À l'occasion du lancement officiel de la plateforme digitale Deme Sira le mardi 2 juin 2026 à Ouagadougou, la ministre en charge de la solidarité, le lieutenant-colonel Pélagie Kaboré, s'est prêtée à une séance de questions-réponses avec les journalistes. Au cours de cet échange, elle est revenue sur les objectifs de la plateforme, ses innovations, son fonctionnement ainsi que les défis liés à son appropriation par les populations. Lefaso.net a recueilli ses propos et vous propose l'intégralité de l'entretien.
Pourquoi la plateforme Deme Sira ? Qu'est-ce qu'elle pourrait apporter comme plus-value dans l'accompagnement des personnes vulnérables ?
Le lieutenant-colonel Pélagie Kaboré : Il faut dire que cette plateforme répond vraiment à un réel besoin de notre société, qui est de permettre au ministère de mettre en œuvre la politique de protection sociale et d'action sociale du gouvernement de façon efficace. Pour être efficaces, nous nous trouvons confrontés à plusieurs défis. Nous avons pensé cette plateforme pour nous permettre de relever ces défis parce que l'environnement sociopolitique et les différentes crises que nous traversons ont créé de nouvelles formes de vulnérabilité.
La prise en charge de ces vulnérabilités nécessite une certaine rapidité sur le terrain. Cette plateforme va nous permettre d'être plus proche des populations. Partout au Burkina Faso, il suffit d'avoir un téléphone pour accéder à la plateforme. On peut lancer une demande pour soi-même ou pour quelqu'un d'autre. Si on est devant un cas social et qu'on n'a pas un service social à côté, on peut documenter le cas sur Deme Sira et faire une demande. Elle va aussi augmenter le niveau d'accès à nos services, permettre de collecter les ressources de façon transparente et structurée, garantir leur traçabilité, coordonner les actions des différents acteurs du social et rendre compte de l'utilisation des ressources collectées.
Quelle sera la différence entre cette plateforme et les autres plateformes déjà existantes ?
Déjà au ministère, nous n'avions pas de plateforme intégrée. C'est la première plateforme développée au sein du ministère pour permettre la prise en charge de ces cas. Les principales innovations sont la traçabilité, la transparence et la sécurité ; savoir que lorsque l'on dépose de l'argent, il va effectivement servir à aider une personne. C'est aussi la possibilité offerte à toute la communauté qui agit dans le social de mettre les forces ensemble pour soulager les souffrances des populations. Notre ambition est que chaque citoyen puisse savoir que sa contribution a réellement participé à soulager quelqu'un quelque part.
Depuis plusieurs années, des personnes lancent des appels à l'aide sur les réseaux sociaux au profit de personnes vulnérables. Quelle appréciation faites-vous de cette pratique ? La création de Deme Sira viendra-t-elle occuper cette place ou apporter une solution complémentaire ?
Cette plateforme ne va pas remplacer les appels individuels à la solidarité et elle ne vient pas supprimer ce qui existe déjà. Ces personnes font un travail colossal et nous les saluons avec beaucoup de respect. Maintenant, cette plateforme va compléter leurs actions, les coordonner et permettre davantage de transparence et de rigueur. Elle va venir aider ceux qui sont sur le terrain à mieux participer à la protection sociale.
La plateforme intègre-t-elle tous les autres mécanismes de soutien et d'assistance du ministère en charge de l'action sociale ?
Bien sûr ! Lorsque quelqu'un lance une demande, le modérateur regarde quelle structure est habilitée à traiter le dossier. Toutes les structures du ministère qui interviennent dans la protection sociale non contributive sont intégrées à la plateforme et pourront recevoir les dossiers selon leur domaine de compétence. Tout le monde est sur la plateforme afin que nous puissions gérer efficacement les cas.
Nous avons constaté qu'il est possible de soutenir un cas spécifique sur la plateforme. Comment les contributeurs pourront-ils vérifier que les fonds versés sont effectivement utilisés pour le cas choisi ?
Lorsqu'il y a une intervention spécifique, une cagnotte est ouverte pour le cas concerné. Lorsque vous contribuez, vous participez à cette cagnotte et vous pouvez suivre son évolution. Quand la cagnotte est complète, elle est fermée et les ressources sont utilisées pour régler le cas. Ensuite, nous rendons compte de la prise en charge et la personne concernée peut témoigner. C'est ainsi que vous saurez que les ressources engagées ont bien été utilisées pour le cas concerné.
Dans le cas d'une urgence sociale, le ministère peut-il utiliser d'autres ressources disponibles avant que la cagnotte dédiée ne soit totalement mobilisée ?
Si les enquêtes montrent qu'il s'agit d'un cas urgent, nous allons prioritairement demander au fonds d'assistance sociale et de solidarité nationale de prendre en charge la situation. Même si des ressources ont déjà été collectées pour ce cas, si celui-ci est réglé grâce à une autre intervention, les fonds pourront être reversés dans la cagnotte commune. Nous prioriserons les interventions en fonction de l'urgence et de la sensibilité des situations.
Nous sommes dans un pays où une grande partie de la population est analphabète, alors que Deme Sira est une plateforme numérique. Que sera-t-il fait pour permettre à ces populations de s'approprier l'outil ?
Le problème a été posé aux techniciens et nous sommes en train de chercher des solutions pour une plus grande accessibilité de la plateforme. Pour le moment, quelqu'un d'instruit peut lancer un appel au profit d'une personne qui ne l'est pas. Dans nos familles, il y a toujours quelqu'un qui peut manipuler l'outil et enregistrer un appel à l'aide. Dans le futur, nous ambitionnons d'intégrer les voix et l'intelligence artificielle. Lorsque vous arriverez sur la plateforme, elle pourra vous guider dans différentes langues nationales. Pour commencer, nous pensons au mooré, au dioula et au fulfuldé. C'est pris en compte et nous allons travailler à ce qu'à terme, cette plateforme soit celle de tous les Burkinabè.
Comment les personnes qui ne disposent pas de téléphone ou qui vivent dans des zones éloignées pourront-elles bénéficier des services de la plateforme Deme Sira ?
Quand on parle de la plateforme, il faut aussi compter sur les influenceurs, les relais communautaires et les personnes qui peuvent accompagner ceux qui n'ont pas accès directement aux outils numériques. Nous réfléchissons à plusieurs solutions afin que personne ne soit laissée de côté. Je voudrais que dans le Burkina que nous sommes en train de construire, tous les Burkinabè sachent qu'ils comptent et que nous sommes là les uns pour les autres.
Après le lancement de Deme Sira, quel appel lancez-vous aux Burkinabè ? Comment peuvent-ils concrètement contribuer au succès de cette initiative ?
Nous invitons tous les citoyens, les associations et les influenceurs du digital à s'approprier la plateforme Deme Sira. Nous demandons aux populations de pouvoir s'approprier cette plateforme pour qu'ensemble nous puissions soulager les souffrances des populations. Au terme de cet entretien, je voudrais inviter l'ensemble des Burkinabè, que tu sois homme, femme, jeune ou vieux, que tu sois à l'intérieur ou à l'extérieur du pays, cet outil est ton outil.
Je voudrais que tout le monde puisse s'approprier la plateforme Deme Sira et que nous puissions ensemble investir dans notre cohésion sociale à travers la solidarité.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net
L'Agence nationale de promotion de la finance inclusive (ANPFI) franchit une nouvelle étape dans sa politique de proximité avec les populations. Dans le cadre de son processus de décentralisation, l'institution a officiellement installé, dans l'après-midi du mardi 2 juin 2026 à Bobo-Dioulasso, le premier directeur régional de son histoire. La cérémonie d'installation a été présidée par le secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nacanabo. Elle a connu la présence des autorités administratives, des partenaires du secteur financier et des acteurs du développement local.
Nommé à ce poste par arrêté ministériel en date du 31 mars 2026, Ilassa Ouédraogo prend les rênes de la toute nouvelle direction régionale de l'Agence nationale de promotion de la finance inclusive de Bobo-Dioulasso. Son ressort territorial couvre plusieurs régions stratégiques du pays, notamment le Guiriko, les Tannounyan, le Djôrô, le Bankui et le Sourou. Cette installation marque ainsi la concrétisation d'une réforme majeure engagée par l'ANPFI afin de rapprocher davantage ses services des populations et de renforcer son action en faveur de l'inclusion financière.
Le présidium lors de la cérémonie d'installation du nouveau directeur régional de l'ANPFIDans son allocution, le directeur général de l'ANPFI, Wango Fidèle Yaméogo, a rappelé que la création des directions régionales répond à une nécessité, celle de renforcer la présence de l'institution sur le terrain afin d'améliorer l'accès des populations aux services financiers. Selon lui, l'ANPFI constitue un instrument stratégique de l'État pour faciliter l'accès des couches vulnérables aux services financiers adaptés. Femmes, jeunes, producteurs ruraux et très petites entreprises figurent parmi les principales cibles des interventions de l'agence.
Le directeur général de l'ANPFI, Wango Fidèle Yaméogo, rappelant l'importance de la création des directions régionales de l'ANPFI« Les ambitions de l'ANPFI et l'étendue de son champ d'intervention imposaient une présence plus forte sur le terrain », a-t-il expliqué. C'est ainsi que quatre directions régionales ont été créées à Bobo-Dioulasso, Koudougou, Kaya et Tenkodogo, celle de Bobo-Dioulasso étant la première à être effectivement opérationnelle. Le directeur général a également insisté sur les responsabilités qui incombent désormais au nouveau directeur régional. Il devra assurer le suivi des conventions avec les prestataires de services financiers, accompagner les structures partenaires, contribuer à l'éducation financière des populations et veiller à la bonne mise en œuvre des politiques de financement de l'agence.
Faire de l'inclusion financière un levier de développement
Après sa prise de fonction officielle en tant que directeur régional, Ilassa Ouédraogo a exprimé sa gratitude aux autorités nationales et à la direction générale de l'ANPFI pour la confiance placée en lui. Conscient de l'importance de sa mission, il a pris l'engagement de faire de cette direction régionale une administration de proximité, attentive aux préoccupations des populations. Le nouveau directeur régional a défini plusieurs priorités pour son mandat. Il s'agira notamment de renforcer l'accès des populations aux services financiers inclusifs, de promouvoir l'éducation financière et de développer des partenariats solides avec les collectivités territoriales, les institutions financières et les organisations communautaires.
Les participants à la cérémonie d'installation du nouveau directeur régional de l'ANPFISur les défis qui l'attendent, Ilassa Ouédraogo met l'accent sur la nécessité de promouvoir l'accès aux services financiers et de développer l'éducation financière des populations. Selon lui, de nombreuses personnes ignorent encore les opportunités existantes ou les mécanismes mis en place par l'État pour accompagner les activités génératrices de revenus. « Nous devons enseigner aux populations les capacités financières qu'elles ont, les opportunités qui leur sont offertes et les instruments que l'État met à leur disposition », a-t-il indiqué.
Le directeur régional, Ilassa Ouédraogo, a exprimé sa gratitude aux autorités nationales et à la direction générale de l'ANPFIIl entend également travailler avec les institutions de microfinance partenaires afin de faciliter l'accès aux financements pour les couches les plus vulnérables. « Il s'agira de mettre des ressources à leur disposition afin qu'elles puissent mener des activités leur permettant de subvenir à leurs besoins », a-t-il ajouté. Tout en reconnaissant l'ampleur de la tâche, il s'est dit convaincu que les défis pourront être relevés grâce à l'accompagnement des autorités régionales et à la collaboration des différents acteurs du secteur.
Le secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nacanabo, a salué la création de cette direction régionale dans le GuirikoUne direction régionale attendue dans un bassin économique majeur
Procédant à l'installation officielle du nouveau directeur régional, le secrétaire général de la région du Guiriko, Souleymane Nacanabo, a salué une initiative qui répond aux besoins d'un territoire reconnu pour son dynamisme économique. Selon lui, la création de cette direction régionale permettra d'offrir un service de proximité mieux adapté aux attentes des populations. « L'importance de cette nouvelle direction n'est plus à démontrer. Au regard de la qualité de la région, qui constitue un véritable bassin économique, il fallait installer un service qui se rapproche davantage des populations afin de mieux les servir », a-t-il affirmé.
Le secrétaire général a souligné que la région du Guiriko est la première à bénéficier de cette réforme de déconcentration des services de l'ANPFI. Il a assuré le nouveau directeur régional du soutien des autorités administratives et des différents services techniques pour la réussite de sa mission.
La photo de famille à l'issue de la cérémonie d'installationÀ travers cette installation, l'ANPFI affiche clairement sa volonté de renforcer son ancrage territorial et de faire de la finance inclusive un outil de transformation économique et sociale. Pour les populations des régions couvertes par la nouvelle direction, cette présence de proximité pourrait contribuer à faciliter davantage l'accès aux financements et à favoriser l'émergence d'activités créatrices de revenus, particulièrement au profit des couches les plus vulnérables.
Romuald Dofini
Lefaso.net
La police nationale du Burkina Faso tient du 3 au 5 juin 2026, ses 72 heures de santé préventive à Ouagadougou au siège du camp CRS sis à Wayalghin. Cette 3ᵉ édition est placée sous le thème « Gestion et prévention des risques professionnels chez les policiers dans un contexte de défis sécuritaires : Défis et stratégie d'adaptation ». La cérémonie d'ouverture était sous le patronage du ministre de la sécurité Mahamadou Sana et sous le parrainage du directeur général de la CARFO, Hyacinthe Tamalgo. Elle a été présidée par la conseillère technique du ministère de la Sécurité, Fatoumata Yatassaye Benon/Nana, représentante du ministre Mahamadou Sana.
Plusieurs activités sont prévues pour cette édition. Il s'agit de consultations, de séances de dépistage, de dons de sang, de conférences, de panels, de stands d'exposition, de cross suivi de séances d'aérobic.
La conférence inaugurale a été assurée par le Pr Marthe Sandrine Lompo, présidente de la société de la médecine du travail et conseillère spéciale du Premier ministre.
Cette initiative de la police nationale vise à promouvoir le bien-être physique et mental des forces de sécurité confrontées à des défis professionnels croissants. Dans son intervention, la représentante du ministre a salué la tenue de cette activité qui traduit la volonté des autorités de faire de la santé des policiers une priorité. Elle a souligné que les missions de sécurisation exposent quotidiennement les agents à de multiples risques physiques, psychologiques et environnementaux nécessitant des mécanismes adaptés de prévention et de prise en charge.
Une vue des participants à la cérémonie d'ouverture« Le thème nous rappelle que la mission de sécurité, déjà exigeante, expose nos forces à des risques multiples. Ces risques sont physiques, psychologiques et parfois sociaux. Face à ces réalités, il est indispensable de développer des stratégies d'adaptation qui allient prévention, accompagnement et innovation. La santé préventive est un pilier de la résilience de nos forces. Un policier en bonne santé est un policier plus efficace, plus disponible et plus apte à répondre aux défis sécuritaires auxquels notre pays est confronté. Vous savez que le capital humain est la première richesse d'un pays. Et ce capital humain doit être en bonne santé. Comment demander à quelqu'un qui exerce un métier de policier, donc de sécurisation, de sécuriser un pays s'il n'est pas en bonne santé ? Les 72 heures constituent une réponse stratégique et institutionnelle pour permettre une prise en charge à la fois physique et psychologique de ces acteurs pour leur permettre d'avoir une haute disponibilité pour la sécurisation du pays. Le ministère de la Sécurité reste engagé dans cette dynamique et accompagne fortement la police nationale », a indiqué la conseillère technique du ministre de la sécurité.
La conseillère technique du ministère de la Sécurité, Fatoumata Yatassaye Benon/ Nana, par ailleurs représentante de son ministreLe directeur général de la police Thierry Dofizouho Tuina a rappelé qu'un policier doit être en bonne santé pour pouvoir agir sur le terrain contre la criminalité. « Pour être efficace sur le terrain, il faut que le policier soit en très bonne santé. Nous savons que notre pays traverse une crise sécuritaire qui génère un certain nombre de risques professionnels en plus des risques classiques que nous avons. En matière de santé publique, la prévention est meilleure que le traitement. Donc, si nous axons nos actions sur la prévention, cela permettra d'éviter certaines maladies », a souligné le directeur général de la police nationale.
Le directeur général de la police nationale Thierry TuinaIl a précisé que cette initiative est non seulement pour les policiers mais aussi pour les populations. M. Tuina a terminé en invitant tous les policiers et les populations à se rendre au camp CRS pour participer aux 72 heures mais aussi pour profiter des séances de consultations.
Le directeur général de la CARFO, Hyacinthe TamalgoPour le parrain de la cérémonie, le directeur général de la CARFO, Hyacinthe Tamalgo, la prévention demeure l'un des investissements les plus rentables pour toute organisation. « Prévenir un risque professionnel coûte toujours moins cher que de le réparer. Préserver la santé d'un agent, c'est préserver ses compétences, son efficacité et sa capacité à servir durablement la nation. Notre mission est de protéger et d'accompagner les agents publics dans leur parcours professionnel. C'est pourquoi nous nous engageons à soutenir toutes les initiatives qui visent à renforcer la prévention, la sensibilisation et la prise en charge des risques liés aux métiers exigeants comme celui du policier. Notre institution est engagée dans une dynamique permanente de prévention des risques professionnels à travers la mise en œuvre de programmes annuels de visites et de contrôles des lieux de travail dans les administrations publiques », a notifié le directeur général de la CARFO. Il a rassuré les policiers qu'ils peuvent s'approcher de la CARFO pour la prévention des risques professionnels mais aussi pour les réparations en cas d'accidents de travail.
Rama Diallo
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Les Forces Armées Nationales ont rendu un ultime hommage au Général de Division Honoré Nabéré Traoré décédé le 25 mai 2026. Dans un post publié sur sa page Facebook, l'État major général des armées (EMGA) salue la mémoire d'un officier qui a entièrement consacré sa vie au service de la Nation.
"Ancien Chef d'État-Major Général des Armées d'avril 2011 à septembre 2014, il a marqué de son empreinte l'histoire des Forces Armées Nationales par son sens élevé du devoir, sa rigueur, son professionnalisme et son attachement indéfectible à la patrie. Son leadership et sa vision ont marqué son temps de commandement", peut-on lire sur le post.
Le Général de Division Honoré Nabéré Traoré y est également décrit non seulement comme un homme attaché aux valeurs cardinales de l'institution militaire et toujours soucieux du bien-être de ses subordonnés, mais aussi un homme d'honneur pendant les périodes décisives de l'histoire du Burkina Faso qui s'affirmait avec courage et sens de la responsabilité.
Son parcours demeurera selon l'EMGA, une source d'inspiration pour les générations présentes et futures, particulièrement les officiers de la 18e promotion de l'Académie Militaire Georges Namoano.
Lefaso.net
Source : État major général des armées
La Direction générale de la communication et des médias (DGCM) organise, du 3 au 6 juin 2026 à Bobo-Dioulasso, une session d'appropriation des outils de communication au profit des acteurs des médias pour la lutte contre la désinformation et les fake news. Pendant quatre jours, une soixantaine de journalistes renforceront leurs compétences en matière de vérification de l'information, d'utilisation des outils numériques et de pratique du fact-checking. L'ouverture des travaux a eu lieu ce mercredi 3 juin 2026.
Face à la multiplication des fausses informations et à la circulation rapide des contenus sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques, le ministère en charge de la communication entend renforcer les capacités des professionnels des médias afin qu'ils contribuent davantage à la diffusion d'informations crédibles et fiables. D'où la tenue de cette session de formation.
Organisée du 3 au 6 juin 2026 à Bobo-Dioulasso par la Direction générale de la communication et des médias (DGCM), cette session s'inscrit ainsi dans le cadre de l'exécution du programme annuel d'activités de la structure. Elle vise notamment à permettre aux participants de mieux comprendre les mécanismes de la désinformation, de maîtriser les nouveaux outils de communication, de développer des compétences en vérification de l'information et de renforcer leur pratique du fact-checking dans le contexte national actuel.
La cérémonie d'ouverture des travaux a été présidée par le chargé de mission au ministère en charge de la communication, Bakary Koné, qui a souligné l'importance de cette initiative dans un environnement médiatique marqué par une circulation sans précédent des informations. « Cette formation s'adresse aux communicateurs et aux professionnels des médias. Nous sommes dans une période où les informations circulent à grande vitesse, notamment sur les réseaux sociaux, les médias en ligne et parfois même dans les supports de presse écrite. Il est donc important que les journalistes et les communicateurs disposent des outils nécessaires pour faire face à cette réalité », a-t-il laissé entendre. Selon lui, cette session répond à une volonté du ministère d'accompagner les professionnels du secteur à travers des actions de formation adaptées aux défis actuels de l'information.
Les professionnels de médias présents à la session de formation à Bobo-DioulassoPromouvoir une information vérifiée et responsable
Dans son intervention, Bakary Koné a insisté sur la nécessité de renforcer les compétences des acteurs des médias afin qu'ils puissent produire et diffuser des contenus reposant sur des faits vérifiés. « Très souvent, certains confrères ou communicateurs agissent par ignorance. D'autres le font délibérément ou sous l'influence de certaines personnes. Le ministère estime qu'il est important de donner les rudiments nécessaires à l'ensemble des professionnels pour qu'ils puissent désormais traiter des informations vérifiées, crédibles et fiables », a-t-il déclaré.
Pour le chargé de mission, la responsabilité des médias dans la construction de l'opinion publique demeure essentielle, particulièrement dans le contexte actuel du Burkina Faso. « Nous devons tous apporter notre contribution à la construction de notre pays. Cela passe aussi par la qualité de l'information mise à la disposition des citoyens », a-t-il ajouté.
Le chargé de mission espère voir les bénéficiaires devenir des relais de bonnes pratiques au sein de leurs rédactions respectivesUn enjeu majeur dans un contexte sécuritaire sensible
Pour les organisateurs, la lutte contre la désinformation ne relève plus seulement d'un impératif professionnel, mais constitue également un enjeu citoyen et stratégique. « La bonne communication et la saine communication mises à la disposition du consommateur, qu'il soit auditeur, téléspectateur ou lecteur, participent d'une manière ou d'une autre à la construction de notre pays », a soutenu Bakary Koné.
Cette session est ainsi perçue comme une réponse concrète à la nécessité de promouvoir un journalisme responsable, fondé sur la rigueur, la vérification des faits et le respect des règles éthiques et déontologiques de la profession. Durant les quatre jours de formation, les participants bénéficieront de plusieurs communications et exercices pratiques articulés autour de trois principaux modules. Le premier module porte sur la gestion de l'information et le décryptage de la désinformation dans un contexte de lutte contre le terrorisme au Burkina Faso. Il permettra aux participants de mieux comprendre les mécanismes de production et de diffusion des fausses informations, ainsi que leurs impacts sur la société.
La photo de famille à l'issue de la cérémonie d'ouverture des travauxLe deuxième module est consacré à l'appropriation des nouveaux outils numériques de vérification et de production responsable de l'information. Les participants seront initiés à différents outils technologiques permettant de vérifier l'authenticité des contenus, des images, des vidéos et des sources d'information. Enfin, le troisième module traite de la pratique du fact-checking et du traitement journalistique des fausses informations. Cette séquence vise à renforcer les capacités opérationnelles des journalistes en matière d'enquête, de recoupement des informations et de déconstruction des contenus trompeurs.
Au terme des travaux, le chargé de mission espère voir les bénéficiaires devenir des relais de bonnes pratiques au sein de leurs rédactions respectives et contribuer davantage à la diffusion d'une information de qualité au profit des populations burkinabè.
Romuald Dofini
Lefaso.net
La rencontre littéraire autour du recueil de poésie « Hormis l'incendie de forêt » de Simona Dmitrović aura lieu le mercredi 3 juin 2026 à 19h dans la bibliothèque du Centre culturel de Serbie. Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Simona Dmitrović est née à Belgrade en 1999. Lauréate du prix « Mladi Dis » en 2024, elle a également remporté d'autres distinctions, notamment au Festival de Poésie des Jeunes de Vrbas en 2025, ainsi que le prix Branko en 2025 pour « Hormis (…)
Le président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, a nommé ce mercredi 3 juin 2026, le journaliste et producteur Claudy Siar au poste de chargé de mission à la culture, aux médias et à la visibilité du Bénin, rapportent nos confrères de L'investigateur. Cette décision a été annoncée à l'issue du Conseil des ministres de ce jour.
Figure emblématique du paysage médiatique francophone, Claudy Siar rejoint ainsi l'équipe présidentielle avec pour mission de contribuer au rayonnement culturel du Bénin et au renforcement de son image sur la scène internationale.
Cette nomination intervient quelques jours seulement après l'obtention officielle de sa nationalité béninoise, un événement qu'il avait qualifié de moment particulièrement symbolique dans son parcours personnel.
Lefaso.net
Source : L'investigateur
Dans un courrier en date du 1er juin 2026, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo invite les ministres et présidents d'institutions, à l'usage du terme « camarade » dans les correspondances administratives, lors des prises de parole et des discours. Le chef du gouvernement indique que dans le contexte actuel de la Révolution progressiste populaire (RPP), il importe de veiller à ce que le langage officiel reflète l'esprit d'égalité, de fraternité combattante et de solidarité active entre les dirigeants et le peuple.
À l'occasion de Africa Day célébré le 25 mai 2026, UBA Burkina a organisé, à son siège de Ouagadougou, une série d'activités culturelles et festives visant à célébrer la diversité du continent, à promouvoir l'unité africaine et à renforcer le sentiment d'appartenance de ses collaborateurs et de sa clientèle. À travers cette initiative, la banque panafricaine entend également affirmer son ambition d'approfondir son ancrage sur le continent.
Placée sous le thème « Celebrating Africans, Empowering Africans » (« Célébrer les Africains, autonomiser les Africains »), cette célébration a été marquée par plusieurs animations culturelles et des activités récréatives. Au programme figuraient notamment des jeux-concours, des prestations de musique traditionnelle dans les agences UBA, des concours de meilleures tenues traditionnelles ainsi qu'une dégustation de mets locaux.
À l'attention de la clientèle, des quiz et jeux interactifs ont également été proposés. Ces dispositifs visent à renforcer la cohésion interne tout en consolidant la proximité de l'institution avec ses clients.
Cette journée a également été l'occasion pour UBA de mettre en lumière la richesse culturelle du continent et de réaffirmer sa volonté d'étendre sa présence en Afrique. Implantée dans 20 des 54 pays africains, la banque ambitionne d'élargir encore sa couverture afin de contribuer davantage au développement économique et à l'intégration régionale.
Dans cette perspective, l'institution bancaire a tenu à rendre hommage à ses collaborateurs, considérés comme les premiers artisans de sa dynamique de croissance. « Cette célébration va bien au-delà du simple aspect festif. C'est un moment de communion et d'unité. Nous voulons remercier le personnel pour sa mobilisation. Cela témoigne de notre fierté d'être Africains et de porter notre diversité culturelle », a déclaré Madame Rasmata Djibo, directrice générale de UBA Burkina.
Le directeur exécutif de la banque, M. Serge Coulibaly, a pour sa part souligné que l'intégration africaine demeure au cœur de la vision de UBA. Selon lui, cette célébration traduit l'attachement profond de l'institution aux valeurs africaines et sa détermination à mettre sa plateforme au service du continent tout entier.
La responsable de l'expérience client, Madame Diah Dossou, a insisté sur la dimension symbolique de cette célébration vis-à-vis de la clientèle. « À travers cet événement, nous souhaitons rappeler à nos clients que UBA est une institution africaine, portée par des Africains, pour les Africains. C'est aussi une façon concrète de leur témoigner notre proximité et notre engagement à leurs côtés », a-t-elle conclu.
À PROPOS DE UBA BURKINA
Nous sommes une banque axée sur le client, numérique et intégrée.
Notre offre de services est centrée sur des solutions clients à travers les services bancaires aux :
• Particuliers
• Petites et moyennes entreprises
• Sociétés commerciales
• Grandes entreprises et multinationales
• Gouvernements, entreprises parapubliques, institutions financières.
Nous sommes présents sur le territoire national à travers un réseau de 26 agences en constante évolution, un parc de 41 guichets automatiques de billets, un ensemble de TPE et un personnel de 450 employés dévoués à la cause de sa clientèle. Nous bénéficions de la solide expérience du Groupe UBA Plc.
À l'occasion de la Journée internationale de la biodiversité du 22 mai 2026, un témoignage qui met en lumière le rôle principal des plantes en interaction avec la biodiversité des insectes dans le fonctionnement des agroécosystèmes et la sécurité alimentaire au Sahel
Chaque 22 mai, la communauté internationale célèbre la Journée internationale de la biodiversité. Cette année, le thème retenu par la Convention des Nations Unies est « Biodiversité : planifier avec la nature ».
Parmi cette biodiversité un règne entier reste trop souvent dans l'ombre : celui des insectes. Pourtant avec plus d'un million d'espèces décrites (soit 75 % du règne animal) les insectes sont partout et conditionnent tout.
Ils pollinisent nos cultures, régulent nos ravageurs, fertilisent nos sols et maintiennent l'équilibre de nos écosystèmes. Sans eux nos systèmes alimentaires s'effondrent. C'est précisément ce que nos recherches menées au Burkina Faso deux espèces ligneuses à usages multiples (Moringa oleifera et Piliostigma reticulatum) nous ont montré : la biodiversité des insectes n'est pas un détail scientifique mais le fondement silencieux de notre survie.
Une diversité invisible au cœur de notre alimentation
Les insectes représentent environ 50 % de tous les organismes vivants sur Terre et regroupent 75 % du règne animal. Par leur abondance et leur diversité ils constituent une composante essentielle de la vie terrestre. Entre 5 et 8 % de la production agricole mondiale est directement attribuable à la pollinisation par les insectes.
Ce que révèlent les recherches de terrain : le rôle écologique majeur de Moringa oleifera et Piliostigma reticulatum dans la biodiversité des insectes au Sahel.
Les recherches menées en milieu sahélien mettent en évidence l'importance écologique de certaines espèces ligneuses locales, notamment Moringa oleifera (appelé Ardjina yiiri en dioula, Arzantiiga en mooré ou arbre de vie en français) et Piliostigma reticulatum (couramment nommé Banra en mooré, Barkereyi en Peul, pieds de chameau en français).
Au-delà de leur valeur alimentaire, fourragère ou socioéconomique, ces deux espèces jouent un rôle central dans le maintien de la biodiversité entomologique et dans le fonctionnement écologique des agroécosystèmes sahéliens.
L'étude de l'entomofaune florale de Piliostigma reticulatum a révélé une richesse entomologique remarquable. Au total, 30 familles d'insectes réparties dans 10 ordres — Lépidoptères, Coléoptères, Hémiptères, Hyménoptères, Diptères, Orthoptères, Homoptères, Ensifères, Dermaptères et Dictyoptères — visitent les fleurs de cette espèce. Ces résultats montrent que P. reticulatum constitue à la fois un habitat, une source de nourriture et un site de reproduction pour une grande diversité d'insectes : pollinisateurs, auxiliaires agricoles, recycleurs de matière organique et visiteurs floraux. Les analyses démontrent également que cette espèce n'est inféodée à aucun pollinisateur exclusif. Sa stratégie écologique repose plutôt sur une guilde diversifiée d'insectes aux niches temporelles complémentaires. Sa longue période de floraison, pouvant atteindre plus de quatre mois, assure une disponibilité continue en nectar et en pollen pour les communautés d'insectes locales. Ainsi, Piliostigma reticulatum apparaît comme une véritable espèce-clé des agroécosystèmes sahéliens dont les fonctions écologiques dépassent largement les usages directs connus des populations rurales.
Les travaux réalisés sur Moringa oleifera confirment également cette forte contribution à la biodiversité des insectes. Les fleurs de moringa constituent une ressource nectarifère majeure pour de nombreux pollinisateurs notamment les abeilles, les syrphes et plusieurs espèces de papillons. L'arbre héberge aussi une diversité importante d'insectes utiles et d'espèces phytophages traduisant l'existence d'interactions biologiques complexes au sein des systèmes agricoles sahéliens. Les principales familles d'insectes pollinisatrices identifiées sur le moringa appartiennent notamment aux Apidae, Nymphalidae, Syrphidae et Sphecidae. Les observations ont mis en évidence une couverture de pollinisation continue entre juillet et septembre, avec une synchronisation remarquable entre le pic de floraison du moringa observé en août et le pic d'activité des insectes pollinisateurs. La répartition des visites florales au cours de la journée révèle également une complémentarité temporelle entre les groupes d'insectes optimisant ainsi l'efficacité de la pollinisation.
Ensemble, ces études démontrent que Moringa oleifera et Piliostigma reticulatum constituent de véritables « carrefours biologiques » pour l'entomofaune sahélienne. Au-delà de leur production de feuilles, de fleurs ou de biomasse fourragère, ces espèces végétales assurent le maintien d'un réseau diversifié d'insectes associés indispensable au fonctionnement écologique et à l'équilibre des agroécosystèmes.
La disparition d'un seul maillon de cette chaîne (qu'il s'agisse d'un pollinisateur, d'un insecte auxiliaire ou d'une plante-ressource comme Moringa oleifera ou Piliostigma reticulatum) peut entraîner des déséquilibres écologiques en cascade, affectant durablement la productivité agricole, la résilience climatique des exploitations et la sécurité alimentaire des communautés rurales.
Derrière chacune de ces espèces ligneuses conservées se cache ainsi un univers complexe d'interactions biologiques dont dépend silencieusement la durabilité de l'agriculture sahélienne.
Un déclin alarmant aux causes multiples
Malheureusement de nos jours cette biodiversité des insectes rencontre des difficultés. Dans les données dans le monde montre un déclin de plus de 75 % dans certaines zones protégées d'Allemagne en moins de trois décennies (Hallmann et al., 2017). En Afrique de l'Ouest, malgré l'absence de bases de données systémiques de façon continue, plusieurs observations de terrain menées indiquent des tendances similaires de raréfaction des insectes pollinisateurs et auxiliaires agricoles. Nous pouvons citer par exemple :
– Destruction et fragmentation des habitats : les défrichements, pression démographique et réduction des corridors écologiques privent les pollinisateurs de zones de nidification et de ressources florales ;
– Usage non raisonné des pesticides : les insecticides, utilisés sans ciblage précis, éliminent indistinctement ravageurs et auxiliaires y compris les pollinisateurs,
– Changement climatique : la modification des régimes pluviométriques perturbe la synchronisation entre les floraisons des plantes et les périodes d'émergences ou d'activités des insectes. La désynchronisation phénologique observée entre les plantes-hôtes et leurs visiteurs pourrait s'aggraver avec le réchauffement climatique,
– Apparition d'espèces invasives : la mondialisation des échanges favorise l'implantation d'insectes envahissants qui déstabilisent les équilibres écologiques locaux.
Ce que nous devons faire
La biodiversité ne se préserve pas uniquement à travers des textes ou des engagements internationaux. Elle se construit et se protège chaque jour dans les champs, les jardins, les laboratoires, les écoles et les espaces de décision.
Nos travaux de recherche montrent une réalité essentielle : chaque espèce d'insecte remplit une fonction écologique précise, chaque interaction biologique contribue à l'équilibre des agroécosystèmes, et chaque disparition fragilise durablement les bases mêmes de notre sécurité alimentaire.
En cette Journée internationale de la biodiversité il devient urgent d'agir concrètement pour préserver cette biodiversité invisible mais vitale :
Les priorités d'action :
– Intégrer la biodiversité entomologique dans les études d'impact environnemental ainsi que dans les politiques et programmes nationaux d'aménagement agricole ;
– Soutenir davantage la recherche sur les pollinisateurs et les insectes auxiliaires locaux afin de produire des données scientifiques adaptées aux réalités sahéliennes et indispensables au développement de stratégies de lutte intégrée efficaces ;
– Restaurer et préserver les paysages agrosylvopastoraux diversifiés, notamment en protégeant des espèces-ressources telles que Piliostigma reticulatum et Moringa oleifera, véritables refuges pour une grande diversité d'insectes utiles.
Un appel collectif à l'action :
Aujourd'hui, nous lançons un appel solennel à toutes les parties prenantes capables d'influer l'avenir de notre biodiversité :
– Aux décideurs et gouvernements : intégrez la protection des pollinisateurs dans les politiques agricoles et environnementales, financez durablement la recherche entomologique et encadrez rigoureusement l'utilisation des pesticides à fort impact écologique ;
– Aux chercheurs, universités et centres de recherche : multipliez les collaborations scientifiques, partagez les données et renforcez les initiatives de recherche participative afin de mieux comprendre et protéger l'entomofaune sahélienne ;
– Aux médias et journalistes : donnez une visibilité à ces enjeux souvent ignorés mais pourtant essentiels à l'avenir de nos systèmes alimentaires ;
– Aux agriculteurs et agricultrices : vous êtes les premiers gardiens de la biodiversité. Préservez les arbres et plantes à fleurs dans les exploitations, favorisez les pratiques agroécologiques et réduisez les traitements phytosanitaires non ciblés ;
– À chacun de nous : nos choix quotidiens comptent. La biodiversité se protège aussi à travers nos modes de consommation, nos pratiques sociales et nos engagements citoyens.
Il est encore temps d'agir. La Journée internationale de la biodiversité ne doit pas être une simple célébration symbolique, mais un véritable moment de mobilisation collective.
Protégeons ces petits êtres qui nourrissent le monde en silence.
Quelques références scientifiques
Dao M.C.E., Traore M., Pare S., Ouedraogo D.B., Ouedraogo S. (2015). Ravageurs des planches maraîchères de Moringa oleifera dans la région du centre (Burkina Faso). Journal of Animal & Plant Sciences, 25(2) : 3857-3869. http://www.m.elewa.org/JAPS
Dao M.C.E., Diallo B.O., Kabore-Zoungrana C. (2014). Flowering phenology and floral visitors of Piliostigma reticulatum in a tropical dry forest, Burkina Faso. International Journal of Biological and Chemical Sciences, 8(1) : 237-248. DOI : http://dx.doi.org/10.4314/ijbcs.v8i1.21
Dao M.C.E., Diallo B.O., Kabore-Zoungrana C. (2012). Fruit and seed production in a natural population of a dioecious plant : Piliostigma reticulatum HOCHST (Caesalpinioïdeae). Int. J. Biol. Chem. Sci. 6(1) : 11-23.
Dao M.C.E., Diallo B.O., Kabore-Zoungrana C. (2010). Hermaphrodisme morphologique et dioécie physiologique dans une population de Piliostigma reticulatum (D C) Hochst (Ceasalpinioidae). Cameroon Journal of Experimental Biology, 6(1) : 21-30.
Requier F. & Dangles O. (2020). Les insectes, ces super-héros. The Conversation France. Publié le 15 novembre 2020. https://theconversation.com/les-insectes-ces-super-heros-148956
IPBES (2019). Summary for policymakers of the global assessment report on biodiversity and ecosystem services. Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services, Bonn, Germany.
Burkle L.A., Martin J.C., Knight T.M. (2013). Plant-pollinator interactions over 120 years : loss of species, co-occurrence, and function. Science, 339 : 1611-1615.
Klein A.M., Steffan-Dewenter I., Tscharntke T. (2003). Fruit set of highland coffee increases with the diversity of pollinating bees. Proc. R. Soc. Lond., Ser. B, 270 : 955-961.
Hallmann, C. A., Sorg, M., Jongejans, E., et al. (2017). More than 75 percent decline over 27 years in total flying insect biomass in protected areas. PLOS ONE, 12(10), e0185809. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0185809
Article rédigé à l'occasion de la Journée internationale de la biodiversité · 22 mai 2026 · CNRST/INERA · Département Environnement et Forêts · Ouagadougou, Burkina Faso
Par Dr SOME/DAO Madjelia Cangré Ebou
Gestion Intégrée des Ressources Naturelles
Directrice de recherche, INERA/CNRST, Ouagadougou
Email : dao.ebou@gmail.com
Tél : 70266509
Les examens scolaires de fin d'année ont débuté le mardi 3 juin 2026 dans la province du Nayala. Ils sont 2 541 candidats à composer les épreuves du Certificat d'études primaires (CEP) et 1 876 candidats à l'assaut du Brevet d'études du premier cycle (BEPC), du Brevet d'études professionnelle (BEP) et du Certificat d'aptitude professionnelle (CAP). Accompagné des autorités communales et provinciales, le haut-commissaire Honoré Frédéric Paré a procédé au lancement des épreuves à Toma, donnant ainsi le coup d'envoi d'une session marquée par une progression des effectifs.
À l'école Toma Sud, le premier responsable de la province a procédé à l'ouverture des enveloppes contenant les épreuves de français du CEP, tandis qu'au Collège d'enseignement technique et de formation professionnelle DIBAN Alfred Ki-Zerbo (CETFP-DAKZ) de Toma, il a ouvert l'enveloppe de l'épreuve de mathématiques de la spécialité électromécanique.
Les statistiques de la session 2026 du CEP révèlent une progression significative du nombre de candidats dans la province du Nayala. Cette année, 2 541 élèves prennent part à l'examen, contre 2 139 candidats en 2025, soit une augmentation de 402 candidats, représentant une hausse d'environ 18,8%.
Parmi les candidats inscrits, on dénombre 1 315 filles contre 1 226 garçons, confirmant une légère prédominance féminine. Les filles représentent ainsi près de 52 % des effectifs contre 48% pour les garçons. Pour accueillir ces candidats, l'administration éducation a mis en place 16 centres d'examen, répartis en 54 salles, sous la supervision de six jurys. Comparativement à la session précédente, le nombre de jurys est passé de quatre à six, soit une augmentation de 50%. Autre fait notable, la province ne compte aucun jury délocalisé pour cette session.
L'organisation du CEP mobilise un important contingent de ressources humaines. Au total, 413 acteurs sont engagés dans le processus, dont 140 surveillants, 156 correcteurs, 30 secrétaires et 87 maîtres accompagnants.
Pour les examens du post-primaire et de la formation professionnelle, les statistiques font état de 1 876 candidats toutes filières confondues. Le BEPC concentre l'essentiel des effectifs avec 1 758 candidats, dont 1 076 filles et 682 garçons. Les filles représentent ainsi plus de 61% des candidats au BEPC, contre environ 39% pour les garçons. Les examens professionnels enregistrent quant à eux des effectifs plus modestes : 68 candidats au BEP, dont 41 garçons et 27 filles, et 50 candidats au CAP, dont 34 garçons et 16 filles.
Globalement, les examens du secondaire et de la formation professionnelle réunissent 1 119 filles et 757 garçons, soit une proportion féminine d'environ 60% des effectifs.
Le Haut-commissaire a invité chacun à faire preuve de responsabilité, de discipline et d'intégrité afin que les résultats obtenus reflètent fidèlement les connaissances acquises au cours de l'année scolaire.Dans son adresse aux candidats, le haut-commissaire a invité chacun des acteurs à faire preuve de responsabilité, de discipline et d'intégrité afin que les résultats obtenus reflètent fidèlement les connaissances acquises au cours de l'année scolaire.
Y.I K-Z
Cette enquête, conduite par des sociologues et anthropologues, s'intéresse aux dynamiques de gestion des ressources, des patrimoines et des rapports de pouvoir au sein des couples au Burkina Faso.
Au-delà des prescriptions juridiques relatives aux régimes matrimoniaux et à la communauté des biens, les pratiques conjugales révèlent souvent des formes complexes de négociation, d'arrangement, de contournement ou de réinterprétation des normes. Les modes de gestion de l'argent, de la propriété des biens, de la prise de décision économique ou encore du contrôle des ressources constituent ainsi des espaces privilégiés d'observation des rapports sociaux de sexe, des hiérarchies domestiques et des logiques de pouvoir dans les foyers.
Cette étude vise notamment à analyser le décalage entre les cadres normatifs officiels (produits du droit moderne et des dispositifs institutionnels) et les pratiques effectivement mises en œuvre par les couples dans leurs contextes socioculturels. Elle cherche à mettre en évidence les formes d'appropriation sociale du droit, les tensions entre normes juridiques et normes coutumières, ainsi que les mécanismes informels d'administration des biens et des ressources au sein des ménages.
À travers cette recherche, nous souhaitons mieux comprendre :
• les pratiques effectives de mise en commun des ressources ;
• les rapports de pouvoir économiques dans les couples ;
• les logiques sociales de propriété et d'héritage ;
• les arbitrages conjugaux autour des dépenses et des investissements ;
• les représentations sociales de l'autorité économique au sein du foyer ;
• les écarts entre statut juridique des couples et réalités vécues.
Votre participation est essentielle pour documenter ces réalités sociales et enrichir la réflexion scientifique sur les transformations contemporaines de la famille, du mariage et des économies domestiques au Burkina Faso.
Le questionnaire est entièrement anonyme et confidentiel.
Quelques minutes (10) suffisent pour y répondre.
Nous vous remercions vivement pour votre contribution à cette recherche.
Remplir le questionnaire ici : https://ee.kobotoolbox.org/x/fSLCHeah
Dans le cadre de leur match disputé ce mercredi 3 juin 2026 à Liège (Bruxelles), la RDC et le Danmark se sont séparés sur un nul vierge (0-0). Cette rencontre constitue une étape importante pour les fauves congolais dans leurs préparatifs à la phase finale du Mondial 2026.
L’équipe d’Algérie réussit son premier test avant la Coupe du monde-2026 en réalisant une victoire et face à qui ? Face à la grande sélection […]
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Les grandes familles BOLY à Kagalè, Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Dori, France, États-Unis, Canada, Dakar, Bamako
EL Hadj Sali SIDIBE, Chef de canton de BARANI
Les grandes familles SIDIBE à BARANI, Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Abidjan
Les familles alliées Bamouni, Barry, Diallo, Dicko, Dao, Drabo, Guindo, Kaboré, Konaté et Ouédraogo
L'ensemble des proches de feue Boly née Sidibe Assita, rappelée à la miséricorde d'Allah le mardi 26 mai 2026
ont la profonde gratitude de remercier très sincèrement et de tout cœur l'ensemble des familles, amis, connaissances, voisins, collègues et toutes les bonnes volontés qui, de près ou de loin, leur ont témoigné leur soutien, leur affection et leur solidarité à l'occasion de ce douloureux évènement.
Ils adressent en particulier leurs vifs remerciements à toutes les familles alliées, aux différentes délégations venues d'ailleurs, ainsi qu'à toutes les personnes qui ont accompagné notre défunte mère jusqu'à sa dernière demeure et participer aux prières en sa faveur.
La famille prie Allah (SWT), dans son infinie miséricorde, d'accorder à la défunte son pardon, sa clémence et le plus haut degré du Paradis (Jannat Al-Firdaws). Qu'il récompense abondamment tous ceux qui ont partagé de loin ou de près sa peine et leur rende au centuple des bienfaits,
Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
« Inna lillahi wa inna ilayi raj'un - - Nous appartenons à Allah et c'est vers lui que nous retournons »