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Afrique

« Nous irons où ils se cachent » : éradiquer l'État islamique en Somalie

BBC Afrique - lun, 16/03/2026 - 13:55
La Somalie est devenue une pièce maîtresse du réseau mondial de l’État islamique après que les combattants ont été chassés de leurs bastions en Syrie et en Irak.
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Retour au calme au marché de Mudaka à Kabare après une journée de psychose liée à des menaces d’attaque

Radio Okapi / RD Congo - lun, 16/03/2026 - 13:53


L’activité a repris normalement ce lundi 16 mars au marché de Mudaka, dans le territoire de Kabare, après une journée de forte psychose observée la veille. Boutiques, magasins et autres lieux de commerce ont rouvert leurs portes dans cette entité située à une dizaine de kilomètres au nord de Bukavu, au Sud-Kivu, selon des sources locales.

Catégories: Afrique, France

Les organisations féminines au cœur de la résolution des conflits en Ituri

Radio Okapi / RD Congo - lun, 16/03/2026 - 13:49


Les projets menés par les organisations féminines ont un impact considérable sur la vie de milliers d’habitants de la province de l’Ituri. Ces initiatives contribuent à la résolution des conflits, à la réduction des violences armées et à la lutte contre les violences basées sur le genre.

Catégories: Afrique, France

Incinération de médicaments et marchandises périmés à Uma (Tshopo)

Radio Okapi / RD Congo - lun, 16/03/2026 - 13:29


Une importante cargaison de médicaments et de marchandises périmées a été incinérée au village Uma, dans le territoire d’Ubundu, samedi 14 mars. L’opération s’inscrit dans le cadre de la campagne « Zéro produit périmé », visant à assainir le marché local.

Catégories: Afrique, France

Ouverture ce lundi de la session parlementaire de mars sous le signe de la sécurité à l’Est et des accords de paix

Radio Okapi / RD Congo - lun, 16/03/2026 - 12:57


Les députés nationaux et les sénateurs de la République démocratique du Congo reprennent officiellement le chemin de l’hémicycle ce lundi 16 mars au Palais du Peuple, à Kinshasa, marquant l’ouverture de la session ordinaire de mars après trois mois de vacances parlementaires.

Catégories: Afrique, France

Un locataire expulsé après 14 mois d'impayés soit 2,8 millions FCFA

24 Heures au Bénin - lun, 16/03/2026 - 12:40

Un commerçant exploitant d'un bar-restaurant à Akassato, commune d'Abomey-Calavi, a été expulsé du magasin qu'il occupait. Le tribunal de commerce de Cotonou a également condamné le commerçant à verser au propriétaire des lieux la somme de deux millions huit cent mille (2.800.000) FCFA, représentant 14 mois de loyers impayés.

M.K., l'exploitant d'un bar-restaurant, avait pris à bail un magasin situé à Akassato, dans la commune d'Abomey-Calavi, moyennant un loyer mensuel de 200 000 FCFA, payable par avance et par tranche trimestrielle de 600 000 FCFA.

Selon le propriétaire des lieux, depuis août 2024, le locataire n'a plus honoré ses obligations de paiement, accumulant une dette de trois millions six cent mille (3 600 000) francs CFA.

Malgré une mise en demeure adressée le 15 septembre 2025, M. K n'a pas régularisé sa situation.

Le 16 janvier 2026, le propriétaire saisit le Tribunal de commerce de Cotonou pour obtenir l'expulsion et la condamnation du locataire.

Dans son jugement rendu le 6 mars 2026, le tribunal a constaté que la mise en demeure était restée sans effet, bien que le défendeur ait pris l'engagement de régler sa dette.

Le juge a prononcé la résiliation du bail liant les deux parties et ordonné l'expulsion immédiate de M. K., ainsi que de tous les occupants des lieux loués.

Le tribunal a également condamné le locataire à payer la somme de deux millions huit cent mille (2 800 000) FCFA, correspondant aux loyers impayés pour la période d'août 2024 à septembre 2025, outre les intérêts de droit au taux légal à compter de la mise en demeure.

Le tribunal a assorti son jugement d'une exécution provisoire concernant la résiliation du bail et l'expulsion. Cependant, il a limité l'exécution provisoire de la condamnation pécuniaire à la moitié de la somme allouée, soit 1 400 000 FCFA.

La demande d'exécution provisoire sur minute a été rejetée, faute de justification d'un péril imminent ou d'une extrême nécessité, selon le jugement n° 017/2026/CJ2/S1/TCC du 06 mars 2026.
M. M.

Catégories: Afrique, European Union

2 morts dans un accident impliquant un préfet

24 Heures au Bénin - lun, 16/03/2026 - 12:38

Un grave accident de la circulation survenu dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 mars sur l'axe Zinvié-Cotonou a causé la mort de 2 personnes.

A Zinvié, un véhicule tout-terrain de couleur bleue, portant une immatriculation officielle (corps préfectoral), roulait en direction de Cotonou vers 23 heures, samedi 15 mars 2026, lorsqu'il a percuté successivement deux piétons.

D'après plusieurs témoignages, la course du véhicule s'est achevée contre un poteau électrique non loin de la buvette ‘'La base''.

Les deux victimes ont succombé à leurs blessures.

L'occupant du véhicule identifié par les riverains comme étant un préfet en fonction, a été extrait de l'habitacle par une foule en colère avant l'intervention des forces de l'ordre.

Blessé au front lors de la collision, l'autorité administrative aurait été mise en sécurité alors que la tension montait sur les lieux du sinistre.
Une enquête sera ouverte sur ce drame.
M. M.

Catégories: Afrique, European Union

Le garde rapproché du président Talon inhumé samedi

24 Heures au Bénin - lun, 16/03/2026 - 12:32

Le garde de corps du président de la République, Bessan Maurice Aïwanou a été conduit dans sa dernière demeure ce samedi 14 mars 2026. L'inhumation a lieu en présence des autorités politico-administratives, des membres de la famille, amis et collègues venus lui rendre l'ultime hommage.

Bessan Maurcie Aïwanou, garde de corps du chef de l'Etat Patrice Talon décédé le 10 février dernier, repose depuis ce samedi 14 mars 2026, dans sa dernière demeure à Akodéha, localité située dans la commune de Comé, dans le département du Mono.
Décoré à titre posthume pour les services rendus à la Nation, il a également reçu les honneurs militaires avant de rejoindre sa dernière demeure, dans une atmosphère empreinte d'émotion et de recueillement.
Agent de sécurité exerçant au sein du dispositif chargé de la protection du chef de l'Etat, Bessan Maurcie Aïwanou est connu pour sa loyauté, son professionnalisme et son sens élevé du devoir. Il laisse derrière lui, le souvenir d'un homme engagé au service de la sécurité et de la République. Paix à son âme !

Catégories: Afrique, European Union

Internet Sans Frontières et l'UPMB mobilisent les médias pour les engagements du Bénin

24 Heures au Bénin - lun, 16/03/2026 - 12:30

Un atelier sur la consolidation des droits numériques et la liberté d'expression a réuni, jeudi 12 mars 2026 au centre Chant d'Oiseau, professionnels des médias, juristes, blogueurs et représentants de la HAAC, l'APDP et du CNIN. Organisé par Internet Sans Frontières, en partenariat avec l'Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) et Small Media, l'atelier vise à renforcer l'application des recommandations issues du 4e cycle de l'Examen Périodique Universel (EPU).

« Pilier fondamental de la démocratie, la liberté des médias garantit le droit d'informer et d'être informé sans censure ni représailles », a rappelé Qemal Affagnon, directeur Afrique de l'Ouest de Internet Sans Frontières. Il a souligné que le Bénin est actuellement engagé dans la mise en œuvre des recommandations du 4ᵉ cycle de l'EPU, notamment en ce qui concerne la révision de la loi 2017-20 portant Code du numérique.

Lors du 4ᵉ cycle de l'EPU, plusieurs États avaient critiqué cette loi, considérant certaines dispositions comme restrictives pour la liberté d'expression. Le gouvernement béninois s'était alors engagé à réviser

son arsenal juridique. « Bien que huit textes d'application aient été adoptés en juillet 2025, certaines dispositions ne protègent pas encore pleinement la liberté d'expression et dépassent parfois le cadre du droit national et des normes internationales », a précisé Qemal Affagnon. L'objectif de l'atelier, a-t-il insisté est de renforcer le rôle des médias dans la sensibilisation aux droits humains et de nourrir le dialogue sur les engagements pris par l'État béninois. « Rien n'est acquis. La défense des droits fondamentaux doit être un processus permanent », a-t-il averti.

Ghislaine Gnimassou, portant la voix des trois représentants de la HAAC à l'atelier, a rappelé que la HAAC sera au cœur de la stratégie nationale pour aider à respecter les engagements du Bénin en matière de liberté de la presse. Elle a souligné que la forte présence de l'institution à l'atelier reflète cette priorité.

Pour Rodolphe Adjaïgbé, représentant du Centre National d'Investigations Numériques (CNIN), l'atelier constitue également un espace pour « redynamiser le partenariat et clarifier notre position sur les textes en matière de cybersécurité et de régulation du numérique ». Il a réitéré l'engagement du CNIN à accompagner les médias et les institutions dans la mise en œuvre des textes législatifs.

Des travaux pratiques pour nourrir un plaidoyer

Dans son allocution introductive, le président de l'UPMB, Florent Hessou, a dressé un état des lieux de la liberté de presse au Bénin et présenté une lecture croisée du Code de l'information et de communication et du Code du numérique. Deux ans après le dernier EPU, la situation reste fragile pour la protection des journalistes. Il est urgent de traduire en réformes concrètes les engagements du Bénin, a-t-il plaidé.

Les participants ont ensuite été répartis en quatre groupes de travail axé sur les recommandations de l'EPU soutenues par le Bénin. Les résultats de ces travaux serviront de base à un plaidoyer auprès des autorités, afin de renforcer la liberté d'expression, protéger les professionnels des médias et promouvoir les droits numériques.

Selon les organisateurs, cette initiative vise faire ancrer durablement letriptyque droits humains – liberté de la presse – liberté d'expression au Bénin.
M. M.

Catégories: Afrique, European Union

Des tirs à l'arme lourde et des pillages signalés dans certains quartiers de Goma

Radio Okapi / RD Congo - lun, 16/03/2026 - 12:23


Une vive tension a secoué l’ouest de la ville de Goma (Nord-Kivu) dans la nuit de dimanche à ce lundi 16 mars. Des sources locales concordantes rapportent que les habitants des quartiers Mugunga et Lac Vert ont été réveillés par des tirs nourris et des détonations d’armes lourdes, plongeant la population dans la peur.


Selon plusieurs témoins, les premières détonations ont été entendues aux alentours de 23 heures.

Catégories: Afrique, France

10 ème anniversaire de décès de papa Jean TOUGOUMA

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 16/03/2026 - 11:16

« Je suis la Résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra. » Jean 11, 25.

22 mars 2016-22 mars 2026 ; voilà 10 ans qu'il a plu au Seigneur de rappeller à lui son bien aimé Jean TOUGOUMA.

Demeurant dans la prière pour son repos éternel,

Les grandes familles

TOUGOUMA, YADGHO à Koudmi, Kulballé, Koupéla, Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Côte d'Ivoire et France,
La famille KANFO, à Baskouré,

Ses enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants,

La Veuve TOUGOUMA Hélène née KANFO et ses enfants : Marceline à Banfora, Patrice en France, son épouse TOUGOUMA Zalissa née BARRY, Père Eugène, religieux de l'Ordre des Carmes à Bobo Dioulasso, Madame BAGORO Rosine née TOUGOUMA, son époux Eric BAGORO et famille,

Renouvellent leurs sincères remerciements et leur profonde gratitude à tous ceux qui, de près ou de loin, ont apporté leur soutien moral, matériel et financier, lors du rappel à Dieu, le 22 mars 2016, de leur très cher papa :

JEAN TOUGOUMA
Précédemment Maître d'Hôtel au RAN HÔTEL de Bobo Dioulasso.
Elles vous convient aux différentes célébrations eucharistiques selon le programme suivant :

PROGRAMME
Mercredi 18 mars à 06h00 : A l'Eglise paroissiale de Saint Vincent de Paul de Bobo Dioulasso.
Jeudi 19 mars à 06h00 : A la chapelle saint Joseph de sarfalao sud de Bobo Dioulasso.
Vendredi 20 mars à 05h45 : A la Paroisse Saint Joseph de Belle Ville de Bobo Dioulasso.
Samedi 21 mars à 05h45 : A la paroisse Christ Roi de l'Univers de Pissy à Ouagadougou.

Dimanche 22 mars :
A 08h00 : A l'Eglise cathédrale Notre Dame des Grâces de Koupéla.
A 11h00 : A la paroisse Christ Roi de l'Univers de Pissy à Ouagadougou.
A 08h30 : A l'Eglise paroissiale de Saint Vincent de Paul de Bobo Dioulasso.
A 07h00 : A la chapelle Saint Joseph de sarfalao sud de Bobo Dioulasso.
A 08h00 : A la Paroisse Saint Joseph de Belle Ville de Bobo Dioulasso.
A 07h00 : A l'Eglise cathédrale Saint Pierre de Banfora.

Dimanche 29 mars à 07h00 : A la chapelle Saint Jacques de Koudmi à Koupéla.
Dimanche 05 Avril à 07h00 : A la chapelle Saint Jacques de Koudmi à Koupéla.
Merci pour vos prières, votre fraternité et votre présence !
Que par la Miséricorde de Dieu, nos fidèles défunts reposent en paix.

Catégories: Afrique, France

Burkina/ Coopération bilatérale : Échange avec la Coopération Suisse pour renforcer l'assistance judiciaire, la paix et la cohésion sociale

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 16/03/2026 - 10:46

Le ministre de la Famille et de la Solidarité, le Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré a reçu en audience le chef de la coopération suisse au Burkina Faso, Pierre Kistler, le vendredi 13 mars 2026. Selon le service de communication du ministère qui rapporte l'information, l'audience avait pour but d'échanger sur les perspectives de renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et la Suisse dans les domaines de l'assistance judiciaire, de la consolidation de la paix et de la promotion du vivre-ensemble.

Au cours des échanges, Pierre Kistler a réaffirmé l'engagement de la coopération suisse en faveur de l'accès équitable à la justice pour les communautés vulnérables, notamment celles qui aspirent à faire valoir leurs droits mais ne disposent pas des moyens nécessaires pour accéder aux services judiciaires. Il a indiqué qu'une attention particulière est accordée aux initiatives visant à renforcer l'assistance judiciaire et la cohésion sociale.

De plus, la Suisse joue un rôle important dans l'opérationnalisation du Cadre de concertation pour la consolidation de la paix (CCP), une initiative qui vise à faciliter le dialogue entre les différents acteurs, renforcer la paix et promouvoir le vivre-ensemble. À cet effet, le ministère de la Famille et de la Solidarité travaille à l'élaboration d'un référentiel national fédérateur, destiné à harmoniser les interventions des différents acteurs impliqués dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Ce document est actuellement en phase de validation.

Le Ministre de la Famille et de la Solidarité n'a pas manqué d'exprimer sa gratitude à la coopération suisse pour la qualité des relations de partenariat entre le Burkina Faso et la Suisse. Elle a salué les initiatives innovantes menées par la Suisse, notamment en faveur du soutien aux personnes déplacées internes (PDI) et de l'appui aux dynamiques locales de paix et de cohésion sociale. Le Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré a également relevé l'importance du nouveau programme de coopération, qui met l'accent sur l'appui aux initiatives locales et aux politiques publiques nationales, dans une perspective d'impact durable et systémique. Elle a enfin réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner la coopération suisse dans la mise en œuvre de ses programmes au Burkina Faso.

www.lefaso.net
Source : DCRP/MFS

Catégories: Afrique, France

La riposte fulgurante du Bénin face au terrorisme

24 Heures au Bénin - lun, 16/03/2026 - 10:05

Le 7 mars 2026, le nord du Bénin a connu l'une des plus violentes confrontations armées contre les terroristes. Des groupes armés ont tenté d'assaillir le Lodge Pendjari, position militaire de l'opération Mirador, mais les assaillants se sont heurtés aux forces armées béninoises. Les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont lancé une contre‑offensive fulgurante qui a neutralisé 17 assaillants, au prix d'un soldat béninois tombé au champ d'honneur.

L'incident du 7 mars s'inscrit dans une série d'attaques perpétrées par le JNIM, groupe actif au Sahel, qui a déjà coûté la vie à 15 soldats lors d'une frappe à Kofouno, dans la nuit du 4 au 5 mars, à quinze kilomètres de la frontière nigérienne. Ces incursions venues du nord, montrent clairement que la maîtrise sécuritaire des pays voisins reste insuffisante. Cette pression constante oblige le Bénin à se doter de moyens de lutte efficaces telle que l'opération « Mirador », qui renforce chaque jour la défense du territoire.

Une menace djihadiste sous pression face aux FDS

Sur le terrain,le 7 mars, les unités d'élite ont immédiatement réagi, soutenues par des hélicoptères de combat qui ont fixé l'ennemi, permettant aux troupes au sol d'engager l'assaut final. Le bilan officiel fait état de 17 terroristes neutralisés et de la saisie de plus d'une dizaine de motos, principaux moyens de mobilité des groupes armés. Malgré la perte d'un soldat, l'opération a démontré la capacité de l'armée béninoise à contenir la menace et à protéger les populations du nord. Face à une menace transfrontalière en constante évolution, le Bénin montre qu'il sait se défendre et que la sécurité du pays repose désormais sur une coordination efficace entre les forces terrestres et aériennes et une armée qui monte en compétence, offrant ainsi une lueur d'espoir aux communautés locales.

Catégories: Afrique, European Union

Plus de 3 000 réfugiés nigérians accueillis à Ségbana

24 Heures au Bénin - lun, 16/03/2026 - 09:56

Suite aux attaques perpétrées par des groupes armés dans leurs localités d'origine, plus de 3 000 personnes ont traversé la frontière depuis le Nigeria pour se refugier à Ségbana, dans le département de l'Alibori depuis la fin du mois de février 2026. Face à cet afflux soudain de personnes déplacées, les équipes de Médecins sans frontières (MSF) ont réalisé une évaluation rapide de la situation et déployé une intervention d'urgence afin de répondre aux besoins médico-humanitaires les plus immédiats.

Médecins sans frontières alerte sur une réponse d'urgence à Segbana. Dans cette commune du département de l'Alibori, plus de 3 000 personnes ont traversé la frontière du Nigeria pour y trouver asile après les attaques de groupes armés dans leurs localités d'origine.

Au centre de santé de Ségbana, MSF a renforcé les capacités de prise en charge en mobilisant du personnel médical et paramédical supplémentaire. Les équipes ont notamment été complétées par des infirmiers, une sage-femme, un laborantin, des aides-soignants, du personnel d'entretien et une psychologue chargée d'assurer un accompagnement psychosocial aux personnes affectées par les violences et le déplacement.

Selon les chiffres, du 4 au 9 mars 2026, 811 consultations ont été réalisées au dispensaire de Ségbana, dont 145 concernaient des enfants de moins de 5 ans. Le service de maternité a assuré 161 consultations et le suivi de 131 femmes enceintes. Au cours de la même période, les équipes ont assisté 21 accouchements, enregistré 19 hospitalisations et effectué 10 références vers des structures de santé plus spécialisées.

Cet afflux de patients selon l'organisation, représente une augmentation notable pour ce centre de santé, qui reçoit habituellement environ 500 patients par mois.

Parallèlement aux activités médicales, des actions ont été menées pour améliorer les conditions de vie des familles déplacées. Au total, 600 kits essentiels ont été distribués aux ménages. Chaque kit comprend notamment des serviettes hygiéniques, du savon, des pastilles de purification d'eau, des couvertures, des moustiquaires, des nattes, un bidon de 20 litres ainsi qu'un gobelet.

Les équipes ont également renforcé l'accès à l'eau potable et aux infrastructures d'assainissement. Des réservoirs d'une capacité de 5 000 litres ont été installés au centre de santé de Ségbana et au sein de la communauté pour assurer la disponibilité d'eau potable pour les patients et le personnel.

Par ailleurs, des opérations de vidange de fosses ont été réalisées au centre de santé et dans la communauté. Dans plusieurs habitations accueillant un grand nombre de personnes déplacées (parfois plus de 200), 17 toilettes ont été construites afin d'améliorer les conditions d'hygiène et de limiter les risques sanitaires.

Les équipes de Médecins sans Frontières poursuivent leurs activités à Ségbana afin de garantir l'accès aux soins et de répondre aux besoins urgents des populations déplacées.

F. A. A.

Catégories: Afrique, European Union

La population du monde francophone dépasse la barre des 600 millions d'habitants

24 Heures au Bénin - lun, 16/03/2026 - 09:51

Après avoir dépassé celles de l'espace hispanophone et de l'ensemble Union européenne - Royaume-Uni, la population du monde francophone est désormais estimée à 602,2 millions d'habitants, au 1er janvier 2026. Une progression essentiellement due à l'Afrique francophone, dont l'émergence démographique s'accompagne d'une remarquable montée en puissance économique, en ayant notamment affiché la croissance la plus élevée du continent pour la douzième année consécutive en 2025.

Selon les données et projections publiées par l'ONU mi-2024, complétées par celles fournies par certains organismes nationaux de la statistique (notamment dans le cas des pays partiellement francophones), la population du monde francophone est estimée à 602,2 millions d'habitants au 1er janvier 2026, contre 590,0 millions début 2025. Avec une progression de 2,07 % (soit 12,2 millions d'habitants), l'espace francophone creuse notamment l'écart avec l'ensemble constitué par l'Union européenne et le Royaume-Uni, qu'il avait dépassé en 2018 (519 millions, hors territoires français d'outre-mer), et avec le monde hispanophone qu'il avait dépassé en 2011 (488 millions).

Le dynamisme de l'espace francophone

Cette estimation correspond à la population du monde francophone dans sa définition géographique la plus stricte et la plus sérieuse, qui ne tient compte que des pays et territoires réellement francophones, c'est-à-dire dans lesquels la population est en contact quotidien avec la langue française, à différents degrés, et où l'on peut « vivre en français ». Dans ces pays et territoires, le français est par conséquent, seul ou avec une langue locale partenaire, la langue de l'administration, de l'enseignement (pour l'ensemble de la population scolaire, au moins à partir d'un certain âge), des affaires et des médias, ou au moins la langue maternelle de la population, sous sa forme standard ou sous une forme créolisée (un peu comme l'arabe dialectal par rapport à l'arabe standard dans les pays du Maghreb).

Le monde francophone est donc un vaste ensemble rassemblant non moins de 33 pays, répartis sur quatre continents, et pour lequel ne sont donc comptabilisés que les parties francophones des pays partiellement de langue française, comme la Belgique ou le Canada (respectivement la Fédération Wallonie-Bruxelles et l'ensemble Québec-Acadie du Nouveau-Brunswick). Par ailleurs, l'espace francophone ne tient pas non plus compte d'un certain nombre de pays membres à part entière de l'Organisation internationale de la francophonie (mais ne remplissant aucun des critères nécessaires afin de pouvoir être considérés comme francophones, tels que le Liban, la Roumanie ou encore la Guinée-Bissau), ainsi que des nombreux pays et territoires non francophones à travers le monde où l'apprentissage du français est obligatoire pour tous les élèves, à partir du primaire ou du secondaire.

Ce vaste espace s'étend donc sur près de 16,3 millions de km2, soit près de quatre fois l'Union européenne tout entière. À cela, s'ajoutent de vastes territoires maritimes, et notamment la zone économique exclusive française, seconde plus grande au monde avec ses près de 10,2 millions de km2 (soit plus du double de la superficie terrestre totale de l'Union européenne). Les cinq premiers pays francophones sont aujourd'hui la République démocratique du Congo (ou RDC, 114,6 millions d'habitants), la France (69,7 millions, territoires ultramarins inclus, tous statuts confondus), l'Algérie (47,7), le Maroc (39,2) et Madagascar (33,1). Cette dernière est talonnée de très près par la Côte d'Ivoire, qui est sur le point de la dépasser (33,1 millions également).

Avec une croissance démographique de 2,07 % en 2025, et un taux de fécondité global de 3,94 enfants par femme (en légère baisse par rapport au taux de 4,01 observé l'année précédente), le monde francophone constitue l'espace linguistique le plus dynamique au monde. Il se classe devant l'espace arabophone, dont la croissance s'élève à 1,80 % et dont la population est estimée à 512,4 millions d'habitants début 2026 (avec un taux de fécondité global de 3,10 enfants par femme). Grâce à ce dynamisme, le monde francophone avait d'ailleurs dépassé en 2011 l'espace hispanophone, en progression de 0,71 % en 2025 et qui rassemble désormais 488,3 millions d'habitants (avec un taux de fécondité de 1,78 enfant par femme, et ayant donc aussi été récemment devancé par l'espace arabophone).

La croissance démographique du monde francophone devrait demeurer supérieure à celle des autres espaces linguistiques, et porter la population de cet ensemble à un peu plus d'un milliard d'habitants en 2060 (1,060 milliard, en se basant essentiellement sur les projections de l'ONU, contre 812 millions pour l'espace arabophone, et 541 millions pour l'ensemble hispanophone). Le rythme de cette progression est toutefois sur une tendance baissière, notamment du fait de la baisse continue du taux de fécondité en Afrique subsaharienne francophone, qui s'établit désormais à 4,90 enfants par femme, contre 4,98 en 2024 et non moins de sept enfants en 1975 (soit une diminution de près d'un tiers, mais qui demeure en bonne partie masquée par les conséquences démographiques de la hausse régulière de l'espérance de vie et de la chute de la mortalité pour toutes les classes d'âge).

Au passage, il convient toutefois de rappeler que l'espace francophone demeure assez largement sous-peuplé, même en tenant compte des territoires désertiques ou recouverts par de denses forêts équatoriales. À titre d'exemple, sa population actuelle n'est que 16 % supérieure à celle de l'ensemble Union européenne - Royaume-Uni, qui occupe pourtant une superficie près de quatre fois moins étendue. Autre exemple plus précis, la Côte d'Ivoire, pays le plus dynamique économiquement du continent africain (en tenant compte à la fois de ses taux de croissance économique et du niveau de richesse déjà atteint), ne compte que 33,1 millions d'habitants pour un territoire un tiers plus vaste que celui du Royaume-Uni, dans ses frontières européennes (et non deux ou trois fois plus petit, comme l'indiquent la plupart des cartes géographiques en circulation, terriblement déformantes de la réalité… et des esprits). Ce dernier ayant une population de presque 70 millions d'habitants, la Côte d'Ivoire devrait donc compter non moins de 92 millions d'habitants pour être aujourd'hui proportionnellement aussi peuplée.

Les chiffres involontairement trompeurs de l'OIF

Par ailleurs, il est à noter que le chiffre d'environ 300 millions de francophones fréquemment avancé par l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ne correspond qu'au nombre de personnes ayant au moins une assez bonne maîtrise de la langue française. Ce chiffre est ainsi obtenu en ne comptabilisant, par exemple, que le tiers de la population ivoirienne et le quart de celle du Sénégal (en excluant notamment une bonne partie des personnes les plus âgées). Par conséquent, il ne traduit aucune réalité économique ou géopolitique, étant donné que seule la population totale doit être prise en compte pour l'évaluation de la taille du marché ou du poids géopolitique du pays concerné. De même, le critère retenu par l'OIF est largement inapproprié d'un point de vue social, pour la simple raison que de nombreuses choses de la vie courante se font en français dans les pays et territoires francophones (médias, internet, administration publique, documents commerciaux et comptables…), dans lesquels l'ensemble de la population est donc en contact quotidien avec la langue française, y compris dans les zones les plus reculées où le pourcentage de personnes ayant au moins une assez bonne maîtrise de la langue est moins élevé (en particulier chez les moins jeunes).

Toute statistique ne tenant pas compte de l'ensemble de la population des pays et territoires francophones, et diffusée à un large public (au-delà, donc, d'un nombre restreint de hauts fonctionnaires et de responsables politiques, en vue d'aider à l'élaboration des stratégies nationales en matière d'éducation), n'a donc pour seule et unique conséquence que d'induire en erreur les acteurs et décideurs économiques et politiques, ainsi que l'ensemble de la société civile, en dévalorisant considérablement à leurs yeux le monde francophone et la langue française. Une erreur d'appréciation dont peuvent même être victimes les organismes les plus prestigieux, à l'instar de l'organisme publique France Invest, qui publia en 2019 un Guide sur le capital-investissement destiné à de grandes entreprises (« Investir dans la croissance des entreprises en Afrique ») et dans lequel était rédigée, noir sur blanc, la phrase suivante au sujet de l'Afrique francophone, Maghreb inclus : « l'Afrique francophone regroupe 260 millions d'habitants » (alors qu'elle comptait déjà plus de 410 millions d'habitants). Plus grave encore, les données de l'OIF peuvent parfois être utilisées par certaines parties cherchant à dénigrer et attaquer la langue française, en faisant croire qu'elle ne concerne qu'environ 300 millions de personnes dans le monde.

Toute diffusion médiatique des chiffres publiés par l'OIF, sans explication préalable et suffisamment claire du critère utilisé, peut donc avoir de gravissimes conséquences économiques et géopolitiques, contraires aux intérêts de l'ensemble des pays et peuples de la grande famille francophone. Il est donc satisfaisant de constater que certains organismes ont récemment commencé à prendre leurs distances avec les données de l'OIF, à l'instar de la direction du MEDEF (principale organisation patronale française) qui n'avait utilisé que le chiffre relatif à la population totale de l'espace francophone lors de la première « Rencontre des entrepreneurs francophones » (REF), organisée en France en août 2021.

Enfin, il convient de rappeler que la connaissance de la langue française dépasse largement les frontières du monde francophone et de ses 602 millions d'habitants, le français étant la deuxième langue la plus enseignée au monde, après l'anglais. Son apprentissage est d'ailleurs obligatoire dans les établissements d'enseignement primaire et/ou secondaire d'un certain nombre de pays (comme en République dominicaine, au Costa Rica ou encore, désormais, dans tous les pays anglophones et lusophones d'Afrique de l'Ouest, ainsi qu'en Angola, dernier pays à l'avoir rendu obligatoire, dès le primaire à partir de la rentrée 2024). À la population du monde francophone, s'ajoutent donc quelques centaines de millions de personnes à travers le monde ayant une connaissance de la langue française, à divers degrés (chiffre en constante hausse et que l'on peut aujourd'hui estimer à plus de 350 millions, toutes générations confondues).

L'émergence démographique et économique de l'Afrique francophone

La progression démographique du monde francophone résulte essentiellement du dynamisme de l'Afrique francophone, qui a connu une croissance de 2,39 % en 2025 (2,73 % pour sa partie subsaharienne). La population de ce vaste ensemble de 25 pays a d'ailleurs dépassé la barre des 500 millions d'habitants en 2025, pour s'établir à 504,6 millions début 2026 (soit 83,8 % de la population de l'espace francophone). Pour rappel, l'Afrique francophone ne rassemblait que 74 millions d'habitants en 1950, soit à peu près autant que l'Allemagne seule, à ce moment-là (69,5 millions). Cette même année, la population du monde francophone était d'ailleurs estimée à seulement 129 millions d'habitants, soit 4,7 fois moins qu'aujourd'hui.

Ce dynamisme se traduit notamment par la montée en puissance des villes africaines, qui occupent désormais huit des dix premières places du classement mondial des métropoles francophones. La capitale de la RDC, Kinshasa, continue à dominer le classement avec son agglomération d'environ 15 millions d'habitants (chiffre variable selon les sources), devant la capitale française, Paris, qu'elle dépasse désormais largement (11,2 millions), et la ville d'Abidjan, capitale économique de la Côte d'Ivoire (6,7 millions). De son côté, la ville de Montréal, deuxième ville non africaine et capitale économique du Québec, arrive en septième position avec une population de 4,6 millions d'habitants.

Mais cet essor démographique s'accompagne également de l'émergence et de la montée en puissance économique de ce vaste ensemble qui réalise presque constamment les meilleures performances du continent en matière de croissance économique, tout en étant globalement la partie la moins touchée par l'inflation, la moins endettée, la plus industrialisée, ainsi que la partie la moins frappée par les inégalités, la criminalité et la corruption. Ainsi, et à partir des dernières données publiées par la Banque mondiale au mois de janvier, l'Afrique subsaharienne francophone, regroupant 22 pays, a été le moteur de la croissance économique continentale pour la douzième année consécutive en 2025, avec une progression globale de 4,9 %, contre 3,4 % pour le reste de l'Afrique subsaharienne. Sur la période de douze années allant de 2014 à 2025, la croissance annuelle de l'Afrique subsaharienne francophone s'est ainsi établie à 4,1 %, contre seulement 2,1 % pour le reste de l'Afrique subsaharienne.

Dans le même temps, et à partir des dernières estimations du FMI, l'Afrique subsaharienne francophone a continué d'afficher le niveau d'inflation le plus faible avec un taux estimé à seulement 4,0 %, contre 17,4 % pour l'Afrique subsaharienne non francophone (soit un taux annuel de 4,2 % pour la période 2014-2025, contre 19,8 %). Par ailleurs, et toujours selon les données du FMI, l'Afrique subsaharienne francophone a également affiché le niveau d'endettement le plus faible en Afrique subsaharienne, pour la neuvième année consécutive, avec une dette publique estimée à 51,6 % du PIB en 2025 (et la présence de seulement trois pays francophones parmi les dix pays subsahariens les plus endettés), creusant ainsi l'écart avec le reste de l'Afrique subsaharienne (64,6 %). Une triple performance majestueuse qui devrait d'ailleurs se répéter, encore une fois, en 2026, et des particularités que l'on observe également en Afrique du Nord, notamment avec des niveaux d'inflation et d'endettement plus faibles dans les pays francophones du Maghreb qu'en Égypte.

Sur les douze dernières années, l'Afrique francophone subsaharienne a donc connu une croissance économique supérieure à son rythme de croissance démographique, et même largement plus importante. À l'inverse, le reste de l'Afrique subsaharienne a connu une progression économique inférieure à sa croissance démographique, pourtant elle-même légèrement moins rapide que celle de la zone francophone.

Sur la période 2014-2025, sept des dix plus fortes croissances réalisées l'ont été par des pays francophones, à savoir la Côte d'Ivoire (6,3 %), la Guinée (6,1 %), le Niger (5,8 %), la RDC (5,8 %), le Bénin (5,7 %), Djibouti (5,6 %) et le Sénégal (5,5 %). Il convient là de noter que ce classement n'intègre pas le cas très particulier du Rwanda anglophone, qui ne peut plus être pris en compte dans les classements économiques africains étant donné que ses performances officielles sont largement faussées par le pillage massif des richesses de la RDC voisine, qui représentent désormais près de 50 % des exportations rwandaises de biens (et régulièrement accompagné de massacres de populations civiles). Un cas unique au monde, permis par une protection américaine… et par le silence de la quasi-totalité des pays africains. Par ailleurs, cette injustice n'empêche pas le Rwanda de demeurer parmi les pays les plus pauvres du continent, avec un PIB par habitant de seulement 1 000 dollars exactement en 2024 (classé 38e en Afrique, selon les dernières données disponibles auprès de la Banque mondiale, après intégration d'une mise à jour concernant le Soudan du Sud).

Par ailleurs, l'Afrique francophone est globalement la partie la plus industrialisée du continent, comme le démontrait déjà le dernier classement sérieux et exhaustif publié en la matière par la Banque africaine de développement en novembre 2022. Dans ce document, qui ne provient pas d'un cabinet de conseil ou d'un magazine à l'origine ou à la méthodologie potentiellement douteuse, et qui date déjà de quatre années (ne prenant donc pas en considération les dernières avancées réalisées par de nombreux pays francophones qui s'industrialisent à grande vitesse, comme la Côte d'Ivoire, le Bénin ou le Gabon), le Sénégal était déjà le pays le plus industrialisé de toute l'Afrique de l'Ouest (occupant la septième position sur le continent, devant le Nigeria, dans un classement dominé par l'Afrique du Nord et l'Afrique du Sud), la Côte d'Ivoire avait de son côté dépassé le Ghana (13e et 14e, respectivement), le Gabon, devenu pays le plus riche d'Afrique continentale, dépassait le Botswana (12e et 17e, le Botswana étant le deuxième pays le plus riche, et deuxième producteur mondial de diamants, après la Russie), et la RDC (16e) ou le Cameroun (24e) se classaient devant l'Éthiopie (25e), l'Angola (34e) ou encore le Rwanda (35e). Par ailleurs, il n'y avait qu'un seul pays francophone parmi les six derniers pays du classement (en intégrant le Soudan du Sud et la Somalie, si peu développés qu'ils n'étaient même pas mentionnés – nombreux sont les commentateurs qui ne prêtent guère attention à ce genre de « détail »).

Quant à l'Afrique du Nord francophone, le Maroc se plaçait en deuxième position continentale après l'Afrique du Sud, réduisant l'écart à un niveau si faible (0,9 %) qu'il est pratiquement certain qu'il occupe désormais la première place, compte tenu du déclin et de l'appauvrissement continus l'Afrique du Sud, un géant minier qui n'a réalisé qu'un taux de croissance annuel de 0,8 % en moyenne sur la période 2014-2025. Ce qui, au passage, démontre qu'il ne s'agit clairement pas d'un pays émergent, contrairement aux affirmations erronées de certains commentateurs ou agences de communication.

Le dynamisme francophone a notamment permis la réalisation d'un certain nombre d'exploits. Sans la moindre goutte de pétrole, le Sénégal, le Bénin et le Togo, qui ont réalisé des taux de croissance de 5,5 %, 5,7 % et 4,9 %, respectivement, sur la période 2014-2025, ont réussi à dépasser en matière de PIB par habitant le Nigeria, géant africain des hydrocarbures, n'ayant réalisé qu'un taux de croissance de 1,9 % sur la période (en affichant, respectivement, des niveaux de 1 773, 1 485 et 1 119 dollars en 2024, contre seulement 1 084 dollars). Le Nigeria, pays pétrolier et gazier ayant accumulé des centaines de milliards de dollars de revenus au cours des dernières décennies, mais qui affiche aujourd'hui le plus faible niveau d'espérance de vie au monde (estimée à 54,5 ans en 2023, selon les dernières données de la Banque mondiale), et dont la monnaie a perdu plus de 99,9 % de sa valeur par rapport au dollar depuis sa création en 1973 (divisée par près de 2 200 début 2026…), s'est également fait dépasser par le Cameroun (1 830 dollars, et qui a pourtant produit 20 fois moins de pétrole sur la décennie 2014-2023), et davantage encore par la Côte d'Ivoire, dont la production pétrolière a été non moins de 37 fois inférieure en 2024 (37 000 barils par jour seulement, contre 1,34 million pour le Nigeria, et un PIB par habitant de 2 728, le plus élevé d'Afrique l'Ouest continentale, malgré des richesses pétrolières et aurifères considérablement inférieures, également, à celles du Ghana voisin)

La Côte d'Ivoire, qui est d'ailleurs sur le point de dépasser quelques pays d'Amérique latine, a également réalisé l'exploit de passer devant l'Angola en matière de PIB par habitant, qui a pourtant extrait 31 fois plus de pétrole en 2024, et ce, en plus d'être également le quatrième producteur mondial de diamants (mais qui n'a connu qu'une croissance économique annuelle de 0,9 % seulement sur la période 2014-2025). Par ailleurs, la Côte d'Ivoire, où se construit actuellement la plus haute tour d'Afrique et du monde francophone (la Tour F, qui devrait être achevée en 2026 et culminer à une hauteur de non moins de 404 mètres, antenne incluse, dépassant également tous les gratte-ciel des pays de l'Union européenne), vient aussi de réaliser l'exploit de dépasser la Tanzanie en matière de PIB nominal (qu'elle dépassait déjà depuis longtemps en matière de PIB par habitant), malgré une population deux fois inférieure.

Avec une croissance annuelle inégalée de 5,6 % en moyenne sur la période 2014-2025, l'Afrique de l'Ouest francophone, dont fait notamment partie la Côte d'Ivoire, confirme ainsi son statut de plus vaste zone de forte croissance du continent. Une performance d'autant plus remarquable que cet ensemble n'en constitue pas la partie la plus pauvre, l'Afrique de l'Est étant globalement la partie la moins développée, la moins industrialisée, affichant les niveaux de PIB par habitant les plus faibles, de même que la partie globalement la moins stable du continent. Ce dernier point se manifeste notamment par le fait que l'Afrique de l'Est compte les pays ayant connu les conflits les plus meurtriers de la dernière décennie, proportionnellement à leur population (l'Éthiopie, le Soudan du Sud et le Soudan, actuellement ravagé par une guerre civile ayant déjà fait plus de 160 000 morts en moins de deux ans. Soit davantage que le nombre de victimes enregistré dans la totalité des conflits observés dans l'ensemble de l'Afrique subsaharienne anciennement française depuis 1960, tout comme la terrible guerre civile ayant récemment secoué l'Éthiopie et provoqué la mort d'environ 600 000 personnes en seulement deux ans, entre novembre 2020 et novembre 2022). Des conflits auxquels s'ajoutent un certain nombre de problèmes sécuritaires (terrorisme islamique en Somalie, dans le nord du Mozambique, en Ouganda…), de tensions interethniques, comme en Éthiopie (où elles avaient déjà provoqué la mort de nombreuses personnes avant même le début de la dernière guerre civile), ou politiques, comme en Tanzanie (où de récentes manifestations ont été cruellement réprimées, faisant plus de 1 000 morts en seulement six jours, fin 2025).

Par ailleurs, l'Afrique francophone constitue la partie du continent la moins touchée par les inégalités sociales, comme en attestent les dernières données disponibles auprès de la Banque mondiale (indice de GINI), qui indiquent la présence d'aucun pays francophone parmi les huit pays africains les plus inégalitaires. Une situation qui a elle-même d'importantes répercussions sur les niveaux de violence sociale et de criminalité, globalement bien plus élevés du côté anglophone du continent (comme au Nigeria, ou encore en Afrique du Sud où l'on compte plus de 25 000 homicides par année, soit un nombre de victimes supérieure à ce que l'on observe dans un certain nombre de guerres civiles à travers le monde).

Quant à la lutte contre la corruption, le dernier classement annuel publié par l'organisme Transparency International vient de démontrer que l'Afrique francophone est également la partie globalement la moins touchée par la corruption, aussi bien en Afrique subsaharienne qu'en Afrique du Nord. Il est d'ailleurs à noter que les cinq pays les plus corrompus du continent sont tous anglophones (Soudan, Érythrée, Libye, Somalie et Soudan du Sud, en dernière position). Des pays comme le Sénégal (classé 65e mondial sur non moins de 182 pays), le Bénin (70e) et la Côte d'Ivoire (76e), font ainsi mieux que l'Afrique du Sud (81e), devancent très largement des pays comme l'Éthiopie (96e), l'Angola (120e), le Kenya (130e) ou le Nigeria (142e), et se classent même devant des pays d'Europe de l'Est membres de l'Union européenne, ainsi que devant un grand nombre de pays d'Amérique latine, que l'Afrique de l'Ouest francophone vient d'ailleurs de dépasser, globalement, en matière de lutte contre la corruption. Une évolution remarquable, allant de pair avec le rattrapage économique en cours, et qui se matérialisera prochainement par le dépassement de certains pays latino-américains en matière de richesse par habitant, à commencer par des pays d'Amérique centrale.

Enfin, il convient de rappeler que les espaces UEMOA et CEMAC, qui recouvrent, respectivement, une bonne partie de l'Afrique de l'Ouest francophone et de l'Afrique centrale francophone, constituent les zones les plus intégrées du continent. Ces deux exemples d'intégration poussée, loin devant les autres ensembles régionaux, démontrent d'ailleurs que le panafricanisme est avant tout une réalité francophone. Par ailleurs, et compte tenu de la double émergence démographique et économique de l'Afrique francophone, et du retour sur investissement considérablement supérieur et multidimensionnel (notamment pour des raisons linguistiques, comme le démontre l'exemple des touristes québécois qui sont proportionnellement quatre fois plus nombreux que les touristes américains à venir chaque année en France… et à y dépenser), il serait judicieux que ce vaste ensemble redevienne la priorité des politiques d'aide au développement des pays francophones du Nord, et en particulier de la France (dont l'effort financier bénéficie principalement aux pays d'Europe de l'Est membres de l'Union européenne, et ce, pratiquement sans le moindre bénéfice économique ou géopolitique…).

www.cermf.org

Catégories: Afrique, European Union

Décès de GUIGUEMDE née KABORE Assetou Léontine : Faire-part

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 16/03/2026 - 09:51

Sa majesté le Naaba Saneem de grand Samba, Passoré.
La grande famille GUIGUIMDE, les familles KABORE, KAFANDO et alliées OUEDDOUDA, OUEDRAOGO, DIENDERE, SY, KIELWASSER, à Samba, Songnaaba, Yako, Zorgho, Filba, Ouagadougou, Ouahigouya, Bobo, Kaya, Bangui, Abidjan,
Mr Raga Vincent de Paul GUIGUIMDE, les enfants : Yolande, Pierre, Aristide, Patrice, Claude, Olivier, Bénédicte, les neveux et nièces,

Mme OUEDDOUDA née KABORE Lamoussa Sabine, les enfants : Serge, Stephane, Severine, Christian, Gael, Nadege, les neveux et nièces,

Les enfants Judith COMPAORE, Ines COMPAORE, Olivier GUIGUEMDE
Les petits enfants Tchambou Sy Lala Moulker, Guiguemde Teebnooma Astrid, Guiguemde Franc Yanis et Guiguemde Franc Noah,

Ont la profonde douleur de vous annoncer le rappel à Dieu le 13 mars 2026 de leur épouse, maman, soeur, tante, grand-mère :
Mme GUIGUEMDE née KABORE Assetou Léontine, précédemment secrétaire à la CEAO à la retraite.

Le programme des obsèques se présente comme suit :
Mercredi 18 mars 2026
Levée du corps à 16h à la morgue de BOGODOGO
Veillée de prière à 19h à son domicile à Pissy secteur 26, ex secteur 17

Jeudi 19 mars 2026
Culte d'action de grâce à 08h à l'église de la Mission Apostolique Temple Peniel
Inhumation à 10h à son domicile à Pissy secteur 26, ex secteur 17
Paix à son âme et communion de prières.

Jésus lui dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ». Jean 11:25

Catégories: Afrique, France

Conflit entre taxi-motos et clients

24 Heures au Bénin - lun, 16/03/2026 - 09:39

À Cotonou, la hausse du prix de l'essence commence à peser sur les usagers des taxi-motos. Face à l'augmentation du coût du carburant, les conducteurs ont revu à la hausse le prix des courses. Ce que les clients ont du mal à accepter.

A Cotonou, tout comme dans d'autres localités du pays, les conducteurs de taxi-moto, communément appelés « zémidjans », disent subir de plein fouet l'augmentation du prix de l'essence. Pour ces travailleurs du transport urbain, la situation devient de plus en plus difficile, car leurs dépenses quotidiennes augmentent alors que les recettes restent presque inchangées.

Sur certains trajets très fréquentés, les tarifs commencent à évoluer. Par exemple, le tronçon Agla-Tokpa, autrefois fixé à 500 francs CFA, se négocie désormais entre 600 et 650 francs CFA selon plusieurs conducteurs. Une hausse que certains clients refusent d'accepter.
« Avant, avec 2 000 francs d'essence, on pouvait bien travailler une bonne partie de la journée. Mais aujourd'hui, on est obligé de mettre plus pour rouler. Si on ne revoit pas un peu les prix, on ne gagne rien », confie Armand, conducteur de taxi-moto rencontré au carrefour Agla.

Même son de cloche chez Sébastien, qui exerce ce métier depuis plus de cinq ans. Selon lui, les discussions avec les clients deviennent de plus en plus fréquentes. « Quand tu annonces 600 francs pour une course qui était à 500, certains refusent. Ils disent qu'ils ne savent pas que le prix a augmenté. Parfois, ils préfèrent attendre un autre conducteur », explique-t-il.

Pour les usagers, la hausse des tarifs est difficile à accepter. Clarisse, vendeuse au marché de Cococodji, estime que l'augmentation du tarif des courses complique son budget quotidien. « Nous aussi on souffre. Tout devient cher : la nourriture, le transport. Si le prix de chaque déplacement augmente, ça devient difficile », déplore-t-elle.

Entre la flambée du prix du carburant et la réticence des clients à accepter de nouveaux tarifs, les conducteurs de taxi-moto se retrouvent ainsi dans une situation délicate.

Beaucoup espèrent un retour rapide à la normale du prix de l'essence afin de continuer leurs activités sans conflit permanent avec les usagers.

Abdoul Warissou Ossan (stagiaire)

Catégories: Afrique, European Union

Droit des affaires OHADA : Le CIFDA lance une nouvelle session de formations certifiantes

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 16/03/2026 - 09:30

CENTRE D'INFORMATION, DE FORMATION ET DE DOCUMENTATION SUR LE DROIT DES AFFAIRES (CIFDA)

Vous souhaitez acquérir une maîtrise immédiatement mobilisable des Actes uniformes et de leur application contractuelle et contentieuse, au service du conseil, de la structuration et de la sécurisation des opérations juridiques dans l'espace OHAD, le CIFDA vous propose ses formations certifiantes en cours ou dont le démarrage est déjà programmé. Le CIFDA incarne l'excellence, la rigueur et l'innovation en matière de formation en droit des affaires au service du progrès des entreprises du public et du privé. Nous créons des compétences pour nos entreprises.

NB : Code OHADA dernière édition obligatoire - Code du Recouvrement recommandé - 5 inscrits au moins pour démarrer une Session de formation

Dossier d'inscription : CV actualisé + 1 photo d'identité + Fiche d'inscription à remplir

Vous aspirez à renforcer vos compétences et à accéder à de nouvelles opportunités professionnelles. Nos Certificats Professionnels sont spécialement conçus pour vous propulser vers l'excellence. Il vous suffit de vous inscrire pour notre prochaine session de formation. Saisissez cette opportunité unique ! Développez vos Compétences et Valorisez votre Carrière

Informations complémentaire contacter Cercle OHADA du Burkina : Récépissé n° : N 00000 508101/MATD/SG/DGLPAP/DOASOC du 28 janvier 2019, Siège social Immeuble CERPAMAD sis à la Zone du bois ; N° IFU : 00111804 E ; E-mail : cerclohadaburkina@yahoo.fr ou cerclohadaburkina@gmail.com ; Tél / Mobile : (+226) 78 27 00 74 / 75 31 57 92 ou Tél / Fixe : (+226) 25 36 07 03 (Secrétariat du CERPAMAD, sis à la zone du bois, près du canal de Zogona, ex-secteur 13 à Ouagadougou).
Ensemble, construisons l'Afrique de demain avec l'OHADA !

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Biodiversity and the future creditworthiness of nations

Climate change, biodiversity loss, and deforestation present increasingly material financial risks. Yet, whilst macroeconomic studies on biodiversity often value natural capital and ecosystem services to human wellbeing, they do not quantify risks to financial assets. Sovereign debt is the means through which countries invest in themselves, yet continued environmental degradation undermines economic performance making this type of debt riskier and costlier, ultimately reducing the ability of nations to invest in nature or endure shocks. The primary indicator of national creditworthiness – sovereign credit ratings – currently omit biodiversity and other nature-related risks, meaning financial markets may be mispricing, mismanaging, and misallocating $71 trillion of financial assets, with direct implications for both the natural environment and public investment and global financial stability. We directly incorporate biodiversity and nature-related risks into assessments of sovereign creditworthiness. We extend S&P Global’s sovereign ratings methodology to assess creditworthiness of 23 nations under a range of scenarios relating to changes in tropical timber production, wild pollination services, and marine fisheries. Although seemingly a small sample of nations, these countries have a collective population of 5.5 billion people. We find that a partial ecosystem collapse scenario increases the annual debt payment faced by India and China by $49bn and $70bn, respectively. This is equivalent to 2.4% of the median Indian’s annual after-tax income. Across the sample, the additional annual interest burden could reach $162bn, nearly reaching the $200bn/yr target for conservation support under the Global Biodiversity Framework. Some countries, such as Angola, Bangladesh, Democratic Republic of Congo, and Madagascar, could face GDP losses of more than 15% by 2030.

Biodiversity and the future creditworthiness of nations

Climate change, biodiversity loss, and deforestation present increasingly material financial risks. Yet, whilst macroeconomic studies on biodiversity often value natural capital and ecosystem services to human wellbeing, they do not quantify risks to financial assets. Sovereign debt is the means through which countries invest in themselves, yet continued environmental degradation undermines economic performance making this type of debt riskier and costlier, ultimately reducing the ability of nations to invest in nature or endure shocks. The primary indicator of national creditworthiness – sovereign credit ratings – currently omit biodiversity and other nature-related risks, meaning financial markets may be mispricing, mismanaging, and misallocating $71 trillion of financial assets, with direct implications for both the natural environment and public investment and global financial stability. We directly incorporate biodiversity and nature-related risks into assessments of sovereign creditworthiness. We extend S&P Global’s sovereign ratings methodology to assess creditworthiness of 23 nations under a range of scenarios relating to changes in tropical timber production, wild pollination services, and marine fisheries. Although seemingly a small sample of nations, these countries have a collective population of 5.5 billion people. We find that a partial ecosystem collapse scenario increases the annual debt payment faced by India and China by $49bn and $70bn, respectively. This is equivalent to 2.4% of the median Indian’s annual after-tax income. Across the sample, the additional annual interest burden could reach $162bn, nearly reaching the $200bn/yr target for conservation support under the Global Biodiversity Framework. Some countries, such as Angola, Bangladesh, Democratic Republic of Congo, and Madagascar, could face GDP losses of more than 15% by 2030.

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