Lors de leur échange avec le Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, en séjour à Kinshasa, lundi 9 février, des opposants congolais ont sollicité les bons offices de la MONUSCO afin d’inciter le président de la République, Félix Tshisekedi, à prendre des mesures urgentes pour décrisper le climat politique.
Revue de presse kinoise du mardi 10 février 2026.
La réunion de Luanda (Angolas) sur la résolution de la crise sécuritaire dans la région des Grands Lacs intéresse la plupart des journaux parus ce mardi à Kinshasa.
Dans un contexte de profondes mutations institutionnelles et économiques au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), la nomination du Professeur Balibié Serge Auguste Bayala à la présidence de la Banque Confédérale pour l'Investissement et le Développement (BCID-AES) constitue un événement majeur qui mérite d'être salué à sa juste valeur.
Bien que passée relativement sous silence, cette désignation revêt une portée stratégique considérable, tant pour le Burkina Faso que pour l'ensemble de l'espace confédéral
Professeur Titulaire des universités, expert en gestion financière et dirigeant public de premier plan, le Professeur BAYALA incarne une génération de cadres africains alliant excellence académique, expérience opérationnelle et vision institutionnelle.
Titulaire d'un Doctorat (PhD) en Gestion Financière de l'Université de Groningen, il cumule plus de vingt années d'expérience dans la gouvernance d'organisations complexes, la structuration de mécanismes innovants de financement du développement et la conduite de réformes institutionnelles structurantes.
Au Burkina Faso, il a joué un rôle déterminant dans la mise en place de la Caisse des Dépôts et d'Investissements (CDI-BF), contribuant à doter le pays d'un outil structurant de mobilisation de l'épargne longue au service de l'investissement productif.
Sur le plan régional, il a dirigé le Centre Africain d'Etudes Supérieures en Gestion (CESAG) à Dakar, qu'il a repositionné comme centre régional d'excellence, consolidant son autonomie institutionnelle et son rayonnement académique.
Il a également intégré le haut management de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), notamment au sein du COFEB, où il a contribué au renforcement des capacités des décideurs publics et des banques centrales de la sous-région.
La Banque Confédérale pour l'Investissement et le Développement de la Confédération des États du Sahel (BCID-AES) n'est pas une institution financière ordinaire. Elle s'inscrit dans la dynamique de consolidation de la Confédération des Etats du Sahel, portée par le Collège des Chefs d'Etat de l'AES, et répond à une ambition claire : doter l'espace sahélien d'un instrument autonome de financement de son développement.
Dans un contexte où les États sahéliens affirment leur volonté de renforcer leur souveraineté politique, économique et monétaire, la BCID-AES est appelée à devenir un outil structurant :
de financement des infrastructures stratégiques ;
de soutien à l'industrialisation ;
de mobilisation de ressources internes et régionales ;
de promotion de projets intégrateurs à fort impact social et économique.
La désignation du Professeur Bayala à sa tête traduit la volonté de placer cette institution sous le leadership d'un technicien aguerri, capable d'articuler rigueur financière, crédibilité internationale et vision stratégique.
Au-delà de la reconnaissance d'un parcours individuel remarquable, cette nomination est également une source de fierté nationale. Elle témoigne de la qualité des compétences burkinabè capables d'occuper les plus hautes responsabilités dans les nouvelles architectures régionales.
Elle illustre aussi la confiance placée dans l'expertise burkinabè pour porter des instruments clés de la transformation structurelle du Sahel.
Lefaso.net
Source : Affaires étrangères du Burkina Faso
À l'occasion du pèlerinage diocésain de la province ecclésiastique de Ouagadougou, tenu le dimanche 8 février 2026 au sanctuaire Notre-Dame de Yagma, les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont offert une statue de saint Michel archange. Ce geste symbolique vise à solliciter l'intercession et l'accompagnement du chef des armées célestes dans la lutte pour le retour de la paix et de la quiétude au Burkina Faso.
Les pèlerins du sanctuaire Notre-Dame de Yagma ont exprimé une vive joie à l'issue de la célébration eucharistique marquant le pèlerinage diocésain de la province ecclésiastique de Ouagadougou, tenu le dimanche 8 février 2026. Une statue de saint Michel Archange, nouvellement installée sur un flanc de la colline de Yagma, a particulièrement retenu l'attention. Il s'agit d'un don offert par les Forces de défense et de sécurité (FDS), en signe de demande d'intercession et d'accompagnement spirituel dans la lutte pour le retour de la paix et de la quiétude au Burkina Faso.
Perchée sur le flanc de la colline, la nouvelle statue de saint Michel Archange, chef des armées célestes et protecteur de l'Église catholique, a suscité une grande curiosité parmi les pèlerins. Sous un soleil de plomb, à la fin de la célébration eucharistique marquant également l'ouverture du jubilé des 125 ans d'évangélisation de l'archidiocèse de Ouagadougou, de nombreux fidèles se sont attroupés autour de l'imposante effigie, en cuivre martelé et doré, soit pour prier, soit pour immortaliser l'événement en souvenir de leur passage au sanctuaire marial de Yagma.
« Elle vient d'être installée pour l'occasion », a expliqué le recteur du sanctuaire, l'abbé Jules Pascal Zabré.
Située à quelques jets de pierre de la statue monumentale de la Vierge Marie, la statue de saint Michel archange, haute de plusieurs mètres, le représente revêtu de son armure, brandissant une épée flamboyante, les ailes déployées et la main gauche serrée en poing.
Pour le colonel Christian Ouattara, chef d'état-major de l'armée de l'air, ce choix est chargé de sens. « Saint Michel, comme vous le savez, c'est le chef des armées célestes, la figure de la protection et de la lutte. Mais c'est aussi la figure de la bravoure. C'est le saint patron des parachutistes et des aviateurs. C'est pourquoi cette effigie offerte à Yagma est pour nous une opportunité de témoigner déjà notre reconnaissance pour les prières dont les forces combattantes de façon générale bénéficient depuis que nous sommes dans cette guerre qui nous a été imposée », a-t-il justifié.
Le colonel Christian Ouattara, chef d'état-major de l'armée de l'air, devant la statue de saint Michel archange offerte au sanctuaire marial de YagmaIl a précisé que ce don s'inscrit également dans le cadre du lancement de l'année jubilaire des 125 ans d'évangélisation, tout en ouvrant un espace où les forces armées pourront venir prier afin que leur saint patron intercède pour elles et les accompagne dans la lutte pour le retour de la paix et de la quiétude au Burkina Faso.
La statue de Saint Michel archange est l'aboutissement d'un projet mûri durant deux années entre le sanctuaire et les forces de défense et de sécurité. Selon le recteur du sanctuaire, la décision a été prise à l'issue d'un pèlerinage tenu en 2024, au cours duquel les FDS avaient promis d'offrir un cadeau à Notre-Dame de Yagma.
« À notre grand étonnement, nous avons vu se dessiner ce projet de réalisation d'une statue en souvenir de leur passage sur ce site. Mais qu'est-ce que ce cadeau représente pour ce sanctuaire ? Je pense que ce choix qui a porté sur l'archange Michel est hautement symbolique, parce que nous aurions pu recevoir de leur part une statue de saint Sébastien qui est le saint patron des soldats. Mais voilà, unanimement, nous savons que sur le plan ecclésial, l'archange Michel est vraiment un défenseur, un combattant, et cela reflète aussi la mission que ces forces vivent au quotidien, et elles ont voulu que l'archange Michel, qui est non seulement leur saint protecteur, le soit aussi pour tous les pèlerins qui viennent au sanctuaire », a-t-il expliqué.
L'abbé Jules Pascal Zabré a souligné la portée spirituelle de l'emplacement choisi : « C'est pourquoi la statue a été logée au flanc de la colline pour dire le combat engagé par Michel et ses anges pour dominer et écraser le dragon. La Vierge Marie a assumé aussi cette étape en nous permettant de reconnaître en elle la nouvelle Ève, celle qui a été obéissance et n'a pas hésité à dire oui, me voici pour faire la volonté ».
Il a conclu en remerciant les forces de défense et de sécurité pour ce choix hautement symbolique, tout en priant pour que Dieu les accompagne dans leurs différentes initiatives et dans les combats qu'elles mènent pour la sécurisation du pays.
Yvette Zongo
Lefaso.net
Absent de la liste des Étalons lors de la 35ᵉ édition de la Coupe d'Afrique des nations (CAN), le défenseur central du RC Lens, Ismaëlo Ganiou, a laissé entendre, le samedi 7 février, à l'issue de la victoire de son équipe face à Rennes, que jouer pour l'équipe de France espoirs fait désormais partie de ses objectifs.
Est-il déçu de sa non-convocation pour la CAN Maroc 2025 ? Le défenseur lensois Ismaëlo Ganiou a évoqué la suite de sa carrière professionnelle le samedi 7 février 2026 face à la presse après la victoire de Lens 3-1 sur Rennes. Il entrevoit la possibilité pour lui de jouer pour l'équipe de France espoirs. « J'essaie de garder les pieds sur terre. On a des objectifs très importants avec le club, on va tout faire pour les atteindre. À titre personnel, j'ai des objectifs, et, par exemple, l'équipe de France espoirs est un objectif qui m'attire. Je donne le maximum et j'espère pouvoir l'atteindre d'ici la fin de la saison », a-t-il déclaré.
Le 8 décembre 2025, lors de la publication de la liste de Brama Traoré, le choix de ne pas retenir le défenseur du RC Lens, Ismaëlo Ganiou, avait suscité des interrogations. « Ganiou est, à la base, un défenseur central de formation. C'est un bon joueur et il aura sa chance après la CAN, car il est encore jeune. Pour le poste de latéral droit, Yago et Badolo peuvent assurer. Nous avons dû faire des choix, et nous les assumons », avait déclaré le sélectionneur Brama Traoré pour justifier son choix de ne pas faire appel au joueur.
Le défenseur lensois, auteur de dix matchs et de deux buts en Ligue 1 cette saison, continue de s'imposer comme l'une des révélations de la saison dans le championnat français.
En rappel, Ismaëlo Ganiou possède également la nationalité française car il est né en France de parents burkinabè. Le 6 juin 2025, le joueur avait vécu sa première sélection avec le Burkina Faso. Il a même joué une partie de la rencontre amicale qui a opposé le Burkina Faso au Zimbabwe (2-0).
Jean Élysée Nikiéma (stagiaire)
Lefaso.net
Source : Panafricafootball.com