Livré en novembre dernier par Naval Group à la Marine nationale, le premier des six nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) français du programme Barracuda a débuté son déploiement de longue durée, a appris Mer et Marine. Le Suffren a ainsi quitté en fin de semaine dernière sa base de Toulon et a apparemment franchi depuis le détroit de Gibraltar pour rejoindre l’Atlantique. Les militaires se veulent évidemment discrets sur le programme du dernier-né de la sous-marinade française.
Livré le 13 avril, le Piedrabuena, premier des trois patrouilleurs neufs du type OPV 87 vendus par Naval Group à l’Argentine, a été remis au sec la semaine dernière à Concarneau, où il a été construit par le chantier Piriou. Le bâtiment n’a pas été sorti de l’eau du fait d’un problème technique, mais pour effectuer une « dernière toilette » avant son départ pour l’Argentine.
Corsica Ferries a annoncé le 12 mai l’acquisition d’un navire, en l’occurrence le Mariella de la compagnie finlandaise Viking Line. Acquis pour 19.6 millions d’euros, ce ferry, sorti en 1985 des chantiers de Turku, va être renommé Mega Regina. En provenance de la Baltique, il a franchi hier le détroit du Pas-de-Calais et est attendu dans le port italien de Savone à la fin du mois. Après un arrêt technique où il sera mis aux couleurs et standards de son nouveau propriétaire, le Mega Regina doit entrer en service au sein de la flotte de Corsica Ferries à la fin du mois de juin.
Ce devait être l’une des grandes nouveautés du printemps et de l’été marquant la reprise des croisière sen Méditerranée. Pour la première fois, un paquebot géant flambant neuf devait être exploité au départ du port israélien d’Haïfa, en l’occurrence l’Odyssey of the Seas de la compagnie américaine Royal Caribbean International. Celle-ci comptait profiter notamment de la campagne de vaccination record menée en Israël pour garantir les croisières sur le plan sanitaire.
Le 6 mai, Dassault Aviation dévoilait le Falcon 10X, le plus gros jet d’affaire de l’histoire de l’avionneur français. Un appareil à très hautes performances développé avant tout pour le marché civil, mais qui à l’instar de la plupart des Falcon, pourrait être aussi décliné en « avion de missions » afin de répondre à des besoins militaires spécifiques (ce marché concerne globalement environ 10% de la flotte de Falcon). Dans le cas présent, le Falcon 10X peut clairement, compte tenu de ses capacités, se positionner sur le marché de la patrouille maritime (Patmar).
Taïwan, qui avait été le premier pays à autoriser la reprise des croisières, en juillet 2020, a décidé de les suspendre temporairement en fin de semaine dernière. En cause, la détection de nouveaux cas de coronavirus dans l’île, alors que le gouvernement de Taipeh fait partie de ceux suivant une stratégie « 0 Covid ». En clair, dès que des nouveaux cas sont détectés, des mesures très fortes sont instaurées immédiatement pour éviter une épidémie.
Le Costa Luminosa a appareillé de Trieste dimanche 16 mai, marquant une reprise des croisières en Méditerranée orientale de la compagnie italienne Costa avec un itinéraire en Adriatique et en Grèce. L’itinéraire prévoit des escales à Bari en Italie puis dans les quatre destinations grecques de Corfou, Athènes, Mykonos et Katakolon/Olympia, tout au long de la saison estivale et jusqu’à mi-novembre 2021.
(B2) Une réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères a été programmée ce mardi pour montrer l’unité européenne face aux tensions entre Israël et Palestine. Et éviter des coups de griffe à l’unité européenne. Il s’agit de resserrer les liens et d’éviter des faux-pas intempestifs comme celui qui s’est produit ces derniers jours
Ursula von der Leyen à l’Elysée en juillet 2017 – Elle est alors ministre de la défense (© NGV / B2 – Archives)Cette réunion a été convoquée par le Haut représentant de l’UE, chef de la diplomatie Josep Borrell, après consultation avec les différents ministres. L’objectif comme il l’explique dans un tweet est de : « coordonner et discuter la manière dont l’Union européenne peut contribuer au mieux à mettre fin à la violence actuelle ». Ce alors que « l’escalade continue entre Israël et la Palestine (fait) un nombre inacceptable de victimes civiles ».
Il s’agit notamment de proclamer plus fort, la voix de l’Europe et donner un message d’unité. Ce qui n’a pas été toujours le cas depuis le début de la crise, entre Européens. La question israélo-palestinienne reste en effet une des plus clivantes sur le plan européen. Et il s’agit d’éviter que la divergence ne prenne le pas sur ce qui réunit les Européens.
Un message très allemand
Un tweet de la présidente de la Commission a fait jaser dans les couloirs européens. Ursula von der Leyen publie sur Twitter vendredi (14 mai) un message ambigu. Elle ne nomme qu’un protagoniste : le Hamas. Elle « condamne » les attaques « indiscriminées » du mouvement palestinien, parle de « protéger les civils de part et d’autre », sans indiquer l’autre adversaire. Elle ne fait aucune référence à la situation à Jérusalem, comme à l’attitude d’Israël. Une position qui ne reflète en aucun cas la diversité de points de vue au sein de l’Union européenne ou de la Commission européenne.
Un message qu’il faut plutôt lire dans un contexte très allemand. En Allemagne, les tensions au Proche-Orient ont provoqué une montée de fièvre contre Israël : des drapeaux sont brûlés devant les synagogues de Münster et Bonn, mardi soir, et des slogans anti-juifs prononcés à Gelsenkirchen, mercredi. Une situation impossible à tolérer Outre-Rhin. « La chancelière Merkel condamne les attaques à la roquette contre Israël et les incidents antisémites en Allemagne. Notre démocratie ne tolérera pas les rassemblements antisémites » prévient le porte-parole de la Chancelière, Steffen Seibert, vendredi (twitter). La CDU a hissé le drapeau israélien à son siège, en signe de solidarité avec l’État hébreu.
Une bévue diplomatique européenne
Signé depuis son compte de présidente, rédigé dans les trois langues européennes, le message d’Ursula von der Leyen peut cependant laisser croire que l’Union européenne a révisé sa position d’équilibre dans le conflit et désigne un seul adversaire : les Palestiniens. Délicat vis-à-vis du monde arabe comme de certains pays et commissaires européens qui ont une position différente, ou tout simplement plus équilibrée.
Une dynamique du conflit
La dynamique du conflit sur place, avec la destruction d’un immeuble où est abrité la presse internationale, comme la position américaine, viennent prendre très vite la présidente de la Commission européenne à revers. L’administration Biden n’est pas dupe de la position israélienne. Elle rappelle « aux Israéliens que garantir la sûreté et la sécurité des journalistes et des médias indépendants est une responsabilité primordiale » comme l’affirme Jen Psaki, porte-parole du département d’État, samedi (15 mai).
Une position plus équilibrée de la diplomatie européenne
Du côté du vice-président de la Commission européenne chargé des Affaires étrangères, Josep Borrell, la tonalité du message est aussi légèrement différente. Ce, depuis le début de la crise. Et le chef de la diplomatie européenne le rappelle encore dans un message publié samedi (15 mai). « [Je] poursuis mes contacts avec mes homologues pour soutenir les efforts visant à désamorcer la situation extrêmement préoccupante en Israël / Palestine. La priorité et le message de l’UE restent clairs : la violence doit cesser maintenant. »
Message plutôt classique de la diplomatie européenne. Il condamne bien évidemment les tirs indiscriminés du Hamas et ses roquettes, mais demande aussi au gouvernement israélien, nommé précisément, d’assurer la protection des civils, et de respecter le statu quo sur la garde des lieux saints, etc.
Le tir corrigé
S’apercevant de sa bévue, la présidente corrige le tir, samedi en soirée (16 mai), affichant cette fois clairement son « soutien total » aux efforts menés par le chef de la diplomatie européenne « pour travailler à une solution diplomatique pour mettre fin à la violence ».
Un message rédigé, dans une seule langue (en anglais), mais si rapide que le prénom de Josep Borrell est écorché (transformé en Joseph, il sera corrigé juste après). L’incident est clos. Mais il laissera quelques traces.
Conclusion : d’abord maitriser les codes avant de réclamer
La place sur le sofa de la diplomatie ne se résume pas à une exigence de protocole. La géopolitique est un art qui mérite d’être appris et dosé. La bévue d’hier reste limitée (heureusement). Mais Ursula von der Leyen a démontré qu’elle ne maîtrisait pas encore tous les codes d’une fonction plus géopolitique de la Commission européenne. Elle parait ainsi plus à l’aise pour faire une tempête dans un verre d’eau et disputer à Charles Michel une place sur un fauteuil (lire : La stratégie du sofa. De la puissance et de la brutalité), que de propulser l’Europe sur la scène internationale. Elle reste dans un schéma de pensée qui est très berlinois. En matière européenne, et économique, cela a un avantage. Sur la scène internationale, ce n’est pas toujours le juste milieu. Attention aux dérapages futurs, ils pourraient être plus dommageables…
(Nicolas Gros-Verheyde)
Lire aussi : Conflit en Israël : où est passée la Commission géopolitique ?
Cet article Israël-Palestine. La bourde diplomatique de von der Leyen est apparu en premier sur B2 Le média de l'Europe géopolitique.
La semaine passée, une délégation de la China National Aero-Technology Import & Export Corporation [CATIC] est arrivée à Buenos Aires pour discuter de la vente potentielle de 12 avions de combat JF-17/FC-1 Thunder à la Fuerza Aérea Argentina, dont la priorité est de disposer à nouveau d’appareils supersoniques. Pour le ministère argentin de la Défense,...
Cet article Le Royaume-Uni peut-il empêcher la vente d’avions de combat sino-pakistanais JF-17 à l’Argentine? est apparu en premier sur Zone Militaire.
Le programme SCAF (système de combat aérien du futur) a franchi, selon le cabinet de Florence Parly, la ministre des Armées, "une étape majeure" avec un accord tripartite sur la phase 1B de ce programme ambitieux, phase qui anticipe le lancement d'un démonstrateur vers 2027.
Je rappelle que ce programme prévoit l'entrée en service d'un nouvel avion de combat et de ses "remote carriers" (missiles, drones... pour démultiplier les capacités du système) à l'horizon 2040. Ce système d'armes conférera une interopérabilité des avions, drones et missiles aux nations qui en seront dotés et permettra une mise en commun des données tactiques entre ces pays. Le SCAF a aussi l'ambition de pouvoir se connecter avec les systèmes existants comme le Rafale (qui restera en service après 2050).
L'objectif est d'optimiser les capacités aériennes face à des adversaires qui ont compris les enjeux de la supériorité aérienne, quitte à limiter leurs propres capacités à des systèmes de déni d'accès (de type S-400 par exemple) par choix technologiques ou budgétaires.
Ce programme SCAF, lancé en 2017 par les Français et les Allemands (rejoints en 2019 par les Espagnols) grandit dans la douleur. La phase 1A, d'études et de négociations sur les besoins des militaires et les capacités spécifiques des industriels, avait été mouvementée, les pays membres et les équipementiers affichant leurs divergences, en particulier sur des questions de propriété intellectuelle et d'équilibre des prérogatives industrielles des uns et des autres.
Une nouvelle étape sera bientôt franchie, avec un accord trouvé vendredi dernier. Français, Allemands et Espagnols vont financer la phase 1B (2021-2024) à hauteur de 3,5 milliards d'euros; cette phase permettra le lancement des travaux sur un nouvel avion, sur son moteur, sur les fameux "remote carriers", sur la furtivité, sur les capteurs. Objectif: lancer la phase 2 en 2024 pour qu'un démonstrateur puisse voler en 2027 et pour que démarre alors une campagne d'essais (photo ci-dessus Dassault).
L'optimisme mérite toutefois d'être tempéré.
Officiellement, la notification aux équipementiers aura lieu à la fin de l'été. Mais les industriels (dont en France Dassault, Safran, Thales etc.) discutent toujours.
Politiquement, l'époque est délicate puisqu'il faudra compter sur l'approbation du Parlement allemand.
Il faudra aussi "tenir les coûts, les délais et la qualité" reconnait-on au cabinet de Florence Parly où l'on précise que le SCAF permettra de créer 7 000 emplois dans les trois pays partenaires.
Quid, enfin, de futurs partenaires? Rien de moins sûr. A moins que les Britanniques, les Italiens et les Suédois qui travaillent sur un projet de même nature, le projet Tempest, ne décident de rejoindre Français, Allemands et Espagnols.
A moins que ce ne soit l'inverse...
Après le méthanier Montana il y a deux semaines, nous revenons aujourd’hui sur un autre lancement intervenu aux anciens chantiers navals de La Seyne-sur-Mer, dans la rade de Toulon. Il s’agit de celui du paquebot Atlantic, photographié par Jean-Claude Bellonne le 9 janvier 1981, lors de sa mise à l’eau aux Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM).
L’Antonio Marceglia, l’une des frégates multi-missions (FREMM) de la Marina militare, a fait une escale à Brest la semaine dernière. Une pause sur la route conduisant le bâtiment de la Méditerranée à l’Ecosse, où il va participer à l’exercice américain Formidable Shield, en compagnie de nombreux autres bâtiments, dont la frégate française Forbin. L’occasion de vous faire découvrir l’Antonio Marceglia, que Mer et Marine avait pu visiter précédemment.
Sous l’impulsion du ministère de la Mer, une importante mission de recherche va être lancée dans les jours qui viennent pour tenter de retrouver l’épave du Ravenel. Fin janvier 1962, ce chalutier de Saint-Pierre et Miquelon, parti pêcher la morue sur les Grands Bancs de Terre-Neuve, disparaissait mystérieusement avec ses 14 membres d’équipage et un photographe amateur venu suivre la marée.
Après une escale de plusieurs jours, le bâtiment de commandement et de ravitaillement français Somme, ainsi que le chasseur de mines turc Ayvalik ont appareillé de Toulon le 14 mai. Ils appartiennent tous les deux au Standing NATO Maritime Countermeasures Group 2 (SNMCMG2), groupe de guerre des mines permanent de l’OTAN dont le BCR de la Marine nationale est le bâtiment amiral depuis le 25 avril.
En décembre dernier, dans un document récapitulant les activités des forces françaises prévues au premier semestre de l’année 2021, le ministère des Armées avait annoncé que des F-22A Raptor américains et des F-35B britanniques participeraient à l’exercice Atlantic Trident 21, organisé à partir du 17 mai par le Commandement des forces aériennes [CFA] de l’armée...
Cet article Rafale, Mirage 2000, Typhoon et F-35 sont prêts à en découdre dans le ciel de Mont-de-Marsan est apparu en premier sur Zone Militaire.
Parmi les 174 primes encore au vigueur au sein du ministère des Armées, certaines, aux montants dérisoires, sont devenues « obsolètes », voire « irrégulières », avait constaté la Cour des comptes, dans un rapport publié en 2013. Et de citer la dotation personnelle pour frais de représentation des maréchaux de France ou encore l’indemnité allouée aux « personnels travaillant...
Cet article Faut-il remettre en cause la deuxième section des officiers généraux? [MàJ] est apparu en premier sur Zone Militaire.
Comme l’a récemment montré le concept du constructeur sud-coréen Korea Aerospace Industries [KAI] et hormis le cas particulier des « gunships », la tendance actuelle est d’impliquer davantage les avions de transport tactique dans des opérations de combat. Aux États-Unis, il est ainsi question de faire du C-130 Hercules un « porte-drones aérien » en lui donnant la capacité...
Cet article Avec la nacelle NITRATHE, l’A400M Atlas pourra concilier les missions de transport et de reconnaissance est apparu en premier sur Zone Militaire.
Quand, en juillet 2017, la France et l’Allemagne s’engagèrent à développer conjointement le Système de combat aérien du futur [SCAF] et le char de combat du futur [MGCS – Main Ground Combat System], il fut avancé que ces deux projets ne s’ouvrirait à d’autres partenaires européens qu’une fois leurs bases posées. « Il y a un...
Cet article Berlin veut ouvrir le projet de char franco-allemand à d’autres pays de l’UE, de l’Otan et « d’ailleurs » est apparu en premier sur Zone Militaire.
ARC21. Tel est le nom des manoeuvres auxquelles participent les forces françaises, américaines et japonaises depuis le 11 mai au camp Ainoura [Sasebo], dans la préfecture de Nagasaki [Japon]. La Royal Australian Navy [RAN] doit également y prendre part avec la frégate HMAS Parramatta, quand débutera, à Kirishima [Kyushu] la seconde phase de ces exercices,...
Cet article Indo-Pacifique : Les forces françaises, américaines et japonaises s’exercent à reprendre une île est apparu en premier sur Zone Militaire.