A l'occasion de la célébration de la Journée internationale des volontaires des Nations-unies, le Programme des volontaires des Nations-unies au Burkina, en collaboration avec les agences du Système des Nations-Unies, a organisé, samedi 3 décembre 2022, une conférence sur le thème « Solidarité : un regard sur l'inclusion des personnes en situation de handicap : la contribution des Volontaires de l'ONU à la réponse humanitaire au Burkina Faso ».
L'objectif de cette conférence est de célébrer la contribution du volontariat/bénévolat à la paix, à la cohésion sociale et au développement. Elle vise aussi à valoriser les contributions marquantes des volontaires de l'ONU dans la réponse humanitaire et la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) au Burkina Faso, rendre hommage aux volontaires de l'ONU et exprimer la solidarité avec les personnes en situation de handicap.
Depuis 1985, chaque 5 décembre, l'Assemblée générale des Nations-unies invite les gouvernements à célébrer la Journée internationale des volontaires pour le développement économique et social.
Les activités et les évènements de cette journée font la promotion de l'impact du volontariat dans la réalisation des ODD et célèbrent les contributions marquantes des volontaires et bénévoles dans la construction de la paix et le développement. C'est aussi l'occasion de plaider pour plus de candidats à l'engagement citoyen à travers le volontariat et le bénévolat, qu'il soit local, national, régional ou international.
En cette année 2022, la célébration se tient dans un contexte de défis sécuritaire et humanitaire au Burkina Faso et dans la sous-région sahélienne, marqué par un accroissement des besoins d'assistance humanitaire (populations affectées, refugiés, etc.).
Le thème de cette année étant « la solidarité », le Programme des volontaires des Nations-unies (PVNU), en collaboration avec les agences du Système des Nations-unies, célèbre donc cette journée en anticipé ce samedi 3 décembre 2022, en solidarité avec les personnes en situation de handicap.
En plus de la célébration de cette Journée internationale des volontaires et de la conférence, d'autres activités seront menées telles que la Nuit du volontariat de l'ONU suivie d'une donation. Cela consistera en l'organisation d'une soirée récréative au cours de laquelle seront remis des certificats de reconnaissance à des partenaires pour leur contribution marquante au développement du volontariat de l'ONU au Burkina Faso.
Il s'agira également, au cours de cette soirée, de collecter des fonds pour une œuvre de charité en faveur des personnes en situation de handicap.
Dr Elsie Laurence Chounoune, représentante résidente du PNUD au Burkina Faso, a dit avoir un respect spécial pour les volontaires, notamment les volontaires internationaux, qui ont quitté leurs pays pour se mettre à la disposition d'autres nations.
Elle éprouve aussi un respect pour les volontaires nationaux et les volontaires communautaires parce qu'ils jouent un rôle très important dans tout ce qui est développement au niveau de leurs communautés. Elle a donc tenu à féliciter les volontaires pour le travail qu'ils abattent et à les encourager à persévérer dans ce sens pour la paix et la stabilité au Burkina Faso.
Elle a aussi invité de nouveaux volontaires à se joindre à eux, surtout les personnes en situation de handicap.
Selon Thomas d'Aquin Yaméogo, coordonnateur pays du Programme des volontaires des Nations-unies, cette année, la célébration nationale se passe à Ouagadougou, le 20 décembre. La célébration en anticipé coïncide avec la journée des personnes en situation de handicap. [ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]
Haoua Touré
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En octobre dernier, la chorale burkinabè Vox Christi a été sacrée meilleure chorale à Belo Horizonte, au Brésil. Pour saluer cette performance, les choristes ont été reçus, vendredi 2 décembre 2022, par l'ambassadrice du Brésil au Burkina, pour une soirée d'hommage. L'occasion fut belle pour Ellien Barros de féliciter Vox Christi d'avoir hisser haut le drapeau burkinabè au Brésil, renforçant ainsi les liens culturels entre les deux pays.
La chorale Vox Christi du Burkina Faso a inscrit en lettres d'or son nom au palmarès du festival de chants religieux, en octobre dernier à Belo Horizonte, au Brésil, en remportant la première place. Elle est allée témoigner sa gratitude à l'ambassadrice du Brésil au Burkina Faso, qui l'a aidée pour l'obtention des visas de ses membres. Ellien Barros, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, très émue, a indiqué que la présente rencontre a toute sa raison d'être car cette victoire de la chorale Vox Christi participe au renforcement des liens culturels entre le Brésil et le Burkina Faso. Ce qui entre dans le cadre de sa mission en tant qu'ambassadeur au Burkina Faso.
« Chère chorale Vox Christi, vous avez dignement représenté votre pays et pour cela, je vous transmets toutes mes félicitations. Je vous encourage à poursuivre vos efforts dans l'excellence, l'entente et la discipline pour encore remporter beaucoup de victoires », a-t-elle lancé à ses hôtes du jour.
A l'endroit des convives, la chorale Vox Christi a entonné quelques chansons. « Il n'y a rien à dire, c'est la crème des crèmes », a confié l'ambassadrice. Actualité oblige, une partie de la soirée a été consacrée au match qui opposait le Brésil au Cameroun. « Ça sera difficile. J'espère que l'esprit du fair-play dominera et que le meilleur va gagner. Cette cérémonie se veut simple, décontractée. Je vous invite donc à vous mettre à l'aise et à profiter de ce bon moment », a-t-elle souhaité.
Selon Narcisse Wendpuoiré Wermi, président de la chorale Vox Christi, l'aventure brésilienne fut une belle expérience. « Notre séjour au Brésil s'est bien passé. Nous avons été sacrés meilleure chorale du festival. Nous avons découvert un beau pays, et des gens très gentils », a-t-il fait savoir.
Pour rappel, Vox Christi a été créée le 14 octobre 2018. Son registre est l'opéra, appelé « bel canto » ou encore « beau chant ». Les membres sont les pionniers de ce registre au Burkina Faso. Avant le Brésil, la chorale a été en Afrique du Sud. Elle a également animé plusieurs concerts. « Nous continuons de travailler dur car très prochainement nous devons nous rendre en Corée pour une invitation. Notre projet dans l'immédiat est de produire un conservatoire de musique au Burkina Faso », a confié M. Wermi.
Obissa Juste MIEN
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Dans ce communiqué signé, de ce 3 décembre 2022, du porte-parole du gouvernement burkinabè, Jean Emmanuel Ouédraogo, il est annoncé à l'opinion publique que la radio France internationale est suspendue jusqu'à nouvel ordre. Ce, sur toute l'étendue du territoire national.
Une décision prise suite à des manquements graves sur des informations véhiculées, précise le communiqué.
Toutefois, le gouvernement réaffirme son attachement à la liberté de presse et d'opinion, mais également au droit public à l'information.
Les détails dans le communiqué ci-dessous.
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De quels panafricanismes se réclament les jeunes générations d'Africains ? Au Burkina Faso, le mouvement est également en vogue, il fait des recrues et il produit des émules d'un réveil militant aux jargons bien outillés. De ce point de vue, l'héritage du « Sankarisme » pèse lourdement dans la balance. Les événements politiques de ces derniers mois laissent entrevoir des perspectives nouvelles où les années révolutionnaires se fraient leur sillon au cœur des panafricains du « Pays des Hommes intègres ».
1. Le panafricanisme : entre théories de salons et militantismes débutants
Loin des érudits (professeurs, intellectuels, auteurs…) rodés à l'histoire sociopolitique et idéologique des pays africains, la jeunesse africaine s'emploie à un exercice complexe au sujet de ce qu'elle entend impulser dans l'esprit de la gouvernance. Les réseaux sociaux constituent le tremplin de ces engagements tous azimuts. Le panafricanisme s'en trouve bien rehaussé, malgré les idées complexes qui le (re) façonnent depuis les années 1800 .
Comme dans tout regard objectif, des façades négatives et positives s'imposent au jugement commun. Si la face sombre se perçoit dans les diatribes, les pamphlets et les railleries des adeptes d'une tendance politique « innovante et irréversible », l'autre face, plus conciliante, ouvre des portes sur ce besoin d'authenticité tant réclamé par les Africains eux-mêmes. Depuis le mouvement des Afro-américains, jusqu'à Kouamé N'kruma et Thomas Sankara, les ouvrages et des sites foisonnent dans leurs diverses versions revues et corrigées sur des thèmes variés (anticolonialisme, idéologie, afrocentrisme, militantisme…) .
S'il s'agit de puiser dans les ressources socioculturelles du continent, la part est belle pour les panafricanistes de tout bord. Comment soustraire la bonne graine de l'ivraie et pourquoi les jeunes du Burkina ont-ils de bonnes raisons de s'y employer ? « Un tigre ne proclame pas sa tigritude. Il bondit » Qui est le tigre et qui est la proie dans cette Afrique post-moderne ?
2. Chronique d'un néo-sankarisme annoncé ?
Il est généralement admis que le capitaine-président du Faso des années révolutionnaires a impacté la conscience de ses concitoyens. Des « Petits chanteurs aux poings levés » jusqu'aux témoins et militants de la dernière heure, des pensées et des faits sont relatés sur son discours d'orientation (2 octobre 1983) et les traits majeurs de sa pensée.
S'il est vrai que quatre années d'exercice sont insuffisantes pour faire un éventuel bilan, le temps si bref qu'a duré ce moment d'euphorie a laissé des traces significatives pour les générations présentes. Les circonstances qui ont prévalu à la disparition du « héros national » y jouent encore un rôle déterminant.
Pour un grand nombre, l'héritage est assermenté pour longtemps et inscrit dans le panafricanisme politique. Peu de chefs d'État ont, semble-t-il, démontré une telle aura accompagnée de discours audacieux.
Toutefois, d'aucuns estiment que l'ensemble de l'œuvre est resté à l'état d'échafaud et qu'une orientation politique peut y remédier. Pourquoi ne pas ajuster l'amorce sankariste dans le panel des discours panafricanistes actuels ? Les arrhes d'une telle démarche incombent aux nouveaux prétendants au changement. La balle politico-idéologique est pour ainsi dire dans le camp des braves Burkinabè. L'histoire du Faso politique est en cours….
3. Néo-panafricanismes et néo-sankarismes : quel mariage possible ?
Le Sankarisme et ses racines panafricanistes : un titre d'ouvrage ou une revue de presse ? Le Burkina Faso entre dans la cour des grands à travers l'édification de son histoire politique si particulière. Ce pays ne l'a pas souhaité, il l'a vécu, semble-t-il, dans l'opinion (inter) nationale. Les filles et les fils de cette nation doivent être fiers d'une telle « élection » où les outils sont fournis et prodigués pour le meilleur (sans occulter le pire).
La maïeutique actuelle signe-t-elle le retour des grands hommes ? Quelles portes néo-panafricanistes seront ouvertes pour accéder aux aspirations des Burkinabè ? Ils ont démontré par le passé qu'ils étaient capables, plutôt conscients de prendre leur avenir en main. Entre Sankarisme ou néo-sankarisme (qui reste à définir), les défis d'une Afrique nouvelle au Burkina Faso se liront par des actions. En quelques mots, pourrait-on dire : « Croire au Burkina Faso ou mourir ! ». Cela ne sera pas, espérons-le, un énième slogan, mais rien que des sacrifices à consentir…
Neree Zabsonre
Journalise (Membre UPF)
L'association professionnelle des entreprises de communication du Burkina Faso, Publicitaires Associés, célèbre cette année ses quinze ans d'existence. C'est l'occasion pour ces professionnels de la communication et de la publicité d'exiger l'application effective de la loi 080/CNT/2015, portant règlementation de la publicité au Burkina Faso. L'existence des entreprises de communication non en règles crée un manque à gagner pour les entreprises qui existent légalement et honorent leurs engagements fiscaux.
Publicitaires Associés a organisé une série d'activités à l'occasion de son quinzième anniversaire. Il s'agit d'une conférence publique, d'un match de football contre les journalistes sportifs, d'une nuit de récompense dénommée « Nuit de la publicité » et de bien d'autres activités.
Au cours de cette Nuit de la publicité, qui a eu lieu le vendredi 2 décembre, des entreprises professionnelles de la communication, des entreprises partenaires et des personnalités ont été distinguées. Des attestations de mérite, des attestations de reconnaissance et des attestations de remerciement ont été décernées. Cette soirée des professionnels de la publicité a aussi été marquée par des prestations artistiques, un dîner offert aux invités et la coupure du gâteau d'anniversaire.
Aïcha Dabré, présidente de Publicitaires Associés, s'est réjouie du temps parcouru par sa structure et des acquis engrangés depuis sa création en 2007. L'organisation est représentée au Conseil supérieur de la communication (CSC), à la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso (CCI-BF) et siège au Tribunal du commerce. Les mérites de ses membres sont également reconnus chaque année par le ministère de la Communication.
Pour elle, le principal défi qui se présente à Publicitaires Associés est l'application effective de la loi 080/CNT/2015, portant règlementation de la publicité au Burkina Faso. « Le décret a été pris le 12 juin 2017 mais, jusqu'à présent, la loi n'est pas encore appliquée. On voit toujours des spots diffusés sans signature, on voit des agences de communication sans récépissé avoir des marchés, même des marchés de l'Etat, et les exécuter sans problème. Pourtant, cette loi interdit ces pratiques car pour être publicitaire, il faut forcément avoir un récépissé », regrette-t-elle.
L'association n'ayant pas l'autorité d'interpeller les agences non en règles, Aïcha Dabré s'en remet à l'Etat et au CSC pour la régulation et l'assainissement du secteur de la publicité. Publicitaires Associés continuera avec les sensibilisations afin d'obtenir non seulement l'application de cette loi, mais aussi de convaincre certaines agences à rejoindre la structure. Elle compte à ce jour 77 agences membres sur plus 400 agences selon les chiffres du ministère de la Communication.
Présent à cette soirée de gala, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Emmanuel Ouédraogo, s'est félicité de l'existence d'une organisation professionnelle comme Publicitaires Associés. « Elle favorise toujours le dialogue institutionnel, nécessaire et indispensable pour faire bouger les choses », reconnaît-il. Il a rassuré de la disponibilité de son département à accompagner les acteurs de la publicité lorsque le besoin se fera, afin de permettre au secteur de la communication et de la publicité d'apporter pleinement sa contribution au développement du Burkina Faso.
Mamadou ZONGO
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Dans le cadre de la campagne 16 jours d'activisme contre les Violences basées sur le genre (VBG), l'ensemble du personnel d'Oxfam a procédé au lancement officiel des activités concomitamment au sein de l'organisation à Ouagadougou ainsi que sur sa base et sous base de Kaya et de Dori. La cérémonie a été présidée par le directeur pays, Omer Kaboré, en présence de la directrice générale d'Oxfam Québec Denise Byrnes en mission au Burkina Faso.
« Le mur des signatures ». C'est à travers ce concept que l'ONG Oxfam au Burkina Faso a procédé au lancement de ses activités marquant la campagne 16 jours d'activisme contre les violences basées sur le genre. Cette initiative vise à récolter le maximum de signatures, preuve de l'engagement de chacune et chacun à mettre fin aux violences basées sur le genre.
Dans une ambiance conviviale et sympathique, le personnel d'Oxfam, les partenaires ainsi que l'ONG Save The Children, ont répondu présent à cette initiative. Ils ont marqué leur engagement à continuer à redoubler d'efforts dans la lutte contre les violences basées sur le genre au Burkina Faso en émargeant sur « le mur des signatures ».
Le directeur pays d'Oxfam au Burkina, Omer Kaboré, dans son mot a expliqué que lors des crises, les femmes et les enfants restent les couches les plus affectées. Ces femmes et enfants ont vécu souvent de graves traumatismes et ont basculé dans une extrême vulnérabilité qui les expose aux violences basées sur le genre.
A ce propos, la campagne 16 jours d'activisme est placée cette année sous le thème national : « les violences à l'égard des femmes et des filles dans le contexte de crise sécuritaire au Burkina Faso ».
La directrice générale d'Oxfam Québec, Denise Byrnes, a souligné que dans le cadre de la présente campagne, c'est tout Oxfam qui est mobilisé partout dans le monde car la question des violences basées sur le genre est très importante. Il s'agit d'un fléau mondial. Et dans un contexte de crise, comme celui du Burkina Faso, ce sont souvent les femmes qui sont les premières victimes de viol par exemple. Il est donc important d'être à leurs côtés pour soutenir ces personnes.
Cette première activité n'est que le début d'une série d'activités à l'initiative d'Oxfam. Durant ces 16 jours, Oxfam au Burkina compte se joindre aux autres acteurs de développement à travers de nombreuses activités pour l'atteinte de la justice de genre et combattre les violences basées sur le genre.
C'est le cas de la séance de sport collectif du 1er décembre dans l'enceinte d'Oxfam, la poursuite des engagements sur « le mûr des signatures » à Ouaga, Kaya et Dori. Une conférence débat sur le thème : « les violences à l'égard des femmes et des filles dans le contexte de crise sécuritaire au Burkina Faso » couronnera l'agenda des activités prévues.
Initiée le 25 novembre avec une série de citations montrant l'engagement du personnel ainsi que des partenaires, la campagne digitale se poursuivra jusqu'au 10 décembre sur toutes les plateformes digitales d'Oxfam au Burkina.
Oxfam est présente au Burkina depuis les années 70 et œuvre aux côtés des organisations paysannes et de la société civile locales, partenaires et alliées, en faveur d'une vie digne des populations pauvres.
Cela, afin d'insuffler un changement réel pour l'amélioration des conditions socioéconomiques des plus vulnérables, au rang desquels les femmes et les jeunes. Pour Oxfam, la justice de genre n'est pas seulement une question de droit. C'est aussi un moyen essentiel pour construire des sociétés plus justes et de vaincre la pauvreté.
Cellule Communication et Médias / Oxfam au Burkina
La grande famille BATIONO à Réo, Bessel, Feu BATIONON Pierre, Feu BATIONO Paul, tous anciens combattants, Feu BATIONO Pascal, infirmier à Dapoya, Feu Bationo Ambroise, Feu BATIONO Ida à Dapoya.
La grande famille OUEDRAOGO à Gourcy, Boussou, Kolkom, la famille de Feu OUEDRAOGO Charles à Ouahigouya, Ouaga et en France, la famille Semdé à Koudougou, Bobo, Ouaga et en Côte d'Ivoire.
La famille Konvolbo à Ouaga et à Saponé,
Ont le regret de vous annoncer le décès de leur fille, épouse, belle fille, sœur et tante,
Madame BATIONO/OUEDRAOGO Emeline Toussaint Pengd-Wendé, précédemment en service au Fonds d'Appui au Secteur Informel (FASI).
Décès survenu le 1er Décembre 2022 aux environs de 13 heures à la clinique Philadelphie de suite de maladie.
Une veillée de prière aura lieu le Dimanche 04 Décembre 2022 à leur domicile sis à Kamboinsin (côté Ouest de l'émetteur RTB de Kamboinsin) à 20 heures.
La levée de corps aura lieu le lundi 05 Décembre 2022 à la morgue de Bogodogo à 07 heures pour le domicile suivie de l'absoute à l'église Saint Jean Marie Vianney puis l'enterrement au cimetière municipale de Gounghin.
Jean 14 : 1 « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. »
Depuis environ une semaine, des informations font état d'une tentative de coup d'État contre le pouvoir du MPSR II. Une rumeur qui s'est consolidée à la faveur de cette rencontre entre le chef de l'État lui-même, capitaine Ibrahim Traoré, et les organisations de la société civile, jeudi, 1er décembre 2022 à Ouagadougou.
A l'occasion de la cérémonie d'ouverture de la première session de formation des hommes de média et des organisations de la société civile sur les fondamentaux de la Police de proximité, ce vendredi 2 décembre 2022, le ministre en charge de la communication, porte-parole du gouvernement, a réagi au sujet.
« Le président de la transition n'a jamais évoqué le terme de tentative de coup d'Etat. Le président, dans son face-à-face avec les OSC, a parlé de velléités de déstabilisation. Les termes ont leur sens. Il existe des velléités de déstabilisation et il y a tentative de coup d'Etat, ce n'est pas la même chose. Ce que le président a dit, c'est qu'on est conscient que les velléités existent, elles sont connues, elles sont suivies, la situation est sous contrôle. Le président a parlé d'un état d'esprit de la transition aujourd'hui. L'heure n'est pas aux purges, l'heure n'est pas à la chasse aux sorcières.
La transition n'est pas dans une dynamique de purge. Elle est consciente que les événements du 30 septembre 2022 (coup d'État qui a fait partir le lieutenant-colonel Damiba : NDLR) ne plaisent pas à tout le monde », a restitué le porte-parole du gouvernement, Jean Emmanuel Ouédraogo, interpellant le professionnalisme du journaliste, notamment dans le contexte actuel.
A l'en croire, il n'a jamais été question de tentative de coup d'Etat, qui suppose une préparation, et même un début d'exécution…
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Le capitaine Ibrahim Traoré réussira-t-il là où ses prédécesseurs ont échoué à redresser le pays ? Le conseil d'information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG) espère que les nouvelles autorités tireront les leçons de l'échec du MPSR I car « huit mois après le renversement du régime MPP par les militaires, nous sommes à nouveau descendus au pied de la colline ». Les premiers responsables du mouvement étaient face à la presse, ce vendredi 2 décembre 2022 à Ouagadougou.
Les pratiques de copinage dans la gestion du bien public nous ont conduits hélas à faire le constat amer que nous avons encore du chemin à parcourir. La réinvention du Burkinabè nouveau, telle que nous l'appelons de tous nos vœux, est une entreprise certes difficile mais pas impossible », a déclaré Issiaka Ouédraogo à la lecture de la déclaration liminaire.
Pour lui et ses camarades, la situation sécuritaire ne s'est pas améliorée depuis la prise du pouvoir par le capitaine Ibrahim Traoré. « Des zones, qui jusqu'à présent n'avaient pas fait l'objet d'attaques, sont victimes d'attaques. Il n'y a pas d'amélioration sur le terrain. Nous nous basons sur les résultats du terrain pour nous prononcer. Le capitaine a donné six mois pour apporter une amélioration. C'est peut être tôt de faire un bilan mais le bilan que l'on peut faire est que nous sommes descendus au bas de la colline », pense le président du CISAG.
Lors d'uneaudience avec l'ambassadeur de France au Burkina le 29 novembre 2022, le Premier ministre burkinabè a demandé à la France, selon un compte-rendu de la Primature, d'apporter un appui aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) à travers une fourniture d'armes et de munitions et la prise en charge financière des combattants. Le CISAG dit n'avoir pas apprécié la tenue de cette audience. Pour le mouvement, Appolinaire Kyelem aurait dû tenir un langage de vérité au diplomate en demandant à la France de revoir sa copie en matière de lutte contre le terrorisme.
« Les Burkinabè doivent prendre en main leur destin et nous devons nous préparer à cela. Ce que nous dénonçons, c'est le refus de la France de nous appuyer de manière sincère dans cette lutte contre le terrorisme. Les occidentaux n'ont rien fait pour arrêter le terrorisme depuis la déstabilisation de la Libye. Il faut revoir les accords militaires, car il y a trop de non dits », pense Issiaka Ouédraogo.
Répondant à une question sur les velléités de déstabilisation de la transition, le président du CISAG a salué la volonté du président du Faso de privilégier le dialogue. Mais, s'interroge Issiaka Ouédraogo, "est-ce une décision de sage ou un choix qui s'impose au président ? S'il est vrai que des gens ont voulu faire un coup d'Etat, nous pensons qu'il faut les arrêter car ils veulent arrêter un processus auquel nous adhérons. C'est bien de privilégier le dialogue, mais nous ne sommes pas rassurés. Qu'on nous dise qui sont ces personnes qui ont voulu faire le coup d'Etat ?", lance le président du CISAG.
Notons également que lors de cette conférence de presse, Issiaka Ouédraogo et ses camarades ne sont pas allés avec du dos de la cuillère pour exprimer leur mécontentement pour certaines déclarations du Premier ministre, Appolinaire Kyélem, qui relèvent, selon eux, de « l'amateurisme ». Ils en veulent notamment pour preuve, l'annonce d'une probable réduction du coût du carburant dès la nomination du chef du gouvernement.
« Tous ces tâtonnements n'ont sans doute pas été étrangers dans la faible mobilisation constatée au début du processus d'enrôlement des 50 000 VDP (…) Nous conseillons donc humblement au Premier ministre de se ressaisir. Car le Burkina Faso a besoin d'un rassembleur et non d'un polémiste, encore moins d'un diviseur. Certes, tout est urgent dans le pays, mais attention à ne surtout pas confondre vitesse et précipitation », conseille le CISAG.
Fredo Bassolé
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Le monde se retrouve au Qatar pour la fête du football planétaire. A quelques mois des jeux, les ONG de défense des droits de l'homme et l'OIT(Organisation internationale du travail) avaient attiré l'attention sur ce pays qui va devenir la capitale du monde et ses pratiques au niveau des droits humains et surtout ceux des travailleurs étrangers qui ont construit les stades où les européens, africains, asiatiques, américains et océaniens vont venir jouer et regarder les spectacles. Cela avait suscité quelques indignations et des appels au boycott dans quelques pays européens. Mais la magie du football et les menaces de sanctions financières de la Fifa ont eu gain des ardeurs des partisans du « One love ». Et le Qatar a eu droit à sa fête qui se passe bien là-bas et partout ailleurs dans les bars et cafés et les salons des amoureux du football.
Le football est le seul sport universel au monde accepté par tous les Etats, même ceux qui n'ont pas la reconnaissance des Nations unies l'utilisent pour se faire connaître. Essayons de découvrir un peu ce pays qui accueille les meilleures nations du football pour une compétition d'un mois. Comment cette petite principauté gazière a-t-elle obtenu l'organisation des jeux alors qu'elle n'avait ni les infrastructures ni le mérite d'être une nation de football par le nombre de pratiquants, de joueurs talentueux ? Comment ce petit pays a-t-il pu faire écarter au niveau des instances de la Fifa, les Etats unis d'Amérique qui voulait aussi cette coupe du monde 2022 ?
L'Etat du Qatar est une péninsule au plan géographique relié au continent par sa frontière sud avec son grand voisin plus connu, l'Arabie saoudite. Le Qatar est au plan politique, un émirat du golfe persique de 11 586 km², soit juste un peu plus grand que la région du Centre-sud du Burkina qui est de 11 457 Km2. Voilà à l'échelle régionale du Burkina de quoi on parle en termes de superficie quand il est question du Qatar. Au plan population, ce n'est guère. Mieux on parle de 2,9 millions d'habitants avec 10% de Qataris. Mais c'est une puissance économique, financière entre les mains de la famille régnante de l'émirat. Car le Qatar dispose des 3e réserves mondiales de gaz naturel et en est le 5e producteur et le 2e exportateur mondial. Voilà d'où viennent les prétentions géopolitiques et l'envie d'organiser cette coupe du monde.
C'est le 2 décembre 2010 que le Qatar a obtenu l'organisation de la 22e coupe du monde de football avec 14 voix contre, 8 pour les Etats unis. C'était impensable, le dossier américain était meilleur sur le papier et il y avait plein de contraintes qui devraient bloquer cet octroi. Mais avec l'argent, on peut beaucoup et avec beaucoup d'argent on peut construire des stades, les climatiser pour faire la fête et l'organiser en hiver quitte à bouleverser le calendrier du football mondial. L'argent, tout le monde y a pensé et les soupçons de corruption ont circulé. Des sommes auraient été proposées à la Fifa, de 400 millions de dollars avant le choix. Les américains ont mené leur enquête, qui ont permis de savoir que des membres de la Fifa d'Amérique du sud ont vendu leur vote.
La corruption à l'Elysée
Un autre volet de cette affaire de corruption viendrait de la France et le deal aurait été fait à l'Elysée même, au cours d'une réunion avec deux représentants du Qatar et le président de l'UEFA (l'Union des associations européennes de football) membre du Comité exécutif de la Fifa qui choisit le pays attributaire. Sarkozy aurait, au cours de cette réunion à l'Elysée, demandé à son compatriote de voter pour le Qatar contre le rachat du PSG (Paris St Germain), club de football de la capitale française par le Qatar et la vente d'avions Rafale, avions militaires de chasse français.
Platini, convaincu par son président, aurait influencé à son tour trois autres personnes pour que le Qatar obtienne ainsi quatre des 14 voix qui se sont portées sur lui. Michel Platini a été nommément accusé par Sepp Blatter le président de la Fifa au moment des faits : « sans l'intervention au dernier moment de Sarkozy sur Platini, le Qatar n'aurait jamais eu la Coupe du monde ». Une enquête est en cours au niveau de la justice française par le parquet national financier sur le rachat en 2011 du PSG par QSI (Qatar Sports Investments) avec des soupçons qui pèsent sur Nicolas Sarkozy, Michel Platini, son fils, l'ancien propriétaire du PSG.
Le Qatar est un game changer
On l'a vu, le Qatar organise les jeux mais pourquoi au plan de son football ? L'équipe du Qatar a été la première à quitter le tournoi. Ce n'était pas pour être champion du monde de football que le Qatar a dépensé tant d'argent. Le Qatar est déjà champion du monde de l'achat des talents puisqu'il a fait signer au PSG trois des meilleurs joueurs du monde, la MNM (Messi, Neymar et Mbappé). Pour l'instant, le résultat est comme pour l'organisation de la coupe du monde : 0 trophée.
Le vrai objectif n'est pas le football mais le pouvoir, montrer aux yeux du monde que la Fifa et ses dirigeants sont des vendus et qu'il se les a mis dans sa poche. Au plan géopolitique c'est d'avoir damé le pion à l'Arabie Saoudite qui a voulu s'accrocher à lui pour organiser ensemble cette édition et il a refusé. C'est de montrer aux nations arabes de football comme l'Egypte et le Maroc qu'il est le premier pays du Moyen Orient à l'avoir fait. La corruption n'a pas été introduite par le Qatar à la Fifa. C'est son mode de fonctionnement et les patrons du football mondial ont tellement en horreur la transparence que le siège de la FIFA à Zurich serait tout sauf une maison de verre. Les scandales d'attribution de la coupe du monde n'ont pas concerné que la Russie et le Qatar.
Mais ce que le Qatar a emmené sans le vouloir, c'est que la règle du jeu a changé au lieu de 24 personnes c'est-à-dire les membres du comité exécutif de la FIFA qui choisissent le pays attributaire, c'est maintenant les 211 représentants des pays membres de la FIFA (le congrès) qui choisissent le pays hôte de la Coupe du monde. En 2018, c'est le congrès de la FIFA qui a choisi les Etats-Unis, le Canada et le Mexique comme pays hôtes du Mondial 2026. Ce changement a été obtenu aussi parce que la justice américaine par ses enquêtes menaçait de déclarer la FIFA comme une organisation criminelle. Mais dans beaucoup de domaines, il y a matière à réformes à la FIFA comme la mainmise que la FIFA a sur les recettes publicitaires de la coupe alors que les Etats s'endettent pour construire les stades et les hôtels.
Comme on le voit, le football est un fait social total comme on le dit.
Il y a 22 joueurs sur le terrain qui courent derrière un ballon et l'Allemagne ne gagne plus à la fin. L'équipe allemande a quitté le Qatar en 2022 en montrant un bâillon à la bouche, mais n'a pas réussi à libérer son football. La Mannschaft aux quatre étoiles a été battue par le Japon qui va au tour suivant ainsi que la Corée du sud. C'est l'année des nations asiatiques, cette coupe qui se déroule sur leur continent. Si le football est tant aimé, c'est parce que comme la vie, il y a une incertitude du destin, dans l'issue du jeu. Le plus fort peut perdre parfois. Et à force de détermination de travail individuel et collectif on peut arriver à modifier le résultat final d'une rencontre. Et quand ces moments arrivent, même les spectateurs se sentent capables de décrocher les étoiles tant l'émotion est forte. Le Qatar et son argent, les dirigeants corrompus de la FIFA et Cie ne pourront jamais nous faire détester le football.
Sana Guy
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Le monde entier célèbre ce 3 décembre 2022, la journée internationale des personnes handicapées. Instituée depuis 1992, cette année, elle est célébrée sous le thème" L'innovation et des solutions transformatrices pour un développement inclusif". Une occasion pour le Pr Charlemagne Ouédraogo de se penser sur la situation des femmes en situation de handicap et en grossesse au niveau du Burkina. Il plaide pour plus de facilitation de leur accès aux services de la santé sexuelle et reproductive. Lisez plutôt !
La Journée Internationale des Personnes Handicapées célébrée le 03 décembre nous donne l'occasion de penser aux femmes handicapées en situation de grossesse qui ont aussi ce désir de la maternité.
La femme vivant avec un handicap est une femme comme toutes les autres qui a aussi l'envie d'être mère. Elle a aussi droit à la maternité et à une prise en charge de qualité suivant les besoins spécifiques à respecter chez ces femmes en situation de grossesse.
Une femme en situation de handicap qui est enceinte a besoin d'un soutien du personnel soignant et de ses proches.
Au niveau médical, il convient que les bâtiments et les lits d'examens soient adaptés à sa situation. Il faut davantage faciliter l'accès des femmes handicapées enceintes aux services de santé sexuelle et reproductive et le suivi régulier de la grossesse.
Les professionnels de santé ont un rôle majeur à jouer dans l'accompagnement des patientes handicapées pendant la grossesse, l'accouchement et dans les suites de couches.
Ce soutien du personnel soignant et des proches renforce l'estime de soi et favorise le bien-être chez la femme en situation de handicap.
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Source : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid0ruZhT9nMNfnuAgDg44MLxEAtQJgPHkc4Fw1gMhJghycBMekic39ZbJGJXe9Uopq1l&id=100063572087202&mibextid=Nif5oz
La gendarmérie nationale du Burkina Faso tient à informer l'opinion publique que les épreuves physiques et sportives du recrutement des gendarmes auxilliaires se tiennent, du 3 au 11 décembre 2022, dans les différents centres de composition.
C'est l'annonce qui a été faite sur sa page Facebook le 2 décembre 2022.
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La fondation Rosa Luxembourg, en collaboration avec des organisations de la société civile dont l'Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ), a présenté ce vendredi 2 décembre 2022, les résultats d'une étude diagnostic sur la situation sécuritaire au Sahel et particulièrement au Burkina Faso. Presque toutes les personnes interrogées s'accordent pour critiquer la coopération et l'intervention militaires extérieures, notamment de la France.
Depuis 2015, le Burkina Faso fait face à une crise sécuritaire sans précédent marquée par des attaques à répétition des groupes armés terroristes. C'est fort de ce constat que la fondation Rosa Luxembourg a diligenté une étude sur la situation depuis environ deux ans. L'objectif de cette étude est de mener des réflexions afin d'instaurer une paix durable dans le Sahel et au Burkina Faso en particulier.
Les résultats de cette étude, axée sur les alternatives de paix au Burkina Faso, ont été présentés au public lors d'un atelier de restitution. C'était en présence des responsables de la fondation, du représentant de l'ambassadeur d'Allemagne au Burkina Faso et des acteurs de la société civile. Il s'agit essentiellement des interventions militaires étrangères au Sahel en général et au Burkina Faso en particulier, des manifestations de la violence et enfin des conflits miniers au Burkina Faso.
Il ressort du premier axe de cette étude que les forces militaires étrangères ne sont pas la solution à la crise sécuritaire qui secoue le Sahel et notamment le Burkina Faso. « L'option purement militaire de l'intervention militaire étrangère est totalement inopérante aussi bien au Burkina Faso que dans tout le Sahel », selon Yempani Lankoandé, secrétaire général adjoint de l'ODJ, représentant le président de l'organisation absent à cette cérémonie de présentation des résultats.
L'aspect économico-politique n'est pas à exclure dans l'aggravation de la crise au Sahel et au Burkina Faso.
La plupart des personnes interrogées lors de cette étude, notamment les activistes de la société civile de gauche, considèrent que la crise sécuritaire est une conséquence du capitalisme et de l'impérialisme. Ils reprochent donc aux puissances étrangères, notamment la France, d'être là pour leurs intérêts économiques, militaires, politiques et géopolitiques. « Ce n'est pas pour nos beaux yeux que la France est là. L'Afrique est le continent le plus riche et paradoxalement le plus pauvre et quelqu'un s'intéresse à cela », se justifie un militant rapporté dans l'étude intitulée « Gestion de la crise sécuritaire au Burkina Faso : perspectives de développement et de la société civile en matière de prévention des crises » de Bettina Engels.
Plusieurs autres personnes interrogées, issues de la société civile, d'ONG et des autorités à différentes échelles, ont souligné qu'en dépit de sa supériorité technologique et logistique, l'armée française était soit incapable de détecter et de combattre les groupes terroristes au Sahel, soit qu'elle ne voulait pas le faire.
Pour ces personnes interrogées, la crise sécuritaire actuelle permettrait donc aux autorités françaises de justifier la présence militaire française dans les anciennes colonies, tant vis-à-vis de la société française que des sociétés et des politiques des Etats africains respectifs.
Les violences devenues banales du fait des actions des groupes armés terroristes et les conflits entre acteurs miniers sont également un frein à la restauration de la paix, selon cette étude. On note des violences dans les zones rurales et dans les villes en proie aux attaques terroristes et aux activités des groupes d'auto-défense. Le troisième axe de cette étude concerne les conflits miniers qui opposent les acteurs des mines artisanales (orpaillage) aux mines industrielles, les conflits entre les acteurs miniers et les représentants des populations locales, selon Yempani Lankoandé.
La fondation recommande donc de prioriser et soutenir les solutions et forces internes afin d'instaurer une paix durable dans le pays pour le bonheur des populations, selon Claus Diter-König, directeur régional Afrique de l'Ouest de la fondation. « Il ne faut pas seulement que les armes se taisent, il faut une paix durable avec un avenir économique viable pour tout le pays. Que les gens puissent vivre dignement dans leur quotidien », explique-t-il.
En rappel, la fondation Rosa Luxembourg est une organisation allemande qui travaille avec la société civile et les syndicats pour la promotion de la paix.
Mamadou ZONGO
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Le président de l'ALT, Ousmane Bougouma, a successivement rendu une visite de courtoisie au Mogho Naaba Baongho et au président de la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME), ce vendredi 2 décembre 2022.
Le Burkina Faso a entamé une nouvelle transition politique depuis le 30 septembre 2022. Officiellement installée le 11 novembre dernier, l'Assemblée législative de transition (ALT) a sacrifié à un devoir, ce vendredi 2 décembre 2022 à Ouagadougou. Son président Ousmane Bougouma, accompagné d'une délégation, a d'abord rendu visite au Mogho Naaba Baongho. La délégation qui l'accompagnait était composée de membres du bureau de l'ALT et de députés. Cette première visite, selon le président de l'ALT, poursuivait trois objectifs spécifiques. D'abord, s'abreuver de ses sages conseils. Ensuite, recevoir des bénédictions. Et enfin solliciter un accompagnement de l'empereur des mossé afin d'aider le Burkina Faso à sortir de la situation difficile dans laquelle il se trouve actuellement.
Reconnu pour ses efforts dans la recherche de la paix et de la cohésion sociale, le Mogho Naaba Baongho a, au cours des échanges, soulevé quelques préoccupations dont la plus importante concerne la gestion des titres fonciers avec son lot de conflits qui font souvent les choux gras de la presse nationale. A toutes ces préoccupations, des résolutions ont été prises. Partant du constat que la question foncière pose un problème structurel dans notre pays et dans le souci d'y apporter des solutions, le président de l'ALT prévoit l'adoption d'un certain nombre de réformes mais aussi la tenue de concertations avec toutes les couches de la société. « Quant à la question de l'intégrité de nous, burkinabè, au regard du contexte dans lequel nous sommes, Sa Majesté nous a donné des conseils et nous nous engageons à les appliquer afin que nous retrouvons l'intégrité qui caractérisait le Burkinabè afin de développer notre vivre-ensemble et la cohésion sociale », rassure le PALT.
Après le palais du Mogho Naaba Baongho, le président et sa suite se sont rendus au siège de la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME). A l'issue de leur entrevue qui a duré une trentaine de minutes, le président de la FEME, Pasteur Henri Yé, a loué cette démarche. « C'est tout à fait normal parce que nos autorités doivent se rendre compte qu'ils ont besoin aussi de Dieu. Ils ont besoin d'être accompagnés par la prière. Ils ont besoin que le Seigneur, l'éternel notre Dieu, intervienne dans les affaires de notre pays. C'est fort de cela qu'ils sont venus nous rendre cette visite de courtoisie (…) », contextualise-t-il.
Cet entretien a également permis à la délégation de recueillir des bénédictions et des conseils dans le but de mener à bon port ses missions. [ Cliquez ici pour lire l'intégralité ]
Aïssata Laure G. Sidibé
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Le président de la Commission nationale des droits humains (CNDH), Kalifa Yemboado Rodrigue Namoano est poursuivi pour fraude en matière de commande publique, complicité d'usage de faux et de blanchiment d'argent sur un montant de plus de 65 millions FCFA . Depuis le jeudi 1er décembre 2022, il comparaît à la barre du Tribunal de grande instance Ouaga 1.
L'accusé a plaidé non coupable pour les trois faits à lui reprochés. Pour ce qui est particulièrement du cas de fraude, il a nié sa responsabilité dans l'attribution des marchés incriminés. Il faut noter qu'en plus de Yemboado Rodrigue Namoano, sept autres personnes sont poursuivies dans le même dossier.
Après l'audition des témoins et la plaidoirie des avocats de la partie civile, le procureur a requis 36 mois de prison dont 12 ferme contre Yemboado Rodrigue Namoano. Le blanchiment de capitaux n'a pas été retenu comme infraction, faute de preuves.
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Les Lions indomptables du Cameroun ont battu le Brésil dans les arrêts de jeu sur le score de 1 but à 0. L'unique réalisation a été l'oeuvre du capitaine Vincent Aboubakar.
C'est la première fois qu'une nation africaine prenne le dessus sur le Brésil, cinq fois champion du monde.
Malheureusement cette victoire est insuffisante pour le Cameroun qui est éliminé de la compétition au profit de la Suisse, tombeur de la Serbie par 3 buts à 2.
L'Afrique a seulement deux représentants en huitièmes de finale à savoir le Sénégal et le Maroc.
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Ce vendredi 2 décembre 2022, s'est achevée à Ouagadougou, la formation des formateurs sur l'approche SHEP. Il s'agit d'une approche enseignée par des experts de la JICA (Agence japonaise de coopération internationale) et qui prône l'agriculture orientée vers le marché. La cérémonie de clôture a été présidée par le directeur général de la promotion de l'économie rurale, Mohamed Porgo, représentant le secrétaire général du ministère de l'Agriculture, des ressources animales et halieutiques et en présence de l'ambassadeur du Japon au Burkina Faso, Kato Masaaki.
Selon Kato Masaaki, ambassadeur du Japon au Burkina Faso, l'approche SHEP a été expérimentée pour la première fois au Kenya. Elle est en voie de vulgarisation et est déjà mise en œuvre dans 27 pays africains dont le Burkina Faso, où on compte plusieurs groupes SHEP, notamment dans le Centre-nord.
A en croire le directeur général de la promotion de l'économie rurale, Mohamed Porgo, représentant le secrétaire général du ministère de l'Agriculture, des ressources animales et halieutiques, « Cette approche s'inscrit dans la dynamique d'encadrement que le ministère de l'Agriculture a déjà enclenché de sorte à améliorer les capacités de production. L'accompagnement de la coopération japonaise vient renforcer cette dynamique du gouvernement de sorte à booster davantage les capacités de production de nos producteurs ».
C'est en vue donc de mieux faire connaître cette approche, qu'a été initiée la formation des formateurs. Elle a duré cinq jours au cours desquels, ils ont été outillés sur l'approche SHEP. Ces derniers auront pour tâche de la vulgariser auprès des producteurs. « Nous attendons de ceux qui ont suivi cette formation, qu'ils puissent accompagner et transmettre ce savoir-faire aux producteurs pour que les pratiques agricoles puissent être améliorées. On attend d'eux une retransmission du savoir auprès des producteurs pour qu'on puisse ressentir dans les campagnes agricoles suivantes un niveau de productivité qui reflète un changement de paradigme », a laissé entendre M. Porgo.
L'ambassadeur du Japon, lui, se dit convaincu que c'est en renforçant les capacités des producteurs qu'ils pourront augmenter le rendement de leurs spéculations, augmenter leurs revenus à travers une connaissance du marché et de la chaîne de distribution et renforcer leur autonomie et leur résilience. Et l'approche SHEP devrait les aider à atteindre ces objectifs.
Le représentant résident de la JICA au Burkina Faso, Okitsu Keiichi, a lui, formulé le vœu que le système national de vulgarisation et d'appui conseil agricole au Burkina intègre de manière officielle l'approche SHEP.
Sur ce point, le directeur général de la promotion de l'économie rurale, représentant le secrétaire général, s'est voulu rassurant. Il a en effet reconnu que « l'approche SHEP pourrait constituer un levier fondamental dans l'atteinte des objectifs et l'amélioration de la production et des revenus des petits producteurs ».
C'est pourquoi, dit-il, « Désormais, l'axe production-marché sous les couleurs du SHEP sera renforcé ». Il promet de ce fait, de faire de la prise en compte de l'approche SHEP dans le système de vulgarisation et d'appui conseil, son cheval de bataille.
Justine Bonkoungou
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Coris Assurances a remporté, ce vendredi 2 décembre 2022 à Ouagadougou, la quatrième édition du tournoi maracaña de l'Association professionnelle des sociétés d'assurances du Burkina (APSAB). Elle s'est imposée lors de la fatidique séance des tirs aux buts face à la SONAR par le score de 1 but à 0. Les vainqueurs sont répartis avec le trophée et la somme de 200 000 F CFA.
Elles étaient six équipes dans les starting-blocks à convoiter le trophée depuis le 30 novembre dernier. Après quarante-huit heures de compétition, les équipes de Coris Assurances et de la SONAR ont obtenu leurs tickets pour disputer la finale ce vendredi soir. Au terme d'un match âprement disputé qui s'est soldé par un score vierge à l'issue du temps réglementaire, les deux équipes ont dû rivaliser d'adresse à la séance des tirs aux buts. Réaliste et adroit, Coris Assurances s'est adjugé le trophée par la petite marque de 1 but à 0.
L'équipe repart avec le trophée et une enveloppe de 200 000 FCFA. C'est le deuxième sacre de Coris Assurances qui était venue à bout de UAB Assurances en 2021. « On a eu une bonne tactique et un bon coaching, ce qui nous a permis de prendre le dessus sur l'adversaire. Ça n'a pas été facile, mais nous sommes restés soudés jusqu'au bout », a déclaré le capitaine Bailou Siembou.
L'équipe de la SONAR repart avec une enveloppe de 150 000 FCFA. La troisième place est occupée par l'équipe de SUNU Assurances qui gagne une enveloppe de 100 000 FCFA. Arrivée en quatrième position, RAYNAL Assurances repart avec la somme de 50 000 FCFA. Le prix du meilleur joueur est revenu à Patrice Ouédraogo de la SONAR. Il empoche 25 000 F CFA.
« Le football est un facteur d'union et de cohésion. Le football milite en faveur de la paix. Nous souhaitons que la joie que nous avons pu vivre pendant cette compétition puisse s'étendre à l'échelle de notre territoire national pour que le Burkina paisible, que nous avons toujours connu, puisse retrouver la paix au grand bonheur des populations », a déclaré le président de l'Association professionnelle des sociétés d'assurances au Burkina, Mohamed Compaoré qui s'est réjoui de la qualité du match et du fair-play des deux équipes.
Le superviseur de la Commission sport et loisirs de l'APSAB, Antoine Compaoré, a annoncé une innovation pour l'édition de 2023. Celle-ci va se tenir sur un nouveau terrain à la Zone d'activités diverses (ZAD). A l'en croire, ce terrain sera pourvu de tribunes pour les officiels qui viendront assister aux matchs. Et le président de l'APSAB d'ajouter que d'autres partenaires seront associés à la prochaine édition.
Fredo Bassolé
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L'Association professionnelle des sociétés d'assurances du Burkina (APSAB) est une organisation à but non lucratif régie par la Zatu N°AN-VIII-0024/FP/PRES du 12 mars 1991. Elle a été créée officiellement, le 21 mai 1992, par l'arrêté N°926183/MAT/MD-LP/SG/DELPAJ sous la dénomination « Comité des sociétés d'assurances du Burkina ». Le changement de dénomination a été décidé au cours de l'assemblée générale extraordinaire du 19 mars 2002 et confirmé par le récépissé N°2002-132/MATD/SG/DGAT/DLPAP du 29 mars 2002.
Elle a pour objectif de promouvoir le développement de l'assurance au Burkina Faso et constitue un creuset qui permet aux sociétés d'établir une collaboration constructive entre elles.
Selon l'APSAB, l'industrie des assurances au Burkina a généré en 2020 des primes de 108 milliards de FCFA dans les branches vie et non-vie.
La production globale du marché de l'assurance au 1er semestre 2021 s'élève à 61,94 milliards de F.CFA ; soit une progression de 15% par rapport à la même période de 2020.
La production totale du marché de l'assurance au 1er semestre 2021 s'élève à 61,94 milliards de F.CFA, soit une croissance de 15% par rapport à la même période de 2020.
Source : Note du 2e trimestre 2021 de l'APSAB exploité par www.investirauburkina.net
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Lefaso web TV a reçu sur son plateau le jeune artiste The Mec Nayala Gentleman. Au menu des échanges, sa carrière, son style musical, sa vision de la musique, son actualité, son ambition, ses projets, etc.
L'égyptologue Nioussérê Kalala Omotundé est décédé, lundi 14 novembre 2022. Cet intellectuel guadeloupéen chercheur en histoire, spécialiste des sciences et mathématiques africaines et des humanités classiques africaines était connu pour sa forte contribution à la renaissance africaine. A travers les lignes ci-dessous, l'écrivain Hassane Baadhio lui rend hommage et demande qu'un prix annuel qui portera le nom « Prix Omotundé » lui soit dédié. Il sollicite aussi que des universités d'Afrique noire et des Caribes portent son nom.
J'ai appris, avec beaucoup de tristesse la disparition de mon confrère es qualité Ecrivain Niousséré Kalala Omotundé. Je n'ai pu réagir plus tôt pour des raisons de santé. Je ne voudrais rester plus longtemps pour rendre un hommage, si pas méritoire, à tout le moins très hautement mérité à ce grand patriote de la race noire et panafricaniste convaincu.
J'ai beaucoup admiré qu'il ne se soit jamais réclamé patriote ni panafricaniste en le criant à tout va. Et pourtant, parmi tant d'autres, il incarnait à 100% ces deux (2) mots. C'est justement cela, positivement parlant, la dimension d'Homme du Savoir et des savoirs. Savoir et Lumière allant de pair ici. Les savoirs qu'Omotundé nous lègue sont un puits plein de lingots d'or à la place des gouttes d'eau. Ils jailliront positivement sur le peuple noir. Eternellement. Chacun de ses mots est une goutte d'eau qui vaut le prix d'un lingot d'or. Voici la marque des grands hommes.
Notamment pour ce qui le concerne, celle d'un géant, visionnaire et ambitieux-au sens premier -pour sa race. Un intellectuel d'une dimension inégalable. Omotundé appartient à la race à part entière et très rare des guerriers de la Dignité de la Race noire. Un seigneur de lumière pour notre race.
Je recevais souvent ses vidéos grâce à un ami. Le 11 novembre 2022, il m'envoyait une vidéo de cet érudit du Peuple noir. Je lui répondis que j'aimais chaque fois recevoir des vidéos d'Omotundé. En cela, toutes mes connaissances qui m'ont envoyé des vidéos de Kalala ont reçu un commentaire positif que je faisais sur lui et ses travaux. Hélas, le 11, il nous quittait.
Je ne recevrais donc plus de vidéos de cet intellectuel plein et entier. Un digne fils de la race noire. À ranger aux côtés de Cheick Anta Diop et Joseph Ki-Zerbo.
Un génie qui a tant apporté à l'éveil des consciences. Plus encore, à l'émancipation du peuple noir. Et surtout à la démystification du Noir. Notamment avec ce breuvage qu'on nous a sciemment inoculé et inculqué, pour nous faire croire, à jamais, que la race noire est une race inférieure.
Concernant Omotundé, je parlais de génie parce que l'œuvre d'Omotundé est aussi précieuse que mille (1000) encyclopédies réunies.
Omotundé aura été un grand artiste de la décolonisation de nos mentalités. Vraiment, très rarement, nous avons vu pour des personnes de sa génération, un Noir, s'investir corps et âme dans un immense combat pour rétablir la Vérité historique sur la race noire. Omotundé avait des qualités fondamentales qui manquent beaucoup aux noirs. Ce sont l'Elévation d'esprit. Et la Maturité d'esprit. C'est bien parce que nous n'avons pas ses qualités, et surtout, refusons de les chercher que nous sombrons depuis des temps immémoriaux. En vérité, nous connaissons notre Mal mais refusons absolument de le soigner. J'aime à dire qu'on ne guérit pas du Mal par des maux. Hélas, cette poudrière, nous la trainons avec nous voici des siècles immuables.
J'ai surtout écrit ce témoignage et cet hommage afin de demander qu'un prix à l'échelle de la race noire porte son nom. Je lance un vibrant et solennel appel à toutes et tous les historiens noirs d'étudier la faisabilité d'un prix annuel qui portera le nom Prix Omontundé. Le prix sera décerné chaque année à cinq (5) lauréats répartis sur les (5) continents. Une bourse d'études sera attribuée à chaque lauréat. Aussi, voudrais-je solliciter que des universités d'Afrique noire et des Caribes porte son nom. Sans oublier les DOM-TOM.
Ce grand savant noir a immensément donné à la race noire
Nous avons l'éternel péché de ne jamais valoriser nos grands intellectuels. Et penseurs. J'ai personnellement abordé cette thématique en appelant, à travers des pétitions, demandant qu'on valorise mieux nos génies scientifiques. Vous pourrez lire en cliquant sur le lien de www.géolletreriewordpress.com mes pétitions. Ainsi que tous mes articles portant sur la valorisation de la race noire. Vous pouvez, si vous désirez recevoir mes publications, dès que parution, vous abonner à mon blog en cliquant sur le lien ci-dessus.
Le Mal, ici, est très profond. Et j'en ai déjà parlé. Tout d'abord, sachez que depuis des millénaires, les Noirs ne se sont jamais reconnu dans une et une seule découverte et invention d'un Noir. Pourtant, là encore, depuis des siècles, ce sont les Noirs qui sont à la pointe des découvertes et inventions à l'échelle planétaire. Ensuite, depuis des siècles, les savants noirs n'ont jamais obtenu la vraie valeur qu'ils méritent.
Leurs découvertes et inventions sont reléguées au second rang ou passées sous silence. Enfin, nos grands et immenses savants, sont totalement méconnus de nous Noirs. Pourtant, sans le génie scientifique de la race noire l'humanité ne serait pas là où nous en sommes. Pendant longtemps, on trop joué sur la condition d'infériorité du Noir et surtout, sans le dire ouvertement sur la faiblesse mentale du Noir pour nous dévaloriser et dégrader à souhait. C'est en cela que le grand Omontundé est un digne et noble fils de la race noire.
Les noirs doivent impérativement crever, et cela, définitivement, l'abcès de cette tare et plaie que nous portons en nous de ne pas vouloir valoriser.
Une preuve palpable. À part, le prix Mo Ibrahim, combien avons-nous de prix prestigieux crées par de Noirs ? Je lance un défi en demandant de faire le compte. Et, vous verrez que tous les prix que nous avons, de cette dimension, ne remplissent pas une feuille A4.C'est honteux, indigne, révoltant pour une population de plus d'un milliard d'habitants.
La grandeur, je dirais l'immense grandeur de la race noire doit impérativement passer par notre remise en cause. Et, au surplus, notre mea-culpa. Nous passons tout notre temps à accuser les autres alors que les Noirs ont tout pour ne pas mendier. Rien ne nous manque. C'est hélas notre manque de valorisation et notre esprit de facilité qui nous plombent dans le chaos depuis des siècles.
Le grand Aimé Césaire disait que les Noirs ne savaient pas poser les vraies questions pour avoir de vraies solutions .Et donc résoudre les vrais problèmes. Le Grand Ki-Zerbo fustigeait le mimétisme du Noir .Quant au grand Cheick Anta Diop, il parlait consciemment du manque de confiance du Noir.
J'ai cité ces trois (3) grands de la race noire parce que vous retrouvez dans les travaux d'Omotundé tous ces aspects.
Pour une fois, j'en appelle les dignes filles et fils de la race noire, partout où, elles et ils se trouvent à grandir éternellement un Noir qui s'sets donné corps et âme pour que brille à jamais sa race.
C'était mon cri de cœur et mon hommage à mon confrère Ecrivain.
Cher Omotundé, puisse la Lumière de l'Eternité briller pour toujours sur toi. Tu as apporté une magnifique lumière à ta race : la glorieuse race noire.
Dans la dynamique du Combat que nous menons pour notre race, je tenais à te rendre hommage.
Repose en paix.
Hassane BAADHIO
Ecrivain
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