by Renewables First and the Centre for Research on Energy and Clean Air, published earlier this week.
“Pakistan’s solar revolution is quietly redrawing the country’s energy map, cutting grid dependence, reducing LNG exposure, and building a buffer against global market shocks that most of its neighbours are yet to find,” said Babar, one of the co-authors of the report.
A house in rural Gilgit with solar panels. Credit: SHAMA Solar.
In fact, the report says that Pakistan has avoided over USD 12 billion in oil and gas imports since 2020 due to its rapid solar growth – and could save another USD 6.3 billion in 2026 alone at current prices.
Lead analyst Lauri Myllyvirta, co-founder of CREA, said the solar boom has cut import bills and now acts “like an insurance policy” against oil and LNG shocks from the Gulf.
Industries are also turning to solar, significantly reducing their need for LNG significantly.
“This shift has had a direct impact on government policy. Pakistan has gone back to its LNG suppliers to renegotiate long-term contracts for the diversion of surplus cargoes to international markets, which are now oversupplied due to the sharp reduction in gas consumption,” said Babar.
Pakistan has been importing LNG since 2015, after domestic reserves declined. It has been mainly used in the power sector – accounting for nearly a quarter of Pakistan’s electricity supply – followed by the industrial sector.
Supplied from Qatar via the Strait of Hormuz, LNG has become less attractive due to high prices for industry and the growing shift to solar in homes. With some LNG landing in Pakistan before the conflict began and domestic gas filling the gap from affected cargoes, supplies may be enough to last until mid-April.
“Pakistan has historically been vulnerable to volatile global LNG prices, which strain on foreign exchange reserves when prices spike,” Babar said.
Isaad agreed. “Solar has provided a buffer. With the power sector also relying on coal imports from Indonesia and South Africa, supply pressures are unlikely to pose a problem in the near term. Seasonal hydropower and mild weather are also likely to prevent an immediate spike in LNG based power demand. For now, Pakistan has been spared – unlike Bangladesh and India, which have been hit the hardest in South Asia.”
Not Out of the Woods Yet
But the solar panels have not shielded Pakistanis from the rising oil prices. The country saw a 20 percent jump – the highest in its history – with petrol and diesel costing USD 1.15 and USD 1.20 per litre, respectively. As transport drives the economy, higher oil prices quickly pushed up fares and the cost of groceries.
In response, Zakaria said the crisis highlights a clear path forward: embrace EVs, reduce diesel dependence, and expand renewables. “Begin with two-wheelers,” he suggested, though a full EV mass transit system would be ideal for Pakistan. He added that shifting freight from trucks to rail could significantly cut fuel costs.
He said he supports the oil rationing and austerity measures taken by the government.
Last week, addressing the nation, Prime Minister Shehbaz Sharif announced these measures on television.
“The entire region is currently in a state of war,” he said, outlining steps, including a four-day workweek for government employees and spring holidays for schools from March 16 to the end of the month. He also said 50 percent of government staff would work from home on a rotating basis and recommended similar arrangements for the private sector.
Higher education institutions have shifted to online classes to save fuel, as have meetings across federal and provincial governments. Fuel allowances for government offices have also been reduced.
Under the government’s austerity measures, federal and provincial cabinet members will forgo two months’ salaries and allowances, while lawmakers’ pay will be reduced by 25 percent. Ministers, parliamentarians, and officials may travel abroad only when essential — and must fly economy. Weddings will be capped at 200 guests, served with a single-dish meal.
The Human Cost
But these measures have brought little relief to Saba Nasreen’s household finances. The 52-year-old mother of two, who works as a domestic help, said, “Rising fuel prices have literally crippled us; when fuel costs go up, food prices follow. We hardly buy fruit or meat; now even milk and vegetables are beyond our range,” she said.
With Eid ul-Fitr—the Muslim festival marking the end of Ramadan—just days away, she said, “This will be the first Eid in as long as I can remember that I won’t be making sheer khurma for my daughters,” referring to the traditional sweet vermicelli dish prepared in many Muslim households across the subcontinent. “The price of a box of vermicelli has doubled this year, from Rs 150 (USD 0.53) to Rs 300 (USD 1.07),” she said, adding, “In any case, the attack on Iran has already dimmed our festivities; I’m not happy inside, my heart feels heavy.”
For many, the solar revolution offers hope — but for households like Nasreen’s, the struggle continues.
IPS UN Bureau Report
Follow @IPSNewsUNBureau
Berlin s'est engagée à porter ses effectifs militaires à environ 260 000 soldats actifs et 200 000 réservistes
The post Après sa campagne de recrutement, l’armée allemande enregistre un net rebond des candidatures appeared first on Euractiv FR.