À l'heure où les réseaux sociaux façonnent de plus en plus l'opinion publique, les autorités burkinabè entendent renforcer le dialogue avec les acteurs du numérique afin de promouvoir une parole citoyenne responsable. C'est dans cette dynamique que s'est tenue, ce mardi 10 mars 2026 à Ouagadougou, une rencontre d'échanges entre blogueurs, activistes, influenceurs et « wayiyans » autour du thème : « Responsabilité sociale des acteurs du numérique pour une communication citoyenne au Burkina Faso ». La rencontre était placée sous la présidence du président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo. Elle s'est déroulée en présence du ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, et du commandant de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), commissaire principal de police Bantida Samire Yoni.
Les échanges avec les différentes parties prenantes s'inscrivent dans une série de concertations engagées par les autorités avec les différents acteurs du paysage médiatique et numérique afin de promouvoir un usage responsable des plateformes digitales. En ouvrant la rencontre, le président du Conseil supérieur de la communication a d'abord salué la présence et l'engagement des participants, tout en rappelant que cette initiative fait suite aux échanges tenus le 25 février dernier avec les patrons de presse et les directeurs de la communication des ministères et institutions.
« Après les discussions fructueuses menées avec les responsables des médias et les directeurs de la communication, nous avons jugé utile de poursuivre la dynamique avec d'autres acteurs, tout aussi importants, évoluant dans le secteur de la communication numérique », a expliqué Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo.
Des participants à la rencontre d'échanges entre blogueurs, activistes, influenceurs et « wayiyans »Selon lui, blogueurs, activistes et influenceurs constituent aujourd'hui un maillon essentiel de la circulation de l'information au Burkina Faso. Grâce à leur audience souvent massive sur les réseaux sociaux, ces nouveaux acteurs disposent d'un pouvoir d'influence considérable sur l'opinion publique.
« Le paysage médiatique burkinabè a connu une mutation profonde avec l'émergence d'un nouveau type d'acteurs : influenceurs, web-activistes, blogueurs et leaders d'opinion digitaux », a-t-il souligné, notant que leur capacité de mobilisation et leur proximité avec les populations en font désormais des relais d'opinion déterminants pour la stabilité sociale et le soutien aux institutions.
Les défis de la désinformation et des discours de haine
Si l'essor du numérique offre de nouvelles opportunités d'expression citoyenne, il comporte également des risques majeurs. La diffusion rapide d'informations non vérifiées, la propagation de fausses nouvelles ou encore les discours de haine constituent aujourd'hui des préoccupations croissantes pour les autorités.
Le président du CSC, Louis Modeste Ouédraogo, a ainsi alerté sur « les risques majeurs de désinformation, de fake news, de discours de haine, d'intolérance religieuse et de stigmatisation » qui peuvent découler d'un usage non maîtrisé des plateformes numériquesPour les organisateurs, ces dérives sont souvent liées à une méconnaissance des textes qui encadrent la communication au public. D'où la volonté conjointe du CSC et du ministère en charge de la Communication de sensibiliser et d'accompagner les acteurs du web afin de promouvoir un espace numérique apaisé et constructif.
Vers la sanction
Devant les blogueurs, activistes, influenceurs et « wayiyans », le ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a insisté sur la place désormais incontournable des créateurs de contenus dans l'écosystème de l'information au Burkina Faso. Après les rencontres tenues avec les journalistes et les communicants institutionnels, il a estimé nécessaire d'associer également ces acteurs du numérique à la réflexion sur la qualité de l'information. « Vous êtes en droit d'avoir la bonne information, vous êtes en droit de partager la bonne information et vous êtes en devoir, en tant que citoyens, de combattre la désinformation », a-t-il déclaré.
Le ministre a également rappelé que lors de son adresse à la Nation du 31 décembre 2025, le président du Faso, Ibrahim Traoré, avait rendu hommage aux créateurs de contenus pour leur contribution à la circulation de l'information et à l'animation du débat public. Saluant à son tour « le travail formidable » accompli par ces acteurs, il les a toutefois invités à faire preuve d'esprit critique et à reconnaître leurs insuffisances afin de renforcer l'efficacité de leur engagement.
Dans le même esprit, le ministre a mis en garde contre les dérives qui fragilisent l'espace numérique, notamment la prolifération de fausses pages et les commentaires malveillants susceptibles d'engager la responsabilité des administrateurs de comptes. Il a indiqué que, dans le cadre de la collaboration avec le Conseil supérieur de la communication et la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité, des conseils pratiques seraient partagés afin d'aider les acteurs du web à mieux sécuriser leurs plateformes et à signaler les contenus illicites.
Tout en prévenant que l'application des textes en vigueur pourrait entraîner des interpellations et des sanctions en cas de manquements, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a privilégié une approche fondée sur la coopération.
Pour le ministre de la Communication, Gilbert Ouédraogo, l'enjeu dépasse la simple régulation, il s'agit de gagner « la guerre de l'information et de la communication », en mobilisant patriotisme, vigilance et sens des responsabilitésLe ministre a enfin assuré les participants de la disponibilité de son département à poursuivre le dialogue, convaincu que ces acteurs du numérique sont désormais des partenaires essentiels pour accompagner le pays sur la voie du progrès.
Promouvoir une communication citoyenne et patriotique
Placée sous le thème de la responsabilité sociale des acteurs du numérique, la rencontre a visé plusieurs objectifs, comme rappeler le cadre juridique régissant la communication au Burkina Faso. Mais aussi sensibiliser sur les dangers de la désinformation, instaurer un canal de dialogue direct avec les autorités, et recueillir les préoccupations des créateurs de contenus non professionnels.
Deux communications ont ainsi nourri les échanges. La première, présentée par le Conseil supérieur de la communication, a porté sur les cas de dérapages constatés sur les réseaux sociaux. La seconde, assurée par la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité, a abordé les comportements illicites les plus répandus dans le cyberespace et les mécanismes de répression prévus par la loi.
« Nous saluons cette initiative et invitons tous ceux qui veulent soutenir les actions de l'État à se former pour ne pas véhiculer des messages qui sont de nature à nuire », Ousmane Bamogo, président de l'association des influenceurs digitaux du BurkinaPour Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, il ne s'agit nullement de restreindre la liberté d'expression, mais plutôt d'en garantir la qualité et la responsabilité. « Nous devons collectivement réfléchir, non pas pour restreindre la parole, mais pour en garantir la qualité et l'expression dans la légalité et le respect de la dignité humaine », a-t-il insisté.
Un appel à la responsabilité dans un contexte national sensible
Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et sociaux, les autorités appellent les acteurs du numérique à mesurer l'impact de leurs publications. « Chaque mot qui sort de notre bouche, chaque phrase que nous écrivons, chaque image que nous publions doit exhorter, encourager et édifier, et non diviser ou installer la psychose et le découragement », a rappelé le président du CSC.
« Nous allons davantage travailler à ne pas publier ni diffuser des informations tendant à mettre à mal la cohésion sociale et à fragiliser la paix au sein de nos communautés », Gaston Djiguemdé, artiste musicienIl a également souligné que les contenus publiés sur les réseaux sociaux peuvent contribuer à consolider la résilience nationale et soutenir les efforts de développement du pays. « Chaque mot ou chaque image que nous choisissons avec soin, avec rigueur et responsabilité est aussi un geste en faveur de la paix, un acte de construction nationale », a-t-il affirmé.
Dans cette optique, le Conseil supérieur de la communication a développé plusieurs initiatives d'éducation aux médias et à l'information. Parmi elles figure notamment un guide intitulé « Les dix conseils pour un usage responsable des réseaux sociaux », largement diffusé à travers des conférences publiques dans différentes régions du pays.
Cependant, malgré les progrès observés, l'institution note un certain relâchement dans les comportements de certains usagers du numérique, d'où la nécessité de poursuivre les actions de sensibilisation. Le président du CSC a exhorté les participants à s'approprier les recommandations issues de la rencontre afin de contribuer activement à la construction d'un espace numérique responsable et patriotique.
« Nous devons faire preuve d'une plus grande responsabilité sociale et d'un engagement citoyen qui contribuera à promouvoir un espace civique numérique au service de la paix », a-t-il déclaré. Avant de conclure par un appel à accompagner la vision des plus hautes autorités du pays, notamment celle du président du Faso, Ibrahim Traoré, pour un Burkina Faso fondé sur la résilience, la souveraineté nationale et la cohésion sociale.
Hamed Nanéma
Lefaso.net
Suspendues depuis le 16 février 2026, les activités de la Société de transport Aorèma et Frères (STAF) ont officiellement repris ce mardi 10 mars 2026. Après plus de trois semaines d'arrêt, les gares de la compagnie à Ouagadougou retrouvent progressivement leur animation habituelle. Sur place, travailleurs, commerçants et conducteurs de taxi expriment leur soulagement après une période difficile.
Aux premières heures de la matinée de ce mardi 10 mars, l'atmosphère est bien différente de celle qui régnait ces dernières semaines dans les gares de la compagnie STAF à Ouagadougou. Devant les guichets, des voyageurs attendent leur tour pour acheter un ticket ou envoyer un colis. Des agents orientent les passagers pendant que, dans la cour, certains autocars se préparent déjà à prendre la route.
Après plusieurs jours de silence et d'inactivité, la gare retrouve progressivement son rythme habituel. Une reprise rendue possible par la levée de la suspension des activités de la compagnie annoncée par le ministère de l'Administration territoriale et de la mobilité.
Pour rappel, le gouvernement avait décidé, par arrêté signé le 12 février 2026, de suspendre temporairement les activités de transport routier de la Société de transport Aorèma et frères à compter du 16 février 2026. La mesure faisait suite à des « manquements répétés aux prescriptions du code de la route, notamment en matière de limitation de vitesse et de respect des normes de sécurité », selon le gouvernement.
Des voyageurs attendent leur tour de passage au guichetDurant cette période, la société était tenue de soumettre l'ensemble de son parc automobile à une inspection technique approfondie et de produire un plan de mise en conformité. Selon le communiqué du ministère levant la suspension, 219 autocars ont été soumis au contrôle du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA), dont 208 ont été déclarés conformes.
C'est à la suite de ces diligences que les autorités ont décidé de lever la suspension à compter de ce mardi 10 mars 2026.
Une reprise très tôt dans la matinée
Dans les gares visitées, les activités ont repris dès 5h du matin. Les premiers départs ont été enregistrés très tôt dans la matinée.
Agent de la gare, Amado Ouédraogo explique que tout a été préparé pour assurer une reprise effective. « La fermeture des gares STAF nous incombait à tous. Mais comme c'était pour un but bien précis, on ne peut que remercier Dieu et espérer que tout aille bien. Nous avons tout mis en place pour assurer le confort, le respect et la sécurité des voyageurs. Ce temps de fermeture nous a tous pénalisés, surtout ceux qui comptent sur les activités de la gare pour vivre au quotidien. Tout était déjà opérationnel depuis 5h du matin pour les voyages comme pour les envois de courrier », confie-t-il.
« Nous avons tout mis en place pour assurer le confort et la sécurité des voyageurs », Amado Ouédraogo, agent de la gareAutour des gares, les conducteurs de taxis ressentent déjà les effets positifs de la réouverture. Pour eux, la fermeture de la compagnie avait considérablement réduit leur clientèle. Pour Amidou Tiendrebéogo, conducteur de taxi, la réouverture de la gare représente un véritable soulagement. « Pour dire vrai, nous sommes très heureux de la réouverture de la gare. Sa fermeture avait engendré beaucoup de problèmes pour nous car c'est ici que la plupart de nos clients sortaient. Nous saluons cette décision des autorités parce qu'elle nous soulage beaucoup, nous et nos familles », explique-t-il.
Amidou Tiendrebéogo, conducteur de taxi se dit être soulagé par la réouverture de la gareSon collègue Ali Nikiema, partage également le même sentiment. « Nous n'avons pas assez de mots pour exprimer notre joie. Nous remercions le gouvernement ainsi que les responsables de la gare STAF qui ont tout mis en œuvre pour permettre la réouverture. Nous leur demandons surtout de continuer à suivre les recommandations du gouvernement concernant les limitations de vitesse et le respect des passagers », affirme-t-il.
Ali Nikiema, taximan, appelle au respect des limitations de vitesse afin d'éviter de nouvelles sanctions dans le secteur du transport routierLes commerçants reprennent espoir
Au-delà des transporteurs, la fermeture de la gare avait également affecté les petits commerçants installés aux abords des lieux. Beaucoup d'entre eux vivent essentiellement de l'affluence des voyageurs. Vendeur de lunettes, Mohamed Keïta raconte les difficultés rencontrées pendant cette période. « Avec la fermeture de la gare, nos affaires ne marchaient plus. Pendant les premiers jours, on venait quand même en espérant avoir de la clientèle, mais les gens venaient seulement récupérer leurs derniers colis. Nous sommes très heureux de la réouverture et nous prions pour que les choses se passent bien, parce que la fermeture nous a vraiment tous pénalisés », dit-il.
Pour Moussa Konvolbo, vendeur de prêt-à-porter installé dans la zone depuis plusieurs années, la présence progressive des voyageurs redonne déjà espoir.
Moussa Konvolbo, vendeur de prêt-à-porter, se réjouit du retour progressif des voyageurs« La fermeture de la gare a rendu les choses très difficiles pour nous. Au début, on venait mais il n'y avait presque aucun client. La réouverture est donc une source de joie pour tous ceux qui travaillent ici. Rien qu'en voyant le monde présent aujourd'hui, nous sommes confiants que nous allons recommencer à avoir ce que nous avions l'habitude de gagner », explique-t-il.
Si la réouverture est saluée par les différents acteurs rencontrés, beaucoup espèrent que les mesures prises permettront d'améliorer durablement la sécurité dans le secteur du transport routier.
Dans son communiqué, le ministère de l'Administration territoriale et de la mobilité a d'ailleurs rappelé que tout manquement aux règles en vigueur expose les transporteurs à des sanctions prévues par la réglementation.
En attendant, dans les gares STAF de Ouagadougou, la reprise des activités redonne vie à un espace qui fait vivre quotidiennement des centaines de travailleurs et de petits commerçants.
Anita Mireille Zongo
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Le nom pourrait prêter à confusion car sur les réseaux sociaux, une autre Djamila Diallo s'est déjà fait connaître comme créatrice de contenu et influenceuse. Même si elles partagent la nationalité et la présence numérique comme points communs, leurs trajectoires restent bien différentes. La Djamila Diallo dont il est ici question est surtout une entrepreneure qui s'appuie sur les possibilités offertes par le digital pour sortir la tête de l'eau. Derrière les photos, les vidéos et les publications “parfaites” qui rythment son quotidien numérique, se cache une stratégie patiente et une vision travaillée. Son parcours bien que précoce illustre comment les “likes” et les abonnements peuvent devenir un véritable capital relationnel et économique.
« C'est à l'université pendant mes études de droit que j'ai commencé à faire la vente en ligne des vêtements que je prenais avec une dame. Quand les gens commandaient je partais récupérer pour remettre aux clients. Après je me suis lancé dans le maquillage parce la dame avec laquelle je collaborais m'a encouragé. Elle trouvait que je me maquillais bien donc je me suis formée et maquillait mes clientes que je connaissais déjà. Donc je maquillais je coiffais et je continuais à vendre les habits en ligne », relate la jeune influenceuse.
Peu à peu, ses activités se multiplient avec le maquillage, la coiffure et la vente de vêtements qui se développent en parallèle. Et c'est en 2020, qu'elle devient véritablement active sur ces plateformes.
À cette période, ses publications sont encore spontanées car elle y partage des images de ses réalisations, filme certaines séances de maquillage et documente son quotidien professionnel. L'objectif initial était de montrer ce qu'elle fait afin d'attirer de nouvelles clientes. Très vite, Djamila Diallo comprend un aspect essentiel du fonctionnement des réseaux sociaux : le public s'intéresse autant au processus qu'au résultat. Montrer le travail en off, expliquer les étapes ou partager des moments authentiques crée une proximité avec les abonnés. Cette proximité devient progressivement l'un des piliers de sa présence digitale.
Pour Djamila Diallo tous les détails comptent : les tenues, le maquillage, les photos. Il ne faut rien prendre à la légèreConstruire une identité et une communauté
Au fil du temps, Djamila Diallo affine sa manière d'utiliser les réseaux sociaux. Elle comprend qu'au-delà de la simple promotion, il est nécessaire de construire une véritable identité numérique qui fait rêver. Sa notoriété selon elle, ne repose pas sur un phénomène viral ou un “buzz”. Elle s'est construite à travers son travail, les retours positifs de ses clientes et sa présence régulière dans différents événements. « Aujourd'hui je peux me définir comme un entrepreneur qui a sa vision propre à elle. J'impacte comme je peux les jeunes même si je sais que tout le monde ne peut pas t'aimer sauf si tu es faux. Moi j'identifie mes pages comme étant professionnelles mais aussi avec pour but de motiver les personnes à croire en elle, pour dire que tu peux venir d'une famille modeste et te construire. »
Pour Djamila, l'image publique doit avant tout refléter la réalité du parcours. Dans cet univers numérique souvent dominé par l'apparence, elle privilégie le fait de montrer toujours son travail, ses réalisations mais aussi sa participation à de grands évènements. « Ce sont les témoignages de clientes et les collaborations professionnelles qui ont progressivement construit ma crédibilité en ligne », ajoute-t-elle.
« Les messages et les publications se travaillent en groupe. J'ai un manager mais souvent aussi j'interviens personnellement quand je veux faire une publication de motivation et d'impact. »Aujourd'hui, la jeune entrepreneure dispose d'une communauté de plus de 110 000 abonnés sur Facebook, 381 000 sur TikTok et près de 4 600 sur Instagram. Cette audience constitue un véritable levier économique. Ses publications permettent de présenter ses produits, d'interagir avec les clientes et de susciter l'intérêt autour de nouvelles offres. Les réseaux facilitent également le « bouche-à-oreille numérique », un facteur essentiel dans le développement d'une activité commerciale, pense-t-elle. « De la vente en ligne j'ai ouvert une boutique à Bobo Dioulasso puis à Ouagadougou et à Abidjan. Et je suis en train de me lancer sur l'import export en Chine donc je remercie Dieu qui a permis d'acheminer les choses », se réjouit-elle. Les réseaux sociaux jouent également un rôle dans l'expansion internationale de son activité. C'est notamment grâce à ses plateformes numériques qu'elle a pu établir une première collaboration en Côte d'Ivoire. Une représentante y a commercialisé ses produits pendant plusieurs années, lui permettant de construire une clientèle locale avant de s'installer.
« Si tu n'es pas forte mentalement, les propos négatifs peuvent t'emmener à abandonner les réseaux sociaux »
Cependant, la visibilité numérique s'accompagne également de nombreuses contraintes. Être suivie par de nombreuses personnes implique une exposition permanente, parfois difficile à gérer. « Au départ les réseaux sociaux auraient pu diminuer ma confiance en moi car si tu n'es pas forte mentalement, les propos négatifs peuvent t'emmener à abandonner les réseaux sociaux. J'entend tout et ce n'est pas toujours facile pour une jeune fille. Mais aujourd'hui honnêtement ça ne me dit plus rien. Cette exposition sur les réseaux sociaux n'a pas changé ma manière de voir les choses parce que je savais pourquoi je suis venue là-bas », détaille Djamila Diallo. Elle évoque surtout la pression psychologique que peut générer cette exposition. Les informations négatives circulent souvent rapidement, et certaines personnes peuvent porter des jugements sans vérifier les faits. Pourtant, les critiques, explique-t-elle, peuvent devenir une source de motivation et de renforcement personnel.
Djamila Diallo est une grande supportrice des ÉtalonsAujourd'hui, son regard se tourne vers la Chine où elle entend tenter l'aventure de l'import-export. Elle souhaite également participer à des conférences et des panels aux côtés d'entrepreneurs et de décideurs économiques pour partager ses connaissances et son expérience. Au-delà de sa volonté de réussir, elle souhaite contribuer au développement économique du Burkina Faso. Pour elle, chaque jeune peut jouer un rôle dans cette dynamique peu importe sa classe sociale. Son conseil aux jeunes filles qui souhaitent entreprendre est de croire en elles, persévérer et accepter les difficultés du début. Elle affirme que dans l'univers digital comme dans la vie réelle, la constance reste la clé.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Alors que les fidèles musulmans sont entrés dans les dix dernières nuits du mois de Ramadan, période particulièrement spirituelle, les imams et guides religieux invitent les croyants à intensifier les actes d'adoration, notamment les invocations et la prière nocturne. Dans son prêche de l'émission « Le guide du jeûneur », l'Imam Nouhoun Bakayoko, imam du CERFI et de l'AEEMB, a rappelé toute l'importance de cette pratique dans la quête de la piété et de la proximité avec Dieu.
Selon l'imam, la prière nocturne constitue un moyen privilégié pour renforcer sa foi et approfondir sa relation avec Allah durant ce mois béni. « La prière nocturne est un moyen pour nous de conquérir davantage la piété recherchée dans le mois de Ramadan et d'être plus proche du Seigneur des cieux et de la terre », a-t-il expliqué.
Il a souligné que cette prière, bien qu'elle ne soit pas une obligation religieuse, demeure la meilleure des prières surérogatoires (nawafils). Elle permet au croyant d'établir une connexion intime avec son Créateur et de vivre un moment spirituel intense. L'imam rappelle également un enseignement rapporté dans la tradition islamique selon lequel, au dernier tiers de la nuit, Allah s'adresse à l'humanité en demandant : qui sollicite Son pardon, Sa miséricorde ou Sa satisfaction afin qu'Il le lui accorde ? Pour l'imam Nouhoun Bakayoko, ceux qui se réveillent à ce moment pour prier et implorer Allah bénéficient d'un moment privilégié de dialogue avec leur Seigneur.
Dans son explication, il insiste sur la dimension spirituelle profonde de la prière. « La prière, dans son sens spirituel, est un dialogue avec Allah. Lorsque nous récitons la Fatiha, nous sommes déjà dans un échange avec Lui », a-t-il indiqué. La nuit offre par ailleurs un cadre propice à ce dialogue spirituel. Le calme qui caractérise ces heures favorise la concentration et la méditation. Pour l'imam, se réveiller pour prier permet de puiser une énergie spirituelle qui aide le croyant à mieux affronter la journée.
Contrairement à certaines idées reçues, consacrer un moment de la nuit à la prière n'affaiblit pas le fidèle dans ses activités quotidiennes. « Au contraire, cela lui donne plus d'énergie pour mieux fonctionner durant la journée », a-t-il assuré. L'imam Nouhoun Bakayoko insiste cependant sur un aspect essentiel : la régularité. Il ne s'agit pas nécessairement de passer toute la nuit en prière. « Deux rakats accomplis régulièrement avec un cœur sincère et accompagné d'invocations valent mieux que de prier toute une nuit puis abandonner par la suite », a-t-il conseillé.
Pour lui, le mois de Ramadan constitue justement une occasion d'apprentissage spirituel. Il invite les fidèles à profiter de cette période pour s'habituer à la prière nocturne afin qu'elle devienne une pratique régulière même après le Ramadan. Ainsi, ces dix dernières nuits apparaissent comme une opportunité pour les musulmans de se rapprocher davantage d'Allah, de rechercher son pardon et sa miséricorde, tout en renforçant leur discipline spirituelle.
Rama Diallo
Lefaso.net
Dans ce numéro de Entreprendre au Faso, nous recevons Carine Aïcha Sawadogo, promotrice de Wassoma Agri Farm, une entreprise spécialisée dans la transformation de produits agricoles en purées et assaisonnements naturels.
Elle revient sur son parcours entrepreneurial, les défis de la transformation agroalimentaire au Burkina Faso et les ambitions qu'elle nourrit pour sa marque.
Au Burkina Faso, les services chargés de la protection de l'environnement ont mené une opération de contrôle qui a conduit à la saisie de plus de 7,7 tonnes de sachets plastiques. Au total, 2 593 000 unités ont été retirées des circuits de distribution. La valeur estimée de cette marchandise dépasse 22 millions de francs CFA. Cette intervention s'inscrit dans les actions engagées par les autorités pour faire respecter la réglementation relative aux emballages plastiques.
L'opération a été conduite par la direction générale de l'environnement et du cadre de vie, une structure relevant du ministère de l'qgriculture, de l'eau, des ressources animales et halieutiques. Les équipes de la police environnementale ont mené plusieurs contrôles dans différents points de la capitale. L'objectif était d'identifier les lieux où ces sachets continuent d'être produits, stockés ou mis en vente, ce, malgré la réglementation en vigueur.
Les contrôles se sont déroulés en deux phases. La première a eu lieu du 18 au 20 février 2026, tandis que la seconde s'est tenue du 24 au 25 février. Les équipes ont concentré leurs interventions dans la zone industrielle de Kossodo, mais aussi dans certains espaces commerciaux très fréquentés de Ouagadougou, notamment les marchés de Teocin Yaar et Katr Yaar, où la présence de sachets plastiques interdits a été constatée.
Ces opérations entrent dans le cadre de l'application de la loi n°045-2024/ALT du 30 décembre 2024. Ce texte encadre la production, l'importation et la commercialisation des emballages et sachets plastiques au Burkina Faso. Il prévoit notamment l'interdiction de certaines catégories de sachets plastiques afin de limiter leur utilisation et de réduire leurs effets sur l'environnement et le cadre de vie.
Selon les autorités en charge de l'environnement, malgré l'entrée en vigueur de cette loi, certains acteurs poursuivent leurs activités dans ce domaine. Des unités de production et des commerçants continuent en effet de fabriquer ou de distribuer ces sachets, en dehors du cadre fixé par la réglementation. Les opérations de contrôle visent ainsi à mettre fin à ces pratiques et à rappeler l'obligation de se conformer aux dispositions prévues.
Le directeur général de l'dnvironnement et du cadre de vie, Abdoulaye Bazié, a indiqué que les actions engagées répondent aux orientations données par le ministre d'État en charge du département, le Commandant Ismaël Sombié. Il a par ailleurs insisté sur la volonté du gouvernement d'appliquer la loi sur l'ensemble du territoire et de poursuivre les contrôles pour décourager toute activité contraire à la réglementation.
"Nous ne pouvons plus tolérer que quelques entreprises compromettent les efforts de développement du Burkina Faso, pour des intérêts financiers égoïstes. La loi est claire et s'appliquera dans toute sa rigueur et sans exception pour la préservation de notre environnement", a-t-il laissé entendre. "Toute entreprise ou tout commerçant pris en flagrant délit s'exposera aux sanctions prévues par la loi. Il n'y aura ni complaisance, ni tolérance, a ajouté le chef de service de la coordination de la police environnementale, Hamadou Ouédraogo.
Selon ce dernier, les opérations de contrôle se poursuivront et s'étendront à d'autres localités. Les équipes s'intéresseront aux unités de production, aux marchés, aux boutiques, aux dépôts ainsi qu'aux circuits de distribution informels. À travers ces actions, les autorités souhaitent favoriser l'utilisation d'alternatives et contribuer à la préservation durable de l'environnement.
Rappelons que c'est réunis en séance plénière du lundi 30 décembre 2024, que les députés de l'Assemblée législative de transition (ALT) ont voté en faveur du projet de loi portant interdiction des emballages et sachets en plastique. A cette date, le ministre en charge de l'environnement d'alors, Roger Barro, déclarait que tous les acteurs disposaient d'un délai de six mois pour se conformer à la nouvelle loi.
Cette mesure, en plus de protéger l'environnement et de préserver la santé des populations, s'inscrivait, selon l'expression du ministre, dans la vision même d'un burkinabè nouveau. "Il faut qu'on soit plus stylés. Il faut qu'on soit branchés. Élevons la gamme du Burkinabè. Souvent même dans les mariages, on voit certains mettre les cadeaux dans des sachets. Quand on dit aux gens qui ont les cadeaux d'avancer, ils retirent le cadeau du sachet alors qu'il est déjà emballé, et ils le jettent avant de remettre le cadeau. Je crois qu'on peut faire mieux que ça. Changeons. Ce n'est pas bon" lançait-il à l'hémicycle .
"Une fois arrivé à l'aéroport, il y a certains dont le premier réflexe, c'est d'ensacher leurs valises.. Ils arrivent ailleurs, dans un autre pays, et en enlevant le sachet, ils se rendent compte qu'il est plus gros que la poubelle. C'est comme s'ils y étaient arrivés pour perturber le système de gestion des déchets. Finalement, on vous regarde et on se demande de quel pays il vient. Nous, on ne veut pas qu'on voit un Burkinabè de cette manière-là", ajoutait-il.
Rappelons en outre que dans un communiqué rendu public le 20 février 2026, le ministre d'État, ministre en charge de l'environnement, le Commandant Ismaël Sombié, indiquait avoir constaté que certaines entreprises continuent de produire et de distribuer des emballages et sachets en plastique, en violation de la réglementation en vigueur. Il informait déjà à cette date, que des contrôles seront faits dans les jours à venir.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Source : Ministère de l'agriculture, de l'eau, des ressources animales et halieutiques
Dasmané Niangané a soutenu publiquement sa thèse unique de doctorat en sciences de l'information et de la communication option communication pour le développement ce mardi 10 mars 2026 à l'université Joseph Ki-Zerbo. Son travail, mené sous la direction du Dr Evariste Dakouré, a porté sur le thème « Mutations et enjeux des radios communautaires au Burkina Faso à l'ère des projets de développement médias portés par des acteurs de la coopération internationale ». Le jury présidé par Pr Ludovic Kibora a apprécié la pertinence du thème jugé d'actualité ainsi que la qualité du travail de recherche. L'impétrant a donc été jugé digne du grade de docteur avec la mention très honorable.
Le travail de recherche mené par Dasmané Niangané avait pour objectif d'analyser l'incidence de la mise en œuvre des projets de développement médias des agences et ONG internationales au profit des radios locales burkinabè sur leur vocation communautaire. La radio communautaire, par sa vocation participative, se veut un outil de développement entre les mains des communautés locales. Ce sont les communautés qui portent ces radios et qui normalement devraient être impliquées dans leur fonctionnement. Le constat fait par l'impétrant est que, de plus en plus, il y a un déficit de participation des communautés à la vie des radios communautaires.
Dasmané Niangané a analysé les mutations et enjeux des radios communautaires au Burkina Faso à l'ère des projets de développement médias portés par des acteurs de la coopération internationaleAussi, il dit avoir constaté que les radios communautaires bénéficient d'appuis venant d'ONG hors du pays, surtout des ONG venant des pays du Nord. Estimant qu'il y a un paradoxe, Dasmané Niangané a donc voulu savoir si les appuis apportés par ces ONG-là sont conformes aux enjeux locaux. Il est ainsi parti de l'hypothèse selon laquelle les projets de développement médias portés par le monde de la coopération contribuent à dévier les radios locales burkinabè de leur vocation de médias communautaires.
Afin de mieux comprendre le processus de mise en œuvre des projets de développement médias et les logiques participatives à la vie des radios communautaires, Dasmané Niangané a axé sa recherche sur cinq radios communautaires. Il a également réalisé des entretiens avec des responsables d'ONG.
L'impétrant, a l'issue de son travail de recherche, a pu noter que la finalité des appuis extérieurs aux médias communautaires n'est pas toujours le renforcement des capacités de ces radios tel que mis en avant. Les ONG qui les appuient attendent que ces médias épousent leur vision, qu'ils continuent de produire sur les mêmes thématiques qu'elles développent.
Le directeur de thèse, Dr Evariste Dakouré a salué la résilience et l'abnégation de l'impétrant durant son parcours doctoralLes projets de développement médias sont aussi un moyen de faire la communication au profit des partenaires financiers. Aussi, Dasmané Niangané relève que l'implication des radios communautaires dans la conception des projets est quasi inexistante. Elles n'interviennent que partiellement dans la mise en œuvre et la collecte des données en cas d'évaluation finale. Il ajoute que les communautés non plus ne sont pas informées de manière formelle dans la mise en œuvre des projets. Toutes ces conclusions permettent au candidat de confirmer l'hypothèse de départ. Il recommande donc de repenser les radios communautaires et associatives ainsi que l'appui à leur endroit.
Le jury présidé par Pr Ludovic Kibora a apprécié le travail présenté. Le sujet quant à lui a été jugé pertinent, original et à forte valeur scientifique. Le directeur de thèse, Dr Evariste Dakouré, maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'université Aube nouvelle, a félicité l'impétrant pour son abnégation, sa résilience et son courage durant son parcours doctoral. Il a indiqué que le sujet qui a fait l'objet de recherches par Dasmané Niangané est très pertinent et d'actualité, au regard des enjeux actuels en termes de géopolitique sous-régionale et de priorités du Burkina Faso. « Il est vrai que la thématique porte particulièrement sur les appuis de la coopération en lien avec les radios communautaires, mais cela est transposable à d'autres domaines de développement comme la santé, l'éducation, et même hors du Burkina », a-t-il souligné.
Le jury a salué la qualité du travail scientifique présentéAu regard de la valeur ajoutée que présente son travail, Dasmané Niangané a été jugé digne du grade de docteur avec la mention très honorable. Après cette prouesse, Dasmané Niangané entend poursuivre dans le domaine de la recherche à travers la production d'articles scientifiques, la participation à des séminaires, colloques scientifiques et communications.
Armelle Ouédraogo
Lefaso.net
Au Burkina Faso, pendant le Ramadan, les températures peuvent dépasser les 35°C dans certaines régions. Durant cette période, le corps reste de longues heures sans boire ni manger, ce qui augmente le risque de déshydratation. Les conséquences peuvent être graves : fatigue intense, vertiges, maux de tête, constipation, baisse de concentration et parfois malaise. Pour éviter ces complications, il est fondamental d'adopter de bonnes habitudes alimentaires et de bien s'hydrater entre la rupture du jeûne et le repas de l'aube.
L'hydratation est la clé pour supporter les longues heures sans boire. Entre la rupture du jeûne et le repas de l'aube, il est recommandé de boire 1,5 à 2 litres d'eau, mais progressivement, pour permettre au corps d'absorber correctement les liquides.
Répartition suggérée :
1 à 2 verres d'eau dès la rupture du jeûne
2 à 3 verres après le repas principal du soir
1 à 2 verres dans la soirée
1 à 2 verres au suhoor, avant ou après le repas
Pourquoi ne pas boire toute l'eau d'un coup ?
Boire une grande quantité d'eau en une seule fois peut provoquer des ballonnements et une sensation de lourdeur, et n'hydrate pas correctement le corps. L'absorption progressive permet de maintenir l'eau dans l'organisme et d'éviter la fatigue et les vertiges.
Les erreurs à éviter à la rupture du jeûne
Après une longue journée de jeûne, l'estomac est au repos et le système digestif est sensible. Il est donc important de rompre le jeûne doucement pour éviter les troubles digestifs.
Erreurs fréquentes :
Consommer trop de sodas ou boissons très sucrées, qui provoquent un pic de glycémie suivi d'une baisse rapide d'énergie.
Manger des aliments frits ou très gras, difficiles à digérer et pouvant causer des ballonnements.
Manger trop vite et en grande quantité, ce qui surcharge l'estomac.
Bonnes pratiques :
Commencer par de l'eau et quelques dattes pour réhydrater et fournir un apport énergétique rapide.
Attendre quelques minutes avant de prendre le repas principal.
Choisir un repas léger et équilibré : soupe aux légumes, salade de fruit ou de légumes, poisson ou poulet, avec des féculents ou céréales ou tubercules en quantité modérée.
Le suhoor : un repas stratégique pour tenir toute la journée
Le suhoor est le repas de l'aube, indispensable pour fournir au corps énergie et hydratation pour toute la journée. Négliger ce repas peut entraîner fatigue, maux de tête et baisse de concentration.
Un bon suhoor doit être équilibré, nourrissant et hydratant.
Céréales, tubercules et féculents pour une énergie durable.
Ces aliments fournissent des glucides complexes, qui libèrent l'énergie progressivement et permettent de tenir sans fatigue excessive pendant le jeûne.
Exemples adaptés au Burkina Faso :
Céréales : bouillie enrichie à base de mil ou du sorgho, riz brun, tô etc…
Tubercules : pomme de terre, igname, patate douce etc.
Féculents : pain, pâtes alimentaires, couscous, fonio
Ces aliments fournissent une énergie durable et aident à réduire la sensation de faim au cours de la journée.
Protéines pour prolonger la satiété
Les protéines permettent de rester rassasié plus longtemps et d'éviter la faim rapide. Elles sont également essentielles pour maintenir la masse musculaire et la vitalité pendant le jeûne.
Exemples : œufs, poisson, poulet, lait ou yaourt et légumineuses
Fruits et légumes riches en eau
Les fruits et légumes riches en eau contribuent à l'hydratation naturelle du corps et apportent vitamines, minéraux et fibres.
Exemples : pastèque, orange, papaye, légumes locaux etc.
Bonnes graisses en petite quantité
Les graisses de qualité fournissent une énergie durable et aident à l'absorption des vitamines.
Exemples : avocat
Les aliments à limiter au suhoor
Certains aliments favorisent la soif et la déshydratation :
Aliments très salés
Plats très épicés
Boissons très sucrées
Excès de thé ou café
Conseils pratiques
Boire de l'eau avant ou après le repas, plutôt qu'en grande quantité pendant le repas, pour faciliter la digestion.
Manger lentement et en petite quantité.
Prioriser les aliments locaux riches en glucides complexes et en eau.
Notre alimentation peut être notre médicament ou notre poison.
Pendant le Ramadan, bien manger et bien s'hydrater permet de préserver sa santé, maintenir son énergie et mieux supporter la chaleur.
Prenons soin de notre corps et de notre santé pendant ce mois béni.
Yasmine Ouédraogo/Zerbo
Diététicienne