A la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le ministère public a requis une peine de 5 ans de prison contre un propriétaire de boutique et deux agents de la Société béninoise d'énergie électrique (SBEE). Les mis en cause sont poursuivis dans une affaire de vol de courant de la SBEE à Kpassè, dans la ville de Ouidah.
Au lieu de brancher directement ses appareils sur le compteur que la SBEE lui a attribué, un propriétaire de boutique sise à Kpassè dans la ville de Ouidah, a préféré piquer directement sur un poteau électrique. Avec ses 19 congélateurs selon les déclarations à la barre, il ne payait en moyenne que la somme de 15 000 francs CFA de facture. Ceci, avec la complicité d'un technicien de la SBEE et un agent releveur qui n'a pas cru devoir dénoncer la manœuvre.
Le pot aux roses a été découvert et les trois personnes mises aux arrêts. A la barre, le propriétaire de boutique n'a pas nié les faits mis à sa charge. Il a expliqué avoir bénéficié de l'appui du technicien et de l'agent releveur. Un second releveur, également poursuivi, a en revanche bénéficié d'une réquisition favorable.
Le parquet a demandé la restitution de la caution de 500 000 francs CFA versée pour sa mise en liberté provisoire.
Le préjudice causé à la société distributrice de courant électrique au Bénin, est estimé à environ 23 millions de francs CFA.
Dans ses réquisitions, le ministère public demande à la Cour de condamner le propriétaire de boutique et ses deux complices à une peine de 5 ans de prison ferme, et une amende de 2 millions de francs CFA d'amende. Le propriétaire de la boutique, principal accusé dans le dossier, devra payer selon les réquisitions du substitut du procureur, la somme de 23 millions de francs CFA au titre de dommages et intérêts à la SBEE. Le délibéré est attendu à la mi-mars.
F. A. A.
La Chine accuse les États-Unis d'être la principale source d'incertitude pour l'ordre nucléaire international et la stabilité stratégique mondiale. C'est ce qu'a affirmé le porte-parole du ministère chinois de la Défense, Zhang Xiaogang, le samedi 28 février 2026, en réaction à des déclarations américaines indiquant ne plus se considérer liées par la norme de « rendement zéro ». L'information est rapportée par le média CGTN Français. Pour le porte-parole du ministère chinois de la Défense, Washington justifie cette position par ce qu'il qualifie d'essai d'explosion nucléaire chinois survenu en juin 2020.
Selon monsieur Zhang, ces accusations sont « sans fondement ». Il a réaffirmé que la Chine respecte strictement le moratoire international sur les essais nucléaires et maintient une politique nucléaire défensive, soulignant que Pékin s'engage en faveur de la stabilité stratégique mondiale.
Lefaso.net
Source : CGTN Français
DRC Gold Trading SA est officiellement installé dans la province du Haut-Katanga depuis jeudi 26 février. Le siège de sa direction provinciale est désormais ouvert à Lubumbashi. DRC Gold Trading SA est une entreprise du portefeuille de l’État congolais, spécialisée dans la traçabilité de l’or, la lutte contre la fraude et la contrebande dans la filière de l’or artisanal et à petite échelle.
La ville de Koudougou a accueilli, le mardi 24 février 2026, un atelier régional de validation du Plan de renforcement des capacités (PRC) des collectivités territoriales de la région du Nando. Cette rencontre stratégique s'inscrit dans la mise en œuvre des programmes d'appui dans le triangle Ouagadougou–Koudougou–Dédougou–Bobo-Dioulasso (OKDB), financé par l'Union européenne.
La cérémonie d'ouverture a été présidée par le gouverneur de la région du Nando, Adama Jean Yves Béré, en présence du chef de coopération de l'Union européenne au Burkina Faso, Marc Duponcel, ainsi que de plus de 80 participants issus des administrations déconcentrées, des délégations spéciales, des forces de défense et de sécurité, des opérateurs de mise en œuvre des programmes et de l'assistance technique.
En rappel, les programmes OKDB s'inscrivent dans le cadre financier pluriannuel 2021-2027 adopté par l'Union européenne pour le Burkina Faso. Ils visent à contribuer à la stabilisation du pays en améliorant la gouvernance locale et en renforçant la résilience des populations touchées dans les régions du Nando, du Bankui, du Sourou et du Guiriko, a expliqué le gouverneur.
Jean Yves Béré, gouverneur de la région du NandoLe présent atelier vise, à accompagner les communes bénéficiaires à disposer d'un plan régional de renforcement des capacités intégrant les besoins des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du développement local.
En clair, il s'est agi, entre autres, de valider le rapport provisoire du plan, qui servira de guide pour l'organisation des plaidoyers en faveur des actions de renforcement au profit des Présidents de délégations spéciales (PDS), mais aussi de boussole pour les partenaires techniques et financiers dans l'exécution de leurs interventions sur le terrain. Il a, à cet effet, exhorté les participants à des échanges francs et constructifs afin d'améliorer la qualité du document.
Vue partielle de l'assistancePrenant la parole à son tour, le chef de coopération de l'UE au Burkina Faso a rappelé que ce plan constitue un outil essentiel pour la mise en œuvre des politiques et stratégies régionales, notamment dans le cadre des Programmes d'appui au développement et aux services sociaux de base (PASS) et du Programme de résilience et du système agroalimentaire (PRESA).
Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et humanitaires, il a souligné que l'approche territoriale intégrée développée par l'Union européenne vise à soutenir durablement la stabilisation et la relance du pays.
Au terme des travaux, les participants ont formulé des observations et contributions destinées à améliorer le document final. Les possibilités, voire d'éventuelles contributions des opérateurs de mise en œuvre des programmes OKDB à la mise en œuvre du plan a également été réalisée.
Le Plan régional de renforcement des capacités a été validé sous réserve de la prise en compte des observations et contributions des participants à l'atelier. Le PRC servira de boussole aux collectivités territoriales, aux opérateurs de mise en œuvre des programmes et aux partenaires techniques et financiers. Il permettra d'améliorer la cohérence des interventions, la qualité de la gouvernance locale et l'impact des actions au profit des populations.
Cet atelier constitue une avancée significative dans l'opérationnalisation des programmes OKDB dans la région du Nando et confirme l'engagement conjoint du gouvernement burkinabè et de l'Union européenne en faveur d'un développement territorial inclusif, résilient et durable.
Les acteurs des régions de Bankui et du Sourou se sont réunis, le jeudi 26 février 2026 à Dédougou, pour un atelier consacré à la validation du plan régional de renforcement des capacités des délégations spéciales des deux régions, entrant dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d'appui au développement humain et aux services sociaux de base (PASS) et du Programme de résilience économique et système agro-alimentaire (PRESA) dans le « triangle » Ouagadougou–Koudougou–Dédougou–Bobo-Dioulasso (OKDB).
Présidée par le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, la rencontre a eu pour objectif de doter les collectivités locales d'un cadre stratégique permettant un meilleur pilotage des interventions et un suivi plus efficace des activités dans les 47 communes concernées.
Au cours des travaux, les participants issus des administrations déconcentrées, des délégations spéciales, des forces de défense et de sécurité, des opérateurs du programme et de l'assistance technique ont examiné le rapport provisoire du plan de renforcement des capacités. Ils ont, par la suite, formulé des amendements et des observations avant de procéder à la validation du document.
Le gouverneur Babo Pierre Bassinga a salué la disponibilité de l'UE à accompagner le gouvernement burkinabè dans la mise en œuvre de ses programmes de développement.Financés par l'Union européenne, le Programme d'appui au développement humain et aux services sociaux de base (PASS) et le Programme de résilience économique et système agro-alimentaire (PRESA) visent à renforcer la gouvernance locale, stabiliser le pays et soutenir les communautés affectées par la crise sécuritaire et humanitaire.
L'atelier, organisé à Dédougou, a réuni des acteurs de diverses couches socioprofessionnelles dont les collectivités locales des régions de Bankui et du Sourou.Pour le chef de coopération de l'Union européenne (UE) au Burkina Faso, Marc Duponcel, « cet atelier constitue un cadre essentiel de dialogue. Il offre aux autorités locales les moyens d'exercer pleinement leur mandat, de superviser les activités et d'identifier les priorités socioéconomiques de leurs communes. »
Le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, a salué le partenariat entre l'État burkinabè et l'UE, soulignant l'importance d'un outil stratégique capable d'orienter efficacement les partenaires techniques et financiers.
Dans les zones d'intervention, les actions ciblent prioritairement les femmes, les jeunes, les personnes déplacées internes retournées et les populations hôtes. Les secteurs clés incluent l'agriculture et les chaînes de valeur agricoles, l'éducation, la santé, l'eau potable, l'assainissement et la gouvernance locale.
Avec la validation de ce plan, les deux régions disposent désormais d'un cadre structurant pour renforcer durablement les capacités de leurs collectivités locales et consolider l'impact des programmes OKDB sur le terrain.
Alphonse Dakuyo
Lefaso.net
Les campus de Ouagadougou et de Kamboinsin de l'Institut international d'ingénierie de l'eau et de l'environnement (2iE) ont vécu une effervescence peu ordinaire. Près de 900 élèves et encadreurs, venus de neuf établissements secondaires de la capitale et de ses environs, ont investi les lieux pour une immersion grandeur nature dans l'univers de l'ingénierie. Cette visite se tient dans le cadre de la journée portes ouvertes initiée par l'institut 2iE, le samedi 28 février 2026.
Dès les premières heures, les groupes d'élèves avec beaucoup de curiosité se sont succédé dans les amphithéâtres, les laboratoires et les plateformes techniques. Ils sont allés à la découverte des infrastructures pédagogiques, des démonstrations scientifiques et des échanges directs avec enseignants-chercheurs et étudiants.
Dans les laboratoires, les visiteurs ont prêté une oreille attentive aux explications des enseignants sur les analyses liées à la gestion de l'eau, aux matériaux de construction durables ou encore aux énergies renouvelables. En plus du Centre de langues, les plateformes techniques parcourues sont, entre autres, le Laboratoire de fabrication (FABLAB), le mini-réseau électrique, le laboratoire électrotechnique, la plateforme PADIEA. À cela s'ajoutent le Laboratoire eco-matériaux et habitats durables (LEMHaD), le Laboratoire agro pédologie, le Laboratoire microbiologie et le Laboratoire physico-chimie. Pour beaucoup, ces découvertes ont donné un visage concret à des notions jusque-là abstraites. L'ingénierie n'était plus un concept lointain, mais une réalité tangible, manipulable, accessible.
« Tout ce qui est analyse physicochimique de l'eau est réalisé ici. C'est l'occasion de montrer aux élèves les capacités pédagogiques que nous offrons pour leur formation », Yacouba Konaté, enseignant-chercheur à l'Institut 2iE, responsable du labo LEHSAÉchanges directs avec les acteurs de l'excellence
La journée portes ouvertes ne s'est pas limitée à une simple visite guidée. La direction générale, le personnel administratif et le corps professoral se sont mobilisés pour répondre aux interrogations des élèves. Les conditions d'admission, filières disponibles, débouchés professionnels, possibilités de mobilité internationale ont été au menu des échanges.
Les échanges ont également porté sur l'employabilité et les perspectives de carrière. Les élèves ont découvert que la formation à 2iE repose sur une approche par compétences, en lien étroit avec les entreprises. Des dispositifs comme le « Cercle des DRH » ou les « Entretiens RH 2iE » permettent aux étudiants de se confronter aux réalités du marché du travail à travers des simulations d'entretiens basées sur des offres réelles.
« Je voudrais bien savoir quelles sont les possibilités de développement des énergies renouvelables pour mon pays », Jimna Nzaou, élève en terminale DParmi les visages illuminés par la découverte, celui de Jimna Nzaou, élève en terminale D, traduisait une fascination sincère. Au fil de la visite des laboratoires et des plateformes techniques, la jeune lycéenne s'est dite impressionnée par les démonstrations autour des énergies renouvelables et des systèmes électriques intelligents. Devant les installations du Laboratoire énergies renouvelables et efficacité énergétique (LaBEREE), elle a confié avoir trouvé sa voie.
« J'ai beaucoup aimé les laboratoires. Ils sont spacieux et bien équipés », a-t-elle confié avec enthousiasme. Désormais déterminée, Jimna ambitionne, après l'obtention de son baccalauréat, d'intégrer la filière Génie électrique et énergétique à l'institut international 2iE, convaincue que cette spécialité lui permettra de contribuer, à son échelle, au développement énergétique durable de son pays.
« Avec tous les équipements et les compétences dont dispose l'Institut 2iE, j'estime avec conviction que les élèves n'ont nullement besoin d'aller poursuivre les études universitaires à l'étranger », Mamadou Ouédraogo, encadreur dans une école de la placeUne offre académique tournée vers les défis africains
Après cette immersion pratique, les visiteurs ont pu mieux saisir l'ampleur de l'offre de formation de 2iE. Structurée selon le système Licence-Master-Doctorat avec deux rentrées académiques par an (septembre et février), elle couvre des domaines stratégiques. Ces domaines sont notamment le Génie de l'eau, assainissement et aménagements hydro-agricoles, le Génie civil, bâtiments et travaux publics, le Génie électrique et énergétique, l'informatique, intelligence artificielle et applications.
L'institut délivre des diplômes d'ingénieur (Bac+5), des bachelors en ingénierie (Bac+3), propose des classes préparatoires aux grandes écoles et une formation doctorale internationale. Il développe également le Centrale-2iE African Bachelor of Engineering en partenariat avec Centrale Casablanca.
« La reconnaissance de sa formation liée aux accréditations internationales en Afrique et dans l'espace européen, son corps enseignant de classe mondiale, sont des avantages offerts par 2iE », Pr Mahamadou Koïta, directeur des études et des affaires académiquesPour le Pr Mahamadou Koïta, directeur des études et des affaires académiques, la richesse de 2iE réside aussi dans son environnement multiculturel et son ouverture internationale. Selon lui, l'étudiant qui intègre l'Institut international 2iE a la possibilité de débuter son cursus au Burkina Faso, puis d'effectuer des mobilités académiques dans des établissements partenaires à l'étranger.
Une opportunité stratégique qui lui permet d'acquérir non seulement la rigueur et l'expertise propres à l'ingénieur formé à 2iE, mais aussi d'enrichir son profil par d'autres approches pédagogiques, d'autres cultures scientifiques et d'autres méthodes de travail. « Cette double opportunité renforce la capacité d'adaptation et l'employabilité de nos diplômés », a-t-il souligné, mettant en avant une formation pensée pour produire des ingénieurs compétents, ouverts sur le monde et aptes à évoluer dans des environnements professionnels diversifiés.
La visite de quelques laboratoires de 2iEUne reconnaissance internationale gage de crédibilité
Les diplômes d'ingénieurs de 2iE sont accrédités en Afrique par le Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES) et en Europe par la Commission des titres d'ingénieur (CTI), offrant aux diplômés des perspectives professionnelles en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord.
Depuis 2024, l'institution bénéficie également d'une accréditation institutionnelle du Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (HCERES), confirmant la qualité de sa gouvernance et de ses activités de formation et de recherche. Centre d'excellence reconnu par la Banque mondiale, l'UEMOA, la CEDEAO et le NEPAD, 2iE s'appuie sur un réseau de plus de 100 partenariats académiques et industriels à l'international.
Bourses et inclusion, l'excellence accessible
Au-delà de la qualité académique, 2iE met un point d'honneur à favoriser l'inclusion. L'institut subventionne 20 % des frais de scolarité des dix premières filles inscrites au premier semestre et 40 % des frais des cinq premiers inscrits ayant obtenu une mention Bien ou plus au baccalauréat.
Le Centre de langues et le Centre d'incubation et d'entrepreneuriat visitésEn collaboration avec la Fondation Mastercard, le programme « FILE IN AFRICA à 2iE » accorde 165 bourses complètes à des jeunes issus de milieux défavorisés d'Afrique subsaharienne, notamment des jeunes filles, des personnes vivant avec un handicap, des réfugiés et des déplacés internes. Des organisations internationales telles que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), ainsi que l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), soutiennent également des bourses d'excellence pour des études à 2iE.
Une vocation révélée
Pour les élèves du lycée scientifique, du Prytanée militaire du Kadiogo, du lycée Saint-Joseph de Saaba, du lycée Gabriel Taborin, du groupe scolaire Saint-Viateur, du complexe scolaire Sainte-Famille, du lycée de l'Alliance chrétienne, du juvenat garçon Saint-Camille et de l'École internationale de l'Amitié, cette journée restera sans doute un moment décisif.
En franchissant les portes de l'Institut 2iE, ces élèves n'ont pas seulement visité une grande école ; ils ont découvert un champ des possibles. Entre laboratoires, échanges avec les enseignants et témoignages d'étudiants, ils ont perçu concrètement comment la science, l'innovation et l'engagement peuvent devenir des leviers puissants pour répondre aux défis énergétiques, environnementaux et infrastructurels de l'Afrique. En ouvrant ses campus, 2iE a ainsi réaffirmé une conviction essentielle : celle que l'ingénierie africaine ne relève pas du rêve abstrait, elle se façonne par la formation, la recherche et l'audace.
Hamed Nanéma
Crédit photos : Bonaventure Paré
Lefaso.net
Soutiens à Israël, inquiètudes... tour d'horizon des réactions dans les Balkans avec nos correspondant.es après les frappes israélo-américaines sur l'Iran et les répliques iraniennes au Moyen-Orient. Cet article est régulièrement mis à jour.
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- Articles / Kosovo, Macédoine du Nord, Courrier des Balkans, USA Balkans, Israël-Palestine , Relations internationales, Bosnie-Herzégovine, Albanie, GrèceUne opération israélo-américaine lancée le 28 février a éliminé l’ayatollah Khamenei et plusieurs hauts responsables iraniens. Malgré ce coup porté au sommet de l’État, le régime se maintient. Déjà contesté à l’intérieur, entouré d’ennemis, sans soutien de la part de ses partenaires des BRICS, sera-t-il capable de durer ? Par quel degré de répression ?
La riposte iranienne contre les pays arabes voisins ouvre la voie à un conflit régional élargi, aux conséquences potentiellement bien plus vaste. Du côté des États-Unis, c’est la division qui prévaut : seule une minorité soutient l’action militaire, y compris au sein de la base MAGA.
Au-delà des dilemmes stratégiques pour Washington et Tel-Aviv sur qui pèsent des risques d’enlisement, se pose la question des violations du droit international d’une telle opération. Mon analyse.
L’article Iran : le régime décapité, et après ? est apparu en premier sur IRIS.
Les attaques israélo-états-uniennes sur l’Iran auront des conséquences importantes sur l’ensemble des monarchies du golfe Arabo-Persique. Depuis des siècles, cette région a appris à cohabiter avec le voisin persan. Un voisinage compliqué voire conflictuel à bien des égards mais imposé par la proximité géographique et le partage d’un espace commun.
Depuis l’avènement du régime des Mollahs en 1979, la relation a pris une coloration religieuse et s’est transformée en lutte d’influence pour la domination du monde musulman entre sunnites et chiites. La volonté iranienne d’extension de son influence au Proche et Moyen-Orient en constituant un glacis d’affidés au service de ses intérêts (chiites iraquiens, Hezbollah, Houthis) a débouché sur une première confrontation qui a opposé l’Irak de Saddam Hussein à l’Iran dans les années 1980.
Les pays du Golfe face à un voisinage contraintDevant cette menace, les monarchies du Golfe se sont rapprochées de l’Occident honni par Téhéran. Elles ont construit leur prospérité sous le parapluie de la protection états-unienne et des pétrodollars alors que l’Iran subissait les conséquences des rêves d’expansion de leurs dirigeants par des sanctions de plus en plus sévères et un isolement progressif.
Pendant ces quatre décennies les monarchies du Golfe, à des degrés divers, ont essayé de contenir l’influence de leur remuant voisin. Une grande partie du commerce sous embargo vers l’Iran passait par Dubaï tandis qu’Oman, fort de sa neutralité affichée, essayait de jouer les facilitateurs ou « de boîte aux lettres » entre les Téhéran et Washington. La première partie des négociations sur l’accord sur le nucléaire iranien a débuté à Mascate en Oman en 2011. Depuis lors, le sultanat entretient de bonnes relations avec la République islamique d’Iran mais n’a jamais été très proche. Les Omanais se sont toujours méfiés de leur voisin avec lequel ils partagent le contrôle du détroit d’Ormuz.
Le Qatar quant à lui a essayé de son côté de maintenir des relations de bon voisinage avec Téhéran.
Bahreïn a toujours eu des relations compliquées avec la République islamique d’Iran. La famille Al-Khalifa, au pouvoir et de confession sunnite, soupçonne Téhéran de soutenir la composante chiite (représentant environ 50 % de la population) et de fomenter des troubles dans le pays. À ce titre, les évènements de 2011 qui ont fait vaciller le trône sont très vivaces dans la mémoire des Bahreïnis.
Autre grande puissance du Golfe, l’Arabie saoudite possède également une composante chiite, bien que minoritaire et sur sa façade orientale. La monarchie saoudienne gardienne des lieux saints de l’Islam se méfie également de son voisin iranien. À plusieurs reprises des troubles ont été provoqués par Téhéran lors du pèlerinage à la Mecque. La monarchie saoudienne gardienne des lieux saints de l’Islam se méfie de son voisin iranien. Par ailleurs, Riyad voyait avec inquiétude se constituer un « axe de la résistance » dominé par Téhéran autour du Royaume (Hezbollah au Liban, régime d’Assad en Syrie, chiites en Irak et Houthis au Yémen). Un croissant chiite qui avaient des allures d’encerclement quasi-total. Cependant, l’affaiblissement du Hezbollah avec l’élimination par les Tel-Aviv du charismatique Hassan Nasrallah en septembre 2024, la chute du régime d’Assad en décembre de la même année et les frappes israélo-américaines en juin 2025 ont desserré cet étau.
L’Arabie saoudite qui, contrairement aux Émirats arabes unis et Bahreïn, a fait le choix de ne pas rejoindre les accords d’Abraham, a profité de sa stature de leader régional pour emprunter une autre voie tout en rééquilibrant son alliance avec les États-Unis .
S’il fût un temps il avait été envisagé d’inclure l’Iran (affaibli) dans une architecture de sécurité au Moyen-Orient, un nouvel axe sunnite est en cours de constitution marqué par le rapprochement entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan (seul État musulman à posséder l’arme atomique). Cette nouvelle donne permet aux saoudiens de ne pas dépendre exclusivement des États-Unis pour leur sécurité.
Quelles réactions les attaques iraniennes risquent-elles de susciter auprès des pays du Golfe ?En s’attaquant à ses voisins du Golfe l’Iran a pris le risque de rompre l’équilibre fragile qui s’était instauré au fil des ans. Pour l’instant, les pays attaqués sur leur sol n’ont pas répliqué mais qu’en sera-t-il si ces pays décidaient de le faire ? La plupart de ces pays sont liés par des accords de défense avec les États-Unis mais également avec la France et le Royaume-Uni. La France sera-t-elle contrainte de participer à la défense des Émirats arabes unis en vertu des accords de défense qui les lient ? L’attaque contre la base d’Al Dhaffra restera-t-elle sans conséquence ?
Même le Sultanat d’Oman n’a pas été épargné par les missiles iraniens qui ont visé le port de Doqum (où Britanniques et États-Uniens bénéficient de facilités portuaires). En n’épargnant pas le Sultanat, l’Iran se prive d’un précieux soutien et notamment du seul pays « ami » de la région qui s’est beaucoup dépensé pour aboutir à un accord qui aurait évité l’attaque américaine. Il est peu probable que les Omanais ne réagissent pas à la fermeture du détroit d’Ormuz dont ils partagent le contrôle avec l’Iran.
Les attaques du 28 février 2026 plongent la région dans l’inconnu et risquent d’avoir des retombées imprévisibles. Il est encore trop tôt pour prévoir les conséquences des attaques en cours sur l’Iran. Le régime des Mollahs et des Gardiens de la révolution va-t-il s’effondrer ou vaciller après l’élimination de Ali Khamenei le Guide suprême. Qui sera envisagé pour remplacer la théocratie et les Pasdarans ? Nul ne le sait encore. Le pouvoir iranien a-t-il les ressources pour survivre et sous quelle forme ? En cas de chaos comment gérer le voisinage d’un pays qui compte 85 millions d’habitants ? Toutes ces questions demeurent pour l’instant sans réponse.
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