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Dernières nouvelles du continent (8)

Good Morning Afrika (Blog) - Sun, 27/10/2019 - 14:40

Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE Le continent africain reste un acteur marginalisé du système international. Pour l’ISS le continent est « résilient mais marginal ». Les principaux défis auxquels sont confrontés les pays africains devant l'Assemblée générale et le Conseil de sécurité des Nations Unies sont liés à leur capacité de voter en tant que groupe cohérent. Les tendances démographiques et migratoires, ainsi que la croissance économique, constituent des défis essentiels, mais représentent également des opportunités pour le continent d'accroître sa présence dans le nouvel ordre mondial. L’une des caractéristiques essentielles de la position de l’Afrique dans le monde est liée à sa démographie, en particulier en ce qui concerne la forte poussée de jeunesse du continent. Selon l’ONU, la population africaine est estimée à 1,3 milliard d’habitants. Environ 37%, soit 410 millions de personnes, vivent sous le seuil de pauvreté de 1,90 USD par jour. La population du continent devrait atteindre environ 2,2 milliards d’ici à 2050. En particulier, la population de jeunes africains (15 à 29 ans) représente environ 60% de la population totale et devrait atteindre 830 millions d’ici 2050.
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Sommet Russie-Afrique La Russie a organisé son sommet Russie-Afrique du 22 au 25 octobre 2019 à Sotchi. LA FRS propose une étude sur le sujet : « La nouvelle stratégie russe en Afrique subsaharienne : nouveaux moyens et nouveaux acteurs ». Vladimir Poutine a annoncé la création d’un nouveau mécanisme de dialogue et prévoit des sommets tous les trois ans, tour à tour en Russie et dans un pays d’Afrique.  
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Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin-top:0cm; mso-para-margin-right:0cm; mso-para-margin-bottom:10.0pt; mso-para-margin-left:0cm; line-height:115%; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi; mso-fareast-language:EN-US;} La Revue internationale des études du développement lance un appel à contributions pour son dossier spécial "Foncier et conflits violents en Afrique" à paraître en 2020. Date limite : 15 novembre 2019. Le centre d'études africaines de Leiden organisera, du 2 au 4 décembre 2020, sous l'égide de l' AEGIS, un colloque "Africa Knows!".

Categories: Afrique

Táplálkozási, élelmezésbiztonsági projekt ugandában

Afrikai Magyar Egyesület - Sun, 20/10/2019 - 18:01

Tegnap este megérkezett Kampalába Kiss Anna, s ma kora reggel már tovább is indult Flaviával és Geofryval együtt Manafwa irányába.

Categories: Afrika, Biztonságpolitika

Hamarosan újra Malawiban segítenek orvosaink

Afrikai Magyar Egyesület - Thu, 17/10/2019 - 16:25

Holnap (10.17. pénteken) indul újabb malawi missziójára Dr. Bodnár Judit és Dr. Lendvai Domonkos.

Categories: Afrika, Biztonságpolitika

Dernières nouvelles du continent (7)

Good Morning Afrika (Blog) - Sun, 06/10/2019 - 18:57
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Écoutez la leçon inaugurale de François-Xavier Fauvelle au Collège de France ! J'ai hâte de découvrir sa dernière direction d’ouvrage « Atlas historique de l’Afrique – De la préhistoire à nos jours » avec Isabelle Surun. Cette dernière explique dans une interview : « la continuité qu’on y observe n’a pas la même temporalité qu’en Europe. Il faut ainsi sortir d’une vision eurocentrée. L’histoire africaine ne rentre pas dans les découpages et césures chronologiques que nous connaissons. La période de l’Afrique ancienne s’étend ainsi de la Préhistoire jusqu’au XVe siècle dans certaines régions. Elle peut même déborder jusqu’au XIXe pour certains royaumes. Un autre élément caractéristique de l’histoire de l’Afrique, c’est la diversité, par exemple, des organisations socio-politiques. Les Etats constitués sous forme de royaumes peuvent ainsi coexister avec des chefferies ou des sociétés organisées sous forme de classes d’âge. »
Abou Djaffar commente le contexte dans lequel la leçon inaugurale de François-Xavier Fauvelle a été prononcée  : « On aurait aimé, bien sûr, que cet évènement soit retransmis à la télévision, peut-être sur LCI, mais ceux qui aiment les pétainistes ne goûtent guère les africanistes ». Merci à lui pour sa chaleureuse dédicace sur son incontournable blog !   De nombreux sommets cherchent à renforcer les relations avec entre des continents/pays et le continent africain. Le CSIS propose une analyse du TICAD et un graphique de ces sommets internationaux.

Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin-top:0cm; mso-para-margin-right:0cm; mso-para-margin-bottom:10.0pt; mso-para-margin-left:0cm; line-height:115%; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi; mso-fareast-language:EN-US;} Corne de l’Afrique Quelle est l’influence des combattants étrangers (foreign fighters) au sein du groupe Al Shabaab ? lls sont présents depuis le début de insurrection et particulièrement en 2007-2008 lors des combats contre l’Éthiopie. Cette influence s’est petit à petit estompée. Un article académique étudie quatre périodes marquantes du groupe terroriste: l’émergence de l'Union des Tribunaux islamiques avant 2006, la période juste après l’invasion éthiopienne (2007-2008), les conquêtes territoriales d'al-Shabaab de 2009 à 2010 et les divisions internes entre 2011 et 2013. Malgré la multiplication des attaques (ICI l’article de Paul D. Williams), l’ambassade américaine a rouvert à Mogadiscio après 30 ans de fermeture ! La mer Rouge et le Golfe d’Aden constituent une voie maritime majeure du commerce international. La situation politique des pays riverains et le nouveau grand jeu des puissances internationales pourraient y menacer la liberté de circulation. Un nouveau rapport ISS examine ces transformations et propose des recommandations à l’aune des expériences d’autres zones maritimes. Environ 40% des habitants du Soudan du Sud ont été déplacés par la guerre civile. Cet article permet de prendre conscience de l’ampleur du phénomène.
Afrique de l’Ouest Cette semaine de nombreux articles se sont fait l’écho des inquiétudes autour de la situation du Burkina Faso : « Depuis plusieurs mois en effet, le nord du Burkina fait l’objet d’assauts dont la logique semble se dessiner aux yeux des experts. Les terroristes ont d'abord fait sauter des infrastructures, comme les ponts autour de Djibo et Arbinda, coupant ainsi du reste du monde les deux principales villes de la région. Les attaques à un mois d’intervalle de Koutougou, au Burkina Faso, puis de Boulkessi, au Mali, ont ensuite libéré momentanément l’espace frontalier des forces militaires régulières. La région du Sahel, au nord du Burkina, est un carrefour stratégique ». Dans Le Monde on apprend : « Ouagadougou a en effet perdu la main sur une bonne partie du pays. « Environ un tiers du territoire échappe à son contrôle », affirme un officier de la police burkinabé ». Un nouvel ouvrage revient sur l’histoire d’Hissene Habré. Il ne faut pas se moquer mais... j’ai beaucoup ri à ce Tweet d’Adam Sandor sur l’efficacité de la communauté internationale au Mali. A noter également la publication d’Alpha Oumar Konaré et Adame Ba Konaré sur l’histoire du Mali.
Arts et littérature Allez visiter ce site : Brittle Paper qui se définit comme : « an Afrocentric digital literary space ».
Le saviez-vous ? Les festivals de littérature se multiplient sur le continent africain. Hâte de découvrir le 30 octobre le Dictionnaires enjoué des cultures africaines d’Alain Mabanckou et Abdourahman Waberi.
Les écrivains du continent utilisent la science-fiction pour décrire la présence de la Chine en Afrique.
Découvrez ce fil Twitter sur l’enseignement de la littérature africaine dans des langues africaines pour un public africain. Pour le philosophe Achille Mbembe le continent africain doit adopter une position favorable aux migrations, éliminer progressivement les frontières coloniales et devenir un "vaste espace de circulation". Cet article revient sur les discriminations, le racisme et l’esclavagisme à l’encontre des Noirs en Afrique du Nord depuis les révolutions arabes. Et celui-ci étudie en particulier la question en Algérie.

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Categories: Afrique

Dernières nouvelles du continent (6)

Good Morning Afrika (Blog) - Sun, 29/09/2019 - 19:22
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Corne de l’Afrique Hâte d’écouter le nouveau podcast de l’International Crisis Group consacré à la Corne de l’Afrique simplement intitulé « The Horn ». Décidément les transformations contemporaines dans la Corne de l’Afrique font des émules. L’Université de Washington créée une initiative pour combler le manque de recherche sur le sujet. A quand la même chose en France ?
Pour vous aider à préparer vos syllabus de cours, la revue International Affairs propose une bibliographie. Je suis très fière de retrouver mon article sur l’Ethiopie dans la sélection Afrique aux côtés de Denis Tull sur l’armée malienne. Tefera Negash Gebregziabher publie dans African Affairs un article sur l’histoire de l’idéologie portée au sein du parti éthiopien TPLF : « It argues that the circumstances surrounding the ‘shifts’ in ideologies by the TPLF show that ideologies were used to consolidate power within the party and later impose domination at the state level. A thorough investigation of the ideological history of the TPLF is crucial as Ethiopia seems to be standing at a critical ideological crossroad.” Le Journal Democratization consacre également un article à l’Ethiopie et plus particulièrement à son modèle de Dévelopmental State. Ce modèle adopté par l’Ethiopie ou le Rwanda semble être privilégié par les donateurs internationaux bien qu’il s’accompagne de régimes autoritaires peu regardant sur les droits de l’Homme. Cet article interroge ce paradoxe. Il faut également lire cette analyse sur les contestations politiques contemporaines en Ethiopie. Harry Verhoeven publie dans Civil Wars un article sur ‘interventionnisme des pays du Golfe dans la Corne. Selon lui : «  this interventionist thrust is historically rooted and deeply structural: the politics of state survival that dominate both the Gulf and the Horn are leading aspiring regional hegemons with a self-proclaimed responsibility to provide order to securitise their near abroad. Originating from the self-identity of regional powers and efforts to protect their respective domestic political settlements, this is producing a profoundly destabilising pattern of regional polarization”. Les Cahiers d’Etudes africaines publient un nouveau numéro. J’ai hâte d’y lire cet article : « From Grievance to Greed in Somalia. The Formation, Failure and Fall of the United Somali Congress (1989-1991)”. Sur Twitter Paul D. Williams spécialise de la Somalie s’interroge sur la nécessité pour l’AMISOM de négocier avec Al Shabaab. Le Point Afrique consacre une série de billets sur les féministes au Kenya avec notamment une interview de la politiste Marie-Emmanuelle Pomerolle qui publie, avec Nanjala Nyabola, “Where Women Are, Gender and the 2017 Kenyan Elections”. Elle explique : « Au Kenya, comme dans beaucoup d'autres endroits, l'analyse des élections, et du politique en général, met en avant les dynamiques de partis, les tensions ethniques, parfois les disparités économiques, mais les rapports de genre sont invisibles. Pourtant, regarder les élections avec ces lunettes permet d'enrichir l'analyse du politique. » Afrique de l’Ouest Le bulletin franco Paix de septembre porte sur l’armée guinéenne et s’interroge sur ce qu’est « une institution d’État, qui échappe à cet État à certains moments, s’y confond à d’autres et qui repose sur des modes de gouvernement ambigus et complexes ». La France est-elle intervenue dans le Nord du Mali pour le pétrole ? C’est la question que pose Marc Antoine Pérouse de Montclos et Thierry Hommel dans un article de The Conversation Ils démontrent qu’ « Il n’y a pas de corrélation entre les zones d’intervention de l’armée française et la ventilation géographique des intérêts économiques de l’ancienne puissance coloniale sur le continent» e tplus loin d’ajouter : « Depuis 2013, les opérations Serval puis Barkhane n’ont guère été rentables au vu de leur coût, qui a augmenté dans la durée, et de leur incapacité à rétablir les parts de marché de la France, en perte de vitesse dans ses secteurs phares : machines, appareils électriques et électroniques, produits pharmaceutiques, aéronautique, automobile ». En 2015, nous faisions le même type de constat dans un article sur la politique de la France au Sahel : « la France reste en général l’un des principaux fournisseurs des cinq Etats. Inversement, ces derniers ne sont pas les principaux partenaires de la France en termes d’échanges économiques. Ainsi, la balance commerciale avec les Etats du Sahel est fortement excédentaire en faveur de la France ». Cette réflexion générale sur le rôle des ressources dans le déclenchement des guerres nous rappelle celle de Romain Mielcarek en 2016: « La seule guerre dont on est convaincus qu’elle a été déclarée pour le pétrole, est celle du Chaco, opposant la Bolivie et le Paraguay entre 1932 et 1935. 110 000 morts plus tard (un quart des combattants), on réalisera que la vaste plaine convoitée par les deux voisins… ne dispose finalement d’aucunes réserves. Dans les autres conflits, le pétrole n’est pas le motif de la guerre. En tout cas pas le seul. » A noter : L’Institut français de recherche en Sciences Humaines au Nigéria (IFRA Ibadan) recherche son nouveau directeur ! Afrique centrale Lignes de défense a consacré une émission à la Russie en RCA. Ces derniers mois les oligarques russes ont massivement investit en Centrafrique mais on voit également des contractors russes. La Russie déploie aussi son soft power dans les secteurs médicaux et agricoles. Les travaux sur le Burundi se font rares. Quel plaisir, donc, de lire cet article de Jean Pierre Chrétien ! Le chercheur spécialiste des Grands Lacs voit dans une manifestation le 25 août dans les rues de Bujumbura pour dénoncer le Rwanda, qui aurait « volé et utilisé les tambours burundais en violation des lois burundaises et même internationales” (…) une nouvelle tentative du régime de Pierre Nkurunziza pour mobiliser contre le voisin rwandais des passions nationalistes (voire « ethniques »), susceptibles d’être utiles lors du futur scrutin présidentiel de 2020. » Dans le cadre de la troisième phase - « l’insécurité en ville » - du Projet Usalama (dont l’objectif est d’étudier la dynamique du conflit et de la violence et les effets de ces deux phénomènes sur la société congolaise) Judith Verweijen publie un rapport sur la violence urbain dans l'est du Congo. Arts et littérature Jetez un coup d’œil sur Twitter à ce Thread sur les 50 meilleurs livres africains écrits en anglais. La prochaine journée d'étude de l'Association pour l'étude des littératures africaines se tiendra le 25 septembre 2020 à l'université Paris-Nanterre et sera consacrée aux représentations artistiques et littéraires de la relation sino-africaine. Les propositions de communication (300 mots maximum) accompagnées d’une brève bio-bibliographie sont à adresser avant le 1er mars 2020 aux trois adresses suivantes : ninon.chavoz@gmail.com ; pierr.leroux@gmail.comet fparavy@yahoo.fr Conférences et appels à communications  Appel à contributions REAF 2020 : le Groupement d’Intérêt Scientifique «Études Africaines en France » tiendra ses sixièmes rencontres les mardi 7, mercredi 8, jeudi 9 et vendredi 10 juillet 2020 à Marseille. Les chercheur.e.s sont invité.e.s à déposer sur le site : https://reaf2020.sciencesconf.org  un document présentant une proposition d’atelier au plus tard le 6 janvier 2020. Le séminaire  sur les approches postcoloniales (SAP) reprend avec une première séance le 1er octobre autour  Stéphane Dufoix, professeur des universités en sociologie à l'Université Paris Nanterre. Encore quelques heures pour s’inscrire au Séminaire ’Conflits armés et patrimoine en Afrique’ qui se tiendra le 10 octobre à Paris. In Mémorandum Le 27 septembre RFIrecevait Jean Merckaert, rédacteur en chef de la revue Projets. Les hommages sont unanimes ces derniers jours respectant l’adage latin « de mortuis nihil nisi bonum » (des morts, on ne dit que du bien »). Pourtant Jacques Chirac c’est aussi des « amitiés » peu recommandable qui se traduisaient par un retour d’ascenseur comme les financements d’Omar Bongo. Une politique de réseaux incarnée par des proches comme Foccart ou Pasqua.
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Categories: Afrique

Dernières nouvelles du continent (5)

Good Morning Afrika (Blog) - Sun, 22/09/2019 - 19:53
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Afrique de l’Ouest Le groupe Boko Haram a fait des femmes des instruments du terrorisme. L’article évoque même la «militarisation» des corps de femmes. Avez-vous lu Girl de Edna O'Brien ? L’histoire de Maryam, jeune lycéenne enlevée avec d’autres Lycéenne dans leur lycée de Chibok par Boko Haram, et sa lente reconstruction. Un livre boulversant qui prend aux tripes.
Laurent Fourchard, discute de son nouvel ouvrage « Trier, exclure et policer : Vies urbaines en Afrique du Sud et au Nigeria » dans Africa4 : « Les dynamiques sociales des métropoles étudiées dans ce livre (Johannesburg, Le Cap, Lagos, Ibadan, Kano) correspondent en partie à ces lectures : ces villes sont réputées dangereuses dominées par des quartiers populaires dans lesquels l’emploi informel et le chômage est hypertrophié et les services publics souvent absents. Cependant si les dimensions raciales du projet colonial et néolibérales de l’urbanisation mondiale sont à garder à l’esprit elles ne disent pas tout du poids des ingénieries bureaucratiques, politiques et sociales dans la fabrique de formes d’exclusions dans ces métropoles. L’approche à la fois historienne et ethnographique de ce livre montrent d’autres divisions à l’œuvre. C’est notamment les manières singulières dont le maintien de l’ordre opère au quotidien dans ces villes. Les quartiers populaires sont policés, moins par les appareils de l’Etat que par des organisations volontaires actives sur un long 20ème siècle. » L’ACLED revient sur les violences politiques de la semaine sur le continent en particulier les attaques d’Al Shabaab contre des représentants du gouvernement somalien et contre un camp militaire (ICI), l’Ethiopie a démantelé des tentatives d’attaques dans la capitale, l’intensification des batailles entre l’Armée nationale libyenne (LNA) de Khalifa Haftar et le Gouvernement d’accord national (GNA) en Libye, la violence dirigée contre des civils en République démocratique du Congo et au Burkina Faso et de nombreuses manifestations au Nigéria autour de Ashura.

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Grégoire Mettra revient dans Africa4 sur la Corne de l'Afrique à la fin des années 1970. Saviez-vous que les citrons séchés sont l’un des principaux produits exporté par la Somalie ? Ils sont envoyés principalement aux Émirats arabes unis. Les salaires des officiers de l’armée somalienne représentent 20% du budget de la défense du pays. Le port de Berbera a joué un rôle clé dans la construction du Somaliland. Les récents accords conclus avec les gouvernements des Émirats arabes unis et de l'Éthiopie pour moderniser le port pourraient rapprocher le Somaliland de la reconnaissance internationale selon Warsame M. Ahmed.
Publications Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE Cet article traite du «tournant local» dans les études sur la paix. A ce sujet, dans le cadre de la Masterclass Global Actors for Peace que je coorganisais la semaine dernière à l’Université Catholique de Lille, nous avons pu échanger avec Séverine Autesserre autour de son nouveau livre. Vous pouvez retrouver l’interview ICI. Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin-top:0cm; mso-para-margin-right:0cm; mso-para-margin-bottom:10.0pt; mso-para-margin-left:0cm; line-height:115%; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi; mso-fareast-language:EN-US;} Ne manquez pas ce nouveau livre sur l’activisme féminin en Afrique.

Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin-top:0cm; mso-para-margin-right:0cm; mso-para-margin-bottom:10.0pt; mso-para-margin-left:0cm; line-height:115%; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi; mso-fareast-language:EN-US;} Démocratie La démocratie semble régresser partout dans le monde et le continent africain n’est pas une exception selon Thierry Vircourlon. Dans The Monkey Cage un article montre que « In the past four years, 26 African countries have had transfers of power — a level of political turnover unseen since the 1990s. More than half the time, an opposition candidate defeated an incumbent in an election and took power. (…)In many African nations, democracy rests on shaky foundations. Respect for civil and political liberties in Africa has been declining for years, as has the proportion of Africans living in a democracy. Authoritarians continue rigging elections, repressing political opponents and staging coups”.
Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin-top:0cm; mso-para-margin-right:0cm; mso-para-margin-bottom:10.0pt; mso-para-margin-left:0cm; line-height:115%; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi; mso-fareast-language:EN-US;} Arts et littérature Découvrez le projet de Dave Evans de lire un livre de chaque pays africain cette année (avec Abdourahman A. Waberi pour Djibouti). Une initiative qui rappelle celle-ci «Une année pour lire le monde ». Mulatu Astatke, le parrain de l'éthio-jazz a été décoré de l’Ordre des Arts et des Lettres par le ministre de la Culture. Dans le cadre de la Masterclass Global Actors for Peace nous avons organisé une table ronde sur le Rwanda avec le couple Gauthier et le juge Getti. Nos étudiants ont toutes la semaine dessiné (avec l'aide de Winoc) ce qu'ils ont retenu, le Rwanda les a inspiré :  


Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin-top:0cm; mso-para-margin-right:0cm; mso-para-margin-bottom:10.0pt; mso-para-margin-left:0cm; line-height:115%; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi; mso-fareast-language:EN-US;} Conférences et appels à communications  L’AEGES propose des subventions à la publication. Cette offre est permanente. Postulez pour être visiting fellow à l'African Studies Centre Leiden. Pensez également à demander une bourse Ibrahim Leadership Fellowships qui donne aux Africains la possibilité de travailler dans des organisations internationales.  
Pour recevoir cette lettre directement par mail rendez vous sur la colonne de droite : "Suivez l'actualité du blog par mail".  
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Dernières nouvelles du continent (4)

Good Morning Afrika (Blog) - Sun, 15/09/2019 - 19:28
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Corne de l’Afrique

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Le spécialiste Rashid Abdi propose son analyse sur la suspension du projet de base militaire émiratie à Berbera au Somaliland.


Le nombre de morts au sein de la mission de l’Union africaine en Somalie est un sujet très sensible. Paul D. Williams propose une estimation de 1,483 à  1,884 entre mars  2007 et décembre 2018.

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Afrique de l’Ouest Depuis plusieurs mois maintenant l’échec patent des actions de sécurisation et de développement menées dans le Sahel fait l’objet de nombreux articles. Pour le photographe Pascal Maitre : « En France, on n’a aucune conscience de ce qui se passe là-bas, alors que notre pays mène une véritable guerre dont l’issue reste incertaine ». Les observateurs restent circonspects face à l’annonce la décision phare du sommet extraordinaire « de lutte contre le terrorisme » de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) de débloquer un milliard sur 4 ans pour lutter contre le djihadisme. Pour Akinola Olojo: « This situation raises two questions. The first is whether the predominant approach by affected countries, anchored by the use of force, is capable of delivering a lasting solution? The answer is no. Militarised responses have helped but are unsustainable in the long term. This is because of the multi-dimensional nature of violent extremism or terrorism.” Le small Arms Survey’s Peace Operations Data Set (PODS) propose cette carte des attaques sur des troupes du maintien de la paix qui auraient menés à la perte de leurs armes et /ou munitions.  
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Appel à communications pour le colloque « African Futures : Promises, Projections and Reflections on a Continent in Transition » qui se tiendra à Cagliari du9-13 June 2020. La dateline pour l’appel à communications du colloque « Quand le sud pense le nord : défis méthodologiques, enjeux épistémologiques » approche (30 septembre). Une conférence est organisée le 10 octobre sur la Russie en Afrique organisée par l’Observatoire franco-russe. Cet article propose un vue générale des relations économiques entre la Russie et le continent africain.
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Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE Arts et littérature Arnaud Contreras grand spécialiste des musiques du Sahara et du groupe Touareg TINARIWEN interviewe Eyadou Ag-Leche, le bassiste du groupe pour la sortie de leur neuvième album. Jusqu’au vendredi 20 septembre ( 8h30 à 17) pensez à visiter l’exposition « Dans les yeux de Maidugiri  » du photographe nigérian Adah Clarence Ugbede (Gottay Photography), qui donne à voir les visages et les histoires des populations déplacées et vulnérables de Maiduguri, au Nigeria. Le livre Girl de l’écrivaine irlandaise Edna O’Brien est fascinant et bouleversant. Il raconte l’histoire d’une jeune lycéenne, Maryam, enlevée lors du fameux rapt des lycéennes de Chibok par Boko Haram en 2014 : « J'étais une fille autrefois, c'est fini. Je pue. Couverte de croûtes de sang, mon pagne en lambeaux. Mes entrailles, un bourbier. Emmenée en trombe à travers cette forêt que j'ai vue, cette première nuit d'effroi, quand mes amies et moi avons été arrachées à l'école… » Publications Après la publication de de Vries, Englebert et Schomerus « Secessionism in African Politics Aspiration, Grievance, Performance, Disenchantment » en début d’année, un nouvel ouvrage est consacré à cette thématique. Voici le programme 2019-2020 du cours de François-Xavier Fauvelle « Introduction aux mondes africains médiévaux » au Collège de France (à partir du 31 octobre). Comment écrire sur l’Afrique ? Voici une réponse drôle et ironique.
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Dernières nouvelles du continent (3)

Good Morning Afrika (Blog) - Sun, 08/09/2019 - 19:29
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Corne de l’Afrique Le Khat, cette plante « broutée » en Afrique de l’Est, est de plus en plus demandé. Emeline Wuilbercq y consacre un article dans Le Monde. Elle rappelle que « le volume de khat expédié hors des frontières a plus que doublé, passant de 22,4 millions à 48,8 millions de kilos. D’octobre à novembre 2018, la plante a même dépassé le café en tant que principal produit d’exportation en valeur. Elle a rapporté 107 millions de dollars (97,5 millions d’euros) en un mois, selon le ministère du commerce et de l’industrie, soit le double de celles du café". Terrence Lyons (qui vient de publier un ouvrage sur l’Ethiopie) écrit avec Hilary Matfess un article pour The Monkey Cage. Après la tentative de coup d’Etat fin juin et la perspective des élections en mai 2020, comment le régime éthiopien peut-il faire face à l’escalade des violences ? A voir également : Al Jazeera propose un reportage sur la présidente de la Cour Suprême Meaza Ashenafi. Anne-Laure Mahé à l’IRSEM publie une note de recherche sur l’appareil sécuritaire soudanais. Elle s’interroge la transition en cours est-elle « un  véritable  changement  de  régime  ou  une  simple  transformation  du  système  pour survivre à la crise ? ». Le 5 septembre, Abdallah Hamdok a présenté la composition de son gouvernement de transition (dix-huit membres dont quatre femmes). Très heureuse de vous annoncer la sortie prochaine de « Diplomacy and Borderlands. African Agency at the Intersections of Orders” dirigé par Katharina P. Coleman, Markus Kornprobst, Annette Seegers. J’y signe un chapitre “Establishment of a New Regional Order in the Horn of Africa”. Afrique de l’Ouest Nous vous annoncions la publication de l’ouvrage de Benedikt Erforth “Contemporary French Security Policy in Africa. On Ideas and Wars”, il est interviewé par le CERI et revient sur sa méthodologie : “ This research aims at explaining French interventionism by drawing on actors’ subjective perceptions of reality. To do so, the book adopts an actor-centric constructivist ontology. It combines both institutional and ideational approaches to identify the emergence of ideas and to trace their diffusion within the French foreign policy apparatus. By investigating ideational variables through the lenses of the policy-makers themselves, this book seeks to unravel the hidden dynamics of decision-making. This micro-foundational approach is rooted in discourse analysis and pays particular attention to the processes and people that constitute the state.” France Inter a consacré son émission Secrets d’infos à l’assassinat Ghislaine Dupont et Claude Verlon il y a six ans. Migrations Les décodeurs publient un graphique sur les pays qui accueillent le plus de migrants/réfugiés (guerre, climat, autre raison de force) dans le monde. 

Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin-top:0cm; mso-para-margin-right:0cm; mso-para-margin-bottom:10.0pt; mso-para-margin-left:0cm; line-height:115%; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi; mso-fareast-language:EN-US;} Histoire Quel bonheur de lire Cheikh Hamidou Kane, l’auteur de L’Aventure ambiguë. A près de 90 ans il accorde une interview au journal Le Monde : « Il faut poursuivre le travail entamé. Rome n’a pas été construite en un jour ! L’Afrique, comme disait Ki-Zerbo, a été victime d’une dépossession de son espace – ses empires ont été dépecés en une cinquantaine de territoires, au profit des colonisateurs. L’Afrique n’existe plus. Elle a perdu son initiative politique et son identité endogène. A l’école, ce sont les langues du colon qui sont enseignées. La législation, l’organisation sociale et familiale sont calquées sur celles de l’Occident. Il faut donc que l’Afrique redevienne elle-même en se basant sur les structures antérieures à la colonisation ». On y apprend également qu’il a un projet en cours : « Je travaille à un projet qui me tient à cœur depuis un moment. Je veux retracer l’épopée de l’empire du Mali fondé par Soundjata Keïta. Elle a donné naissance à la charte du Mandé. J’aimerais rappeler cette page d’histoire à la jeunesse africaine et au monde ». Le Cours de l’histoire sur France Culture consacre une émission à l’histoire de l’Afrique avec François-Xavier Fauvelle : « Il y a une ethnicisation et une esthétisation de l’art africain. (…) C’est pourquoi je milite pour une restitution de l’art africain aux pays d’origine et surtout pour une resémantisation, c’est-à-dire travailler les pays à qui on veut restituer, pour qu’on reconstruise des discours dont ces objets ont été privés en même temps qu’ils ont été transférés. Ce n’est pas tout de rendre, il faut savoir bien rendre. (…) Le travail de tout historien qui travaille sur l’Afrique c’est de rendre le passé disponible ». L’historienne Sarah Fila-Bakabadio présente ensuite ses travaux sur l’Afrocentrisme ? Littérature Bravo à Abdourahman A. Waberi selectionné pour le Prix Renaudot  avec son livre «  Pourquoi tu danses quand tu marches » ! J’ai hâte de découvrir l’ouvrage qu’il a écrit avec Alain Mabanckou "Dictionnaire enjoué des cultures africaines". Ce dernier était l’invité de l’émission de 28 minutes. Plusieurs twittos se sont émus de cette question du journaliste « Pourquoi vous n’écrivez que sur l’Afrique (…) pourquoi vous n’écrivez pas de manière universelle sur d’autres pays » comme l’universel n’était que l’Occident. Voici la superbe réponse de Mabanckou « Les Tolstoï nous ont fatigués avec leur zone, en France la littérature me fatigue avec les mêmes thèmes, quand je vais chez Pagnol il est dans son coin…. La littérature c’est l’art d’installer l’universalité là où certains croyaient que c’était une motte de terre de son père qu’on avait mise de côté ». Conférences et appels à communications  Le programme annuel du Séminaire sur les approches postcoloniales (SAP) est en ligne ! ICI Les articles se multiplient sur la nécessaire décolonisation des savoirs. « Sécurité et développement dans le Sahel. Du concept à la réalité » : voilà le thème du prochain colloque, organisé conjointement par l’Institut Themiis et le G5 Sahel le 1er octobre 2019 au siège de l’UNESCO. Le ministère de la culture et l’EMSOME organise un séminaire le 10 octobre « Conflits armées et patrimoine ». Le programme est ICI. Global Integrity s’apprête à lancer la huitième édition des Indicateurs d’Intégrité en Afrique, en partenariat avec la Fondation Mo Ibrahim et recherche toujours un chercheur sur l’Egypte ! Vous avez jusqu’au 18 octobre pour postuler aux bourses de terrain du CFEE. Encore une semaine pour postuler à un stage au sein du Konrad Adenauer Foundation en Afrique du Sud. In memorandum Robert Mugabe, ancien président du Zimbabwe qu’il a dirigé trente-sept ans, a disparu le 6 septembre. Les hommages sont révélateurs des différentes périodes de sa vie. Le héros est célébré mais le despote n’est pas oublié. Jean Philippe Rémy en peint un très beau tableau de cette vie.  


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Dernières nouvelles du continent (2)

Good Morning Afrika (Blog) - Sun, 01/09/2019 - 19:24
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Dans Ouest France, le chercheur Vincent Foucher s’interroge sur la persistance du groupe Boko Haram au Nigéria.
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The Washington Post publiait le 30 août : "'If I Don't Pay, They Kill Me': Al-Shabaab Tightens Grip on Somalia with Growing Tax Racket". On y lit que le groupe al-Shabaab finance une grande partie de ses activités en extorquant l'argent des hommes d'affaires somaliens. Les auteurs déclarent que la croissance des recettes fiscales d’Al-Shabaab est en contradiction avec les affirmations du gouvernement somalien selon lesquelles le groupe est en perdition.
On lira avec intérêt l’article de Gérard Prunier dans Le Monde diplomatique du mois de septembre sur la situation au Soudan depuis la mise en place le 21 août du Conseil souverain.
Influences étrangères On l’attendait avec impatience et elle vient de sortir. La dernière publication d’Aline Leboeuf pour l’IFRI porte sur : « La compétition stratégique en Afrique : approches militaires américaine, chinoise et russe ». Pour l’auteure « Si les États-Unis sont encore l’acteur dominant dans la sécurité du continent, un phénomène de rattrapage est en cours en faveur d’une influence grandissante de la Chine et de la Russie ». L’ISS consacre également l’un de ses derniers rapports à ces présences militaires étrangères sur le continent africain. Des 13 pays ayant une présence connue en Afrique, les États-Unis et la France ont le plus de troupes sur le continent. Sans surprise la Corne de l'Afrique est devenue l'épicentre de ces présences, avec environ 11 bases militaires étrangères. Les publications sur l’influence russe en Afrique se multiplient : ICI
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Conférences et appels à communications 
 Vous avez jusqu’au 18 octobre pour postuler aux bourses de terrain du CFEE !  Et jusqu’au 15 septembre pour envoyer vos propositions pour l’ouvrage collectif: « La mer : paradoxes, enjeux et défis pour les États du Golfe de Guinée au XXIe siècle ». Le colloque « Penser le genre des expériences de la violence politique en Afrique. Incidences biographiques, transmissions générationnelles et familiales » aura lieu à Sciences Po Bordeaux les 3-4 octobre 2019. L’AEGES organise son colloque annuel à Paris sur le thème Guerre et corps. Pour soumettre un article ou un panel : ICI
L’Afrique…ce grand pays… Lors du sommet du G7, la journaliste américaine d’Associated Press Darlene Superville poste sur Twitter un cliché représentant quatre « leaders ». Elle identifie Emmanuel Macron, Justin Trudeau et Narendra Modi mais Cyril Ramaphosa, elle le présente comme « one unidentified leader » ….
Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin-top:0cm; mso-para-margin-right:0cm; mso-para-margin-bottom:10.0pt; mso-para-margin-left:0cm; line-height:115%; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi; mso-fareast-language:EN-US;} La journaliste devrait lire l’interview de  l’historien François-Xavier Fauvelle, élu professeur au Collège de France et dont la leçon inaugurale se tiendra en octobre. In memoriam Le 31 août, un an après Samir Amin, l’universitaire Immanuel Wallerstein, critique du capitalisme mondial est décédé.
 

   
Categories: Afrique

Dernières nouvelles du continent (1)

Good Morning Afrika (Blog) - Sun, 25/08/2019 - 21:43
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Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE C’est la rentrée mais je vous propose un nouveau rendez-vous hebdomadaire. Une veille qui reprend les articles scientifique ou de presse les plus marquants, sur le modèle de "This Week in Africa" de Jeffrey Paller. Bien sûr je reste fidèle à mes centres d’intérêts : sécurité, défense, politique étrangère et…littérature ! Je publierai également les appels à communications et les évènements scientifiques. Vos commentaires sont les bienvenus pour améliorer ce nouveau projet.
Corne de l’Afrique, Afrique de l’Est Le Soudan entame-t-il une transition politique ?  The New York Times publie "A Season of Hope in Sudan" où l’auteur explique l’opportunité pour la jeunesse soudanaise de transformer le pays. On lira également le récit de la réalisatrice Hind Meddeb à Khartoum au cœur des manifestations. Ecoutez cette émission de France 24 pour comprendre la crise actuelle et celle-ci sur le choix des nouveaux membres du conseil souverain au Soudan. Sur le nouveau dirigeant du pays (ICI) et les nombreux défis qu’il doit relever. Pour Woldemariam, la résolution de la crise est un succès du multilatéralisme africain avec l’investissement de l’Union africaine et de l’Ethiopie. La revue Le Point consacre un numéro aux Nouvelles Routes de la Soie avec un papier signé par Claire Meynial sur Djibouti Le Kenya et Djibouti sont concurrents pour un siège au Conseil de sécurité de l’ONU. L’Est du Congo reste une des zones les plus violentes du monde. Ce rapport rappelle que depuis deux ans, rien que dans la région du Kivu,  1897 personnes ont été tuées, 3 316 kidnappé et 100 victimes de viols. À l’été 2018, les observateurs ne cachaient pas leur surprise de voir enfin se résoudre un conflit vieux de vingt ans entre l’Ethiopie et l’Erythrée qui a constitué un véritable nœud de crispation dans les tensions régionales. Cet article explique les impasses du régime érythréen. Sur la crise du fédéralisme éthiopien on lira René Lefort ICI Joël Hubrecht interroge les relations entre la France et le Rwanda au moment du génocide : « Par leur proximité et leur présence, les analystes français auraient pu et dû, mieux que quiconque, saisir les signaux d’alerte puis être les premiers à rompre tout lien avec les génocidaires au lieu de s’inscrire, pour reprendre les mots d’Hubert Védrine, dans « la suite de l’engagement d’avant ». Cela n’a pas été le cas. Ils ont vu mais n’ont rien compris, ne comprennent toujours pas et, dans leur superbe arrogance, s’y refusent. Obstinément. » Sahel, Afrique de l’Ouest Un des derniers articles de Morgane Le Cam, la correspondante du journal Le Monde au Mali, avant de quitter son terrain décrit la situation au centre du Mali : « la Minusma est de plus en plus contestée par une population qui ne comprend pas pourquoi ses casques bleus n’interviennent pas lorsque leurs villages sont pris d’assaut par des groupes armés, tantôt djihadistes, tantôt communautaires (…)Depuis le début de l’année, dans la région de Mopti, au moins 845 personnes ont été tuées dans plus de 200 attaques ». Rémi Carayol propose un papier sur les milices au Mali soutenus par les pouvoirs et cette stratégie n’est pas nouvelle. Ecoutez cette émission avec Jean-Marc Durou (qu’un ami m’avait présenté jadis comme « le plus grand spécialiste de la zone ») sur le Sahel. Début août le Ghana accueillait la première conférence en Afrique de l’International Studies Association (pour la première fois sur le continent). La même semaine Nancy Pelosi visitait le pays pour célébrer The Year of the Return : « Ce sont douze mois pendant lesquels le pays d’Afrique de l’Ouest, qui fut l’un des importants pays de départ de la traite négrière entre les XVe et XVIIIe siècles, organise des événements pour commémorer le premier bateau d’esclave arrivé en Virginie il y a 400 ans. » Ecoutez l’interview de Laurent Guillaume, ancien officier de la police française, sur les narcotrafiquants en Afrique de l’Ouest. Aujourd'hui, aux Éditions La manufacure de livres, il publie « Africa Connection », un ouvrage collectif sur la criminalité organisée en Afrique Sécurité, défense L’emploi de compagnies de sécurité privées est de plus en plus courant dans certains pays d’Afrique selon cet article. La privatisation de la sécurité et les « gardiens » employés en Afrique de l’Ouest, débouche sur une meilleure compréhension de la place de l’Etat. Les processus de réconciliation renforcent-ils ou atténuent-ils les divisions ayant mené au conflit? Et quand sont-ils pertinents? Eléments de réponse par Milena Dieckhoff Publications Je lirai avec plaisir le dernier ouvrage de Terrence Lyons sur la politique éthiopienne. On lira cet article sur le travail des observateurs lors des élections kényanes de 2017,  celui-ci sur l’impact des dépenses militaires sur l’industrialisation de 35 pays d’Afrique entre 1990 et 2015. Excellent papier de Nina Willen, Gérard Birantamije et David Ambrosetti sur la professionnalisation de l’armée burundaise. J’ai hâte de découvrir cette nouvelle publication « Contemporary French Security Policy in Africa. On Ideas and Wars ». Les études africanistes sont en pleine expansion d’après l’éditeur de l’African Studies Review  mais ça n’est pas encore très visible dans les enseignements et que la diversité manque au sein de l’édition. Pensées Pour Souleymane Bachir Diagne : « Décoloniser les imaginaires, ce n’est pas s’opposer ou mener une guerre d’indépendance, mais considérer qu’il n’y a pas d’humanités séparées et qu’il n’y a pas un lieu qui serait seul le théâtre de l’histoire universelle.» Culture L'écrivaine américaine Toni Morrison, première femme noire à recevoir le Prix Nobel de Littérature, est morte à l'âge de 88 ans. La rentrée littéraire voit la sortie de plusieurs ouvrages consacrés à l’Afrique et ICI on trouvera un classement des meilleurs films africains de l’année. Les 10 finalistes pour le Prix des cinq continents, organisé par  l’Organisation internationale de la Francophonie sont dévoilés. Il récompense chaque année un texte de fiction narratif d’expression française. Conférences et appels à communications  L’AEGES organise son colloque annuel à Paris sur le thème Guerre et corps. Pour soumettre un article ou un panel : ICI Ne manquez pas la Masterclass Global Actors for Peace organisée par la faculté de droit de l’Université Catholique de  Lille. La journée du jeudi 19 sera consacrée à l’Afrique avec une conférence  « Peace from the Bottom » de Séverine Autesserre et en soirée, une conférence-débat avec projection du documentaire “L’homme qui répare les femmes” en présence de sa réalisatrice Colette Braeckman et de Sylvie Humbert Membre de la Commission de chercheurs pour l’étude des archives françaises du Rwanda (2019). Un AAC est lancé pour la journée d’études « Quand le sud pense le nord : défis méthodologiques, enjeux épistémologiques » organisé le 13 décembre. La date limite pour l'envoi des propositions de communication est le 30 septembre 2019, à l'adresse : je.quandlesudpenselenord@gmail.com Global Integrity s’apprête à lancer la huitième édition des Indicateurs d’Intégrité en Afrique, en partenariat avec la Fondation Mo Ibrahim, et cherche des journalistes professionnels, universitaires, acteurs d’organisations non-gouvernementales et/ou du secteur privé ayant une expérience avérée dans la conduite d’entretiens et la recherche documentaire. Vous avez jusqu’au 25 octobre pour répondre à l’AAC de Politique africaine «  Rwanda : la trajectoire de l’État après le génocide ».
Si vous souhaitez recevoir cette lettre par mail : inscrivez vous à droite. Rendez-vous dans une semaine ;)

Categories: Afrique

Horvátország: tengerpart, napsütés, mérgeskígyók

Serbia Insajd - Thu, 13/06/2019 - 10:14

Mi magyarok nagyon hozzá vagyunk szokva ahhoz, hogy semmi nem akar tud minket megölni, amikor a saját országunkban kirándulunk, nyaralunk. Ebből aztán mindenféle kacifántos helyzetek adódnak. Kénytelenek vagyunk például túl közelről megnézni egy barnamedvét, megmarnak minket dolgok, megcsípnek, megharapnak, ha elhagyjuk ezt a biztonságos kis helyet. Nem vagyunk rá felkészülve, hogy a természet nem mindenütt a barátságosan döngicsélő méhekről szól, és bizony van veszélyesebb dolog a kullancsnál.

Kevesen tudják, hogy nagyon nem árt észnél lenni például az Adriai tenger partján, mert nem a tengeri sün jelenti a legnagyobb veszélyt. A tengeri állatokra inkább nem térnék ki, a víz nyilván tele van mindennel, ami csak megmarhat. Ezekre többé-kevésbé számít az ember, a strandokon általában van gyors segítség, a magyarok meg általában nem akkora tengerészek, hogy tömegével hagyják el a biztonságos zónákat a partok mentén. Viszonylag jól megúszhatóak ezért a vízi problémák.

Sajnos azonban a szárazföld is borzasztó veszélyes, lába meg a legtöbbünknek van, egy jó erdei/hegyi túra általában belefér a nyaralásba. Na, itt már nem árt résen lenni, pláne, ha szaladgáló gyerekek is vannak velünk, esetleg mindent megszaglászó kutya.

Egy rendkívül veszélyes balkáni lakosra szeretném felhívni azoknak a figyelmét, akik mostanság tervezik betuszkolni a felfújható unikornist a csomagtartóba. A találkozás megúszható körültekintéssel és elővigyázatossággal, de okozhat akár tragédiát is.

A vipera ammodytes, azaz a homoki vipera, szerbhorvátul poszkok. Ez a vipera mindössze 80-100 cm hosszúra nő, nagyon kedveli a dombok déli lejtőit, kövek, bozót, bokrok... Minden, ami egy kirándulás alkalmával körülvesz minket a Balkánon, az az ő kedvenc élőhelye. Jellegzetes szarvszerű "orráról" lehet felismerni, rendkívül erős mérge van, Európa legerősebb mérgét fecskendezi belénk, ha nem vigyázunk.

Egészen elképesztő hülyék is vannak amúgy például Horvátországban a nyáron. Ezt biztos sokan tapasztalták. A horvát hegyimentők kedvencei azok, akik elindulnak tangapapucsban mondjuk a Velebitre túrázni. Az ő esetükben a legtöbbször légi mentésre is szükség lesz.

Egészen különleges fajtája azonban a turistának az, aki elkezdi piszkálni az idegen országban talált kígyókat. A poskok például nem olyan, hogy érdemes bottal bökdösni, vagy kézzel csesztetni. Hagyni kell, hogy menjen a dolgára, ha van olyan szerencsénk, hogy észrevesszük időben. A kígyó amúgy a lábunk döngését érzékeli, és védett helyre húzódik általában mire odaérünk, nyilván nem várja a túrázókat az ösvény közepén harcra készen. Ennek ellenére egy elgurult labda, egy gyors pisilés a bozótban hozhat meglepetéseket. A Füstlakók című (Hrvoje Hitrec írta) jugoszláv ifjúsági regény szereplőjét, Dunját is így marja meg egy bokor ágán napozó poskok, pisilés közben. Na, mindegy. A lényeg, hogy nézzünk a lábunk elé és, ha találkozunk vele, ne bökdössük, ne csesztessük, ne akarjunk közös fotót vele, hagyjuk békén, a gyerek meg ne futkosson a dzsindzsában, mert ott lapulhat egy példány. 

Néhány éve egész Horvátország a hasát fogva röhögött, amikor az alábbi videó felkerült. Egy holland turista döntött úgy, hogy megfogja ezt a rendkívül veszélyes kígyót. Különdíjas, hogy a marás után elkezdi szívogatni a mérget az ujjából, hogy a száján át is bejusson egy adag a szervezetébe.

A poskoktól a helyiek  is nagyon félnek, a történelem során legendákat gyártottak róla, mindenféle nem létező tulajdonsággal ruházták fel. A nép úgy tartja, hogy a kígyó karikává tud hajlani, és úgy gurul le a domboldalon, meg nagyot tud ugrani, mint valami rugó, úgy csapódik ki. Ez nem igaz, ez egy közönséges vipera, de ezek a kitalált szuperképességek is jól mutatják, hogy mennyire nem játék a dolog. A kígyót az elmúlt században többször is irtották államilag, sokszor fizettek minden egyes megölt példányért, szinte kiirtották a Balkánról, de napjainkban már természetesen nem üldözik. Igaz, a helybeliek még ma is sokszor agyonverik, ha meglátják. Az alábbi videón egy poskok látható, akit idomárja hiába próbál ugratni, az csak nem akar (ez egy vicc).

A lényeg, hogy nézz a lábad elé, és ne rohangálj a bozótosban!

Ott lakik ráadásul az európai fekete özvegy is, ami meg ugyan egy gemkapocsnál nem nagyobb kis pókocska, de akkorát mar seggedbe... izomgörcsök, meg bénulás. Elég para, érdemes utánanézni.


La lumière et la souillure

Amadou Amath Blog - Mon, 25/02/2019 - 15:18
Le premier tour des élection présidentielles sénégalaises s’est tenu dans un climat d’une grande qualité républicaine. Si on peut déplorer ici ou là des incidents de vote – en particulier les situations de mauvais adressage des électeurs à leur bureau … Lire la suite →
Categories: Afrique, European Union

Egy brit egész Szerbiát lehúzta Kickstarteren

Serbia Insajd - Sun, 09/12/2018 - 11:45

Kevin Shannon bizony alaposan megszívatta Szerbiát. A brit férfi 2016-ban gyalogolta végig az országot, túrájáról beszámolt a média, jól rápörgött mindenki. Végre valaki, aki nem fél a szakállas kalasnyikovos szerbektől.

Shannon el is mondta, hogy milyen fantasztikus nemzet is a szerb, meg ilyen hasonló szívmelengető dolgokat, ami nagyon jól szokott esni Szerbiának. Ezúttal olyannyira jól esett, hogy miután a brit fiatalember belengette, hogy könyvet fog írni az utazásáról és a "meg nem értett országról", a Kickstarteren több mint 8500 fontot dobtak neki össze a projektre.

Vitathatatlan, hogy mintegy 900 kilométeres gyaloglása során Shannon jól megismerte Szerbiát, sőt kiismerte a szerb néplélek rejett zugait is. A durva átverés legalábbis erre enged következtetni.

Szerbia megítélését hosszú időre tönkretette a 90-es évek háborúkkal tarkított időszaka, és a szerbekre jól rászáradt az összes ellenük folytatott propaganda is. Róluk mindenkinek tömegsírok, gyújtogató szabadcsapatok és maffiózók jutnak eszébe. Világszinten ment tönkre az imidzsük.

Gondoljunk csak bele, még a legendás Grand Theft Auto IV. című világhírű játék bűnöző főszereplője is szerb volt: Niko Bellic. Niko a történet szerint persze harcolt a boszniai háborúban és Koszovóban is, meg a többi unásig ismételt klisé.

A világ a kilencvenes évek óta max bottal piszkálja őket, a szerbek pedig alig várják, hogy valaki végre azt mondja rájuk, hogy ez egy barátságos és vendégszerető nemzet. Kevin Shannont is a vállára vette az ünneplő tömeg, amikor bemondta, hogy ő ír egy könyvet, amiben kicsit javítja majd az országról kialakult képet. Össze is gyűlt sitty-sutty a pénz, amivel Shannon ugyancsak sitty-sutty köddé vált.

A Kiskstarter még őrzi a projekt sokat ígérő leírását, ahol borítótervek, digitális kiadás és külön fényképes kiadvány is szerel a célok között. Minden jel arra mutat azonban, hogy Kevin fantasztikus kalandjait a szerbek között senki sem fogja olvasni.


Megdöbbentő videó a legveszélyesebb "balkáni útvonalról"

Serbia Insajd - Thu, 13/09/2018 - 11:33

Százával próbálnak a boszniai hegyi ösvényeken Horvátországba jutni a migránsok. Ez derül ki a legújabb videóból, amely a helyi internetes lapokban bukkant fel. Egy kerékpáros testkamerája rögzítette a szokatlan túrázó csoportot.

Boszniából érkező hírek eddig is elég aggasztóak voltak, nem egy balesetről számoltak be a szarajevói lapok az utóbbi időben. Szakadékba zuhant, kőomlás alatt rekedt migránsokról szóló történetek heti rendszerességgel jelennek meg.

A horvátok az utóbbi időben a megnövekedett forgalom miatt jobban őrzik a határt, ez lehet az oka annak, hogy a migránsok a hegyeken át próbálnak az EU területére jutni. A tél közeledtével ez az eleve nem veszélytelen vállalkozás még sokkal rizikósabbá fog válni - figyelmeztet cikkében a Jutarnji.hr hírportál.


Vigyázat! Elveszik a forgalmit a magyarok

Serbia Insajd - Wed, 02/05/2018 - 20:20

Rendhagyó, de nem túl hatékony módszerrel hosszabbították meg a forgalmikat Szerbiában. Ahelyett, hogy az új érvényességi időt a műanyag kártyára írták volna, adtak a regi forgalmi mellé egy igazolást. Ezen az igazoláson az szerepel, hogy a forgalmit meghosszabbították, és az igazolás alkalmas arra, hogy belföldön és külföldön is bizonyítsa ezt a tényt. Ott a szöveg nem ragozom.

Csakhogy ez nem igaz. Egészen ostoba helyzetbe kerültem emiatt a családommal. A beregsurányi határákelőn leszerelték a rendszámomat és elvették az érvényes forgalmit is. Végül a nyolchónapos gyerekemmel az éjszaka közepén ott találtam magam az ukrán határon az árokparton az áprilisi éjszakában.

Nem nagyon tudtam, hogy mit csináljak, csak azt tudtam, hogy ugyanezzel az igazolással jöttem be Magyarországra Röszkénél, és ott ugyanolyan rendőrök engedtek be, mint akik elvették a forgalmimat Beregsuránynál.

Kiderült, hogy a problémájuk a regisztrált, biztosított, érvényes müszakival rendelkező autómmal az volt, hogy a forgalmi érvényességét külön dokumentumban hosszabbították meg. Ez pedig a Bécsi egyezménnyel ellentétes. Most a szerb nagykövetségre várunk, mert magyar rendörök szerint csak trailerrel vihetem el a kocsit a pusztából.

Elég nagy a káosz a fejekben, mert még a szerb nagykövetségnél is elhangzott, hogy ez az igazolás csak belföldre jó. Ezzel a magyar hatóság is érvelt, ami ugyancsak totális abszurdum, hiszen a papíron ANGOLUL írja, hogy a KÜLFÖLDI HATÓSÁGOK SZÁMÁRA készült. Eleve milyen hülyeség ez? Meghosszabbítani a forgalmit BELFÖLDRE. Vicc. Semmi értelme. A lényeg, hogy mind, akik ilyen papírt kaptatok, ne menjetek vele külföldre, mert leszedik a rendszámotokat és hosszú napokat vesz el az életetekből mások hanyagsága.


Elképesztő szobrot állítottak Gagarinnak Belgrádban

Serbia Insajd - Wed, 11/04/2018 - 11:38

Megdöbbentő alkotást lepleztek le Belgrádban. Nem kisebb alak kapott szobrot a szerb fővárosban mint Jurij Alekszejevics Gagarin. A szobor talapzatán azt írja: az ember, aki meghódította a világűrt. Minden kommentár felesleges.

 


Nézzen nagy tüzet rakó szerbeket!

Serbia Insajd - Fri, 06/01/2017 - 18:04

Érdekes karácsonyi szokás Szerbiában a tábortűz. Szerbiában is a Julián-naptár szerint ünneplik, ezért január hatodikára esik szenteste, és január hetedike a karácsony napja.  A történet szerint a pásztorok, amikor értesültek Jézus születéséről, ágakat vágtak, és azzal indultak el köszönteni a megváltót, hogy tüzet rakhassanak, és megmelegedjen az újszülött.
A szerbek (és mások is) ilyenkor kivágnak egy fiatal tölgyet, és annak az ágait teszik a kályhába vagy más tűzbe. Esetleg csokorba fognak kisebb ágacskákat belőle, azt feldíszítik és úgy égetik el. A tűzből kipattanó zsarátnok darabok, szikrák nagy száma szimbolizálja azt a gazdagságot és gyarapodást, ami az új évben vár a tűzrakókra. Van, hogy egészen sokan jönnek össze meggyújtani egy "badnjakot" vagy többet. A Telegraf szerint idén a Balkán legnagyobb badnjakját gyújtották meg péntek este Belgrádban a Szent Száva Székesegyháznál.

Akit no commentben érdekel, hogy a vidéki Szerbiában mit csinálnak ilyenkor, aki szereti a szerb zászlóval bőségesen megtűzdelt traktorokat, a pálinkát, és felebaráti szeretetet, az ezt a videót indítsa el.


Djibouti dans le jeu international

Good Morning Afrika (Blog) - Mon, 31/10/2016 - 13:46
Nous publions un article sur Djibouti dans le numéro d'octobre de la revue Esprit (ICI). Voici un extrait de l'article :

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Alors que les regains de tensions en mer de Chine méridionale suscitent l’inquiétude des décideurs politiques et concentrent l’attention des médias, l’onde de choc de ces tensions pourrait toucher les rives d’un petit territoire à l’est du continent africain. Djibouti concentre depuis quelques années la présence militaire des puissances internationales et attirent les investissements étrangers du monde entier. Les jeux diplomatiques qui s’y jouent sont particulièrement révélateurs des évolutions du système international. Cet îlot de tranquillité de 23 200 km², dans une région agitée par les conflits, accueille les troupes françaises, américaines, japonaises, européennes et bientôt chinoises, saoudiennes et peut-être russes. Les plus puissants États y ont pris place afin de lutter contre la piraterie, le terrorisme ou, plus récemment, comme base arrière dans le cadre de la guerre au Yémen. Djibouti représente également un atout économique majeur. Bien que ce territoire ne produise aucune richesse, il pourrait jouer un rôle de plateforme régionale et une pièce maîtresse dans le projet d’intégration économique, soutenu par Pékin. Garnison internationale, hub maritime et logistique régional, Djibouti l’oublié se trouve désormais au cœur du nouveau grand jeu international.
Categories: Afrique

Recension : Politics and Democracy in Microstates de Wouter Veenedaal

Good Morning Afrika (Blog) - Fri, 28/10/2016 - 14:37

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Aujourd’hui encore les organisations internationales font la promotion des avantages de la petitesse et invitent les États en reconstruction après un conflit à des pratiques de décentralisation et de dévolution afin de confier plus de pouvoirs et de compétences politiques à des unités réduites. Pourtant, aucune hypothèse satisfaisante ne permet d’expliquer cette corrélation entre la taille et le caractère démocratiques d’un État.  Au contraire, de plus en plus d’études de cas tendent même à l’infirmer en soulignant l’intensité des rivalités personnelles, de la corruption et du clientélisme dans les petits États. Il semble donc qu’il y aurait un écart entre la théorie suggérée par la recherche quantitative et la réalité constatée les travaux qualitatifs. Les institutions démocratiques des petits ou micro États seraient une façade et la réalité démocratique de leur système politique doit être relativisée. D’après, Wouter Veenedaal cette énigme relève bien de l’approche méthodologique quantitative qui a été privilégiée jusqu’à présent pour étudier ce lien. Il propose ici une étude comparative de la nature des systèmes politiques dans quatre micro-États : San Marino, St Kitts et Nevis, les Seychelles et Palau. Il nous éclaire sur les réalités politiques de ces États présentés comme démocratiques. Si ces analyses peuvent s’avérer intéressantes pour des spécialistes de ces zones géographiques, en revanche le politiste ne s’étonnera pas des résultats de l’étude. Elles démontrent qu’une explication monocausale (la taille) ne permet pas d’expliquer le système politique même dans les micro-États. L’auteur démontre, sans surprise, que la situation géographique, l’histoire coloniale ou encore les relations internationales sont des variables essentielles. Néanmoins, on retiendra de cette étude les stimulants chapitres sur les débats théoriques et l’état de l’art.
Categories: Afrique

« Des Afriques » : gestion de crises et résolution des conflits en Afrique subsaharienne

Good Morning Afrika (Blog) - Thu, 27/10/2016 - 14:33
La Revue Défense Nationale a publié cet été un numéro spécial sur le continent africain. J'ai eu la chance de diriger ce numéro. 
Vous trouverez ICI le sommaire et ci-dessous l'introduction au numéro.
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Plus que n’importe quelle autre partie du globe, après la Guerre froide, le continent africain a été associé aux conflits et à l’insécurité. Au début des années 1990, Robert Kaplan invoquait, dans une formule restée célèbre, « the coming anarchy »[1]. Pour l’auteur américain, le continent était alors celui des haines ethniques et de la violence aveugle. Vingt ans plus tard, le gagnant du prix Pulitzer, Jeffrey Gettleman, peignait le même tableau, se désespérant que les guerres ne terminent jamais et s’étendent comme, pour reprendre ses termes, « une pandémie virale ». Aujourd’hui, l’insécurité et les conflits sur le continent occupent une place centrale dans les cercles politiques, les travaux des chercheurs et le travail des forces de sécurité. Bien que la situation se soit transformée et que les statistiques s’entendent sur une baisse tendancielle du nombre de conflits, d’anciennes grilles d’analyses continuent de guider certains commentaires et analyses. L’objectif de ce numéro de la Revue Défense Nationale répond à cette vision encore ancrée dans l’imaginaire collectif. Il vise à contester les approches populaires qui réduisent la complexité des situations conflictuelles sur le continent à des facteurs uniques et trop souvent essentialistes. Parmi ces facteurs les plus communs invoqués, on retrouve le colonialisme, la religion, l’ethnicité et les ressources naturelles. Or, la rigueur intellectuelle et une démarche méthodologique permettent d’éviter les biais de confirmation - au sens d’interpréter les faits pour leur faire dire ce que l’on souhaite, ou les biais de sélection, en ne choisissant que les faits qui appuient une thèse définie a priori. Avant d’expliquer pourquoi ces facteurs ne sont pas suffisants pour expliquer les conflits sur le continent, essayons tout d’abord de peindre à grands traits l’évolution de la conflictualité sur le continent depuis la fin de la Guerre froide. Pendant la Guerre froide, les politiques à l’égard du continent étaient guidées par des considérations politiques liées à l’opposition entre les deux blocs. L’Est et l’Ouest supportaient des régimes afin de s’assurer le maintien d’une sphère d’influence. Les États-Unis, l’Union soviétique et leurs alliés respectifs étaient des sources de financement à la fois de groupes insurrectionnels et d’États. Les armes, les entrainements militaires, les soutiens diplomatiques dépendaient de cette lutte pour dominer et influencer. Certains régimes autoritaires furent maintenu au pouvoir parce qu’ils avaient une fonction spécifique dans cette lutte globale, comme pare-feu face au communisme. Le plus connu fut Mobutu au Zaïre. D’autres sont tombés après des coups d’États soutenus ou encouragés par les puissances extérieures. Avec la fin de la Guerre froide, le continent a perdu de sa valeur stratégique. Samuel Decalo dira même : « les États africains passèrent de pions stratégiques pendant la Guerre froide à d’« irrelevant clutter » ».  Progressivement, dans les années 1990, les États-Unis, et ce qu’il reste de l’Union soviétique, se désengagent du continent. Les premiers réduisent ou interrompent totalement leur aide militaire aux alliés les plus anciens : Kenya, Somalie, Liberia, Tchad, Zaïre. Les missions humanitaires américaines et les postes de renseignement se ferment et les personnels sont redirigés vers de nouvelles zones prioritaires notamment en Europe de l’Est. Les États qui survivaient en partie grâce à ces soutiens extérieurs deviennent plus vulnérables aux insurrections populaires et aux guerres civiles. Les événements au Liberia avec Samuel Doe, au Zaïre avec Mobutu, en Somalie et en Éthiopie doivent être appréhendés dans ce contexte. Ils n’ont plus le statut de clients dans un monde bipolaire. Cette perte de la rente stratégique coïncide parfois, en plus, avec une crise économique et des pressions de plus en plus fortes pour démocratiser. Les donateurs redirigent leurs aides en fonction des efforts faits en termes de gouvernance. De plus, l’aide au développement chute de 21% entre 1990 et 1996[2]. Les réseaux de clientélisme s’effondrent, tout comme certaines coalitions au pouvoir qui se divisent. Dans ce contexte, le nombre de conflits et l’insécurité augmentent. En parallèle, les outils analytiques font aussi évoluer comme nous allons le voir. L’approche de la conflictualité sur le continent a souffert de trois grandes faiblesses : la « déconnexion », le culturalisme essentialiste et le réductionnisme économique auquel se rattache, en partie, le modèle « greed and grievance »[3]. Cette approche réduit les conflits à de l’opportunisme économique et à des décisions irrationnelles. Les conflits seraient donc une forme d’activité criminelle menée par cupidité par des seigneurs de guerre intéressés par la rente. Si cette approche a été très critiquée pour sa dépolitisation des conflits, elle était profondément réductionniste en expliquant les conflits uniquement en termes d’opportunité économique. Cette théorie a évolué ces dernières années et laisse moins place aux motivations économiques mais les conflits sont toujours expliqués en termes d’opportunité économiques plutôt que politiques. Les ressources naturelles ne sont, bien souvent, pas la cause du conflit bien qu’elles puissent l’alimenter. Ainsi, en Sierra Leone le conflit s’apparentait à une révolte contre les structures agricoles oppressives. Séverine Autesserre a montré qu’en République Démocratique du Congo  les ressources naturelles n’étaient pas au cœur des conflits[4]. Les mêmes arguments sur la dépolitisation des conflits sur le continent ont permis de critiquer la théorie des « nouvelles et anciennes guerres [5]». Cette thèse, largement controversée, postule que les guerres civiles de l’après-Guerre froide sont tendanciellement différentes de celles de la période bipolaire. Pour ce faire, l’auteur juge possible de tracer une distinction entre « nouvelles » et « anciennes » guerres. Au niveau global, la guerre interétatique semble révolue et l’anomie du système international aurait pour conséquence de favoriser la résurgence de phénomènes identitaires. Cet argumentaire recoupe celui sur l’ethnicité des conflits. L’idée répandue est que l’ethnie tue. Cette approche est partagée par certains commentateurs du génocide rwandais. Selon eux, les Tutsi et les Hutu seraient destinés à s’affronter et les massacres sont le résultat d’une opposition raciste atavique. Cette approche exclut toute analyse des évènements ayant conduit à l’exécution du génocide. Cette littérature décriée est, en partie, héritière des travaux sur l’anthropologie de la race élaborée à la fin du XIXème siècle. Elle refuse de penser le racisme en Afrique comme une idéologie construite politiquement et socialement. Les crises africaines, ici celles des Grands Lacs, ne seraient que le résultat de clivages ethniques ataviques : des tueries et des barbaries spontanées sans dimension politique ni instrumentalisation. Cette approche privilégie également une lecture de déresponsabilisation des acteurs africains qui seraient pris au cœur des stratégies de puissances étrangères dans la région. Enfin, l’analyse des conflits sur le continent souffre d’un autre écueil : la déconnexion. Certaines approches placent le continent dans un cadre cognitif distinct qui nécessiterait de recourir à des théories spécifiques. Or, l’Afrique sub-saharienne n’a pas de conflits qualitativement distincts. Il y a d’autres changements dans le panorama sécuritaire : la fréquence accrue des violences électorales et les « crises de citoyenneté »[6]. Ainsi, les travaux des chercheurs américains Zachariah Mampilly et Adam Branch[7] nous apprennent que le continent serait au milieu d’une troisième vague de contestations. La première regroupe les soulèvements nationalistes des années 1950 qui mènent aux indépendances. La seconde englobe les mouvements d’Afrique de l’Ouest, du milieu des années 1980 au début des années 1990, à la suite des mesures d’austérité imposées par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). Selon ces chercheurs, les révoltes arabes de 2011 constituent l’apogée d’un long « printemps africain » amorcé en 2005 - avec les mouvements de contestation liés à la crise alimentaire - mais qui n’aboutit pas nécessairement à des changements de régimes et n’ont pas suscité la même attention des médias, alors même que la contestation des régimes jugés autoritaires se poursuit.  Par ailleurs, la compétition politique peut accroître les tentations de mobilisation sur des bases ethniques. La plupart des élections africaines sont relativement calmes (Togo, Bénin, Comores), mais certains exemples comme l’élection kenyane de 2007 montrent le chaos qui peut régner (1000 morts, 350 000 déplacés). Dernièrement, les violences ont aussi accompagné les élections au Zimbabwe, en Côte d’Ivoire, au Burundi. Actuellement, les révisions constitutionnelles afin de modifier les mandats présidentiels est une cause de mobilisation des populations (Djibouti, RDC, Burkina, Ouganda, Congo, etc.). Si l’expression première des violences électorales est identitaire, elle se combine avec des considérations plus locales comme l’accès à la terre, des ressources, ce qui rend simpliste et invalides les interprétations uniquement ethniques (Côte d’Ivoire, Kenya, Burundi). L’augmentation des violences religieuses et du terrorisme sont également de nouveaux visages de la conflictualité sur le continent. On le voit avec le groupe Al-Shabaab en Somalie, Boko Haram au Nigeria, AQMI et tous les autres groupes évoluant dans le Sahel. Pourtant, la religion et la dimension globale de ces conflits mérite encore des études sérieuses. Historiquement, la religion a toujours joué un rôle mineur dans les conflits en Afrique. Stephen Ellis disait même qu’à proprement parler, il n’y a pas de guerre de religion en Afrique subsaharienne. Cela ne veut pas dire que les croyances religieuses ne sont pas cruciales dans la guerre. Tant en Sierra Leone qu’au Liberia, les fidèles croyaient en la puissance des esprits comme en République centrafricaine[8] ou en Ouganda avec l’Armée de libération du seigneur. Mais la religion n’était pas la cause de la guerre bien qu’elle puisse l’alimenter. De même, historiquement, ce qui apparaissait à première vue comme des combats entre religions était en fait totalement lié à des luttes entre élites pour la puissance politique ou matérielle. Enfin, la « guerre contre le terrorisme » participe à une restriction de l’espace politique sous couvert de lutte contre le terrorisme. En effet, l’autoritarisme s’est renforcé dans plusieurs États subsahariens au cours de la dernière décennie. Cette évolution est intimement liée aux efforts des donateurs pour « stabiliser » le continent dans un contexte de lutte contre les groupes jihadistes[9].L’un des objectifs de ce numéro est donc d’essayer de comprendre certains conflits du continent et d’examiner la réponse apportée par les acteurs continentaux et leurs partenaires avec un regard spécifique sur la politique française qui justifie les choix thématiques et régionaux effectués. Pour ce faire, nous avons réuni des praticiens, des militaires, des diplomates et des chercheurs. Leurs écrits sont des témoignages, des présentations politiques ou des études scientifiques. Rassemblés dans ce numéro, ils apportent une vision complémentaire et globale des enjeux sécuritaires de certaines régions du continent. Après un premier ensemble de textes portant sur la zone saharo-sahélienne, une deuxième partie propose une série d’articles sur la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée ; un troisième groupe de contributions est consacré à l’engagement des organisations internationales dans la gestion de crises et la résolution des conflits ; et le numéro s’achève sur des problématiques en cours. Plusieurs thématiques reviennent dans chacune de ces contributions. D’abord un questionnement : « le déficit capacitaire » de nombreux États face aux défis sécuritaires. Ensuite les enjeux de la régionalisation des réponses sécuritaires tant face au terrorisme, qu’à la piraterie et aux conflits civils ; enfin la coopération avec des partenaires extra-continentaux et des organisations internationales. Une étude croisée peut permettre de comprendre les conflits sur le continent dans leur complexité et nous espérons que ce numéro en fait la démonstration en privilégiant une discussion entre praticiens, politiques et chercheurs.
Pour aller plus loin : Amselle Jean-Loup, M'Bokolo Elikia (dir.), Au cœur de l’ethnie, Paris, La Découverte, 2005, 225p. Bonnecase Vincent et Brachet Julien (dir.), Crises et chuchotements au Sahel, Politique africaine, N° 130, 2013/2. Collier Paul, Hoeffler Anke, Rohner Dominic, « Beyond Greed and Grievance : Feasibility and Civil War », Oxford Economic Papers, 2009, 61 (1), pp.1-27. Courtin Nicolas (dir.), Comprendre Boko Haram, Afrique Contemporaine, n° 255, 2015/3. Cramer Christopher, « Homo Economicus Goes to War : Methodological Individualism. Rational Choice and the Political Economy of War », World Development, 2002, 30 (11), pp.1845-1864. Gazibo Mamadou et Thiriot Céline (dir.), La politique en Afrique. Etat des débats et pistes de recherche, Karthala, 2009. Marchal Roland et Messiant Christine, « Les guerres civiles à l’ère de la globalisation. Nouvelles réalités et nouveaux paradigmes », Critique international, 2003/1, n°18. Marchal Roland (dir.), « Le Sahel dans la crise malienne », Dossiers du CERI, 07/2013  Prunier Gérard, Chrétien Jean-Pierre (dir.), Les ethnies ont une histoire, Paris, Karthala, 2003 (2ème ed.), 435p. Ramsbotham Olivier, Woodhouse Tom, Miall Hugh, Contemporary Conflict Resolution. The Prevention, Management and Transformation of deadly Conflicts, Polity, (Third Edition), 2015. Reno William, Warfare in Independent Africa, 2011, Cambridge, Cambridge University Press. Richards Paul, « New War. An Ethnographic Approach », in Paul Richards (dir.), No Peace, No War, Athens, OH and Oxford, Ohio University Press and James Currey. Straus Scott, « War do end ! Changing Patterns of Political Violence in Sub-Saharan Africa in African Affairs, 2012, 111 (443), pp.179-201. Williams Paul D., War & Conflict in Africa, Polity, 2016 (second Edition).
[1] Robert Kaplan, « The Coming Anarchy : How Scarcity, Crime, Overpopulation, and Disease is Rapidly Destroying the Social Fabric of Our Planet », in Atlantic Monthly, Février 1994, pp.44-76 et la critique : Harri Englund, « Culture, Environment and the Enemis of Complexity », in Review of African Political Economy, 1998, 76, pp.179-188. [2] Rita Abrahamsen, Conflict and Security in Africa, James Currey, 2013, 240 p. [3]  Paul Collier et Anke Hoeffler, Greed and Grievance in Civil War, 2002, Washington, DC : World Bank [4] “Dangerous Tales -Dominant Narratives on the Congo and their Unintended Consequences,” African Affairs, 111 (443),pp. 202-222, 2012. [5] Mary Kaldor, New and Old Wars: Organized Violence in a Global Era, 3 edition, Cambridge: Polity Press, 2012, 256p. On lira également les critiques suivantes : Stathis Kalyvas, « Les guerres civiles après la guerre froide », in Pierre Hassner et Roland Marchal (éd.), Guerres et sociétés (États et violences après la guerre-froide), Paris, Karthala, 2003, 615p ; Siniša Malesevic, « The sociology of new wars? Assessing the causes and objectives of contemporary violent conflicts », International Political Sociology, vol.2, n°2, juin 2008, pp.97-112. [6] Richard Banégas (dir.), « L’Afrique de l’Ouest: des crises de la citoyenneté », Les Dossiers du CERI, 2012-10. [7] Zachariah Mampilly et Adam Branch, Africa Uprising. Popular Protest and Political Change, Zed Books – African Arguments, 2015, 272p. [8] Marielle Debos, « Centrafrique : attention aux mots », Le Monde, 20 février 2014. [9] Jonathan Fisher et David M. Anderson, « Authoritarianism and the securitization of development in Africa », International Affairs, 91, 1, 2015, pp. 131–151. Nicolas Desgrais et Sonia Le Gouriellec, « Stratégies d’extraversion : les défis de la construction de l’Architecture Africaine de Paix et de Sécurité », Note de Recherche Stratégique, IRSEM, Septembre 2016.
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