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Togo - Burkina Faso : Paul-Henri Sandaogo Damiba extradé vers Ouagadougou

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 20/01/2026 - 22:33

Les autorités togolaises ont procédé à l'extradition du lieutenant colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, à la suite d'une demande formulée par les autorités judiciaires du Burkina Faso. L'information a été donnée à travers un communiqué signé ce 19 janvier 2026, par le gouvernement togolais.

Selon le communiqué, la demande d'extradition a été reçue le 12 janvier 2026. Elle visait l'ex président Damiba. Il est poursuivi pour détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite criminel, corruption, incitation à la commission de délits et crimes, recel aggravé et blanchiment de capitaux.

Après examen de la régularité de la requête, les autorités togolaises y ont donné les suites prévues par la loi. Conformément à la procédure en vigueur au Togo en matière d'extradition, Paul-Henri Sandaogo Damiba a été interpellé le 16 janvier 2026, en exécution du mandat d'arrêt joint à la demande d'extradition, puis placé sous écrou.

Le dossier a ensuite été soumis à la chambre d'instruction de la cour d'appel de Lomé. À l'issue de son audience publique tenue le 16 janvier 2026, cette juridiction a émis un avis favorable à la requête d'extradition. Cet avis s'est fondé sur l'offre de réciprocité des autorités burkinabè, les instruments internationaux auxquels le Togo est partie, ainsi que les garanties apportées par les autorités du Burkina Faso quant au respect de l'intégrité physique et de la dignité de l'officier supérieur.

Les garanties concernent également le respect de ses droits tout au long de la procédure, notamment celui à un procès équitable, ainsi que l'absence de la peine de mort. À la suite de cet avis favorable, Paul-Henri Sandaogo Damiba a été remis aux autorités du Burkina le 17 janvier 2026.

En rappel, c'est depuis début octobre 2022, à la suite de l'arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, que l'ex président Damiba s'est réfugié au Togo.

Lefaso.net

Catégories: Afrique

Burkina : Vers une fusion du CSC et de la CIL ?

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 20/01/2026 - 22:31

En séance plénière ce mardi 20 janvier 2026, les députés de l'Assemblée legislative de transition (ALT) discutent sur le projet de loi constitutionnelle portant révision de la constitution. Le gouvernement est représenté par le ministre en charge de la justice, Edasso Rodrigue Bayala. Les débats eux, sont assurés par le Président de l'ALT, Dr Ousmane Bougouma.

Si le projet de loi est adopté, il devrait favoriser l'élargissement du domaine de la loi à l'organisation du territoire ; la reconnaissance, dans la Constitution, de l'organisation du territoire en circonscriptions administratives et en collectivités territoriales ; la consécration, dans la Constitution, de la création et de la suppression des circonscriptions administratives par décret.

D'autres innovations tiennent en la création d'un organe unique en charge de la régulation de la communication et de la protection des données à caractère personnel (fusion de la CIL et du CSC) ; l'institution d'un nouvel organe en remplacement de l'Autorité supérieure de contrôle d'État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) dont la dénomination, les attributions, la composition, l'organisation et le fonctionnement seront précisés par loi organique.

Rappelons que ce projet de loi était inscrit à l'ordre du jour du mardi 30 décembre 2025. Les débats ont été ramenés à ce jour, mardi 20 janvier 2026. Si ce projet de loi passe, il s'agira de la troisième révision de la constitution en l'espace de trois ans. Interrogé à ce propos lors des échanges avec la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH), le ministre a évoqué l'urgence de la situation.

"Une relecture intégrale de la Constitution serait I'idéal pour une cohérence d'ensemble mais en attendant une telle relecture, chaque projet de loi constitutionnelle introduit par le gouvernement vise à répondre à un impératif précis et urgent. Le Gouvernement est convaincu que la valeur d'une Constitution réside plus dans sa flexibilité à répondre avec efficacité aux intérêts légitimes du peuple que dans son caractère immuable", a répondu Edasso Rodrigue Bayala à ce propos.

A la question de savoir s'il n'est pas plus indiqué d'opérer les réaménagements techniques dans la charte et de réserver les modifications constitutionnelles aux enjeux sociaux et politiques majeurs, sa réponse sera la suivante : " la Charte ayant une valeur constitutionnelle et prévalant sur la Constitution en cas de contrariété, entreprendre les réaménagements au niveau de la Charte reviendrait à la même situation mais aussi et surtout à créer une contrariété volontaire et expresse entre la Charte et la Constitution dès lors que la question y a été traitée."

Erwan Compaoré
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Réussite professionnelle face à la dépression, stress, chagrin d'amour : Miriam Kabré éclaire les étudiants de l'ISGE-BF sur les clés d'un succès durable

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 20/01/2026 - 22:30

Architecte du développement humain et de la performance organisationnelle, Miriam Kabré, a animé une conférence au profit des étudiants de l'Institut supérieur de génie électrique du Burkina Faso (ISGE-BF), le mardi 9 décembre 2025, à Ouagadougou. Devant un public estudiantin captivé, la spécialiste des sciences sociales, comportementales, et para-médicales a exploré un thème d'actualité intitulé « Réussite professionnelle et santé mentale : quand le succès durable et la santé mentale sont indissociables ». Sa communication s'est articulée autour de la légende personnelle, l'ikigaï, les conséquences de l'instabilité mentale, le TDAH et le TDA, la dépression, le trouble du stress postraumatique, et le chagrin d'amour. Une réflexion profonde qui invite à repenser la notion même de réussite, non plus comme une simple accumulation de compétences techniques ou de performances académiques, mais comme le résultat d'un équilibre harmonieux entre le corps, le mental et l'esprit.

Forte d'une expérience multidisciplinaire alliant psychologie, psychiatrie, naturothérapie, sciences de l'administration et sciences sociales, Miriam Kabré a rappelé que la performance professionnelle ne peut être dissociée du bien-être psychologique. Selon elle, la productivité, la créativité et la capacité d'innovation reposent sur un socle invisible mais essentiel, la stabilité intérieure. Elle a expliqué comment son approche holistique accompagne les individus et les organisations dans la construction d'un environnement où l'épanouissement personnel devient un moteur de performance durable.

La conférencière a souligné que dans un monde professionnel en constante évolution, marqué par l'exigence, la pression et l'incertitude, renforcer son équilibre mental n'est pas un luxe, mais une nécessité stratégique.

Légende personnelle et ikigaï : découvrir sa voie

Parmi les concepts clés de son intervention, la “légende personnelle'' et l'ikigaï ont suscité un vif intérêt. Miriam Kabré présente la légende personnelle comme la mission unique et profonde que chaque individu est appelé à accomplir durant son passage sur terre. Elle explique qu'il s'agit d'une force intérieure qui guide les choix, les efforts et les orientations de vie, bien au-delà des critères purement académiques. « Elle est très souvent à l'origine de grands succès », a-t-elle souligné, insistant sur la nécessité de reconnaître cette vocation intime pour avancer avec confiance. Pour la conférencière, la réussite ne se limite pas aux diplômes obtenus. Car certaines destinées, affirme-t-elle, émergent précisément à travers les épreuves que la vie impose. « Souvent la vie t'envoie des épreuves, et c'est de par ces épreuves-là que va émerger la réussite », a-t-elle confié, rappelant que les obstacles peuvent devenir des tremplins vers l'accomplissement personnel.

Abordant ensuite le concept d'ikigaï, Miriam Kabré l'a décrit comme une « raison d'être », une notion japonaise qui agit comme une boussole orientant chaque individu vers son idéal. Elle a insisté sur le caractère évolutif de ce concept, qui peut se transformer au fil des expériences et de la croissance personnelle. Pour donner une assise plus globale à sa réflexion, la spécialiste des sciences comportementales a rappelé la définition de la santé mentale selon l'OMS. « C'est un état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d'apporter une contribution à sa communauté », a-t-elle présenté. Une manière d'insister sur le fait que comprendre sa mission personnelle, identifier son ikigaï et préserver sa santé mentale sont trois piliers indissociables d'une réussite durable et harmonieuse.

Comprendre les troubles mentaux

Un autre volet essentiel de la conférence a porté sur les conséquences de l'instabilité mentale. Miriam Kabré a longuement expliqué les différences entre le TDAH et le TDA, deux troubles souvent confondus mais aux manifestations distinctes. Le TDAH, dit-elle, est un trouble héréditaire caractérisé par un déficit de l'attention accompagné d'hyperactivité. Parmi ses symptômes, l'on retrouve l'agitation, l'incapacité à rester assis, l'impression d'être « poussé par un moteur » ou encore une tendance à parler excessivement. Le TDA, quant à lui, se manifeste plutôt par une inattention marquée par la difficulté à se concentrer, les oublis répétés, les erreurs fréquentes et la procrastination. Miriam Kabré précise que ces troubles ne sont pas graves en eux-mêmes, mais leurs symptômes peuvent s'aggraver s'ils ne sont pas reconnus et correctement accompagnés.

La dépression

La conférencière a également abordé le sujet délicat de la dépression, un trouble de l'humeur qui se traduit par une tristesse persistante, un sentiment de vide et un profond désespoir. Parmi les différentes formes de dépression, elle a insisté sur la « dépression souriante », cette forme insidieuse où la personne semble aller bien extérieurement alors qu'elle souffre intensément en silence.

« Vous voyez la personne rire mais au fond d'elle, cette dernière souffre réellement », Miriam Kabré, architecte du développement humain et de la performance organisationnelle

Madame Kabré souligne la difficulté à détecter ce type de détresse psychologique. Elle a par ailleurs rappelé que nombre d'enfants hyperactifs à l'école sont souvent punis plutôt qu'accompagnés. « Dans les écoles primaires, il y a des enfants qui sont hyperactifs et n'arrivent pas à étudier. Et la solution que les adultes trouvent, c'est de les frapper. Alors que cela ne change rien », a-t-elle observé.

Attirer les bonnes opportunités et les bonnes personnes

Pour une évolution saine, Miriam Kabré insiste sur l'importance d'être fidèle à soi-même, afin d'attirer les bonnes opportunités et les bonnes personnes. Selon elle, l'erreur courante consiste à vouloir forcer un individu à suivre un chemin qui n'est pas le sien, ce qui conduit inévitablement à tourner en rond ou à s'épuiser. Elle recommande donc aux parents d'apprendre à observer leurs enfants pour repérer leurs talents naturels et les accompagner dans les domaines où ils excellent naturellement, plutôt que de les pousser vers des secteurs qui ne leur correspondent pas. Cette écoute et cette compréhension des aptitudes individuelles constituent, à son avis, un facteur essentiel d'épanouissement et de succès professionnel.

Des solutions temporaires

Dans sa quête de solutions naturelles pour accompagner la dépression, elle a évoqué la sérotonine, souvent appelée « hormone du bonheur ». Sa production, explique-t-elle, peut être stimulée par des gestes simples tels que l'écoute de musique, la méditation, la marche, une alimentation saine ou la gratitude. Elle recommande particulièrement la consommation d'aliments fermentés comme le yaourt nature, le soumbala, etc., qui favorisent la sécrétion de sérotonine, produite à 90% dans les intestins.

Elle met toutefois en garde contre certaines idées reçues, soulignant que la bière ou les soupes fermentées n'apportent pas cette hormone malgré leur fermentation. Pour éviter d'être constipé et avoir une bonne digestion, Mme Kabré recommande de consommer au quotidien, les aliments qui se laissent manger fermentés.
Elle conseille également d'éviter la consommation de soja chez les jeunes filles, car cela provoquerait, selon elle, un excès d'œstrogènes qui pourrait perturber l'équilibre mental.

« L'OMS a récemment classé les intra contraceptifs parmi les sources de cancer chez les femmes », Miriam Kabré, spécialiste en para-médicales

Le trouble du stress post-traumatique

Le trouble du stress post-traumatique (TSPT) selon la passionnée des sciences paramédicales, est un trouble mental qui se manifeste après l'exposition à un événement traumatisant ou à une période prolongée de stress intense. Ce trouble, souligne-t-elle, peut entraîner des conséquences physiques graves, telles que des ulcères ou même certains cancers, tant l'impact du stress extrême sur l'organisme peut être dévastateur. Elle énumère les principaux symptômes, que sont notamment la reviviscence des souvenirs traumatiques sous forme de flashbacks ou de cauchemars, l'évitement des situations rappelant le trauma, l'irritabilité, les sursauts fréquents, les troubles du sommeil, le sentiment de culpabilité, le détachement affectif et la perte d'intérêt pour les activités quotidiennes. À cela s'ajoutent des pensées négatives persistantes qui altèrent profondément la qualité de vie de la personne affectée.

Le chagrin d'amour

Abordant ensuite le chagrin d'amour, la spécialiste des sciences comportementales, le définit comme une profonde peine générée par une rupture sentimentale ou un amour non réciproque. Pour mieux comprendre ce phénomène émotionnel, elle explique que le cerveau a besoin de quelques piliers pour maintenir un équilibre émotionnel. Lorsque l'un de ces éléments fait défaut, le système hormonal peut se déséquilibrer, rendant l'individu plus vulnérable à la souffrance affective.

Miriam Kabré met en garde contre une erreur fréquente, celle d'abandonner sa vie personnelle une fois en couple. Elle explique qu'une personne qui néglige les quelques piliers au profit exclusif de la relation finit souvent par surproduire de l'ocytocine, l'hormone de l'attachement.. À force de concentrer toute son énergie sur le partenaire, le cerveau compense le manque en sécrétant excessivement l'ocytocine, ce qui crée une dépendance affective », a-t-elle argumenté.

C'est dans ce contexte, dit-elle, que naissent les peurs irrationnelles de perdre l'autre, car le manque ressenti lors d'une rupture devient potentiellement insupportable. Cette surproduction hormonale « pollue » alors le cerveau, explique-t-elle, menant à une passion obsessionnelle et à un profond déséquilibre émotionnel.

Au plan spirituel, Miriam Kabré affirme que les maris et femmes de nuit constituent, pour de nombreuses personnes, une source profonde de blocages et d'épreuves répétitives. Selon elle, ces entités spirituelles seraient à l'origine non seulement d'échecs, de relations amoureuses, récurrents mais également de difficultés touchant tous les aspects de la vie : finances instables, obstacles professionnels, relations sociales tendues ou encore contre-performances académiques. Elle précise que les causes de ces influences peuvent être multiples. Pour Miriam Kabré, il est donc essentiel de comprendre ces dimensions invisibles afin d'espérer retrouver l'équilibre et une dynamique de réussite.

« J'ai compris que si un étudiant souffre, celui-ci doit chercher la cause réelle de son mal pour trouver la solution adéquate », Alexis Nagalo, responsable pédagogique du cycle d'ingénieur de conception à l'ISGE

L'administration et les étudiants de l'ISGE-BF satisfaits

Le responsable de la pédagogie du cycle d'ingénieur de conception à l'ISGE, Alexis Nagalo, a salué la tenue de cette conférence, qui selon lui, a apporté un éclairage précieux sur des réalités souvent méconnues. « Cette conférence est une opportunité, car nos étudiants avaient besoin de cette sensibilisation sur la santé mentale », a-t-il souligné. Il affirme avoir compris que les difficultés rencontrées par certains apprenants dans leurs études peuvent avoir des causes multiples : une maladie, des influences spirituelles telles que les maris ou femmes de nuit, une déception amoureuse ou encore un quotient intellectuel qui ne correspond pas à la formation suivie. Pour lui, cette rencontre a été révélatrice et permettra une meilleure compréhension et un meilleur accompagnement des étudiants en situation de détresse ou de blocage.

Pour les futurs ingénieurs de l'ISGE-BF, les enseignements tirés de cette conférence revêtent une importance capitale, eux qui seront prochainement confrontés à des environnements techniques, organisationnels et humains d'une grande complexité. Comprendre les mécanismes de la santé mentale, apprendre à reconnaître ses limites, identifier les sources de stress ou de blocage et adopter des stratégies de résilience constituent désormais des compétences essentielles pour évoluer sereinement dans un monde professionnel exigeant.

« J'ai beaucoup aimé et appris de cette conférence sur la santé mentale », Djamilatou Dako, étudiante en 5e année option génie des systèmes numériques à l'ISGE-BF

Djamilatou Dako, étudiante en 5ᵉ année en génie des systèmes numériques, a exprimé sa satisfaction et celle de ses camarades, soulignant que cette conférence était très attendue. « J'ai compris qu'il y a certains traumatismes qui peuvent avoir un impact sur moi, notamment ma concentration, la procrastination. Et j'ai aussi pu obtenir des solutions pour gérer ces différents problèmes », a-t-elle confié.

Son camarade Josué Tiendrébéogo, également en 5ᵉ année dans la même filière, a abondé dans le même sens, en soulignant que les difficultés rencontrées en cours, ne traduisent pas toujours un manque de compétence. Selon lui, elles peuvent être liées à des troubles mentaux méconnus, et cette prise de conscience constitue un premier pas vers une meilleure compréhension de soi et une gestion plus efficace des défis académiques.

« Cette conférence a été bénéfique pour moi. Cela m'a permis de mieux comprendre certaines phases que je vis ou que je vivais afin de pouvoir optimiser mes résultats », Josué Tiendrébéogo, étudiant en 5e année option génie des systèmes numériques à l'ISGE-BF

Cette sensibilisation leur a ainsi offert des outils précieux pour mieux se préparer aux défis qui les attendent, tout en favorisant un équilibre personnel indispensable à une performance durable.
Derrière chaque trouble, a rappelé la conférencière, se cache une expérience humaine qui peut être comprise, accompagnée et apaisée. Elle a vivement encouragé les étudiants à se défaire des préjugés et à considérer la santé mentale comme une composante naturelle de la vie humaine.

À l'issue de la rencontre, les étudiants ont exprimé leur gratitude envers l'ISGE-BF pour avoir ouvert un espace de dialogue sur un sujet trop souvent négligé dans les milieux académiques et techniques. L'intervention de Miriam Kabré aura sans doute semé des graines, celles d'une génération de professionnels conscients que la réussite ne se résume ni aux compétences techniques, ni aux performances chiffrées, mais repose avant tout sur un être humain équilibré, confiant et aligné avec sa vocation.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Finale de la CAN Maroc 2025 : « Il y a eu une mauvaise gestion de l'environnement, mais pas de mauvaise décision de l'arbitre », estime Juste Éphrem Zio, arbitre international

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 20/01/2026 - 22:26

La 35ᵉ édition de la Coupe d'Afrique des nations a livré son verdict le dimanche 18 janvier, avec une finale remportée par le Sénégal face au Maroc. Cette rencontre, point d'orgue de la fête du football africain, restera dans les annales tant par son contenu que par le spectacle offert. Dans cet entretien accordé à Lefaso.net, Juste Éphrem Zio, arbitre international et consultant sportif, dresse le bilan de l'organisation de la CAN au Maroc et livre son analyse sur les questions arbitrales qui ont suscité de nombreuses polémiques tout au long du tournoi.

Lefaso.net : Quel bilan global dressez-vous de la 35ᵉ édition de la Coupe d'Afrique des nations ?

Juste Éphrem Zio : Le bilan peut s'apprécier à plusieurs niveaux : sportif, infrastructurel et économique. Sur le plan sportif, la compétition s'est achevée avec un certain sentiment d'amertume, notamment en raison de la finale. L'équipe sénégalaise, bien que victorieuse, a eu le sentiment d'avoir été lésée par l'arbitrage, avec l'impression que tout était mis en œuvre pour favoriser le pays organisateur. Finalement, la meilleure équipe a remporté le trophée, à savoir le Sénégal.

Dès le début de la compétition, de nombreux observateurs estimaient que cette équipe était légèrement au-dessus des autres, grâce à un effectif complet, composé de joueurs expérimentés, et à un collectif plus mature. Le pays hôte a également réalisé un très bon parcours en atteignant la finale. On peut aussi souligner la présence des grandes équipes, avec le Nigeria et l'Égypte dans le dernier carré. Le Cameroun, que l'on n'attendait pas forcément à ce niveau, a atteint les quarts de finale, tandis que l'Afrique du Sud s'est arrêtée en huitièmes.

Dans l'ensemble, les grandes nations du football africain ont répondu présent. Le tenant du titre, la Côte d'Ivoire, a atteint les quarts de finale, ce qui est relativement rare, car les détenteurs sortaient souvent dès la phase de groupes ou en huitièmes. La Côte d'Ivoire a donc relevé le défi. Par ailleurs, cette CAN a montré qu'il n'existe plus de petites équipes en Afrique. Des sélections comme la Tanzanie, le Soudan ou encore le Bénin ont atteint les huitièmes de finale, alors qu'on ne les attendait pas forcément à ce stade. Sur le plan des infrastructures, le Maroc a considérablement rehaussé les standards d'organisation d'une CAN à 24 équipes. Ce que le pays a réalisé montre que, pour les prochaines éditions, seuls quelques pays africains seront en mesure d'organiser une compétition de ce niveau. Les infrastructures étaient de niveau mondial, capables d'accueillir une Coupe du monde. Enfin, sur le plan économique, on observe une plus-value de près de 80 %. La CAF a d'ailleurs revalorisé les indemnités allouées aux équipes. À tous les niveaux, on peut donc dire que cette CAN est une réussite.

Comment évaluez-vous la qualité de l'arbitrage tout au long de la CAN ?

En tant que spécialiste, j'ai constaté que de nombreux efforts ont été faits pour placer les arbitres dans de très bonnes conditions. La polémique autour de la finale donne l'impression que l'arbitrage a été mauvais, mais d'un point de vue technique, il n'y a pas eu de problème majeur. Il y a eu une mauvaise gestion de l'environnement par l'arbitre, mais pas de mauvaise décision arbitrale.

Lorsque l'arbitre siffle lors du premier duel entre le défenseur marocain et l'attaquant sénégalais, il s'agit d'une question d'appréciation. C'est à lui d'évaluer la situation. Lorsqu'il est ensuite interpellé par la VAR, cela relève du protocole. L'arbitre n'a pas vu la VAR l'interpeller. Dès l'instant où il est allé consulter la VAR, on savait qu'il y aurait une suite. Pour nous, techniciens, le véritable problème réside davantage dans l'environnement et le contexte, que l'arbitre n'a pas réussi à maîtriser.

Globalement, les arbitres étaient bien préparés physiquement et ont respecté les directives de la commission d'arbitrage de la CAF. On peut toutefois émettre un bémol concernant l'utilisation de la VAR. Les arbitres s'y sont parfois trop reposés, se déjugeant même lorsqu'ils étaient convaincus d'avoir pris la bonne décision. Or, être interpellé par la VAR n'oblige pas systématiquement à changer sa décision. Cette dépendance à la VAR a parfois faussé son utilisation, qui a été inégale d'un match à l'autre, entraînant diverses interprétations et donnant l'impression d'un arbitrage de moindre qualité. Pourtant, je peux affirmer que les arbitres ont globalement fait un très bon travail.

Quel regard portez-vous sur le but du Sénégal annulé dans le temps additionnel ?

Si l'on analyse l'action, l'arbitre estime qu'il y a une lutte entre deux joueurs et il siffle. Dès cet instant, le jeu est arrêté. Le but inscrit ensuite devient anecdotique, puisqu'il intervient après le coup de sifflet. Celui-ci a retenti avant le coup de tête qui a envoyé le ballon au fond des filets. À partir du moment où l'arbitre siffle, la VAR ne peut plus intervenir.

Si l'arbitre avait laissé l'action se poursuivre et sifflé après le coup de tête, on aurait pu lui reprocher de ne pas avoir respecté le protocole VAR. En revanche, dans la surface sénégalaise, lorsqu'un joueur ceinture par le cou un adversaire marocain, il y a bel et bien faute, comme le montrent les images. L'arbitre ne l'a pas vue et le jeu a continué. Le problème vient alors de l'utilisation de la VAR, car c'est pratiquement le joueur marocain qui réclame son intervention, exerçant une pression sur l'arbitre. Avec la pression du public et le contexte local, le jeu s'est arrêté. Cependant, le protocole VAR a été respecté : l'arbitre n'a pas vu l'action, la VAR l'a interpellé, il est allé consulter les images et il est revenu pour accorder le penalty.

Pensez-vous qu'il y avait effectivement faute sur le joueur marocain ?

Oui, la faute sur le joueur marocain est incontestable et indiscutable. En revanche, c'est la gestion de la situation qui n'a été très bonne, créant un environnement très défavorable. Depuis l'arrivée de l'équipe sénégalaise à Rabat, il y a eu de nombreux incidents perçus comme anti-sénégalais, ce qui a nourri un climat de suspicion autour de l'arbitrage. En quart de finale, le président de la Fédération camerounaise a été sanctionné pour avoir estimé que le Maroc avait été aidé. En demi-finale, les Nigérians se sont plaints, évoquant notamment le vol des serviettes de leur gardien. Tous ces petits faits isolés ont donné l'impression d'un coup de pouce arbitral en faveur du pays hôte. C'est cet environnement que l'arbitre, pourtant expérimenté, aurait dû mieux gérer.

Jean-Jacques Ndala est un arbitre chevronné, appelé à officier lors de la prochaine Coupe du monde. Il aurait donc dû mieux maîtriser cet incident. C'est regrettable, mais cela fait désormais partie de l'histoire de cette CAN.

Quelle est votre appréciation du geste de l'entraîneur sénégalais, qui a demandé à ses joueurs de quitter le terrain ?

Je condamne totalement ce geste. Il n'est ni sportif ni fair-play. Certes, il s'est produit dans le feu de l'action, sous le coup de l'émotion, car les Sénégalais ont eu le sentiment d'avoir été volés. Mais cela reste regrettable. L'arbitre est un acteur essentiel du match. Il fait partie intégrante du jeu et des erreurs d'arbitrage, il y en aura toujours. Quel message envoie-t-on au monde si, à chaque désaccord avec une décision arbitrale, une équipe quitte le terrain ? Va-t-on assister à des matchs systématiquement interrompus pour cette raison ? Aujourd'hui, le Sénégal estime avoir été lésé. Mais demain, une erreur d'arbitrage pourrait lui être favorable. L'adversaire devrait-il alors quitter le terrain ? C'est cette réflexion qui m'amène à condamner ce geste. Heureusement, le Sénégal est revenu sur le terrain. Sinon, quelle image aurait-il donnée au monde ? Quelle image du football africain et de ses arbitres ? Les arbitres ne seraient plus respectés, et la moindre erreur serait assimilée à de la corruption. Pourtant, l'arbitre est un être humain et peut se tromper. Pourquoi ne condamne-t-on pas Brahim Diaz, qui aurait pu transformer son penalty et offrir le titre au Maroc ? Pourquoi tout le monde s'acharne-t-il uniquement sur l'arbitre ? C'est la véritable question.

Ce type de situation s'est-il déjà produit lors de grandes compétitions internationales ?

C'est la première fois que cela se produit à la CAN, et qui plus est lors d'une finale. La Coupe d'Afrique des nations a désormais une dimension mondiale. Elle n'est plus organisée uniquement pour les Africains. La majorité des joueurs évoluent en Europe, ce qui impose des standards organisationnels plus élevés. Dans certaines sélections, la quasi-totalité des joueurs vient de l'étranger. Une équipe comme le Burkina Faso comptait des joueurs évoluant tous hors du pays. C'est une réalité à laquelle il faut être très attentif.

L'entraîneur sénégalais s'expose-t-il à des sanctions disciplinaires ?

Oui, il s'expose à des sanctions qui dépendront de la commission de discipline. La CAF a déjà publié un communiqué condamnant les incidents. La commission devra statuer et des sanctions sont à prévoir, probablement financières, mais aussi éventuellement sportives. Une suspension n'est pas exclue, même si des sanctions financières semblent plus probables. Il est important de donner une bonne image du football africain. L'entraîneur sénégalais est un modèle pour de nombreuses personnes. Afin de préserver cette image, des sanctions seront inévitables. Sinon, on ouvrirait la porte à toutes les formes de protestation et de retrait du terrain.

Dans quelles circonstances un arbitre peut-il recourir à la VAR ?

Il existe quatre situations principales. La première concerne une faute passible d'un carton rouge direct, lorsque l'arbitre a sanctionné par un jaune. La VAR peut alors l'interpeller pour lui signaler que la faute commise mérite un carton rouge direct. La deuxième concerne une erreur sur l'identité du joueur sanctionné. Le numéro 4 commet une faute et l'arbitre sanctionne le numéro 10. La VAR peut l'appeler pour lui dire qu'il y a erreur sur l'identité du joueur qui a commis la faute. La troisième porte sur les situations de hors-jeu lors d'un but. Les assistants doivent laisser l'action se dérouler jusqu'à son terme avant toute intervention. Dans le jargon de l'arbitrage, on dit généralement lorsque l'action est morte. Donc lorsque l'action est morte, la VAR intervient pour lui dire : monsieur l'arbitre, voilà ce qui s'est passé ici. Il y a une situation de hors-jeu. Tel joueur est en position de hors-jeu ou tel joueur influence, par sa position de hors-jeu, la phase de jeu.

Enfin, pour un but marqué ou refusé, l'arbitre doit vérifier que l'équipe n'a pas enfreint les règles depuis le début de l'action. Tant que le jeu n'a pas été arrêté ou repris, l'arbitre peut revenir sur sa décision après consultation de la VAR. C'est ce qui s'est produit lors de la finale, lorsque l'arbitre n'avait pas vu une faute dans la surface sénégalaise et que la VAR l'a interpellé.

Pourquoi, malgré la VAR, les décisions arbitrales suscitent-elles toujours autant de controverses ?

Parce que la VAR, censée aider les arbitres, crée parfois plus de problèmes qu'elle n'en résout. La pression est mise sur les arbitres par rapport à la VAR et les arbitres ne veulent plus prendre de décisions parce qu'ils estiment qu'il y a la VAR. Des arbitres se disent donc que comme il y a la VAR, ils ne prennent plus de décisions. Ou alors qu'ils peuvent prendre une décision et attendre simplement que la VAR les interpelle pour dire qu'ils se sont trompés et qu'ils doivent revenir sur leur décision. Or, le dernier mot revient toujours à l'arbitre. Consulter la VAR n'implique pas nécessairement de changer de décision.

La VAR doit intervenir en cas d'erreur manifeste susceptible de changer le résultat du match. Dans le cas du penalty accordé au Maroc, l'arbitre n'avait pas vu la faute, d'où l'intervention de la VAR. En revanche, mettre la pression sur l'arbitre pour l'obliger à consulter la VAR est une mauvaise utilisation de cet outil. Ce que le joueur marocain a fait, mettre la pression sur l'arbitre, est une mauvaise utilisation de la VAR. Donc la VAR a créé un problème. La VAR n'a pas résolu le problème. L'arbitre aurait pu lui dire simplement : « monsieur, j'ai pris ma décision, je ne reviens pas là-dessus et je continue ». Il faut qu'il s'assume. Et si l'arbitre ne s'assume pas, naturellement, on aura toujours des polémiques parce qu'une équipe se sentira lésée en fonction des circonstances qui se présentent.

Votre mot de fin ?

Je remercie Lefaso.net pour cette opportunité et pour nous avoir permis de revenir sur cette polémique. Avec l'intelligence artificielle, beaucoup de contenus peuvent aujourd'hui donner l'illusion de la réalité. Le football est un sport de passion, mais il est essentiel de dépasser les émotions et de laisser les techniciens s'exprimer de manière objective. Aussi dure soit-elle, la loi doit s'appliquer : Dura lex, sed lex.

Entretien réalisé par Hanifa Koussoubé et Jean Élysée Nikiéma (stagiaire)
Lefaso.net

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CAN-2025 : parade survoltée des Lions, fêtés par des milliers de Sénégalais

France24 / Afrique - mar, 20/01/2026 - 22:22
Sacrés champions d'Afrique dimanche au Maroc, les joueurs de l'équipe de football sénégalaise ont achevé leur immense parade populaire de plusieurs heures à travers Dakar, durant laquelle leur triomphe a été célébré par des dizaines de milliers de supporters. Les Lions de la Teranga sont ensuite arrivés au palais présidentiel, dans le centre historique de la capitale sénégalaise.  Les joueurs ont rencontré le président Bassirou Diomaye Faye dans la soirée.
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Micro-monnaies et formation des prix : Une inflation silencieuse sur nos marchés africains

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 20/01/2026 - 22:22

Dans de nombreux pays africains, notamment au sein de la zone FCFA, l'absence quasi totale des micro-monnaies dans les échanges quotidiens constitue une distorsion monétaire aux effets économiques sous-estimés. En imposant des arrondis systématiques à la hausse dans la formation des prix, cette pratique alimente une inflation silencieuse qui pèse principalement sur les ménages à faibles revenus. Cette tribune de Théodore Nikièma, ingénieur statisticien, analyse les mécanismes de cette inflation non mesurée et interroge ses conséquences sur le pouvoir d'achat et le principe de la libre fixation des prix sur les marchés.

L'absence quasi totale des micro-monnaies (centimes, pence, 1 à 9 FCFA, etc.) dans les échanges quotidiens constitue une distorsion discrète mais structurelle du système économique de nombreux pays africains, en particulier ceux de la zone FCFA. En effet, bien que ces unités existent formellement, elles sont absentes de la pratique quotidienne des marchés.

Ainsi, les transactions débutent rarement en dessous de 10 FCFA, et très rapidement, l'échelle des prix saute à 25 FCFA, puis à 50 FCFA. Même les pièces inférieures à 50 FCFA, pourtant officiellement en circulation, sont peu utilisées, voire rejetées indirectement par les commerçants dans la fixation des prix sur les marchés. Cette discontinuité monétaire impose une logique d'arrondi systématique toujours à la hausse et la tendance actuelle tend de plus en plus vers un prix minimum de 100 FCFA pour les transactions sur les marchés.

Cet arrondi permanent agit comme une inflation mécanique, malheureusement non mesurée par les indices classiques. Lorsqu'un bien ou un service devrait théoriquement coûter 17 ou 18 FCFA, il est automatiquement proposé à 25 FCFA et ainsi de suite pour les transactions de 180 FCFA, 362,2 FCFA, etc. Multipliez cet effet par des milliers de micro-transactions quotidiennes sur les marchés, vous obtiendrez une augmentation réelle du coût de la vie, particulièrement pour les ménages à faibles revenus dont la consommation repose essentiellement sur de petites unités d'achat.

À l'inverse, dans les pays où l'usage de ces micro-monnaies est effectif, cela permet une granularité fine des prix qui favorisent la transparence et une meilleure correspondance entre valeur réelle et prix demandé. La prise en compte réelle de ces micro-monnaies dans les échanges de nos pays pourrait ainsi permettre de limiter les hausses artificielles de prix et de réduire les pertes de pouvoir d'achat liées aux arrondis.

Ainsi, le problème des micro-monnaies n'est pas à négliger car cela affecte négativement un des principes importants de l'économie, à savoir le principe de la libre fixation des prix entre les acteurs économiques sur les marchés. Tant que ces unités resteront absentes ou symboliques, nos marchés continueront de produire une inflation silencieuse, socialement régressive, et largement sous-estimée dans les débats économiques, tandis que les prix imposés aux consommateurs resteront déconnectés de la valeur réelle des biens et services échangés.

Théodore NIKIEMA, ingénieur statisticien
PhD Candidate in Data Science
+226 64966316

Catégories: Afrique

Burkina/Justice : Une session du pôle spécialisé du TGI Ouaga I prévue du 23 janvier au 10 février 2026

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 20/01/2026 - 22:20

Le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga I annonce la tenue d'une session de jugement du pôle spécialisé dans la répression des infractions économiques et financières ainsi que de la criminalité organisée. La session va se tenir du 23 janvier au 10 février 2026.

Les rôles d'audience seront affichés devant les salles d'audience à compter du 20 janvier 2026, afin de permettre aux différentes parties de prendre connaissance du calendrier. Les audiences étant publiques, le procureur du Faso invite les citoyens à y assister, dans l'optique de se familiariser avec le fonctionnement et les activités de la justice.

Selon un communiqué publié ce 20 janvier, cette session sera animée par deux chambres qui auront à examiner 28 dossiers. Parmi les affaires inscrites figure notamment le dossier ministère public contre Yake Camille Ye, Laure Zongo/Hien et autres.

Initialement programmé lors de la session précédente, ce dossier avait fait l'objet d'un jugement avant dire droit, ayant abouti à un sursis à statuer. Le tribunal avait alors renvoyé l'affaire à l'audience du 23 janvier 2026, en raison d'un recours en inconstitutionnalité introduit par les avocats de Laure Zongo/ Hien. Ce recours portait sur les articles 261-141 et 261-142 du Code de procédure pénale, relatifs à la limitation des droits d'appel de la personne mise en examen contre certaines ordonnances du juge d'instruction.

Par ailleurs, une partie du dossier avait été portée devant la chambre de l'instruction, suite à un appel formé contre l'ordonnance de clôture rendue par le juge d'instruction. Le communiqué précise qu'à ce jour, la chambre de l'instruction ainsi que le Conseil constitutionnel ont vidé leur saisine, permettant ainsi la reprise du jugement de l'affaire.

Au total, 120 prévenus comparaîtront au cours de cette session pour répondre, entre autres, de faits de détournement de deniers publics, trafic d'influence, fraude et simulation en matière de commande publique, concussion, fabrication de cachet d'autorité, abus de confiance, escroquerie, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.

Lefaso.net

Catégories: Afrique

Burkina/Scoliose : Reconnaître les signes et agir avant qu'il ne soit trop tard

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 20/01/2026 - 22:16

La scoliose, déformation silencieuse de la colonne vertébrale, peut provoquer douleurs, complications et troubles posturaux si elle n'est pas détectée tôt. Le Dr Ahmed Camille Ouédraogo, spécialiste en médecine physique et réadaptation, explique dans cet entretien, comment reconnaître les premiers signes, l'importance d'un dépistage précoce et le rôle essentiel de la kinésithérapie pour limiter l'évolution de la maladie et préserver la qualité de vie.

Lefaso.net : Qu'est-ce que la scoliose et comment la définir simplement pour le public ?

Dr Ahmed Camille Ouédraogo : La scoliose est une déviation permanente de la colonne vertébrale liée à une rotation des vertèbres. Elle survient en général dans l'enfance et l'adolescence, mais elle peut se déclarer aussi un peu plus tard.

Existe-t-il différents types de scolioses et quelles sont les formes les plus fréquentes ?

Il existe plusieurs types de scoliose. Les principaux types de scolioses se classent en fonction de leur origine et de l'âge du patient. Selon l'origine, on distingue la scoliose idiopathique, dont la cause n'a pas été identifiée, et qui représente environ 80 % des cas. Viennent ensuite, les scolioses congénitales, qui sont découvertes à la naissance, puis les scolioses d'origine neuromusculaire et les scolioses dégénératives qui sont des scolioses acquises. La scoliose peut également être classée en fonction de l'âge d'apparition, en scoliose infantile, juvénile ou bien adulte.

A partir de quel âge la scoliose peut-elle apparaître ?

La scoliose peut apparaître à tout âge. La forme la plus fréquente est la scoliose idiopathique, dont la cause est inconnue. Elle présente un pic de fréquence à l'adolescence, généralement entre 10 et 16 ans, et touche majoritairement les filles. Toutefois, selon l'origine, la scoliose peut également être présente dès la naissance ou apparaître plus tard à l'âge adulte, notamment chez les personnes âgées.

Pourquoi ça touche principalement les filles ?

La scoliose touche principalement les filles, en raison de facteurs génétiques. Ces causes génétiques seraient notamment liées à des gènes portés par le chromosome X, ce qui explique une prévalence plus élevée chez les filles, compte tenu des mécanismes génétiques de la maladie.

Quelles sont les principales causes ou facteurs favorisant la scoliose ?

Parmi les facteurs favorisant la scoliose, on retrouve d'abord la prédisposition génétique. Viennent ensuite certaines maladies neuromusculaires, notamment la paralysie cérébrale chez l'enfant ou la dystrophie musculaire. Les malformations congénitales constituent également un facteur de risque, tout comme l'ostéoporose chez les personnes âgées. Chez les adolescents, la scoliose est plus fréquemment associée à des déséquilibres posturaux prolongés, liés à de mauvaises postures adoptées au cours de la scolarité ou à des habitudes quotidiennes inadaptées.

Quels sont les signes visibles ou symptômes qui doivent alerter ?

Les signes visibles, ou plutôt les signes d'alerte de la scoliose, reposent d'abord sur la recherche d'asymétries corporelles, notamment au niveau des épaules, des omoplates et des hanches. On peut également observer une taille décalée ou une tête légèrement mal alignée. Une bosse au niveau du dos peut aussi être constatée, particulièrement lorsque la personne se penche en avant. La scoliose peut par ailleurs se manifester par une fatigue inhabituelle et des douleurs persistantes au niveau du dos. Dans certains cas, une inégalité de longueur des membres inférieurs peut orienter le diagnostic. Toutefois, dans la majorité des situations, une consultation médicale est indispensable, et une évaluation radiologique peut être nécessaire pour confirmer le diagnostic.

À quel moment faut-il consulter et comment se fait le diagnostic de la scoliose ?

Le diagnostic de la scoliose est clinique. Il repose principalement sur l'observation de l'asymétrie au niveau du corps. On utilise un test qui s'appelle le test d'Adams. Il s'agit de se pencher en avant et de mettre en évidence cette gibosité, qui est une bosse qu'on voit dans le dos. La présence de cette gibosité signe une rotation vertébrale et fait le diagnostic. On peut compléter le diagnostic clinique par un examen neurologique avec un appareil qu'on appelle le scoliomètre. Très souvent, cet examen clinique est réalisé par un professionnel et confirmé par une radiologie, où on va mesurer un angle qu'on appelle l'angle de Cobb, qui permet de confirmer qu'il s'agit bien d'une scoliose et enfin, éventuellement, de pouvoir voir quelle est la gravité de la scoliose.

Quel est le rôle spécifique du kinésithérapeute dans la prise en charge de la scoliose ?

Le kinésithérapeute joue un rôle clé, notamment dans la surveillance de l'évolution de la scoliose et dans la prise en charge thérapeutique. Les objectifs du traitement kinésithérapique sont principalement de limiter la progression de la scoliose, de réduire la douleur, d'améliorer la posture et la mobilité, de renforcer et d'assouplir la musculature, ainsi que de travailler la respiration et l'équilibre. Le kinésithérapeute peut également recourir à des techniques spécifiques, telles que l'auto-agrandissement et des exercices ciblés visant à décomprimer la colonne vertébrale.

La kinésithérapie peut-elle corriger la scoliose ou seulement freiner son évolution ?

La kinésithérapie a pour objectif principal de freiner l'évolution de la courbure. Elle vise également à soulager la douleur, à améliorer la posture et la mobilité, et à optimiser la fonction respiratoire, tout en adaptant le traitement à l'âge et au type de scoliose afin d'améliorer la qualité de vie du patient. Dans la plupart des cas, la kinésithérapie constitue un complément à d'autres prises en charge.

A quel stade de la maladie la kinésithérapie est-elle la plus efficace ?

La kinésithérapie est indiquée à tous les stades de la scoliose, mais elle est particulièrement recommandée durant la période de croissance, étant donné que la scoliose idiopathique est plus fréquente chez les adolescents. C'est pendant cette période qu'un dépistage rapide et une prise en charge précoce sont essentiels. La kinésithérapie est souvent associée au port d'un corset afin d'améliorer la tolérance et l'efficacité du traitement. Bien qu'elle soit efficace, elle vise surtout à ralentir la progression de la scoliose dans les cas modérés et n'est généralement pas suffisante lorsque la déformation est sévère. En revanche, elle contribue de manière significative à améliorer la qualité de vie du patient et peut parfois prévenir le recours à la chirurgie ou au port prolongé du corset.

Existe-t-il des stades de la scoliose où la kinésithérapie ne peut plus rien faire ?

Il y a toujours un intérêt à recourir à la kinésithérapie. Les objectifs peuvent toutefois varier selon le stade de la scoliose. Il n'existe donc pas de stade où la kinésithérapie serait totalement inutile. L'objectif n'est pas toujours de redresser la colonne, mais parfois simplement d'améliorer la qualité de vie du patient et de réduire la souffrance qu'il peut ressentir.

Comment se déroule généralement un suivi kinésithérapique pour un patient atteint de la scoliose ?

Le suivi de la scoliose se fait généralement soit en parallèle avec le port d'un corset, soit sous forme d'un suivi médical basé sur des exercices personnalisés. Ces exercices, prescrits par le kinésithérapeute, visent à atteindre différents objectifs comme la reprogrammation posturale, l'auto-agrandissement, le renforcement musculaire, et parfois le travail respiratoire, notamment pour les scolioses situées haut dans la région thoracique. Il existe de nombreuses méthodes de kinésithérapie, et c'est le professionnel qui décide des techniques les plus adaptées en fonction des besoins spécifiques du patient.

Combien de temps peut durer la prise en charge et à quelle fréquence doit se faire les séances ?

La durée de la kinésithérapie varie considérablement selon les cas. Elle peut aller de quelques semaines à plusieurs mois, voire plusieurs années, en fonction de la sévérité de la scoliose, de l'ampleur de la déformation et du stade de croissance du patient. Le suivi d'un adolescent n'est pas comparable à celui d'un adulte ou d'une personne âgée.

La durée dépend également de l'objectif du traitement. Il peut s'agir de la surveillance d'un enfant pour éviter une aggravation, d'un suivi post-chirurgical, ou de la correction de mauvaises postures chez un enfant. Tous ces éléments déterminent la durée du suivi.
Quant à la fréquence des séances, elle est généralement de 2 à 3 fois par semaine, mais peut aller jusqu'à des séances quotidiennes si l'objectif est une rééducation intensive visant à corriger des déséquilibres posturaux.

Quelles peuvent être les conséquences d'une scoliose non prise en charge sur la santé et la vie quotidienne des patients ?

En général, une scoliose non traitée risque de s'aggraver avec le temps. Elle peut provoquer des douleurs chroniques, parfois handicapantes, ainsi que des raideurs musculaires difficiles à vivre. Des déformations visibles et des déséquilibres posturaux peuvent également apparaître. Chez la personne âgée, ces déséquilibres peuvent se traduire par une camptocornie, c'est-à-dire une posture penchée en avant.

La scoliose peut également entraîner des compressions nerveuses, qui se manifestent par des douleurs ou des engourdissements au niveau des doigts si la scoliose est haute, ou dans les jambes si elle est basse.
Dans les cas très sévères, des complications cardiaques ou respiratoires peuvent survenir, affectant fortement l'autonomie et la qualité de vie. C'est pourquoi il est essentiel de prendre en charge le patient dès que le dépistage est effectué.

Vous avez tantôt parlé de scoliose haute ou basse. Est-ce à dire qu'elle peut affecter tous les membres du corps ?

La scoliose est une déformation de la colonne vertébrale, qui se compose de plusieurs segments : la colonne cervicale, la colonne dorsale (thoracique) et la colonne lombaire. Selon le niveau où se situe la scoliose, les conséquences fonctionnelles peuvent varier.
Une scoliose thoracique peut affecter les organes intrathoraciques, notamment les poumons et le cœur, tandis qu'une scoliose lombaire peut avoir des répercussions sur les organes abdominaux, notamment la digestion. Ainsi, le niveau de la scoliose détermine le type et l'importance des complications qui peuvent en découler.

Peut-on prévenir la scoliose ou à défaut favoriser une détection précoce ?

La prévention de la scoliose repose d'abord sur un dépistage régulier. En général, il est recommandé de dépister la scoliose à partir de l'âge de 10 ans chez les filles et 13 ans chez les garçons. Toutefois, le dépistage peut également intervenir plus tard pour prévenir les complications une fois la scoliose identifiée. La prévention ne se limite pas au renforcement musculaire via des activités physiques, mais inclut le choix de sports adaptés, tels que la natation, le yoga ou la gymnastique. Une alimentation équilibrée, riche en calcium et en vitamine D, contribue également à une colonne vertébrale saine.

Quel message avez-vous à adresser aux parents, enseignants et jeunes pour une détection précoce ?

Pour les parents, il est important de rester vigilants face à un enfant qui se plaint de douleurs fréquentes au dos. Observer sa posture et détecter rapidement toute asymétrie ou inégalité est essentiel. En cas de doute, il faut consulter un spécialiste pour un diagnostic clinique, éventuellement confirmé par une radiologie. Quand aux enseignants, il faut écouter les élèves qui se plaignent de douleurs dorsales et les encourager à adopter des postures correctes essentielles pour la prévention. Aux adolescents et jeunes, éviter les mauvaises postures prolongées est crucial. Certaines scolioses peuvent être peu douloureuses tout en étant déformantes, donc la douleur n'est pas le seul signe d'alerte. Observer son corps dans un miroir pour détecter une asymétrie ou une inclinaison d'un côté ou de l'autre peut aider à consulter rapidement et vérifier qu'il ne s'agit pas d'une scoliose.

Constatez-vous une prise en charge et de conscience suffisante de la scoliose au Burkina Faso ?

Il existe une prise en charge de la scoliose, mais elle reste souvent insuffisante. Bien que de plus en plus de parents consultent, le problème principal est que la maladie est souvent détectée tard, à des stades où la déformation est déjà avancée ou lorsque des complications sont apparues. L'âge de dépistage est donc un facteur crucial pour garantir une prise en charge efficace et prévenir les complications. De manière générale, on peut dire que la prise de conscience reste encore insuffisante, tant chez les parents que dans le milieu scolaire ou le grand public.

Quelles sont les principales difficultés liées à la prise en charge de la scoliose dans nos structures de santé ?

Parmi les difficultés rencontrées dans la prise en charge de la scoliose, on peut d'abord citer la méconnaissance des parents concernant les implications fonctionnelles à long terme d'une scoliose mal suivie, ainsi que le retard dans le diagnostic et la prise en charge.

On note également l'insuffisance des centres de santé disposant de personnel qualifié pour le diagnostic et le référencement des patients vers les spécialistes de la rééducation. Les moyens de diagnostic et de traitement restent limités dans de nombreux centres de rééducation. Enfin, il existe un déficit de collaboration interdisciplinaire entre les différents acteurs impliqués dans la prise en charge, notamment les médecins, les kinésithérapeutes, les orthoprothésistes et les spécialistes des activités physiques adaptées pour les adolescents.

Que faudrait-il améliorer pour renforcer la prévention et la prise en charge de la scoliose dans notre pays ?

Pour renforcer la prévention de la scoliose, il est nécessaire de mettre en œuvre des stratégies efficaces de dépistage précoce, aussi bien dans les centres de santé que dans les établissements scolaires. Il est également essentiel de former les acteurs de santé au diagnostic et à la prise en charge de la scoliose, et de consulter les spécialistes dès que nécessaire afin de trouver la meilleure solution pour chaque patient.

Est-ce que vous avez un dernier mot ?

N'attendez pas que la scoliose ou qu'une asymétrie deviennent douloureuses pour consulter. Une scoliose, même non douloureuse, justifie une prise en charge rééducative.

Anita Mireille Zongo
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Disparition de Boum Boum : Le monde sportif rend hommage à une légende de la boxe burkinabè

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 20/01/2026 - 22:10

Il était l'une des plus grandes figures de la boxe burkinabè. Dramane Nabaloum, plus connu sous le nom de Boum Boum, a définitivement rangé ses gants le vendredi 15 janvier 2026. Une date qui restera gravée dans la mémoire des amoureux de la boxe africaine en général, et burkinabè en particulier, tant son parcours a été jalonné de succès retentissants. Au cours de sa carrière, Dramane Nabaloum a été triple champion d'Afrique et triple champion du monde version WBC. Quelques jours après la disparition de cet illustre représentant du noble art, des acteurs du monde sportif reviennent sur son parcours et évoquent certains faits marquants de sa carrière.

Abdoul Diallo, journaliste sportif à la retraite :

« Boum Boum a fait connaître le Burkina dans le monde entier »
« Boum Boum, je l'ai connu en 1991-1992 à la Maison des jeunes où il s'entraînait. C'est là que nous l'avons vu pour la première fois. Nous avons échangé parce qu'il me connaissait déjà comme présentateur du journal. J'ai eu la chance de le présenter au ministre d'alors, Théodore Hien, et nous avons essayé de voir ce que nous pouvions faire.

La Fédération, qui vivotait, a été prise en charge immédiatement par Patrice Tassembédo, qui l'a dynamisée. C'est dans cette dynamique qu'il a essayé de pousser Boum Boum, déjà néo-pro, vers le professionnalisme. C'est chose faite. En 1993, on le présentait au championnat d'Afrique des poids plumes. Il n'a pas hésité. Il a remporté son combat contre Joe Orewa, un Nigérian qui faisait partie des cracks ayant conservé ce titre pendant très longtemps. Boum Boum l'a battu à la cinquième reprise.

La boxe burkinabè a ainsi décollé. Il a livré plusieurs combats de défense de titre et aucun de ses adversaires n'a tenu plus de cinq reprises, aucun, sur près de quatre défenses de titre. En 1996, comme Boum Boum était déjà lancé, la Fédération burkinabè de boxe a estimé qu'on pouvait le présenter au championnat du monde.
Après une préparation sérieuse, avec un dernier combat pour la défense de son titre face à Sandé Okoli du Nigeria, un sergent-chef de l'armée nigériane, qu'il a frappé à la huitième reprise ici à Ouagadougou, Boum Boum a confirmé sa stature. Lorsque le boxeur s'est relevé, le visage tuméfié, déformé, à mon micro, il a dit, je cite :

“Ce boxeur est un très grand boxeur, je le respecte. Il m'a battu, il est plus jeune que moi, mais j'ai cru que ma résistance allait avoir raison de lui. Non, au contraire, il m'a vidé et il m'a terminé. Je le félicite, puisse Dieu l'accompagner.”
Boum Boum venait ainsi de confirmer tout le bien qu'on disait de lui. Depuis ce temps, il était connu à travers l'Afrique. Le jour où j'ai appris son décès, à 23 heures, j'ai passé une nuit blanche. Nous étions très proches. Je retiens de lui un grand boxeur. Boum Boum a fait connaître le Burkina dans le monde entier. Que Dieu l'accueille dans son paradis et que l'héritage qu'il a laissé profite à la jeune génération.

Abdoul Diallo

Gabriel Barrois, journaliste sportif à la retraite :

« Je retiens de Dramane Nabaloum l'image d'un boxeur prolifique des années 90 »

« Je retiens de Dramane Nabaloum l'image d'un boxeur prolifique des années 90, qui s'est illustré sur le ring grâce à sa puissance de bras, ce qui lui a valu son surnom de Boum Boum. Sa manière d'achever ses combats avant la limite ou de les mener à terme en a fait un triple champion d'Afrique.
Mais au cours de sa carrière professionnelle, c'est surtout son tempérament de tueur du ring qui lui a permis d'être sacré trois fois champion du monde version WBC. Cela montre qu'il ne se contentait pas seulement de ses poings pour remporter un combat. Il y mettait également de l'intelligence. À ce titre, on aurait pu parler de la science Boum Boum.

Il avait une bonne utilisation de ses poings et une excellente exploitation du ring. Sa capacité à jauger l'adversaire lui permettait de passer à l'action après un ou deux rounds d'observation. Boum Boum avait tout compris de la boxe. Il savait qu'il ne suffisait pas de se jeter sur un adversaire et de frapper sans relâche pour gagner.

Il avait assimilé l'enseignement d'un grand technicien comme Jean-Pierre Mayé, pour qui le coup de poing doit à la fois atteindre la cible et porter pour être consigné par les juges. Le Burkina Faso a connu de très grands boxeurs amateurs, comme Kélétigui Ouattara, Moussa Ouattara, Abdou Balima, Yassia ou encore Kinda Arouna. Mais celui qui a le mieux incarné la discipline au pays des hommes intègres est, de mon point de vue, Dramane Nabaloum. C'est ce qui lui a apporté une plus grande visibilité.

Il a inspiré de nombreux jeunes par sa tenue sur le ring. Pour avoir suivi toute sa carrière, c'est avec une immense tristesse que j'ai appris la nouvelle de sa disparition. Avant sa mort, je le voyais se consumer à petit feu, et cela me chagrinait profondément. Un grand champion s'en est allé, emportant avec lui toute une légende. Boum Boum, repose en paix. »

Gabriel Barrois

Mathias Napaongo, alias Le Fighter, boxeur burkinabè :

« Dramane Nabaloum dit Boum Boum était combatif corps et âme pour son pays »
« Ce que je retiens de Dramane Nabaloum dit Boum Boum, c'est qu'il était combatif corps et âme pour son pays. Je me rappelle très bien qu'il disait qu'il faut d'abord aimer son pays. C'est vrai qu'on ne peut pas vivre sans argent, mais quand on persévère avec l'amour de la nation, on réussit.
C'est Nabaloum qui a poussé la boxe, et même le sport burkinabè, vers le haut. Il y a eu des champions, c'est vrai, mais c'est lui qui a montré au monde entier que le Burkina Faso est un pays de courageux, de combattants. Quand j'ai appris la nouvelle, j'étais assis devant ma télévision. Je me rappelle qu'il avait l'habitude de m'appeler cousin. »

Mathias Napaongo

Jean Elysée Nikièma (stagiaire)
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Comédie musicale : « Il s'agit d'un art complet qui exige des compétences multiples », décrit le dramaturge Paul Pingdewindé Zoungrana

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 20/01/2026 - 22:08

Avec la comédie musicale « Une veillée au Sahel », Paul Pingdewindé Zoungrana, dramaturge, comédien, metteur en scène et conteur, rassemble des artistes du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Il y raconte l'histoire et les valeurs du Sahel. Paul Pingdewindé Zoungrana se confie à Lefaso.net dans cet entretien.

Lefaso.net : Qu'est-ce qu'une comédie musicale ?

Paul Pingdewindé Zoungrana : Une comédie musicale est un spectacle musical, voire une pièce de théâtre, dont l'expression repose essentiellement sur la musicalité. Lorsque l'on parle de musicalité, il ne s'agit pas uniquement de la musique au sens strict, telle qu'on l'entend habituellement. Elle englobe également une dimension plus abstraite et profonde. Certes, la musique peut inclure le chant, mais elle ne s'y limite pas. La musicalité peut aussi se manifester dans la parole, dans le rythme, dans les intonations et dans la manière de dire les mots. Cette richesse expressive confère à la comédie musicale toute sa beauté. Il s'agit ainsi d'un spectacle qui cherche à raconter des vies et des histoires à travers les corps, les voix, les sonorités et les instruments, en utilisant le langage théâtral.

Selon vous, pourquoi n'est-elle pas aussi vulgarisée au Burkina Faso que d'autres formes d'art ?

Il est vrai que la comédie musicale reste peu vulgarisée. Cela s'explique sans doute par la complexité de sa mise en œuvre. En effet, il s'agit d'un art complet qui exige des compétences multiples. Les interprètes doivent à la fois savoir chanter, jouer la comédie et danser. Cela suppose des acteurs capables de maîtriser le chant, des chanteurs formés au jeu théâtral, ainsi que des danseurs dotés d'un sens aigu de la narration. Une comédie musicale requiert donc une équipe solide, expérimentée et polyvalente.

Par ailleurs, ce type de spectacle implique souvent des productions d'envergure, mobilisant des moyens humains, techniques et financiers importants. Cette exigence explique pourquoi les comédies musicales restent rares et ne se développent pas facilement. Toutefois, il ne s'agit pas d'une démarche inédite. Des expériences ont déjà existé dans notre pays, même si elles demeurent peu nombreuses. Nous sommes convaincus qu'à travers la musique et l'oralité, il est possible de faire davantage rêver. Et grâce à la magie du théâtre, il est également possible de toucher et d'émerveiller plus profondément les populations.

Pour Paul Pingdewindé Zoungrana, la comédie musicale est un art complet, d'où sa complexité

Quelles ont été vos sources d'inspiration pour créer la comédie musicale « Une veillée au Sahel » et comment le projet reflète-t-il la culture et l'histoire du Sahel ?

Le projet est né en 2024 et cela fait aujourd'hui un an que nous travaillons à sa conception. La compagnie Arts en intersection m'a sollicité pour créer un spectacle dans le cadre du projet « Liptako-Gourma ». Ce qui m'a amené à m'interroger sur ce que nous pouvions raconter aujourd'hui, dans un contexte marqué par la crise que traverse notre pays. Je me suis demandé comment l'art pouvait contribuer à consolider la paix, renforcer le vivre-ensemble entre nos différents peuples et raviver nos valeurs endogènes, sans pour autant adopter un discours moralisateur. Cette réflexion m'a conduit à entreprendre un important travail de recherche.

J'ai d'abord mené des recherches documentaires et personnelles, visionné des films, puis engagé des échanges et des dialogues avec des personnes ressources. J'ai notamment travaillé avec un historien burkinabè qui m'a orienté vers des bibliographies et des pistes de réflexion essentielles. Cela m'a amené à revisiter l'histoire, en particulier celle du Liptako-Gourma (NB : il s'agit d'une région historique transfrontalière située entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger). Cette région est marquée depuis près de cinq siècles par des tentatives de regroupement autour de nos trois frontières.

De nombreux projets et expériences antérieures constituent ainsi une base solide sur laquelle nous avons pu nous appuyer pour nourrir notre réflexion contemporaine. Parallèlement, j'ai échangé avec des économistes, des enseignants-chercheurs, ainsi que d'autres artistes, afin d'élargir les sources et les regards. Un travail approfondi a également été mené avec le compositeur musical professionnel Marcel Balboné, qui assure la création musicale du spectacle. Ensemble, nous avons recherché ce qui unit nos trois pays sur le plan musical : les instruments communs, les formes d'oralité partagées et les éléments culturels qui nous rassemblent. Cette recherche nous a conduits, entre autres, aux Kundé et à diverses percussions traditionnelles.

À partir de là, j'ai engagé un processus de casting dans les trois pays concernés. Il me semblait essentiel qu'un seul pays ne parle pas au nom des autres, mais que chacun soit représenté et puisse se raconter à travers ses réalités, son histoire et ses valeurs immatérielles. Cette diversité a constitué une autre source majeure d'inspiration pour la construction du spectacle. En complément des sources traditionnelles, nous avons également commandé des textes à des auteurs contemporains afin de questionner les problématiques actuelles du Sahel. Quatre auteurs ont ainsi été sollicités : Jeanne Diama du Mali, Édouard Lompo du Niger, Tony Ouédraogo du Burkina Faso, ainsi que moi-même, pour assurer la cohérence dramaturgique de l'ensemble.

Le projet s'est ainsi nourri à la fois de la tradition et de la modernité. Dans la distribution des rôles, j'ai veillé à réunir des artistes capables de porter la tradition, notamment à travers le chant et les instruments, mais aussi des danseurs maîtrisant à la fois les danses traditionnelles, la danse contemporaine et le hip-hop. Cette fusion des formes d'expression reflète notre identité plurielle et notre époque. Au fond, la question centrale de notre démarche était la suivante : comment interroger notre culture afin qu'elle devienne un outil de construction nationale ? C'est autour de cette interrogation que s'est articulé tout notre travail de recherche. Une fois la matière réunie, il a fallu mobiliser les moyens nécessaires pour rassembler les artistes au Burkina Faso pendant deux mois et donner vie à ce spectacle.

Une autre image du spectacle

Quels sont les principaux objectifs de la comédie musicale ? S'agit-il de sensibiliser, de divertir, ou de valoriser le patrimoine culturel de la région ?

Nous poursuivons de nombreux objectifs, d'autant plus que produire un spectacle aujourd'hui est particulièrement difficile. Le soutien à la création artistique est de plus en plus limité dans nos pays, qui traversent une situation de guerre. Face à ce contexte, il nous revient, en tant qu'artistes, de contribuer à notre manière à cet effort collectif. Notre principale contribution réside dans la sensibilisation des populations. Il s'agit d'éveiller les consciences, de renforcer le sentiment patriotique et de raviver les valeurs communes, sans adopter un ton moralisateur.

À travers l'art, nous cherchons à susciter le questionnement, car c'est aussi par l'éclairage et la réflexion que l'on peut lutter contre le radicalisme et l'enrôlement des jeunes dans le terrorisme. Informer, interpeller et éveiller les esprits constituent ainsi notre premier objectif : permettre aux populations de participer activement au combat pour la nation. Le deuxième objectif consiste à interroger la manière dont l'art et la culture peuvent contribuer à faire nation.

La culture est un levier essentiel de l'éducation, notamment pour les jeunes générations. À travers ce spectacle, qui revisite l'histoire, nous transmettons des savoirs, nous créons un intérêt commun autour de la quête de la paix et nous invitons à dépasser les clivages ethniques pour construire une nation. Au-delà même des frontières nationales, il s'agit d'encourager une conscience sahélienne partagée. Un autre objectif fondamental est la valorisation de nos langues. Le projet réunit au moins une dizaine de langues, parmi lesquelles le dogon, le bambara, le zarma, le fulfuldé, le mooré, le gourounsi ou encore le bissa.

Le Liptako-Gourma est une région d'une grande richesse linguistique, culturelle et musicale, mais aussi riche en patrimoine immatériel. Cette diversité, nous avons voulu la mettre en lumière. Toutefois, notre démarche ne vise pas le folklore ni l'exotisme. Il ne s'agit pas de présenter des danses traditionnelles pour leur simple dimension spectaculaire, mais de montrer ce qui nous fonde et nous rassemble, avec authenticité, respect et dignité. Enfin, un objectif plus discret, mais qui me tient particulièrement à cœur, est de démontrer que nous pouvons travailler ensemble.

La question du Sahel ne doit pas rester uniquement politique ; elle doit également être sociale, culturelle et artistique. Les artistes de cet espace doivent pouvoir collaborer, circuler et bénéficier de cadres favorables à la création commune. C'est dans cet esprit que j'ai tenu à associer des artistes du Mali et du Niger à ce projet. L'enjeu, à terme, est que le spectacle puisse circuler dans les trois pays. Pour l'instant, les moyens financiers font défaut, mais cet objectif demeure fondamental : permettre à cette œuvre de vivre au-delà des frontières et de créer un véritable échange entre nos peuples.

Une autre image du spectacle

Combien d'artistes sont impliqués dans cette production et quelles disciplines sont représentées ?

Sur scène, le spectacle réunit quinze artistes. Cependant, le projet mobilise près de trente-huit personnes. Dans notre métier, on distingue l'équipe artistique et l'équipe technique. Les quinze personnes visibles sur scène sont celles qui jouent, dansent et chantent. Mais derrière cette performance se trouve un important travail mené par les équipes en charge de la lumière, du son, de la création des costumes, de la création musicale, ainsi que de nombreux autres aspects techniques. À cela s'ajoute une équipe d'organisation conséquente, indispensable à la bonne conduite du projet.

À quel public s'adresse cette comédie musicale ?

Le spectacle s'adresse en particulier aux scolaires et aux étudiants, mais plus largement à l'ensemble de la population. Le choix du Théâtre populaire Désiré Bonogo répond à cette volonté d'ouverture : il s'agit d'un espace capable d'accueillir entre 2 000 et 3 000 spectateurs. Notre ambition est claire : avoir un impact réel. Nous ne souhaitons pas proposer un spectacle confidentiel destiné à un public restreint. Il s'agit de toucher largement les populations de Ouagadougou, de Bamako, de Niamey ainsi que les communautés étrangères vivant au Burkina Faso, avec lesquelles nous partageons un même espace de vie. L'objectif est de rassembler ces différents publics afin de construire le vivre-ensemble.

Toutefois, il nous semble essentiel de ne pas mener un projet d'une telle envergure sans accorder une attention particulière aux jeunes publics, qui représentent l'avenir. C'est dans cette optique qu'un volet pédagogique a été intégré au projet. Nous avons ainsi approché les établissements scolaires et prévu des représentations spécifiques le mercredi à 18 h 30, destinées aux élèves. À l'issue de chaque séance scolaire, des temps d'échanges sont organisés afin de permettre aux élèves de poser des questions et de dialoguer avec l'équipe artistique. Lors de la dernière représentation, le Prytanée militaire du Kadiogo était présent. Nous espérons accueillir d'autres établissements lors des prochaines séances.

Paul Pingdewindé Zoungrana a invité les partenaires potentiels à s'associer à ce projet afin de permettre aux artistes de se produire dans plusieurs localités des trois pays (Burkina Faso, Mali et Niger)

Quels impacts espérez-vous générer pour les communautés et envisagez-vous de renouveler l'événement dans d'autres régions ou villes du Burkina Faso ?

L'impact recherché est multiple. Le premier consiste à renforcer, à travers ce spectacle, le sentiment de cohésion entre les différentes communautés. Cet objectif est essentiel. Il s'agit d'éclairer les publics, de leur permettre de mieux comprendre les enjeux actuels et de réduire les risques d'enrôlement, contribuant ainsi à la lutte contre le radicalisme violent et à la promotion de la paix. Cet impact sociétal s'inscrit naturellement dans la durée. À cela s'ajoute un impact artistique et professionnel. Le projet permet l'emploi de plus de trente personnes, favorise la mobilité des artistes et redonne de l'espoir dans un contexte difficile. Il participe également à la professionnalisation du secteur culturel et à la création d'un contenu original et pérenne.

Pour celles et ceux qui souhaitent assister au spectacle, veuillez contacter les numéros figurant sur l'affiche (à gauche, en bas)

Le spectacle fera par ailleurs l'objet d'une captation audiovisuelle. Un film en sera tiré et diffusé sur les chaînes de télévision, ce qui permettra de toucher un public beaucoup plus large, potentiellement des millions de personnes, et d'amplifier ainsi son impact en faveur de la paix. Enfin, nous nourrissons l'ambition de faire circuler ce spectacle au Mali, au Niger et, à terme, dans d'autres pays du Sahel. La réalisation de cet objectif dépend de l'obtention de moyens financiers et logistiques supplémentaires.

Propos recueillis par Samirah Bationo
Lefaso.net

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Carnet de voyage : Mon confrère guinéen et ses huit tickets invalides du métro

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 20/01/2026 - 22:05

Après quatre mois de séjour en République populaire de Chine dans le cadre du programme du Centre international de presse et de diplomatie de Chine (CIPCC), notre journaliste Serge Ika Ki a fait un carnet de voyage dans lequel il raconte son vécu. Le premier numéro de ce carnet de voyage concerne la mésaventure d'un confrère guinéen dans une station de métro.

Alors qu'il croyait bien faire en achetant huit tickets du métro pour une utilisation durant huit jours, le « malheureux » a été déçu dans la matinée du mardi 16 septembre 2025. Ce jour-là, alors que nous nous rendions au stage à CGTN par le métro, il fut le seul parmi la dizaine de journalistes devant qui la barrière du métro s'est refermée alors qu'il avait bien scanné son ticket pour passer.

Etonné, il retourne vers le guichet pour comprendre pourquoi la barrière d'entrée ne se levait pas alors qu'il avait scanné son ticket. Sur-le-champ, le guichetier vient à son secours pour vérifier. Hélas !!! Le ticket est invalide. Il avait acheté la veille huit tickets afin de couvrir toute la semaine. Ce que mon confrère guinéen ignorait, c'est que le ticket du métro, à la différence de la carte du métro en Chine qu'on peut recharger, a une validité d'une journée. Sous le regard moqueur de ses confrères, il alla acheter un autre ticket. Ainsi s'ouvrit l'indéboulonnable barrière qui lui avait barré le passage.

Depuis ce jour, il n'a plus pris le risque de payer des tickets en réserve. Comme certains, il a pris une carte d'abonnement pour ne pas subir la mésaventure de la dernière fois.

S.I.K
Lefaso.net

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Forum économique mondial de Davos 2026 : Faire rayonner « l'esprit de dialogue » dans un monde incertain

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 20/01/2026 - 22:03

La 56e édition du Forum économique de Davos se tient du 19 au 23 janvier 2026 en Suisse. Plus de 3 000 participants venus de 130 pays et issus des milieux gouvernementaux, économiques, civils, scientifiques et culturels, vont échanger sur divers sujets. Pour Karim Badolo, journaliste à CGTN Français, les participants devront se pencher sur les solutions idoines qui favorisent l'ouverture et la coopération pour la marche harmonieuse du monde.

La 56e édition du Forum économique de Davos se tient du 19 au 23 janvier 2026 en Suisse. Organisé autour du thème « l'esprit de dialogue », le présent rendez-vous se tient dans un contexte où le monde affronte des incertitudes sur fond de mépris magistral du droit international. Face aux actions arbitraires de ceux qui cherchent à imposer une vision unilatérale de la gouvernance mondiale avec la primauté des intérêts des plus forts, Davos propose l'alternative d'une concertation multidimensionnelle en réponse aux défis prégnants de l'humanité.

Comment coopérer dans un monde de plus en plus concurrentiel ? Comment libérer de nouveaux moteurs de croissance ? Comment mieux investir dans les ressources humaines ? Comment développer l'innovation de manière responsable ? Comment préserver les limites de la planète tout en atteignant la prospérité ? C'est à ces cinq préoccupations que les 3 000 participants venus de 130 pays et issus des milieux gouvernementaux, économiques, civils, scientifiques et culturels devront répondre.

Ensemble, ils devront se pencher sur les solutions idoines qui favorisent l'ouverture et la coopération pour la marche harmonieuse du monde.
Le choix du thème de la 56e édition du Forum économique mondial de Davos se justifie au regard des menaces qui pèsent non seulement sur la paix et la stabilité mondiales, mais aussi sur les échanges économiques et commerciaux. L'avenir du monde est intrinsèquement lié à une dynamique de coopération et d'ouverture. Sa configuration actuelle est telle que vouloir marcher à contre-courant des principes d'inclusion et d'égalité est contre-productif à tout point de vue. C'est pourquoi Davos fait le pari qu'en dépit des vents contraires et des agitations égoïstes, l'esprit du dialogue doit prévaloir sur l'échiquier international. Les postures hégémoniques, belliqueuses et les réflexes de domination sont révolus et inadaptés à l'ère du village planétaire où toutes les voix comptent.

Le devenir des nations, grandes et petites, puissantes et faibles, se jouera dans une perspective collective et inclusive. Imposer une vue unique et unilatérale ne profitera à aucune partie. Des préoccupations mondiales comme le changement climatique – n'en déplaise aux sceptoclimatiques – montrent que l'humanité affronte relativement une communauté de destin. D'où la nécessité de penser en commun et d'agir ensemble pour préserver les intérêts respectifs de chaque partie. Le présent rendez-vous de Davos apporte la preuve que l'avenir de la planète est possible dans le respect du droit et dans un dialogue multipartite. Contre le paternalisme et la condescendance arrogante, il faut opposer le droit et l'esprit du dialogue. C'est tout le symbole de Davos 2026.

Toutefois, Davos mise sur l'avenir en pariant sur les opportunités offertes par les technologies comme l'intelligence artificielle (IA). De ce qui ressort des estimations du Forum de Davos, l'IA est en train de transformer le mode de fonctionnement, la concurrence et la création de valeur des industries, et devrait ajouter plus de 15 mille milliards de dollars au PIB mondial d'ici à 2030. Toujours selon les mêmes données, près de 90 % des entreprises de tous les secteurs s'attendent à ce que l'IA et d'autres technologies transforment leurs activités à court terme, notamment grâce à des gains de productivité. D'où l'impératif de promouvoir une gouvernance responsable de cette technologie.

Dans la perspective de mise en œuvre de son 15ᵉ Plan quinquennal de développement national, la Chine a considéré bon nombre de priorités sur lesquelles le Forum de Davos a axé sa réflexion.
Le 15ᵉ Plan quinquennal appelle par ailleurs au maintien de l'ouverture, de la coopération et du gagnant-gagnant, à la défense d'un système commercial multilatéral. Il est question de tirer profit du circuit économique international, de stimuler la réforme et le développement par l'ouverture, de partager les opportunités de développement et de réaliser un développement commun avec le reste du monde.

Dans le document relatif aux propositions du 15e Plan quinquennal, il est clairement mentionné la nécessité d'accélérer l'innovation dans le domaine des technologies numériques comme l'intelligence artificielle, de réaliser des percées dans les théories fondamentales et les technologies de base, et de renforcer l'offre efficace en matière de calcul, d'algorithme et de données.

Pour cette nouvelle ère de développement, la Chine prend le pari d'un monde multipolaire égal et ordonné et d'une mondialisation économique inclusive et bénéfique à tous. De ce fait, le 15ᵉ Plan quinquennal s'inscrit dans la dynamique d'élargir le réseau mondial de partenariat et de promouvoir l'établissement d'un nouveau type de relations internationales. « Il est nécessaire d'approfondir l'intégration du développement chinois avec le voisinage, de renforcer la sécurité commune et de consolider la confiance stratégique mutuelle pour construire une communauté de destin entre la Chine et ses voisins », précise le document. En clair, les discussions du 56e forum économique mondial de Davos résonnent en écho dans le 15e Plan quinquennal de développement. Gageons que les conclusions de Davos 2026 soient porteuses de bonnes résolutions pour un avenir apaisé du monde.

Karim Badolo
CGTN Français

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Etats Unis : Donald Trump menace d'augmenter les taxes douanières des vins et champagnes français

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 20/01/2026 - 22:03

Le président américain Donald Trump a critiqué ces dernières heures le président français Emmanuel Macron pour avoir rejeté son invitation à adhérer à son initiative de paix dénommée « le Conseil de la paix ». Face au refus d'Emmanuel Macron, il menace d'imposer un tarif douanier de 200% sur les champagnes et vins français, en représailles.

Donald Trump a également publié un message de son homologue français dans lequel Emmanuel Macron l'invitait à dîner à Paris jeudi et à rencontrer des représentants de l'Ukraine, de la Syrie, du Danemark et de la Russie dans le cadre d'une réunion du G7.

Donald Trump veut créer le « Conseil de la paix » pour régler les conflits dans le monde et reconstruire la bande de Gaza. Le président américain envoie une invitation aux pays qu'il souhaite voir adhérer à son « Conseil de paix ». Pour adhérer à son initiative, il faut débourser la somme d'un milliard de dollars cash. Le Maroc a accepté le lundi 18 janvier de se joindre à l'initiative du premier responsable de la maison blanche.

Lefaso.net

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Pourquoi le roi du Maroc a accepté de rejoindre le « conseil de la paix » de Donald Trump

LeMonde / Afrique - mar, 20/01/2026 - 22:01
La diplomatie marocaine a annoncé, lundi 19 janvier, que le roi Mohammed VI allait ratifier la charte de l’organisation censée accompagner le plan de paix pour Gaza. Le royaume chérifien est également pressenti pour contribuer à la force de stabilisation dans l’enclave palestinienne.
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Burkina : Le projet de renforcement de la sécurité alimentaire des communautés vulnérables des Koulsé à l'heure du bilan

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 20/01/2026 - 22:01

Kaya abrite ce mardi 20 janvier 2026, l'atelier bilan et de capitalisation du projet « Renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des communautés les plus vulnérables au sein des populations déplacées et hôtes de la région des Koulsé ». Le projet mis en œuvre par l'ONG Care, a couvert les communes de Kaya et de Boussouma. Débuté en décembre 2024, il s'achève le 31 janvier 2036. D'où l'importance de passer en revue les acquis engrangés, de tirer les leçons apprises, de relever les défis rencontrés et de formuler des recommandations en vue d'améliorer les prochaines interventions de Care dans la région.

Le projet « Renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des communautés les plus vulnérables au sein des populations déplacées et hôtes de la région des Koulsé » a pour objectif de renforcer la résilience des communautés, dont la vulnérabilité est exacerbée par la crise sécuritaire et humanitaire que traverse le Burkina Faso. Ce sont au total 10 villages des communes de Kaya et de Boussouma, qui ont bénéficié des interventions du projet, qui se sont étalées sur 14 mois.

Ces interventions ont été structurées autour de 4 axes principaux que sont l'assistance alimentaire adaptée, la mise à disposition d'intrants agricoles pour soutenir les moyens d'existence, le renforcement des connaissances et pratiques nutritionnelles essentielles ainsi que la prévention et la prise en charge de la malnutrition au niveau des formations sanitaires, en collaboration étroite avec les districts sanitaires concernés.
Le présent atelier, qui réunit les acteurs de mise en œuvre, les partenaires, les bénéficiaires ainsi que les autorités régionales, a permis d'apprécier les résultats atteints, d'analyser les défis rencontrés, de capitaliser les leçons apprises et bonnes pratiques, et de formuler des recommandations.

photo de famille

Des résultats jugés satisfaisants par les acteurs de mise en œuvre

À l'heure du bilan, c'est un satisfecit général qui se dégage au niveau des acteurs de mise en œuvre du projet. Selon le coordonnateur de zone de Care Burkina Faso, Jean-Marie Zongo, les objectifs escomptés ont été atteints et tous les indicateurs attestent des bonnes performances enregistrées.
Au-delà des indicateurs, ce sont des populations qui ont été relevées et sorties de la précarité et qui ont vu leurs conditions de vie s'améliorer. Ce sont environ 7 000 personnes qui ont été touchées par les activités déployées sur le terrain dans les 10 villages d'intervention.

Jean-Marie Zongo, coordonnateur de zone de Care Burkina Faso, dresse un bilan satisfaisant de la mise en œuvre du projet

En ce qui concerne le renforcement du système de santé, ce sont 911 agents de santé qui ont été formés. Les districts sanitaires de Kaya et de Boussouma ainsi que le CHR de Kaya ont été dotés en médicaments et en matériels médico-techniques. Pour ce qui est de la nutrition, plus de 1 900 séances de sensibilisation en lien avec les bonnes pratiques nutritionnelles ont été organisées, des mères ont été formées dans la fabrication de bouillie enrichie, 1 200 enfants ont été dépistés et 511 référés vers les centres de santé pour une prise en charge de la malnutrition, a fait savoir Jean-Marie Zongo.

Les communautés bénéficiaires ont également été dotées en vivres, en intrants agricoles pour la production et en petits ruminants pour pratiquer l'élevage. Plusieurs membres de ces communautés ont aussi vu leurs capacités renforcées en pratique d'agriculture hors-sol. Déplacée interne résidant au secteur 6 de Kaya, Tipoko Mariam a bénéficié de l'accompagnement du projet. Elle indique avoir reçu des vivres ainsi que des petits ruminants, ce qui lui permet de pratiquer l'élevage. Cette activité lui permet, confie-t-elle, de subvenir aux besoins de sa famille et de scolariser ses enfants. La précarité est désormais un lointain souvenir pour elle et les siens.

Tipoko Mariam, déplacée interne, a reçu du projet des vivres et des petits ruminants

Hamado Sawadogo, quant à lui, accueille plusieurs personnes déplacées internes. Celles-ci ont bénéficié de vivres, de dotation en petits ruminants, de formation en agriculture hors-sol et de renforcement en bonnes pratiques nutritionnelles. Il salue ces différentes initiatives portées par le projet et qui permettent selon lui aux bénéficiaires de retrouver une vie normale, loin de la misère et du dénuement.

Hamado Sawadogo, hôte de personnes déplacées internes, se réjouit de l'appui apporté par le projet aux communautés vulnérables

Le Haut-Commissaire de la province de Sandbondtenga, Idrissa Gamsonré, qui préside les travaux de l'atelier bilan, a exprimé sa profonde satisfaction quant aux activités menées par l'ONG Care dans le cadre de ce projet. « Ces interventions ont permis aux populations de faire face à la situation qu'elles vivaient et d'être plus résilientes. À travers les dotations obtenues, elles ont pu faire une bonne campagne agricole. Ces interventions ont permis aux populations de retrouver leur dignité », a-t-il laissé entendre.

Idrissa Gamsonré, le Haut-Commissaire de la province de Sandbondtenga, indique que les actions menées ont contribué à la résilience des populations

Il faut noter que le projet « Renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des communautés les plus vulnérables au sein des populations déplacées et hôtes de la région des Koulsé » a un coût global d'environ 600 millions de FCFA et est financé par Latter Day Saints.

Armelle Ouédraogo
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Cap-Vert : Le groupe Coris rachète la Banco Comercial do Atlântico, leader bancaire du pays

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 20/01/2026 - 22:00

Une nouvelle page s'ouvre pour le groupe Coris dans son expansion panafricaine. Le groupe a officiellement finalisé le closing de la Banco Comercial do Atlântico (BCA) le jeudi 15 janvier 2026 à Praia. En finalisant l'acquisition de cet établissement bancaire de référence, première banque du Cap-Vert, le groupe Coris confirme son ambition de bâtir un pôle financier moderne, inclusif et résolument tourné vers l'international.
Après son implantation au Tchad, le groupe Coris arrive au Cap-Vert en rachetant la Banco Comercial do Atlântico (BCA). Par cette acquisition, le groupe fait une entrée remarquée sur un nouveau marché en Afrique de l'Ouest et franchit une étape décisive dans le déploiement de sa vision panafricaine.

Un transfert de 59,81 % du capital de BCA à Coris Holding

Cette opération stratégique marque le transfert à Coris Holding de 59,81 % du capital jusque-là détenu majoritairement par le groupe portugais Caixa Geral de Depósitos (CGD), ancien actionnaire principal de la banque capverdienne.
Pour son président, Idrissa Nassa, il ne s'agit pas d'une simple opération de croissance externe.

« En rachetant la BCA, notre groupe ne réalise pas seulement une acquisition, il scelle un partenariat de long terme avec le Cap-Vert pour bâtir un pôle bancaire plus moderne et tourné vers l'international », Idrissa Nassa, président de Coris Holding

Et cela, au service des entreprises, des populations et du rayonnement économique du Cap-Vert en Afrique.

Soutenir activement le développement économique du Cap-Vert

Fort de son expertise dans le financement des PME et des entreprises locales, le groupe Coris entend jouer un rôle central dans la transformation du Cap-Vert en une véritable plateforme de services financiers. L'objectif affiché est d'accompagner la diversification de l'économie capverdienne et de contribuer à l'élargissement du marché des produits « Made in Cabo Verde » à l'échelle du continent africain.
Déjà reconnu comme un partenaire de choix pour les économies locales dans ses pays d'implantation, le groupe Coris ambitionne de soutenir activement le développement économique du Cap-Vert, tout en améliorant l'accès aux services financiers et en contribuant au bien-être des populations.

Avec cette nouvelle acquisition, la couverture géographique du groupe Coris s'étend désormais à onze pays en Afrique

Troisième groupe bancaire de l'UEMOA, Coris Bank International poursuit ainsi son ascension en consolidant sa présence sur le continent, avec l'ambition assumée d'être un accélérateur de croissance durable.
À travers une offre bancaire complète et adaptée à tous les segments de clientèle, en particulier aux PME/PMI, véritables moteurs de création de valeur, le groupe Coris réaffirme sa volonté de contribuer activement au financement des économies africaines et à l'émergence de champions nationaux capables de rayonner au-delà des frontières.

Ainsi, après le lancement officiel de sa marque au Tchad, le mercredi 18 juin 2025, Coris Bank International franchit un nouveau cap dans son expansion continentale. Cette implantation marquait son entrée dans la zone CEMAC, avec déjà une présence consolidée dans les huit pays de l'UEMOA et en Guinée. Son installation au Cap-Vert vient confirmer davantage l'ambition du groupe Coris de s'imposer comme un acteur bancaire panafricain de premier plan, engagé au service de l'intégration économique et du développement durable des économies africaines.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

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Initiative présidentielle Faso mêbo : Le Mogho Naaba apporte un important don

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 20/01/2026 - 21:58

Sa Majesté le Mogho Naaba Baongo a remis, le mardi 20 janvier 2026 à Ouagadougou, un important lot de ciment, d'agrégats et de matériel à l'initiative présidentielle Faso mêbo. Ce geste hautement symbolique traduit son engagement patriotique et son appel à la mobilisation collective pour l'embellissement du cadre de vie et la construction du Burkina Faso.

Le don est composé de 20 tonnes de ciment, 50 truelles, 50 brouettes, 100 pelles, 100 râteaux, 160 tonnes de sable, 160 tonnes de granite et une bétonnière. Ce geste de Sa Majesté traduit son amour pour la Patrie et constitue un appel à tous les Burkinabè à la solidarité pour construire le pays.

Le coordonnateur national de l'initiative présidentielle Faso mêbo, le commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé, a salué le geste de Sa Majesté et indiqué que les agrégats et le matériel vont permettre de renforcer les équipes qui travaillent jour et nuit pour l'embellissement du cadre de vie.

Selon le commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé, ce don a une portée symbolique. « Par ce don, Sa Majesté montre que Faso mêbo est l'affaire de tous. Nous devons tous nous sentir concernés par cette initiative du camarade président Ibrahim Traoré, que nous devons accompagner », souligne-t-il.

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Paroles de Sagesse

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 20/01/2026 - 21:50

Les Éditions Parakletos, 103 pages

Inspirées par Dieu et les Saintes Ecritures, les paroles de sagesse du Dr Mamadou Karambiri vous communiquent de vérités bibliques condensées relative aux réalités du royaume des cieux, à la présence de Dieu, à la vie chrétienne victorieuse, à la vie et aux dons de l'Esprit, et à la foi triomphante.

Ce premier volume de 144 paroles de sagesse est une véritable aide à la méditation de la Parole de Dieu. Consommez chaque jour ces vitamines spirituelles qui vous maintiendront focalisé sur ce que vous êtes, ce que vous avez et ce que vous pouvez faire en Christ. Elles vous stimuleront pour vivre vie chrétienne épanouie et victorieuse.

L'auteur

Le Révérend Dr Mamadou Philippe KARAMBIRI est le fondateur du Ministère du Centre International d'Evangélisation / Mission Intérieure Africaine dont le siège est à Ouagadougou, au Burkina Faso.

Prédicateur et enseignant très sollicité, il est reconnu sur le plan national et international.

Il prêche la Parole au Tabernacle Béthel Israël, l'église du siège du Centre International d'Evangélisation qui accueille plus de 7000 personnes à chaque réunion.

Son ministère s'est aussi développé à travers les médias, notamment la télévision Impact TV qu'il a mise en place et qui arrose de son signal plus de 40 pays africains. Cette télévision est également suivie via internet sur www.impacttele.tv

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Beste Reiseziele im April in Europa

The European Political Newspaper - mar, 20/01/2026 - 21:46

Der April ist eine wunderbare Zeit, um Europa zu erkunden. Die Monatsmitte bringt oft milde Temperaturen und weniger Touristen: perfekte Bedingungen für Reisende, die sich nach einer Mischung aus Kultur, Natur und Entspannung sehnen. Im Frühling erwachen viele Städte zu neuem Leben, da blühende Gärten und Sonnenstrahlen das Stadtbild verschönern.

Egal ob Sie historische Stätten in Rom besuchen, eine Grachtenfahrt in Amsterdam genießen oder Barcelonas Strandleben erleben möchten, es gibt zahlreiche Reiseziele, die im April Ihre ganz eigene Magie entfalten. Auch Städte wie Budapest und Dubrovnik laden mit ihren reichen kulturellen Angeboten und Thermalbädern zur Entdeckung ein.

Europa bietet im April eine Vielzahl an attraktiven Reisezielen, in denen Sie sowohl Erholung als auch Abenteuer finden können. Ob antike Ruinen in Athen oder die charmanten Straßen von Lissabon – es gibt immer etwas Besonderes zu entdecken.

Das Wichtigste in Kürze

  • Amsterdam im April: Tulpenblüte und Grachtenfahrten.
  • Barcelona: Angenehmes Wetter, Strandleben und historische Architektur.
  • Rom: Sehenswürdigkeiten ohne Sommerhitze und Touristenmassen.
  • Lissabon: Milde Temperaturen, Kultur und historische Stätten.
  • Budapest: Entspannen in Thermalbädern und erleben von Frühlingsfesten.
Amsterdam: Tulpenblüte und Grachtenfahrten

Im April ist Amsterdam ein besonders schönes Reiseziel in Europa. Die berühmten Tulpenfelder stehen in voller Blüte und bieten ein farbenfrohes Schauspiel, das man nicht verpassen sollte. Ein weiteres Highlight sind die Grachtenfahrten, bei denen Sie die malerischen Wasserwege der Stadt erkunden können.

Die milden Frühlingstemperaturen machen Spaziergänge durch die Stadt besonders angenehm. Erkunden Sie berühmte Museen wie das Rijksmuseum oder das Van-Gogh-Museum, und genießen Sie die entspannte Atmosphäre der vielen Cafés entlang der Kanäle.

Weiterführendes Material: MSC World Europa Route: Ihr Abenteuer

Barcelona: Angenehmes Wetter und Strandleben Beste Reiseziele im April in Europa

Barcelona ist bekannt für sein angenehmes Frühlingswetter, das es Besuchern ermöglicht, sowohl die Stadt als auch den Strand zu genießen. Im April erreichen die Temperaturen oft angenehme 15-20 Grad Celsius, was perfekt ist, um durch die Altstadt zu schlendern oder am berühmten Barceloneta-Strand zu entspannen.

Die Kombination aus historischem Charme und moderner Architektur macht Barcelona besonders attraktiv. Genießen Sie einen Spaziergang entlang der Las Ramblas oder besichtigen Sie die beeindruckende Sagrada Família. Nach einem Tag voller Besichtigungen können Sie bei einem Glas Sangria an einer der vielen Strandbars relaxen und das entspannte Lebensgefühl der Katalanen erleben.

Gastronomieliebhaber kommen ebenfalls auf Ihre Kosten: Probieren Sie lokale Delikatessen wie Tapas und frische Meeresfrüchte in einem der zahlreichen Restaurants am Strand oder in den gemütlichen Gassen des Gotischen Viertels.

Das Reisen führt uns zu uns selbst zurück. – Albert Camus

Rom: Historische Sehenswürdigkeiten ohne Sommerhitze

Im April ist Rom ein besonders attraktives Reiseziel, da die historische Stadt noch nicht von den sommerlichen Touristenmassen überrannt wird. Dies ermöglicht Ihnen, berühmte Sehenswürdigkeiten wie das Kolosseum und den Vatikan in einer ruhigeren Atmosphäre zu genießen. Das Wetter ist angenehm mild, sodass Sie bei einem Spaziergang durch das Forum Romanum oder entlang der Spanischen Treppe stundenlang die reichhaltige Geschichte der Stadt entdecken können, ohne unter der Sommerhitze zu leiden.

Dubrovnik: Alte Stadtmauern und Meeresbrise

Dubrovnik im April bietet eine einzigartige Kombination aus Geschichte und Natur. Die alten Stadtmauern, die die Altstadt umgeben, laden zu Spaziergängen mit herrlichem Ausblick ein. Bei einem Bummel entlang der Küste weht Ihnen eine erfrischende Meeresbrise entgegen, die den Frühling in vollen Zügen genießen lässt.

Nützliche Links: MSC Europa 2 Reisen 2024: Luxus pur

.table-responsiv {width: 100%;padding: 0px;margin-bottom: 0px;overflow-y: hidden;border: 1px solid #DDD;overflow-x: auto;min-height: 0.01%;} Reiseziel Highlights Beste Zeit für Aktivitäten Amsterdam Tulpenblüte, Grachtenfahrten April Barcelona Angenehmes Wetter, Strandleben April Rom Historische Sehenswürdigkeiten, milde Temperaturen April Lissabon: Milde Temperaturen und Kultur Lissabon: Milde Temperaturen und Kultur – Beste Reiseziele im April in Europa

Im April erwartet Sie Lissabon mit milden Temperaturen, ideal für Stadtbesichtigungen und Erkundungen. Die historische Altstadt, das Viertel Alfama, bietet malerische Gassen und atemberaubende Aussichten.

Lissabon beeindruckt durch seine reiche Kultur und Geschichte. Besuchen Sie das berühmte Kloster Mosteiro dos Jerónimos oder den imposanten Torre de Belém. Beide zählen zum UNESCO-Weltkulturerbe. Abends können Sie in einem der zahlreichen Restaurants die traditionelle Küche genießen oder eine Aufführung des melancholischen Fado erleben.

Dank des angenehmen Klimas im April ist ein Bummel entlang des Tejo-Flusses besonders reizvoll. Machen Sie auch einen Ausflug zur magischen Stadt Sintra, nur eine kurze Bahnfahrt entfernt, um romantische Paläste und üppige Gärten zu entdecken.

Zusätzliche Ressourcen: Camping Europa Cavallino: Outdoor-Erlebnis

Budapest: Thermalbäder und Frühlingsfeste

Budapest im April bietet eine ausgezeichnete Gelegenheit, die berühmten Thermalbäder der Stadt zu genießen. Die angenehm warmen Quellen sind weltweit bekannt und bieten Entspannung in einer historischen Umgebung. Gleichzeitig blüht die ungarische Hauptstadt während des Frühlings auf: Zahlreiche Frühlingsfeste locken mit traditioneller Musik, Tanz und kulinarischen Spezialitäten. Erkunden Sie den Charme Budapests, während die Stadt in vollem Blütenstand steht.

Athen: Antike Stätten und blühende Gärten

Wenn Sie nach den besten Reisezielen im April in Europa suchen, sollten Sie Athen in Betracht ziehen. Diese Stadt bietet eine beeindruckende Vielfalt an antiken Stätten, die Ihnen einen Einblick in die reiche Geschichte Griechenlands geben.

Neben historischen Sehenswürdigkeiten wie der Akropolis blühen im Frühling viele Gärten auf und schaffen so eine angenehme Atmosphäre für Spaziergänge. Die milden Temperaturen machen es zu einer idealen Zeit, um durch die Straßen Athens zu schlendern und die kulturellen Schätze der Stadt zu entdecken.

FAQ: Antworten auf häufig gestellte Fragen Wie ist das Wetter in Europa im April? Das Wetter in Europa im April ist meistens mild und angenehm. Die Temperaturen variieren je nach Region zwischen 10 und 20 Grad Celsius. Der Frühling beginnt in vielen Teilen Europas, was bedeutet, dass die Natur zu blühen beginnt und die Tage länger werden. Benötige ich spezielle Kleidung für einen Europa-Trip im April? Ja, es ist ratsam, sich auf wechselhaftes Wetter einzustellen. Packen Sie leichte Kleidung für warme Tage, aber auch einen warmen Pullover oder eine Jacke für kühlere Abend- und Morgenstunden. Ein Regenschirm oder eine wasserfeste Jacke kann ebenfalls nützlich sein, da es im April auch zu gelegentlichen Regenschauern kommen kann. Sind die Sehenswürdigkeiten in Europa im April offen? Die meisten Sehenswürdigkeiten in Europa sind das ganze Jahr über geöffnet. Im April sind viele Attraktionen weniger überfüllt als in der Hochsaison, was zu einem angenehmeren Besuchserlebnis beiträgt. Es empfiehlt sich jedoch, die Öffnungszeiten vorab zu überprüfen, da einige saisonale Beschränkungen gelten können. Sind Flüge und Unterkünfte im April günstiger? April gilt als Nebensaison in vielen europäischen Reisezielen, was bedeutet, dass Flüge und Unterkünfte oft günstiger sind als in den Sommermonaten. Es ist jedoch ratsam, frühzeitig zu buchen, um die besten Angebote zu sichern, insbesondere in beliebten Städten. Wie sind die Menschenmengen in touristischen Gebieten im April? In der Regel sind die Menschenmengen in touristischen Gebieten im April geringer als in der Hochsaison im Sommer. Dies macht den April zu einem idealen Monat, um Sehenswürdigkeiten und Attraktionen ohne lange Warteschlangen zu besuchen und eine entspanntere Atmosphäre zu genießen. Welche Feste und Veranstaltungen finden im April in Europa statt? Im April finden in Europa viele Feste und Veranstaltungen statt, darunter das Osterfest, das in vielen Ländern mit traditionellen Feierlichkeiten begangen wird. In den Niederlanden wird der Königstag gefeiert, in Spanien das Feria de Abril und in Ungarn findet das Budapester Frühlingsfest statt. Jede Region hat Ihre eigenen einzigartigen Events und lokale Feste. Ist es sicher, im April während der COVID-19-Pandemie nach Europa zu reisen? Die Sicherheit während der COVID-19-Pandemie hängt von den aktuellen Beschränkungen und Maßnahmen in den einzelnen Ländern sowie der persönlichen Reiseplanung ab. Informieren Sie sich vor Ihrer Reise über die geltenden Vorschriften, wie Quarantänebestimmungen, Testanforderungen und Impfungen. Es ist auch ratsam, flexible Buchungsoptionen für Flüge und Unterkünfte zu wählen.

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Pluies diluviennes : les crues soudaines bloquent plusieurs routes à travers le pays

Algérie 360 - mar, 20/01/2026 - 21:45

Plusieurs wilayas du pays ont été touchées, mardi, par de fortes perturbations météorologiques ayant provoqué des crues d’oueds et des inondations sur de nombreux axes […]

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