PARIS- Les représentants de 144 pays et l’Union européenne (UE) ont adopté jeudi au siège de l’Unesco à Paris un ensemble de directives opérationnelles visant à protéger les artistes et les contenus culturels sur internet.
L’objectif principal de ces directives est d’aider les pays à veiller à ce que les artistes et les producteurs bénéficient pleinement et équitablement du potentiel des technologies de l’information aux étapes de la création, production et distribution.
Selon un communiqué de l’organisation onusienne, les directives répondent à la nécessité de garantir une offre de contenus culturels sans discrimination quant à la provenance, la langue ou les facteurs sociaux.
Elles réaffirment également la nécessité de respecter les droits de l’homme dans l’environnement numérique, notamment la liberté d’expression, la liberté artistique et l’égalité des genres, a-t-on ajouté, indiquant qu’elles sont le fruit de cinq années de recherche et de débat avec des experts, des gouvernements et la société civile sur les défis et le potentiel créés par l’expansion des réseaux sociaux et des contenus générés par les utilisateurs, la prolifération des appareils multimédias et l’émergence de puissantes entreprises opérant sur le web.
Le rapport de l’Unesco « Repenser les politiques culturelles » avait relevé que la révolution numérique a profondément transformé les industries culturelles, au moment où les infrastructures nécessaires (les appareils et la connexion Internet) ne sont pas disponibles pour tout le monde et les artistes n’ont pas toujours les connaissances techniques pertinentes .
Le texte adopté met en relief la nécessité de protéger la liberté sur internet tout en garantissant la juste rémunération des producteurs de contenus fait depuis peu l’objet d’une attention accrue, en particulier grâce à la société civile.
Lundi dernier, lors d’une rencontre à l’Unesco de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs (CISAC), qui représente quatre millions d’artistes à travers le monde, plusieurs représentants de la société civile ont demandé à la communauté internationale de renforcer la législation dans le monde entier.
Blida- Deux mille personnes dont des responsables, des élus locaux, des personnalités sportives et artistiques ont partagé jeudi au stade de Mustapha Tchaker la table de l’iftar avec deux mille orphelins et veuves, une image qui reflète la solidarité avec les différentes catégories de la société.
Vers 18H30, les invités ont commencé à se diriger vers le stade de Mustapha Tchaker qui abrite pour la deuxième fois depuis le début de Ramadan un iftar collectif pour plus de 2.000 personnes.
Plusieurs personnalités artistiques et sportives ont affirmé qu’ils n’ont pas hésité à accepter l’invitation notamment lorsque il s’agit des enfants orphelins qui veulent être entourés et soutenus.
Le président de l’Association Kafil El Yatim (le parrain de l’orphelin) a remercié tous ceux qui ont contribué à l’organisation de cette journée notamment les jeunes bénévoles qui n’ont ménagé aucun effort durant toute la semaine pour le bon déroulement de cet iftar collectif.
Le stade de Mustapha Tchaker, rappelle-t-on, avait accueilli début juin en cours une table de l’iftar au profit de mille enfants atteints de trisomie et des nécessiteux et ce à l’occasion de la journée internationale de l’enfant.
Le ministre de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche, Abdelkader Bouazghi était présent à cet événement ainsi que des personnalités artistiques et sportives à l’instar de Atika, Zineb Arras, le chanteur Yazid, le journaliste Mourad Boutadjine et le sélectionneur de l’équipe nationale Lucas Alcaraz.
CHISINAU- L’équipe nationale féminine de tennis a perdu sa deuxième rencontre (3-0) face au pays hôte, la Moldavie, lors de la 2e journée du premier tour (poule D) de la Fed Cup 2017 (Groupe 3 / Zone Europe-Afrique), organisée du 12 au 17 juin .
La jeune Lynda Benkaddour a perdu difficilement le premier match face à Gabriela Porubin (7-6 6-7 6-3) .Sa compatriote Amira Benaissa a connu le même sort face à Alexandra Perper (6-3 6-4).
En double, Benaissa associée à Fatima Zohra Boukezzi se sont inclinées face à la paire moldave composée de Alexandra Perper et Vitalia Stamat (6-0 6-3).
Après à cette défaite, la seconde après celle essuyée contre le Maroc (3-0 lors de la première journée, les Algériennes sont troisièmes de leur poule.
Lors de la troisième et dernière journée de phase de poules, prévue vendredi, l’Algérie sera opposée au Mozambique qui a concédé aussi deux défaites.
La Fédération algérienne (FAT) a engagé quatre joueuses dans cette compétition, Amira Benaïssa, Lynda Benkaddour, Fatima Zohra Boukezzi et Houria Boukholda, La sélection algérienne, conduite par l’entraîneur national Mouloud Abdelkader Bessaâd, s’était rendue lundi en Moldavie, juste à temps pour le tirage au sort, l’ayant finalement versée dans la Poule « D », avec le Maroc, le Mozambique et le pays organisateur, la Moldavie.
Au total, dix-sept pays sont engagés dans le Groupe 3 de cette Fed Cup 2017, à savoir : Algérie, Arménie, Cameroun, Chypre, Finlande, Macédoine, Grèce, Islande, Irlande, Kenya, Kosovo, Madagascar, Malte, Moldavie, Maroc, Mozambique et Tunisie.
Ces 17 pays ont été répartis en quatre groupes (A, B, C et D). Les vainqueurs de chaque groupe joueront directement le play-off pour déterminer les deux nations qui accéderont au Groupe 2 de la Zone Europe – Afrique, en 2018.
ORAN – Le jeune échéphile Zidi Soheib a remporté le championnat de wilaya des moins de 20 ans, qui a pris fin, jeudi soir au centre culturel Benghazi Cheikh à Sidi Bel Abbès.
Cette phase de wilaya, homologué par la Fédération internationale des échecs, a été remporté par Zidi Soheib , qui a devancé Attaoui Mohamed Riad et Azzouz Ryad
Cette manifestation sportive, organisée par la ligue de wilaya de Sidi Bel Abbès des échecs en collaboration avec la Fédération algérienne des échecs (FAE), a regroupé, trois jours durant, 22 joueurs et joueuses des moins de 20 ans, issus de différents clubs et associations de la wilaya de Sidi Bel Abbes.
Le niveau technique a été appréciable avec des parties passionnantes, selon le directeur du tournoi, Moulay Mehdi.
L’arbitrage de ce tournoi, disputé selon le système suisse en 7 rondes à la cadence d’une heure au finish, a été assuré par l’arbitre international algérien Daho Mohamed assisté de Fellah Amine .
A l’issue de cette phase de wilaya, les cinq premiers sont qualifiés à la phase zonale, prévue début du mois de juillet à Sidi Bel Abbes.
Ce championnat de wilaya a été clôturé par une cérémonie de remise des prix et de cadeaux aux lauréats, en présence des membres de la Fade et de représentants de la direction de la jeunesse et des sports de la wilaya hôte.
RABAT – Des affrontements ont opposé une partie de la nuit manifestants et policiers dans la ville d’Al-Hoceïma, où le mouvement de contestation populaire se durcit après une vague d’arrestations et de lourdes condamnations, des sources médiatiques.
« Une centaine d’habitants étaient descendus (jeudi soir) sur une avenue de la ville pour manifester. Il y a eu une intervention musclée des forces de l’ordre », a indiqué un témoin, cité par l’AFP.
« Des femmes ont été violentées, des manifestants ont été blessés, (…) il y a eu des course-poursuites dans les ruelles », a accusé cet habitant.
La veille, des heurts avaient déjà eu lieu dans la ville, au soir de la condamnation de 25 jeunes manifestants à 18 mois de prison ferme, verdict qui avait suscité la colère des proches des condamnés.
La province d’Al-Hoceïma, région livrée aux aléas du sous-développement, délaissée par le pouvoir, et dont la population a de tout temps dénoncé son exclusion des programmes de développement local, est secouée depuis octobre par un mouvement de contestation populaire après la mort dramatique, en octobre 2016, du jeune poissonnier, Mohcine Fikri, écrasé par le presse hydraulique d’un camion à ordures en tentant de sauver sa marchandise saisie par la police.
86 personnes ont été présentées à la justice, dont une trentaine ont été emprisonnées et sont accusées notamment « d’atteinte à la sécurité intérieure ».
Al-Hoceïma et des localités voisines sont depuis lors le théâtre de rassemblements nocturnes quotidiens pour exiger leur libération, qui se sont déroulés ces derniers jours dans un climat de plus en plus tendu face aux policiers déployés pour empêcher tout attroupement.
Les premières condamnations de mercredi « aggravent les blessures du Rif », titrait vendredi le quotidien arabophone Akbar Alyaoum, tandis que pour Al Massae, autre quotidien, les condamnations ont « provoqué des affrontements ».
La pollution du littoral de Bousmail parle groupe industriel Tonic connait-elle son épilogue? C’est ce qu’affirme la nouvelle ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables.
En visite d’inspection dans la wilaya de Tipaza le 15 juin, Fatma Zohra Zerouati, a affirmé que le groupe Tonic, spécialisé dans l’industrie du papier, s’était engagé à traiter définitivement, en l’espace de deux mois, tous ses déchets industriels à l’origine de la pollution du littoral de Bousmaïl.
Mme Zerouati a précisé que le groupe industriel qui verse ses déchets industriels dans le littoral de Bousmaïl depuis 2005, a été destinataire récemment d’une deuxième mise en demeure par la commission de wilaya chargée du contrôle et du suivi des organismes classés, le sommant de procéder au traitement du problème de la pollution à la suite de la suspension de son activité pendant trois mois.
Après une visite au site abritant le projet de la station d’épuration des eaux usées relevant du groupe, Mme Zerouati a indiqué que le premier responsable de Tonic s’était engagée à résoudre ce problème définitivement dans les deux mois à venir après l’entrée en service de la deuxième partie du projet.
« Ces déchets sont déversés directement dans les eaux depuis 2005, ce qui est inacceptable (…) aujourd’hui nous ne pouvons pas rattraper certaines situations, mais nous ne tolérons pas la poursuite de ces infractions », a martelé la ministre.
En vue de traiter ses déchets industriels, le groupe Tonic a procédé à la réalisation d’une station d’épuration des eaux usées avant de les déverser dans la mer. Cependant l’activité de l’unité est limitée au traitement organique des déchets durs, liquides et la vase en attendant l’inauguration de la deuxième partie destinée au traitement des déchets biologiques.
Le groupe Tonic est déjà en retard sur le timing fixé par l’ancien ministre des ressources en eau. ce dernier avait sommé en décembre 2016 les responsables du groupe de trouver une solution avant la fin du mois de mars dernier.
Qualifiant la situation de « catastrophe », M. Ouali avait précisé que l’on ne pouvait « passer sous silence la dégradation de l’environnement causée par les eaux industrielles non traitées déversées dans le littoral de Bousmaïl ».
Ce n’est pas trop tôt pour ceux qui bataillent, en solitaires, depuis des années contre le saccage à ciel ouvert de l’environnement maritime de Bou Ismail, l’ancienne Castiglione, une petite ville maritime qui a été pendant longtemps une destination des estivants et des connaisseurs.
L’environnement maritime y subit une agression à longueur d’année. Les habitants de la ville et les défenseurs de l’environnement n’ont pas cessé d’alerter les autorité depuis 2005 les exhortant à assumer leurs responsabilités légales.
Fatma Zohra Zerouati réussira-t-elle là où ont échoué ses prédécesseurs? On le saura dans deux mois.
La ministre de la Solidarité Nationale, de la Famille et de la Condition de la Femme, Ghania Eddalia a donné jeudi à Alger le signal pour la publication du « Guide de protection des personnes âgées de la négligence et de la maltraitance » sur le site web du ministère.
Le « Guide de protection des personnes âgées de la négligence et de la maltraitance » qui vient d’être publié sur le site web du ministère vise à faire connaître les programmes, références religieuses et juridiques outre les mesures nationales et internationales pour la prévention et la protection de cette catégorie de la négligence, a indiqué Mme. Eddalia lors de sa visite au Centre des personnes âgées de Dely-Brahim.
La ministre a rappelé dans ce sens les efforts déployés par l’état pour protéger cette catégorie, des efforts -a-t-elle dit- qui ont été couronnés par la constitutionnalisation de leurs droits à la faveur du dernier amendement de la Constitution qui stipule dans l’un de ses articles que « la famille et l’Etat protègent les personnes âgées ».
L’Assemblée générale des Nations Unies a désigné en décembre 2011, le 15 juin journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées.
L’Algérie a été parmi les premiers pays dans ce domaine, en promulguant en 2010, la loi relative à la protection des personnes âgées de la négligence et de la maltraitance, a relevé Mme. Eddalia qui a partagé un Iftar avec les résidentes du Centre.
La loi a instauré la médiation familiale et sociale en vue de maintenir la personne âgée dans son milieu familial à travers le recours au règlement des litiges familiaux, outre l’octroie d’un soutien aux descendants qui prennent en charge leurs ascendants.
Après avoir souligné l’impératif de consentir davantage d’efforts pour la réintégration des personnes âgées dans le milieu familial, Mme. Eddalia a appelé les fonctionnaires des centres d’accueil des personnes âgées (29 centres dans 25 wilayas) à redoubler d’efforts au vu de la particularité de leurs tâches.
Ils sont des milliers, aguerris, endoctrinés, parfois traumatisés: les jihadistes européens partis combattre en Syrie et en Irak ont commencé à rentrer, et face à ces retours les pays de l’UE peinent à trouver une parade commune.
Les chiffres officiels, imprécis car certains combattants ont gagné les zones de jihad puis en sont revenus sans attirer l’attention, estiment à cinq à six mille (sur un total d’environ 27.000 combattants étrangers) le nombre de ressortissants ou de résidents de pays de l’UE à avoir pris le chemin de la Syrie ou de l’Irak, le plus souvent via la Turquie.
Selon le coordinateur de l’Union européenne contre le terrorisme, Gilles de Kerchove, « entre 2.000 et 2.500 » Européens ou résidents de pays de l’UE encore sur place, sont susceptibles, alors que le groupe État islamique (EI) perd régulièrement du terrain dans les deux pays où il avait proclamé son « califat », de rentrer.
« Les chiffres les plus récents suggèrent que sur le total de combattants étrangers européens, 15 à 20% sont morts sur place, 30 à 35% sont déjà rentrés et environ 50% sont encore en Syrie et en Irak », écrivait-il dans un rapport récent.
Si le retour dans leurs pays d’origine de certains semble acquis, d’autres resteront « dans des poches de résistance dans des pays voisins ou voyageront vers d’autres zones de conflit », estime M. de Kerchove.
Intervenant en mars devant le groupe de réflexion londonien Chatham House, le commissaire européen chargé de la sécurité, Sir Julian King, estimait que « la menace va rester à un niveau élevé dans les mois et les années à venir (…) avec la probabilité que des combattants terroristes étrangers tentent de rentrer dans l’Union européenne, certains avec l’intention de planifier et d’exécuter de nouvelles attaques ».
« Les plus malins »
Selon un décompte des bureaux européens de l’AFP, à partir d’estimations officielles, environ 1.500 jihadistes sont déjà rentrés dans leurs pays d’origine ou de résidence, dans lesquels ils sont le plus souvent emprisonnés, toujours placés sous une surveillance plus ou moins étroite et parfois inclus dans des programmes de déradicalisation, dont personne à cette heure ne peut avoir la certitude qu’ils atteignent leur but.
Le premier écueil est de parvenir à évaluer la dangerosité de ceux que le journaliste français David Thomson a baptisé dans son livre-enquête « Les revenants », en commençant par déterminer ce qu’ils ont fait en terre de jihad.
« Le problème, c’est que quand ils rentrent et qu’ils sont interrogés, ils disent tous qu’ils étaient infirmiers », dit David Thomson à l’AFP. « La grande difficulté pour la justice, c’est d’avoir des éléments matériels pour prouver ce qu’a fait un individu sur le sol syrien. Les plus malins, souvent les plus dangereux, n’ont jamais posté quoi que ce soit de leurs activités sur les réseaux sociaux ».
« Donc en France, la règle est la prison, pour des peines de plus en plus longues: on décale le problème dans le temps, faute de savoir quoi faire pour l’instant », ajoute-t-il.
Dans les pays de l’UE, les « revenants » sont d’abord arrêtés, interrogés, soumis à enquête.
Tous les pays ont introduit dans leurs législations des chefs d’inculpation spécifiques: « appartenance à une organisation terroriste », « activité terroriste » ou « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».
Selon le décompte de l’AFP, il y a actuellement en Allemagne environ 280 revenants (sur 820 départs), au Royaume-Uni environ 450 (sur 850 départs), en France environ 210 (sur un millier de départs), aux Pays-Bas 45 revenants (sur au moins 280 départ), en Belgique environ 120 (sur environ 280 départs), en Norvège une quarantaine (sur une centaine de départs), en Suède environ 150 revenants (sur environ 300 départs), en Finlande une vingtaine de retours (sur 80 départs) et au Danemark environ 70 revenants (sur au moins 145 départs).
Politique de fermeté
En Autriche, les autorités estiment que sur les 300 apprentis-jihadistes partis (au moins la moitié sont d’origine tchétchène), une quarantaine a été tuée et une cinquantaine arrêtée à leur retour.
« Il y a deux conséquences pour les combattants autrichiens rentrant de Syrie » a indiqué à l’AFP Karl-Heinz Grunboeck, porte-parole du ministère de l’Intérieur. « La première, c’est une inculpation pour appartenance à une organisation terroriste. Un éventuel passé criminel sera également examiné. Puis, ils seront soumis à une surveillance policière, pour évaluer les risques qu’ils pourraient représenter ».
Pour Phil Gurski, chercheur au Centre international pour le contre-terrorisme de La Haye, « en plus des risques d’implication des combattants étrangers dans des actions terroristes, les États ne savent pas vraiment quoi faire de ceux qui vont revenir ».
« Certains vont rentrer traumatisés, certains blessés, d’autres voudront renier l’EI et ses méthodes barbares mais certains pourraient avoir gardé la volonté de radicaliser leur entourage », ajoute-t-il.
Faute d’une politique ou d’une directive commune aux pays de l’UE, les gouvernements appliquent une politique de fermeté, avec emprisonnement dès que des charges suffisantes peuvent être étayées, comparution en justice et surveillance policière.
Quelques expériences tentent de jouer la carte du dialogue. Ainsi la ville danoise d’Aarhus a entamé dès 2007 un programme de réhabilitation, à base de mesures d’accompagnement, afin d’aider les jihadistes de retour ou ceux qui auraient eu la volonté de partir à trouver un emploi, une formation et un logement.
Sadek Hadjeres tout comme Bachir Hadj Ali n’ont jamais réussi à faire valoir leurs droits de moudjahidin. Deux grands militants nationalistes, avant de devenir deux grands combattants pour la libération nationale et enfin combattants pour la démocratie, les deux hommes n’ont jamais eu cette reconnaissance officielle.
Une initiative citoyenne a été lancée par Mohamed Zaoui pour faire reconnaître à Sadek Hadjeres au moins ce droit. Ayant pris connaissance de cette initiative, M. Hadejres parle dans cette lettre de son cas et de celui du défunt Hadj Ali.
Cher Mohammed Zaoui,
Je viens d’apprendre par toi et par plusieurs autres amis ton initiative sur Facebook. Ton information porte sur la non-reconnaissance officielle jusqu’ici de ma qualité de « Moudjahid », c’est-à-dire de participant au combat armé pour l’indépendance. L’information est exacte et tu as pris l’initiative de la rendre publique sans m’avoir d’abord consulté.
Tu craignais sans doute que je te réponde comme je l’ai fait depuis longtemps à d’autres amis et personnalités de toutes opinions patriotiques et progressistes : j’hésitais à mettre en avant mon cas personnel alors qu’il s’agit d’un problème plus global, les mentalités et pratiques absurdes et archaïques d’une autre époque, celle de « la pensée et du parti unique ».
Un nombre incalculable de nos compatriotes et l’Algérie elle-même continuent à souffrir du mal néfaste qui ronge le pays et la société. Il consiste à évaluer et juger les gens non pas sur la base de leurs actes, mais sur leur alignement inconditionnel aux opinions et faits accomplis des détenteurs de pouvoirs.
Les communistes notamment, en raison de leur engagement patriotique et social inséparable, ont été autant ou plus que d’autres courants et organisations nationales, la cible des attaques partisanes. Le dépôt de mon dossier d’attestation en 1989 était un acte politique et non la revendication formelle d’un statut matériel, au moment où après Octobre 1988, il était possible d’espérer le dépassement de plusieurs décennies d’étroitesses.
Cher Mohammed,
En présentant les cas de Bachir Hadj Ali et de moi-même, victimes symboliques de discriminations partisanes, tu as donc écouté ta conscience morale de citoyen et ta conscience professionnelle. Pour toi comme pour tous ceux dont les réactions à partir de ton Facebook m’ont considérablement réconforté, c’est une question de dignité et de refus de perpétuer la « hogra » comme système.
Ils ont compris que la plupart des hommes et femmes de tous âges qui ont donné leur vie ou étaient prêts à la donner, l’ont fait avec leur coeur brûlant de libérer le pays de l’esclavage colonial et non par espoir de gagner des médailles ou des privilèges futurs. Tu me demandes ce qu’il est souhaitable de faire pour prolonger ton initiative, maintenant que la question est entrée dans le domaine public?
Personnellement, je pense que le plus important avant de se concerter avec toutes les bonnes volontés sur une nouvelle initiative, c’est de poursuivre l’information objective auprès des milieux les plus larges. Les échanges permettront de rassembler le maximum d’opinions et de suggestions constructives. Je sors progressivement de difficultés médicales qui m’ont sérieusement handicapé depuis deux ans et je suis en mesure de fournir plus de précisions quant au blocage de mon dossier déposé depuis 1989 auprès des instances officielles, ainsi que celui de Bachir dont la demande s’était heurtée à un mur avant le début de sa maladie.
Je te remercie ainsi que les auteurs des messages fraternels et de compréhension qui te sont parvenus après ton initiative.
Sadek Hadjerès, 15 juin 2017
Cinq éléments de soutien aux groupes terroristes arrêtés à Skikda , Blida et Oran a annoncé ce vendredi un communiqué du ministère de la défense nationale (MDN).
« Dans le cadre de la lutte antiterroriste, des détachements de l’Armée Nationale Populaire, en coordination avec les éléments de la Gendarmerie Nationale et de la Sureté Nationale, ont arrêté le 15 juin 2017, cinq (05) éléments de soutien aux groupes terroristes à Skikda/5°RM, Blida/1°RM et Oran/2°RM », lit-on dans le communiqué susdit.
Des détachements de l’ANP, apprend-on de même source, ont découvert deux (02) pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov et une quantité de munitions à Adrar/3°RM et une cache contenant trois (03) bombes artisanales, des moyens de détonation et divers objets à Tipaza/1°RM.
Ces cinq dernières années, le vent tourne pour de nouveaux fabricants chinois de smartphones. En Afrique, le marché des terminaux intelligents est en pleine croissance, et ce n’est pas le duo « Samsung-Apple » qui le domine. C’est Transsion Holdings Ltd, un mystérieux fabricant chinois qui a acquis des clients en proposant des smartphones dotés de fonctionnalités directement liées à la réalité des marchés locaux.
Transsion Holdings Ltd produit des terminaux intelligents sous les marques Itel, Infinix et Tecno, a orienté sa stratégie de fabrication vers l’hypothèse qui consiste à étudier le comportement des usagers vis-à-vis des offres tarifaires des opérateurs mobiles, notamment dans les pays émergents.
C’est pourquoi, après que des études de marché ont révélé que la majorité des utilisateurs africains portaient souvent deux cartes SIM dans le but d’éviter de faire des appels téléphoniques hors réseau et d’économiser de l’argent, en évitant les appels surtaxés issus de l’interconnexion entre opérateurs, l’équipementier chinois a décidé de doter l’intégralité de sa gamme de téléphones mobiles de deux slots pour cartes SIM.
Mieux, la compagnie Transsion a optimisé les caméras intégrées dans ses terminaux de manière à obtenir des images de bonne qualité lorsque les conditions de luminosité sont défavorables. La mise en œuvre de la stratégie de mettre à la disposition des clients les fonctionnalités dont ils ont besoin a fini par apporter ses fruits.
Selon le cabinet d’études IDC, au premier trimestre 2017, les fabricants chinois ont réussi à capter plus de 40% du marché mondial des smartphones, soit le double de ce qu’ils avaient il y a cinq ans. Pendant ce temps, la part de marché de Samsung et d’Apple a baissé de 3,5% durant l’année 2016.
Basés à Shenzhen, épicentre des technologies mobiles embarquées, les équipementiers chinois ont transformé cette ville en un véritable hub de fabrication de contrats pour les géants occidentaux des technologies mobiles. Ils ont réussi à greffer le concept de la production à faible coût à celui de l’ingénierie high-tech.
Mais en dépit de ces performances technologiques, en Algérie, les clients utilisent le terme « smartphones chinois » pour désigner des appareils de mauvaise qualité. Aujourd’hui, il n’est plus possible de sous-estimer l’innovation technologique des terminaux mobiles chinois. Le meilleur exemple est celui d’Oppo. Leader du marché chinois des smartphones depuis l’année dernière, cette entreprise poursuit son offensive sur ce marché.
En 2016, Oppo a commercialisé plus de trois smartphones en Chine pour deux iPhone d’Apple. Une année plus tôt, c’était l’inverse. Née il y a huit ans, Oppo a commencé à produire des téléphones mobiles simples dotés de fonctionnalités très limitées en performances technologiques.
Très compétitifs
Aujourd’hui, les points de vente d’Oppo commercialisent, à l’échelle mondiale, des smartphones avec un excellent design, et qui incluent caractéristiques très recherchées, comme les batteries à charge rapide et des selfies individuelles ou de groupe avec auto focus.
Les prévisionnistes d’Oppo ont, en effet, constaté l’engouement des usagers pour les selfies de groupe et ont donc déployé des lentilles de caméra à grand angle destinées aux selfies de groupe. Pour renforcer sa production, le vendeur chinois compte ouvrir de nouvelles usines, après celle de l’Indonésie, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Selon plusieurs avis d’experts, les smartphones chinois sont devenus des produits très compétitifs et menacent toujours les ténors du haut de gamme comme Samsung et Apple. Par exemple, dans son dernier né de sa famille des smartphones P, le P10 plus, Huawei a mis l’accent sur la caméra téléphonique et a ajouté un flou en arrière-plan sur les photos pour faire ressortir le visage du sujet à la manière de l’effet bokeh, une fonctionnalité photo bien connu des possesseurs de l’iPhone 7 Plus.
Le fabricant chinois offre ainsi aux adeptes de la photo une fonctionnalité sur un terminal intelligent qui coûte le tiers du prix de l’iPhone. Les bons résultats des firmes chinoises ne concernent pas uniquement les marchés émergents d’Afrique et de l’Inde.
Ils font également des progrès aux Etats-Unis. Selon IDC, au dernier trimestre de l’année 2016, la part de marché des fabricants chinois des smartphones aux Etats Unis a atteint les 19%, soit une progression de 6% par rapport à 2012.
TCL, l’autre constructeur chinois de terminaux mobile, qui a acheté les droits de la marque de téléphone de BlackBerry l’année passée, compte utiliser cette marque pour s’offrir une place dans le segment haut de gamme du marché des smartphones dans le pays de l’iPhone. Ainsi, pour la plupart des usagers, il n’est plus possible d’ignorer les marques chinoises.
Beaucoup de consommateurs préfèrent acheter un « smartphone chinois » plutôt que tout autre téléphone intelligent en raison de son bon rapport qualité/prix et une configuration technique acceptable. D’ailleurs, l’option « double SIM » proposée par plusieurs fournisseurs chinois a été un véritable critère d’achat dans le marché Algérien des téléphones portables.
L’ambassadeur de la République du Vietnam en Algérie a été victime d’une agression, hier soir, jeudi 15 juin, près d’un hôtel dans la wilaya d’Oran, a-t-on appris.
Un jeune individu a agressé l’ambassadeur et il l’a dépossédé de son téléphone portable. Les services de police sont intervenus immédiatement après avoir été alertés, et ont entamé des opérations de recherches rapides, qui ont été conclues par l’arrestation du coupable, ainsi que la récupération du téléphone en question.
Suite à cela, l’ambassadeur vietnamien a décidé de rencontrer le directeur de la Sûreté de la wilaya d’Oran, pour le remercier et encenser l’efficacité des services de police.
Quant au coupable, il sera présenté samedi devant la justice, pour vol et agression.
Le laboratoire pharmaceutique MERINAL a signé, mercredi 14 juin, un partenariat avec la jeune escrimeuse Meriem Mebarki, lui permettant de se préparer dans les meilleures conditions aux jeux olympiques et paralympiques d’été de 2020 à Tokyo.
À a peine 13 ans, Meriem Mebarki s’est déjà distinguée à plusieurs compétitions nationale et internationale. En 2016 cette jeune athlète a décroché la première place dans la catégorie des cadettes au tournoi de Tunis. Et elle a terminé au 4e rang chez les minimes à un tournois en Espagne.
Du haut de ses 13 ans et en dépit de sa petite taille, Meriem Mebarki a été la seule Algérienne à arracher une qualification au tableau des 64 de la coupe du Monde de fleuret féminin, qui s’est déroulé du 13 au 15 janvier à Alger.
Elle a perdu face à l’Autrichienne Freya Cenker (5-15), terminant la compétition en 74e position après un excellent parcours.
Elle avait auparavant battu en phase de qualification de redoutables adversaires comme la Russe Leyla Pirieva (23 ans, 68e mondiale) par 1-5 ou encore la Chinoise Fu Yiting (20 ans, 177 mondiale).
Meriem a récemment représenté l’Algérie lors du 17e championnat d’Afrique d’escrime au Caire (Egypte), où elle a décroché une médaille d’Argent.
300 g de riz à grains longs, 10 c.à.s. de mayonnaise, 100 g de fromage râpé, 1 boîte de maïs en conserve, une boite de thon en conserve, 1 petit bol de petits pois pochés, 1 petit bol de carottes découpées en dés et pochées, 1 petit bol de pommes de terre découpées en dés et pochées, 1 petit bol de haricots verts pochés
Garniture :
1 concombre découpé en fines rondelles, 2 c. à. s. de maïs en conserve,1 carotte râpée, quelques olives noires, la peau d’une tomate, quelques feuilles de persil
Faire cuire le riz dans l’eau salée. Égoutter et réserver quelques minutes avant de disposer le riz dans un récipient. Ajouter 3 c. à. s. de mayonnaise, le fromage râpé, la moitié du maïs et le thon.
Mélanger le tout.
Disposer les légumes pochés dans un autre récipient, ajouter le reste de maïs et 2 c .à. s. de mayonnaise puis mélanger le tout.
Verser le mélange de riz dans un moule rectangulaire et bien le tasser à l’aide du dos d’une cuillère.
Recouvrir avec le mélange de légumes et tasser à nouveau. Garder au réfrigérateur environ 30 minutes.
Renverser la salade dans un plat de présentation. Mettre la mayonnaise dans une poche à douille et en garnir la salade. Disposer la carotte râpée et les grains de maïs sur les 2 extrémités de la salade puis les garnir d’olives noires. Enrouler la peau d’une tomate en forme de fleur et la mettre au centre de la salade avec quelques feuilles de persil. Entourer le riz de rondelles de concombre puis assaisonner le tout d’une sauce vinaigrette. Servir aussitôt.
Assisterons-nous au même scénario que celui de l’année dernière? En tout cas, l’accès à Internet était restreint durant toute la durée des épreuves, et ce à travers tout le pays…
Et le pire arriva! Hier, dès la première matinée de l’examen du baccalauréat, les sujets de langue arabe et de mathématiques de certaines filières ont été diffusés sur les réseaux sociaux quelques minutes après le début des épreuves! C’est le même scénario auquel on avait assisté la semaine dernière lors des examens de 5e année primaire et du BEM, où des sujets avaient «fuité» sur les réseaux sociaux quelques minutes après leur distribution par les enseignants. Comme pour les deux précédents examens nationaux, cette diffusion n’a pas impacté directement le bon déroulement des épreuves. Tout comme le faux site de l’Office national des examens et concours (Onec), www.onec2017.com, que les services de sécurité ont découvert. Hébergé en France, ce site a été créé par un ressortissant marocain, Mohamed Rekkaci, via une agence de communication dénommée ODH, ont révélé les services de sécurité.
Néanmoins, ces tentatives de déstabilisation sont certes minimes, mais elles risquent de perturber les élèves en plus de toucher directement à la crédibilité de cet examen, pour ne pas dire les institutions de l’Etat. Car, il faut rappeler que le scénario de la semaine dernière avait inquiété au plus haut lieu, du fait des enjeux de ce baccalauréat dont l’organisation est devenue une mission commando.
Plus de 66.000 policiers, 50.000 gendarmes et presque autant de militaires mobilisés pour la sécurisation de cet examen! En effet, après l’énorme scandale qui avait ébranlé le baccalauréat 2016 où les sujets des examens avaient carrément fuité sur les réseaux sociaux nécessitant à ce que la moitié des épreuves soient refaites, les hautes autorités du pays ont pris le taureau par les cornes. Depuis une année, elles ont chargé les services du ministère de l’Education nationale de coordonner la préparation des épreuves de fin d’année avec, tenez-vous bien, tous les corps des services de sécurité, à savoir la police, la gendarmerie et l’armée. Elles ont ainsi préparé un plan de guerre, avec des mesures des plus radicales, en plus d’avoir mobilisé plus de 100.000 hommes, deux fois plus que lors des dernières élections législatives.14.000 policiers assurent de ce fait les 4000 opérations d’escorte de l’acheminement des sujets par les voies terrestre et aérienne.
Les centres de préparation des sujets ont, eux, été transformés en véritables «bookmaker» avec l’installation d’un système de vidéosurveillance infrarouge des plus modernes, et d’appareils de brouillage des téléphones mobiles. Des détecteurs de métaux et des scanners ont également été installés à l’entrée de ces centres, lesquels ont été aménagés en deux zones, une zone verte gérée par leurs propres services de sécurité et une zone rouge gérée par 40 policiers dont huit spécialisés dans la vidéo-surveillance sous l’autorité d’un commissaire principal et dont l’accès est interdit aux non-détenteurs d’un badge. Les sujets sont sous haute surveillance et gardés dans 50 salles équipées d’un système de vidéosurveillance et d’un système de brouillage au niveau des directions de l’éducation sous la supervision d’un policier et d’un gendarme.
Ils ne passeront pas la nuit dans les salles d’examens, mais sont acheminés le jour même sous une forte escorte! On se croirait dans un film hollywoodien…Encore plus incroyables, des«snipers» du Web surveilleront la Toile 24 h sur 24 pour détecter toute information suspecte qui pourrait chambouler le bon déroulement de ces épreuves. Ce sont des équipes spécialisées dans la lutte de la cybercriminalité, dépendant des services de sécurité qui seront à pied d’oeuvre, sous l’autorité de l’Organe national de prévention et de la lutte contre les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication, pour suivre les activités des utilisateurs des réseaux sociaux et contrer toute tentative de fuite des sujets, en un temps record et de poursuivre les contrevenants.
Ce plan antifraude qui est digne des films hollywoodiens aura donc été remis en cause en quelques minutes, d’un petit clic! Ce qui démontre que ceux qui ont diffusé ces sujets sont soit, des élèves bénéficiant de complicité, ou carrément les membres du personnel concernés par l’encadrement de cet examen. Dans les deux cas, cela ressemble véritablement à un complot! La situation est des plus graves. Assisterons-nous au même scénario que celui de l’année dernière? En tout cas, l’accès à Internet était restreint durant toute la durée des épreuves, et ce à travers tout le pays…
L’Algérie a opté depuis quelques années pour une démarche d’investissement et d’approche industrielle fondées sur la diversification économique et de partenaires à la fois.
Le vice-ministre russe de l’Industrie et du Commerce, Alexandre Morozov, a annoncé que la Russie mettra en oeuvre un canevas pour booster la coopération algéro-russe dans le domaine de l’industrie mécanique et des énergies renouvelables.
Le vice-ministre russe axe lors de sa visite en Algérie son attention sur la nécessaire coordination économique avec l’Algérie pour diversifier ses investissements dans le secteur industriel.
Le partenariat économique est conçu comme la clé de voûte qui puisse consolider et renforcer la relation diplomatique entre l’Algérie et la Fédération de Russie. C’est le maître-mot sur lequel est revenu le vice-ministre russe de l’Industrie et du Commerce, Alexandre Morozov, en soulignant que «actuellement, on doit penser à des projets industriels concrets et de haute technologie allant dans le sens de la promotion du partenariat bilatéral dans le domaine de l’investissement.
Les gouvernements algérien et russe jugent nécessaire de commencer à diversifier davantage les relations économiques et commerciales entre les deux pays», a-t-il expliqué.
L’Algérie a opté depuis quelques années pour une démarche d’investissement et d’approche industrielle fondées sur la diversification économique et de partenaires à la fois, cette nouvelle approche pourrait se transformer comme un atout sûr permettant au pays de tisser des relations économiques fondées sur l’échange commercial et le partenariat économique.
L’industrie mécanique est en train de prendre le devant de la scène économique après avoir enclenché le processus de la mise en place des usines de fabrication des voitures comme c’est le cas avec le français Renault ou Peugeot ou le géant allemand Volkswagen qui vient de sortir sa première voiture sur le marché algérien. Ce redéploiement des Russes, montre que l’Algérie commence à se frayer un chemin sûr d’une industrialisation dans le domaine de la mécanique avec une approche étudiée et conçue sur la base des besoins et les choix qu’impose l’économie mondiale.
Les Russes veulent reconquérir la branche ferroviaire en Algérie, ils veulent apporter une véritable valeur ajoutée sur le plan de la haute technologie dans ce domaine.
D’ailleurs le vice-ministre russe indique que «ces entreprises sont intéressées à réaliser des projets avec des partenaires algériens à travers des usines mixtes d’assemblage de matériel roulant et la création de centres de services dans le secteur ferroviaire», a-t-il souligné.
Les Russes sont connus pour leur maîtrise avérée dans la fabrication de véhicules poids lourds, cette renommée fait que même l’Algérie réfléchit sérieusement à négocier sa part en matière de partenariat avec la société russe Pao Kamaz, qui est considérée comme le plus grand producteur de véhicules poids lourds en Russie. Cette diversification dans le domaine économique avec la Russie va renforcer les relations bilatérales entre les deux pays dans le domaine économique et commercial, dans la mesure où la Russie et l’Algérie entretiennent des échanges diplomatiques pour trouver une démarche commune à même d’approfondir les rapports économiques et commerciaux entre les deux pays.
L’Algérie et la Russie entrent dans une nouvelle étape qualitative qui consiste à faire de leur partenariat économique et commercial un véritable engagement dans tous les domaines de la coopération même celle qui relève de la haute stratégie. L’Algérie a décidé de maîtriser l’énergie verte et faire recours aux énergies renouvelables.
Cette nouvelle conception va permettre au pays de résoudre la problématique de la gestion des déchets, d’ailleurs dans ce sens le dossier en rapport avec le traitement des déchets industriels et ménagers et la gestion des ressources en eau figurent parmi les priorités qui doivent être abordées et pour que le processus prenne son cours le plus rapidement possible.
L’économie propre est le pari que l’Algérie souhaite réaliser d’ici 2040, donc l’énergie renouvelable est une priorité des priorités qui sera négociée avec les Russes pour enclencher l’amorce de la coopération dans ce domaine de l’économie de l’avenir.
Ils sont 353 à passer l’examen de plus de 40 ans et la «doyenne» des candidats seniors est une sexagénaire, née en février 1954.
Chaque année, ils sont des centaines de milliers de candidats à concourir pour décrocher le «sésame» d’entrée aux campus, dont des «séniors», ces postulants d’âge mûr convaincus que le baccalauréat constitue le plus illustre des examens sans lequel aucun diplôme universitaire n’est concevable. Sur un total de 23.503 candidats inscrits au baccalauréat dans la wilaya de Constantine, dont 9838 libres, pas moins de 353 postulants de plus de 40 ans ont décidé de tenter leur chance pour décrocher la réussite à cet examen prestigieux, a indiqué Mohamed Bouhali, directeur de l’éducation (DE), révélant que la «doyenne» des candidats seniors à Constantine est une septuagénaire, née en février 1954. Ces candidats n’ont certes plus vingt ans depuis longtemps, mais leur opiniâtreté et leur désir farouche de réussite les poussent à passer l’examen du baccalauréat, pour diverses raisons personnelles intrinsèques, mais aussi sociétales.
A 54 ans, Lakhdar K., père de famille et employé dans une société, passe les épreuves du baccalauréat pour la première fois cette année, dans la filière des lettres et langues étrangères (allemand) pour réaliser un vieux rêve, mais aussi pour «encourager deux neveux également inscrits au bac 2017», confie-t-il. Animé d’une volonté de fer, ce quinquagénaire, soutenu par son entourage et le personnel du Centre régional d’enseignement et de formation à distance (Crefd) de Constantine, a suivi les cours depuis la 4 ème année moyenne et obtenu son BEM, avant de songer à «relever le défi» en tentant de décrocher son bac. Un rêve commun partagé, mais aussi un challenge, par d’autres seniors, tels Abdelaziz G. (54 ans) et Mounira B. (52 ans), inscrits respectivement dans la filière gestion et économie et lettres et langues étrangères (espagnol), qui caressent, eux aussi, le rêve de faire partie des heureux lauréats du bac 2017.
Cet examen représente un «réel symbole de réussite scolaire et sociale» conférant une certaine «dimension intellectuelle» à ses détenteurs, sans lequel aucun diplôme universitaire n’est concevable. Mère de deux lycéennes, Amira K. a décroché son bac il y a de cela cinq ans, à presque quarante ans, souligne-t-elle, et a dû faire preuve de beaucoup de volonté et de ténacité pour ne pas laisser tomber et abandonner avant l’examen. Refusant son unique statut de femme au foyer, mais aussi de continuer à ignorer ses précédents échecs au baccalauréat, Amira voulait, dit-elle, «combler un vide» et susciter la «fierté» de ses enfants qu’elle encourage sans cesse pour qu’ils puissent réussir brillamment dans leurs études.
«Ma famille m’a beaucoup soutenue, heureusement, principalement mes filles, ce qui m’a permis de ne pas flancher, surtout que cela n’a pas été facile de se replonger dans les livres après plusieurs années», ajoute-t-elle, se rappelant avec émotion cette période qu’elle avait tant appréhendée. Aujourd’hui, cette bachelière de 44 ans a un master en anglais et souhaite aller encore plus loin dans ses études, en dépit des difficultés et de ses obligations familiales, mais avoue «ne pas regretter les sacrifices consentis pour en arriver là». A 49 ans, Ilhem B. se dit aujourd’hui «comblée» d’avoir réussi son bac, il y a de cela six ans et se sent «très fière d’avoir remporté ce challenge» dans une société où le regard de celle-ci envers les non-diplômés n’est pas toujours très bienveillant, selon elle.
Affirmant que le bac lui a permis de «se débarrasser du complexe d’infériorité» qui la dévorait depuis de nombreuses années, Ilhem se sent à présent sereine et apaisée, surtout que ce sésame lui garantit de participer éventuellement à des concours qui ne lui étaient pas accessibles auparavant en vue de changer d’horizon professionnel.
Détentrice d’un master en sciences économiques, cette bachelière quarantenaire confie avoir souffert, en revanche de la «jalousie de ses jeunes camarades», lesquels ont éprouvé du mal, dit-elle, à accepter sa présence eu égard à la différence d’âge, mais aussi pour les bons résultats qu’elle a obtenus en se classant en tête de sa promotion.
Employée comme adjointe de l’éducation dans un collège, Fadila B., 45 ans, était, pour sa part, quotidiennement confrontée à ce qu’elle a qualifié de «complexe», avant de décrocher, en 2012, un bac en lettres et langues (arabe), avec une moyenne de 11,35. «Je voulais savoir ce que c’était de suivre des études universitaires, c’était une expérience très enrichissante pour moi», affirme-t-elle, heureuse de faire partie des bacheliers, mais surtout d’avoir vaincu son complexe vis-à-vis des autres.
Cette soif de continuer des études après quarante ans, constitue, selon Abdelhamid Djekoune, recteur de l’université des frères Mentouri de Constantine, «un fait exceptionnel qu’on ne rencontre pas souvent à part peut-être dans les sciences humaines et sociales». Exprimant son admiration pour ces «seniors attachés aux études», Abdelhamid Djekoune a fait remarquer que l’université accueille beaucoup plus des personnes préalablement détentrices de diplômes d’études supérieures, ayant une activité professionnelle et qui souhaitent refaire d’autres études, généralement en langues ou en droit.
«Le RND plaide pour un débat national économique et social pour bâtir un consensus.»
Droit dans ses bottes, le ton ferme et assuré, les réponses argumentées et sans fioriture, Ahmed Ouyahia, hier, a renvoyé certains «observateurs» de la scène nationale à revoir leurs analyses quant aux équilibres du pouvoir. En réponse à quelques questions précises sur sa propre actualité et sa position dans le palais d’El Mouradia, il a simplement déclaré qu’il conservait son statut de ministre d’Etat. Il n’est pas membre du gouvernement, mais garde toujours sa qualité de membre du Conseil des ministres à l’instar de Tayeb Belaïz.
Le président de la République ne lui a pas proposé le poste de Premier ministre. Mais Ouyahia ne semble pas s’en plaindre. «J’ai occupé le poste du Premier ministre pendant 10 ans et demi, aujourd’hui, l’honneur de servir ou d’aider le président de la République à travers le poste que j’occupe actuellement me suffit», a-t-il fait savoir à l’occasion de la conférence de presse qu’il a animée au sortir du conseil national du RND.
Au sujet de la cure d’amaigrissement subie par le RND dans sa représentation au gouvernement, alors qu’il a réalisé un score sans précédent lors des législatives, il rétorquera: «Nous n’avons pas rencontré Abdelmalek Sellal à la présidence pour partager le gâteau gouvernemental.» A propos de supposées entreprises appartenant à ses proches, il a commenté «L’on a écrit que mes fils et ma femme possèdent des sociétés. Que je possède moi-même des bus, des minoteries. Je dis: «’Heureusement qu’on n’a pas cité mes enfants dans des affaires de drogue. Concernant ma femme, celui qui trouve une trace de cette société, je la lui céderai »», a-t-il dit. «Ces assertions ne me perturbent pas. Je suis un homme public depuis 20 ans. L’essentiel pour un homme c’est de pouvoir se regarder dans le miroir le matin», a-t-il indiqué.
Interrogé sur le limogeage du ministre du Tourisme 48 heures seulement après sa désignation, Ouyahia indique qu’ «il y avait eu un problème de faille de confiance et un problème de faille dans l’habilitation que l’Etat a résolu rapidement», rappelant que «ce n’est pas le chef de l’ Etat qui mène les enquêtes d’habilitation». En réponse à une question relative aux réformes économiques, il indique qu’«au RND on plaide pour un débat national économique et social pour bâtir un consensus, ça dépasse même un front de deux ou trois partis. Même s’il y a des formations politiques avec lesquelles il est définitivement clair que jamais nous ne pouvons faire une espèce de coalition ou alliance, mais il n’en demeure pas moins qu’ils sont aussi algériens que nous et que nous parlons tous du sort du peuple algérien».
La principale préoccupation formulée par le secrétaire général du RND, tient dans le risque économique que court le pays. «Aujourd’hui, l’ Algérie est confrontée à de très grandes difficultés. Si on ne se remet pas debout bien comme il faut économiquement sans le biberon du pétrole, nous risquons en 2024 ou 2025 de nous retrouver chez le FMI. Et si on se retrouve chez le FMI ça va être la tronçonneuse», prévoit-il. «Si nous ne faisons pas des efforts nécessaires, l’Algérie risque d’avoir des années très compliquées. Aujourd’hui nous tenons l’équilibre grâce aux réserves de changes qui iront en s’amenuisant puisqu’elles ne sont pas en état de se reconstituer du fait de la faiblesse des cours du pétrole. L’époque du pétrole est révolu, avec le schiste l’Opep n’a quasiment aucune influence sur le marché des hydrocarbures. «Cela justifie la nécessité de pousser aux réformes et qu’il y ait des voix qui s’élèvent contre la démagogie qui paralyseront le pays», a-t-il noté.
«Au RND, nous plaidons pour un débat national économique et social, domaine dans lequel on a des fragilités, parce que ce débat permettra aux uns et aux autres de confronter leurs idées, de compléter leur compréhension et permettra à l’opinion publique de suivre et de faire son idée car jusqu’à la fin des temps, il y aura sans aucun doute et c’est la loi de la démocratie et de la pluralité, une opposition». «L’Algérie n’a jamais connu de débats autour des réformes économiques, au niveau des forces politiques. Au niveau des experts, il y a eu un débat pendant la préparation de la révision constitutionnelle de 1997 et un autre qui a été confié au président du Cnes, le défunt Babès pendant la période du printemps arabe», a-t-il rappelé. «Il faut en finir avec le populisme par exemple. Je disais à une époque donnée en tant que Premier ministre que les augmentations de salaires vont avec la productivité et la rentabilité.
On a dit alors que Ouyahia n’aimait pas le peuple. Mais je suis un enfant du peuple. Ouyahia a peur pour son peuple, le jour où on n’aura pas les moyens pour pouvoir payer les salaires», indiquera-t-il. «J’ai toujours fait référence au FMI qui nous donne actuellement ses avis car l’ Algérie est membre dans ce club. Ce fonds n’a pas encore mis la main sur nous, mais si on retombe entre ses mains, il nous ordonnera de dévaluer la monnaie nationale, d’augmenter les taux d’intérêts et ouvrir davantage le commerce extérieur, des mesures qui nous enfonceront davantage dans la crise», explique-t-il.
«Le FMI défend les intérêts de ses principaux actionnaires de son conseil d’administration». Selon, Ouyahia, «l’aisance financière des dix dernières années, a freiné les réformes économiques qui n’ont pas avancé au rythme souhaité». D’après toujours Ouyahia, «un gouvernement ne peut pas être démagogique. Il peut, tout au plus, ne pas être assez courageux ou parfois peut-être bloqué par des situations de crainte de dérapage, nourries par le tapage démagogique de l’opposition comme lors du débat sur la loi sur la réforme de la retraite et la LF2016», a-t-il appuyé pour dire qu’il ne s’est jamais attaqué à Abdelmalek Sellal.
Un appel à un rassemblement pour ce mardi 13 juin, sur la place Saïd Makbel, a été lancé par «des citoyens et citoyennes de Béjaïa, interpelés par les événements du Rif», lit-on sur l’appel en question.
A travers ce rassemblement, les initiateurs comptent exprimer «leur inquiétude quant à l’évolution des événements à Al Hoceima, notamment sur l’approche sécuritaire utilisée par le pouvoir marocain», et affirmer leur «soutien indéfectible aux revendications légitime des Rifains».
Ils dénoncent, par ailleurs, «l’arrestation arbitraire» des animateurs du mouvement Hirak et «la campagne calomnieuse» orchestrée contre les manifestants. Les initiateurs de cette action de soutien exigent, en outre, «la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus», ainsi que «l’arrêt de la répression» et «la satisfaction des revendications des Rifains».
Par ailleurs, à signaler qu’une pétition de soutien a été lancée par des intellectuels et écrivains algériens sur les réseaux sociaux.