Le Président du Faso, Chef de l'État, Chef suprême des Forces armées nationales, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé ce samedi 25 juillet dans la soirée, la cérémonie de sortie officielle de la 25e promotion des Elèves-Officiers d'Active de l'Académie militaire Georges-Namoano.
Cette année, la cérémonie solennelle marquant la fin de formation des Officiers s'est tenue sur le site de la nouvelle Académie en construction.
À travers cette cérémonie, ce sont au total 217 nouveaux Sous-lieutenants que l'AMGN met au service du Burkina Faso et de 9 pays d'Afrique, notamment le Cameroun, la République centrafricaine, Djibouti, la Guinée Conakry, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo. Le contingent burkinabè de la présente promotion de l'AMGN est de 199 Officiers. Le Chef suprême des Forces armées nationales a invité les nouveaux Sous-lieutenants à être des chefs, des guides, des gardiens de l'espérance d'un Peuple.
Le Groupe de recherche-action sur la sécurité humaine (GRASH) a organisé, ce lundi 27 juillet 2026 à Ouagadougou, un atelier de validation d'une base de données juridique sur les violences basées sur le genre (VBG). Cette rencontre vise à examiner le contenu du document, à recueillir les observations et recommandations des participants, puis à valider une version consolidée avant sa finalisation et sa diffusion. À terme, cette base de données devra servir d'outil de référence aux acteurs engagés dans la prévention, la protection et la prise en charge des violences basées sur le genre.
Les violences basées sur le genre constituent une violation grave des droits humains et demeurent un défi majeur pour la promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes. Au Burkina Faso, plusieurs instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux encadrent la prévention, la répression et la réparation de ces violences. Toutefois, les acteurs intervenant dans la protection des victimes font encore face à des difficultés liées à l'accès, à la centralisation et à la systématisation des références juridiques nécessaires à leurs interventions.
C'est pour répondre à ce besoin que le GRASH a élaboré une base de données regroupant les principaux textes législatifs, réglementaires et conventionnels, ainsi que la jurisprudence relative aux violences basées sur le genre. Conçue comme un outil de référence, elle est destinée aux magistrats, aux avocats, aux organisations de la société civile, aux services sociaux ainsi qu'aux autres professionnels intervenant dans la prévention et la prise en charge des VBG. Elle vise à faciliter l'accès aux références juridiques, à renforcer leur utilisation et, à terme, à améliorer la protection des victimes.
Les participants étaient des organisations de promotion des droits humains, des organisations œuvrant pour la défense des droits des femmes et des filles, des structures intervenant dans la protection de l'enfant, ainsi que la Commission nationale des droits humains (CNDH)Avant sa diffusion officielle, le document a été soumis à un processus de validation participatif afin d'en garantir la qualité scientifique, la pertinence, l'exhaustivité et le caractère opérationnel. L'atelier a notamment permis de présenter la méthodologie ayant conduit à l'élaboration de la base de données, d'examiner sa structure, son contenu et ses critères de classification, d'apprécier la conformité des références juridiques avec les cadres normatifs national, régional et international, d'identifier les éventuelles insuffisances et d'intégrer les recommandations formulées par les participants.
À en croire la présidente du GRASH, Marie-Louise Ouédraogo, cette initiative est née du constat que, malgré les efforts consentis, les violences basées sur le genre continuent de représenter un défi nécessitant des réponses plus efficaces et plus durables.
« Nous avons constaté que, malgré les efforts déployés en matière de prévention et d'accompagnement des victimes, la lutte contre les violences basées sur le genre n'avance pas toujours au rythme souhaité. Nous nous sommes donc interrogés sur les actions à mettre en œuvre pour renforcer durablement cette lutte. C'est dans cette perspective que nous avons conçu une base de données structurée en deux volets.
À travers cette base de données, le GRASH entend mettre à la disposition des praticiens du droit et des organisations de défense des droits des femmes un outil pratique favorisant un meilleur recours aux textes juridiques et à la jurisprudenceLe premier volet est consacré au cadre juridique, politique et stratégique relatif aux VBG aux niveaux national, régional et international. Au niveau national, il regroupe notamment le Code des personnes et de la famille ainsi que la loi portant répression des violences basées sur le genre (la loi nᵒ 061-2015/CNT, portant prévention, répression et réparation des violences à l'égard des femmes et des filles et prise en charge des victimes). Au niveau régional, il comprend la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples et le Protocole de Maputo. Au niveau international, il intègre la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDEF) ainsi que la Convention relative aux droits de l'enfant. En complément de ces textes, la base recense également les politiques publiques et les plans stratégiques consacrés à la lutte contre les VBG », a expliqué Marie-Louise Ouédraogo.
Au-delà de la compilation des instruments juridiques, la base de données accorde une place importante à la jurisprudence afin de montrer comment les juridictions burkinabè appliquent ces textes dans le traitement des affaires de violences basées sur le genre.
« Le second volet porte sur la jurisprudence. Il met en lumière la manière dont les juridictions burkinabè traitent les affaires de violences basées sur le genre à travers leurs décisions de justice. L'objectif est de démontrer que le recours au droit et aux tribunaux constitue un levier essentiel dans la lutte contre les VBG et que les organisations de défense des droits des femmes peuvent s'appuyer davantage sur la voie judiciaire pour faire progresser cette cause.
Le GRASH espère ainsi renforcer le plaidoyer, améliorer l'accès des victimes à la justice et contribuer à une lutte plus efficace contre les violences basées sur le genre au Burkina FasoNous estimons qu'il est nécessaire d'aller au-delà des activités de formation et de sensibilisation en privilégiant des actions plus concrètes, innovantes et porteuses d'impacts durables. Cette base de données s'inscrit dans cette dynamique », a poursuivi la présidente du GRASH.
Elle a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d'une démarche collective afin de garantir l'efficacité et l'appropriation de cet outil par l'ensemble des acteurs.
« Nous avons fait le choix de la co-construction avec les autres organisations, convaincus que, seuls, nous allons plus vite, mais ensemble, nous allons plus loin. Notre ambition est de renforcer durablement la lutte contre les violences basées sur le genre.
Le GRASH, entre recherche et action pour renforcer l'accès à la justice
À l'issue de cet atelier, les recommandations formulées par les participants seront intégrées au document. Une fois validée, cette base de données servira de référence pour élaborer de nouvelles stratégies, orienter les actions des organisations et soutenir les initiatives de plaidoyer en faveur des droits des femmes et des filles », a conclu Marie-Louise Ouédraogo.
Marie-Louise Ouédraogo a indiqué que les amendements formulés par les participants seront pris en compte dans la version finale du documentCréé en 2017, le Groupe de recherche-action sur la sécurité humaine (GRASH) est une organisation de la société civile burkinabè, apolitique, indépendante et à but non lucratif. Centre de recherche spécialisé dans les questions de sécurité humaine et d'accès à la justice, il produit des études et des analyses destinées à éclairer la prise de décision publique. Ses interventions portent notamment sur les droits humains, la gouvernance, la cohésion sociale, la prévention des conflits et la protection des personnes vulnérables.
À travers le projet « Promouvoir le respect des droits humains », il développe également des outils visant à améliorer l'accès au droit et à la justice. C'est dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet que s'inscrit l'organisation de cet atelier de validation de la base de données juridique sur les violences basées sur le genre.
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Samirah Bationo
Lefaso.net
Les activités socioéconomiques ont été fortement perturbées ce mardi matin 28 juillet dans la ville de Goma, où une marche dite pacifique, organisée par une plateforme se présentant comme la Société civile plurielle et Forces vives du Nord-Kivu, a entraîné la paralysie de plusieurs secteurs entre 7 heures et 11 heures locales.
Deux frappes de drones attribuées à l'armée nigérienne ont endeuillé une cérémonie funéraire, vendredi 24 juillet. En l'absence d'explications officielles, les circonstances du ciblage restent à établir.
Une cérémonie de deuil frappée depuis le ciel
Vendredi 24 juillet, des habitants de Chinagodrar, dans le nord de la région de Tillabéri, s'étaient réunis pour présenter leurs condoléances à une famille endeuillée. La cérémonie a basculé dans l'effroi lorsque deux frappes de drones attribuées à l'armée nigérienne ont atteint le rassemblement.Selon les informations rapportées par RFI auprès de sources locales, six personnes ont été tuées sur place et plusieurs autres blessées. L'une d'elles, évacuée vers le Centre de santé intégré de Banibangou, a succombé à ses blessures. Le bilan provisoire s'élève ainsi à au moins sept morts.Les autorités nigériennes n'ont, à ce stade, fourni aucune explication sur l'objectif de l'opération. Rien ne permet de déterminer si un membre présumé d'un groupe armé se trouvait parmi les personnes rassemblées. La nature civile de l'événement et le nombre de victimes exigent pourtant une clarification urgente.
Deux frappes au cœur des interrogations
Le déclenchement de deux frappes constitue l'un des principaux points à éclaircir. Visaient-elles des objectifs différents ? La seconde a-t-elle atteint le même rassemblement ? A-t-elle été lancée alors que des habitants tentaient déjà de secourir les premières victimes ?Aucun élément disponible ne permet de privilégier l'une de ces hypothèses. Il appartient donc aux autorités de publier la chronologie de l'opération.L'enquête devra établir la nature des renseignements ayant conduit au ciblage, la durée de la surveillance aérienne et le statut des personnes initialement visées. Elle devra également identifier le drone et les munitions employés, déterminer si les risques pour les civils ont été correctement évalués et préciser les mesures prises pour secourir les blessés. Ces informations permettront de savoir si les principes de distinction, de proportionnalité et de précaution ont été respectés.
Au moins 24 civils tués en moins de sept mois
La tragédie de Chinagodrar survient après une autre frappe controversée dans la région. Le 6 janvier 2026, un drone militaire avait atteint le marché de Kokoloko, tuant au moins 17 civils, dont quatre enfants, et blessant 13 personnes, selon Human Rights Watch. Trois combattants de l'État islamique au Sahel auraient également péri. Ces deux événements portent à au moins 24 le nombre de civils tués en 199 jours dans des frappes attribuées aux forces nigériennes. Ce bilan minimal ne mesure pas l'ensemble des conséquences de la campagne aérienne. Il permet néanmoins d'apprécier le coût humain de deux des opérations les mieux documentées de l'année. Après le bombardement de Kokoloko, Human Rights Watch avait écrit aux autorités nigériennes pour leur transmettre ses conclusions. L'organisation n'avait reçu aucune réponse lors de la publication de son enquête.
Une guerre conduite dans l'opacité
Le silence entourant ces opérations fragilise la crédibilité des bilans officiels et prive les familles de la possibilité d'obtenir reconnaissance, réparation ou indemnisation. Cette opacité dépasse les seules frappes aériennes. Après l'embuscade du 17 juillet sur l'axe Bankilaré-Téra, le ministère nigérien de la Défense avait annoncé la mort de 16 soldats. D'autres informations faisaient état d'au moins 47 militaires tués, soit un bilan près de trois fois supérieur. À Chinagodrar, les victimes du 24 juillet étaient venues accompagner une famille dans son deuil. Sept morts attendent désormais que l'État établisse les circonstances dans lesquelles ils ont été frappés.
La terreur s'est une nouvelle fois emparée de la commune de Bulengera, dans la ville de Butembo au Nord-Kivu. Dans la nuit de dimanche à lundi 27 juillet, des hommes armés non identifiés y ont perpétré une série d'incursions violentes. Le bilan fait état d'un étudiant tué par balles, de plusieurs personnes blessées, dont des femmes ciblées à l'arme blanche et enlevées, ainsi que de l'incendie volontaire d'un établissement de santé.
Plus de cent ménages se retrouvent sans toit sur l'avenue Kisangula, située dans le quartier Chahi à Bukavu, au Sud-Kivu. Un incendie dévastateur s'est déclaré dimanche 26 juillet aux alentours de 16h30, heure locale, réduisant en cendres de nombreuses habitations.
Une vingtaine de nutritionnistes de la province de Maniema ont clôturé, vendredi 25 juillet à Kindu, un atelier de formation axé sur l’Alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJE) ainsi que sur la nutrition à assise communautaire.
Le coût de l’électricité continue de susciter le mécontentement de nombreux abonnés de la Société nationale d’électricité (SNEL) dans la ville de Bandundu (Kwilu). Selon l’Union des consommateurs du Grand Bandundu, plusieurs consommateurs estiment que les montants facturés sont disproportionnés par rapport à leurs revenus, dans une ville où la majorité de la population active est constituée de fonctionnaires.
Le bureau syndical national de la Société Minière de Bakwanga (MIBA) alerte sur une présumée spoliation de plusieurs terrains appartenant à l’entreprise publique à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental. Dans un communiqué rendu public la semaine dernière, les huit syndicats de la société appellent les autorités compétentes à intervenir rapidement pour préserver le patrimoine foncier de la MIBA.
Des restrictions de circulation sont annoncées sur plusieurs axes de Cotonou dans le cadre des festivités du 66e anniversaire de l'indépendance du Bénin.
La circulation sera totalement interdite au public le 1er août 2026, de 00 h à 17 h, sur le tronçon reliant le carrefour Fidjrossè-Plage, le carrefour Erevan, le carrefour Port et le carrefour de l'église Notre-Dame.
Avant cette fermeture, des restrictions seront appliquées de 6 h à 15 h, du 27 au 31 juillet 2026, afin de permettre les derniers préparatifs de la célébration.
Les déviations
Selon un communiqué signé par le directeur général de la Police républicaine, l'inspecteur général de police de 2e classe Brice Allowanou, un plan de déviation a été mis en place.
Les usagers en provenance du carrefour Fin Pavé Fidjrossè pourront rejoindre l'avenue Jean-Paul II en passant par le giratoire du carrefour Erevan.
Une seconde déviation est prévue par la ruelle longeant la clôture est du supermarché Erevan, derrière le Sofitel et le Palais des Congrès, avant de retrouver le boulevard de la Marina par la bretelle bordant la place de l'Amazone.
Les conducteurs quittant le Port autonome de Cotonou en direction de la place de l'Amazone devront, quant à eux, emprunter la bretelle longeant cette place et le Palais des Congrès, poursuivre derrière le Sofitel puis rejoindre le boulevard de la Marina par la ruelle située à l'est du supermarché Erevan.
La Direction générale de la Police républicaine invite l'ensemble des usagers de la route à « respecter la signalisation temporaire ainsi que les consignes des fonctionnaires de police déployés sur les lieux ».
M. M.
Le Directeur général de la Police républicaine, l'Inspecteur général de police de deuxième classe Brice K. Allowanou, a annoncé un renforcement de la lutte contre le rançonnement et la corruption au sein de la Police.
Dans une déclaration rendue publique, lundi 27 juillet 2026, le Directeur général de la Police républicaine a mis en garde contre une « tendance persistante à la corruption au sein de la Police républicaine et du rançonnement sur la voie publique ».
Brice Kokou Allowanou a reconnu que, malgré les réformes engagées ces dernières années pour améliorer la sécurité routière et réduire les tracasseries sur les axes de circulation, des comportements contraires à l'éthique persistent. Selon lui, ces actes « portent gravement atteinte à l'image de la Police républicaine » dont la mission est avant tout de « protéger, sécuriser et servir ».
Le DGPR avertit que les policiers impliqués dans de telles pratiques s'exposent désormais à des sanctions disciplinaires sévères, pouvant aller jusqu'à la radiation, sans exclure des poursuites pénales.
La hiérarchie policière entend appliquer une politique de tolérance zéro.
Brice Kokou Allowanou a également invité les citoyens à contribuer à cette lutte en signalant les faits de corruption grâce aux numéros verts mis à leur disposition.
- Police républicaine : 117
– Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique : 166
– Présidence de la République : 155 – 01 52 33 33 33 – 01 69 19 00 00
Le Directeur général de la Police républicaine exhorte les usagers de la route à ne plus céder aux sollicitations illégales. « Exigez le PV ! Exigez le reçu ! Refusez de négocier ! », a-t-il lancé.
Brice Kokou Allowanou souligne que plusieurs dossiers liés à des faits de rançonnement sont déjà en cours de traitement. « Les sanctions ne tarderont pas à tomber », a-t-il averti, tout en appelant les policiers à respecter leur serment de servir « avec honneur, dignité et probité ».
M. M.
Déclaration du DGPR
Mesdames et Messieurs les représentants des médias,
Chers compatriotes,
J'ai souhaité vous rencontrer aujourd'hui pour aborder un sujet préoccupant qui ternit l'image de la Police républicaine et qui fait souffrir directement les populations. Il s'agit d'une tendance persistante à la corruption au sein de la Police républicaine et du rançonnement sur la voie publique.
I. Le constat
Qu'il vous souvienne que dans le but de garantir la libre circulation des personnes et des biens, le Gouvernement a, dès 2016, dégagé tous les barrages routiers qui entravaient la libre circulation et soumettaient les usagers de la route à toutes sortes de tracasserie. En lieu et place de ces mauvaises pratiques, le Gouvernement a mis en place les patrouilles corridor pour sécuriser les transports routiers avec des dispositifs de contrôle.
Toujours dans le but de renforcer la Police de la route et de protéger les usagers contre les accidents, le Gouvernement a rendu obligatoire le port de casque par les motocyclistes et, de façon générale, a incité au respect des dispositions du code de la route. Le projet SECUROUTE est donc né pour assurer une bonne circulation routière par le respect strict du code de la route.
Ainsi, les fonctionnaires de police portent désormais des caméras-piétons quand ils sont astreints à des missions de régulation et de contrôle routier. Des cinémomètres appelés communément radars sont déployés sur les corridors de l'ensemble du territoire nationales.
Malgré toutes ces mesures assorties de contrôles à la fois internes et externes, il est parfois observé que des fonctionnaires de police foulent au pied les bonnes pratiques en s'adonnant à des actes de rançonnement, portant ainsi gravement atteinte à l'image de la Police républicaine.
La Police républicaine ne saurait tolérer ses dérives. Sa mission unique est de protéger, de sécuriser et de servir. En tant que garante de la paix et de la justice, cette institution noble exige de chacun de ses membres qu'il soit le reflet irréprochable de l'autorité de l'État. En face du citoyen, chaque fonctionnaire de police représente l'autorité publique ; ce statut exige une intégrité absolue, une discipline exemplaire.
II. Les mesures fermes engagées
À compter d'aujourd'hui, les mesures suivantes seront encouragées et renforcées :
1. Tolérance zéro de la corruption et du rançonnement sous toutes ses formes : Tout agent pris en flagrant délit de rançonnement est sanctionné, fait objet de procédure disciplinaire pouvant conduire à la radiation sans préjudice de la procédure pénale qui peut être engagée contre lui.
2. Dénonciation par les numéros verts : il existe des numéros verts 24h/24 pour recevoir les dénonciations des populations.
Chaque citoyen peut dénoncer, avec tous moyens de preuve (photos, vidéos, témoignages), des actes contraires à l'éthique posés par des fonctionnaires de police.
Les numéros verts disponibles sont :
– Police républicaine : 117
– Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique : 166
– Présidence de la République : 155 – 01 52 33 33 33 – 01 69 19 00 00.
La confidentialité du dénonciateur est garantie.
3. Des contrôles internes et externes sont déployés.
4. Sanction des chefs d'unités : Tout commissaire ou commandant dont l'unité sera épinglée de manière récurrente répondra de la défaillance de son commandement, et le ou les agents fautifs subiront les sanctions telles que prévues par les textes en vigueur.
III. Notre engagement
Le rançonnement et la corruption sont deux fléaux qui tuent la confiance entre la Police républicaine et les populations. Or la Police républicaine se veut un modèle de police communautaire pour qui la confiance entre police te population est nécessaire pour construire une sécurité durable.
Je demande aux usagers de la route de ne plus céder. Exigez le PV !!! Exigez le reçu !!! Refusez de négocier !!!
Je demande aux fonctionnaires de police de se rappeler ce serment : celui de servir avec honneur, dignité et probité, de protéger sans faillir, et de rejeter toute forme de déviance.
Beaucoup de cas de rançonnement sont détectés et sont actuellement de traitement et les sanctions ne tarderons pas à tomber.
Pour conclure, j'exhorte les fonctionnaires de police qui exercent leur mission à continuer de le faire en toute loyauté ; les fonctionnaires de police indélicats à cesser les mauvaises pratiques pour se mettre dans les rangs.
Je vous remercie.
Fait à Cotonou, le 27 Juillet 2026
Au Bénin, le gouvernement organise une campagne nationale de sensibilisation et d'information à l'intention des nouveaux bacheliers en vue de leur classement et de leur sélection pour l'année académique 2026-2027. L'annonce a été faite ce lundi 27 juillet 2026, par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, chargé de la formation technique.
Pour le choix de leurs filières de formation dans les universités, les nouveaux bacheliers seront mieux outillés. Le gouvernement organise en leur intention, une campagne nationale de sensibilisation et d'information. Ladite campagne selon un communiqué du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, démarre le jeudi 30 juillet 2026 à 09 heures, à l'Amphithéâtre 100 du Campus de Sogbo-Aliho de l'Université Nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques d'Abomey (UNSTIM).
L'objectif visé est de mettre à leur disposition, toutes les informations utiles relatives aux offres de formation des universités, aux conditions d'admission, aux débouchés des différentes filières, ainsi qu'à la procédure de choix des filières sur la plateforme apresmonbac.bj.
Après le lancement officiel, les séances de sensibilisation se dérouleront ensuite, du 03 au 05 août 2026, sur les campus universitaires et dans plusieurs communes du Bénin.
Communiqué du ministre de l'enseignement supérieur
Le gouvernement béninois amorce une nouvelle étape dans la modernisation de l'administration publique avec la mise en œuvre d'une politique de dématérialisation progressive des documents administratifs. Cette réforme, encadrée par une circulaire signée le 24 juillet 2026, vise à réduire les dépenses de fonctionnement de l'État tout en accélérant la transition numérique des services publics.
Le Bénin poursuit sa politique de dématérialisation de l'administration. Par la circulaire N°0142/MBFP/MTDI/SP-C, du 24 juillet 2026, signée du ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique, Rodrigue S. Chaou, et son collègue en charge de la Transformation digitale, le gouvernement définit les modalités de gestion numérique du patrimoine documentaire de l'administration, jusqu'ici essentiellement conservé sous format papier.
Une réforme à la croisée des enjeux budgétaires et numériques
La dématérialisation des documents administratifs s'inscrit dans une stratégie qui associe maîtrise des dépenses publiques et modernisation de l'administration. La circulaire présente cette initiative comme une avancée dans l'amélioration de la gouvernance budgétaire et de l'efficacité des services de l'État.
Dans ce cadre, les administrations sont invitées à privilégier l'archivage électronique et à réduire progressivement le recours aux procédures fondées sur les supports papier. Cette orientation s'inscrit dans la politique de transformation numérique engagée par les autorités béninoises afin de moderniser le fonctionnement de l'appareil administratif.
Réduction des coûts et impact environnemental
Le gouvernement met en avant deux principaux objectifs. Le premier est d'ordre économique : la diminution de la consommation de papier, des besoins en impression et des coûts liés au stockage physique des archives devrait contribuer à réduire les dépenses de fonctionnement de l'administration. La numérisation des procédures est également présentée comme un levier pour améliorer la rapidité du traitement des dossiers.
Le second objectif est environnemental. En limitant l'utilisation du papier et les opérations qui y sont associées, les autorités entendent réduire l'empreinte environnementale des services publics et promouvoir des pratiques administratives plus durables.
Une dynamique déjà engagée en Afrique
Avec cette réforme, le Bénin s'inscrit dans une tendance observée dans plusieurs pays africains, où la dématérialisation des services administratifs constitue un levier de modernisation de l'action publique.
Le pays figurait déjà, en 2022, parmi les États les mieux classés d'Afrique de l'Ouest dans l'indice de développement de l'administration électronique des Nations unies, un indicateur qui évalue notamment le niveau de développement des services publics numériques et leur accessibilité.
F. A. A.
Revue de presse de ce mardi 28 juillet
La presse nationale s'intéresse largement à la situation sécuritaire dans l'Est du pays.
Dans le cadre de l’accord bilatéral signé le 6 septembre 2024 avec la République populaire de Chine, la RDC franchit une étape décisive dans la diversification de son économie. Le ministère du Commerce extérieur a annoncé, ce lundi 27 juillet, la conclusion d’un contrat portant sur la fourniture annuelle de 180 000 tonnes de piment sec.