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Depuis le 28 décembre, une nouvelle mobilisation sociale et politique traverse l’Iran et semble prendre une ampleur considérable.
Les causes de la protestation, initialement organisée par les bazaris, réputés pour leur conservatisme et qui jouent traditionnellement un rôle important dans les structures économiques iraniennes, mais qui se trouvent graduellement marginalisés en raison de la corruption endémique des élites, sont liées à des raisons structurelles : augmentation brutale de l’or et des devises par rapport à la monnaie nationale qui aurait perdu 30 % de sa valeur en 2025, couplé à une inflation qui dépasse les 50 % selon les chiffres officiels. Cette situation et la détérioration du niveau de vie d’une grande partie de la population est due aux dysfonctionnements de la gestion économique du pays et la profonde inégalité de la redistribution des richesses. Ces questions sont amplifiées par les sanctions étatsuniennes qui affaiblissent le pays depuis plusieurs années et qui ont de plus été rétablies par l’ONU depuis septembre 2025, à l’initiative de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni.
Très rapidement les manifestations, désormais quotidiennes et s’étendant visiblement sur la totalité du territoire, ont pris une tournure de plus en plus politique comme c’est quasiment toujours la logique en pareille situation. Les mots d’ordre contre le régime et contre le Guide suprême se sont en effet multipliés. La répression pour sa part semble aussi devenir plus brutale et coûteuse en vies humaines. Il convient pour autant de prendre ces éléments avec précaution tant l’accès aux informations recoupées est difficile, Internet et les réseaux sociaux ayant été bloquées par le pouvoir, signe d’une indéniable fébrilité de ce dernier. En ce sens les commentaires pronostiquant la fin du régime sont à ce stade prématurés.
Rappelons tout d’abord que cette nouvelle vague de contestation s’inscrit dans la longue suite de mobilisations qui ont ponctué la vie politique en Iran au cours des dernières années : révolte étudiante de 1999 ; mouvement Vert de contestation pendant et surtout après les élections présidentielles de juin 2009 ; rassemblements de colère de décembre 2017-janvier 2018, puis du printemps et de l’automne 2019 qui avaient des causes principalement économiques et sociales ; enfin, le mouvement « Femmes, vie, liberté » en 2022-2023. Toutes ont été violemment réprimées et n’ont pu voir leurs revendications satisfaites.
Ces mouvements, dont les acteurs font preuve d’un courage exemplaire, possèdent les mêmes limites que celles rencontrées lors des mouvements de contestation dans les mondes arabes en 2011 et au cours des années suivantes : l’absence d’un projet politique alternatif et d’un instrument organisé pour tenter de le mettre en œuvre. Cette limite est à ce stade rédhibitoire. Pour reprendre une célèbre image, tout mouvement de contestation sociale est telle la vapeur d’eau qui si elle n’est pas canalisée par un tube ne possède aucune force propulsive et voit son énergie s’évaporer. Tel est bien le défi qui se pose à celles et ceux qui descendent dans la rue jour après jour. Par manque d’avancées tangibles et de satisfaction de la moindre revendication, le mouvement, bien que possédant une impressionnante vigueur, risque de s’essouffler et de s’étioler, d’autant que la répression fait son œuvre mortifère et que les cadres organisateurs du dernier mouvement d’ampleur sont pour bonne partie d’entre eux en prison.
Deux éléments exogènes sont néanmoins nouveaux dans l’actuel mouvement. Tout d’abord les déclarations de Donald Trump menaçant d’intervenir si des manifestants étaient tués. De telles prises de position ne sont guère étonnantes de la part de celui qui professe le plus grand mépris à l’égard de ce qui subsiste du droit international, mais surtout peuvent s’avérer totalement contreproductives. Non seulement parce qu’elles alimentent les arguties du régime prétendant que les manifestations en cours sont téléguidées par des puissances étrangères, mais aussi parce qu’elles font fi du nationalisme persan qui n’accepte pas que son sort puisse dépendre de décisions provenant de l’étranger. Pour autant, on ne peut sous-estimer le danger d’une intervention extérieure – sous quelque forme que ce soit – dont on peut supposer que l’administration étatsunienne et le régime israélien ont d’ores et déjà étudié de possibles modalités, avec toutes les catastrophes politiques que ce type de décisions induit. Dans la région, les exemples afghan et irakien sont encore très négativement présents dans les mémoires.
Émerge ensuite ces derniers jours le facteur Reza Pahlavi, fils du shah chassé par la révolution de 1979. Cet homme, dont la fortune s’explique par le pillage des ressources nationales par feu son père à l’époque où il régnait à la tête d’un des pires régimes dictatoriaux de la planète, se donne le beau rôle en appelant des États-Unis à se mobiliser pour des manifestations qui de toute façon auraient eu lieu sans son appel… Dans l’état d’incertitude et de désorientation politiques qui caractérise l’Iran actuellement on ne peut certes écarter la tentation chez certains citoyens iraniens de s’en remettre à un soi-disant homme providentiel. Pour autant, Reza Pahlavi n’a aucune base sociale en Iran même et le fait qu’à ce jour Donald Trump n’ait pas jugé utile de le rencontrer indique que ce n’est pas la solution retenue à ce jour par la présidence étatsunienne. La visite de Reza Pahlevi auprès de Benyamin Netanyahou en 2023 et le soutien que lui a apporté ce dernier n’a pas véritablement été apprécié en Iran. Enfin, il s’avère que les quelques vidéos qui sont parvenues à l’extérieur du pays où l’on entend des manifestants scandant son nom sont en réalité des montages.
La question réside désormais dans l’issue de ce mouvement. Plusieurs possibilités existent et il convient d’être extrêmement prudent tant les dynamiques à l’œuvre sont floues.
La première est l’écroulement pur et simple du régime : peu probable, parce que même affaibli ce dernier possède encore un appareil répressif dont l’efficacité reste tristement réelle et qui s’arc-boute sur ses privilèges et prérogatives, même si nous savons par expérience que ce type d’appareil peut être submergé par un puissant mouvement de masse.
Une solution interne ensuite, en raison de divergences susceptibles de se cristalliser entre des tenants de projets politiques différents, certains préférant in fine procéder à des réformes, plus ou moins cosmétiques, pour sauver l’essentiel. Toutefois, force est d’admettre que les plus conservateurs comprennent que la moindre réforme pourrait signer leur perte définitive et, pour leur part, les réformateurs, minoritaires, n’ont guère les moyens d’imposer quoi que ce soit.
Soit le pouvoir accepte d’accéder à quelques revendications, mais alors, si nous considérons que celles-ci touchent au logiciel économique et idéologique du régime, ce dernier se déconsidère et surtout ouvre un immense appel d’air à d’autres revendications. Soit le pouvoir refuse de céder à quelque compromis que ce soit, c’est la voie qu’il a choisie à ce stade, ce qui lui permettra potentiellement de se maintenir encore au pouvoir, mais laissera des cicatrices douloureuses et annonciatrices de futures mobilisations.
Enfin, l’intervention extérieure, qui pour l’instant n’est guère crédible, même si on ne peut exclure des opérations étatsuniennes ou israéliennes ponctuelles. Mais cette hypothèse pourrait contradictoirement conduire à favoriser un sursaut en défense de la patrie.
On le voit, aucune solution ne s’impose véritablement aujourd’hui. Le nombre de victimes risque alors de s’accroitre.
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