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Défense

L’armée française tue un responsable d’AQMI au Nord Mali

Bruxelles2 - Fri, 11/06/2021 - 18:11

(B2) Baye ag Bakabo, un « chef d’AQMI » (Al-Qaïda au Maghreb islamique), a été « neutralisé » au Mali par l’armée française, indique un communiqué officiel publié ce vendredi (11 juin).

Une opération de « vive force » a été lancée le 5 juin dans la journée contre « un groupe armé terroriste, qui s’apprêtait à déclencher des tirs de mortier sur une emprise » occupée par le bataillon tchadien de la Minusma (ONU), basé à Aguelhok (Mali). Cette opération a conduit à la « neutralisation de quatre terroristes », dont Baye ag Bakabo. Celui-ci était « considéré comme responsable » dans l’enlèvement et l’assassinat des journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon à Kidal le 2 novembre 2013.

(Jean-Stanislas Bareth, st.)

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Le Barkhane Exit de Emmanuel Macron. Sauve-qui-peut opérationnel ou raisonnement politique ? (v2)

Bruxelles2 - Fri, 11/06/2021 - 02:01

(B2) Plusieurs raisons de politique africaine, internationale, comme opérationnelles semblent motiver la décision du président français, tout autant qu’un certain opportunisme électoral

Emmanuel Macron lors de la conférence de presse (crédit : Elysée)

Annoncée ce jeudi (10 juin) au détour d’une conférence de presse dédiée à présenter la position française au G7 et au sommet de l’OTAN, la décision de mettre fin à Barkhane a pu surprendre… Les mots employés par Emmanuel Macron, parlant d’un « sentiment d’usure » ou de « perdre le fil de pourquoi nous sommes là » — étaient en effet loin des communiqués de victoire d’il y a quelques mois (lire : Exit Barkhane. Vive Takuba et EUTM Mali. Emmanuel Macron décide de faire bouger les lignes).

Une décision repoussée à plusieurs reprises

On se souvient d’une décision attendue pour la fin 2020. Finalement, la décision avait été reportée. Le président français n’ayant pas réussi à trancher. Pour Emmanuel Macron, il était donc temps d’avancer une stratégie de sortie, pour tenter de se dégager de ce qui peut être analysé au bas mot comme une impasse militaire, avant de devenir un bourbier. À l’impression de sauve qui peut, on peut avancer cependant quelques raisons, solides, qui motivent cette décision, réfléchie longuement (trop longuement sans doute).

Les raisons de cette décision sont multiples

L’enlisement militaire

Tout d’abord, malgré les communiqués tambourinant des victoires sur l’ennemi terroriste, malgré un surge (décidé au sommet de Pau), les coups durs portés et les dizaines de ‘terroristes’ neutralisés — 859 tués pour le seul État islamique au Grand Sahara en un peu plus d’un an, depuis le sommet de Pau, disait le directeur du renseignement militaire (DRM) aux parlementaires —, les mouvements rebelles et terroristes ne semblent pas faiblir ni manquer de troupes. Ce n’est pas un échec. Les forces françaises ont marqué des succès tactiques. Mais elles ont failli sur l’objectif stratégique : éviter l’emprise terroriste sur le Sahel. Sur place, la joie et la bonne humeur qui avaient salué leur intervention en 2013 se sont évanouis, laissant place à une certaine lassitude, voire une hostilité. On peut donc dire que c’est un semi-échec.

La nouvelle donne politique africaine

Les coups d’État successifs au Tchad et au Mali ont précipité la décision de réajustement des troupes — même si le président français s’en défend. La situation à N’Djamena inquiète particulièrement. C’est là que se trouve le quartier général et une bonne partie de la logistique aérienne de l’opération. Le virage vers une instabilité chronique pourrait à la fois menacer le fonctionnement du QG, mais aussi la venue des Européens sur le théâtre, voire même en appui. La tentation du putsch militaire reste toujours vive. Elle pourrait gagner d’autres pays. La situation politique au Burkina Faso demeure tout aussi fragile.

L’échec de la montée en puissance européenne de Takuba

L’idée de mettre en place une opération européenne composée de forces spéciales européennes a, pour l’instant, échoué. La ministre des Armées a beau tous les trois mois bomber le torse et annoncer des arrivées futures. Force est de le reconnaitre : la France n’a pas réussi à convaincre, au-delà des premiers acteurs venus dès le début, Estoniens et Tchèques, rejoints ensuite par les Suédois, les autres contributions se font attendre. Les Italiens se font tirer l’oreille. Ni les Néerlandais ni les Belges ne comptent venir. Encore moins les Allemands, les Britanniques ou les Espagnols… Cela tient à plusieurs facteurs : la lenteur de mobilisation traditionnelle des Européens, un certain manque d’engouement pour un théâtre lointain et dangereux, etc. Mais il ne faut pas oublier aussi l’ambiguïté entretenue par les Français sur le commandement et les objectifs de Takuba. Le format ‘task-force‘ peine à convaincre. Ce n’est pas tout à fait une opération multinationale à part entière, mais une simple force dans un dispositif français.

La nécessité de convaincre les partenaires européens et de l’OTAN

Pour convaincre à la fois les responsables politiques et les élus nationaux des autres pays, il faut un format plus solide, plus multinational, plus africain. D’où la dissolution annoncée de ‘Barkhane’, trop connotée ‘OPEX à la française’ (1), destinée à renaitre sous un autre nom. En fait, on fusionne en une seule opération ‘Barkhane’, ‘Takuba’ et la force du G5 Sahel. Cette annonce (juste avant les sommets du G7 et de l’OTAN) a pour ambition, aussi, de convaincre les alliés de l’OTAN en premier lieu, et d’autres partenaires européens, et africains de rejoindre Takuba.

Le retrait US d’Afghanistan

Le retrait décidé rapidement par Joe Biden des Américains d’Afghanistan (qui entraîne celui des Alliés de l’OTAN) a joué également dans cette décision, un peu comme un exemple et une opportunité. Il ouvre à la fois un espace pour une nouvelle opération au Sahel — des effectifs militaires devenant ‘disponibles’ après être rentrés ‘à la maison’ — mais faisait aussi de Barkhane un symbole évident de l’interventionnisme militaire. Il fallait donc bouger les lignes.

L’échéance électorale

Enfin, il ne faut pas oublier la proximité de l’échéance électorale française de mai 2022. L’opération au Sahel n’a plus vraiment les faveurs des Français. Il était urgent de commencer un retrait en bon ordre, avant d’éventuelles nouvelles pertes inéluctables. Si celles-ci tombaient en pleine campagne présidentielle, elles ne pourraient pas être imputées uniquement à la fatalité…

(Nicolas Gros-Verheyde)

  1. D’où l’insistance du président de la République à tourner la page des opérations extérieures

Précisions sur certaines tournures de phrases et ajout de l’argument du retrait américain.

Exit Barkhane. Vive Takuba et EUTM Mali. Emmanuel Macron décide de faire bouger les lignes

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Le Charles de Gaulle rentre à Toulon après sa campagne de qualification de pilotes

MeretMarine.com - Fri, 11/06/2021 - 01:10

Flamme de guerre sortie et équipage au poste de bande, le porte-avions Charles de Gaulle est rentré à Toulon jeudi 10 juin dans l’après-midi, au terme d’une campagne de qualification de pilotes de Rafale Marine. Le bâtiment avait débuté cette mission le 4 juin, appareillant quelques heures seulement après son retour de déploiement.

 

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Espagne : un projet de champ éolien flottant d’1 GW en Catalogne

MeretMarine.com - Fri, 11/06/2021 - 01:10

Le développeur de projets éoliens madrilène BlueFloat Energy et le groupe d’ingénierie espagnol Sener collaborent pour développer un champ éolien flottant d’1 GW, en Espagne. Le site retenu, pour ce parc baptisé Parc Tramuntana, se situe dans la région d’Emporda (Catalogne), non loin de la frontière avec la France, dans la baie de Rosas. Situé à 24 km des côtes, il serait réalisé en deux phases de 500 MW, avec 30 à 60 éoliennes flottantes.

 

 

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Lutte contre Piraterie : le Nigeria lance le projet Deep Blue

MeretMarine.com - Fri, 11/06/2021 - 01:10

Le Nigeria a officiellement lancé, en présence du président Buhari à Lagos, au port d’Apapa, jeudi 10 juin, le projet Deep Blue (ou Integrated National Security and Waterways Protection Infrastructure) de lutte contre la piraterie dans le golfe de Guinée et dans les canaux du delta du fleuve Niger. Piloté par la Nigerian maritime administration & safety agency (Nimasa) et doté de 195 millions de dollars, il rassemble plusieurs corps de l’armée et de la police. Ce projet avait été initié dès 2017.

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Indonésie et Corée du sud : Fincantieri frappe un très grand coup en Asie du sud-est

MeretMarine.com - Fri, 11/06/2021 - 01:10

Un contrat d’assistance à la conception du premier porte-aéronefs sud-coréen et, surtout, pas moins de huit frégates vendues à l’Indonésie : le groupe italien Fincantieri vient de frapper un très grand coup en Asie du sud-est, ce qui lui permet de consolider de façon éclatante sa dynamique sur le marché des navires militaires, sur lequel il entend occuper la première place mondiale.

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Chine : première fondation flottante d'éolienne lancée

MeretMarine.com - Fri, 11/06/2021 - 01:10

La première fondation d'éolienne flottante réalisée en Chine a été lancée aux chantiers Wison Offshore & Marine, à Zhoushan. La structure semi-submersible d’une largeur de 91 mètres, pour un tirant d’eau de 13.5 mètres, a été mise à l’eau par un dock flottant et sera remorquée, en début de semaine prochaine, pour être installée sur le parc éolien Yangxi Shapa III de 400 MW développé par China Three Gorges (CTG) au large de la ville de Yangjiang, dans la province du Guangdong.

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MSC Cruises lance sa marque de luxe et la construction de son premier navire

MeretMarine.com - Fri, 11/06/2021 - 01:10

Explora Journeys, c’est le nom de la nouvelle filiale de la compagnie MSC Cruises, positionnée sur le marché du luxe et dont le premier navire a vu sa construction débuter officiellement hier au chantier Fincantieri de Monfalcone, en Italie. L’armateur a dévoilé les premières vues de ce nouveau bateau, qui entrera en service en 2023 et sera le premier d’une série devant comprendre six unités. Les quatre premières, livrables à raison d’une par an entre 2023 et 2026, sont en commande ferme, les deux autres en option.

 

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Le blocage de Yantian étire les effets du canal de Suez

MeretMarine.com - Fri, 11/06/2021 - 01:10

Dans un contexte de reprise économique, le blocage du port chinois de Yantian pour des raisons sanitaires étire les effets du blocage du canal de Suez en mars. Un article d'Hervé Deiss de Ports et Corridors

À croire que la reprise économique tant attendue après la crise sanitaire va devoir se faire en relevant des défis inattendus. Et pourtant, selon la Banque mondiale, l’économie s’affiche en croissance.

Une croissance de 5,6%

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La Méridionale doit rouvrir sa ligne vers Tanger le 15 juin

MeretMarine.com - Fri, 11/06/2021 - 01:10

Le gouvernement marocain a annoncé dimanche 6 juin qu’il allait assouplir les conditions d’entrée dans le pays. A partir du 15 juin, Rabat va rouvrir progressivement les liaisons aériennes vers une cinquantaine de pays. Mais le ministère des Affaires étrangères a aussi annoncé qu’il allait permettre « le retour des Marocains résidant à l’étranger par voie maritime, dans le cadre de l’opération ‘Marhaba 2021’, qui aura lieu à partir des mêmes points de transit maritime de l’année dernière ». A savoir Sète et Gênes, l’Espagne ayant été exclue l’an dernier pour cause de coronavirus.

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Piriou : une première drague française à l'hydrogène

MeretMarine.com - Fri, 11/06/2021 - 01:10

Ce sera le premier bateau de travail équipé d’une pile à hydrogène construit en France. Le groupe Piriou a annoncé hier avoir remporté l’appel d’offres de la région Occitanie pour la construction d’une drague de 70 mètres de long pour 13.6 de large. Elle remplacera, à Sète, la Cap Croisette datant de 1976.

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La grosse fonte (-50%) de Barkhane d’ici début 2023

Le mamouth (Blog) - Thu, 10/06/2021 - 19:14
Le président de la république a choisi une conférence de presse précédant le G7 pour évoquer une fortePlus d'infos »
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L’Alliance atlantique en pleine forme avec Joe Biden. La France prise à revers

Bruxelles2 - Thu, 10/06/2021 - 18:05

(B2) Outre les retrouvailles avec le boss, le président américain Joe Biden, le sommet de l’OTAN, du 14 juin pourrait être le signal d’un nouvel élan pour l’Alliance atlantique. Si renforcement militaire et politique il y a, ce sera de manière classique. Au grand dam de ceux tels Emmanuel Macron, qui souhaitaient une vaste réforme de l’Alliance

Joe Biden pour ses premiers pas sur le sol européen en tant que président américain au Royaume-Uni (tradition oblige), devant les militaires de l’US Air Force de la base de Mildenhall (crédit : White House)

America is back, Nato is back

L’arrivée de Joe Biden est un signal important. Le retour des États-Unis à une position plus traditionnelle, plus prévisible rend la tournure des débats plus paisible, plus classique avec l’ensemble des Alliés. Ceux-ci pourraient ainsi s’empresser de retourner dans la position du foetus, confortable, placé sous l’ombrelle américaine. Les velléités d’un pilier européen dans l’Alliance, d’une refonte complète telle que le président français Emmanuel Macron l’avait sinon rêvée, du moins proclamée, sont en train de s’effondrer.

Finie l’agitation et la rivoluzione

Le président américain Joe Biden l’a dit clairement en arrivant sur le sol anglais, mercredi 9 juin, devant le personnel de l’US Air force rassemblé sur la base de la RAF de Mildenhall : « L’Alliance transatlantique reste une source de force vitale pour le Royaume-Uni, l’Europe et les États-Unis ». Quant à la clause de défense mutuelle : « l’engagement des États-Unis envers notre Alliance de l’OTAN et l’article 5 est solide comme le roc. C’est une obligation sacrée ». Il n’est plus ainsi question de mettre en doute cette clause comme avait semblé le faire son prédécesseur Donald Trump. Pas plus que n’est venu le temps de dresser « le bilan de l’Alliance », voire même de « pense[r] en propre la défense, la sécurité des Européens » comme le souhaitait le président français (lire : L’OTAN en état de mort cérébrale dixit Emmanuel Macron).

Les Alliés en position du foetus

Passé l’épisode Trump, la plupart des pays européens n’ont pas envie de révolutionner leur belle Alliance. Au contraire, ils veulent lui donner un coup de peinture, sans changer les fondamentaux. Les menaces sont à l’Est, voire éventuellement à l’extrême-Est (alias la Chine). L’Alliance doit être « globale » traitant à la fois les aspects militaires traditionnels (air, terre, mer et espace) et de nouveaux domaines : cyber, technologies disruptives, changements climatiques etc. Et l’OTAN doit être l’espace — le « forum » dit-on au QG de l’Alliance — où toutes les questions de sécurité doivent être débattues, au besoin en toute franchise. Bref, comme le dit le secrétaire général de l’Alliance, sans être vraiment contredit : l’OTAN doit être « forte militairement, politiquement plus forte » et unie.

Ce qu’il faut attendre du Sommet de Bruxelles de l’OTAN (14 juin 2021)

Paris rentre dans le droit chemin ?

Pour la France qui avait envie d’affirmer la place européenne dans la sécurité, ce retour aux fondamentaux n’est pas une très bonne nouvelle. Paradoxalement, du temps de Donald Trump, Paris occupait une place de choix et pouvait davantage donner de la voix. Malgré leurs différences, le Français libéral et l’Américain républicain, allaient dans le même sens, partageant le constat sur l’obsolescence de l’Alliance. Ce discours n’est plus dans l’air du temps. Et Paris va devoir donner des gages de bonne foi dans une Alliance recentrée, autour de son chef (à Washington), notamment sur l’augmentation des coûts communs de l’OTAN. Dans un grand dialogue engagé avec les Américains, la France ne pourra pas se battre sur tous les fronts : la position vis-à-vis de la Chine, la taxation des GAFA, l’engagement sur les vaccins Covid-19… et l’Europe de la défense. Au-delà des grands mots, celle-ci pourrait donc faire les frais des « retrouvailles » euro-atlantiques (1). Et avec elle l’ambition d’une « autonomie stratégique » largement idolatrée à Paris.

L’idée d’autonomisation européenne morte-née

Les Américains frappent déjà à la porte de tous les outils de défense de l’UE : la coopération structurée permanente, l’agence européenne de défense et le fonds européen de défense (FEDef). Avec un danger : l’alignement sur une seule planète de tous ces outils, officiellement autonomes. Le risque existe de voir se transformer le FEDef — sous couvert de compétitivité industrielle — en un outil permettant aux États membres de développer des capacités « interopérables » avec leurs équivalents américains (autrement dit servant leurs objectifs). L’autonomie stratégique européenne théorisée deviendrait alors encore plus difficile à atteindre. Autrement dit, on reviendrait à l’axiome traditionnel : le ‘hard défense‘ (défense côté militaire) et les orientations militaires à l’OTAN, le ‘soft‘ (industries, sécurité intérieure) à l’Union européenne.

(Nicolas Gros-Verheyde)

  1. L’absence d’une réunion au sommet OTAN-UE, en marge du sommet même de l’OTAN, comme c’était devenu une habitude depuis Varsovie en 2016, tient beaucoup à l’agenda ‘serré’ de Joe Biden. Mais ce symbole illustre bien ce changement de tropisme.

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Mouvements à l'Elysée

Le mamouth (Blog) - Wed, 09/06/2021 - 09:22

Il avait été nommé il y a quatre ans et il a pris ses étoiles à l'état-major particulier, un fait assez rare : le

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Dernières nouvelles des missions et opérations de maintien de la paix de l’UE – PSDC (mai 2021)

Bruxelles2 - Sun, 06/06/2021 - 19:35

(B2) Un entraînement sur des routes accidentées, un projet sur la protection du patrimoine, une nouvelle compagnie mobile de contrôle au frontières et une opération de déminage. Retour sur l’actualité du mois de mai au sein des missions et opérations de maintien de la paix de l’UE-PSDC

Ras Ajdir (Libye). Aux frontières entre la Tunisie et la Libye

Ras Ajdir est le poste frontière avec la Tunisie « le plus fréquenté de Libye ». En moyenne, 5 000 personnes passent par là chaque jour, et parfois jusqu’à 11.000. La mission d’assistance frontalière à la Libye (EUBAM Libya) ne s’y était pas aventuré depuis 2014. Mi-mai, la première d’une série de visites a pu avoir lieu. D’autres sont prévues. L’enjeu est de mener une évaluation complète des besoins de ce poste, afin de savoir comment la mission peut aider au mieux les diverses agences libyennes de sécurité et de gestion des frontières sur place. Détails ici

Visite du poste frontière de Ras Ajdir, à 170 km de Tripoli, par le chef des opérations et des chefs des unités de gestion des frontières et de maintien de l’ordre (crédit : EUBAM Libya)

Irak. La sécurité passe aussi par la protection du patrimoine 

La mission d’assistance à la réforme du secteur de la sécurité (EUAM Iraq) se lance dans deux nouveaux projets. L’un porte sur la protection du patrimoine culturel, convoité par le crime organisé et le terrorisme pour ses atouts autre que culturels… (1) L’autre vise à la mise en œuvre d’un « concept professionnel de leadership stratégique de haut niveau et de gestion du changement de la réforme du secteur de la sécurité (RSS) » au sein du ministère de l’intérieur irakien. L’Allemagne vient d’apporter un soutien (financier) à ces deux projets. Détails ici

L’ambassadeur d’Allemagne en Irak, Ole Diehl, a signé les deux accords de projet avec le chef de la mission EUAM Irak, Christoph Buik. (crédit : EUAM Irak)

Kladanj (Bosnie-Herzégovine). Opération déminage

2,18 km². Le bout de terre n’est pas immense, mais vallonné, boisé et parsemé de mines… L’opération de déminage qui y a débuté début avril, prendra donc du temps. Elle ne se terminera qu’en mai 2022. Deux équipes de déminage manuel des forces armées de Bosnie-Herzégovine se chargent de la préparation mécanique du sol. Le général de division Alexander Platzer de l’opération militaire de l’UE de stabilisation en Bosnie Herzégovine (EUFOR Althea) s’est rendu sur place. Détails ici

(crédit : EUFOR Althea)

Kati (Mali). Sortie de route maîtrisée ! 

S’entrainer à la conduite hors route. Cela fait partie des cours pratiques suivis par douze sous-officiers de l’armée malienne (FAMa). La formation, de trois semaines, a été assurée par des instructeurs de la mission de formation de l’UE de l’armée malienne (EUTM Mali), à l’école de conduite de l’armée malienne de Kati, dans la région du Koulikouro. Détails ici

La conduite sur terrains accidentés ne s’improvise pas toujours… (crédit : EUTM Mali)

Niamey (Niger). Nouvelle compagnie mobile de contrôle des frontières

Afin d’assurer une meilleure surveillance de la frontière entre le Niger et le Burkina Faso, un protocole d’accord a été signé le 4 mai, pour la création de la troisième compagnie mobile de contrôle des frontières (CMCF) entre la mission de l’UE de soutien aux forces de sécurité intérieures (EUCAP Sahel Niger) et le ministère de l’Intérieur du Niger. Dans la phase initiale, l’Allemagne fournit un montant de 2,7 millions € pour une réalisation totale estimée à 10 millions €. Détails ici

(crédit : EUCAP Sahel Niger)

Kiev (Ukraine). Formation aux méthodes d’interrogatoire pour mineurs

La mission de conseil aux forces de sécurité intérieure ukrainiennes (EUAM Ukraine) a présenté ce mois-ci aux policiers et aux juges ukrainiens les meilleures méthodes pour interroger des mineurs dans le cadre de procédures pénales. Cette formation a été donnée par des experts de la police finlandaise spécialisés dans les enquêtes sur les crimes contre les enfants. L’événement en ligne a réuni des représentants des forces de l’ordre de la région de Kharkiv (deuxième plus grande ville d’Ukraine). Détails ici

Les experts de la police finlandaise (crédit : EUAM Ukraine)

Méditerranée. Assistance médicale à bord

L’assistance en cas d’urgence sanitaire en mer, c’est vital. Et c’est l’enjeu de accord signé entre l’opération européenne de contrôle de l’embargo vers la Libye (EUNAVFOR MED Irini) et la Fondazione Rava. Celle-ci va lui fournir du personnel médical, paramédical et de l’expertise. La première étape sera la dispense d’un cours BLSD (Basic Life Support and Defibrillation) en faveur du personnel du quartier général de l’opération. Détails ici

Le Commandant de l’opération IRINI, l’amiral Fabio Agostini, et Mariavittoria Rava, présidente de la  Fondazione Francesca Rava (crédit : EUNAVFOR Med Irini)

Golfe d’Aden. Premier exercice trilatéral tactique entre forces navales

20 heures durant, le navire amiral de l’opération de l’UE EUNAVFOR Atalanta, l’ITS Carabinier, le destroyer JS Setogiri de la force d’autodéfense maritime japonaise, les patrouilleurs des garde-côtes djiboutiens et la marine djiboutienne ont participé à un exercice conjoint en haute mer. Leur objectif est de renforcer les procédures tactiques entre les marines en cas de piraterie maritime. Sur le terrain, les équipes mettent déjà en pratique du renforcement souhaité par l’Union des activités conjointes pour promouvoir la sécurité maritime dans la région indo-pacifique. Détails ici

(crédit : EUNAVFOR Atalanta)

(informations recueillies par Emmanuelle Stroesser et Jean-Stanislas Bareth, st.)

  1. Lire aussi l’article paru sur B2 (La politique étrangère de l’UE s’envole au secours de l’héritage culturel) qui explique que la protection de l’héritage culturel doit être un moyen de gestion des crises et des conflits pour le service européen pour l’action extérieure (SEAE)

NB : Pour tout connaitre des dernières évolutions de la politique de défense européenne, n’hésitez pas à vous procurer la nouvelle ‘boîte à outils’ de la défense européenne, qui vient de paraître, ainsi que notre ouvrage de référence sur la PSDC

Lire aussi sur le B2 Pro (parus en mai) :

Et sur le blog : 

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10 nouveaux commandos sous les yeux de Léon Gautier

Le mamouth (Blog) - Sun, 06/06/2021 - 15:52
« Ils iront loin... ». Prophétie d’un des cadres du cours commando, alors que les brevetés du stage sePlus d'infos »
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« Terminé, barre et machines » pour le Bâtiment de commandement et de ravitaillement Var

Zone militaire - Sat, 05/06/2021 - 12:01

Une nouvelle page se tourne. De retour à Toulon après avoir accompagné le porte-avions Charles de Gaulle durant la mission Clemenceau 21, le Bâtiment de commandement et de ravitaillement [BCR] Var sera retiré du service à compter du 1er juillet, vient de confirmer la Marine nationale. « Vendredi 4 juin, à bord du Var, a retenti...

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14-Juillet : Le défilé militaire fera son retour sur les Champs-Élysées

Zone militaire - Sat, 05/06/2021 - 10:56

L’an passé, crise sanitaire oblige, le traditionnel défilé militaire sur les Champs-Élysées avait été remplacé par une cérémonie organisée sur la place de la Concorde. Cette année, et même si la situation épidémique oblige à une certaine prudence, la fete nationale devrait retrouver son lustre d’antan. En effet, le 4 juin, le gouverneur militaire de...

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Khartoum veut revoir l’accord relatif à l’installation d’une base navale russe à Port-Soudan

Zone militaire - Fri, 04/06/2021 - 18:38

Du temps où il était dirigé par le président Omar el-Bechir, le Soudan entretenait de très bonnes relations avec la Russie, en particulier dans le domaine militaire. Ce qui se traduisit par l’achat d’équipements militaires russes, l’envoi de mercenaires de la société militaire privée [SMP] Wagner pour aider le régime à faire face aux mouvements...

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