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Santé mentale des enfants : « Les études montrent qu'au-delà de quatre heures par jour passées devant les écrans, l'impact est négatif », Dr Bagué

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 02/02/2026 - 23:21

Longtemps minimisée, voire ignorée par certains parents, la santé mentale des enfants est un phénomène qui prend de l'ampleur. Entre anxiété, troubles du comportement, pression scolaire et écrans, les enfants, ainsi que les adolescents, peuvent présenter des troubles mentaux. Dans cet entretien, le Dr Boubacar Bagué, psychiatre et chef de service par intérim du service de psychiatrie du Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo, décrypte les fragilités psychiques et préconise des solutions pour une meilleure prise en charge.

Lefaso.net : Présentez-vous à nos lecteurs.

Boubacar Bagué : Je suis psychiatre, chef de service par intérim du service de psychiatrie du Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo.

Pouvez-vous nous présenter l'unité de pédopsychiatrie que vous dirigez ?

Le service de pédopsychiatrie est une unité rattachée au service de psychiatrie de Yalgado. Son rôle est de prendre en charge les enfants de 0 à 18 ans qui présentent des difficultés sur le plan mental. Il peut s'agir de maladies, de troubles du comportement, de difficultés scolaires, etc., tout ce qui est en lien avec les problèmes de développement. Nous intervenons donc auprès de ces enfants.
Les missions principales consistent en la prise en charge sur le plan mental et développemental, mais également dans l'accompagnement des enfants, y compris ceux qui sont scolarisés.

En termes de chiffres, que peut-on dire de la santé mentale chez les jeunes au Burkina Faso ?

Je ne donnerai pas de chiffre exact, mais le constat est qu'il y a une augmentation de la demande en consultation sur le plan national. Cela est peut-être lié à une meilleure sensibilisation et à une meilleure compréhension de la santé mentale. En effet, auparavant, les gens ne savaient pas qu'il existait des structures modernes prenant en charge ces enfants. Ils avaient soit recours à la médecine traditionnelle, soit à des associations à vocation humanitaire qui se proposaient de s'en occuper.

Aujourd'hui, on constate une augmentation générale de la demande. Il faut aussi mentionner le contexte sécuritaire, qui a dû jouer un rôle. Lorsqu'un pays est confronté à l'insécurité, il est évident que l'on observe une augmentation des troubles psychiatriques et bio-mentaux, aussi bien chez les enfants que chez les adultes.

Quels sont les motifs de consultation les plus fréquents chez les enfants et les adolescents ?

Les motifs les plus fréquents sont surtout ceux qui perturbent l'entourage, comme les troubles de l'agitation. Il y a aussi le retard de développement. Les parents constatent que leur enfant n'est pas comme les autres, qu'il présente un retard. Parfois, c'est également l'école qui oriente les enfants vers nous.
Par exemple, lorsqu'un enfant est inscrit à la maternelle et qu'il n'arrive pas à suivre comme ses camarades, ou qu'il perturbe la classe, l'école demande qu'il consulte un spécialiste, estimant que l'enfant a un problème important.

À cela s'ajoutent les signes liés au spectre autistique. On constate qu'il y a désormais une meilleure connaissance de l'autisme. Dès que l'enfant présente des retards ou des comportements qui inquiètent, les parents se demandent s'il n'est pas autiste. Voilà, de manière générale, les éléments qui orientent les consultations à notre niveau.

Lorsqu'on parle d'agitation, de quoi s'agit-il concrètement ?

L'agitation se manifeste lorsque l'enfant n'arrive pas à rester sur place, ne respecte pas le cadre, bouge constamment, fait des va-et-vient et ne respecte pas les consignes. Certains vont même jusqu'à saccager le matériel.

Observez-vous une augmentation de la demande ces dernières années ? Comment l'expliquez-vous ?

Oui, il y a une augmentation, à tel point que certaines demandes ne peuvent même pas être satisfaites. Cela s'explique par plusieurs facteurs. Le premier, selon moi, est l'information. Avant, les gens ne savaient pas vers où se tourner. Aujourd'hui, ils savent qu'il existe un centre spécialisé, donc ils s'orientent naturellement vers nous.

Ensuite, le contexte sécuritaire a contribué à l'augmentation des troubles. Enfin, il y a un autre phénomène, moins souvent évoqué : le mariage tardif. Le mariage tard est un élément qui occasionne des perturbations au niveau des enfants en augmentant le risque de survenue des tares neurodéveloppementales.

En quoi le mariage tardif peut-il avoir un impact sur la santé mentale des enfants ?

La santé mentale est liée, entre autres, au contexte génétique. Lorsque le mariage est tardif, cela peut influencer les conditions de conception. Des études ont montré que lorsque la mère atteint un certain âge, cela constitue un facteur de risque pour avoir des enfants présentant des difficultés sur le plan neurodéveloppemental. Autour de la quarantaine, ce n'est souvent pas favorable.

Comment, au Burkina Faso, les familles perçoivent-elles les troubles mentaux des enfants ? Le recours aux soins traditionnels est-il fréquent ?

La perception dépend du niveau d'éducation. Mais de manière générale, le premier recours est la médecine traditionnelle, qui est une médecine de proximité. Les familles cherchent à comprendre ce qui ne va pas : s'agit-il d'une transgression, d'un sort, d'une malédiction, d'esprits ou d'une possession ? Ce n'est qu'après ce parcours qu'elles comprennent qu'elles peuvent recourir à la médecine moderne. En revanche, les personnes ayant un meilleur niveau de compréhension se tournent plus rapidement vers la médecine moderne. Par ailleurs, lorsque l'enfant est suivi par des pédiatres, ce sont souvent eux qui l'orientent vers nous, selon la nature du cas.

Quels signes doivent alerter les parents, les enseignants ou les éducateurs ?

Il faut, de manière simple, faire une comparaison. Est-ce que l'enfant suit le même cheminement que les autres en termes d'acquisitions ? Les mères expérimentées savent bien faire cette comparaison. Par exemple, on se souvient que tel enfant parlait à deux ans, alors que celui-ci, à deux ou trois ans, ne parle toujours pas. Il y a là un retard. Si l'enfant n'arrive pas à respecter les codes, c'est-à-dire rester sur place ou obéir, cela doit également alerter. Il existe aussi l'extrême inverse.

L'agitation est problématique, mais un enfant trop passif, qui manque de dynamisme par rapport à ce qui est attendu à son âge, est également un signe d'alerte.
L'école joue un rôle important dans cette observation. On sait, par exemple, qu'un enfant de trois ans doit être capable de prononcer le nom de son père et de commencer à former des phrases. Si l'on constate qu'il n'a pas les mêmes capacités que ses camarades du même âge, cela doit interpeller les parents. Il faut donc être attentif à la chronologie du développement de l'enfant.

Par exemple, un enfant de deux ans qui ne parle toujours pas : si on l'amène en consultation, comment cela se passe-t-il ?

Le langage est effectivement un élément important à observer. À partir de deux ans, l'enfant devrait être capable de dire « papa », « maman » et d'exprimer ses besoins d'une manière ou d'une autre. Si, au bout de deux ans, l'enfant ne s'exprime pas, on ne se limite pas à l'évaluation du langage. On réalise une évaluation globale, car le développement de l'enfant ne se résume pas au langage. Il y a aussi la communication. La communication ne se limite pas au langage parlé. Elle inclut la capacité à s'exprimer par les gestes, les interactions et la communication émotionnelle. À un certain âge, même sans parler, l'enfant réagit aux émotions : si vous souriez, il sourit, par exemple.

Tous ces éléments sont pris en compte. Si un problème est identifié, on fait un état des lieux : l'enfant a-t-il besoin d'un orthophoniste pour améliorer le langage ? D'un psychomotricien pour développer les capacités motrices et l'initiative dans les activités ? Il s'agit donc d'un diagnostic global, basé sur l'analyse des signes, des difficultés et des manquements. Ce travail se fait en équipe. Le pédopsychiatre, l'orthophoniste, le psychomotricien, l'assistant social et le pédiatre peuvent intervenir. L'objectif principal est d'aider l'enfant à acquérir des compétences : le langage, le respect des normes, la communication et un comportement adapté à la communauté. C'est cela qui construit l'individu.

Comment différencier une crise d'adolescence d'un trouble psychique ?

La crise d'adolescence est d'abord liée à l'âge, souvent autour de 15 ans. L'adolescent a besoin d'affirmer son existence. Il n'est plus un enfant, mais pas encore un adulte. Il refuse d'être considéré comme un enfant, alors que la société ne le reconnaît pas encore comme adulte. C'est un problème de positionnement.
Il a besoin de s'exprimer, et c'est une étape plus ou moins incontournable. Souvent, cette phase est mal comprise et assimilée à de l'indiscipline.

Dans une crise d'adolescence, en dehors de l'opposition, il n'y a pas de trouble du comportement au sens pathologique. L'adolescent est performant à l'école, efficace dans ses activités, sans problème de développement. Il peut transgresser ou refuser d'obéir pour affirmer sa place, mais il reste fonctionnel.

En revanche, dans un trouble psychique, on observe des difficultés réelles : problèmes scolaires, incapacité à suivre les activités, perturbations cliniques identifiables lors de l'examen pédopsychiatrique ou psychiatrique. Dans ce cas, il s'agit d'une maladie. La crise d'adolescence, quant à elle, concerne une personne par ailleurs normale.

Recevez-vous des enfants déplacés internes ou victimes directes de la crise sécuritaire ? Quels traumatismes présentent-ils ?

Oui. Pour les enfants en difficulté liée à la crise, cela dépend des situations. Certains présentent des états de stress post-traumatique, après avoir vécu des événements difficiles comme des attaques terroristes, des viols ou d'autres exactions. Ils revivent ces scènes de manière intense et douloureuse, ce qui modifie leur perception du monde. Il y a aussi les enfants ayant perdu leurs parents, confrontés au deuil ou à l'abandon, des situations très difficiles à vivre.

Les déplacements internes entraînent également des changements brutaux de cadre de vie, souvent dans des conditions très différentes de celles connues auparavant. Les enfants peuvent alors développer des difficultés d'adaptation et exprimer leur mal-être de diverses façons. Les familles ne consultent pas immédiatement en psychiatrie ou en pédiatrie. C'est lorsque les crises deviennent insupportables ou lorsqu'un agent de santé attire l'attention sur le cas que les enfants nous sont amenés.

Quel peut être l'impact des écrans, des réseaux sociaux, du climat familial ou du stress scolaire sur la santé mentale des jeunes ?

Tous ces facteurs sont connus pour altérer la santé mentale des enfants. Les écrans, en particulier, jouent un rôle négatif, car l'enfant a besoin de socialisation, et les écrans entravent ce processus en monopolisant son attention.
Les études montrent qu'au-delà de quatre heures par jour passées devant les écrans, l'impact est négatif. Cela fatigue les neurones et nuit à l'apprentissage.

Le stress canalise également l'attention de l'enfant vers l'événement stressant, l'empêchant de se concentrer sur les activités scolaires. Ces situations nuisent à la capacité cognitive, aux performances scolaires, mais aussi à la socialisation et à l'acquisition de compétences sociales.

Disposez-vous de suffisamment de personnel, d'infrastructures et d'équipements pour une prise en charge efficace ?

Au Burkina Faso, il n'existe que deux centres de pédopsychiatrie, à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso. La particularité de la pédopsychiatrie est qu'elle nécessite plusieurs spécialités. Actuellement, nous manquons de personnel, d'infrastructures et de matériel. Nous avons également besoin d'un cadre spécifique pour accompagner certains déficits. Par ailleurs, avec seulement deux centres, la distance décourage souvent les familles, ce qui nuit à la continuité du suivi après une ou deux séances.

Existe-t-il des politiques en cours pour remédier à ce problème ?

Personnellement, je ne suis pas impliqué dans la planification. Cependant, cette année, deux postes de spécialisation ont été ouverts pour la formation en pédopsychiatrie. Il est également prévu de développer la pédopsychiatrie à Ouahigouya avec l'ouverture d'un poste. En matière d'infrastructures, une place est réservée à la pédopsychiatrie à l'hôpital de Pala.

Quel message souhaitez-vous adresser aux parents pour une meilleure hygiène mentale des enfants ?

Une bonne hygiène mentale passe par une présence accrue et plus d'affection, surtout entre 2 et 5 ans, une période cruciale comparable à une charpente.
L'éducation doit être de qualité, notamment sur le plan émotionnel, de l'attachement et de la présence. L'enfant doit se sentir en sécurité avec ses parents. La violence, les cris ou les coups ne sont pas des méthodes adaptées à cette période. Il faut également être attentif au développement de l'enfant. Dès l'apparition d'anomalies ou de déficits inhabituels, il est important de recourir rapidement à la médecine moderne afin d'identifier le problème et de mettre en place une prise en charge précoce.

Plus l'intervention est précoce, meilleurs sont les résultats. Il faut aussi rappeler que l'enfance s'étend de 0 à 18 ans, une période durant laquelle les enfants peuvent être exposés aux substances psychoactives. Ces drogues ont un impact négatif sur les capacités intellectuelles et peuvent favoriser l'apparition de troubles psychiatriques à l'avenir. Il est donc essentiel de protéger les enfants contre ces substances.

Quel message adressez-vous aux autorités ?

Il est nécessaire d'augmenter le nombre de centres spécialisés et de former davantage de spécialistes pour la prise en charge des enfants.

Interview réalisée par Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

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Contrat d'objectifs 2025 : « Les efforts déployés ont permis de faire fléchir le taux de criminalité de 0,62 %», Mahamadou Sana

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 02/02/2026 - 23:15

Le ministère de la Sécurité a enregistré un taux global de réalisation de 95,30% de son contrat d'objectifs à la date du 31 décembre 2025. L'annonce a été faite par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, à l'issue de sa séance d'évaluation.

Selon le ministre, l'évaluation a porté sur sept actions prioritaires inscrites dans le contrat d'objectifs 2025. La première action concerne le renforcement des capacités opérationnelles des forces de police et de gendarmerie. À ce niveau, le ministère a procédé, au cours de l'année 2025, à l'acquisition de moyens roulants ainsi que de moyens de protection au profit des deux forces, afin d'améliorer leur efficacité opérationnelle sur le terrain. La deuxième action portait sur l'intensification de la lutte contre le grand banditisme et la criminalité en général. D'après Mahamadou Sana, les efforts déployés ont permis de réduire le taux de criminalité et de grand banditisme. « Nous avons été aussi évalués sur l'intensification de la lutte contre le grand banditisme et la criminalité de façon générale. A ce niveau, nous avons pu faire fléchir le taux de criminalité de 0,62 %», a fait savoir le ministre. Plusieurs opérations ont été menées dans ce cadre, dont l'opération Wibga, visant à renforcer la présence sécuritaire et à neutraliser les réseaux criminels.

La troisième action était relative à la consolidation de l'accès aux documents d'identité. En 2025, le ministère indique avoir produit 1,5 million de cartes nationales d'identité burkinabè ainsi que plus de 90 000 passeports au profit des populations. Le ministre a également souligné l'opérationnalisation du passeport AES et, plus récemment en janvier 2026, celle de la Carte d'identité de l'AES (CIB AES).

La quatrième action concernait la définition et la mise à niveau des réformes en matière de bonne gouvernance. À ce niveau, Mahamadou Sana a rappelé la réduction drastique des postes de contrôle, une mesure visant à lutter efficacement contre la corruption. Des initiatives telles que la brigade mobile de sécurité d'intervention et le commissariat mobile ont également été mises en place. Par ailleurs, le dispositif sécuritaire a été renforcé dans les grands centres urbains à travers l'installation de postes d'observation et d'autres mécanismes de contrôle. La cinquième action portait sur les modalités de participation des populations à la sécurité. Le ministre a insisté sur l'importance de la mobilisation citoyenne, soulignant que la sécurité demeure une responsabilité partagée entre les forces de défense et de sécurité et les populations.

La sixième action porte sur l'amélioration de la sécurité routière. Face à un taux encore élevé de mortalité sur les routes, le ministère a mené de nombreuses actions de sensibilisation et de répression. Ces efforts ont permis, selon le ministre, d'enregistrer une réduction du taux de criminalité lié aux accidents de la route au Burkina Faso. La septième action concernait la mutualisation des systèmes d'information. À ce niveau, plusieurs plateformes ont été développées, notamment celles supportées par le système d'Identification, rapprochement et analyse de police (IRAPOL). Ces outils permettent d'anticiper les contrôles en identifiant les personnes ou objets recherchés.

Au terme de l'évaluation, le ministre Mahamadou Sana a indiqué que des instructions claires ont été données pour poursuivre et intensifier les réformes engagées dans le secteur de la sécurité. Il y a le renforcement de la lutte contre la criminalité et le grand banditisme et l'amélioration des résultats obtenus.

Il a également annoncé des orientations visant à renforcer la gestion des ressources fauniques, forestières et halieutiques. Le ministre a rappelé que le corps des Eaux et Forêts est désormais rattaché au ministère de la Sécurité, une réforme appelée à être capitalisée et consolidée.

Rama Diallo
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

Contrat d'objectifs 2025 : 121 000 actes d'Etat civil délivrés aux personnes déplacées internes

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 02/02/2026 - 23:09

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce lundi 02 février 2026, à l'évaluation du contrat d'objectifs 2025 du Ministre d'État, Ministre de l'Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, indique la direction de la communication de la Primature. Son taux de performance se situe à 80,43 %,

Parmi les acquis majeurs figurent les progrès réalisés dans le domaine de l'état civil. Selon le Ministre d'État, 30 communes du Burkina Faso disposent désormais de registres d'état civil entièrement numérisés. S'agissant de la délivrance d'actes d'état civil aux personnes déplacées internes, les résultats ont largement dépassé les prévisions initiales, avec plus de 121 000 actes délivrés, contre 65 000 initialement programmés. En matière de cohésion sociale, dix initiatives ont été mises en œuvre au profit des populations, contribuant au renforcement du vivre-ensemble. Par ailleurs, dans le cadre de la promotion des libertés religieuses, près de 1 250 personnes ont bénéficié d'actions de sensibilisation.


Le Ministre d'État a relevé certaines difficultés, notamment en ce qui concerne la modernisation des infrastructures aéroportuaires. À ce sujet, il a indiqué avoir reçu des orientations et des conseils du Premier ministre en vue de lever les contraintes identifiées. Assurant de sa détermination à améliorer les performances de son action, le Ministre d'État, Émile Zerbo, a précisé que les recommandations formulées serviront de base pour corriger les insuffisances et renforcer la mise en œuvre des actions au cours de l'année 2026.


www.lefaso.net
Source : DCRP/Primature

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Trump, Modi Reach Long-Awaited U.S.-India Trade Deal

Foreign Policy - lun, 02/02/2026 - 23:04
New Delhi has vowed to stop purchasing Russian oil in exchange for reduced U.S. tariffs.

Union nationale des dozos : Initiation, infiltrations et traditions au cœur des échanges avec la presse

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 02/02/2026 - 23:03

Souvent entourée de mystères et parfois de préjugés, la confrérie des dozos continue de susciter interrogations et inquiétudes au sein de l'opinion publique au Burkina. À l'occasion d'un échange avec la presse, le vendredi 30 janvier 2026 à Bobo-Dioulasso, les responsables de l'Union nationale des dozos ont levé un coin du voile sur le fonctionnement interne de la confrérie, le rôle des femmes, le processus d'initiation, la question des infiltrations ainsi que l'engagement des dozos pour la protection de l'environnement.

D'emblée, les responsables rappellent que la confrérie dozo est une organisation traditionnelle à caractère initiatique. « La confrérie, c'est une secte. Ce qui peut être dit à la presse, c'est ce que nous sommes en train de dire », précise le « dozoba » Aly Konaté, soulignant que certaines réalités demeurent volontairement discrètes, conformément aux règles internes. À en croire Aly Konaté, contrairement à une idée répandue, les femmes ont bel et bien leur place au sein de la confrérie, répondant à une question des journalistes.

« Oui, il y a des femmes dans la confrérie. Il y a des femmes dans l'Union nationale des dozos », affirme Aly Konaté. Ces femmes, souvent qualifiées de « personnes de l'ombre », collaborent activement avec l'organisation, même si elles restent moins visibles que les hommes. Leur discrétion est présentée non pas comme une marginalisation, mais comme une spécificité liée à leur rôle et aux traditions de la confrérie.

Selon le « dozoba » Aly Konaté, les femmes ont bel et bien leur place au sein de la confrérie

L'initiation dozo : un processus encadré et progressif

Contrairement à certaines perceptions, devenir dozo ne relève ni d'une décision individuelle immédiate ni d'un simple désir. « Pour être « dozoba », il n'y a pas d'âge, mais il y a des conditions », explique-t-il. L'initiation repose avant tout sur la motivation, le courage et l'engagement du candidat, mais aussi sur un minimum de connaissances et d'étapes à franchir. Le futur initié est confié à un chef dozo, souvent différent de celui qui l'a initié, et doit progressivement acquérir des savoirs pratiques et spirituels.

« Avant qu'on te laisse seul aller en brousse, il faut que tu acquières certaines connaissances. Avant même de porter un fusil, il y a des étapes », précise Aly Konaté. Devenir chef dozo, capable à son tour d'initier des élèves, exige un niveau encore plus élevé de maîtrise et d'expérience.

L'un des points majeurs abordés concerne l'irréversibilité de l'initiation. « Une fois que tu es initié dozo, tu mourras dozo », a-t-il laissé entendre. C'est pourquoi l'approbation de la famille est obligatoire avant toute initiation. Si les parents sont en vie, leur consentement est exigé. À défaut, celui de l'épouse ou, dans certains cas, de l'enfant est requis. Cette exigence vise à éviter toute contestation ultérieure et à garantir que l'initié mesure pleinement la portée de son engagement. « Nous ne disons pas que nous faisons une enquête de moralité, mais l'initiation passe par plusieurs filtres », expliquent-ils.

« Une fois que tu es initié dozo, tu mourras dozo », lance le « dozoba » Aly Konaté

La question des infiltrations

Avec plus de 3 000 initiés annoncés cette année, la question des infiltrations préoccupe l'opinion. Les responsables reconnaissent que des cas ont existé par le passé. « Oui, nous avons eu des infiltrations, une soixantaine environ », admettent-ils. Toutefois, ils affirment que ces situations ont été traitées avec fermeté et assurent ne plus craindre aujourd'hui ce phénomène. À en croire le dozoba Aly Konaté, la confrérie se veut ouverte à toutes les religions et à toutes les éthiques, à condition que l'initiation respecte les règles établies et bénéficie de la bénédiction familiale.

À en croire le « dozoba » Aly Konaté, la confrérie se veut ouverte à toutes les religions et à toutes les éthiques

Souvent associés à la chasse, les dozos revendiquent également un rôle central dans la protection de l'environnement. Le choix de leurs tenues, à la couleur de l'herbe sèche, n'est pas anodin. « Nous chassons après l'hivernage, lorsque les animaux ont fini de mettre bas », explique-t-il. Selon lui, pendant la saison des pluies, un dozo ne chasse pas, afin de préserver la reproduction de la faune. Cette pratique, dit-il, responsable fait des dozos des protecteurs de la nature, conscients de l'équilibre écologique. « La protection commence par-là », conclut-il, rappelant que le « dozoya » s'inscrit avant tout dans une relation respectueuse entre l'homme, la nature et la tradition.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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What We Know About the India-U.S. Trade Deal

Foreign Policy - lun, 02/02/2026 - 23:02
Trump announced the deal in a social media post on Monday.

Évaluation des contrats d'objectifs : Le ministre de la Santé annonce l'ouverture de centres d'hémodialyse à Dori, Dédougou et Banfora, en 2026

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 02/02/2026 - 22:55

Le ministère de la Santé a enregistré un taux d'exécution physique global de 84 % au titre de l'année 2025, à l'issue de l'évaluation des contrats d'objectifs des membres du Gouvernement conduite par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Ce résultat témoigne des progrès réalisés dans le renforcement du système sanitaire national sous la conduite du ministre Robert Lucien Jean-Claude Kargougou.

Le contrat d'objectifs 2025 du département de la Santé reposait sur trois objectifs stratégiques majeurs, déclinés en six actions prioritaires, couvrant notamment les infrastructures sanitaires, les ressources humaines et la prévention des maladies. « Les résultats obtenus traduisent des avancées notables, en particulier dans le domaine des infrastructures sanitaires, du développement des compétences et de la prévention », a indiqué le ministre à l'issue de la séance d'évaluation.

L'année 2025 a été marquée par la mise en service de plusieurs infrastructures hospitalières majeures. Il s'agit notamment du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pala, du centre de radiothérapie de l'hôpital de Bobo-Dioulasso ainsi que du centre d'hémodialyse du Centre hospitalier régional (CHR) de Gaoua, contribuant à l'amélioration de l'offre de soins spécialisés.

Au niveau des soins de santé de base, 920 Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) ont été construits et rendus fonctionnels. Par ailleurs, 25 CSPS de chefs-lieux de communes ont été érigés en Centres médicaux communaux, rapprochant davantage les services de santé des populations.

Dans le cadre du renforcement du personnel médical, la mise en œuvre du plan 1000×5, en lien avec l'Initiative présidentielle pour la santé, a permis de lancer la spécialisation de près de 2 000 médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes, afin de combler progressivement le déficit en spécialistes.

Sur le volet prévention, plus de 15 millions de moustiquaires imprégnées à longue durée d'action ont été distribuées à travers le pays. En outre, environ 4,5 millions d'enfants âgés de 3 à 59 mois ont bénéficié de la chimio-prophylaxie saisonnière du paludisme entre juin et octobre 2025.

En matière de vaccination, plus de 750 000 enfants de 0 à 11 mois ont été complètement vaccinés contre plusieurs maladies évitables, dont la diphtérie, la rougeole et l'hépatite B, contribuant ainsi à la réduction de la morbidité et de la mortalité infantiles. Malgré ces performances, le ministre de la Santé a reconnu que les besoins des populations demeurent importants. Le Premier ministre a, à cet effet, invité le département à intensifier les efforts afin d'améliorer l'accès équitable à des services de santé et de nutrition de qualité sur toute l'étendue du territoire.

Pour l'année 2026, le ministère de la Santé entend accélérer plusieurs projets d'envergure. Parmi les priorités figurent la pose de la première pierre du CHU de Fada, l'achèvement des travaux du CHU de Gaoua, exécutés à 78 % à fin 2025, ainsi que l'ouverture de centres d'hémodialyse à Dori, Dédougou et Banfora.

Une attention particulière sera accordée aux zones confrontées à des défis sécuritaires, afin d'y maintenir un paquet minimum de services de santé et de nutrition au profit des femmes et des enfants. « Notre ambition pour 2026 est de renforcer les grands hôpitaux, de rapprocher les soins spécialisés des populations et de garantir la continuité des services de santé dans les zones vulnérables », a conclu le ministre de la Santé.

Rama Diallo
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

Archidiocèse de Ouagadougou : Le programme du jubilé des 125 ans d'évangélisation dévoilé

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 02/02/2026 - 22:40

Le comité de pilotage de la commémoration du jubilé des 125 ans de l'évangélisation de l'archidiocèse de Ouagadougou était face à la presse pour dévoiler le programme des activités commémoratives ce lundi 2 février 2026 à Ouagadougou. Cette conférence de presse a été présidée par le vicaire général et président du comité de pilotage, l'abbé Jacques Sidibé, et son équipe, notamment la sœur responsable régionale des Sœurs de l'Immaculée Conception de Ouagadougou, la sœur Pascaline Kanna, et Jean-Baptiste Kadré, membre du comité de pilotage.

25 juin 1901- 25 juin 2026, cela fera 125 ans que les premiers missionnaires ont déposé leurs valises dans l'archidiocèse de Ouagadougou pour leur mission d'évangélisation. Ainsi, cette année 2026 marque la commémoration de ces 125 ans d'évangélisation dont l'ouverture aura lieu ce dimanche 8 février 2026 au sanctuaire marial de Yagma et se clôturera le 7 février 2027. C'est-à-dire une année de commémoration (8 février 2026 - 7 février 2027) qui sera marquée par des activités diverses. C'est l'annonce faite par le vicaire général et président du comité de pilotage de la commémoration des 125 ans d'évangélisation dans l'archidiocèse de Ouagadougou, au cours d'une conférence de presse qu'il a animée ce 2 février 2026 dans la capitale burkinabè. Cette commémoration a été placée sous le thème « 125 ans d'évangélisation à Ouagadougou : rendons grâce au Christ, fondement de notre foi et de l'espérance du monde ». Elle se traduira par une série d'activités qui guideront l'année jubilaire, selon les conférenciers.

Les journalistes écoutant les conférenciers parlant des activités commémoratives des 125 ans d'évangélisation de l'archidiocèse de Ouagadougou

Au nombre des activités prévues à cet effet, le vicaire général a cité, entre autres, les jubilés des agents pastoraux et du laïcat, les journées théologiques sur l'histoire, la vie et les défis de l'archidiocèse, celles de l'histoire et du patrimoine. Et la liste n'est pas exhaustive. À ces activités s'ajoutent les conférences sur l'histoire, la réalisation d'un film documentaire sur l'histoire du diocèse, l'élaboration d'une cartographie actualisée du diocèse, l'ouverture de trois nouvelles paroisses du jubilé, la relance du projet d'aménagement du site diocésain de Ouaga 2000, le lancement de la campagne pour la réfection de la cathédrale, ainsi que la mise en route du futur démembrement de l'archidiocèse.

Le vicaire général et président du comité de pilotage de la commémoration des 125 ans d'évangélisation de l'archidiocèse de Ouagadougou qui a présidé la conférence

Toutes ces activités, selon l'abbé Jacques Sidibé, visent un objectif général : le renouvellement de l'élan missionnaire pour célébrer la fidélité de Dieu et l'année de grâce. Il a expliqué qu'elles ont trois objectifs spécifiques : l'approfondissement de la foi, la redynamisation de l'engagement missionnaire et le lancement d'œuvres pastorales pérennes qui resteront des signes visibles de cette année jubilaire pour les générations futures.

Vue partielle des journalistes

Mais ce programme ne pourra prendre vie, selon lui, sans l'engagement de tous. C'est pourquoi il appelle à la mobilisation générale de toute la communauté pour marquer les 125 ans d'évangélisation de l'archidiocèse de Ouagadougou.

Yvette Zongo
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

Évaluation des contrats d'objectifs : Désormais, les directeurs régionaux du ministère des Serviteurs du peuple sont compétents pour signer certains actes de gestion de carrière, selon Mathias Traoré

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 02/02/2026 - 22:36

Le ministère des Serviteurs du peuple a enregistré une performance globale de 91,5 % dans l'exécution de ses contrats d'objectifs pour l'année 2025. C'est ce qui ressort de l'évaluation menée avec le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, à l'issue de laquelle le ministre Mathias Traoré s'est exprimé devant la presse.

Selon le ministre, 36 tâches avaient été programmées dans le cadre de ces contrats d'objectifs. Sur ce total, 29 produits ont été entièrement réalisés. Tandis que cinq ont connu un niveau d'exécution compris entre 60 % et 90 %. Une tâche a été exécutée à hauteur de 45 %, et une autre a été classée à un taux critique. Ce dernier concerne les prestations des services du Régime d'assurance maladie universelle (RAMU). Initialement prévues pour 2025, ces prestations n'avaient pas été lancées durant l'année. Toutefois, le ministre a précisé que le dispositif a été officiellement lancé récemment, portant désormais le taux de réalisation de cette activité à 100 %.

Sur le plan de l'organisation des concours, le ministère indique avoir organisé 174 concours professionnels et 256 concours directs. Les résultats ont été proclamés avant le 1er octobre 2025. Cette anticipation a permis aux écoles de formation professionnelle de l'État de dérouler leurs programmes dans les délais requis.

L'évaluation a également mis en lumière des avancées dans la régularisation de la dette sociale liée aux avancements de classe. À ce titre, plus de 35 000 fonctionnaires en activité ont vu leur situation administrative régularisée. Concernant les retraités, environ 2 700 personnes ont été prises en charge, avec 156 dossiers restants à traiter.

Par ailleurs, le ministère a engagé une déconcentration de certains actes de gestion de carrière. Désormais, les directeurs régionaux du ministère des Serviteurs du peuple sont compétents pour signer les arrêtés d'avancement, de titularisation ainsi que ceux relatifs aux bonifications d'échelon pour fait de décoration. « À partir de maintenant les directeurs régionaux du ministère des Serviteurs du peuple sont compétents pour signer les arrêtés d'avancement. Ils sont compétents pour signer également les arrêtés de titularisation. Ils sont compétents pour signer les arrêtés portant bonification d'échelon pour fait de décoration », a fait savoir le ministre Traoré.

Au plan normatif, le ministre a annoncé l'adoption en conseil des ministres du projet de code du travail, un texte présenté comme longtemps attendu. Le document a été transmis à l'Assemblée législative de transition pour examen et adoption. « Nous avons introduit en conseil des ministres qui a adopté le projet de code du travail. Un code qui est longuement attendu. Il est transmis à l'Assemblée législative de transition pour adoption. Dans les jours à venir nous serons à l'ALT pour cela », a indiqué le ministre des Serviteurs du peuple.

Enfin, des actions de déconcentration de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires ont été menées, notamment à Kaya, Ziniaré et dans d'autres villes du pays.

Rama Diallo

Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

Évaluation des contrats d'objectifs : Plus de 94 tonnes d'or en 2025, soit un accroissement de plus de 30 tonnes comparativement à 2024, selon le ministre Yacouba Zabré Gouba

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 02/02/2026 - 22:32

A l'issue de son évaluation du contrat d'objectifs au titre de l'année 2025, le ministre en charge de l'Énergie et des Mines, Yacouba Zabré Gouba, a présenté les principales actions réalisées dans son département ainsi que les perspectives pour l'année 2026. Au terme de l'évaluation, le ministre a déclaré avoir atteint un taux de réalisation de 89,66 % des objectifs qui lui étaient assignés pour l'année 2025.

Sur le plan global, le ministre a indiqué que l'année 2025 a été consacrée à l'opérationnalisation des différentes réformes engagées en particulier dans le secteur de l'énergie. Ces réformes, selon lui, avaient pour objectif central l'affirmation de la souveraineté énergétique et minière du Burkina Faso.

Concernant le secteur minier, le ministre a affirmé que les actions entreprises visaient à asseoir la souveraineté nationale sur les ressources naturelles. Cette orientation s'est traduite par l'opérationnalisation de la SOPAMIN et par l'exercice effectif des missions régaliennes de suivi et de contrôle des 15 mines actuellement en production.

Selon Yacouba Zabré Gouba, le secteur minier s'est globalement bien comporté en 2025, avec une augmentation d'environ 30 tonnes de la production par rapport à l'année 2024. En matière de lutte contre les circuits frauduleux, près de 10 kilogrammes d'or ont été collectés, tandis que le secteur de l'artisanat minier a contribué à hauteur d'environ 42 tonnes.

Le ministre a indiqué que cette dynamique renforcera la contribution du secteur minier au produit intérieur brut, avec des effets positifs attendus sur la valeur ajoutée et le taux de croissance économique du pays.

Dans le secteur de l'énergie, les actions du gouvernement se sont articulées autour de six axes majeurs, dont le premier concerne l'augmentation de la capacité de production. À ce titre, des projets structurants ont été engagés et devraient se concrétiser en 2026, avec une capacité additionnelle attendue de près de 200 mégawatts. Ce qui permettra de renforcer durablement les infrastructures nationales de production et à asseoir la souveraineté énergétique du pays.

En plus, d'importants efforts ont été consentis pour densifier les réseaux de transport et de distribution afin de rendre l'énergie produite accessible aux populations. En 2025, selon le ministre Gouba, environ 165 kilomètres de lignes de transport ont été construits, ainsi qu'environ 500 kilomètres de lignes basse tension. Ces réalisations ont permis de raccorder près de 170 000 nouveaux ménages.

Le ministre a également souligné les progrès réalisés en matière d'électrification rurale, avec le raccordement de 131 nouvelles localités. Des actions spécifiques ont par ailleurs été menées en faveur des personnes déplacées internes, notamment à travers la réhabilitation d'infrastructures endommagées, la distribution de 5 900 kits aux élèves déplacés internes et l'installation de 370 lampadaires dans leurs zones d'accueil.

Dans le cadre de l'accompagnement des forces de défense et de sécurité et de la lutte contre l'insécurité et le grand banditisme, plus de 25 000 luminaires ont été mis à disposition dans les centres urbains et périurbains. Le ministère a aussi poursuivi la digitalisation des procédures afin d'améliorer l'accès des usagers aux services publics.

Des perspectives axées sur la souveraineté en 2026

En ce qui concerne les perspectives pour 2026, et conformément aux orientations données par le Premier ministre, Yacouba Zabré Gouba a annoncé la poursuite des efforts en faveur de la souveraineté énergétique et minière. Cela passera par la continuation de la construction des infrastructures de production, ainsi que par le renforcement des réseaux de transport et de distribution.

Le gouvernement entend également accroître la maîtrise de l'État sur les ressources naturelles, améliorer la connaissance du sol et du sous-sol à travers une réforme majeure du BUMIGEB, et accompagner la réorganisation du sous-secteur de l'artisanat minier autour de coopératives, tout en soutenant des initiatives privées.

À cet effet, l'année 2026 devrait voir le développement d'au moins dix unités semi-mécanisées portées par des Burkinabè. Une initiative qui pourrait contribuer de manière substantielle à l'augmentation de la production nationale d'or.

Rama Diallo
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

GLOBUS-RE recherche un actuaire senior pour occuper le poste de Chef Département Actuariel

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 02/02/2026 - 22:00

La société de réassurance GLOBUS-RE porte à la connaissance du public que la date limite de dépôt des candidatures relative à l'avis de recrutement ci-après, est prorogée jusqu'au 13 février 2026.

Les autres conditions et dispositions contenues dans l'avis initial demeurent inchangées, sauf la limite d'âge qui a été précisée. Les candidats ayant déjà régulièrement soumis leurs dossiers ne sont pas tenus de les réintroduire.

AVIS DE RECRUTEMENT / RECRUITMENT ANNOUNCEMENT
La société de réassurance GLOBUS-RE recherche un actuaire senior pour occuper le poste de Chef Département Actuariel.

I. Description du poste/Job description

Le Chef du Département dirige, supervise et coordonne toutes les activités de son Département.
1.1. Intitulé du poste : Chef du Département Actuariel (CDA)
1.2. Rattachement hiérarchique : Directeur Général
1.3. Type de contrat : Contrat local à durée indéterminée.

II. Missions principales

Sous la supervision du Directeur Général, le Chef du Département Actuariel :

dirige, coordonne et supervise l'ensemble des activités actuarielles de la société afin de garantir la qualité des analyses de risques, la fiabilité des provisions techniques, l'optimisation des modèles de tarification, la contribution stratégique à la performance globale de l'entreprise ainsi que la participation à la création de nouveaux produits et de solutions innovantes.

contribue également à la conformité réglementaire en relation avec le Département Audit et Conformité.

III. Responsabilités principales

3.1. Leadership & Management

● Diriger et encadrer l'équipe actuarielle (actuaires, analystes, assistants) ;
● Développer les compétences de l'équipe via coaching, formations et évaluations de performance ;
● Instaurer des pratiques de travail rigoureuses, efficaces et conformes aux standards du métier.

3.2. Gouvernance Actuarielle

● Superviser les calculs de provisions techniques et donner un avis professionnel sur leur adéquation ;
● Assurer la conformité avec les normes internationales pertinentes (IFRS 17, Solvabilité, autres normes locales) ;
● Fournir des rapports clairs et structurés à la Direction Générale et aux Autorités de Contrôle.

3.3. Modélisation & Analyse

● Diriger le développement et l'évolution des modèles actuariels de tarification, de réserves et de capital ;
● Assurer la qualité, pertinence et robustesse des hypothèses et des données utilisées ;
● Réaliser ou superviser des analyses de scénarios, stress tests et études de sensibilité.

3.4. Conseil et Stratégie

● Conseiller la Direction sur les impacts actuariels des stratégies de réassurance, de tarification et d'expansion de produit ;
● Participer à l'élaboration et la mise à jour des politiques de gestion des risques et de réassurance ;
● Apporter un soutien actuariel aux autres départements (Finance, Technique, Risques, Data).

3.5. Communication

● Présenter des résultats complexes de manière accessible aux parties prenantes non-actuarielles ;
● Représenter l'entreprise auprès des auditeurs externes, consultants et experts si nécessaire.
Par ailleurs, le Chef du Département Actuariel est également amené à assumer l'exécution de toutes autres attributions jugées nécessaires et assignées par la hiérarchie.

IV. Profil recherché

4.1. Formation :
● Master en Sciences Actuarielles ;
● Titre d'Actuaire (Associé/Fellow) ou progression vers la qualification professionnelle reconnue (SOA, CAS, IFoA, etc.).

4.2. Expérience :

● Minimum 5 à 8 ans d'expérience dans l'actuariat, avec au moins 2 à 3 ans en management d'équipe actuarielle, en assurance et/ou réassurance ;
● Expérience solide en tarification, réserves techniques, provisionnement et modélisation.

4.3. Conditions d'âge :

Être âgé de 40 ans au plus.

4.4. Compétences techniques :

● Maîtrise des outils actuariels R, SAS ou Python ;
● Excellente maîtrise de Microsoft Excel (incluant VBA/automatisation) ;
● Bonne compréhension des normes locales CIMA et/ou IFRS 17 et des exigences de solvabilité.

4.5. Compétences comportementales

● Fort leadership et capacité à inspirer une équipe. ;
● Excellente capacité de communication orale et écrite ;
● Esprit analytique, rigueur, sens de l'organisation et prise de décision.

V. Indicateurs de performance clés (KPIs)

● Qualité et délai des rapports actuariels publiés ;
● Adéquation des provisions techniques validées ;
● Niveau de conformité avec les normes et bonnes pratiques ;
● Satisfaction des équipes internes et des auditeurs externes ;
● Progression des compétences de l'équipe.

VI – Lieu du poste :

Le poste est basé à Ouagadougou au Burkina Faso.

VII – Dossier de candidature

Le dossier comprend :
7.1- CV détaillé signé du candidat ;
7.2- lettre de motivation adressée au Directeur Général ;
7.3- copie légalisée du diplôme exigé ;
7.4 - Caiser judiciaire datant de moins de 3 mois ;
7.5- copies des attestations/certificats justifiant les expériences ;
7.6- photo du candidat ;
7.7- copie légalisée de la pièce d'identité ou du passeport.

Nota Bene :
Seuls les candidats dont les dossiers sont présélectionnés pourront être contactés.
Contact : Les dossiers complets de candidatures doivent nous parvenir à l'adresse e-mail suivante : recrutement.glr2026@gmail.com

Catégories: Afrique, European Union

Why Trade Deals With Russia Won’t Bring Peace

Foreign Policy - lun, 02/02/2026 - 21:56
“Here we are once again, thinking that business can transform political relationships,” said one formerly Moscow-based risk analyst.

Décès de Denise OUEDRAOGO/BISSENGA : Remerciements

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 02/02/2026 - 21:30

Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur ( 1 ère lettre de Saint Paul aux Thessaloniciens 4,13-14.17-18)

La grande famille OUEDRAOGO à Ouagadougou, Ziniaré et Allemagne
La grande famille BISSENGA et COMPAORE à Ouagadougou et Nahartenga
Les frères et sœurs,
Les familles alliées et amies,

Les enfants :
• BAMBA Césaire à Ouagadougou,
• OUEDRAOGO Saidou à Ouagadougou
• OUEDRAOGO Issouf en Allemagne,
• OUEDRAOGO Haoua et son époux SEBGO Moumouni à Ouagadougou
• OUEDRAOGO Iba Paul à Ouagadougou
Les petits enfants et arrières petits-enfants,
Les Cousins, cousines, les neveux et nièces,

adressent du fond du cœur, leurs sincères remerciements et leur profonde reconnaissance à toutes les personnes qui, de près ou de loin, leur ont témoigné leurs compassions, leurs conseils bienveillants ainsi que leurs soutiens multiformes à l'occasion :

du rappel à Dieu le 30 novembre 2025
de l'inhumation le 08 décembre 2025 de leur épouse, Fille, sœur, tante, mère, grande mère et arrière grande mère Denise OUEDRAOGO/BISSENGA, précédemment Fonctionnaire à la retraite et Présidente de la SCOOP ZEMS-TAABA à Ouagadougou.

Nous rendons grâce au tout puissant, et lui recommandons l'âme de la défunte.

Nous disons merci

A La Directrice générale des Editions Sidwaya et tout le personnel,
Au président de la Table filière Karité et toute sa délégation,
A la Direction de ABIS PHARMA et tout son personnel en ALLEMAGNE
A la direction de ISINOL en Chypre/GRECE et tout son personnel

A la communauté Burkinabé résidant en Allemagne ainsi que les amis de la famille
A la CCB saint Paul de Dapoya et son président
A la Chorale NABALM-NAAM de Dapoya
Au voisins, amis, collègues et connaissance
A la jeunesse de Dapoya,

Elles se réservent le droit de ne pas citer des noms de peur d'en oublier.
Que chacun trouve ici l'expression de leur profonde gratitude pour les marques d'affection, de solidarité et de réconfort reçues durant ces moments particulièrement éprouvants.
Puisse Dieu, le tout miséricordieux, rendre à chacun le centuple de ses bienfaits.
« Jésus miséricordieux, Marie Reine du ciel, soyez propice à Maman Dénise et qu'elle repose dans la paix du ciel »

UNION DE PRIERES

Catégories: Afrique, European Union

Faulty Fokker: The Troubled Dr.1 Triplane

The Aviationist Blog - lun, 02/02/2026 - 21:19
Carrying a mystic of almost invincibility and pure terror, the Red Baron’s famous mount was anything but perfect, with several faults limiting it below its anticipated performance. Although built in somewhat limited numbers and in service for a short period of time, the most famous mount of the world’s most famous ace, Germany’s Manfred von […]

Machines in the Alleyways: China’s Bet on Autonomous Urban Warfare

TheDiplomat - lun, 02/02/2026 - 21:08
PLA-linked research indicates a concerted attempt to develop lethal, autonomous drone swarms specifically for urban warfare, with Taiwan in mind. The results could be catastrophic.

The Trans-Atlantic Energy Relationship Is Stronger Than Ever

Foreign Policy - lun, 02/02/2026 - 21:04
And here’s how to make U.S.-European energy ties even more resilient.

Venezuela at a Crossroads

Africa - INTER PRESS SERVICE - lun, 02/02/2026 - 20:14

Evelis Cano, mother of political prisoner Jack Tantak Cano, pleads with the police for her son’s release outside a detention centre in Caracas, Venezuela, 20 January 2026. Credit: Gaby Oraa/Reuters via Gallo Images

By Inés M. Pousadela
MONTEVIDEO, Uruguay, Feb 2 2026 (IPS)

When US special forces seized Nicolás Maduro and his wife from the presidential residence in Caracas on 3 January, killing at least 24 Venezuelan security officers and 32 Cuban intelligence operatives in the process, many in the Venezuelan opposition briefly dared hope.

They speculated that intervention might finally bring the democratic transition thwarted when Maduro entrenched himself in power after losing the July 2024 election. But within hours, those hopes were crushed. Trump announced the USA would now ‘run’ Venezuela and Vice-President Delcy Rodríguez was sworn in to replace Maduro. Venezuela’s sovereignty had been violated twice: first by an authoritarian regime that usurped the popular will, and then by an external power that deliberately violated international law.

A cynical intervention

Under Trump, the USA has abandoned any pretence of promoting democracy. Trump wrapped the intervention in the rhetoric of anti-narcotics operations while openly salivating over Venezuela’s oil reserves, rare earth deposits and investment opportunities. He repeatedly made clear that US regional hegemony is the number one priority. His contempt for Venezuelans’ right to self-determination was explicit: when asked about opposition leader María Corina Machado, Trump dismissed her as lacking ‘respect’ and ‘capacity to lead’. The message to Venezuela’s democratic movement was clear: your struggle doesn’t matter, only our interests do.

Ironically, the US intervention achieved what years of Maduro’s propaganda failed to do, giving anti-imperialist rhetoric a shot in the arm. For decades, Latin American authoritarian regimes have justified repression by pointing to the threat of US intervention, even though this was a largely historical grievance. Not anymore: Trump has handed every Latin American dictator the perfect justification for continuing authoritarian rule.

The global response has been equally revealing. The loudest defenders of national sovereignty are authoritarian powers such as China, Iran and Russia: states that routinely violate their citizens’ rights expressed their ‘solidarity with the people of Venezuela’ and positioned themselves as champions of international law. By blatantly violating a foundational principle of the post-1945 international order, Trump made the leaders of some of the world’s most repressive regimes look like the adults in the room. And across Latin America, the political conversation has now shifted dramatically: the question is no longer how to restore democracy in Venezuela, but how to prevent the next US military adventure in Latin America.

Authoritarianism continues

Meanwhile, Venezuela’s authoritarian regime remains intact. Maduro may be in a New York courtroom, but the structures that kept him in power—the corrupt military, embedded Cuban intelligence, patronage networks and the repressive apparatus – continue unchanged. Rodríguez will likely try to run down the clock, claiming Maduro could return at any moment to avoid calling elections while quietly negotiating oil deals with US companies and reasserting authoritarian control. For both Rodríguez and Trump, democracy seems like an inconvenient obstacle to resource extraction.

For Venezuelan civil society, this creates real dilemmas. As she was sworn in, Rodríguez denounced the operation that put her in charge and vowed that Venezuela would ‘never again be a colony of any empire’. She has wrapped herself in the flag, framing regime continuity as a patriotic stand against western imperialism, and can now easily paint opposition activists who have long demanded international pressure for democracy as treasonous collaborators with foreign powers. This is despite being an insider of a regime that welcomed Cuban intelligence, Iranian oil traders and Russian military advisers, and is now negotiating oil deals with the USA and crossing its own red line by promising legal changes to enable private investment.

A Venezuelan solution for Venezuela

But there may be some cracks in the regime. With Maduro gone, frictions inside the ruling party have become apparent. For instance, there have been obvious disagreements on how to handle the pressure to free Venezuela’s over 800 political prisoners. These may yield opportunities the democracy movement can exploit.

This is the time for the democratic opposition to reclaim the narrative. In the immediate aftermath of the intervention, families of political prisoners mounted vigils outside detention centres, demanding releases the government has only partially delivered. Civil society must amplify these voices, making clear that any transitional arrangement requires the dismantling of the repressive apparatus, not merely a change of faces at the top.

A broad coalition of civil society organisations has issued 10 demands that chart a path to democratic transition. They call for the immediate and unconditional release of political prisoners, the dismantling of irregular armed groups, unfettered access for human rights monitors and humanitarian aid and, crucially, a free and fair presidential election with international observers. These demands deserve international backing, not as conditions for oil contracts, but as non-negotiable requirements for any government that can claim to represent Venezuela.

Venezuela’s democratic forces can either accept marginalisation as Trump and Rodríguez carve up their country’s resources, or use this chaotic moment to advance a genuinely Venezuelan democratic agenda. That means rejecting both Maduro’s authoritarianism and Trump’s intervention, and insisting that any legitimacy Rodríguez’s government claims must come from Venezuelan voters, not US armed forces or oil contracts. Any window of opportunity may however be closing fast. The question is whether Venezuela’s democratic movement can seize it to build the country they have strived for, or whether they will remain spectators while others decide their fate.

Inés M. Pousadela is CIVICUS Head of Research and Analysis, co-director and writer for CIVICUS Lens and co-author of the State of Civil Society Report. She is also a Professor of Comparative Politics at Universidad ORT Uruguay.

For interviews or more information, please contact research@civicus.org

 


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Catégories: Africa, Biztonságpolitika

Le budget 2026 définitivement adopté après le rejet par les députés des motions de censure LFI et RN

France24 / France - lun, 02/02/2026 - 19:47
‍Le projet ​de loi de finances ⁠pour 2026 a été définitivement adopté, lundi 2 février, après le rejet des deux motions de ‍censure, ​la première déposée par LFI associée aux ‌écologistes et aux communistes et la seconde défendue par le RN. Après le vote, le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est réjoui que la France ait "enfin" un budget, fruit d'un "compromis parlementaire".
Catégories: Balkans Occidentaux, France

Boeing va moderniser les F-15K « Slam Eagle » sud-coréens pour 2,8 milliards de dollars

Zone militaire - lun, 02/02/2026 - 19:22

En 2002, dans le cadre de son programme F-X, la Corée du Sud sélectionna une variante de l’avion de combat F-15E proposée par Boeing, aux dépens du Rafale, de l’Eurofighter EF-2000/Typhoon et du Su-35 russe. Une commande portant sur la livraison de 40 exemplaires fut alors passée pour 4 milliards de dollars. Puis, Séoul notifia...

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Catégories: Africa, Défense

L'affaire Epstein éclabousse Jack Lang, sa fille Caroline Lang démissionne d'un syndicat de producteurs de cinéma

France24 / France - lun, 02/02/2026 - 19:13
Caroline Lang, fille de l'ancien ministre Jack Lang, a annoncé lundi démissionner de son poste de déléguée générale du Syndicat de la production indépendante, à la suite de révélations sur ses liens financiers passés avec Jeffrey Epstein. L'actuel président de l'Institut du Monde arabe a déclaré de son côté assumer "pleinement les liens" qu'il avait pu créer avec le défunt criminel sexuel, alors que son nom figure dans des documents publiés par le ministère américain de la Justice.
Catégories: Balkans Occidentaux, France

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