ALGER- Le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a indiqué vendredi soir à Alger, qu’un ministre du Tourisme et de l’Artisanat sera nommé prochainement par le Président de la République.
S’exprimant lors d’un point de presse organisé à l’issue de l’adoption par l’Assemblée populaire nationale (APN) du plan d’action du gouvernement, M. Tebboune, a déclaré que « la nomination d’un ministre du Tourisme et de Artisanat est une prérogative du Président de la République et que sa nomination interviendra prochainement », ajoutant que le futur ministre du Tourisme « aura toutes les compétences pour diriger le secteur du tourisme ».
Nommé ministre du Tourisme et de l’Artisanat, dans le Gouvernement d’Abdelmadjid Tebboune, Messaoud Benagoun a été démis de ses fonctions fin mai par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika.
« Conformément aux dispositions de l’article 93 de la Constitution et sur proposition de M. Abdelmadjid Tebboune, Premier ministre, son excellence Monsieur Abdelazz Bouteflika, Président de la République, a démis M. Messaoud Benagoun de ses fonctions de ministre du Tourisme et de l’Artisanat », avait indiqué un communiqué de la la présidence de la République.
BOUIRA – L’auteur présumé du quadruple crime de Taghzout (Est de Bouira), arrêté mercredi après midi par les services de la Gendarmerie nationale, a été présenté samedi devant le procureur de la République dans le cadre de l’enquête en cours, a indiqué le chef du Groupement de la Gendarmerie nationale, le lieutenant-colonel Mahdjoub Areibi Kamel.
L’accusé (B.A) a eu une séance « spéciale » samedi avec le procureur de la République dans le cadre de l’enquête, qui est toujours en cours, avant d’être remis au juge d’instruction, a expliqué le même responsable lors d’une conférence de presse.
Après avoir été entendu par les services de la Gendarmerie nationale, BA, qui a avait, le 11 juin, tué sa belle-soeur (60 ans), son neveu (32 ans) et sa nièce (22 ans) avant de revenir 10 jours plus tard sur les lieux pour éliminer, cette fois-ci, son propre frère, a reconnu avoir « l’intention d’éliminer toute la famille de son frère ».
Un vieux conflit lié à une piste mitoyenne au domicile familial serait à l’origine de ce massacre commis après une énième dispute entre les deux familles. « Une grande haine se fait ressentir entre les deux familles depuis de longues années, à cause d’un litige sur cette piste mitoyenne de la maison de la famille des victimes et qui mène vers la maison du criminel », a rappelé le lieutenant-colonel Mahdjoub Areibi.
« Nous avons même entendu parler d’une affaire de moeurs dans cet acte ignoble », a-t-il ajouté, sans fournir de détails.
Durant l’interrogatoire, le présumé auteur du quadruple crime (63 ans) a reconnu avoir « regretté le meurtre de la jeune fille et celui de son neveu Rabah (32 ans), qui était un intermédiaire de réconciliation entre les deux familles », tout en justifiant son acte par son état de « stresse et de panique », a précisé le chef du Groupement de la Gendarmerie nationale.
A propos de l’arrestation de ce dernier, le conférencier a fait savoir qu’un effectif de plus de 250 gendarmes, dont une brigade sino-technique utilisant trois chiens renifleurs, ainsi qu’un hélicoptère, ont été mobilisés pour rechercher le criminel, qui se repliait dans la forêt voisine d’El Maâdhi où il a été arrêté mercredi à 15h, alors qu’il se cachait derrière les buissons.
« Le criminel ne s’est pas rendu. Il a été arrêté par les éléments de la Gendarmerie nationale lors d’une opération de ratissage effectuée sous la protection de l’Armée nationale populaire (ANP) déployée dans la difficile région montagneuse de Taghzout afin de sécuriser le périmètre de recherche », a tenu à préciser le chef du Groupement.
« Il a été arrêté avec en sa possession un fusil de chasse et 35 cartouches qu’il a achetées auprès d’inconnus, dont une autre enquête sur cette question est en cours », a-t-il dit.
Pendant sa cavale, le criminel se repliait dans la zone montagneuse et forestière de Maâdhi, et il s’est même rendu à Draâ Lakhmis (près de Bouira) pour s’approvisionner en nourriture, selon les détails donnés par le conférencier.
Relâchés après l’arrestation de leur père, les fils de l’auteur présumé du quadruple crime seront réentendus par les services de la Gendarmerie nationale, a rappelé le chef du groupement de la Gendarmerie nationale.
L’évacuation « a lieu immédiatement. Nous ne pouvons pas être sûrs que les gens sont en sécurité », a déclaré Georgia Gould, responsable de la municipalité, neuf jours après l’incendie qui a ravagé la tour Grenfell, faisant 79 morts.
Téhéran a condamné aujourd’hui, samedi 24 juin, l’attentat déjoué à la Mecque, affirmant sa disposition à ‘’coopérer’’ pour lutter contre ‘’les dealers de mort’’, et ce malgré les relations tendues entre l’Iran et l’Arabie saoudite.
Vendredi, les forces saoudiennes ont déjoué une action « terroriste » contre la Grande Mosquée de La Mecque, premier lieu saint de l’islam. Onze personnes, dont six pèlerins et cinq policiers, ont été blessées dans l’effondrement partiel d’un bâtiment où se barricadait un kamikaze qui s’est fait exploser.
Cette action » montre une fois encore que le terrorisme débridé qui vise le monde entier, la région et en particulier les musulmans et les pays islamiques, ne connaît ni religion, ni géographie, race ou nationalité, et qu’il peut même frapper le lieu le plus sacré des musulmans dans le monde », a déclaré Bahram Ghassemi, porte-parole des Affaires étrangères iraniennes.
L’Iran « a toujours condamné le terrorisme sous toutes ses formes, où qu’il frappe » et « a toujours dit être prêt à aider et à coopérer avec les autres pays pour combattre ces criminels, dealers de mort et semeurs ignorants de haine », a-t-il ajouté.
Cependant, l’Iran chiite et l’Arabie saoudite sunnite n’ont plus de relations diplomatiques depuis janvier 2016.
Les tensions entre ces deux grands rivaux régionaux se sont encore envenimées depuis les attentats du 7 juin à Téhéran qui avaient fait 17 morts, les premiers en Iran revendiqués par le groupe terroriste autoproclamé Etat islamique.
Les Gardiens de la révolution, l’armée d’élite de l’Iran, ont accusé Ryad d’être « impliqué » dans ces attentats et le gouvernement a accusé son rival saoudien de « soutenir » des groupes terroristes en territoire iranien.
En outre, le gouvernement jordanien, al-Azhar et le Hezbollah ont aussi condamné cette tentative, « Al-Azhar se tient au côté du royaume d’Arabie saoudite dans la lutte contre le terrorisme, (…) jusqu’à son éradication », a indiqué le grand imam Ahmed al-Tayeb. En Jordanie, le ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement Mohamed Momani a dénoncé un « complot terroriste », réitérant dans un communiqué l’appel de son pays « à concerter les efforts pour lutter contre le terrorisme ».
Momani a salué les efforts saoudiens « pour affronter les terroristes, qui ont essayé de profaner un des lieux les plus purs de la terre avec leur tentative de prendre pour cible la foule de pèlerins, dans l’enceinte de la Grande mosquée ».
Quant au Hezbollah, Le parti chiite libanais, virulent détracteur de la monarchie saoudienne, a condamné des « gangs takfiristes et terroristes qui répandent le sang sans aucun sens de l’humanité ou de la morale ».
Il inscrit cet acte dans « la série de crimes perpétrés par ces gangs au Liban, en Syrie, en Irak et dans le monde arabe et musulman, en atteignant toute la planète ».
« La pensée criminelle de ces groupes ne prend même pas en considération les lieux les plus saints », a regretté le Hezbollah
Des kamikazes se sont fait exploser, vendredi 23 juin, dans la partie orientale de Mossoul reconquise par l’armée irakienne, faisant trois morts, à indiqué samedi des responsables de sécurité et de la santé.
Les attaques ont visé tard vendredi soir le quartier de Mouthanna alors que les habitants faisaient leurs courses en prévision de Aïd al-Fitr.
« Le premier kamikaze s’est fait exploser alors qu’il se faisait interpeller par un policier, qui est mort sur le coup », a déclaré un responsable de la police.
Un deuxième assaillant a réussi à s’introduire dans un centre commercial et s’est fait exploser au milieu des civils, tuant au mois deux personnes et blessant neuf, selon le même officier et un secouriste. Un troisième kamikaze a été tué par la police avant de parvenir à déclencher sa veste explosive.
L’attaque n’a pas été revendiquée. Les forces irakiennes ont chassé en janvier les terroristes du groupe Etat islamique (EI) de la partie orientale de Mossoul et tentent maintenant de les déloger de leur dernier carré dans l’ouest de la ville septentrionale.
Deuxième ville d’Irak, Mossoul est le dernier grand bastion urbain de l’EI dans ce pays.
Des habitants des quartiers repris aux terroristes avaient prévenu de la menace des cellules dormantes et souligné que le laxisme des autorités en matière de contrôle avait permis le retour de nombreux partisans de l’EI à la vie civile sans être inquiétés par la justice.
Des voix s’étaient élevées à Mossoul-Est avant les attentats de vendredi soir appelant à bannir les familles des membres de l’EI, entre autres mesures.
GHARDAIA – Un montant de plus 85 millions DA de transactions commerciales sans factures ont été décelées par les services de contrôle de la direction du Commerce (DC) de la wilaya de Ghardaïa durant le mois de Ramadhan, a révélé samedi à l’APS le directeur de wilaya du secteur.
Ce montant relevé par les brigades d’inspection de la DC auprès des opérateurs économiques exerçant dans la wilaya a été décelé au terme de 3.797 actes de contrôle, a précisé Mohand Ameziane Zemouri.
A l’issue de ces actes de contrôle, 332 infractions à la pratique commerciale et 128 infractions à la qualité ont été constatées, 440 dossiers d’infractions transmis à la justice et 13 fermetures de locaux
commerciaux effectuées, pour la plupart ne répondant pas aux conditions de la pratique commerciale, notamment le défaut de registre de commerce, l’exercice de l’activités commerciales illicites et défaut de facturation et d’affichage de prix ainsi que la vente de produits périmés ou non- conforme à l’utilisation, a-t-il expliqué.
Quelque 57 prélèvements d’échantillons aux fins d’analyses dans les laboratoires de contrôle de qualité de Ghardaïa pour les analyses microbiologie et d’Ouargla pour l’analyse physico-chimique, ont été effectués durant la même période sur différents produits de large consommation, ajouté le directeur du commerce.
Plusieurs échantillons se sont avérés non conforme à la santé du consommateur, ce qui a obligé les services du commerce à procéder à la saisie de 1,34 tonnes de produits alimentaires, notamment les viandes et dérivés et les confiseries, d’une valeur de plus de 688.000 DA avant leur destruction et incinération, selon le même responsable.
ALGER – Le ministre de la jeunesse et des sports El Hadi Oul Ali a assuré vendredi que le forfait de la sélection algérienne scolaire aux championnats du Monde d’athlétisme prévus du 24 au 30 à Nancy (France), est du à la « négligence » du président de la Fédération algérienne de sport scolaire (FASS), Hafid Izem, qui n’a pas accordé d’importance au dossier de participation déposé au Ministère.
« Nous n’avons jamais empêché un sélection de prendre part à une compétition internationale, surtout chez les petites catégories. Mais le président de la FASS, Hafid Izem, n’a accordé aucune importance au dossier de participation, comme s’il avait choisi d’autres intérêts, au lieu de travailler en coordination avec le MJS pour la sélection algérienne et il doit en assumer les conséquences », a déclaré M. Ould Ali lors d’un point de presse à l’issue d’une tournée aux salles qui abriteront les matchs du Mondial de handball U21 prévu le mois de juillet prochain à Alger.
Le ministre a exprimé son mécontentement après la publication de la FASS d’un communiqué ou elle assure que « le MJS a bloqué la participation des athlètes algériens malgré le dépôt du dossier dans les délais ».
« La première chose qui a attiré mon attention, est que le communiqué de la FASS n’était pas signé par le Président de l’instance. Le dossier a été étudié et approuvé depuis plusieurs jours par nos services, mais la négligence du Président de la FASS à ce sujet nous a poussé à ne pas donner le feu vert pour une participation. La FASS a décidé de s’attaquer au Ministère de la jeunesse et des sports même si nous avons toujours été du côté des Fédérations », a-t-il ajouté.
ALGER- L’assemblée générale élective (AGE) de Fédération algérienne de karaté-do (FAK) sera organisée dans les « plus brefs délais », a assuré vendredi le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali.
« J’ai instruit les services du ministère (MJS) pour entamer les démarches afin d’organiser l’AG élective de la FAK dans les plus brefs délais. Cette situation a trop duré et il est temps de tout assainir dans l’intérêt de la discipline », a déclaré Ould Ali lors d’un point de presse à l’issue d’une tournée qui l’a conduit aux salles qui abriteront les rencontres du Mondial-2017 de handball U21 prévu le mois de juillet prochain à Alger.
La Fédération mondiale de karaté (WKF) a demandé dans une lettre adressée au MJS le 8 juin 2017 signée par son président Antonio Espinos, de « faciliter » l’organisation d’une AG élective et de trouver dans « un délai de 45 jours » une solution aux « dysfonctionnents » que vit la FAK depuis avril 2016 à ce jour.
Mais pour M. Ould Ali, il n’y a eu aucune lettre : « Nous n’avons reçu aucune correspondance de la part de la WFK et le seul courrier émanant de l’instance mondiale est datée du 14 juin 2017, il évoque seulement la classification des athlètes et pas autre chose ».
Aboubaker Mekhfi a été désigné fin mai par le MJS à la tête d’un directoire pour gérer les affaires de la FAK en attendant l’organisation d’une assemblée générale élective, une décision qui ne semble pas plaire à l’instance mondiale.
« Le commissaire aux comptes a refusé de certifier les comptes de l’ancien bureau fédéral. Cette décision a mené vers une situation de blocage et nous étions donc obligés d’installer un directoire comme le stipule la loi sur le sport 13/05 », a expliqué Ould Ali.
Depuis la démission de l’ancien président, Fateh Benathmane, le 30 avril 2016, les affaires de la Fédération algérienne de karaté-do étaient gérées par Chérif Tibihare, mais sans pour autant arriver à changer le climat malsain qui règne au sein de l`instance fédérale depuis son installation.
Reportée à cinq reprises, l’assemblée générale ordinaire de la FAK s’est déroulée finalement le 1er avril dernier en présence de 52 membres.
CARACAS – Les opposants au président vénézuélien Nicolas Maduro sont descendues vendredi dans les rues du pays pour dénoncer la mort, la veille, d’un jeune manifestant tué par les forces de l’ordre, le 75e décès depuis début avril.
Faisant sonner des clairons, à coup de sifflets ou martelant des casseroles, des groupes d’opposants se sont placés sur les carrefours et principales voies de Caracas et d’autres villes, générant un chaos pour la circulation automobile.
L’opposition dénonce la mort jeudi à Caracas d’un homme de 22 ans, David Vallenilla, atteint par trois balles au thorax selon le parquet.
Des médias locaux ont diffusé des photos et vidéos où l’on voit un militaire, sergent de la police aérienne, en train de tirer sur le manifestant.
Une information ensuite confirmée par le ministre de l’Intérieur Néstor Reverol.
Sa mort a porté à 75 le nombre de décès en près de trois mois de manifestations hostiles à Nicolas Maduro, dont l’intensité a redoublé depuis la décision du chef de l’Etat de convoquer pour fin juillet une Assemblée constituante, un projet rejeté par 69,1% des Vénézuéliens selon l’institut de sondages Datanalisis.
David Vallenilla est décédé alors qu’il participait à une manifestation, à l’appel de la coalition d’opposition MUD (Table pour l’unité démocratique), en soutien à la procureure générale Luisa Ortega, meneuse de la frange critique du chavisme (du nom de Hugo Chavez, président de 1999 à son décès en 2013), opposée à la Constituante.
Invoquant le droit à la désobéissance civile, l’opposition, majoritaire au Parlement, a appelé cette semaine la population à ne pas reconnaître le gouvernement du président Maduro, très impopulaire dans un contexte de grave crise économique.
Elle a convoqué une nouvelle « grande manifestation » samedi à Caracas et dans le reste du pays.
Au petit matin, l’on est fatigué et exténué car le manque de sommeil est accablant. Elle est souvent provoquée par une anxiété secondaire, généralement liée à des problèmes personnels. L’insomnie touche près d’un quart des adultes. Les femmes et les personnes âgées sont également plus sujettes aux insomnies.
Les causes de l’insomnie sont nombreuses, Une grande majorité des insomnies est liée à des troubles psychologiques plus ou moins sévères, comme le stress, l’anxiété et la dépression.
Lorsque les épisodes d’insomnie se répètent jour après jour, les personnes touchées s’angoissent à l’idée de passer une mauvaise nuit. Cette peur de l’insomnie peut angoisser l’insomniaque et rendre son sommeil encore plus difficile, ce qui l’entraine alors dans un cercle vicieux.
Les conditions liées à l’environnement ou au mode de vie peuvent également provoquer des insomnies. Tels que (bruit, chaleur) (travail de nuit, la surcharge de travail) ou bien l’élément majeur qui provoque l’insomnie est la consommation excessive de caféine.
En revanche, Les symptômes d’une insomnie sont des difficultés à s’endormir, un sommeil léger et irrégulier, des réveils nocturnes, une impossibilité de dormir plus de 3 ou 4 heures, ainsi que des cauchemars. En outre, les conséquences d’une insomnie sont notamment une fatigue au réveil, donnant l’impression de ne pas être reposée par sa nuit de sommeil, accompagnée d’une somnolence au cours de la journée.
Plusieurs médicaments peuvent être proposés dans certaines circonstances, lors d’épisodes d’insomnie ayant des répercussions importantes dans la vie quotidienne par exemple, parmi lesquels les somnifères hypnotiques et les anxiolytiques.
« Le recours à ces traitements doit se faire uniquement lors d’une consultation d’un médecin ».
ORAN – La Bourse de sous-traitance et de partenariat de l’Ouest (BSTPO), basée à Oran, s’attelle à l’élaboration d’une cartographie des implantations industrielles, a-t-on appris du président de cette association régionale à but non lucratif.
« La cartographie a pour objectif, à terme, de booster le développement de la sous-traitance au niveau des 13 wilayas couvertes par la BSTPO », a précisé Rachid Bakhchi à l’occasion d’une rencontre sur « l’environnement financier de la petite et moyenne entreprise », tenue jeudi soir à Oran.
« Cette initiative permettra de recenser avec précision l’emplacement des différents pôles et entités du secteur industriel et ce, à l’effet de mieux cerner les besoins des acteurs économiques et de répondre avec efficience à leurs attentes par le biais du partenariat », a expliqué le président de la BSTPO.
« L’exploitation de la future cartographie vise à promouvoir le développement de la sous-traitance locale pour satisfaire aux besoins de l’industrie nationale », a-t-il fait valoir.
Près de 80 opérateurs ont assisté à la rencontre organisée par la BSTPO, laquelle donne le ton à un nouveau cycle d’ateliers thématiques intitulé « Soirée du Manager » et qui a pour but de consolider les capacités des jeunes chefs d’entreprise.
« Nombre de contraintes auxquelles font face les PME sont dues à une méconnaissance de la législation qui est pourtant porteuse de plusieurs mesures de facilitation », a indiqué M. Bakhchi en insistant sur l’intérêt de ce cycle visant à mieux faire connaître la réglementation et les avantages offerts aux sociétés de sous-traitance.
Le même responsable a évoqué d’autres actions menées par la BSTPO à l’effet d’impulser une nouvelle dynamique économique dans la région de l’Ouest, telles celles portant intégration de la sous-traitance locale dans différents secteurs, dont l’industrie automobile, le bâtiment et des travaux public (BTP), la métallurgie et la sidérurgie.
Quatre Bourses de sous-traitance de dimension régionale sont implantées en Algérie (Centre, Est, Ouest et Sud) avec, pour mission essentielle, « la promotion du développement de l’industrie locale et l’optimisation de l’outil de production », a conclu M. Bakhchi.
ALGER- Un terroriste s’est rendu vendredi aux autorités militaires à Tamanrasset, en possession d’un pistolet mitrailleur de type Kalachnikov et d’une quantité de munitions, indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).
« Dans le cadre de la lutte antiterroriste et grâce aux efforts des forces de l’Armée nationale populaire, le terroriste dénommé L. Ladmi Mohamed dit +Abou Saâb+ s’est rendu, cet après-midi du 16 juin 2017, aux autorités militaires dans la 6ème Région militaire à Tamanrasset, en possession d’un (01) pistolet mitrailleur de type Kalachnikov et d’une quantité de munitions », précise le communiqué.
Par ailleurs, dans le cadre de la lutte contre la contrebande et la criminalité organisée, un détachement de l’ANP relevant du secteur opérationnel de Djanet (4ème Région militaire), en coordination avec les éléments des Douanes, « a saisi une quantité de kif traité s’élevant à 24,17 kilogrammes, chargée à bord d’un véhicule tout-terrain », ajoute la même source.
LAUSANE (Suisse) – La Fédération internationale de boxe amateur (AIBA) a suspendu l’entraîneur de la sélection algérienne, Brahim Bedjaoui, à titre « provisoire » lui reprochant son « comportement » lors des Jeux de la Solidarité islamique (JSI-2017) qui se sont déroulés à Bakou en Azerbaïdjan du 12 au 22 mai.
« M. Bedjaoui, nous vous informons que le bureau exécutif de l’AIBA a décidé de vous suspendre provisoirement selon les dispositions de l’article 13.3.3 du code disciplinaire et déposé une plainte contre vous devant la commission de discipline », a indiqué l’AIBA dans une lettre envoyée jeudi au coach national.
« Cette décision a été prise à la suite de certaines de vos déclarations aux médias lors des Jeux de la Solidarité islamique Bakou-2017 que l’AIBA considèrent en violation de son code disciplinaire et décide donc d’ouvrir une procédure disciplinaire », a encore précisé l’AIBA dans sa correspondance dont une copie a été adressée au président de la Fédération algérienne de boxe (FAB), Mohamed Madjid Nahassia.
Nahassia avait fait l’objet d’un retrait de confiance de la part de son bureau exécutif en mai dernier et été suspendu par le ministère de la Jeunesse et des Sport. La fédération algérienne de boxe est gérée actuellement par le premier vice-président Abdeslam Draa.
« Considéré provisoirement suspendu, vous n’êtes pas autorisé à coacher lors de toutes les compétitions et activités organisées sous l’égide de l’AIBA en attendant l’annonce d’une décision finale », a ajouté l’instance mondiale.
Bedjaoui avait dans des déclarations à la presse en marge des combats de Boxe des JSI-2017 disputés au Cristal Hall de Bakou, dénoncé les décisions des juges et à leur tête l’Algérien Abdellah Bessalem, superviseur général de l’AIBA.
Bedjaoui est actuellement à Brazzaville (Congo) avec la sélection nationale qui prendra part au championnat d’Afrique de boxe du 17 au 25 juin.
NEW YORK- Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a appelé vendredi à un nouveau calendrier pour mettre en oeuvre l’accord de paix et de réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger en exhortant les parties maliennes à s’entendre sur une vision claire sur ses mécanismes de suivi.
« A ce stade critique, j’invite les parties signataires à s’entendre sur une vision claire de l’avenir de l’accord et de ses mécanismes de suivi, et à fixer un nouveau calendrier pour sa mise en oeuvre », a indiqué le chef de l’ONU dans son rapport sur la situation au Mali, présenté vendredi au Conseil de sécurité.
Guterres a estimé que les parties signataires « doivent traduire leur attachement à la paix en actions concrètes », souhaitant que la nomination d’un observateur indépendant, telle que prévue dans l’accord, pourra se faire sans tarder, et qu’elle contribuera à insuffler une nouvelle dynamique au suivi de sa mise en oeuvre.
Près de deux ans après la signature de l’accord, et alors que la période transitoire touche à sa fin, en juin, le Mali se trouve de nouveau à un tournant. « Les progrès accomplis au niveau politique ne se sont pas encore traduits par des progrès en matière de sécurité sur le terrain », a-t-il constaté.
Au cours de l’année écoulée, les groupes extrémistes violents ont élargi leur champ d’action et accéléré le rythme de leurs opérations dans le but de contrecarrer le processus de paix, tandis que de nouveaux groupes armés ont vu le jour, a relevé Guterres.
« Le trafic de drogues et d’autres activités criminelles continuent d’entraver fortement la mise en £uvre de l’accord et d’influer sur les prises de position des groupes armés », a-t-il dit.
Pour autant, il a noté que « des progrès notables » ont été accomplis, en dépit des divergences de vues existantes, dans la mise en oeuvre des mesures provisoires prévues dans l’accord en matière de politique et de sécurité .
» Malgré de multiples retards, l’instauration des autorités intérimaires dans chacune des cinq régions septentrionales est digne d’éloges », a relevé Guterres qui a félicité le gouvernement malien, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme pour les efforts constants qu’ils déploient en vue de faire avancer le processus de paix, avec l’appui de l’équipe de médiation internationale.
Le secrétaire général de l’ONU a jugé, par ailleurs, important que la Minusma dispose de ressources nécessaires pour s’acquitter de son mandat dans un environnement asymétrique, où opèrent des groupes terroristes et des réseaux criminels transnationaux.
La mission onusienne rencontre de grandes difficultés en matière de capacités. Les effectifs militaires et de police de la Minusma n’ont pas encore atteint le nouveau plafond fixé par la résolution 2295 (2016), a-t-il précisé.
Evoquant dans ce contexte l’instabilité qui règne au Mali, Guterres a estimé qu’il était nécessaire de renforcer la coopération régionale, de manière à lutter contre les menaces qui pèsent sur la sécurité.
A ce propos il a recommandé au Conseil de sécurité de donner une suite favorable à la demande du groupe G5 Sahel d’accorder un mandat à leur force militaire régionale. Les Etats-Unis s’opposent fermement au projet de résolution présenté par la France au Conseil de sécurité pour autoriser le
déploiement de cette force militaire. Washington estime que le G5 Sahel n’a pas besoin du feu vert du Conseil de sécurité pour la déployer.
ALGER- L’Armée nationale populaire (ANP) oeuvre à renforcer ses capacités militaires et à optimiser ses moyens dissuasifs, pour faire face à toute tentative d’atteinte à la souveraineté de l’Algérie et à sa sécurité nationale, a affirmé le Général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, vendredi, au 2ème jour de sa visite à Tamanrasset dans la 6ème Région militaire.
« Préserver l’image de l’Algérie sur le plan régional et international est une mission noble assignée à ses fidèles fils, qui ont le rôle, le devoir et la responsabilité de l’assumer amplement, (d’autant plus) que nous vivons dans un monde instable et insécurisé (où) les exemples sont palpables, avérés au passé proche et lointain et confirmés de nos jours.
Ce qui nous incite au sein de l’ANP, avec le soutien de son Excellence le président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, à renforcer nos capacités militaires et à optimiser ses moyens dissuasifs, pour faire face à toute tentative d’atteinte à la souveraineté de l’Algérie et à sa sécurité nationale », a souligné Gaïd Salah.
Après avoir tenu une rencontre d’orientation avec les cadres et personnels de la Région, le général de corps d’Armée, en compagnie du général-major Meftah Souab, commandant de la 6ème RM, a présidé une réunion de travail au siège du Commandement de la Région, en présence de l’état-major de la Région, des commandants des secteurs opérationnels et leurs états-majors, ainsi que les chefs d’unités.
A l’entame de la rencontre, le général de corps d’armée a suivi un exposé portant sur la situation globale de la Région, présenté par le commandant de la Région, suivi par des présentations des commandants des secteurs opérationnels et des responsables des différents corps de sécurités.
Le général de corps d’Armée a prononcé, par la suite, une allocution d’orientation dans laquelle il a réitéré « l’importance vitale de cette Région militaire et le rôle efficace des unités déployées le long des frontières, dans la sécurisation du pays de tous les fléaux, à leur tête le terrorisme, le crime organisé et la contrebande de tous genres ».
A la veille de la célébration du cinquante-cinquième anniversaire du recouvrement de la souveraineté nationale, le Général de corps d’Armée a tenu à marquer une halte, en mémoire des grands sacrifices consentis par la génération de Novembre, pour le recouvrement de la liberté et de l’indépendance.
« Sachez qu’au moment où vous défendez votre terre dans cette région vitale du territoire national, l’Algérie s’apprête à célébrer dans quelques jours le cinquante-cinquième anniversaire du recouvrement de son indépendance nationale. Une commémoration qui exige de nous tous de marquer une halte de réflexion afin de partager avec notre peuple la joie de célébrer cette
mémorable fête nationale. Une halte de respect et de révérence envers de grands hommes, à qui Allah a donné la force de volonté et de détermination, a guidé au devoir de la glorieuse Révolution populaire, bénie par Dieu, et a aidé à accomplir son parcours triomphal. Une Révolution phare avec de grandes aspirations et de nobles objectifs, principes et valeurs », a souligné Gaïd Salah.
« L’indépendance de notre pays a été obtenue avec le sang et les larmes, et il vous revient aujourd’hui de la préserver et le devoir d’ancrer ces fondements et de renforcer ses capacités », a-t-il soutenu.
Gaïd Salah a, par la suite, visité l’école des cadets de la nation où il a suivi un exposé global sur ses missions, présenté par le commandant de l’école avant d’inspecter certaines structures administratives et pédagogiques de l’école.
L’école des cadets de la nation de Tamanrasset est la dixième école réalisée durant ces dernières années. Etant un collège d’enseignement moyen (CEM) d’une capacité de 800 places pédagogiques, cette école entamera la formation des cadets à partir de l’année scolaire 2017/2018.
ALGER- Le président du Conseil national de l’Ordre des médecins, Dr Mohamed Bekkat Berkani a indiqué jeudi que l’application du système de contractualisation entre les Caisses nationales des Assurances Sociales et les établissements hospitaliers était la « solution idoine » pour améliorer la qualité des services et rationaliser les dépenses en matière de soins.
Lors d’une conférence organisée par le Front El Moustakbel sous le thème « financement du secteur sanitaire », le Dr Bekkat Berkani a affirmé que le système de financement actuel des établissements hospitaliers était « dépassé », relevant l’impératif d’appliquer le système de contractualisation qui contribue à améliorer la qualité des services et rationaliser les dépenses en matière de soins.
Après avoir salué le travail accompli par les caisses d’assurance sociale et le bilan positif réalisé cette année, le même responsable a appelé à tirer profit de ce bilan pour appliquer le système de contractualisation entre ces caisses et les établissements hospitaliers d’une part, et entre les caisses et les cliniques privées d’autre part.
Pour ce qui est de la contractualisation avec le secteur privé, le Dr Bekkat Berkani a relevé l’impératif de financer uniquement les services qui ne sont pas fournis par le secteur public en vue d’asseoir une complémentarité entre les deux secteurs.
Concernant les compétences nationales de la diaspora, le président du Conseil national de l’Ordre des médecins a appelé à rechercher les moyens pour profiter des connaissances de ces compétences au service du pays, dans la mesure où plusieurs d’entre elles sont « prêtes à accomplir cette mission ».
Il a ajouté que l’on ne peut prétendre à l’amélioration du secteur sanitaire et à la rationalisation des dépenses en matière de soins sans « s’interesser aux ressources humaines » et ouvrir le dialogue avec les différents corps en dehors des activités syndicales, et ce à travers l’organisation de rencontres régionales qui permettent aux différents corps d’exprimer leurs préoccupations professionnelles et de désigner des représentants pour les exposer au ministère.
« L’on ne peut assurer un traitement de qualité sans prendre en charge ces préoccupations », a-t-il souligné rappelant à ce propos les ruptures de stock de certains médicaments.
Après avoir mis en avant la nécessité d’encourager les investisseurs dans ce secteur, le même responsable à appelé à revoir le système du service civil actuel qui s’est révélé « un échec ».
Abordant la question de surcharge à laquelle font face les grands établissements hospitaliers du nord et la problématique de déplacement des citoyens en quête de qualité de services, le président du Conseil national de l’Ordre des médecins a préconisé d’encourager les médecins à « se fixer au lieu de leur affectation » en mettant en place des mesures incitatives, notamment des salaires attractifs et des logements.
Le Dr Bekkat Berkani a déploré, par ailleurs, la « saignée » qu’a subie le secteur de la Santé à travers la fuite des compétences algériennes, soulignant que « l’Algérie forme pour les pays occidentaux ». Il a appelé à mettre fin à ce problème et à trouver des « solutions urgentes face à ce problème ».
Il a également abordé la question de la maintenance des équipements médicaux et la prise en charge de la santé de proximité qu’il estime être la « solution idoine » pour garantir l’équité des soins entre les différentes régions du pays, appelant par la même occasion à la tenue d’un conseil des ministres pour rechercher des solutions aux problèmes du secteur.
ALGER- Quarante-cinq (45) narcotrafiquants ont été arrêtés par les forces de police lors d’interventions menées à Alger, Skikda, Constantine, Tlemcen et Ouargla, ayant permis la saisie de plus de 8 kg de kif traité, des psychotropes et des armes blanches, indique vendredi un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).
« Dans le cadre des efforts de la DGSN visant à resserrer l’étau sur les réseaux criminels qui menacent la sécurité du citoyen et de ses biens, les forces de police relavant des sûretés de wilayas d’Alger, Skikda et Constantine ont effectué des descentes ciblant, notamment, les points noirs et les lieux suspects, qui se sont soldées par l’interpellation de 43 individus impliqués dans des délits punis par la loi (possession trafic de stupéfiants et de psychotropes et port d’armes blanches prohibées) », précise le communiqué.
Lors de ces interventions, les services de police ont récupéré plus de six kg de cannabis traité, 232 comprimés de psychotropes et neuf armes blanches.
Dans des opérations distinctes, les éléments de police relevant de la wilaya de Tlemcen et de Ouargla ont interpelé deux individus et ont saisi près de deux kg de cannabis traité », ajoute la même source.
BRUXELLES- Les eurodéputés français d’Europe écologie les verts (EELV) affiliés au groupe Verts/ALE au Parlement européen ont exhorté vendredi le roi du Maroc, Mohamed VI à « prendre en compte » les aspirations de son peuple et à « ne pas réprimer » les manifestations populaires exprimant un « profond malaise social ».
« Face aux risques que font peser de telles tensions, les eurodéputés écologistes demandent au Roi Mohammed VI de prendre en compte les attentes de son peuple, et de ne pas réprimer les tentatives d’expression politique d’un profond malaise social », ont-ils déclaré, regrettant que des promesses que fait le pouvoir marocain, « seule la répression est devenue réalité ».
Ils en veulent pour preuve, l’arrestation le 29 mai dernier du leader de la contestation, Nasser Zefzafi pour des motifs « fallacieux ».
« Jugé pour atteinte à la sûreté de l’Etat, il risque la peine de mort », ont-ils déploré, soulignant que, depuis, des dizaines d’autres activistes ont été arrêtés et « soumis à des brutalités policières ».
Ils ont appelé, à ce titre, les autorités marocaines à abandonner les charges contre le leader de la contestation populaire qui secoue, depuis sept mois, Al-Hoceïma, ville de la région du Rif dans le nord du Maroc.
Les eurodéputés français ont réclamé, en outre, la libération des prisonniers politiques, la mise en oeuvre d’un véritable dialogue avec les mouvements sociaux et le respect des libertés de la presse et de rassemblement.
« Le Royaume du Maroc doit prendre en compte les aspirations de son peuple et nous soutiendrons toute initiative visant à l’apaisement », ont-ils affirmé dans leur déclaration, exhortant le président français, Emmanuel Macron et les autorités européennes à « transmettre le même message à leurs interlocuteurs marocains ».
Le Groupe des Verts/ALE au Parlement européen a, d’ailleurs, demandé à ce que la situation dans le Rif soit l’objet d’une résolution d’ »urgence » du Parlement en ce mois de Juin, afin de « mettre la lumière sur les développements que les principaux groupes politiques feignent d’ignorer » et « faire pression pour une résolution pacifique des tensions ».
Les eurodéputés français ont dénoncé, par ailleurs, l’interdiction par les autorités marocaines du tournage à Rabat d’une émission de la chaîne française France 24, accusée par le ministère marocain de la Communication de traitement médiatique « déséquilibré, non professionnel et manquant de neutralité ».
Ils ont dénoncé, en outre, les pressions politiques et économiques exercées sur les médias marocains indépendants pour « les dissuader de traiter de sujets hautement sensibles ».
« La presse étrangère n’est pas non plus en reste. Arguant de l’absence d’autorisation de tournage, les expulsions manu militari de journalistes n’ont cessé d’augmenter en 2016 », ont-ils déploré, soulignant que cette attitude qui témoigne de « la nervosité du régime » a valu au Maroc « la triste 133ème place au classement RSF pour la liberté de la presse ».
ALGER- Une cérémonie de sortie de la première promotion de « lieutenants de police » comptant 395 étudiants dont 97 femmes a été organisée jeudi soir à l’école de police Mohamed Oudhah de Ain Benian (Alger).
La cérémonie de cette première promotion baptisée du nom du martyr du devoir national, le lieutenant de police Aisou Tami, a été présidée par le Directeur général de la sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, en présence de membres du gouvernement, de cadres de la sûreté nationale et des différents corps constitués.
Après inspection de la promotion par le général-major Abdelghani Hamel, le directeur de l’établissement, le commissaire divisionnaire Abdelkader Cheraitia a prononcé une allocution dans laquelle il a mis en exergue les efforts déployés sans cesse par l’institution sécuritaire en vue d’améliorer le niveau et la qualité de la formation pour davantage de professionnalisme dans l’action de la police.
Le directeur de l’établissement a salué les initiatives du Directeur général de la Sûreté nationale en faveur de la coopération sécuritaire dans le continent africain dans le cadre d’AFRIPOL dont il a été récemment élu président ».
Il s’est par ailleurs félicité du niveau et de la qualité de la formation d’une durée de 24 mois, dont a bénéficié cette première promotion de lieutenants de police suite à une promotion spéciale sur la base du diplôme.
Le commissaire divisionnaire Abdelkader Cheraitia a précisé que cette promotion avait bénéficié d’une formation théorique et appliquée de qualité dans les différentes spécialités de la police afin de leur permettre d’accomplir leur mission avec abnégation et professionnalisme, en particulier dans le domaine de la protection des personnes et des biens.
Il a à cette occasion salué le soutien accordé à l’école par les différents partenaires (experts, professeurs universitaires, spécialistes et médecins) et par le corps de la justice et les différents corps constitués.
Le directeur de l’école a appelé les diplômés à faire preuve de professionnalisme dans l’accomplissement de leurs missions de lutte contre la criminalité sous toutes ses formes, tout en assurant la sécurité des citoyens et de leurs biens ».
Une exhibition sportive et de techniques de combat a été présentée à l’assistance par les élèves diplômés, outre des simulations d’intervention des patrouilles de la police contre toutes formes de crimes et la projection d’une vidéo mettant en relief les moyens de lutte contre la cybercriminalité.
Né le 29 septembre 1943 à Hadjout (Tipaza), le défunt Aisou Tami (père de quatre enfants) a rallié les rangs de la sûreté nationale le 20 avril 1965 en qualité d’agent de sécurité avant de suivre des études à l’école de police de Sidi Belabbes et d’être affecté le 20 novembre de la même année au service de la sûreté publique de la wilaya d’Alger.
Le 31 décembre 1968 il rejoint les agents de l’ordre public où il a été bénéficié de plusieurs promotions en reconnaissance de son abnégation dans le travail.
Le 21 novembre 1993, alors qu’il se rendait à son lieu de travail, il a été surpris par des tirs nourris de deux terroristes qui lui ont tendu une embuscade devant son domicile à Bainem.
Les autorités tunisiennes sont parvenues vendredi matin à un accord avec les manifestants d’El-Kamour, dans le sud du pays, où un sit-in a dégénéré en heurts le mois dernier et bloqué la production de pétrole.
Avec la médiation de la puissante centrale syndicale UGTT, l’accord a été signé à Tataouine (500 km au sud de Tunis) en présence du ministre de l’Emploi, Imed Hammami, et de représentants des manifestants, selon des images en direct de Radio Tataouine.
« Cet accord satisfait tout le monde (…) et sera très bénéfique pour Tataouine et la Tunisie », a déclaré M. Hammami.
« Les demandes des jeunes de Tataouine vont être remplies » en termes d’emplois dans les sociétés pétrolières et de création d’un fonds d’investissement notamment, et la station de pompage de pétrole d’El-Kamour va reprendre « immédiatement » ses activités, a-t-il ajouté.
Selon les autorités, la production de pétrole est quasiment à l’arrêt à Tataouine en raison des mouvements sociaux. Depuis près de trois mois, des habitants de Tataouine réclament une meilleure répartition des richesses et des recrutements prioritaires dans les
sociétés pétrolières.
Fin mai, le sit-in d’El-Kamour, site pétrolier situé à deux heures de route de Tataouine en plein désert, a dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre. Un manifestant a été tué par un véhicule de la gendarmerie, « accidentellement » selon les autorités, ce qui a provoqué une flambée de violences et des marches de solidarité.
Vendredi matin, sous les applaudissements, c’est le père du manifestant tué qui a signé l’accord au nom des protestataires, « un geste noble de leur part », a dit le ministre de l’Emploi.
M. Hammami a aussi salué le secrétaire général de l’UGTT Noureddine Taboubi, qui se trouvait à ses côtés, en le qualifiant de « meilleur médiateur possible ».
Aux termes de l’accord, la route d’El-Kamour, bloquée par le sit-in, doit rouvrir et les manifestations à travers le gouvernorat de Tataouine doivent cesser.
Toutefois, à El-Kamour même, « les tentes resteront sur place jusqu’à ce qu’on commence à appliquer les mesures » promises, a dit après la signature Tarek Haddad, porte-parole du mouvement de contestation.
Les mouvements sociaux sont fréquents en Tunisie depuis la chute de la dictature en 2011. Les évènements d’El-Kamour sont les plus sérieux depuis janvier 2016, date à laquelle le pays a connu sa plus importante contestation sociale depuis la révolution après la mort d’un jeune lors d’une manifestation pour l’emploi à Kasserine, une autre région défavorisée.