L'artiste béninois OPA a remporté le Prix Découvertes RFI 2026.
Distinction pour l'artiste béninois OPA. Il est sacré lauréat du Prix Découvertes RFI 2026. C'est à l'issue du vote du public et du jury présidé par MC Solaar, OPA. De son vrai nom Tossou Paoli, l'artiste évolue dans un style afrobeat, soul et jazz. Il chante en fon, en français et en anglais. Le jury a salué ses qualités et la présentation de son personnage. Originaire de Bohicon, OPA est inspiré par les artistes Angélique Kidjo, Fela Kuti et le mythique groupe Poly-Rythmo.
Cela représente un aboutissement en ce sens que mon objectif a toujours été d'exporter la musique de mon pays (…). Cela me conforte réellement dans le travail que j'ai abattu durant toutes ces années avec mon équipe. Je remercie vraiment RFI pour cette occasion. Merci, infiniment », a-t-il confié.
OPA a été révélé au public avec son titre « Yelian ». Avec son single, « Che Che Che », il gagne le prix de Révélation de l'année aux Bénin Top 10 Awards 2024. Ce prix récompense son talent et son impact sur la scène musicale béninoise avec son premier EP intitulé « Goslow ». En 2025, il s'impose avec Afrocharm un EP de six titres. Il a été sur la scène du festival We Love Eya à Cotonou et sur l'événement End Of The Year du studio Hennessy à Douala fin 2025.
Cette consécration au Prix Découvertes RFI marque une nouvelle étape dans la carrière de OPA, qui s'impose progressivement comme l'une des voix montantes de la scène musicale béninoise et africaine.
A.A.A
L'auditorium de l'Institut Français du Bénin à Cotonou a accueilli, lundi 16 mars 2026, la projection du film Annatto, une œuvre de la réalisatrice marocaine Fatima Ali Boubakdi. L'événement, organisé par l'Ambassade du Royaume du Maroc au Bénin, dans le cadre de la célébration du mois de la Francophonie, a réuni des ambassadeurs, des représentants d'organisations internationales et des invités venus célébrer la diversité culturelle portée par la Francophonie.
Pendant plus d'une heure trente, ‘'Annatto'' a entrainé le public dans un récit explorant les relations interculturelles, le racisme et la quête d'identité. Sorti en 2022, le film raconte l'histoire d'une femme sénégalaise mariée à un commerçant marocain. À travers ce couple, Annatto explore les réalités complexes des unions entre cultures différentes, les préjugés sociaux et les tensions identitaires qui peuvent émerger dans ces relations.
La projection du film s'inscrit dans la dynamique de promotion du dialogue interculturel et du vivre-ensemble, valeurs chères à la Francophonie. Elle a permis au public de découvrir une production cinématographique marocaine primée.
Dans son intervention, M. Mohammed El Yamani a, au nom de SEM. Rachid Rguibi, Ambassadeur de Sa Majesté le Roi au Bénin, rappelé l'engagement du Royaume en faveur de la promotion des valeurs de dialogue et d'entente entre les peuples. À l'occasion du mois de la Francophonie, poursuit-il, l'Ambassade a décidé de célébrer le cinéma marocain à travers la projection du film Annatto.
Cette œuvre de Fatima Ali Boubakdi s'est illustrée dans plusieurs festivals internationaux. Elle a notamment remporté le Grand Prix Écran d'Or au 25e Festival Écran Noir au Cameroun, le Prix du Président de la République au Sénégal, ainsi que plusieurs distinctions techniques, notamment pour la photographie, les costumes, le son et les décors.
La séance a été marquée par un hommage rendu au défunt Mohammed Ahed Bensouda, réalisateur marocain du film ‘'Les divorcés du Casablanca'', invité de l'édition 2025.
Des spectateurs touchés par un message universel
La Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Bénin, Aminatou Sar, de nationalité sénégalaise, a salué la portée symbolique de cette projection. « Non seulement c'est la célébration du Mois de la Francophonie, mais ça tombe aussi en plein mois de célébration de la Journée internationale des droits des femmes », a-t-elle confié.
Selon elle, l'histoire racontée dans le film fait écho à des réalités familiales et historiques liées à la ville sénégalaise de Saint-Louis, où les échanges culturels avec le Maroc sont anciens. Elle a insisté sur le rôle de la culture et du cinéma comme vecteurs de rapprochement entre les peuples.
« C'est un beau film qui nous rappelle combien de fois nos différences sont plus une richesse qu'une raison de faire la guerre, de se séparer. Je crois fermement à la puissance de la culture, de l'image et du cinéma pour continuer à faire la promotion du vivre ensemble, de la paix, et de la cohésion sociale », a-t-elle souligné.
D'autres spectateurs ont également salué une œuvre à la fois touchante et introspective. Pour eux, Annatto aborde avec sensibilité les questions d'identité, de métissage et de coexistence culturelle entre l'Afrique subsaharienne et le Maroc.
« Ce sont les réalités sociales, les préjugés et les défis auxquels sont confrontés les couples interculturels », a confié Ludovic B, metteur en scène.
« J'ai beaucoup apprécié le jeu des acteurs. Le film invite le spectateur à réfléchir sur la tolérance, l'acceptation de l'autre et la place de l'identité dans les relations humaines », a ajouté Anne Sophie, spectatrice.
À travers cette projection, le cinéma marocain s'est une nouvelle fois affirmé comme un puissant miroir des réalités sociales et un pont entre les cultures, rappelant que la Francophonie est aussi un espace de rencontres, de dialogue et de partage.
Akpédjé Ayosso