Le Ghana n'a pas pu prendre sa revanche sur le terrain face à l'Uruguay, 12 ans après la dernière confrontation. Opposés ce vendredi 2 décembre 2022 à l'Uruguay, les Black Stars se sont finalement inclinés 2-0 et quittent la compétition après l'étape des phases de groupe.
Pourtant, les Ghanéens ont eu l'occasion de prendre le dessus sur l'Uruguay après vingt minutes de jeu. Malheureusement le capitaine André Ayew tout comme Asamoah Gyan en 2010 en Afrique du Sud, s'est offert le luxe de rater le pénalty décisif obtenu par Mohammed Kudus à la 21e minute.
L'Uruguay va profiter pour prendre le dessus sur le Ghana. Un doublé de Georgian De Arrascaeta permet donc aux Uruguayens de remporter la partie mais insuffisant pour se qualifier en huitièmes de finale en raison de la défaite des Portugais face aux Sud-coréens. Les Ghanéens rentrent au bercail avec des remords comme en 2010 lors du match de quart de finale face à cette même équipe de l'Uruguay. Une rencontre que l'Uruguay avait remportée aux séances des tirs aux buts.
La Corée du Sud, tombeur du Portugal de Cristiano Ronaldo 2-1, valide donc son billet pour les huitièmes de finale au détriment de l'Uruguay. Une petite consolation pour les Ghanéens qui voient leur bourreau quitter également la compétition.
Pour le moment, seulement deux équipes africaines sont qualifiées pour les huitièmes de finale de ce Mondial qui se joue jusqu'au 18 décembre 2022 au Qatar. Il s'agit du Sénégal qui croise l'Angleterre en huitièmes de finale et le Maroc qui en découdra avec l'Espagne.
Lefaso.net
L'Institut supérieur des sciences de la population (ISSP) de l'université Joseph Ki Zerbo (UJKZ) a œuvré pour la formation en genre de 16 personnes venues de la Guinée, du Sénégal, du Ghana et du Burkina Faso. La cérémonie de clôture de ces deux semaines d'activités s'est tenue ce vendredi 2 décembre 2022 à l'ISSP. L'objectif était de développer les capacités des acteurs nationaux et régionaux du développement en vue d'une meilleure intégration du genre dans les politiques, programmes et projets de développement.
« La formation s'est tenue dans une ambiance très cordiale, détendue et où on a pu allier l'utile à l'agréable. Tous les participants se sont sentis exister. On a eu deux semaines d'activités intenses, un vrai marathon, avec des horaires assez serrés. Mais cela dénotait de l'intérêt de la problématique de la session de formation. Les capacités ont été renforcées sur les questions de genre avec ces interrelations avec les thématiques abordées. Il y a eu aussi des cas pratiques qui ont suscité grand intérêt chez les différents acteurs. La symbiose et la richesse culturelle étaient au rendez-vous et cela a facilité l'intégration ». Voilà en somme ce que pensent les participants à cette formation régionale en genre initiée par l'ISSP de l'UJKZ. C'est du moins l'avis de Mahmouth Diouf qui, à l'instar des 15 autres participants, a pris part à cette formation qui aura duré quatorze jours, soit du 21 novembre au 2 décembre 2022.
L'objectif de la formation était clair : « développer les capacités des acteurs nationaux et régionaux du développement en vue d'une meilleure intégration du genre dans les politiques, programmes et projets de développement ». Pour répondre à cette problématique, quatre modules ont été abordés avec les participants. D'abord, la définition du concept genre. Il s'agissait de faire comprendre aux participants « le rôle de la socialisation dans la construction des rapports de genre puis, par la suite, appréhender l'approche genre et développement ainsi que ces multiples enjeux ».
Ensuite, a été évoqué la relation entre genre et santé de la reproduction. De façon spécifique, il était question de « leur montrer les techniques et outils pour intégrer les aspects genre et reproduction dans les programmes de santé de la reproduction ». Le troisième module était consacré à la relation entre genre et violence à l'égard des femmes. « Dans un premier temps, il a été identifié les types de violence faites aux femmes. Dans un second, les participants ont été édifiés sur l'utilisation des instruments juridiques, internationaux, régionaux et nationaux de protection des femmes ». Le dernier module concernait la relation genre et éducation. « Ici, les apprenants ont été édifiés sur les outils méthodologiques et les instruments juridiques pour un examen des questions de genre dans le système éducatif », a rappelé succinctement Dr Bilampoa Gnoumou/Thiombiano.
Elle rappellera au passage que « le genre désigne de façon simple, les rapports sociaux entre homme et femme. Ce n'est pas une domination de la femme sur l'homme. C'est vrai que le genre prône l'égalité, mais ce n'est pas une égalité mathématique. C'est une égalité de chances et d'opportunités. Malheureusement c'est ce que pensent beaucoup de gens ».
C'est d'ailleurs le cas dans les autres pays africains. Selon Adama Diouf, « la question du genre, comme presque partout en Afrique, est un concept qui vient mais qui n'est pas trop compris. On croit que c'est mettre les femmes au-dessus des hommes ».
Que de joie donc pour elle qui, au départ, avait des idées préconçues sur la question du genre, mais qui repart la lanterne éclairée sur ces tenants et ces aboutissants. « Au Sénégal, nous avons une association de journalistes sur le genre. C'était une belle opportunité d'enrichir mes connaissances parce qu'on ne peut pas parler d'une question sans la maîtriser. Vu que je représente une association, je suis amenée à débattre sur cette question. Il fallait que je fasse une formation continue et l'ISSP m'a offert cette opportunité. Quand je venais, j'avais des appréhensions sur la question. La formation a dépassé toute mes attentes et j'ai eu ce que je voulais », se réjouit-elle.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
En collaboration avec le Forum RSE et la Chambre des mines du Burkina, l'ambassade du Canada au Burkina a organisé, le mardi, 29 novembre 2022 à Ouagadougou, un atelier d'information et de partage d'expériences sur la Conduite responsable des entreprises (CRE). Il se tient dans le cadre de la commémoration des 60 ans de coopération entre le Burkina Faso et le Canada. L'objectif était de partager l'approche et l'expérience canadiennes de ce concept dans le domaine de l'exploitation des ressources minières. C'était en présence du ministre de l'énergie, des mines et des carrières, Simon Pierre Boussim.
Le président du Forum RSE, Kalid Kéré, a rappelé que sa structure est un cadre multipartite de dialogue et de concertations pour le développement durable dans le secteur minier à la base. De son avis, il était nécessaire de réunir, après la mise à jour de la stratégie CRE du Canada, les parties-prenantes au forum et d'inviter l'ambassade du Canada afin de s'imprégner de cette nouvelle stratégie. D'où la tenue de cet atelier. « Cette activité répond donc au besoin de connaître davantage les déclinaisons de cette stratégie et les enjeux pour nos parties-prenantes, notamment dans le secteur minier, au niveau des communautés que dans le secteur privé en général », a-t-il expliqué.
Cette rencontre, a-t-il poursuivi, est aussi une opportunité pour les acteurs du secteur minier de partager leurs expériences en matière de responsabilité sociale des entreprises et d'identifier ensemble des pistes de solution pour renforcer la contribution du secteur privé au développement économique et social dans ce contexte difficile au Burkina Faso.
Selon son ambassadrice au Burkina, Lee-Anne Hermann, le Canada a entrepris un certain nombre d'actions et d'initiatives qui garantissent une exploitation inclusive, durable et créatrice de richesses pour les pays d'accueil de ses industries extractives.
Ce sont ces initiatives qui ont été présentées aux participants de l'atelier à travers des communications animées par des experts canadiens bien avertis sur le concept. Au nombre de ces actions, il y a l'élaboration et la mise à jour régulière d'une stratégie de CRE.
En effet, 28 avril 2022, le gouvernement canadien a adopté cette mise à jour et l'a érigée en priorité pour les entreprises canadiennes opérant à l'étranger. « Cette stratégie engage les entreprises canadiennes à contribuer au développement durable et à appuyer les engagements du Canada à l'égard des droits de la personne. Cela nécessite que les entreprises canadiennes intègrent des pratiques d'affaires responsables dans toutes les chaînes de valeurs de leurs opérations, dans les pays d'accueil. L'animation de l'atelier qui nous rassemble répond donc au besoin de connaître davantage les déclinaisons de cette stratégie et les enjeux en ce qui concerne les parties prenantes de l'exploitation minière au regard du volume important des investissements canadiens dans ce domaine, mais aussi du secteur privé en général », précise Kalid Kéré.
Il y a, de plus, la création du bureau de l'ombudsman canadien de la responsabilité des entreprises (OCRE) qui est une structure chargée de la protection des droits de la personne contre les éventuelles dérives des entreprises canadiennes œuvrant à l'extérieur du pays dans les secteurs vestimentaire, minier, pétrolier ou gazier.
La dernière initiative présentée au cours de l'atelier est une norme mondiale pour la durabilité minière développée par l'Association minière du Canada. Elle est dénommée « Vers le développement minier durable » ou Towards sustainable mining (TSM) en anglais.
« L'histoire du Canada démontre que les industries extractives peuvent contribuer à édifier un pays. Les sociétés canadiennes actives dans le secteur extractif et dans la fourniture des biens et services miniers contribuent de façon marquée à la prospérité du Canada, tout comme au développement économique des pays où elles mènent des activités. En effet, le secteur minier peut servir de catalyseur pour la croissance économique, la création d'emplois et l'autonomisation socio-économique des femmes et des jeunes pour ainsi contribuer à répondre aux besoins socio-économiques de la population burkinabè. Mais pour y parvenir, il faut au préalable s'assurer une gouvernance vertueuse, respectueuse des règles et de l'environnement », explique l'ambassadrice Lee-Anne Hermann.
Au cours de cet atelier, le président de la Chambre des mines, Adama Soro, a présenté les enjeux et les défis liés à la gouvernance des sociétés cotées en bourse, dans une situation de pays en voie de développement. Cette présentation a fait ressortir les difficultés auxquelles font face les sociétés minières, cotées en bourse, au Burkina Faso. La cotation en bourse est un gage de transparence et contraint les sociétés minières au respect d'un certain nombre de règles et de normes auxquelles elles sont soumises.
A travers le parrainage de cette activité, le ministre de l'énergie, des mines et des carrières, Simon Pierre Boussim, a réaffirmé l'engagement résolu du gouvernement à promouvoir un secteur minier résilient, vecteur de développement durable. Il a par ailleurs salué cette perspective canadienne qui consiste à voir au-delà du profit pour mettre en avant les intérêts des parties-prenantes.
O.H.L
Lefaso.net
L'Ecole normale supérieure (ENS) a procédé au lancement officiel de ses premières journées scientifiques à la salle PSUT de l'UNZ ce jeudi 1er décembre 2022. Cette première initiative intervient dans un contexte difficile pour le Burkina et se veut un cadre pour l'ENS d'apporter sa contribution scientifique et éducative au traitement des préoccupations actuelles du pays (crises environnementale, sanitaire, sécuritaire et des conflits sociaux).
Dans le cadre de la mise en œuvre de ses missions de formation et de recherches, l'Ecole normale supérieure a organisé ses premières journées de recherches sur le thème : « Recherche scientifique et éducation en situation d'urgence ». En effet, à travers cette initiative, l'ENS attend apporter sa contribution scientifique et éducative au traitement des préoccupations actuelles du pays où sévissent de manière complexe des crises environnementale, sanitaire, sécuritaire et des conflits sociaux ainsi que leurs corollaires. Dans ses propos, le directeur général de l'ENS, le Pr Ousséni So, s'est réjoui de la tenue de ces premières journées et n'a pas manqué de saluer la présence des autorités ainsi que des participants à cette cérémonie officielle de lancement.
Il précise par ailleurs que l'Ecole normale supérieure a une expérience cumulée de plus de 25 ans de par ses nombreuses mutations, avec une assise particulière dans le système éducatif du pays. Selon lui, elle est la seule école de formation des enseignants du post-primaire, du secondaire et des encadreurs pédagogiques de tous ordres d'enseignement. Elle brille également par la recherche en sciences et techniques, en sciences de l'éducation et de la formation et la formation à la recherche.
M. Barry, représentant le ministre en charge de l'éducation nationale, a souligné que « cet évènement est très important dans la vie de cette nouvelle institution qui est le fruit de la fusion de l'Ecole normale supérieure de Koudougou et de l'Institut des sciences ». Ainsi, il n'a pas manqué de saluer l'initiative tout en souhaitant plein succès pour les deux jours de travaux.
Dans son discours d'ouverture, le Pr Felix Valéa, conseiller technique, représentant le ministre de l'enseignent supérieur, de la recherche et de l'innovation, a réaffirmé la disponibilité de son ministère à accompagner l'ENS dans ses initiatives. Pour lui, les rencontres scientifiques sont des occasions privilégiées dont disposent les enseignants-chercheurs et les chercheurs pour partager et valider avec leurs pairs les projets et les résultats de leurs recherches et aussi interagir plus largement avec le public sur des productions dont la finalité concerne essentiellement la résolution des problèmes et l'amélioration de la vie des populations.
Tout en paraphrasant le Premier ministre, il souligne que « l'enseignement doit faire place à l'éducation ». [ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]
Prince Omar
Lefaso.net
Ouagadougou, le 02 décembre 2022
La SONABEL informe les abonnés du Centre Régional de Consommation de Ouagadougou (CRCO) qu'elle entreprend des travaux d'entretiens de son réseau de distribution.
Ces travaux vont occasionner une suspension temporaire de la fourniture de l'électricité selon le planning ci-dessous :
• le samedi 3 décembre 2022 de 08h à 13h dans les zones de Goughin, Pissy, Cissin, Pag-Layiri, Kouritenga, Tanghin, Bang-Pooré, Kienfagué et Komsilga.
• le dimanche 4 décembre 2022 de 07h30 à 14h30 dans les zones de Tanghin-Dassouri, Bingo, Bouli, Kayao, Komki-Ipala, Tintilou, Kokologo, Sakoinsé, Bouloré, Pitmoaga, Zagtouli, Saondogo, Boansa, Rimkiéta et Koumdagnoré.
Pendant la période de ces travaux, les appareils et installations devront, par mesure de sécurité, être considérés comme restant sous tension.
Le Département Communication et
Relations Publiques
Dans une déclaration dont Lefaso.net a obtenu copie, l'ancienne députée de l'Assemblée législative de transition (ALT), Adja Zarata Zoungrana, dénonce les accusations sans fondement selon elle, portées contre des opérateurs économiques, dans des vidéos postées sur les réseaux sociaux. Elle s'insurge particulièrement contre la dernière en date et qui accuse le PDG du groupe Ebomaf, Mahamadi Bonkongou, de malversations.
Adja Zarata Zoungrana, invite les Burkinabé à garder en tête la contribution des opérateurs économiques dans l'édification de la nation et à mettre de côté les accusations fortuites qui ne font que plonger le pays dans l'abîme.
Il faut rappeler que Adja Zarata Zoungrana, avait au cours d'une conférence de presse apporté son soutien au président Ibrahim Traoré, dès les premières heures du putsh de 30 septembre 2022.
Lisez-plutôt.
DECLARATION LIMINAIRE
Cette déclaration vient en point nommé décrier des agissements de certains internautes qui visent à mettre en mal notre vivre ensemble et semer la peur chez certains compatriotes burkinabè.
Depuis un certain moment au Burkina certains citoyens s'inscrivent dans une forme dénigration et de manipulation qui sont loin d'être des comportements à adopter pour l'intérêt supérieur de la nation.
A l'arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, un diagnostic clair a été fait de la situation nationale. Et il est demandé à tout burkinabè de construire ensemble des idées de résilience, de courage, de partage, et d'amour du prochain.
Ces derniers jours forcé est de constater des vidéos qui sont devenues virales sur les réseaux sociaux incriminant certains de nos opérateurs économiques comme étant une source des problèmes que nous vivons. Le but de ces vidéos est de créer au sein de la population une forte tension qui portera atteinte à la dignité de ces fils du pays.
Il est clair que ces personnes n'ont pas encore compris la gravité de la situation. Le moment est mal choisi pour faire porter à ces opérateurs économiques.
Face à cette situation sécuritaire délétère, comme l'a mentionné le chef de l'Etat tout le monde est responsable avec bien sûr de degré différent. Il n'y a pas lieu de chercher les boucs émissaires.
Une fois de plus je vous invite à une introspection profonde.
Les opérateurs économiques détiennent environ 75 pour-cent du budget de l'état c'est donc au burkinabé de les protéger, non pas parce qu'ils sont des opérateurs économiques mais plutôt qu'ils sont avant tout des burkinabé.
Une vidéo sur la toile incrimine le président directeur général du groupe
EBOMAF d'une certaines malversations sans pour autant mettre en exergue les preuves. Faut-il continuer de toujours trouver le diable ailleurs ?
Le PDG Mamadou BONKOUNGOU est d'une notoriété sans contestation sur le plan international et aussi national. Il a apporté sa contribution dans la construction de ce pays et il continue d'en faire d'une manière ou d'une autre. Je ne me fais en défenseur du PDG du groupe EBOMAF. Mais mon engagement pour la défense des intérêts du pays est assez fort pour laisser des individus aux intentions maléfiques viennent saper l'honneur de certaines personnes qui ont contribué pour le développement du pays.
Hier c'était apollinaire COMPAORE, aujourd'hui c'est Mamadou BONKOUNGOU, demain qui est ce que ce serait ?
Nous pensons qu'il est important de mettre de côté les accusations fortuites qui ne font que plonger le pays dans l'abime.
Dieu bénisse le Burkina
Adja Zarata ZOUNGRANA
ancienne députée de l'ALT
L'Académie nationale des sciences, des arts et des lettres, à travers son collège sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion, a animé le jeudi 1er décembre 2022 une conférence sur la prévention et le traitement des difficultés des entreprises. Il s'est agi de démontrer les différents recours juridiques possibles pour préserver les entreprises en difficultés.
Cette conférence sur la prévention et le traitement des difficultés des entreprises a été principalement animé par le Pr Filiga Michel Sawadogo. Professeur titulaire agrégé en faculté de Droit, ancien recteur de l'université Joseph Ki-Zerbo, ancien directeur général des impôts, ancien membre du Conseil constitutionnel, de l'ARCEP et ancien ministre de l'enseignement secondaire et supérieur, ancien ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation, le Pr Filiga Michel Sawadogo est revenu sur les fonctionnements des entreprises et les procédures judiciaires à adopter en cas de difficultés. Des procédures judiciaires que beaucoup de citoyens ignorent et qui peuvent contribuer à sauver de nombreuses entreprises.
La conférence a été co-animée par Alain Zerbo, magistrat de grade exceptionnel et président du tribunal de commerce de Ouagadougou, et modérée par Edouard Ouédraogo.
Pour le Pr Filiga Michel Sawadogo, il s'agit d'aider à préserver les entreprises existantes en cas de difficultés et de créer de nouvelles entreprises afin de contribuer à l'accroissement de l'économie. Il conseille donc la prévention qui, pour lui, « permet de prendre conscience des difficultés naissantes, de trouver des solutions avant qu'elles ne s'aggravent ».
D'où l'organisation de cette conférence.
La loi, à travers les procédures collectives, offre de nombreuses possibilités en cas de difficultés des entreprises, selon le Pr Filiga Michel Sawadogo. On peut citer, entre autres, la procédure de conciliation qui consiste à trouver un accord entre le débiteur (entreprise) et les créanciers. Il y a également le règlement préventif qui consiste à trouver des solutions pour sauver l'entreprise et ne pas tomber dans des difficultés plus graves notamment la cessation de paiements.
Si ce cas venait à se présenter, le droit offre encore deux possibilités aux entreprises en difficulté. Il s'agit du redressement judiciaire et de la liquidation des biens. « Cela vise non seulement à sauver l'entreprise dans toute la mesure du possible mais aussi à payer les créanciers de manière substantielle car la difficulté d'une entreprise peut entraîner la faillite d'autres entreprises », explique Filiga Michel Sawadogo.
Il invite donc les juges à traiter ces dossiers dans les délais car, dit-il, « lorsque ces cas ne sont pas traités dans les délais, il sera difficile de sauver l'entreprise et de payer les créanciers de façon substantielle ». Le professeur titulaire en droit regrette aussi que les honoraires pour le traitement des procédures collectives au Burkina Faso en raison de la situation économique, soient deux à trois fois plus élevés que dans certains pays de la sous-région comme le Sénégal. Il appelle donc à la révision de ces textes surtout pour ne pas décourager certaines entreprises en difficultés de faire recours à la justice. Filiga Michel Sawadogo appelle la justice à être plus efficace et les créanciers à être plus compréhensifs parce que selon lui, « sauver l'entreprise est une question d'intérêt général ».
Mamadou Zongo
Lefaso.net
Les grandes familles
TOE, PARE, KI à Nimina, Toma, Dédougou, Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Abidjan et Chicago.
Germaine TOE (Sœur Emmanuelle)
Christophe TOE
Les frères et sœurs du défunt
Joseph Corneille, Laurent Désire Elie, Angèle Marie Elise, Joséphine, Clarisse Marie Yvonne, Claude François D'Assise, Thérèse Marie Bernadette, Didier Lawaco Charles Marie.
Sa fille Soumou Lirane Marie Aquila
Les neveux, nièces, cousins et cousines du défunt
Les familles alliées
GOLANE, BOUDA, OUATTARA, BASSOLET, OUEDRAOGO, et BROWN
Vous informent du décès de TOE INNOCENT Etienne
Informaticien décédé le 30 Novembre 2022 à Ouagadougou
Programme des obsèques
Dimanche 04 Décembre 2022 : 19h30mn veillée de prière au domicile familial à Dagnoën
Lundi 05 Décembre 2022 : 9h00
Absoute en la Paroisse Saint Camille suivie de l'inhumation au Cimetière Municipal de Gounghin.
Union de prières
La 5e édition des Rencontres musicales africaines (REMA) se tient du 1er au 3 décembre 2022 à Ouagadougou. C'est une édition qui vise à contribuer à la professionnalisation des métiers de la musique en Afrique pour en faire un levier de développement. La cérémonie d'ouverture a été présidée par le directeur général de Coris Mesofinance, Marcelin Rouamba.
Cette 5e édition a été placée sous le thème « Musique africaine, un nouvel écosystème : acteurs, métiers et outils ». Le top de départ de l'édition a été donné dans la soirée du jeudi 1er décembre 2022 à Ouagadougou en présence des acteurs du monde de la culture venus du Burkina et d'ailleurs.
Mohamed Kaboré, Alif Naba de son nom d'artiste, a tenu à remercier tous les partenaires et les acteurs du monde de la culture qui ont contribué à ce que cette édition de ces REMA puisse se tenir. Celui que l'on surnomme « Le prince aux pieds nus » a plaidé pour que la musique soit au cœur de toute action de développement au Burkina Faso. Car, selon lui, jamais un pays ne s'est retrouvé en forme quand il met sa culture au second plan. Pour appuyer ce qu'il dit, le Kundé d'or 2014 a montré que tous les pays qui se sont développés, ont mis leur culture en avant et le Burkina s'est toujours fait connaître par sa culture.
C'est pourquoi, la thématique choisie cette année va permettre de rendre compte des mutations enregistrées dans le secteur, comprendre et bien maîtriser les évolutions qui emmènent les acteurs dans le secteur qui voient apparaître, notamment les nouveaux métiers, s'est-il justifié.
Au cours de cette dite édition, plusieurs panels sont prévus et seront animés par des experts venus des quatre coins du monde. Les REMA cette année vont permettre aux acteurs d'être outillés afin de devenir très professionnels. « C'est toute une structuration et aujourd'hui, c'est de ça qu'il est question pour qu'ils puissent s'adapter. Les REMA, c'est aussi une grosse formation qui réunit les pays de la sous-région ouest-africaine, mais aussi au-delà, l'Afrique centrale et le reste du monde et qui va les former sur les métiers du digital. C'est un évènement qui accompagne aujourd'hui les acteurs, les entreprises et les artistes et qui leur permet de faire grandir la musique » a-t-il détaillé.
En rappel, les REMA offrent une plateforme d'échanges et de réflexions autour de l'industrie musicale et de créer un écosystème propice pour un secteur en perpétuelle mutation.
En sommes, les REMA, selon les organisateurs, ce sont des rencontres professionnelles, des shows cases et un grand concert pour clore en beauté cette édition.
Pour l'organisation des prochaines rencontres, Alif Naba peut compter sur des partenaires comme le président du groupe Coris qui a été représenté par le directeur général de Coris Mesofinance, Marcelin Rouamba. En encourageant le promoteur, il a fait savoir qu'ils sont toujours aux cotés des REMA pour promouvoir la culture burkinabè.
La cérémonie d'ouverture s'est achevée par la remise d'Awards d'hommage à trois acteurs du monde de la culture, notamment Issouf Compaoré pour ses 50 ans de carrière, à Gaou production de Yopougon (Côte d'Ivoire) de l'artiste musicien A'Salfo pour l'impact de cette maison de production dans toute la culture ivoirienne.
Yvette Zongo
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L'association professionnelle des entreprises de communication du Burkina Faso, Publicitaires associés (PA), célèbre, du 1er au 3 décembre 2022, le 15e anniversaire de sa création. Au programme, plusieurs communications seront données sur différents thèmes en matière de communication et de publicité. A ces communications, s'ajouteront une journée de salubrité, une nuit de la publicité et la remise de dons aux personnes déplacées internes.
Durant trois jours, les acteurs des Publicitaires associés passeront en revue plusieurs thématiques sur la communication et la publicité au Burkina.
Il s'agit en effet d'une rencontre qui se tient en marge de la commémoration du 15e anniversaire de Publicitaires associés. Le top départ des activités a été donné le 1er décembre 2022 par le représentant du ministre en charge de la communication, Yacouba Bonkoungou, en présence de la présidente de PA, Aïcha Dabré.
Dans son allocution d'ouverture, le représentant du ministre a rappelé que le Burkina Faso est dans une période où son ministère en charge de la communication a une claire vision et une conscience qu'au nombre des armes qu'il faut pour gagner la guerre qui est imposée au Burkina, il y a la communication et la publicité. C'est ce qui justifie leur présence auprès de Publicitaires associés, a-t-il indiqué.
Tout en reconnaissant et saluant le travail qui a été abattu par ces acteurs durant ces 15 ans. « Parce que c'est véritablement une association qui travaille dans une très bonne entente avec le ministère de la Communication pour faire évoluer l'environnement institutionnel et réglementaire au profit de la profession des métiers de la communication et de la publicité », a laissé entendre Yacouba Bonkoungou.
En s'adressant aux invités, la présidente de PA, Aïcha Dabré, a rappelé que si l'association professionnelle des entreprises de communication du Burkina Faso Publicitaires associés n'existait pas, il fallait la créer.
Car, à l'en croire, durant ces 15 années d'existence, l'association a travaillé à assainir les domaines de la communication et de la publicité. Et aujourd'hui, dit-elle, même si, l'on ne peut pas dire que tout se passe bien, au moins des acquis ont été engrangés dans les deux secteurs. Au nombre des acquis, elle a cité l'existence de la loi N°080-2015 CNT portant règlementation de la publicité au Burkina et qui a été promulguée et a pris effet en 2018, l'obligation de signature des spots publicitaires… Et même si cela n'est pas totalement respecté, l'association peut déjà se féliciter de ce qui est fait sur le terrain.
Plus 160 entreprises de communication
Revenant sur le thème principal, Aïcha Dabré a expliqué que c'est un choix fait au regard de ce que le Burkina traverse parce que qui dit crise sécuritaire et humanitaire, dit aussi crise au sein des entreprises du fait que cela joue sur la vie active et rien n'est épargné. « C'est pour cela que nous avons choisi ce thème, parce que nous pensons que nous pouvons jouer un rôle à travers la publicité et la communication afin de contribuer à la cohésion sociale et la paix dans notre nation », a-t-elle justifié.
A l'issue de l'ouverture officielle de la commémoration des 15 ans, place a été faite à la conférence inaugurale qui a été animée par le directeur général de l'agence de communication Synergie, Jean Pierre Somda. Pour planter le décor de son exposé, le panéliste a d'abord fait un bref historique pour expliquer comment est né PA. Selon lui, le Burkina compte 165 entreprises de communication, dont les unes sont des entreprises, les autres des acteurs du secteur informel, mais qui œuvrent également dans le domaine de la communication et de la publicité.
Au vu de cela, les acteurs ont imaginé qu'il faut organiser le secteur non seulement, pour le rendre compétitif, mais aussi faire en sorte qu'il soit crédible vis-à-vis des autorités et du public, a-t-il souligné. C'est donc pour cette raison qu'ils ont mis en place, selon ses dires, l'association nationale des agences de communication du Burkina Faso en 1991.
« Cette association a évolué et s'est auto dissoute pour donner naissance à ce que nous avons appelé le mouvement des agences de communication qui a également évolué pour s'auto-dissoudre. C'est à la suite de cela que l'association professionnelle des entreprises de communication des publicitaires associés a vu le jour, dont nous célébrons aujourd'hui le 15e anniversaire », a-t-il rappelé.
En rappel, la célébration des 15 ans de PA est placée sous le thème principal « Publicité, paix, cohésion et développement national ». Un thème sous-tendu par deux autres sur « Métiers et textes régissant la publicité au Burkina Faso » et « Quel apport des professionnels de la communication sociale pour le développement national ? ». Dans le cadre de cette célébration, il est prévu une journée de salubrité, une nuit de la publicité et la remise de dons aux personnes déplacées internes.
Yvette Zongo
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Réunis les 1er et 2 décembre 2022 à Manga, chef-lieu de la région du Centre-sud, les membres du Conseil national de l'eau examinent, en vue de leur validation, les documents de la Stratégie nationale de l'eau 2021-2025.
Durant 48 heures, les conseillers vont donc porter la réflexion sur le plan d'action 2021-2025 du programme national d'approvisionnement en eau potable, le plan d'action 2021-2025 du programme national des eaux usées et excréta, le plan d'action 2021-2025 du programme des aménagements hydrauliques, le document-cadre d'entretien et de sécurité des barrages.
Le gouverneur de la région du Centre-sud, Yvette Nacoulma/Sanou, présidant la cérémonie d'ouverture, a exhorté les participants à faire du Conseil national de l'eau, un instrument efficace incontournable de dialogue et d'accompagnement du gouvernement en matière de gestion d'eau.
« L'eau est une ressource qui est au centre de toutes les activités socio-économiques. Alors pour atteindre les Objectifs de développement durable, il est indispensable de garantir des ressources en eau, en quantité suffisante et de qualité, pour les usages socio-économiques et environnementaux », interpelle le gouverneur.
L'autorité régionale fait observer que la ressource eau se raréfie au fil des années au Burkina du fait des aléas climatiques et de la forte pression anthropique sur cette ressource. D'où la nécessité d'accorder une attention particulière sur toutes les activités qui ont un rapport avec l'eau, insiste-t-elle, avant de saluer l'action du Conseil national de l'eau depuis son opérationnalisation en 2004.
« La tenue de la 39ème session témoigne de la vivacité de cette instance. Cette session se tient à un moment où notre pays est confronté à une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent. L'accès des populations à l'eau et au service d'assainissement dans cette situation pourrait faire l'objet de réflexion au sein du Conseil national de l'eau durant les travaux, en vue d'apporter des réponses adéquates pour soulager les populations en détresse », plaide Yvette Nacoulma.
A en croire le président de la délégation spéciale de Manga, Maurice Dabilgou, à l'instar des autres communes du Burkina, l'accès à l'eau et au service d'hygiène demeure un défi pour la commune. « Cela est lié à la demande de plus en plus croissante face à des ressources qui se raréfient du fait des changements climatiques et aussi de l'action anthropique. Cet état des lieux nous recommande une maîtrise et une bonne gestion de cette ressource sans laquelle aucun développement socio-économique ne peut être envisagé », présente le président de la délégation spéciale de Manga, justifiant par-là également la pertinence de l'action du Conseil national de l'eau.
Selon le président du Conseil national de l'eau, André Patindé Nonguierma, il s'agit d'identifier également, par ces instruments soumis aux conseillers, les activités à mener dans la période 2021-2025 pour accroître l'accès à l'eau potable et à l'assainissement. [ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]
O.L
Lefaso.net
12/12/2002 – 12/12/2022
Voilà déjà vingt (20) ans, qu'il a plu au Seigneur de rappeler à lui notre très cher regretté
Lamoussa Charles KOUTOU
Professeur à la retraite
Chevalier de l'Ordre National
A cette occasion, la veuve KOUTOU / SY Ramata,
Ses enfants : Abdella Léopold, Jocelyne épouse SAWADOGO, Charles August, Angelina épouse MENSAH, Josiane, Annita épouse TOURE, Raïssa épouse GOUBA, Hamsatou épouse ZAMPALEGRE, Aïssata épouse SANOU, Ali, Malick, Fatoumata Yacine
Ses petits-enfants : Daouda, Inès, Nadia, Miguel, Wendy, Ramata Axelle, Christina, Yves, Bernard, Cheick, Steven, Morel, Aboubacar Charles, Ramata Dalila, Ségolène, Kenza, Elisha, Melina, Charles Enzo, Emma, Amel'Allah, Daris, Séréna
Son arrière-petite-fille Erina Oryane
Les familles ZOMBRE, SY, ZANGA, DONESSOUNE, SALEMBERE et GOUMBRI
Les familles alliées COMPAORE, SAWADOGO, ILBOUDO, MENSAH, TOURE, GOUBA, ZAMPALEGRE, SANOU et SOME
Très touchés par les nombreuses marques de soutien, de compassion et d'amitié, réitèrent leurs sincères remerciements à tous ceux qui de près ou de loin leur ont apporté leurs soutiens multiformes depuis cette douloureuse épreuve.
Puisse le Seigneur récompenser tout un chacun au centuple de ses bienfaits
La famille vous prie d'assister ou de vous unir par la prière à la messe qui sera dite en sa mémoire le lundi 12 décembre 2022 à 18 heures 30 minutes à la paroisse Saint Jean XXIII de Ouagadougou.
« Seuls meurent ceux qu'on oublie, tu demeures à jamais dans nos cœurs,
Reposes en paix PAPA »
Le ministère en charge de la solidarité et de la réconciliation nationale procède à la restitution de l'étude menée sur les aspirations des populations en matière de réconciliation nationale. Pour ce faire, une rencontre régionale qui réunit des participants venus du Sahel, du Plateau-Central et du Centre-nord, a été initiée ce jeudi 1er décembre 2022 à Kaya (Centre-nord).
Cette réunion régionale qui se tient dans la province du Sanmatenga, vise également à présenter aux acteurs, les stratégies nationales de la réconciliation nationale, de la cohésion sociale et du pacte de vivre-ensemble.
Selon Mamadou Barry, ex directeur de cabinet du ministère chargé de la réconciliation nationale, le Burkina Faso fait face à six principaux problèmes de réconciliation. « À l'issue des concertations communales, il est ressorti que des besoins de réconciliation existent notamment au niveau politique, sécuritaire, intra-communautaire et administratif », a-t-il confié.
Pour M. Barry, croire que cette réconciliation nationale est purement d'ordre politique, c'est ne pas mesurer toute l'ampleur de la situation. En vue donc d'y apporter une réponse efficace, un plan d'action est soumis aux différentes parties prenantes pour validation.
Dans sa mission principale d'assurer la mise en œuvre de la politique du gouvernement en la matière, le ministère chargé de la réconciliation nationale a procédé à l'élaboration et la mise en œuvre de quatre référentiels. Ce sont la stratégie nationale de la cohésion sociale, la stratégie nationale de prévention de la radicalisation et de lutte contre l'extrémisme violent ainsi que la stratégie nationale de la réconciliation.
« La décision du président du Faso, inaugure donc véritablement une nouvelle vision, qui se justifie par le besoin de consolider les acquis et de combler les insuffisances des démarches précédentes », a indiqué le gouverneur de la région du Centre-nord, Blaise Ouédraogo.
Du point de vue du gouverneur, la réconciliation nationale telle que perçue aujourd'hui, requiert un engagement fort des fils et filles du Burkina Faso, appuyé par des actions hardies, inclusives et consensuelles. Se, reposant sur des valeurs endogènes et garantissant la non répétition des faits créateurs de besoins de réconciliation.
Ce qui a justement suscité la tenue du présent atelier régional avec pour but de recueillir les propositions pertinentes des citoyens de chaque région du pays sur la question. Bien d'autres concertations communales et des conférences régionales publiques ont été organisées, avant ce rendez-vous. La démarche adoptée s'est voulue participative, d'où l'implication des différentes composantes de la société burkinabè, a rappelé M. Ouédraogo.
Toutes ces rencontres, précise-t-il, ont regroupé les forces vives de chaque commune et arrondissement. Ceux-ci ont pu discuter librement sur la question de la réconciliation nationale, et échanger sur les dysfonctionnements majeurs perturbant leur vivre-ensemble.
L'ordre du jour de la présente rencontre consiste de façon spécifique, à restituer les résultats des données recueillies auprès des populations lors des concertations communales, et restituer les résultats de l'enquête de perceptions, d'une part. Mais aussi à restituer les différentes stratégies nationales et le document du Pacte de vivre-ensemble. Sans oublier l'obtention d'un engagement et d'une mobilisation des participants à soutenir la démarche de la réconciliation.
Les présents ateliers régionaux, ont eu le soutien financier du système des nations unies, à travers le Programme des nations unies pour le développement (PNUD).
Hamed NANEMA
Lefaso.net
La 17e édition des Journées nationales du refus de la corruption (JNCRE) se tiendra cette année du 1er au 9 décembre 2022. La cérémonie de lancement a eu lieu ce 1er décembre, au siège du REN-LAC, à travers une conférence de presse animée par son secrétaire exécutif, Sagado Nacanabo. Ces journées se tiendront dans les cinq régions disposant de Comités régionaux anti-corruption (CRAC) à savoir les Hauts-Bassins, le Centre-ouest, le Nord, le Sud-ouest et l'Est.
Pour faire face à l'hydre terroriste auquel est confronté le Burkina Faso depuis un peu plus de sept ans, des fonds ont été alloués aux secteurs de la défense et de la sécurité. Malheureusement, la réalité du terrain laisse voir que la résolution de cette crise est loin d'être plus avancée qu'auparavant.
« Mieux, la demande en équipements et matériels de combat demeure. Cela pose donc la problématique de l'efficacité et de l'efficience des dépenses des deux secteurs, notamment dans un contexte de persistance de la corruption… Parmi les secteurs les plus indexés, figurent aux premiers rangs la police nationale, la gendarmerie nationale et la douane. Au cours de la période 2020-2021, les services du REN-LAC ont directement enregistré un total de 86 plaintes mettant en cause les forces de sécurité intérieure. A l'évidence, une telle situation compromet l'efficacité des Forces de défense et de sécurité (FDS) engagées dans la lutte contre le terrorisme et entrave également leur bonne collaboration avec les populations », regrette Sagado Nacanabo, secrétaire exécutif du REN-LAC.
C'est fort de cette situation déplorable que cette année, à l'occasion des Journées nationales du refus de la corruption (JNCRE) qui se tiennent du 1er au 9 décembre 2022, le REN-LAC a décidé de se pencher sur le thème suivant : « Corruption et terrorisme au Burkina Faso : quelles perspectives ? »
Au menu des activités qui jalonneront ces journées, il y aura le panel sur le thème central de cette édition, des conférences, des émissions débats à la radio et à la télé, etc. Selon Sagado Nacanabo, ces différentes activités permettront d'établir « le lien de causalité entre la corruption et le terrorisme, la transparence, la redevabilité dans les secteurs de défense et de sécurité, les manifestations et les conséquences de la corruption dans lesdits secteurs. Par ailleurs, seront questionnés les mécanismes de contrôles de dépenses et leurs efficiences, toute chose qui permettra de dégager une stratégie efficace de lutte contre la corruption dans les deux secteurs ».
Il terminera son allocution en rappelant que sans une lutte résolue et sincère contre la corruption et la mal gouvernance, la lutte contre le terrorisme sera vouée à l'échec. « Aujourd'hui plus que jamais, les autorités en charge du pays se doivent d'être davantage conscientes que la confiance et l'engagement citoyen qu'elles sollicitent à longueur de journée dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, restent subordonnées à une bonne gouvernance publique et administrative, empreinte d'exemplarité au sommet de l'Etat », dira-t-il pour conclure.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Le 1er décembre 2022, la ville de Tougan, chef-lieu de la province du Sourou, a enregistré sa toute première attaque terroriste. Le bilan de cette forfaiture perpétrée par des individus armés non identifiés fait état d'un policier tué et de quatre assaillants neutralisés.
« C'est aux environs de 5h 20min que l'on a entendu les premiers coups de feu en direction de la brigade territoriale de la gendarmerie nationale située sur la route nationale N°10 (axe Tougan-Dédougou). L'on a d'abord pensé aux tirs de sommation quotidiennement faits par les forces de défense et de sécurité. Mais au bout d'une dizaine de minutes d'échanges de tirs, l'on s'est rendu à l'évidence qu'il s'agit d'une attaque terroriste. Une vingtaine de minutes plus tard, l'on a entendu une première détonation, puis une deuxième et une troisième. Et des tirs s'en sont suivis ». C'est le témoignage d'un habitant de la ville dont le domicile se trouve à quelques dizaines de mètres de la brigade territoriale de gendarmerie de Tougan.
Comme lui, les habitants de cette ville située à 90 kilomètres du chef-lieu de région de la Boucle du Mouhoun, ont été réveillés très tôt le matin de ce 1er décembre 2022 par des bruits d'armes lourdes et légères qui ont duré pendant quelques heures. Renseignements pris auprès de certaines sources sécuritaires, il s'agit d'une attaque terroriste perpétrée par des hommes armés non identifiés.
Selon certains habitants, les assaillants seraient venus du côté ouest de la ville. Face à l'opposition vigoureuse des forces de défense et de sécurité et des volontaires pour la défense de la patrie en poste, ils se seraient repliés vers la maison d'arrêt et de correction, puis vers la direction provinciale de la police nationale.
Des courses poursuites s'en sont suivies entre assaillants et forces de l'ordre avec des tirs nourris jusqu'à 6h 50 min. Au cours des échanges de tirs, un policier a été mortellement touché, quatre assaillants ont été abattus et du matériel récupéré par les forces de défense et de sécurité.
Le portail et le bureau de la brigade territoriale de gendarmerie ont également été dynamités. Dans la ville, les boutiques et autres lieux de commerce et les écoles sont restés fermés. Les populations, elles, sont restées chez elles.
Pendant que nous bouclions cet écrit, un ratissage de la zone était en cours par les FDS et VDP.
Une correspondance particulière
Pour Lefaso.net
Insécurité au Burkina : Une attaque a ciblé le commissariat de police et la gendarmerie de Tougan
Le ministère en charge de la culture a annoncé ce jeudi 1er décembre 2022 au cours d'une conférence de presse à Ouagadougou, le maintien de la 28e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Elle se tiendra du 25 février au 4 mars 2023, sous le thème : "Cinémas d'Afrique et culture de paix". Lors de la conférence de presse, le visuel officiel de la biennale a aussi été dévoilé.
Alors que plusieurs manifestations d'envergure ont été reportées au Burkina, le ministère en charge de la culture annonce le maintien de la 28e édition du FESPACO. La biennale se tiendra du 25 février au 4 mars 2023. La confirmation a été donnée par Galip Somé, directeur de cabinet du ministre de la culture qui représentait son ministre Emmanuel Ouédraogo, au cours d'une conférence de presse tenue ce jeudi 1er décembre 2022 aux côtés du délégué général du FESPACO, Alex Moussa Sawadogo.
Cette édition se tiendra sous le thème : « Cinémas d'Afrique et culture de paix ». Dans la déclaration liminaire du ministre de la culture lue par son directeur de cabinet, M. Ouédraogo regrette l'annulation du Salon international de l'artisanat de Ouagadougou (SIAO) et de la Semaine nationale de la culture (SNC-Bobo 2022), liées au contexte national.
« Certes, notre pays traverse des moments difficiles, mais il est indéniable que les grands défis de la nation ne peuvent être considérés individuellement et traités séparément. En effet, la lutte contre l'insécurité, la stabilité économique, la bonne gouvernance et la politique sociale et culturelle sont intimement liées », a reconnu le ministre.
C'est pourquoi, il a déclaré que le Burkina Faso, comme à son habitude, s'efforcera de tenir son engagement d'offrir aux professionnels du 7e art, ainsi qu'aux cinéphiles, un espace de rencontres et d'échanges pour le développement de l'industrie du cinéma et de l'audiovisuel. Ainsi, il a annoncé « officiellement et solennellement », le maintien de la tenue de la 28e édition du FESPACO.
« C'est une décision prise par le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, qui a fait le constat d'une avancée significative dans les préparatifs », a-t-il fait savoir.
Il a soutenu cependant, que pour l'édification d'un cinéma compétitif, il est impératif de redimensionner le format de la 28e édition du FESPACO sans pour autant le dévoyer.
Il a invité tout un chacun à respecter et à accompagner les nouvelles mesures adoptées par la délégation générale du FESPACO, pour une réussite de la manifestation.
Revenant sur le thème, « Cinémas d'Afrique et culture de paix », le ministre en charge de la culture, par la voix de son directeur de cabinet, a indiqué qu'il est « très évocateur » lorsque nous connaissons le pouvoir d'influence et d'éducation du cinéma. « Il influe nécessairement par ses messages et ses images sur nos valeurs et nos comportements », a-t-il précisé. Selon lui, la culture de la paix en tant que processus permanent doit transparaître dans les créations cinématographiques de cette édition qu'on pourrait qualifier d'édition de résistance. Car cela y va de l'évolution et de la survie même de l'industrie du cinéma et de l'audiovisuel, estime-t-il.
Le ministre a terminé ses propos en invitant les professionnels du cinéma et de l'audiovisuel à s'approprier ce thème et surtout, à faire de leurs œuvres cinématographiques, un facteur de cohésion et d'intégration pour l'édification d'une Afrique plus forte et plus solidaire.
A noter qu'au cours de la conférence de presse, le visuel officiel de la 28e édition a été dévoilé. Il montre une combattante au carquois rempli de flèches, le poing droit fermé, une canne dans la main gauche. « Je voulais dessiner une femme qui représente l'Afrique, en l'occurrence les guerrières africaines. Et pour cela j'ai choisi Sarraounia qui est une guerrière nigérienne. Je dédie cette affiche à toutes les femmes africaines qui se battent pour le continent », a expliqué son concepteur, Grégory Dabilgou dit El Marto.
Obissa Juste MIEN
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Le ministère de l'Economie, des finances et de la prospective a procédé au lancement officiel d'une campagne de sensibilisation sur la corruption au profit des usagers ce jeudi 1er décembre 2022 à Ouagadougou. Présidée par le ministre de l'économie, Dr Aboubacar Nacanabo, cette cérémonie de lancement était une occasion d'insister sur les conséquences de la corruption qui amplifient la misère de la population et retardent le développement économique et social.
C'est autour du thème « Agir ensemble pour renforcer la lutte contre la corruption au sein du MEFP » que l'édition 2022 de la campagne de sensibilisation et d'information sur la corruption au profit des usagers se tient.
Le score du Burkina Faso, selon l'indice de perception de la corruption établi par Transparency International était en 2021 de 42 points sur 100, classant le Burkina Faso à la 78e place sur 180. En 2020, ce score était de 40 points sur 100, classant le pays des hommes Intègres à la 88e place sur 187 pays.
Conscient de cette corrélation étroite entre « corruption et mauvaise gouvernance », le département de l'économie a entrepris des réformes audacieuses en vue d'assurer une gestion saine et transparente des finances publiques. Il faut noter que ces réformes ont porté, entre autres, sur la déconcentration de la chaîne de la dépense publique à travers la création des directions régionales du budget et des cellules d'ordonnancement auprès des institutions et départements ministériels et le renforcement de l'information des services. Ces réformes concernaient aussi la digitalisation des procédures de la déclaration et de paiement des impôts.
En vue d'agir efficacement, le ministère a mis en place des Comités anti-corruption (CAC) au sein des structures centrales dudit ministère, soit 25 comités anti corruptions au total au 30 novembre 2022.
A entendre le ministre de l'économie, Dr Aboubacar Nacanabo, les dégâts de la corruption sur les pays africains sont énormes. A lui d'ajouter que pour un pays comme le Burkina Faso, les conséquences de ce fléau amplifient la misère des populations et retardent le développement économique et social. Pour lui, la corruption sape les valeurs démocratiques, l'Etat de droit, les valeurs éthiques et la justice. « La corruption est un obstacle majeur au développement durable. Notre ambition en matière de lutte contre la corruption au sein du département, c'est de créer un tandem de veille citoyen entre les CAC et les usagers en vue d'encourager et faciliter la dénonciation des faits et des cas de corruption et infractions assimilées. Il faut que les usagers utilisent les numéros verts pour dénoncer afin d'aider les CAC. Si nous ne nous mettons pas ensemble pour lutter contre la corruption, il serait difficile de gagner la guerre que nous vivons aujourd'hui. Le ministère reste engagé pour la lutte », a laissé entendre le ministre de l'économie.
Au niveau du secteur de la douane, l'inspecteur divisionnaire Hamado Ouédraogo, lors de sa présentation est revenu sur les obstacles et les difficultés de la lutte contre la corruption. Pour lui, les obstacles et les difficultés sont entre autres : l'incivisme fiscal et douanier ; l'immixtion des acteurs politiques dans le fonctionnement et les activités des douanes ; la nature secrète de la corruption ; la tolérance, voire la promotion de la pratique des cadeaux dans la société.
Il convient de préciser que cette campagne au profit des usagers se déroulera tout au long du mois de décembre 2022. « Tous les canaux de communication seront mis à contribution afin de toucher le maximum d'usagers. Je lance un appel à toute la population en général et à tous les acteurs de la lutte contre la corruption au Burkina Faso en particulier », a plaidé le ministre de l'économie, avant de déclarer officiellement lancée l'édition 2022 de la campagne d'information et de sensibilisation sur la corruption au profit des usagers.
Ismaël KIEKIETA
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