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Mis à jour : il y a 2 mois 1 semaine

Journée mondiale des enseignants 2024 : L'UNESCO et ses partenaires au cœur du renforcement des politiques éducatives en Afrique

mar, 08/10/2024 - 16:16

Des représentants de haut niveau, des décideurs, des experts et acteurs de l'éducation et des organisations internationales se sont rassemblés le 3 octobre 2024 à Addis-Abeba et en ligne, sous l'invitation de l'Union africaine et de l'IICBA-UNESCO afin d'aborder de grands enjeux éducatifs. Alors que 2024 correspond à l'année de l'éducation de l'Union africaine, quatre thématiques ont marqué les échanges de la journée : les politiques enseignantes, la formation des enseignants (initiale et continue), les pratiques d'enseignement (compétences d'apprentissage fondamentales et alphabétisation), et le bien-être des enseignants.

L'UNESCO, à travers son Institut international pour le renforcement des capacités en Afrique (IICBA), a joué un rôle clé dans l'organisation de cet événement. L'IICBA, dirigé par Dr Quentin Wodon, œuvre depuis plusieurs décennies pour améliorer les politiques éducatives, avec un accent particulier sur le développement professionnel des enseignants. Dr Wodon, accompagné d'autres représentants de l'UNESCO, dont Carlos Varga de l'UNESCO siège qui a rappelé l'impératif d'une éducation de qualité pour tous en Afrique, ont apporté leur expertise à l'occasion de différentes sessions durant la journée.

Organisé en collaboration avec plusieurs partenaires, dont le bureau régional multisectoriel pour l'Afrique de l'Ouest, cet événement hybride a mis en lumière les défis et les opportunités liés à la profession enseignante, en particulier dans le cadre du renforcement des systèmes éducatifs à travers des politiques innovantes.

Focus sur le projet Sahel et les politiques enseignantes

Une intervention attendue était celle de M. Moumouni Ouattara, représentant du ministère de l'Éducation et cadre chargé de la gestion des ressources humaines au Burkina Faso. Lors de la première session sur les politiques enseignantes, modérée par Abdoulaye Salifou du Bureau de l'UNESCO à Addis-Abeba, M. Ouattara a présenté un outil novateur réalisé dans le cadre du projet « Améliorer l'enseignement dans la région du Sahel ». Financé par l'UE et mis en œuvre par l'UNESCO, ce projet vise à améliorer les systèmes éducatifs et à offrir des solutions adaptées aux contextes locaux, au Burkina Faso, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Tchad. L'outil en question est un tableau de bord de suivi des politiques enseignantes. Ce dernier est conçu pour évaluer et suivre de manière systématique les progrès réalisés en matière de recrutement, de formation et de développement des enseignants dans la région du Sahel, une zone confrontée à de nombreux défis éducatifs et socio-économiques. Le tableau de bord présenté par M. Ouattara est le premier en son genre et comprend 28 indicateurs prenant en compte les neuf dimensions de la question enseignante.

Lors d'une contribution, M. Fata Rouane, spécialiste de programme en éducation à l'UNESCO Dakar, a rappelé que le tableau de bord est un outil réalisé à la base pour le Burkina Faso. Cependant, son format est facilement transposable à d'autres pays et il comporte une valeur ajoutée. En effet, il est possible d'y renseigner des indicateurs liés à l'Objectif de développement durable 4 (ODD4) et au dialogue social promu entre les différents acteurs de l'éducation et les enseignants.

Durant la période de questions/réponses, les intervenants, dont le Dr Wodon, ont aussi pu répondre aux interrogations soulevées quant à l'apport des recommandations du Panel de haut niveau du Secrétaire général de l'ONU sur la profession enseignante de 2024 ainsi que de la Stratégie continentale pour l'éducation en Afrique (CESA) 2016-2025 aux réflexions sur les politiques enseignantes, point central de cette première session.

M. Moumouni Ouattara, chef de service de la gestion des carrières à la direction des ressources humaines du MEBAPLN (Burkina Faso)

Le bien-être enseignant au cœur des discussions

Lors de la quatrième session consacrée au bien-être des enseignants, M. Alain Degan du ministère de l'Éducation du Bénin a présenté le cadre légal du droit de grève, inscrit dans l'article 31 de la Constitution du Bénin. Ce droit, auparavant reconnu pour la fonction publique sans limitation de durée, a parfois conduit à des interruptions prolongées du système éducatif. Cependant, les lois de 2001 et 2018, qui encadrent désormais l'exercice du droit de grève dans le secteur public et privé, visent à trouver un équilibre entre le droit des enseignants à revendiquer et la continuité des services publics. Cette présentation a suscité des échanges instructifs avec les participants, soulevant des questions sur l'impact des grèves sur l'éducation et les réformes nécessaires pour mieux encadrer ces mouvements.

Cet événement dans son ensemble constitue une opportunité exceptionnelle pour renforcer la coopération entre les pays de l'Union africaine, l'UNESCO et d'autres partenaires internationaux. Les recommandations qui en découleront permettront de tracer la voie vers des systèmes éducatifs plus inclusifs et résilients en Afrique, en mettant l'accent sur la reconnaissance et la valorisation du rôle central des enseignants dans la société.
Comme l'a si bien exprimé un participant : « Les enseignants insufflent la vie aux générations. Bonne Journée mondiale des enseignants ! »

Correspondance particulière

Catégories: Afrique

Burkina/Communications électroniques : L'amélioration du service des réseaux mobiles au cœur d'un conclave

mar, 08/10/2024 - 16:05

Le ministère en charge des communications électroniques en collaboration avec l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) tient du 7 au 10 octobre 2024, à Ouagadougou, un conclave pour l'amélioration de la couverture et de la qualité de service (QoS) des réseaux mobiles au Burkina Faso. Il s'agira, au cours de cette rencontre inédite, de définir de nouveaux engagements pour améliorer la couverture et la QoS dans les chefs-lieux de région et sur certains axes routiers stratégiques.

L'accès à des communications fiables et performantes est devenu un enjeu majeur pour un développement économique et social. Le Burkina Faso n'est pas en marge de cette règle. C'est pourquoi, le ministère en charge des communications électroniques en collaboration avec l'ARCEP veut attraper le taureau par ses cornes en initiant ce colloque avec comme problématique central : l'amélioration de la qualité des services offerts par les opérateurs de téléphonie mobile.

Le président du conseil de régulation de l'ARCEP, Pasteur Poda, a indiqué que son institution est consciente des enjeux et compte prendre ses responsabilités

Pour le président du conseil de régulation de l'ARCEP, Pasteur Poda, l'ARCEP a la responsabilité de veiller à ce que les opérateurs respectent leur obligation et offrent des services de qualité aux consommateurs. « Je voudrais saluer la clairvoyance et le leadership du ministre de la transition digitale car en décidant de ce conclave, cela permettra de réfléchir sur l'amélioration de la qualité des services des réseaux mobiles », a-t-il situé. Puisque, a-t-il poursuivi, la question de la qualité des services est complexe et multidimensionnelle dans le contexte actuel de notre pays. Elle requiert donc que les différents acteurs travaillent en bonne synergie. « Nous avons conscience des défis qui se posent à nous. Nous sommes déterminés à y répondre avec la plus grande rigueur. Les enjeux sont importants. Il s'agit de garantir à tous les citoyens un accès équitable à des services de communication de qualité, de favoriser le développement de l'économie numérique et de renforcer l'attractivité de notre pays », a-t-il rassuré.

Le ministre en charge des communications électroniques, Aminata Zerbo Sabané est convaincue que ce conclave marquera un tournant décisif

Le ministre en charge des communications électroniques, Aminata Zerbo Sabané est d'ores et déjà convaincue que ce conclave marquera un tournant décisif dans l'amélioration de la qualité de service (QoS) des réseaux de communications électroniques au Burkina Faso. Ella a fait savoir que le secteur des communications électroniques est aujourd'hui un secteur vital au développement et à l'essor des autres secteurs économiques et sociaux. « Notre contexte sécuritaire et social rend accru ce besoin de services de qualité, au-delà des indicateurs fixés dans les cahiers des charges actuels. Mais le constat, depuis la réforme du secteur des communications électroniques, est que la demande en termes de qualité est toujours au-delà de l'offre », a-t-elle fait remarquer.

Le ministre a sacrifié à la traditionnelle photo de famille avant de prendre congé des invités

L'objectif principal de ces quatre jours de réflexion, a insisté la première responsable du département, est de formaliser les propositions d'amélioration de la couverture et de la qualité de services par des engagements des opérateurs et de définir de nouveaux engagements pour améliorer la couverture et la qualité de service, notamment dans les chefs-lieux de régions et sur certains axes routiers stratégiques. Mme Sabané est persuadée que les échanges seront fructueux et permettront d'avancer vers une amélioration significative de la qualité des services de communication électronique au Burkina Faso. Elle a terminé ses propos introductifs, en saluant et en félicitant tous les acteurs qui se sont investis pour la tenue de ce conclave. « En particulier, je voudrais saluer les premiers responsables des opérateurs ONATEL, Orange Burkina Faso, Telecel Faso, pour votre ouverture d'esprit et votre sensibilité toujours exprimée sur la question de la qualité de service », a-t-elle conclu.

Obissa Juste Mien
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Burkina/Médias : Le CSC annonce la suspension des synchronisations des médias nationaux avec ceux internationaux jusqu'à nouvel ordre

mar, 08/10/2024 - 14:03

Dans un communiqué en date du 7 octobre 2024, le président du Conseil supérieur de la communication annonce la suspension des synchronisations des médias nationaux avec ceux de l'étranger.

Il explique que le CSC a constaté la diffusion récurrente d'informations de nature malveillante et tendancieuse par certains médias audiovisuels nationaux et ce dans le cadre des plages de synchronisation avec des médias internationaux.

"Ces informations, généralement erronées et /ou tendant insidieusement à faire l'apologie du terrorisme, sont en inadéquation avec les textes en vigueur et impactent négativement le climat socio-sécuritaire actuel du pays", peut-on lire dans le communiqué.

Le CSC invite également l'ensemble des médias internationaux émettant au Burkina Faso, à faire preuve de responsabilité dans le traitement de l'information portant sur le Burkina Faso, en tenant compte du contexte de crise socio-sécuritaire que traverse le pays.

Lefaso.net

Catégories: Afrique

Recrutement d'un prestataire en vue d'une étude complémentaire pour l'actualisation de la cartographie des couloirs de transhumance transfrontalière en complément du schéma d'aménagement pastorale transfrontalier dans l'espace SKBO

mar, 08/10/2024 - 12:00

BFVK N°2024-10-003/MOPSS/SNV

Le programme Mobilité Pastorale transfrontalière apaisée et Stabilité sociale au Sahel (MOPSS) est le fruit d'une construction entre l'Agence Suédoise de Coopération Internationale au Développement (ASDI) et le consortium composé de l'Organisation Néerlandaise de Développement (SNV), chef de file, le Réseau Billital Maroobé (RBM), l'Association pour la Promotion de l'Elevage au Sahel et en Savane (APESS), le Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs de l'Afrique de l'Ouest (ROPPA), Hub Rural et CARE Danemark. La coopération suisse (DDC Bénin) et la coopération danoise (Danida) ont décidé d'accompagner le consortium à l'atteinte de ses résultats à travers des financements conjoints.

La mise en œuvre du programme a connu une première phase (MOPSS-1) de trois (3) ans qui a couvert la période de 2020 à 2022. Le MOPSS-2, deuxième phase allant de 2023 à 2026, ambitionne de renforcer les acquis du MOPSS-1, en apportant des réponses adaptées à la détérioration du contexte de crise multidimensionnelle (politique, sécuritaire, humanitaire) et aux nouveaux défis qui prévalent dans les zones de mise en œuvre du MOPSS-1 (Liptako Gourma, Kénédougou/SKBo, WAPO /BBGT).

Dans le cadre de la mise en œuvre de MOPSS-2, SNV lance la présente consultation pour recruter un prestataire d'accompagnement des acteurs de l'Espace SKBo pour l'actualisation de la cartographie des couloirs et pistes de transhumance dans l'espace SKBo, zone du programme MOPSS en complément au Schéma d'aménagement pastoral transfrontalier.

1- La consultation est ouverte à égalité de conditions à tout soumissionnaire en règle vis-à-vis de la législation et ayant une expérience et des compétences confirmées dans le domaine.
2- Les soumissionnaires intéressées par le présent avis de consultation doivent prendre connaissance des TDR en les téléchargeant à travers le lien https://urlz.fr/syKT.
3- Les offres devront être envoyées uniquement par courriel à l'adresse électronique procurementbf@snv.org en gardant en copie hbationo@snv.org et syonli@snv.org au plus tard le 21 octobre 2024 à 16 heures avec la mention suivante en objet du mail « Offre technique et financière pour le recrutement d'un prestataire en vue d'une étude complémentaire pour l'actualisation de la cartographie des cou-loirs de transhumance transfrontalière en complément du schéma d'aménagement pastorale transfrontalier dans l'espace SKBO ».

Catégories: Afrique

Appel à propositions : Sante et droits sexuels et reproductifs communautaires

mar, 08/10/2024 - 12:00

Le Burkina Faso et le Royaume de Belgique ont signé une convention spécifique, portant Programme de coopération bilatérale, pour la période du 1er novembre 2023 au 31 octobre 2027.

Ce Programme qui ambitionne de consolider et mettre à l'échelle les acquis de celui mené de 2019 à 2023 vise, de façon globale, à « renforcer la résilience socioéconomique, l'accès aux services sociaux de base et la cohésion sociale des populations vulnérables, en particulier des femmes, des jeunes et des personnes marginalisées au Burkina Faso ».

C'est dans ce cadre que les projets 1 et 2 (BFA23004- Intervention 1 : « Appui à la résilience dans le

Centre-Est et à Fada N'Gourma » BFA23005- Intervention 2 : « Appui à la résilience au Centre-Nord et Plateau Central ») du programme de coopération Bilatérale Burkina Faso – Belgique lancent l'appel à proposition suivant :

N.B. : Il s'agit d'un appel à propositions en une phase, sans note conceptuelle. Les documents doivent être soumis en même temps (proposition et ses annexes).

Les lignes directrices à l'intention des demandeurs sont disponibles sur le site web d'Enabel, l'Agence belge de développement : https://www.enabel.be/fr/subsides/

Les demandeurs peuvent envoyer leurs questions par courrier électronique comme mentionné au point 2.2.5 des lignes directrices.

Catégories: Afrique

Appel à propositions : Santé reproductive des adolescents·es et des jeunes

mar, 08/10/2024 - 12:00

Le Burkina Faso et le Royaume de Belgique ont signé une convention spécifique, portant Programme de coopération bilatérale, pour la période du 1er novembre 2023 au 31 octobre 2027.

Ce Programme qui ambitionne de consolider et mettre à l'échelle les acquis de celui mené de 2019 à 2023 vise, de façon globale, à « renforcer la résilience socioéconomique, l'accès aux services sociaux de base et la cohésion sociale des populations vulnérables, en particulier des femmes, des jeunes et des personnes marginalisées au Burkina Faso ».

C'est dans ce cadre que les projets 1 et 2 (BFA23004- Intervention 1 : « Appui à la résilience dans le

Centre-Est et à Fada N'Gourma » BFA23005- Intervention 2 : « Appui à la résilience au Centre-Nord et Plateau Central ») du programme de coopération Bilatérale Burkina Faso – Belgique lancent l'appel à proposition suivant :

N.B. : Il s'agit d'un appel à propositions en une phase, sans note conceptuelle. Les documents doivent être soumis en même temps (proposition et ses annexes).

Les lignes directrices à l'intention des demandeurs sont disponibles sur le site web d'Enabel, l'Agence

belge de développement : https://www.enabel.be/fr/subsides/

Les demandeurs peuvent envoyer leurs questions par courrier électronique comme mentionné au point 2.2.5 des lignes directrices.

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Décès du Dr BOUBACAR YOBI Diennaba épouse KAYDARA : Faire-part

mar, 08/10/2024 - 12:00

Le Président de l'Ordre National des Pharmaciens du Burkina Faso a le profond regret de vous annoncer le décès du Dr BOUBACAR YOBI Diennaba épouse KAYDARA, précédemment Pharmacien titulaire de la Pharmacie YOBI sise à Ouagadougou, survenu le 24 septembre 2024 en Allemagne, suivie de l'inhumation le Dimanche 29 Septembre 2024 au cimetière municipal de Ouagadougou.

Au nom de l'ensemble des pharmaciens du Burkina Faso, il présente ses condoléances les plus attristées à la famille éplorée ainsi qu'à tous les collègues de la défunte.

Unions de prière

Le Président
Dr Nedié NAO

Chevalier de l'Ordre de l'Etalon

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Burkina : Suspension de l'opération de délivrance des PUH et AAP jusqu'au 21 octobre 2024

mar, 08/10/2024 - 12:00

Le ministère en charge de l'Économie, dans le présent communiqué, annonce la suspension de l'opération de délivrance de Permis urbains d'habitation (PUH) et de l'Attestation d'attribution de parcelles (AAP). Sa reprise est programmée pour le lundi 21 octobre 2024. Selon le communiqué, la suspension est dûe aux difficultés qui subsistent dans le processus de paiement des coûts forfaitaires, de même qu'au niveau de la formulation et du traitement dans détails impartis des demandes de titres à travers la plateforme eTitre2.

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Banfora/Intempéries : Le pont de Tarfila submergé par les eaux

mar, 08/10/2024 - 11:53

Le ministère des infrastructures à travers un écrit publié sur sa page Facebook, invite les usagers de la route nationale n°7 reliant Bobo-Dioulasso à Banfora, à la prudence.

En effet, les techniciens de la direction régionale des infrastructures ont constaté dans la matinée de ce mardi 08 octobre 2024, que le pont de Tarfila est totalement submergé. Une situation consécutive aux fortes pluies tombées dans la région.

Le ministère a ajouté que de plus amples informations seront données dans les heures à venir sur l'état de l'ouvrage, afin de mieux situer les usagers.

L'on se rappelle que le pont de Tarfila avait subi des dommages importants, suite aux fortes pluies tombées le 8 septembre 2024. La situation avait entraîné l'interruption du traffic entre Banfora et Bobo-Dioulasso.

Des travaux de construction du remblais d'accès au pont effectués par les techniciens du ministère des infrastructures, avaient permis la reprise progressive du traffic à partir du 10 septembre 2024.

Lefaso.net
Source : DCRP/MI

Catégories: Afrique

Décès de Pr DOANNIO Julien Marie Christian : Faire part

mar, 08/10/2024 - 10:30

Les grandes familles Doannio, Koura, Kini, Gnoumou, Bicaba, Bonzi, Siani, Tuina, Dabira, Bazin, Bondé, Liéhoun, Tamini, Yé, Lamien, Kohio, Demba, Coulibaly, Botoni, Doyé, Ouédraogo, Hennion,

Les frères et sœurs, Jacques, Colette, Sylvie, Serge, Jonas, Flavien, Aubin,

A Ouagadougou, Etats unis et Allemagne,

Les neveux, nièces et petits-enfants,
Les familles alliées et amies,

La veuve DOANNIO/SANOU Marie,

Ses enfants Angelo Marie Auguste, Générosa Marie Rita, Carole Marie Christiane, Johanna Marie, en France et à Abidjan,

Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur fils, frère, époux, père, oncle, grand père, Pr DOANNIO Julien Marie Christian, Biologiste-Entomologiste Médical et Vétérinaire à la retraite, le Samedi 05 Octobre 2024 au CHU de Cocody à Abidjan.
Le programme des obsèques vous sera communiqué ultérieurement.

Union de prières.

Catégories: Afrique

Améliorer la compétitive des ignames burkinabé grâce aux plateformes d'innovation

mar, 08/10/2024 - 10:30

RÉSUMÉ
De 2015 à 2021, un consortium de centres de recherche et d'universités du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Bénin, du Nigéria et de la Suisse et ses partenaires ont mis en œuvre, au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire, le projet YAMSYS.

Celui-ci visait à développer des innovations en matière de gestion intégrée des sols qui soient acceptables d'un point de vue biophysique, institutionnel et économique, afin d'accroître la productivité des cultures, la sécurité alimentaire, la rentabilité et la durabilité environnementale des systèmes d'igname dans des zones agro-écologiques desdits deux pays. Reposant sur quatre composantes synergiques, ce projet a permis d'améliorer le fonctionnement et la structuration de plusieurs maillons du système igname dont la production des ignames, la qualité des semences d'igname grâce à l'adoption des techniques de gestion intégrée de la fertilité des sols, le renforcement des relations d'affaires entre les acteurs des chaînes de valeur d'igname frais.

Mots clés : YAMSYS, plateforme d'innovation, igname, Burkina Faso

INTRODUCTION

La question de la sécurité alimentaire devient très cruciale pour l'atteinte des objectifs 2 du développement durable en 2030 (FAO, 2020). Ainsi les cultures vivrières en particulier, les racines et tubercules sont démontrées être amènent de contribuer plus à la sécurité alimentaire (Sanginga et Mbabu, 2015). Au Burkina Faso, elle est qualifiée « d'autres cultures » par la structure en charge de l'agriculture et donc pas considéré comme important, malgré les 62 662 tonnes d'igname produites sur 6 369 hectares. Elle a fait l'objet de très peu d'investigations scientifiques dont les premières eurent lieu au milieu des années 1990 pour une meilleure connaissance de l'itinéraire technique courante de production de l'igname afin d'orienter les recherches la concernant.

De 1998 à 2000 fut réalisée dans la province de la Sissili (notre site d'étude) une recherche-action afin de renforcer les capacités de production des ignames aptes à la transformation tout en créant un marché agroalimentaire. En 2005, l'introduction de la culture du Mucuna dans le système de production de l'igname a été très appréciée par les producteurs qui ont pu évaluer les avantages d'une rotation culturale à base d'ignames sur jachères améliorées à base de la culture de Mucuna (INERA, 2005). En 2006, le Centre d'Analyse des Politiques Économiques et Sociales (CAPES) a fait l'état des lieux des résultats de recherche et d'innovation au Burkina Faso.

Ainsi, les technologies agroalimentaires à base des sous-produits d'ignames (couscous, cossette, chips, gâteau, pâtes alimentaires) sont de plus en plus prisées par les consommateurs en milieu urbain grâce aux actions du « projet régional cossettes » sur la valorisation de l'igname pour les marchés urbains (VALIMA) mis en œuvre de mars 2003 à décembre 2003. De ce fait, elle est quasiment absente dans les projets et programmes de développement des filières agricoles de l'institution en charge de l'agriculture et de la sécurité alimentaire.

Nonobstant ces orientations politiques, la recherche réoriente la question de la sécurité alimentaire et de la gestion des ressources naturelles autour de la culture des ignames en Afrique de l'Ouest dont le Burkina Faso en 2015 à travers le projet YAMSYS.

Au départ du projet en 2015, la campagne agricole 2014-2015 estimait la production d'igname à 28 762 tonnes (MARHASA, 2015). Sa production a ensuite progressée pour atteindre 39 725 tonnes (2018-2019), puis 50 152 tonnes (2019-2020), puis 62 186 tonnes (2020-2021) et 62 662 tonnes (2022-2023). La production moyenne nationale d'ignames de 2019-2020 était en hausse de 39,66 % par rapport à la campagne 2018-2019 et de 23,51% par rapport à la moyenne quinquennale (MAAHA, 2020). D'une durée de six ans, ce projet de recherche fut une réussite, puisqu'il a engendré un accroissement soutenu de la productivité de l'igname et un développement significatif du capital humain technique et scientifique dans le système igname. YAMSYS nous permet donc de tirer plusieurs enseignements utiles pour la promotion des chaînes de valeur igname.

MÉTHODOLOGIE

Le projet YAMSYS a été mis en œuvre dans deux provinces à savoir la Sissili de la région du Centre-Ouest et le Noumbiel de la région du Sud-Ouest en collaboration avec les universités et des institutions de la Suisse (ETH, FiBL), de la Côte d'Ivoire (CSRS, UFHB), du Burkina Faso (INERA, IDR-UNB), et deux institutions du Groupe consultatif international pour la recherche agricole (CGIAR) constitué par le Centre international pour la recherche en agroforesterie (ICRAF) et l'International Institute of Tropical Agriculture (IITA). YAMSYS est financé par le fonds national suisse de la recherche scientifique (FNSNF) et l'agence suisse pour le développement et la coopération (SDC). Le projet s'est déroulé en deux phases la première est allée de 2015 à 2018 et a concerné l'exécution des activités relevant des quatre composantes du projet et la seconde phase ira de 2019 à 2021 après une évaluation concluante de la première phase.

L'ICRAF était en charge de la coordination du premier pilier relatif aux activités de description contextuelle du système igname des sites d'études. Quant à l'Université de Zurich (ETH), elle coordonnait la deuxième composante relative à la co-construction et d'adaptation des options innovantes de gestion intégrée de la fertilité des sols dans les « systèmes igname ». L'Institut de recherche de l'agriculture biologique (FiBl) a coordonné la composante trois en charge de co-conception des scénarios d'adoption et de diffusion des innovations dans les « systèmes igname » et enfin, les activités de la quatrième composante concernant le renforcement des capacités institutionnelles et individuelles, ont été coordonnées conjointement par l'IITA et l'ETH.

L'enquête de référence effectuée au démarrage du projet a permis d'identifier trois piliers sur lesquels s'appuyer pour améliorer la productivité de l'igname sensible à une gestion de l'environnement : les piliers « Production et gestion intégrée de la fertilité des sols », « Plateforme d'innovation », et « dynamiques institutionnelles ».

Pour le pilier « Production et de gestion intégrée de la fertilité des sols », deux types de champs écoles paysans ont été installés pour promouvoir le système de production d'igname qui s'appuie sur les principes de gestion intégrée de la fertilité du sol et de l'eau dans cinq villages par province. L'un des champs école dénommé essai mère sous contrôle des chercheurs servait de lieu de co-élaboration des options de GIFS et le second champ écolé dénommé essai fils au nombre de cinq servait d'unité de démonstration, d'apprentissage et d'application des options de la GIFS sur la production de semences saines, réunissant une cinquantaine de producteurs par campagne et par province. Des rencontres périodiques sont organisées pour partager des expériences sur les pratiques agricoles. Puis les producteurs issus de ces essais fils deviennent des producteurs expérimentateurs des technologies co-construites dans leur propre exploitation agricole.

Concernant le pilier de « plateforme d'innovation », il est un groupement d'individus représentant souvent des organisations, réunis dans le but de trouver des solutions aux problèmes communs qui limitent leurs performances. Ici, elle est composée de producteurs, transformateurs, commerçants, de structures de soutien et d'appuis (recherche, de la vulgarisation, de vendeurs d'intrants agricoles) des institutions de financement, et des acteurs de la régulation des activités agricoles (décideurs politiques, les administrations de « tutelle » de l'agriculture, de l'environnement, les organisations professionnelles). Enfin, dans le cadre du pilier « dynamiques institutionnelles » deux modules de formations ont été déroulés au profit des vendeurs d'intrants et des vulgarisateurs, le renforcement des capacités des étudiants du premier et second cycle et un réseautage des acteurs permettant d'identifier les conditions favorables à l'épanouissement de la GIFS sur les cultures de racines et tubercules sous-exploitées tant à l'échelle nationale, régionale qu'internationale. Par ailleurs, un gestionnaire de site et un facilitateur ont été recrutés, formés et positionnés dans chaque province pour accompagner la mise en œuvre des activités quotidiennes du projet.

Figure 1 : Dispositif de co-construction et de diffusion des innovations techniques et organisationnelles

RÉSULTATS
Surmonter les obstacles au changement
Le pilier « Plateforme d'innovation » fut déployé en premier afin de mettre les acteurs en relation et de créer un espace d'information, d'échange, d'identification et de résolution collectives des problèmes. Dans son exécution, il s'agissait d'abord d'identifier les acteurs impliqués dans le système igname au niveau local et national, puis d'organiser avec eux un atelier de sensibilisation, de structuration de la plateforme, d'approfondissement de diagnostic et de planification d'activités prioritaires.

Au démarrage, les charges de participation des participants à la plateforme étaient supportées par le projet puis ces prises en charge ont été progressivement revue à la baisse puis annulée. L'information n'était pas parvenue à temps à certains acteurs. Pour surmonter ces contraintes, les invitations aux activités ont été envoyées beaucoup plus tôt aux participants pour permettre à chacun de prendre ses dispositions, les facilitateurs des plateformes ayant identifié des personnes de contact servant de relai de communication dans les villages.

Pour réduire les charges liées au déplacement, de petites réunions de proximité appelé cadre de concertation furent préférées aux grands rassemblements qui restaient cependant nécessaires. Une fois les acteurs mis en relation, l'ampleur des obstacles à l'amélioration de la production et de gestion de la dégradation des sols s'est très vite révélée. Le processus de co-construction d'innovations s'est alors poursuivi dans les maillons spécifiques de la production, du renforcement du capital humain et du réseautage (Ouattara et al., 2021).

L'accompagnement des essais fils et de l'essai mère, maillon central du pilier « Production et GIFS », a consisté à identifier les producteurs intéressés, constituer des groupes d'apprentissage par village, organiser l'apprentissage et suivre les producteurs. Très tôt, les contraintes auxquelles les producteurs étaient confrontés pour l'adoption de la GIFS sont remontées à la plateforme.

Parmi elles : l'indisponibilité d'engrais et de semences saines, la réticence des structures de microcrédit à en octroyer aux producteurs – le faible niveau d'organisation des filières ne leur garantissant pas le recouvrement des créances –, ainsi que la pénibilité et l'exigence en temps du traitement des semenceaux, confection des buttes et du tuteurage. Le facilitateur de plateforme a donc aidé les producteurs à rechercher un arrangement avec les structures de distribution d'intrants (engrais et semence) et les institutions de microcrédit. Des mécanismes ont été élaborés pour mettre en confiance les institutions de services, basés sur la formation des vulgarisateurs sur l'itinéraire technique de la culture de l'igname et des vendeurs d'intrants sur les bonnes pratiques de gestion et d'usage des intrants d'une part et la sensibilisation des IMF sur la culture de l'igname afin de faciliter l'octroi de crédits aux producteurs qui ont été encouragé à se mettre en petits groupes.

Pour faire face à l'enjeu de l'amélioration de la productivité genre sensible, les producteurs ont permis à leurs femmes, pour participer aux apprentissages collectifs et l'expérimentation individuelle de production des ignames.

Effets différentiels des innovations techniques et organisationnelles de YAMSYS sur le système igname

Le principal critère d'évaluation du pilier « Plateforme d'innovation » est l'amélioration des relations entre les acteurs du système igname en retenant comme indicateurs la fréquence des rencontres d'échange et de travail, le nombre de goulots d'étranglement identifiés, l'instauration de nouvelles formes d'interaction et l'établissement de nouveaux liens d'affaires. Nous avons ainsi noté des échanges plus fréquents entre les membres des plateformes sur diverses préoccupations (via téléphone ou de petites séances de discussions sur des places spécifiques des villages) à la faveur desquels des obstacles ont pu être identifiés et traités.

Nous avons également constaté l'établissement de relations d'affaires entre les acteurs. Les bouviers mettent à la disposition des producteurs du fumier entrant dans la gestion de la fertilité des sols. Les transformatrices s'approvisionnent en ignames chez les producteurs expérimentateurs, qu'elles préfinancent pour garantir leur approvisionnement en igname de qualité. La Première Agence de Microfinance (PAMF) intervenant a élargi sa clientèle en intégrant l'accessibilité du crédit aux producteurs d'ignames. Les producteurs ont renforcé leur capacité de lobbying auprès des autorités en charge de l'agriculture qu'ils développent à chaque journée promotionnelle des tubercules.

Le retour de producteurs dans la culture des ignames et l'amélioration des rendements avec des adaptations des options de GIFS sont les critères qui nous permettent d'évaluer le pilier « Production et de gestion intégrée de la fertilité des sols ». Les producteurs échangent aisément entre pairs des connaissances explicitées grâce aux producteurs relais du projet contribuant à la réapparition des variétés Sakapiè et une hausse de production des variétés Toula, ou larbacoua

Photo1 : Visite commentée dans un champ individuel

(espèces D. rotoundata) pour répondre simultanément aux besoins des consommateurs et des transformatrices. Plus de 73% des producteurs expérimentateurs ont réduit la taille des buttes et augmenté leur densité en confectionnant environ 6000 à 8500 buttes par hectare, 87% adoptent la pratique des Minisett qui a contribué à améliorer la qualité des semences d'igname et 57% ont un usage efficient de la fertilisation minérale. En conséquence les producteurs utilisent des semences de meilleure qualité, appliquent qualitativement les engrais chimiques et organiques et multiplient leur rendement en culture frais d'ignames. Un producteur d'Onliassan témoigne : « YAMSYS avec sa technique de fertilisation minérale avec « rebutage » ou la fertilisation organo-minérale, nous a permis de comprendre réellement ses « bénéfices » que nous ne saisissons pas puisque nous croyons fortement que seul l'engrais minéral était bon et que l'engrais organique apportait des maladies.

YAMSYS dans le champ d'Onliassan a expérimenté les différents types de fertilisation pour nous montrer. Après nous-mêmes, nous avons essayé chez nous ce qui nous a poussés à réfléchir dessus et de prendre ce qui correspond à nos forces pour avancer, aujourd'hui mes rendements sont fortement supérieurs à ceux de mes frères » (N09, 40 ans).

L'enrôlement de catégories d'acteurs dans la promotion du développement de la chaîne de valeur d'igname frais constitue le résultat majeur de l'axe des « dynamiques institutionnelles ». Les vulgarisateurs impliqués dans le projet ont fortement contribué à la diffusion des résultats par le biais des formations dans les champs écoles et individuels. Une dizaine d'étudiants et de stagiaires de domaines scientifiques différents comme les agronomes, les économistes, les sociologues constituent aujourd'hui un potentiel de ressources humaines nécessaire à la restructuration de la chaine de valeur igname.

Sous l'initiative d'un ces étudiants agronomes formé devenu cadre à l'école nationale de formation agricole (ENAFA) de Matourkou introduit un dispositif pratique d'apprentissage des paquets technologiques de YAMSYS, enrichissant ainsi leur curricula dès 2020. YAMSYS par l'intermédiaire de son partenariat avec la direction générale de la production végétale (DGPV) a suscité la signature d'un mémorandum entre les structures de recherche agricole et le ministère en charge de l'agriculture afin de faciliter la mise à échelle des options de GIFS adaptés aux contextes spécifiques.

CONCLUSION

Initiée par YAMSYS, l'expérience de la plateforme d'innovation et l'approche de co-construction des options de GIFS sur le système igname menée au Burkina Faso montrent la pertinence de ce type de structures dans la diffusion et l'adoption à grande échelle de technologies agricoles éprouvées, capables d'engendrer des gains significatifs pour les utilisateurs. La plateforme d'innovation constitue un outil efficace pour régler les problèmes socio-économiques et institutionnels auxquels sont confrontés les acteurs de la filière igname et leur permet de mieux définir leurs objectifs de production, améliorer les stratégies de commercialisation et d'accéder à un marché porteur.

Yabile Florence OUATTARA
QUELQUES RÉFÉRENCES

MAAHA, (2020). Résultats définitifs de la campagne agropastorale 2019/2020 et perspectives alimentaire et nutritionnelle, Rapport global, 82.
MARHASA, (2015). Résultats définitifs de la campagne agricole 2014/2015 et perspectives de la situation alimentaire et nutritionnelle. Rapport définitif, 70p.
Yabile Florence Ouattara, Carmelle Ornélia Hounnakoun, Liomehe Sylvain Tuo, Gian L. Nicolay, Roch L. Mongbo, Anne Floquet, Innovation platforms in the yam value chain in Ivory Coast and Burkina Faso : display or filter for endogenous innovations ? In American Journal of Humanities and Social Sciences Research (AJHSSR) e-ISSN : 2378-703X Vol-5, Issue-6, 2021, pp-440-454.
Sanginga, N. et Mbabu, A. (2015) « Racines et Tubercules (Manioc, Igname, Pomme de Terre et Papate Douce) », in IITA (éd.) Conférence ‗Nourrir l‘Afrique du 21-23 Octobre 2015. Dakar, Sénégal, p. 35.

Catégories: Afrique

Assomption 2024 à Yagma : Le cardinal Philippe Ouédraogo invite à redoubler de prières pour la paix au Burkina

ven, 16/08/2024 - 00:36

Les chrétiens catholiques ont célébré l'Assomption, l'élévation de la Vierge Marie au ciel, ce jeudi 15 août 2024. À cet effet, des centaines de milliers de fidèles ont pris d'assaut le sanctuaire Notre-Dame de Yagma pour un pèlerinage. Le célébrant principal de cette messe mariale, le cardinal Phillippe Ouédraogo, les a invités à redoubler de prières pour la paix dans les familles, dans le pays et dans le reste du monde.

Six mois après le pèlerinage diocésain, les pèlerins ont à nouveau envahi le sanctuaire Notre-Dame de Yagma pour commémorer cette fois-ci la glorification de la Vierge Marie. Dès l'aube, les fidèles, à pied, à vélo, à moto ou encore en voiture, ont afflué vers ce site religieux, situé à la périphérie nord de la capitale burkinabè. Sous la vigilance des forces de sécurité, les pèlerins, en file indienne, sont minutieusement fouillés avant d'accéder au site de prières.

À l'intérieur, sur les bancs à l'ombre des arbres, s'étendent à perte de vue des pèlerins majoritairement habillés en uniforme de l'Assomption. Avant le début de la célébration eucharistique à 9h, les pèlerins ont effectué la récitation du chapelet et des laudes. Quelques minutes après, le président de la célébration, le cardinal Philippe Ouédraogo, est arrivé en grande pompe dans ses habits de prélat, avec mitre et crosse d'évêque. Il est chaleureusement accueilli par des fidèles chrétiens, à travers des chants et des louanges.

La procession.

Après la lecture liturgique, le cardinal Philippe Ouédraogo, dans son homélie, a appelé le peuple à promouvoir les valeurs de paix. Pour ce religieux à la retraite depuis 2023, les origines de ce culte religieux remontent au 4e siècle et était appelé Dormition. L'Assomption, explique-t-il, vient du mot latin "assumere" qui signifie « prendre avec soi, enlever ».

« La vérité dogmatique est que la Vierge Marie, dès sa conception, avait été comblée de grâces par le Père. L'Église retient que sa glorification est le fruit de sa fidélité sans cesse et de sa communion pleine de sacrifices », a-t-il laissé entendre, ajoutant que la Vierge Marie est la première à ouvrir la voie de la résurrection par sa foi humble. Cette fête, exhorte-t-il, nous invite à prendre la Vierge Marie comme un modèle. « Modèle pour apprendre à toujours aimer Jésus et un modèle pour nous aimer les uns les autres », a-t-il plaidé, avant de saluer la pertinence du thème : « Marie, reine de la paix, servante du Seigneur. »

Le cardinal Philipe Ouédraogo a invité les fidèles catholiques à promouvoir la paix.

Dans son homélie d'une dizaine de minutes, le cardinal a insisté sur les valeurs cardinales de la paix. Pour lui, la paix est un don de Dieu et le fruit de l'effort des hommes. Pour en jouir, insiste-t-il, les fidèles doivent prier incessamment et s'engager sur la voix de la justice. « Nous devons redoubler de prières pour la paix dans nos familles, dans notre pays et dans le monde. Jésus donne la paix par sa victoire sur la mort et l'espérance de sa présence. Nous devons tous nous engager individuellement et communautairement pour la paix en action et en parole au sein de nos familles, des groupes sociaux, des paroisses, de la patrie, par des gestes de solidarité et d'amour pour les populations qui sont dans la tourmente », a interpellé le prélat.

Le recteur du sanctuaire Notre-Dame de Yagma, l'abbé Jules Pascal Zabré, a remercié la présidence du Faso pour avoir offert des tentes pour abriter les malades et les personnes agées.

Il a indiqué que le Pape invite, en ce mois d'août, à prier pour que les dirigeants politiques soient au service de leurs peuples, qu'ils œuvrent en faveur du développement humain et intégral, du bien commun. En plus de cette intention de prière du Saint Père, il a aussi confié que le souverain pontife est soucieux du respect des droits de l'homme. « Tout manquement au respect des droits de l'homme est une atteinte grave à la paix », a-t-il affirmé, citant cette déclaration de 1979 du pape Jean Paul II. Appelant les fidèles à la concorde sociale, il a indiqué que le Pape François a demandé la compréhension de trois mots dans toutes les familles. Il s'agit de « s'il te plait, merci et excuse-moi. » « Ce sont des attitudes qui nous permettent de créer un climat serein, pacifique et heureux, tant dans les familles que dans la vie sociale », a-t-il conclu, avant la procession avec la statue de la Vierge Marie.

Les fidèles catholiques ont prié pour la paix.

Le gouvernement était représenté par le ministre d'État, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Emmanuel Ouédraogo ; la ministre chargée de l'Action humanitaire et celui délégué aux Ressources animales et halieutiques. Le porte-parole du gouvernement, Jean Emmanuel Ouédraogo, a indiqué qu'ils sont venus pour porter le message de solidarité du président du Faso. « C'est l'occasion de nous unir pour le retour de la paix au Burkina. Nous repartons très enrichis de toutes les prières formulées ici », a-t-il confié, ajoutant que la paix est le fruit de la prière mais aussi de l'action de chaque citoyen. « Que chacun soit un artisan de paix au quotidien dans son milieu. Les valeurs défendues par l'Église sont chères au gouvernement », a conclu le ministre.

Les trois ministres représentant le gouvernement.

Cette messe a connu aussi une forte participation de l'Union catholique africaine de la presse (UCAP). Son premier responsable, Alexandre Le Grand Rouamba, a salué le déplacement certains des leurs venus d'autres pays.

La célébration s'est achevée avec une note de remerciements de l'abbé Jules Pascal Zabré, recteur du sanctuaire.

Serge Ika Ki
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Changements climatiques : « Si dans 100 domiciles, chacun plante un arbre, ça nous fait un écosystème de 100 plantes qui change le climat du quartier », Zarafilou Zoromé, coordonateur de la CONAJEC

ven, 16/08/2024 - 00:35

Avec les effets du changement climatique qui se font de plus en plus resentir, des OSC se mobilisent de plus en plus. La Coordination nationale des jeunes pour l'environnement et le climat (CONAJEC) travaille à un environnement plus vert et à réduire le réchauffement climatique. Lefaso.net a rencontré le coordonnateur de la CONAJEC, Zarafilou Zoromé, qui, dans l'entretien qui suit, parle des initiatives de son association mais aussi des défis auxquels font face le Burkina Faso en matière de changement climatique. Pour lui, ce sont les initiatives individuelles qui peuvent le plus impacter positivement l'environnement.

Lefaso.net : Parlez des actions que mènent la Coordination nationale des jeunes pour l'environnement et le climat ?

Zarafilou Zoromé : La Coordination nationale des jeunes pour l'environnement et le climat (CONAJEC) est née en 2015 après la Cop 21, pendant la rectification de l'accord de Paris. Il a été demandé que les jeunes puissent accompagner différents États dans l'atteinte de l'objectif mondial qui était de diminuer le réchauffement global de la planète terre de 1.5 degré Celsius. Alors la CONAJEC a vu le jour exactement en 2016. Depuis lors, nous menons des actions tant au niveau national qu'au niveau international.

Sur le plan national, nous sommes dans les 13 régions. Nous avons des coordinations régionales avec la CONAJEC Côte d'Ivoire que nous avons installée en 2022 et celles du Mali, du Togo et du Bénin qui sont en cours d'installation. Nous menons depuis 2016 ce que l'on appelle la “LCOY” qui est la Conférence nationale des jeunes sur le climat. C'est la plus grande rencontre des jeunes en amont des COP pour porter leur voix et leurs préoccupations au niveau des instances des décisions pour qu'on puisse impliquer les jeunes dans toutes ces actions en lien avec les changements climatiques.

La LCOY Burkina Faso est organisée par la CONAJEC depuis 2016 jusqu'à cette année. Chaque année, bien sûr avec une thématique qui est en lien avec la Cop et les défis du moment. En plus de cela, nous avons des actions de sensibilisation, d'information, de formation et de plaidoyer. En tant qu'OSC, notre force est le plaidoyer. A titre d'exemple, nous avons, en 2020, lors des élections présidentielles, mené le plaidoyer que l'on appelle “l'empreinte verte” qui concerne les différents programmes des candidats aux élections afin de les amener à diminuer leur empreinte environnementale. Et d'amener ceux qui allaient gagner à élever leur niveau d'implication dans l'environnement.

Que font les jeunes pour l'environnement et le climat ?

Il faut reverdir l'environnement parce qu'avec la coupe abusive du bois, la désertification, il faut reboiser, pour lutter contre la sécheresse. Au niveau national, dans toutes les 13 régions, les coordinations régionales que nous avons installées font le reboisement. Donc, chacun au niveau micro le fait, ce qui fait qu'au niveau macro, nous avons un grand nombre de plants qui ont été mis en terre. Nous sommes autour de 500 000 plants que l'on a planté depuis la création de la CONAJEC et c'est toujours en cours d'augmentation. On se bat pour le couvert végétal qui se dégrade chaque fois. On dit qu'une jeunesse doit être formée et nous avons constaté également que beaucoup ignorent ce que c'est que le changement climatique.

Quels sont les défis auxquels fait face le Burkina Faso en matière de changement climatique ?

Les défis sont énormes. Sous nos yeux déjà, le premier défi est l'irrégularité des pluies qui entraine la baisse des rendements agricoles. Les inondations, la dégradation des sols et comme nous sommes un pays sahélien avec l'avancée du désert, il faut mener des actions pour contrecarrer. Nous avions eu la chance, paix à son âme, d'avoir Yacouba Savadogo qui était le prix Nobel alternatif et qui a vraiment lutté contre le désert. Il est un exemple pour nous tous. En plus de la désertification, nous avons l'augmentation de la température qui a entrainé des décès au niveau des couches les plus vulnérables. Nous avons également ces dernières années, une corrélation entre l'insécurité et le changement climatique qui est aussi un aspect à prendre en compte.

Pensez vous qu'il y ait une meilleure prise de conscience générale de la dégradation de l'environnement et du climat ?

Quand on regarde l'état actuel de l'environnement et l'état d'il y a 8 ans, à la création de la CONAJEC, nous sentons un grand changement. Les jeunes s'intéressent de plus en plus au changement climatique parce qu'en 2015, quand on parlait de changement climatique, ce sont seulement les agriculteurs au village qui pouvaient présenter les effets. Mais maintenant, tout le monde est conscient des effets. Le Burkina Faso, en tant que pays en voie de développement, subit gravement les effets néfastes du changement climatique ce qui fait que nous avons beaucoup d'actions d'adaptation. Donc il y a une prise de conscience mais il n'y a pas une plus grande amélioration du climat comparativement aux années antérieures.

Chaque année, différentes activités de reboisement sont organisées en saison hivernale. Participent-elles, selon vous, à rendre notre environnement plus vert ?

Effectivement, c'est une question très importante parce qu'il ne suffit pas de reboiser mais il faut un reboisement durable. Il faut d'abord un sol favorable au reboisement, savoir quels types de plantes utiliser et savoir comment bien planter. Aussi il faut disposer d'un système d'arrosage régulier pour avoir un taux de réussite élevé. Sinon, si on vient faire un reboisement folklorique que l'on médiatise juste pour montrer aux gens, forcément qu'il y aura un taux de réussite qui sera très faible.

Ce que l'on doit faire premièrement, c'est de se former pour le reboisement. Souvent quand on a 1 000 plantes en terre, l'entretien est énorme mais quand c'est une plante que vous mettez dans votre domicile, vous allez facilement l'entretenir pour qu'elle survive. Si dans 100 domiciles, chacun plante un arbre, ça nous fait un écosystème de 100 plantes qui changent le climat du quartier. Actuellement, avec les campagnes du ministère de l'Environnement, on voit plus de bosquets. Quand on prend le bosquet, il est protégé avec un suivi pour assurer la survie des plantes et promouvoir le taux de réussite du reboisement.

Avez-vous un appel à lancer aux Burkinabè et surtout aux jeunes pour la lutte contre le changement climatique ?

Je dirai à la jeunesse que le reboisement est une question du futur. C'est une question urgente et chacun doit le prendre très au sérieux. Si personne ne s'y investit, ce n'est pas évident que dans 10,15 ou 20 ans il y aura encore une bonne existence sur terre. Donc chacun doit apporter sa contribution à travers au moins une plante chez soi. Ce serait une bonne chose que l'on puisse s'engager individuellement pour l'environnement parce que cela y va du futur de l'espèce humaine. Je termine avec cette citation de Catherine Lambert qui dit que « le plus sûr moyen de donner un sens à sa vie c'est d'être utile à sa communauté ». Donc je vous invite tous à être utiles dans vos communautés respectives.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Diaspora : De la banque à la toge, l'itinéraire inspirant de Me Olivier Badolo, inscrit aux barreaux du Québec, de l'Ontario et du Burkina

ven, 16/08/2024 - 00:30

Me Olivier Badolo s'est délesté de son costume de banquier pour la toge. Et cela pour vivre sa passion qui est de défendre les personnes victimes d'injustice. En 2013, il s'envole pour le Canada afin de poursuivre ses études de droit. Aujourd'hui, le banquier est un avocat inscrit aux barreaux du Québec, de l'Ontario et du Burkina Faso. Il était l'un des avocats de la partie civile lors du procès emblématique « Thomas Sankara et ses douze compagnons ».

C'est un autre célèbre avocat, Me Bénéwendé Sankara, qui lui a donné l'envie de porter la toge alors qu'il était encore au secondaire. Son baccalauréat G2 validé, le jeune Olivier s'inscrit en finance comptabilité. En 2001, il est recruté dans une banque de la place. Pour étoffer ses connaissances, il s'inscrit en droit. Entre ses activités professionnelles et ses études, ses journées sont bien remplies. Malgré tout, il ne perd pas de vue son objectif premier : celui de devenir avocat. L'occasion va se présenter quand il se rend en mission au Canada. « J'ai commencé ma carrière en banque en février 2001. Je m'étais donné dix ans pour quitter la banque. Dieu merci, en septembre 2011 je suis parti pour une mission de consultant dans un projet. Je suis revenu en octobre 2012 avant de repartir définitivement en mai 2013 au Canada. Pendant que j'étais à la banque, j'ai suivi des cours de droit. Au Canada, j'ai repris certains cours en droit avant de m'inscrire à l'école du barreau de Québec. C'est Me Sankara qui m'a inspiré vers le métier d'avocat depuis mon secondaire », se remémore l'ex banquier.

Au Canada, c'est à l'université de Montréal qu'il poursuit ses études de droit. En 2016, son rêve se réalise enfin : il devient avocat et intègre le barreau du Québec. Un an plus tard, soit en 2017, le jeune avocat intègre l'ordre des avocats du Burkina Faso, puis en 2022, il entre au barreau de l'Ontario.

Me Badolo est un avocat polyvalent qui intervient dans divers domaines notamment en litige civil, en droit des affaires, en droit bancaire, en droit minier, en droit de la famille, en droit criminel, en droit administratif et en droit de l'immigration, des réfugiés et de la citoyenneté. « J'aide les Burkinabè qui font des demandes de visas à les obtenir. J'aide également ceux qui sont dans les affaires. Il y a par exemple des Burkinabè qui sont au pays et qui achètent des véhicules avec d'autres qui résident au Canada. Ils peuvent commander des véhicules et la personne qui doit leur envoyer la commande disparaît avec l'argent. Je fais des procédures contre ces personnes là. Il y également des Burkinabè qui arrivent au Canada et à l'aéroport, ils sont détenus pour des problèmes avec l'immigration. J'interviens pour ces cas régulièrement », a expliqué l'avocat.

Il invite les jeunes à croire en leurs rêves et à se donner les moyens pour les réaliser. « Pour que leurs rêves deviennent réalité, je les renvoie à cette citation de Goethe Johann Wolfgang von qui dit : Quoi que tu rêves d'entreprendre, commence-le. L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie », a dit le défenseur des droits de l'homme.

Me Olivier Badolo est titulaire d'un DESS en droit des affaires nord-américain et d'un certificat en droit de l'université de Montréal, d'une maîtrise en droit des affaires de l'université Saint-Thomas d'Aquin de Ouagadougou, d'une Maîtrise en sciences de gestion de l'université Ouaga II, d'un Diplôme d'études supérieures en banque-finance du Centre de formation de la profession bancaire de Paris et d'un Diplôme universitaire de technologie en finance-comptabilité de l'université Nazi Boni (ex-université polytechnique de Bobo-Dioulasso).

Il a été un fervent militant syndical et défenseur des droits humains à travers divers mouvements associatifs comme l'Union générale des étudiants burkinabè (UGEB), l'Association nationale des étudiants burkinabè (ANEB), la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), Mouvement burkinabè des droits de l'homme et des peuples (MBDHP) et le Collectif des organisations démocratiques de masse et des partis politiques (CODMPP).

Il est également membre fondateur de plusieurs mouvements associatifs dont l'Organisation démocratique de la jeunesse du Burkina Faso (ODJ), du mouvement Endogène, le mouvement Citoyen et développement, le Réseau solidarité internationale et développement. Au Canada, il milite au sein du Groupe de recherche et d'initiative pour la libération de l'Afrique (GRILA) et la Riposte socialiste.

Rama Diallo
LeFaso.net

Catégories: Afrique

Afrique : « Nous devons mettre les émotions de côté et travailler sur la base de préoccupations concrètes », déclare Ousmane Sonko

ven, 16/08/2024 - 00:25

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a effectué une visite de travail et d'amitié au Mali le 12 août 2024. Cette visite s'est inscrit également dans le cadre des efforts diplomatiques du Sénégal pour convaincre le Mali, de réintégrer la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

Depuis la victoire de son parti à la présidentielle en mars 2024, c'est la première fois que le chef du gouvernement du Sénégal, Ousmane Sonko, se rend au Mali. La coopération entre les deux pays a été au menu de cette visite mais également l'actualité de la sous-région, notamment celle de l'Alliance des États du Sahel (AES).

À l'issue d'une audience avec le président malien, le colonel Assimi Goïta, le Premier ministre Ousmane Sonko, a livré une déclaration. Selon Africa News, il a souligné l'importance de dépasser les divergences pour favoriser l'unité régionale. « Nous devons mettre les émotions de côté et travailler sur la base de préoccupations concrètes. Si nous sommes panafricanistes, chaque panafricaniste doit avoir pour seul objectif l'unité des Africains au-delà de nos différences », a-t-il déclaré.

Ousmane Sonko a également insisté sur la nécessité de recréer un lien fort entre les pays, rappelant l'importance de l'unité historique de la région. « Quelles que soient nos différences, essayons, comme nos aînés l'ont fait, de recréer l'empire malien qui s'étendait d'ici au Sénégal, au Ghana et partout ailleurs », a-t-il ajouté.

Maintenir des liens forts entre le Sénégal et le Mali

Depuis le palais présidentiel malien, l'ancien opposant sénégalais a rappelé la constance de sa position. « Nous avons été en tant qu'opposant les premiers à dénoncer fermement l'embargo qui a été fait sur le Mali par des pays frères et malheureusement parmi lesquels notre propre pays. Je l'avais, au nom de mon parti dénoncé, je continue à le dénoncer. Et comme je l'ai dit, sous notre régime, ce genre de pratiques ne pourront jamais prospérer, et personne ne passera par le Sénégal pour déstabiliser le Mali ou aucun autre pays frère, ou alors lui imposer des sanctions de cette nature », a-t-il développé.

Ainsi, il a réaffirmé la volonté de maintenir des liens forts entre le Sénégal et le Mali « en accord avec les réalités géographiques, historiques, économiques et sociales qui nous imposent d'être deux nations très unies et de continuer à coopérer à tous les niveaux ».

« Nous continuerons à travailler »

En ce qui concerne l'Alliance des États du Sahel (AES), Ousmane Sonko dit respecter et comprendre les choix de ces pays. « Nous sommes tous des pays souverains, nous devons nous respecter dans nos choix souverains et nous respectons le Mali dans ses choix, nous respectons le Burkina dans ses choix. Nous respectons tout le monde. Des choix que nous comprenons », a-t-il souligné.

Il faut noter que dans l'espace de l'AES, il y a souvent des critiques à l'égard de l'actuel régime sénégalais dans sa démarche pour le retour dans la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). « Depuis quand peut-on reprocher à un panafricaniste de tout faire pour qu'on reste dans des cadres solides plutôt que de nous diviser ? Nous continuerons à travailler. Je l'ai dit, quel que soit l'aboutissement ou le choix qui a été fait, cela ne changera absolument rien dans nos relations avec chacun des pays », a-t-il déclaré.

Quant à une éventuelle intégration du Sénégal dans l'AES, Ousmane Sonko a « précisé qu'à aucun moment, il n'a dit que le Sénégal allait rejoindre l'AES », rapporte l'Agence d'information du Burkina (AIB).

Au cours de cette visite d'amitié et de travail, le Premier ministre sénégalais a aussi présenté ses condoléances au peuple malien qui a perdu des soldats en juillet 2024 dans des attaques perpétrées par des terroristes.

Pour rappel, le 16 septembre 2023, le Mali, le Burkina Faso et le Niger avaient annoncé la signature de la Charte du Liptako-Gourma, créant ainsi l'Alliance des États du Sahel (AES). Ils ont quitté la CEDEAO en janvier 2024.

Cryspin Laoundiki
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Burkina/Chirurgie cardiaque : Des médecins chinois transmettent leur savoir-faire pour sauver des vies

ven, 16/08/2024 - 00:20

Dans le cadre de la coopération bilatérale entre le Burkina Faso et la Chine, des opérations cardiaques ont été effectuées au CHU de Tengandogo au mois d'août 2024.. La Chine témoigne ainsi son attachement au peuple burkinabè à travers cette campagne d'intervention chirurgicale.

Cherifatou, une adolescente de 14 ans est opérée en début de matinée par les médecins chinois et burkinabè, le lundi 10 août 2024 au CHU de Tengandogo. La jeune fille souffre d'une maladie valvulaire. Ce qui occasionne un mauvais fonctionnement de sa valve cardiaque. Cette maladie empêche Cherifatou de mener une vie normale et plonge sa famille dans une angoisse permanente. Grâce à sa prise en charge, tout sera bientôt un mauvais souvenir.

Les équipes ont travaillé en binôme

Le même jour, les équipes des deux pays ont procédé à une deuxième opération cardiaque. Le patient souffre d'une maladie cardiaque congénitale type communication inter auriculaire. L'enfant a bénéficié d'une fermeture de cette communication. La technique qui a été utilisée dans cette intervention chirurgicale s'appelle la mini-thoracotomie ou encore appelée chirurgie sous les aisselles ou à cœur fermé. Cette technique qui n'avait pas encore été pratiquée au Burkina Faso permet de donner un aspect plus esthétique à la cicatrice du patient. Cela améliore l'image qu'il a de lui-même.

La valve de Cherifatou a été remplacée par une valve mécanique

Du 5 au 15 août 2024, une mission médicale chinoise se déploie au Burkina Faso pour faire un partage d'expérience afin d'améliorer et pratiquer les nouvelles techniques d'une opération cardiaque. Grâce à cette mission, une dizaine de patients dont deux enfants ont été sélectionnés pour être opérés. Ces patients en situation de vulnérabilité financière ont été pris en charge gratuitement par les équipes.

Il faut rappeler qu'en 2020 lors de la 73e assemblée mondiale de la santé, le président chinois, Xi Jinping a prononcé un discours, dans lequel il a annoncé que son pays va effectuer des jumelages avec 30 hôpitaux africains afin de les soutenir dans la lutte contre des maladies transmissibles et non transmissibles. Il a souhaité ainsi participer au renforcement de capacités des équipes médicales dans la prise en charge des patients en Afrique.

Les équipes en réunion de travail

C'est dans cette optique que le CHU de Tengandogo a été jumelé avec le premier hôpital affilié à l'université des sciences et technologies de Chine depuis 2021 pour developper et renforcer le service de chirurgie cardiaque. À travers ce jumelage, plusieurs activités ont été réalisées dont celle citée en amont et d'autres sont en cours de réalisation.

La phase II de la mission

L'un des membres de l'équipe, le chef de service de chirurgie cardiaque du premier hôpital affilié à l'université des sciences et technologies de Chine, le Pr Ge Jianjun a présenté un exposé sur les différentes opérations du cœur qui ont été effectuées par lui-même et ses collaborateurs. C'était le mardi 13 août 2024 au sein de l'hôpital. La partie burkinabè a été outillée et a questionné le Pr afin d'améliorer ses performances. Des doléances ont également été formulées. L'équipe du Burkina Faso a souhaité effectuer des voyages en Chine pour se perfectionner. En outre, elle a formulé le vœu que le partenaire chinois la mette en contact avec des fournisseurs de matériel médical et de médicament qui ont un bon rapport qualité prix.

Ge Jianjun a souligné que son équipe a aussi appris des méthodes burkinabè

Ge Jianjun a affirmé que l'équipe burkinabè est désormais apte à effectuer certaines opérations de façon autonome. Le Pr a fait savoir que la partie burkinabè s'est montrée très réceptive durant l'apprentissage. Il a félicité les médecins du pays des hommes intègres pour la résilience. Il a encouragé l'équipe qui malgré les difficultés s'applique pour sauver des vies.

Le Dr Adama Sawadogo (en face du micro) a apprécié positivement l'expertise chinoise

Du côté de l'équipe burkinabè, la satisfaction est grande. « Nous avons l'habitude de travailler avec les Chinois qui sont à leur troisième mission permanente. Depuis trois ans, l'équipe chinoise travaille avec nous sur la chirurgie cardiaque. Cette fois-ci, c'est une première dans le sens où c'est une équipe qui s'est déplacée sous forme de mission pour venir nous appuyer ponctuellement afin de renforcer ce qui est déjà fait. Cette mission est venue nous appuyer sur certains aspects de la chirurgie cardiaque qui ne sont pas encore effectués ici. Leur manière de conduire la chirurgie cardiaque est différente de ce que nous avons vu jusque-là avec les équipes européennes ou arabes », a déclaré le chirurgien cardio-vasculaire et thoracique au CHU de Tengandogo, le Dr Adama Sawadogo. A noter qu'il est prévu des missions de l'équipe burkinabè en Chine ces prochains mois.

L'équipe chinoise a reçu des attestations de reconnaissance

SB
Lefaso.net

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Burkina/Presse : Le journal L'Evénement marque une pause

ven, 16/08/2024 - 00:15

"Au vu des multiples défis du moment, L'Evénement se voit contraint de marquer une pause après cette parution. Gaston Bonheur Sawadogo est chargé d'expédier les affaires courantes et surtout de mettre une cellule d'écoute de recherche et de mise en oeuvre d'une solution pertinente, capable d'affronter les défis du moment en I'absence du directeur de publication, Atiana Serge Oulon." Tels sont les mots du fondateur du journal L'Evénement, marquant la pause qu'observera à compter de ce mercredi 13 août 2024, son organe de presse.

Tout en présentant ses excuses aux abonnés du journal pour la non disponibilité du bimensuel, il promet dans les jours à venir, des mesures pour réparer ce préjudice. "Veuillez rester à l'écoute. Nous vous tiendrons informés de toutes les modifications qu'il y aura" précise-t-il à travers le communiqué ci-après. Rappelons au passage que le Directeur de publication, Atiana Serge Oulon a été enlevé le lundi 24 juin 2024, et que le média avait subi une sanction du Conseil supérieur de la communication, avant de se voir rétabli dans ses droits par une décision du Tribunal administratif, en date du jeudi 11 juillet 2024.

Lefaso.net

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Mali : Nouvelles révélations sur l'implication de l'Ukraine dans la formation de combattants

jeu, 15/08/2024 - 23:45

La récente rupture des relations diplomatiques entre le Mali, le Niger et l'Ukraine a attiré l'attention sur des activités suspectes menées par Kiev dans la région du Sahel. Selon plusieurs sources, ces tensions seraient liées à des opérations clandestines orchestrées par l'Ukraine, visant à déstabiliser ces pays. Désormais, de nouvelles preuves viennent confirmer ces accusations inquiétantes.

Des informations récentes révèlent que l'Ukraine, sous la direction d'Andrii Romanenko, un agent de la Direction principale du renseignement ukrainien, a mis en place un programme de formation pour les combattants touaregs et des groupes affiliés à Al-Qaïda. Ce programme inclut des cours intensifs sur la tactique de combat, avec la première cohorte ayant débuté son entraînement au début de l'année 2024. Les déclarations d'Andriy Yusov, porte-parole du renseignement ukrainien, et de Pyvovarov Yurii, ambassadeur de l'Ukraine au Sénégal, corroborent ces faits, renforçant les soupçons sur l'implication de Kiev dans ces activités.

En plus de la formation militaire, il est également avéré que l'Ukraine a fourni à ces groupes des armes et des drones (BPLAs). La livraison de ces équipements a pris plusieurs mois, mais il semble désormais qu'ils aient atteint leur destination. Des drones ukrainiens ont été découverts sur le lieu de la bataille de Tinzaouatène, confirmant leur utilisation par les groupes armés dans la région. Cette situation fait craindre une nouvelle vague d'attaques terroristes, cette fois-ci avec l'utilisation d'armes sophistiquées fournies par Kiev.

L'un des aspects les plus troublants de cette affaire est l'implication présumée d'une nation membre de l'OTAN dans la coordination de ces activités, contribuant ainsi à la déstabilisation de la région du Sahel, en particulier via la Mauritanie. Ces révélations viennent s'ajouter à une série de preuves accumulées, dont la découverte récente de drones ukrainiens dans des zones contrôlées par des groupes terroristes.

La participation d'Andrii Romanenko à ces opérations ne serait qu'un maillon dans une chaîne de preuves de plus en plus solide, indiquant une implication directe de l'Ukraine dans les conflits africains. Cette situation soulève de sérieuses questions sur l'influence croissante des puissances étrangères dans les conflits régionaux et sur les conséquences pour la stabilité et la sécurité en Afrique de l'Ouest.

Par Coulibaly Mamadou
Correspondance particulière

Catégories: Afrique

Dites Stop au Mal-être au travail

jeu, 15/08/2024 - 23:40

Le Mal-être est l'état d'une personne qui se sent mal dans la vie ou dans la société. Le mal-être au travail correspond à cette sensation négative, souvent difficile à décrire mais bien réelle, que pourrait ressentir un salarié vis-à-vis de son travail. C'est donc ce sentiment de « Mal-être » éprouvé par celui-ci face à son environnement professionnel ou à ses missions.

Notons que ce sentiment de malaise profond s'installe dans la durée, et peut conduire à une fatigue et aboutir au stress, et à un désengagement important, voire un Burn Out ou Bore-out ou Brown-out.
Des différentes formes de Mal-être au travail, on retrouve tout d'abord le Burn-out. Il se caractérise par un état d'épuisement au travail. Le Bore-out touche de nombreux salariés.

A la différence du Burn-out, il n'est pas provoqué par une surcharge de travail, mais par un ennui pathologique [1]. Et pour finir, le Brown-out est une forme de Mal-être au travail, pouvant aller jusqu'au désengagement de la part du salarié. Il ne se sent plus en harmonie avec son travail, sa mission, son entreprise, ses valeurs et ses principes. Il se met en retrait, devient passif et ne trouve plus de sens dans son métier.

En tant qu'employeur, savoir l'identifier et le prendre en compte vous permettra d'accompagner vos salariés et d'éviter des conséquences plus sérieuses, notamment pour les employés, et même pour l'entreprise. Toutefois, certains employeurs penseront ou diront que cela ne relève pas de leur responsabilité. Et Pourtant, c'est bien de la responsabilité de l'Entreprise.

Je pense que tout Manager devrait chercher à savoir comment prévenir ou réduire cette souffrance. Quelles pistes envisagées ou quelle procédure mettre en œuvre ? Comment l'identifier et intervenir pour trouver une solution à temps ?

Tu es aujourd'hui à un tournant de ta vie professionnelle, lorsque l'ennui ou l'absence de reconnaissance ou une surcharge de travail te fait dire : ‘'Tu vaux mieux que ça'' ! ‘'Tu ne valorises pas tes talents ‘' !
Dans ce cas, apprenez à surmonter les échecs, en continuant à effectuer votre travail correctement et avec courage. Car, vous avez tout à y gagner : de nouvelles compétences, de l'expérience, de nouvelles relations… et peut-être une opportunité inespérée ? [2]
Et puis, gardez toujours à l'esprit cette citation de OgMandino : ‘' Il faut sourire face à l'adversité, jusqu'à ce qu'elle capitule''.
Tu traverses actuellement un moment difficile dans ta carrière ? Je t'invite à prendre un temps pour lire cet article.

Tu ne supportes plus ton job ?
Es-tu fatiguée, es-tu surmenée ?
As-tu vécu ou vis-tu un Burn-out/Bore-Out /Brown-out ?
Tu n'arrives plus à t'accomplir ou à t'épanouir dans ton job ?
Tu n'en peux plus, es-tu égaré (e) ; es-tu perdu(e) ?
Es-tu effaré(e) de lire tant de témoignages sur le Mal-être au travail ou une mauvaise Qualité de Vie au Travail ?

Ils sont nombreux, les employés, à être dans une détresse psychologique. Le surmenage constitue à lui seul un véritable fléau. Beaucoup d'employés déclarent avoir du mal à gérer leurs priorités et beaucoup plus, redoutent une surcharge de travail due au sous-effectif, ce qui peut affecter la Qualité de Travail, donc la perception de leurs compétences [3].

Les employés les plus concernés ?
 Les Managers, les cadres, les femmes les moins de 30 ans et aussi ceux ayant plus de 20 ans de travail sont généralement les plus touchés.
Et la conséquence ?

 Empiètement de la vie professionnelle sur la vie privée ;
 Détérioration du climat de travail.
Si le Mal-être professionnel entraîne des effets sur la santé des salariés, ce phénomène considéré comme un risque psychosocial a également un impact sur le fonctionnement d'une Entreprise.
Je ne blâme personne. Beaucoup comme moi, sont passés par là.
Je me souviens avoir eu ce sentiment de voir ma vie m'échapper.

 J'étais épuisée. Je râlais tout le temps et j'étais constamment sur les nerfs ;
 Le stress lié aux notifications sur mon téléphone portable était devenu un compagnon de route ;
 Et puis, petit à petit, j'ai commencé à perdre le sens de ce que je faisais.
Si vous avez déjà vécu cette situation, alors, vous savez à quel point cela peut être très difficile …
Imaginez-vous un employé vivant cette situation pendant des jours, des mois, des années, sans aucune solution...
Plus les jours passeront, plus il entrera dans un conflit de valeurs avec l'Entreprise qui l'emploie, ou même avec ses collègues.

Ensuite, il commencera à se lever chaque matin par obligation et par sentiment de loyauté. A priori, il n'a pas de raison valable de se plaindre, car :
 Belle situation professionnelle, financière et matérielle ;
 Un environnement de travail ‘'apparemment idéal'' ;
 Bref, une belle et grande prison dorée.

Mais, un bel environnement ne suffit pas souvent ; le comportement des Managers influence beaucoup la Qualité de Vie et les Conditions au Travail, car, imaginez-vous
 Un Manager qui refuse les contradictions et qui voudrait imposer les bénis oui-oui.
 Une mauvaise Qualité des relations au travail avec certains supérieurs hiérarchiques : Stress, Conflits, harcèlement, …
Comment oser tout quitter ? Et pour faire quoi d'autre ? Puisque nous avons toujours craint le changement.
Peut-être te sens-tu aussi coincé(e) ?
Vu de l'extérieur, tu n'as pas à te plaindre.

Mais il y a cette dissonance et cette impression :
 De toujours travailler dur et de t'investir pour les rêves d'une autre personne,
 De n'avoir pas plus de liberté, d'autonomie ou de flexibilité,
 D'être à la merci d'injonctions contradictoires,
 De faire des choses qui vont à l'encontre de tes valeurs ou de l'éthique,
 De te sentir bridé(e) dans tes ambitions et aspirations,
 De subir des harcèlements,
 De subir des menaces,
 De ne pas pouvoir exprimer tes talents, tes compétences,
 Et peut-être même, d'être victime d'un système qui t'épuise.

Face à cette situation, trois (03) façons de réagir :
 La première, est de se résigner (certainement pas la bonne) :
La vie est ainsi faite. Je ne peux rien changer, c'est le système,
Il faut bien travailler pour honorer ses factures,
Mes parents ont toujours travaillé dur sans se plaindre.
 La seconde, est de se porter en victime (pas la réaction d'un Leader) :

On rumine, On râle,
On blâme le système, les collègues, les Managers …
C'est toujours la faute de…Mais on ne change rien.
 La troisième (c'est la voie du Changement) :
Et, c'est celle que vous devez prendre.
Le premier pas, est souvent le plus difficile. Mais une fois engagé sur le chemin, la magie s'opère.
 Juste, parce qu'on s'est autorisé à aller de l'avant et de changer sa vie.
 Juste, parce qu'on a pris conscience qu'on mérite de vivre une vie à la hauteur de nos ambitions et de nos aspirations.

Et quel bonheur ! Lorsqu'on arrive à faire
 Ce pour quoi nous sommes faits !
 Ce qui donne du sens à notre vie,
 Ce qui est au cœur de l'être humain,

C'est être dans l'expression et le don de soi,
C'est de mettre au service du monde, ton Unicité, tes Talents et tes Compétences.
Depuis la nuit des temps, nous sommes branchés(es) pour la communauté et le service. Et plus que jamais, notre société a besoin que l'être humain mette son énergie au bon endroit et qu'il soit en accord avec ses valeurs humanistes.

Ce qui nous épuise et rend la vie, vide de sens, c'est ce sentiment d'être déconnecté de notre Vérité.
Ce que tu vis aujourd'hui est une invite à révéler ta Singularité pour devenir la meilleure version de toi même.
C'est devenir une personne Confiante qui assume ses Talents, qui s'affirme davantage, qui a conscience de sa Valeur et de son Potentiel à atteindre ses objectifs de vie. Pour y arriver, la seule chose qui puisse vous permettre de tenir et qui pourrait vous aider, c'est la découverte de vos Talents Cachés et de votre Voie.
Ainsi décelés, ces Talents et la Confiance en Soi vous permettront de :

 Activer les clés de votre succès/bonheur et de votre épanouissement ;
 Renforcer votre Confiance et votre Estime de Soi ;
 Avoir un mental d'acier ;
 Être plus épanoui(e) et libre ;
 Être plus authentique ;
 Être plus créatif (ve) ;
 Être en paix avec vous-même ;
 Être inspirant(e) et impactant(e) ;
 Être Leader au lieu de rester suiviste ;
 Créer d'autres sources de revenus.

 Oseras-tu prendre la voie de la découverte de Soi pour t'aligner avec ta raison d'être, pour plus de sens, de plaisir et d'abondance dans ta vie ?
 Désires-tu découvrir ta raison d'être et serais-tu prêt(e) ?
 Désires-tu t'engager dans une voie de découverte de soi ?
 Désires-tu la découverte de tes talents ? Te redonner le plaisir ?
 Désires-tu réussir professionnellement ? T'accomplir socialement ?

Mais seul(e), ce n'est pas évident car, tu risques de tourner en rond et de perdre ton temps. Alors que tu ne dois plus perdre ton temps.

Les Managers et les ressources humaines ont un rôle central à jouer pour aider l'employé à surmonter son Mal-être au travail. Il est primordial d'adopter une attitude positive, ouverte et bienveillante afin que le l'employé se sente à l'aise et se confie sans contrainte [1]. Le plus souvent, le travailleur est dans le déni et ne voit pas les signes du Burn out (surcharge de travail) du Bore out (l'ennui au travail), ou du Brown out (désengagement), ou bien, il les minimise : il appartient donc au Manager, d'initier la conversation, de repérer les signes et d'agir. Il est donc fondamental de former les Managers afin qu'ils puissent prévenir et traiter tout signe d'épuisement professionnel. Ils doivent aussi être capables de reconnaître les symptômes du mal être et de s'attaquer aux causes profondes [1].

Employeurs, Ressources humaines et Managers doivent veiller aux bonnes conditions de travail pour éviter toute situation de Mal-être.
L'Entreprise doit travailler à créer un environnement de bien-être au travail et donc, veiller à la Qualité de Vie et des Conditions des Travailleurs.

Aussi, il est impératif que les Entreprises mettent en place une Démarche de Prévention Collective des Risques Psychosociaux. Donc, par l'approbation de la Norme ISO 45003 (V 2021) qui est la première norme mondiale donnant des conseils pratiques sur la gestion de la santé psychologique sur le lieu de travail [4].

Je t'invite alors à prendre un temps d'échange avec un professionnel pour être guidé(é) vers une vie professionnelle en harmonie avec tes vraies Valeurs, tes Principes, tes Aspirations profondes et tes Ambitions.

Références

1. Fermer - transitionspro-grandest.fr, https://www.transitionspro-grandest.fr/mal-etre-au-travail-reconnaitre-et-surmonter-ce-defi-psychologique/.
2. Mon travail ne me plait pas : 4 conseils pour y remédier - Monster.fr, https://www.monster.fr/conseil-carriere/article/mon-nouveau-boulot-ne-me-plait-pas.
3. Mal-être au travail en 2023 : chiffres, enjeux et solutions, https://www.wojo.com/blog/fr/la-boite-a-outils/mal-etre-au-travail-souffrance-psychologique-chiffres-et-solutions/.
4. ISO 45003, première norme mondiale sur la gestion de la santé ..., https://www.souffrance-et-travail.com/magazine/outils-de-formation-magazine/iso-45003-premiere-norme-mondiale-sur-la-gestion-de-la-sante-psychologique-sur-le-lieu-de-travail-2/.

Dr Bougouma Edith Christiane
Pharm., PhD. en Santé Publique et Microbiologie
(Certifiée en Management de Qualité -Santé-Hygiène
Sécurité-Environnement et Gestion des Conflits)
BECqualityculture@gmail.com

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Burkina/Santé : Le numéro vert du CORUS est toujours fonctionnel et attend vos alertes

jeu, 15/08/2024 - 23:30

En 2020, en pleine pandémie de Covid-19, vous avez connu le 3535, le numéro vert du Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS) sur lequel il fallait appeler pour avoir une prise en charge sanitaire ou alors des informations sur la maladie ? Et bien ce numéro vert est toujours fonctionnel. C'est ce qui a été signifié aux journalistes conviés le mercredi 14 août 2024 pour s'imprégner du fonctionnement du CORUS et du rôle que joue le centre d'appel dans la veille sanitaire.
En 2020, en pleine pandémie de Covid-19, vous avez connu le 3535, le numéro vert du Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS), sur lequel il fallait appeler pour avoir une prise en charge sanitaire ou alors des informations sur la maladie. Et bien, ce numéro vert est toujours fonctionnel. C'est ce qui a été signifié aux journalistes conviés ce mercredi 14 août 2024 pour s'imprégner du fonctionnement du CORUS et du rôle que joue le centre d'appel dans la veille sanitaire.

Le Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS) a été créé en octobre 2018 et officiellement inauguré en décembre de la même année. Il a pour mission d'assurer une veille stratégique des événements de santé publique. Il assure ainsi la coordination des urgences sanitaires aux côtés des autres structures du ministère de la Santé et des autres ministères sectoriels. Depuis sa création, le CORUS a mené plusieurs actions pour la préparation, la réponse à la flambée épidémique et à la gestion des crises sanitaires ou humanitaires. Il a ainsi été activé quinze fois, en un peu plus de cinq ans d'existence.

Au-delà des acquis indéniables du CORUS, des défis demeurent pour renforcer le système de santé dans la gestion des crises et urgences sanitaires. L'un de ces défis, c'est de mieux faire connaître aux populations le centre d'appel 3535 qui est l'un des canaux de la surveillance, basé sur les événements du CORUS. La mise en place du centre d'appel a été accélérée en mars 2020 en raison du Covid-19. Comme l'explique le directeur technique du CORUS, Dr Rodrigue Diao, le centre d'appel a été mis en place pour servir d'interface entre le ministère de la Santé et la population. C'est un outil stratégique de surveillance pour la veille sanitaire et un des piliers de l'alerte précoce et de la réponse aux urgences de santé publique.

Grâce à ce canal, la population peut signaler une situation anormale en lien avec la santé, donner donc l'alerte. « Nous avons un aspect assez capital qui est le centre d'appel 3535 qui nous aide beaucoup à travers les appels des populations et des agents de santé pour nous donner des alertes sur des événements qui peuvent rapidement évoluer vers un problème de santé publique. Et lorsqu'on reçoit l'alerte, nous la traitons et nous déployons des équipes sur le terrain pour investiguer ; l'investigation étant déjà la première étape de la riposte contre ce problème. C'est comme ça que nous arrivons à détecter les problèmes pour les régler à temps. La veille stratégique veut dire que nous nous préoccupons de tout ce qui se passe dans le monde en termes de santé. Et nous nous préoccupons de tout ce qui se passe au niveau de l'environnement, au niveau des ressources animales, des ressources végétales, pour pouvoir rassurer sur les questions de santé des populations », explique Dr Diao.

Les téléopérateurs du call center, tous des volontaires de la Croix-Rouge, donnent également la bonne information sur les maladies, orientent les cas vers les formations sanitaires, sensibilisent et conseillent les appelants sur les différentes thématiques de santé publique, etc. Avec la flambée de dengue par exemple l'année dernière, les populations, en appelant le 3535, pouvaient obtenir des réponses sur cette maladie et être orientées vers les formations sanitaires. Le numéro est totalement gratuit et le centre d'appel fonctionne 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, avec dix postes extensibles à 60.

Malheureusement, en 2023, plus de 70% des appels reçus par les volontaires de la Croix-Rouge qui travaillent au centre d'appel étaient des appels de plaisantins. Une situation que déplore le directeur technique du CORUS, qui invite les populations à utiliser à bon escient ce canal, en signalant toute situation anormale en lien avec la santé. « L'appel que j'ai à lancer, c'est d'informer les populations que le centre d'appel 3535 du ministère de la Santé a été mis en place pour les populations et pour les servir. Je demande donc à ceux qui ont réellement besoin d'informations, de ne pas hésiter un seul instant à nous appeler. Nous allons répondre à leurs sollicitations. Je demande à ceux qui appellent pour jouer, de laisser la ligne libre aux personnes qui ont des besoins de pouvoir utiliser le 3535 afin qu'ensemble, nous puissions lutter contre les maladies au Burkina Faso », plaide Dr Diao.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

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