L’Iran avait remporté le premier round de sa confrontation avec les États-Unis, mais l’intransigeance de la partie la plus radicale du régime a poussé ses dirigeants à la faute. Une faute qui pourrait s’avérer fatale. En attaquant les monarchies du Golfe, par le biais de ses proxies en Irak et au Yémen, l’Iran a provoqué un sursaut de celles-ci.
Les pays du Golfe ont subi à des degrés divers les attaques massives de drones et de missiles sans réagir. Ces attaques étaient actionnées à partir de l’Iran, mais également par des milices chiites contrôlées directement par le régime de Téhéran.
Les limites de la diplomatiePendant toute la première partie du conflit, les Saoudiens ont essayé de retenir les Américains, et ont privilégié la voie de la diplomatie pour préserver des relations de voisinage, qu’ils estiment essentielles pour la préservation du système en place.
La volonté persistante de l’Iran de contrôler le détroit d’Ormuz met en péril l’économie de toute la région et place tous les pays riverains sous la tutelle et le bon vouloir des Iraniens, qui peuvent autoriser, ou non, le passage des navires dans le détroit.
Pendant des mois, les Saoudiens et les autres pays du Golfe ont laissé faire la diplomatie pakistanaise et qatarie dans l’espoir d’éviter une escalade dont les conséquences auraient été imprévisibles. La dernière tentative omanaise d’une co-gestion du détroit par les deux pays a été rejetée par l’Iran.
Savoir s’arrêter ou pasTéhéran aurait pu s’arrêter là et encaisser les bénéfices de cette première partie remportée contre les Américains et leurs alliés israéliens. Mais comme on dit « Jupiter rend fou celui qu’il veut perdre ». L’Iran par son intransigeance due, sans doute aux querelles internes qui agitent le régime, ont voulu pousser leur avantage quitte à commettre des fautes qui pourraient leur coûter très cher.
En incitant les rebelles Houthis à ouvrir un nouveau front et à interdire la navigation dans le détroit de Bab el-Mandeb aux navires battant un pavillon saoudien, Téhéran risque de réveiller un conflit que le monde avait oublié. Les conséquences pour la partie du Yémen contrôlée par les Houthis pourraient être désastreuses pour eux.
L’Irak fragilisé depuis l’invasion américaine de 2003 fait face de profondes divisions internes. L’Iran maintient son influence sur les milices chiites qui leur sont affiliées. Les attaques contre le Koweït, la Jordanie et l’Arabie saoudite ont été lancées à partir du territoire iraquien.
Le réveil de l’Arabie saouditeLa réaction de l’Arabie saoudite qui a récemment participé aux côtés des Etats-Unis à un raid aérien contre ces milices iraquiennes est un signal clair de changement de politique de la part de Riyad. Les Saoudiens avaient encaissé des coups sans réagir, comme la plupart des pays Golfe. Aujourd’hui, ils font savoir que la neutralité n’est plus de mise. Le raid combiné aurait causé la mort de six « conseillers » iraniens de haut rang qui œuvraient aux côtés des milices chiites.
Autre signe de mauvaise humeur des Saoudiens est l’annulation de la visite que devait effectuer le 30 juillet, Ali al-Zaïdi, le Premier ministre iraquien en Arabie saoudite. Les attaques au départ du territoire iraquien sont lancées à partir de Bassora contre le Koweït voisin, mais aussi à partir de la province de Salâh ad-Dîn et contre Erbil au Kurdistan.
En visant le Kurdistan iraquien l’Iran prend le risque de mobiliser contre eux les factions kurdes qui jusqu’ici avaient refusé de se joindre à l’attaque contre l’Iran. Ce serait une grave erreur stratégique qui permettrait une offensive terrestre qui a fait défaut à Washington jusqu’ici.
Le calcul iranien selon lequel les pays du Golfe se détacheront des Etats-Unis et qu’ils ne riposteront pas s’est avéré faux. Les Émirats arabes unis, le Koweït et la Jordanie avaient déjà participé de façon discrète à des raids de riposte contre l’Iran. Le fait que les Saoudiens annoncent officiellement leur participation à un raid contre des proxies iraniens est un signal clair que la donne a changé.
Une capacité opérationnelle limitée, mais un redoutable arsenalLes armées des pays du Golfe disposent d’un formidable arsenal ultra moderne. Si les capacités opérationnelles des pays de la région ne sont pas optimales, il n’en demeure pas moins que cette force considérable, en appui des Américains, pourrait décupler les dommages infligés à l’Iran en cas de conflit total.
De plus, en s’attaquant à l’Égypte par le lancement de drones contre le port de Damiette et en gênant la navigation en mer Rouge, et par conséquent à travers le canal de Suez (une des principales ressources du pays), c’est un autre pari risqué qui est pris. L’Égypte dispose de grandes capacités militaires qu’elle n’hésitera pas à joindre à ses alliés américains et du Golfe, dont elle dépend financièrement en grande partie.
Le frein serait la reprise de la participation israélienne aux attaques contre l’Iran. L’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe ainsi que l’Égypte rechigneraient à joindre leurs forces à une coalition israélo-américaine.
La situation en Iran actuellement semble être un processus de fuite en avant semblable à celui que la France a connue sous la Terreur. Les dirigeants risquent de devoir affronter dans les prochaines semaines ou mois des coalitions bien plus importantes que celles qu’ils ont affrontées jusqu’à maintenant. Que feront les pays occidentaux dans cette équation ?
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L'écrasante majorité des investissements appelle les procédures de financement les plus simples, celles du crédit ou de la dette obligataire, jusqu'à rendre dispensable une économie de fonds propres, et permettre de fermer la Bourse. C'est le moment où le lecteur néolibéral, passé d'attaque en apoplexie tout au long de la série, jette son dernier souffle dans la bataille, mais sûr de l'emporter in fine : et l'innovation ? C'est avec l'agence de Romorantin du Système socialisé du crédit qu'on la finance l'innovation ? Et l'IA, par exemple ? Hein, l'IA ? Romorantin, l'IA ?
- La pompe à phynance / Chine, États-Unis, France, Banque, Finance, TechnologieL’UEFA a adressé un ultimatum sans équivoque à Gianni Infantino : si la privatisation de la Coupe du monde n’est pas abandonnée, les équipes européennes, piliers sportifs, médiatiques et financiers de la compétition, se retireront. Sans elles, la Coupe du monde perdrait son essence et son rayonnement. Après s’être cru intouchable à l’issue de la Coupe du monde 2026, Infantino se retrouve dos au mur.
Son alliance avec Donald Trump l’avait encouragé à multiplier les dérapages : exclusion de supporters de pays modestes, éviction d’un arbitre somalien, marginalisation de l’équipe d’Iran, ou encore mi-temps transformées en pauses publicitaires interminables. Autant de décisions qui ont altéré l’intégrité du football. L’UEFA, forte de son indépendance financière, refuse de se soumettre, contrairement à certaines fédérations plus vulnérables, achetées par des promesses de subventions. Le problème est clair : en sacrifiant l’éthique sportive sur l’autel des intérêts privés, Infantino risque de réduire la Coupe du monde à un simple produit de consommation, vidé de son âme.
Pourtant, les recettes de la compétition n’ont cessé de croître, portées par une audience toujours plus large et des sponsors enthousiastes. La privatisation n’est donc pas une nécessité économique, mais bien une manœuvre personnelle. Le vrai projet d’Infantino était de créer une entité commerciale avec des alliés de Trump pour s’enrichir et partager les bénéfices avec une élite restreinte. Une dérive qui dépasse même les scandales de l’ère Blatter, alors que l’enquête du FBI en 2015 contre la FIFA n’était déjà qu’une réponse des États-Unis à l’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar.
Aujourd’hui, la révolte gronde. L’UEFA, la CONCACAF et d’autres fédérations envisagent un boycott, voire la création d’un tournoi concurrent. Jusqu’où ira cette résistance pour préserver l’intégrité du football ? Infantino, dont la réélection est désormais incertaine, devra-t-il céder ? Une chose est certaine : sa vision, où l’argent prime sur le sport, menace l’avenir du football. La solution résiderait-elle dans l’émergence d’un opposant capable de lui tenir tête, à l’image de ce qu’aurait fait Michel Platini ?
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Wachsende geopolitische Spannungen und eine zunehmend multipolare Ordnung stellen etablierte Formen internationaler Zusammenarbeit infrage. Das hat auch Folgen für den globalen Klimaschutz, über den im Rahmen der Vereinten Nationen verhandelt wird. Doch was auf den ersten Blick wie eine Bedrohung für gemeinsame Klimaziele wirkt, könnte zugleich Handlungsspielräume eröffnen. Zu diesem Ergebnis kommt eine Foresight-Übung, die bei der Konferenz »Multilateralism under Challenge and the Future of the Pact« des Academic Council on the United Nations System (ACUNS) durchgeführt wurde.
Die Konferenz machte deutlich, wie vielfältig die aktuellen Herausforderungen für die Vereinten Nationen sind. In finanzieller Hinsicht müssen die drastischen Zahlungskürzungen, insbesondere seitens der USA, durch weitreichende Einsparungen im UN-Budget aufgefangen werden. Politisch belasten die Differenzen zwischen den Mitgliedstaaten die internationale Zusammenarbeit, etwa hinsichtlich der Konflikte im Nahen und Mittleren Osten sowie in der Ukraine oder der schleppenden Umsetzung der Sustainable Development Goals. Zudem beschäftigt die Mitgliedstaaten aktuell die Suche nach einer Nachfolge für den ausscheidenden UN-Generalsekretär Antonio Guterres.
Ein Blick in mögliche ZukünfteVor diesem Hintergrund rückt auch die Zukunft der internationalen Klimapolitik in den Fokus. Mithilfe von Foresight, einer zukunftsanalytischen Methode, lassen sich verschiedene denkbare Entwicklungen ausloten – ohne den Anspruch, sie vorherzusagen. Vielmehr stehen Exploration und Antizipation im Vordergrund: Welche Treiber könnten die wichtigsten sein, die in unterschiedliche Zukunftsrichtungen weisen? Und welche Maßnahmen wären dafür geeignet, unerwünschte Entwicklungen zu vermeiden oder wünschenswerte zu fördern?
Gerade die Klimapolitik eignet sich für einen solchen Ansatz. Sie verbindet lokale, nationale und internationale Handlungsebenen mit sozialen, technologischen, ökologischen, ökonomischen, rechtlichen und politischen Fragestellungen. Die interdisziplinäre und internationale Ausrichtung der ACUNS-Konferenz bot daher einen geeigneten Rahmen, um mögliche Auswirkungen einer zunehmend multipolaren Weltordnung auf die Klimapolitik mithilfe einer Foresight-Übung auszuleuchten.
Aus der Übung lassen sich drei wichtige Herausforderungen für die künftige internationale Klimapolitik ableiten: Erstens könnten Ideologisierung und Politisierung sowie steigende Anpassungs- und Transformationskosten die Bereitschaft zu gemeinsamen klimapolitischen Anstrengungen sukzessive schwächen. In der Folge droht zweitens eine stärkere Fragmentierung der internationalen Klimapolitik. Drittens könnte dies zu einer überdurchschnittlichen Belastung der weniger handlungsfähigen oder -willigen Mitglieder der Staatengemeinschaft führen. Damit würden sich die globalen Ungleichheiten weiter verstärken.
Fragmentierung als Chance?Die diskutierte Fragmentierung wurde gleichzeitig auch als mögliche Dezentralisierung und Regionalisierung interpretiert, die Chancen für eine auf lokaler und regionaler Ebene konzipierte und damit womöglich anschlussfähigere Klimapolitik bietet. Diese könnte die Inklusion zusätzlicher Akteure ermöglichen und dadurch die Legitimität und Akzeptanz politischer Maßnahmen erhöhen. Allerdings betonten die Teilnehmenden auch die Notwendigkeit eines universellen Rahmenwerks. Die UN wären dafür weiterhin der geeignete Ort. Betont wurde etwa die Rolle der UN-Generalversammlung als multilaterale Plattform, auf der plurilaterale Koalitionen und Initiativen zusammenkommen könnten, um mit allen Staatenvertretungen über Fortschritte wie auch Hindernisse zu diskutieren.
Die Übung macht deutlich, dass Foresight weniger der Vorhersage als vielmehr der Orientierung dient. Anhand der Klimapolitik zeigt sie das Potential partizipativ strukturierter Auseinandersetzungen mit der Zukunft auf. Diese können das Spektrum der in Betracht gezogenen denkbaren Entwicklungen erweitern, die kritische Auseinandersetzung mit ihnen fördern und so nicht zuletzt eine Grundlage für plausible und robuste Politikempfehlungen bieten. In einer zunehmend komplexen internationalen Ordnung kann Foresight dazu beitragen, nachvollziehbare Handlungsempfehlungen für die Klimapolitik zu entwickeln.