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Afrique

Burkina Faso: des opposants en exil publient une liste documentée de 86 enlèvements perpétrés par la junte

RFI /Afrique - il y a 11 heures 35 min
Mis en ligne sur les réseaux sociaux sous le titre « Les disparus d'Ibrahim Traoré » à l'occasion du quatrième anniversaire du putsch militaire du 30 septembre 2022, ce trombinoscope entend dénoncer l'autoritarisme de la junte au pouvoir à Ouagadougou et honorer la mémoire de celles et ceux qui ont été victimes de sa répression. 
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RDC: le désarmement des FDLR au coeur d'une nouvelle tournée d'émissaires congolais en Afrique et en Europe

RFI /Afrique - il y a 11 heures 35 min
Floribert Anzuluni, le ministre congolais de l’Intégration régionale, et Sumbu Sita, le haut représentant du président Félix Tshisekedi, ont successivement rencontrés le médiateur africain Faure Gnassingbé et le président angolais Joao Lourenço, mardi 29 et mercredi 30 septembre. Objectif : leur présenter les avancées et les prochaines étapes d'un processus contesté par Kigali qui estime que les modalités de neutralisation des FDLR doivent respecter les protocoles convenus dans le cadre de l'accord de Washington. 
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Éthiopie: l'armée fédérale poursuit sa contre-offensive et gagne du terrain au Tigré

RFI /Afrique - il y a 11 heures 36 min
Les troupes d'Addis Abeba, qui ont repris le contrôle de la ville d'Alamata lundi 28 septembre, se trouvent désormais un peu plus au nord. Un groupe proche des autorités fédérales affirment qu'elles affrontent désormais les combattants du Front de libération du peuple du Tigré à Korem, une localité située à une centaine de kilomètres au sud de Mekele, mercredi 30 septembre.
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Mali: plus de 2400 écoles fermées pour la rentrée scolaire

RFI /Afrique - il y a 11 heures 38 min
Au Mali, ce jeudi 1er octobre est jour de rentrée scolaire alors que 2026-2027 a été décrétée « Année de l'éducation et de la culture » par le président de la Transition, le général Assimi Goïta. Pourtant, à cause de la dégradation du contexte sécuritaire et de l'extension de la présence jihadiste dans le pays, plus de 2 400 écoles ne pourront pas accueillir d'élèves en cette rentrée. Un chiffre en constante augmentation ces dernières années. 
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Madagascar: l'ex-ministre de l’Éducation Marie-Michelle Sahondrarimalala condamnée à cinq ans de prison ferme

RFI /Afrique - il y a 11 heures 39 min
Proche de l'ancien président Andry Rajoelina renversé l'an dernier par la prise de pouvoir du colonel Michaël Randrianirina, Marie-Michelle Sahondrarimalala a été reconnue coupable « d’atteinte à la sûreté de l'État » par le tribunal de première instance d’Antananarivo. La justice malgache lui reproche notamment d'avoir voulu renverser le régime de transition en payant des fauteurs de trouble. Son avocat dénonce, lui, une « condamnation purement politique ».
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Consulats d’Algérie en France : dates et lieux des permanences d’octobre 2026

Algérie 360 - il y a 14 heures 10 min

Les consulats d’Algérie en France multiplient les permanences mobiles en octobre, de Quimper à Avignon. Elles permettent de déposer une demande de passeport ou de […]

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Nuit de la RPP : Burkinabè et Africains soutiennent le capitaine Ibrahim Traoré dans une "mobilisation historique et exceptionnelle"

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 15 heures 12 min

Le Burkina Faso célèbre cette soirée du 30 septembre au 1er octobre 2026, sur toute l'étendue du territoire national et les représentations et missions diplomatiques, la « Nuit de la Révolution progressiste populaire (Nuit de la RPP », sous le slogan : « Le peuple veille sur sa Révolution ». A Ouagadougou, c'est la place de la Révolution qui a été le lieu de convergence des milliers de personnes, toutes franges sociales confondues et aux côtés desquels, des leaders panafricains venus témoigner leur admiration et soutien au guide de la révolution.

Déjà à 18h, l'emblématique place de la Révolution grouillait du monde, tandis que les arrivées continuaient à s'enregistrer massivement jusqu'à tard dans la nuit. C'est dans une place de la Révolution qui s'est donc révélée petite, que se sont enchaînées les différentes articulations de la célébration, officiellement annoncée de 18h à 02h. Aux côtés des populations, les membres du gouvernement, avec à leur tête, le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo qui a salué une "mobilisation historique et exceptionnelle".

Historique de la RPP, acquis des quatre ans du pouvoir, focus sur le Manifeste de la RPP, exécution de l'hymne national "le ditanyè", quatre minutes de standings ovations pour marquer les quatre années d'accession au pouvoir du capitaine Ibrahim, sont entre autres moments forts de la célébration, également marquée par la touche culturelle, avec notamment les prestations artistiques.

Parmi ceux qui n'ont pas voulu se faire conter cette nuit, il y a Abdoul karim, posté à l'entrée Est de la Place de Révolution avec des tee-shirts à l'effigie du capitaine Thomas Sankara, leader de la Révolution démocratique et populaire (RDP) et du capitaine Ibrahim Traoré, leader de la RPP. "Le capitaine Ibrahim traoré est le successeur de Thomas Sankara. Tel père tel fils. Il est venu continuer le travail de son père", corrobore Abdoul Karim, se présentant comme commerçant au grand marché de Ouagadougou.

A la question de savoir d'où il tire son admiration, il répond avec enthousiasme : "Nous aimons ce qu'il fait. Il fait la guerre et le développement ; deux choses à la fois. Il lutte contre le terrorisme et puis il développe le pays. Vraiment, on est très fiers de lui".

Il lance un appel à tout le peuple burkinabè et à tous les peuples de l'AES à soutenir le capitaine Ibrahim Traoré "qui lutte contre l'impérialisme" avant de souhaiter que "Dieu lui donne longue vie pour qu'il accomplisse sa mission".

Rachid dicko, fait partie également de ceux qui ont effectué le déplacement de la place de la Révolution et qui affichent une fière allure.

"Nous sommes tous sortis pour féliciter le président, le camarade capitaine Ibrahim Traoré. Je suis très satisfait de ses quatre ans, parce qu'il y a eu beaucoup d'évolutions sur d'énormes plans, et beaucoup d'autres résultats vont se faire sentir encore dans les années à venir", a-t-il justifié.

A ses camarades jeunes, Rachid Diallo exhorte à "être des hommes de loyauté, des hommes dignes, à ne jamais accepter la facilité et à toujours aimer le combat".

La Nuit de la RPP, ce sont également ces panafricains qui ont bravé des milliers de kilomètres pour rejoindre notamment Ouagadougou. C'est le cas du Camerounais Wilfried Ekanga, politologue, écrivain-essayiste et spécialiste des questions internationales.

Lefaso.net

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Bobo-Dioulasso : La CNAVC-Houet dresse le bilan de quatre années de MPSR 2 et appelle à renforcer la mobilisation citoyenne

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 15 heures 33 min

La Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC), section Houet, a marqué, ce mercredi 30 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso, le quatrième anniversaire de l'avènement du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR 2). À travers une conférence publique tenue à l'hôtel de ville, la structure a livré sa lecture des transformations intervenues au Burkina Faso depuis 2022 et appelé à une mobilisation accrue des citoyens autour de la souveraineté et de la Révolution progressiste populaire.

La cérémonie a réuni des responsables de la veille citoyenne, des représentants des autorités, des membres de la société civile ainsi que des hommes et femmes de médias. Le président de la délégation spéciale communale de Bobo-Dioulasso, Laurent Kontogom, a salué l'initiative de la CNAVC-Houet et la mobilisation autour de cette commémoration. Il a également présenté cette célébration comme une source de grande satisfaction, au regard des acquis enregistrés, selon lui, dans le cadre de la Révolution progressiste populaire.

Sécurité, agriculture et industrie au cœur du bilan

Dans sa déclaration, lue par son secrétaire général, Moussa Traoré, la CNAVC-Houet est revenue sur les principales évolutions enregistrées au cours des quatre dernières années. L'organisation estime que cette période a été marquée par « de profonds bouleversements », des défis et des sacrifices, mais également par des initiatives visant à renforcer l'autonomie du Burkina Faso. La sécurité figure naturellement parmi les principaux sujets abordés. La coordination relève le renforcement des capacités des forces combattantes, à travers le recrutement et la formation de nouveaux éléments, l'acquisition d'équipements ainsi que la mobilisation des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

Tout en saluant ces efforts, la CNAVC-Houet reconnaît que la situation sécuritaire demeure préoccupante et que les sacrifices consentis par les forces combattantes et les populations restent importants. Elle appelle, de ce fait, à poursuivre la mobilisation nationale autour de la discipline, de la solidarité, de la vigilance et du civisme. Pour l'organisation, la défense de la Patrie ne saurait relever uniquement des forces combattantes. Elle engage également la responsabilité de chaque citoyen.

L'autosuffisance alimentaire constitue un autre axe majeur de la déclaration. La CNAVC-Houet évoque les initiatives engagées dans la production agricole, la mécanisation, les aménagements et l'accompagnement des producteurs. Elle cite notamment la mise à disposition de tracteurs. Mais au-delà de la production, la coordination insiste sur la nécessité de transformer localement les matières premières afin de conserver davantage de valeur ajoutée sur le territoire national. À Bobo-Dioulasso, elle met en avant la Société burkinabè de tomates (SOBTO), inaugurée en novembre 2024 dans le cadre de l'entrepreneuriat communautaire par actionnariat populaire. L'unité transforme la tomate en concentré commercialisé sous la marque A'diaa.

La CNAVC-Houet cite également le complexe industriel TEXFORCES-BF, inauguré le 9 septembre 2026 à Logofourousso, dans la commune de Bobo-Dioulasso. Cette unité est destinée à la transformation du coton burkinabè et à la confection d'effets d'habillement, notamment au profit des Forces de défense et de sécurité, des VDP et des populations civiles. Autre réalisation évoquée, la raffinerie nationale d'or RAFFINOR-BF, inaugurée le 28 septembre 2026 à Ouagadougou.

À travers ces réalisations, la CNAVC-Houet estime que la souveraineté économique doit aller au-delà de la simple possession des ressources naturelles. « La souveraineté économique ne consiste pas simplement à posséder des ressources naturelles », soutient-elle, estimant qu'elle implique aussi de pouvoir les exploiter, les transformer et les valoriser davantage au profit de l'économie nationale.

Santé, éducation et infrastructures également évoquées

Dans le domaine de la santé, la CNAVC-Houet relève les efforts consacrés à l'amélioration de l'accès aux soins et au renforcement des infrastructures sanitaires. Elle cite notamment les investissements réalisés autour du centre hospitalier universitaire Sourô Sanou de Bobo-Dioulasso ainsi que la réalisation de centres médicaux communautaires.

L'éducation figure également parmi les secteurs mis en avant. La coordination insiste sur la nécessité de renforcer les infrastructures scolaires et universitaires, tout en accordant une place importante à la formation d'une jeunesse compétente, disciplinée et engagée. Elle cite notamment l'inauguration, le 11 septembre 2026, d'un complexe d'amphithéâtres à l'université Nazi-Boni. L'infrastructure comprend un amphithéâtre de 1 200 places, quatre mini-amphithéâtres de 210 places et six laboratoires de travaux pratiques.

Le chargé de mission de la Présidence du Faso pour la région du Guiriko, Omar Traoré, a également cité plusieurs de ces réalisations au cours de son intervention. Il a notamment évoqué les initiatives en faveur de l'autosuffisance alimentaire, les infrastructures universitaires, les centres médicaux communautaires ainsi que les investissements dans le domaine sportif, avec la construction et la réfection de stades. Omar Traoré a par ailleurs mis en avant le programme Faso Mêbo, présenté comme une initiative visant notamment à améliorer le cadre de vie dans les villes. Il a soutenu que ces réalisations sont financées sur fonds propres.

« Le développement ne peut pas dépendre exclusivement de l'État »

Pour la CNAVC-Houet, les transformations engagées ne peuvent produire pleinement leurs effets sans une implication des populations. La structure invite ainsi les citoyens à prendre davantage soin des biens publics, à participer à l'assainissement des villes et à adopter des comportements responsables dans les espaces publics. « Une ville propre ne se construit pas uniquement avec des engins et des ouvriers », indique-t-elle, estimant que les investissements publics doivent être accompagnés par une véritable responsabilité individuelle et collective.

Dans cette même logique, la CNAVC appelle les citoyens à produire, travailler, entreprendre, respecter les biens publics, protéger l'environnement, s'acquitter de leurs obligations et participer activement à la vie de la Nation.

La CNAVC-Houet s'est également intéressée à la politique extérieure du Burkina Faso au cours des quatre dernières années. Elle cite notamment le retrait des forces françaises du territoire burkinabè, achevé en février 2023, ainsi que le rapprochement avec le Mali et le Niger au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES), devenue par la suite la Confédération des États du Sahel. Pour la coordination, ces évolutions traduisent une volonté de diversifier les partenariats du Burkina Faso et de renforcer son autonomie de décision.

Elle estime que ces choix doivent être accompagnés d'une exigence de responsabilité afin que les différentes coopérations contribuent au renforcement des capacités nationales et à l'amélioration des conditions de vie des populations. La CNAVC-Houet reconnaît, pour sa part, que les défis restent nombreux, notamment dans les domaines sécuritaire, économique et social. Elle invite donc les Burkinabè à ne pas considérer les acquis évoqués comme définitifs.

La coordination insiste particulièrement sur le renforcement de la cohésion sociale, du civisme et du sens des responsabilités. Elle appelle également à davantage de vigilance face aux informations qui circulent sur les réseaux sociaux, invitant les citoyens à vérifier les faits avant de les partager. « Le Burkina Faso n'a pas besoin de citoyens spectateurs. Il a besoin de citoyens acteurs », affirme la CNAVC-Houet. À travers ce message, l'organisation entend placer la participation citoyenne au cœur de la construction nationale. Pour elle, la souveraineté doit aussi se traduire dans les comportements quotidiens.

En ce quatrième anniversaire du MPSR 2, la CNAVC-Houet réaffirme ainsi son engagement en faveur de la cohésion nationale, du civisme et de la participation citoyenne, tout en appelant à consolider les efforts engagés vers un Burkina Faso « plus autonome, plus productif, plus solidaire et plus résilient ».

Romuald Dofini
Lefaso.net

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Les 100 Visages du Burkina Digital : Ahmed Forgo, du RESINA au cloud, près de vingt ans au service du numérique

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 15 heures 38 min

À moins 16 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui construisent le Burkina numérique. Aujourd'hui, nous mettons à l'honneur Ahmed Abdourahim FORGO, ingénieur en systèmes, réseaux et télécommunications et directeur général du groupe NUMERITEL, dont le parcours, entre administration publique et entrepreneuriat technologique, accompagne depuis près de vingt ans la modernisation des infrastructures numériques du Burkina Faso.

Un candidat s'inscrit à un concours de la fonction publique. Un agent des douanes utilise une application professionnelle. Une institution financière accède à une plateforme mutualisée. Une administration échange des informations avec un autre bâtiment public. Pour les utilisateurs, ces opérations se résument souvent à quelques clics. Mais derrière chaque service se trouve une infrastructure qu'ils ne voient pas. Des serveurs. Des réseaux. Des équipements de stockage. Des dispositifs de sécurité. Et des mécanismes destinés à maintenir le service lorsqu'un équipement tombe en panne. C'est précisément dans cet univers qu'évolue Ahmed FORGO.

Depuis ses premières années au sein du Réseau informatique national de l'administration jusqu'au poste du président du comité directoire du groupe NUMERITEL présent au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire, il a progressivement changé de responsabilités, sans véritablement changer de terrain. Son métier consiste à construire et à faire fonctionner les fondations sur lesquelles reposent les services numériques.

2007 : entrer dans le numérique par le réseau de l'administration

Le parcours professionnel d'Ahmed FORGO commence véritablement en novembre 2007, lorsqu'il rejoint le ministère chargé des Postes et des Technologies de l'information et de la communication. Il intègre l'équipe de gestion du RESINA, le Réseau informatique national de l'administration du Burkina Faso. Il y travaille comme administrateur réseaux et systèmes informatiques jusqu'en août 2014.

À cette époque, l'une des grandes préoccupations de l'informatisation de l'État consiste à relier les administrations et à assurer le fonctionnement de leurs équipements. Il faut administrer les réseaux. Maintenir les systèmes. Assister les utilisateurs. Résoudre les incidents. Faire évoluer les infrastructures. Et déjà, veiller à leur sécurité.

Pour Ahmed FORGO, ces premières années constituent une immersion dans les réalités techniques de l'administration burkinabè. Il découvre notamment qu'un service numérique ne dépend pas uniquement de la qualité du logiciel utilisé. Il dépend aussi de la solidité de tout ce qui se trouve derrière.

De l'informatique à l'ingénierie des télécommunications

Cette entrée dans la vie professionnelle s'appuie sur une formation technique. Après un baccalauréat série E au Lycée Technique de Ouagadougou, Ahmed FORGO intègre l'École supérieure d'informatique, où il suit une formation d'ingénieur de travaux informatiques en réseaux et maintenance, entre 2003 et 2006. Il poursuit ensuite ses études à HETEC et obtient un diplôme d'ingénieur de conception en systèmes, réseaux et télécommunications, de niveau bac+5.

Mais dans les métiers de l'infrastructure, la formation ne s'arrête jamais véritablement. Au fil des années, il se perfectionne dans les technologies Cisco, la fibre optique, les réseaux WAN, les serveurs HPE, les solutions de stockage IBM, la virtualisation VMware, l'administration Linux, les solutions de sauvegarde et de réplication Veeam Backup et les plateforme ERP Oracle JDE. Il se forme également à la cybersécurité, notamment au piratage éthique en Malaisie, ainsi qu'au management des services et des projets informatiques avec ITIL et PRINCE2. Son parcours suit ainsi l'évolution des technologies qu'il devra lui-même déployer.

2012 : participer à la mise en place du CIRT-BF

L'une de ses premières contributions structurantes concerne un sujet devenu aujourd'hui incontournable : la cybersécurité. En 2012, Ahmed FORGO participe, comme assistant technique, à la mise en place du CIRT-BF, le dispositif national de réponse aux incidents de sécurité informatique. Il contribue à la définition de son architecture technique et organisationnelle, à l'élaboration des procédures de traitement des incidents et à la mise en place des mécanismes de surveillance, de détection et d'alerte.

Un CIRT peut être comparé à une équipe d'intervention spécialisée. Lorsqu'un incident informatique survient, il faut pouvoir l'identifier, en mesurer les conséquences, coordonner la réponse et éviter, autant que possible, qu'il se propage. L'enjeu est particulièrement important pour les infrastructures publiques. Plus les administrations deviennent dépendantes des systèmes informatiques, plus elles doivent disposer de capacités pour faire face aux incidents.

Ahmed Forgo participe ainsi à une étape où la sécurité commence à être structurée comme une responsabilité organisée, et non plus seulement comme une question de configuration technique.

Informatiser les tribunaux de commerce

L'année suivante, en 2013, il intervient également dans le projet d'informatisation des tribunaux de commerce du Burkina Faso. Il participe à l'analyse des besoins, à la définition des infrastructures informatiques et réseaux, à l'installation des serveurs et des postes de travail ainsi qu'à la mise en service des solutions. Il contribue aussi à l'assistance aux utilisateurs et au transfert de compétences auprès des équipes concernées.

Cette expérience montre une autre dimension de son métier. L'informatisation d'une institution ne consiste pas simplement à installer des ordinateurs. Elle implique de comprendre comment les services travaillent, comment l'information circule et comment les agents vont s'approprier les nouveaux outils. L'ingénieur doit donc progressivement apprendre à faire le lien entre la technique et les besoins de l'administration.

À l'ANPTIC, changer de responsabilités

En août 2014, Ahmed FORGO rejoint l'Agence nationale de promotion des TIC, l'ANPTIC.
Il y devient responsable du département de l'Équipement et de l'Assistance technique.
Pendant deux ans, il supervise les activités techniques, le suivi des infrastructures informatiques, l'assistance aux projets numériques et la coordination des interventions.
Ce changement marque une évolution dans sa carrière.

Il ne s'agit plus seulement d'administrer directement des équipements.
Il faut aussi organiser le travail des équipes, suivre plusieurs infrastructures et accompagner des projets.

L'expérience du terrain commence à se transformer en capacité de management.

2016 : de la technique à la politique numérique

En septembre 2016, une nouvelle responsabilité lui est confiée. Ahmed FORGO devient directeur général du Développement de l'industrie numérique au ministère chargé du Développement de l'Économie numérique et des Postes. Il participe à la définition des orientations du secteur, à la coordination des initiatives de développement de l'économie numérique et aux travaux de politique publique dans le domaine des TIC.

Le changement d'échelle est important. Jusque-là, son travail portait principalement sur les infrastructures et leur exploitation. Désormais, il participe également aux réflexions sur le développement de tout un secteur économique. Comment accompagner l'industrie numérique nationale ? Comment structurer les initiatives ? Comment articuler les ambitions publiques avec les capacités techniques disponibles ? En 2017, il fait notamment partie de l'équipe chargée du suivi et de la validation de l'étude relative à la politique sectorielle de l'économie numérique et des postes. Cette expérience lui apporte une autre lecture du numérique : celle des orientations stratégiques, des politiques publiques et de leurs conditions de mise en œuvre.

Revenir à l'ANPTIC avant de franchir le pas de l'entrepreneuriat

En juin 2017, Ahmed FORGO retrouve l'ANPTIC, cette fois comme conseiller technique. Il contribue à l'analyse et au suivi des projets numériques, apporte un appui technique aux initiatives de développement des TIC et participe aux travaux liés à l'écosystème numérique national. Il possède alors une expérience assez particulière. Il connaît les contraintes quotidiennes de l'administration des réseaux. Il a supervisé des équipes techniques. Il a participé à des projets de cybersécurité. Et il a occupé des fonctions de direction au sein du ministère chargé du numérique. En octobre 2018, il décide de poursuivre ce parcours dans le secteur privé. Il prend la direction générale de NUMERITEL SARL.

NUMERITEL : passer de l'administration à l'entreprise

Avec NUMERITEL, Ahmed FORGO entre dans une nouvelle étape professionnelle. Il assure la direction stratégique et opérationnelle de l'entreprise, spécialisée dans l'intégration de solutions technologiques à valeur ajoutée. Il supervise les activités techniques, commerciales et administratives, coordonne les équipes, développe les relations avec les clients et partenaires et pilote les projets d'infrastructures numériques. La transition est intéressante.

Pendant plus de dix ans, il a travaillé au sein des structures publiques chargées de développer et d'administrer le numérique. Il se retrouve désormais à la tête d'une entreprise qui doit concevoir, fournir, installer et maintenir des infrastructures pour différents clients. Le changement ne se limite pas à son statut professionnel. Il doit désormais concilier les exigences de l'ingénieur avec celles du chef d'entreprise. La qualité technique. Les délais.Les ressources humaines. La relation client. Le développement commercial. Et la capacité à mener plusieurs projets de front.

2019 : moderniser les infrastructures des Douanes

Parmi les premiers grands projets présentés dans son CV figure la modernisation des infrastructures informatiques de la Direction générale des Douanes, en 2019. Ahmed FORGO en assure la direction de projet. L'intervention porte notamment sur la refonte des réseaux locaux, la mise à niveau des salles serveurs et le renforcement de la cybersécurité. Elle comprend l'audit des infrastructures existantes, la conception de nouvelles architectures, la segmentation des réseaux et l'amélioration des dispositifs de contrôle d'accès.

Pour une administration comme les Douanes, les infrastructures informatiques jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement quotidien. Elles doivent permettre aux agents d'accéder aux applications, de traiter les informations et de travailler dans des conditions de disponibilité et de sécurité adaptées. Moderniser ces infrastructures revient donc à renforcer les fondations techniques sur lesquelles reposent les services. Mais les projets suivants vont conduire Ahmed Forgo encore plus loin dans l'univers des datacenters et du cloud.

e-Concours : construire le datacenter derrière la plateforme

En 2021, Ahmed FORGO dirige un projet de mise en place d'un datacenter hyperconvergé au profit du ministère chargé de la Fonction publique. L'objectif est de préparer une infrastructure capable d'accueillir la plateforme e-Concours.gov.bf. Le projet comprend la conception de l'architecture, le déploiement des équipements, la virtualisation, le stockage distribué, la sécurisation des réseaux, la sauvegarde et la mise en place de mécanismes de haute disponibilité.

Le terme hyperconvergé peut sembler compliqué. Il désigne pourtant une évolution assez simple à comprendre. Traditionnellement, une infrastructure informatique repose sur plusieurs ensembles distincts : les serveurs pour exécuter les applications, les équipements de stockage pour conserver les données et les réseaux pour les faire circuler.

L'hyperconvergence rapproche ces fonctions dans une architecture intégrée, administrée de manière plus unifiée. Pour une plateforme comme e-Concours, l'enjeu est de disposer d'un environnement d'hébergement capable de répondre aux besoins du service. Le candidat ne voit que le site Web. Mais derrière l'écran, il faut une infrastructure conçue pour accueillir les applications et les données. Le CV d'Ahmed FORGO documente précisément sa contribution à cette partie invisible : le datacenter destiné à héberger la plateforme, et non le développement de l'application elle-même. Lire la suite

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Fonds de soutien patriotique : Plus de 250 milliards de FCFA mobilisés au 29 septembre 2026

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 15 heures 42 min

Le Fonds de soutien patriotique franchit (FSP) un nouveau cap. Au 29 septembre 2026, plus de 250 milliards de FCFA ont été mobilisés, soit 125,08 % de l'objectif annuel fixé à 200 milliards. Réunis ce 30 septembre à Ouagadougou sous la présidence du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, les membres du Conseil d'orientation ont examiné et adopté le troisième rapport de gestion du Fonds. Ils ont également appelé à davantage de rigueur, de transparence et de redevabilité dans la gestion des ressources.

À l'ouverture des travaux, le chef du gouvernement a salué la mobilisation des Burkinabè autour du FSP. Au 29 septembre 2026, les ressources mobilisées, toutes sources confondues, s'établissent à 250 158 437 479 FCFA, pour un objectif annuel de 200 milliards FCFA, soit un taux de réalisation de 125,08 %. Elles progressent de 75,42 % par rapport à la même période de 2025, où les encaissements s'élevaient à 142,603 milliards FCFA.

Ces résultats prolongent la dynamique constatée lors de la deuxième session ordinaire du Conseil d'orientation. Au 28 juin 2026, le Fonds avait déjà mobilisé 162,388 milliards FCFA, soit 81,19 % de l'objectif annuel.

Pour le Premier ministre, cette mobilisation traduit l'adhésion des populations à l'effort national de défense et de reconquête du territoire. « Chaque franc mobilisé, chaque action réalisée, participent de cette dynamique de souveraineté et de résilience nationales portée par la Révolution progressiste populaire », a-t-il déclaré.

Les ressources ont notamment contribué à la prise en charge des dépenses de fonctionnement des Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) et au renforcement des capacités opérationnelles des forces combattantes.

La période sous revue a également été marquée par une sortie d'immersion des membres du conseil d'orientation et du Comité de gestion auprès du Bataillon mixte de marche Fantôme 1, à Fada N'Gourma, ainsi que par un atelier d'appropriation au profit des nouveaux membres du Conseil.

Tout en se félicitant des performances enregistrées, le Chef du Gouvernement a appelé à poursuivre la mobilisation et à renforcer la rigueur dans la gestion du Fonds.

« Nous devons poursuivre et intensifier les efforts engagés, afin d'optimiser davantage la mobilisation des ressources, de renforcer la transparence et la redevabilité dans leur gestion, et de consolider la confiance de l'ensemble des contributeurs », a-t-il indiqué.

Le Premier ministre a rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité ainsi qu'aux VDP engagés sur les différents théâtres d'opérations. Il a également eu une pensée pour les combattants tombés au champ d'honneur et pour l'ensemble des victimes du terrorisme.

À la clôture des travaux, le président du conseil d'orientation a salué la qualité des échanges et des contributions ayant permis l'adoption du rapport de gestion et la définition d'orientations pour renforcer l'impact du Fonds.

Il a exprimé sa reconnaissance aux compatriotes de l'intérieur et de l'extérieur pour leur engagement. « Chaque contribution au Fonds de soutien patriotique représente un apport concret à l'effort national de reconquête et de restauration de l'intégrité de notre territoire », a souligné le Camarade Premier ministre.

Le Premier ministre a appelé à préserver cet esprit de solidarité et à orienter les ressources mobilisées avec rigueur vers les objectifs nationaux. « Grâce à l'unité, à la discipline, à la solidarité et à la constance dans l'engagement, nous puiserons la force nécessaire pour surmonter les obstacles qui se dressent devant notre Nation et poursuivre sa marche vers la liberté, la dignité et la prospérité », a-t-il affirmé.

La prochaine session ordinaire du conseil d'orientation du Fonds de soutien patriotique est annoncée pour la fin du mois de décembre 2026.

Lefaso.net
Source : DCRP/Primature

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Allocation chômage 18 000 DA : les règles à respecter pour la garder

Algérie 360 - il y a 15 heures 42 min

L’allocation chômage de 18 000 DA par mois obéit à de nouvelles règles depuis le début de l’année. Le décret exécutif n° 26-87 fixe sa […]

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Le Faso Digital 2026 : Découvrir en vidéo la création d'un compte

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 15 heures 47 min

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Rendez-vous du 17 au 24 octobre 2026

Pendant huit jours, Le Faso Digital entend rapprocher les entreprises, les institutions, les innovateurs et les citoyens autour des solutions qui participent à la transformation numérique du Burkina Faso.

Que vous soyez entrepreneur, étudiant, professionnel, chercheur ou simplement curieux de découvrir les innovations numériques, cette deuxième édition vous ouvre ses portes.

LE FASO DIGITAL 2026
17 au 24 octobre 2026 — 100 % en ligne
“Inclusion, souveraineté, innovation : Vers un Burkina digital pour tous”
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Sécurité privée au Burkina Faso : Une convention collective historique fixe le salaire minimum à 57 000 F CFA

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 15 heures 52 min

Après neuf années de négociations, les acteurs du secteur de la sécurité privée au Burkina Faso ont franchi une étape majeure. Une convention collective a été signée le mardi 29 septembre 2026, à Ouagadougou, sous la présidence du ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré. Elle prévoit notamment un salaire de base minimum de 57 000 F CFA pour les vigiles, ainsi qu'un plan de carrière et diverses indemnités destinées à améliorer les conditions de travail et à renforcer le dialogue social dans le secteur.

Dans sa mission de promotion du travail décent dans les différents secteurs d'activités, le ministère des Serviteurs du Peuple a, à travers la direction générale du travail (DGT), accompagné tout le processus.

La convention est, selon le ministre, un instrument essentiel qui vise à améliorer les conditions de travail, renforcer la compétitivité des entreprises et consolider la paix sociale.
A ce titre, elle réglemente les questions relatives aux contrats de travail, à la rupture des contrats de travail, à la classification, aux salaires, primes et indemnités, aux évaluations et à la promotion, à l'exercice du droit syndical et la protection des délégués du personnel, à la sécurité et santé au travail et aux services sociaux d'entreprises et aux différends du travail.

Le ministre a souligné que la convention collective qui a fait l'objet de signature, comporte de nombreuses innovations.
« Le salaire de base des vigiles aujourd'hui passera au minimum à 57 000F CFA. Désormais un plan de carrière est prévu pour l'ensemble des travailleurs des sociétés privées de sécurité et des indemnités sont prévues aussi à l'initiative de chacune des entreprises, y compris des avantages en nature, notamment l'indemnité de savon qui est déjà accordée », a-t-il relevé.

Conscient qu'une convention collective n'est efficace que lorsqu'elle est appliquée, Mathias Traoré a appelé les parties prenantes à la dérouler dans les meilleurs délais.
« La convention est prévue pour entrer en application un an après sa signature et je voudrais préciser qu'elle a été signée entre deux faîtières des sociétés privées de sécurité qui regroupent 400 sociétés. Cependant, en la matière, le législateur a voulu que le Ministre en charge du travail ait la possibilité d'étendre la convention lorsqu'elle est signée aux autres qui ne sont pas signataires », a-t-il souligné.

Pour le vice-président de la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF) en charge du dialogue social, Harouna Toguyeni, il n'y a rien de tel qu'une convention collective pour permettre aux employeurs et aux travailleurs d'être en sécurité. Il a rassuré que les employeurs mettront tout en œuvre pour qu'elle soit appliquée pour le bonheur des travailleurs et la sécurité des Burkinabè.

De son côté, le président du mois des centrales syndicales, Inoussa Nana a fait l'historique des négociations avant de souligner qu'elle constitue une avancée significative qui permettra de mieux organiser ce secteur et d'améliorer les conditions de vie et de travail des travailleurs.

Au regard des nombreux avantages que présente cette convention collective pour les différentes parties, le ministre des Serviteurs du Peuple a souhaité qu'elle fasse tache d'huile sur les autres secteurs d'activités.

Il a de ce fait lancé un appel solennel à tous les secteurs d'activités qui ne disposent pas encore de cet instrument à s'inspirer de l'exemple du secteur privé de sécurité, tout en les rassurant de la disposition du gouvernement à les accompagner, conformément aux textes en vigueur et dans l'intérêt des travailleurs comme des employeurs.

Lefaso.net
Source : P
age facebook du ministère des Serviteurs du Peuple

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UEMOA : Le « Consommer local » au service de l'intégration régionale

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 15 heures 56 min

La commission de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) donne, à compter du 1er octobre 2026, le coup d'envoi de la 7e édition de l'initiative « Mois d'octobre, mois du consommer local ». Cette édition est placée sous le thème « Consommer local, facteur d'intégration régionale et de souveraineté économique de l'UEMOA face aux mutations du commerce mondial ». Elle entend faire du consommer local un levier de développement des entreprises, de transformation des matières premières et de consolidation du marché régional.

Dans un entretien accordé à l'émission « L'Invité de l'intégration », enregistré le 28 septembre 2026, le Pr Filiga Michel Sawadogo, commissaire chargé du département du marché régional et de la coopération de la commission de l'UEMOA, a expliqué les enjeux de cette initiative et les perspectives qui s'ouvrent pour les produits « Made in UEMOA ».

Pour cette 7e édition, la Commission de l'UEMOA prévoit trois principaux temps forts à son siège, à Ouagadougou. Le 1er octobre marquera le lancement officiel de l'initiative, sous la présidence du président de la commission de l'UEMOA, Abdoulaye Diop. Le ministre burkinabè chargé de l'industrie, du commerce et de l'artisanat ainsi que la présidente de la chambre consulaire régionale, ou leurs représentants, sont également attendus. Le 2 octobre, une conférence publique permettra d'approfondir les enjeux liés au thème central. Les échanges porteront notamment sur les chaînes de valeur, la qualité et la normalisation, le numérique et le commerce électronique ainsi que le marché commun.

Deux panels sont prévus : le premier consacré à la production locale comme instrument de souveraineté économique de l'UEMOA ; le second consacré aux stratégies régionales à mettre en œuvre dans un monde commercial en mutation. Enfin, une exposition-vente régionale réunira, du 1er au 4 octobre, des exposants venus des huit États membres. Cette activité revient au niveau régional après une interruption depuis la foire organisée en octobre 2024 à la maison du peuple de Ouagadougou. Dans les États membres, les manifestations nationales comprendront notamment des lancements officiels, des expositions-ventes, des conférences, des formations, des visites d'entreprises et des rencontres d'affaires.

Instituée en 2019 par les ministres du commerce des États membres de l'UEMOA, l'initiative fait actuellement l'objet d'une étude d'évaluation commanditée par la commission. L'étude, lancée en juin 2026, porte sur les cinq premières éditions, de 2020 à 2024. Ses conclusions définitives ne sont pas encore disponibles. Les premiers retours recueillis auprès des différentes parties prenantes font toutefois ressortir une appréciation globalement positive de la pertinence de l'initiative. Les exposants souhaitent notamment des espaces d'exposition plus importants, davantage de participants et une durée plus longue.

Des effets concrets sont également évoqués, notamment la création de partenariats entre entreprises, les démarches de mise aux normes et l'élargissement de l'offre locale. L'évaluation fait cependant apparaître plusieurs pistes d'amélioration : renforcer les critères de sélection des exposants, en accordant davantage de place à la qualité et à l'innovation, mieux planifier les activités et mettre en place un véritable dispositif de suivi-évaluation. L'objectif est notamment de mesurer plus précisément l'impact du « Consommer local » sur les ventes, la compétitivité des entreprises et les échanges entre les États membres.

Selon le Pr Filiga Michel Sawadogo, le choix du thème de cette 7e édition est directement lié aux transformations du commerce international et aux vulnérabilités révélées par les crises récentes. Les perturbations des chaînes d'approvisionnement, les tensions géopolitiques et la multiplication des barrières commerciales ont notamment mis en évidence la dépendance des économies aux marchés et aux approvisionnements extérieurs. Les conséquences sont particulièrement sensibles pour les producteurs, confrontés à la hausse du coût des intrants, mais également pour les ménages, à travers l'augmentation des prix. Dans ce contexte, la souveraineté économique est présentée non pas comme un repli sur soi, mais comme la capacité à préserver des marges de décision, amortir les chocs extérieurs, produire davantage localement et mieux valoriser les matières premières.

Pour lui, l'intégration régionale apparaît dès lors comme un instrument essentiel pour renforcer cette capacité collective. Or, selon les données citées par le professeur Sawadogo, les échanges entre les huit États membres de l'UEMOA n'ont représenté, en moyenne entre 2022 et 2024, que 13,1 % du commerce de marchandises de l'union. Un niveau qui traduit, selon lui, un potentiel encore largement inexploité. « Entre 2022 et 2024, les échanges entre les huit États de l'UEMOA n'ont représenté en moyenne que 13,1 % de notre commerce de marchandises, ce qui est très faible. Néanmoins, ce faible pourcentage montre qu'il y a une marge de progression que le Consommer local va booster, nous l'espérons. En réponse à ces enjeux, le Consommer local crée des débouchés pour nos producteurs, soutient la transformation locale et la diversification des produits, renforce la compétitivité des entreprises et stimule les échanges entre États. Et le produit local, au sens communautaire, s'entend de tout ce qui est produit au sein de l'un des huit Etats membres de l'UEMOA : produits agricoles, de l'élevage, de l'artisanat, les services, les produits industriels des PME-PMI et des moyennes et grandes entreprises ; il faut rappeler ici que les ministres du commerce souhaitent avoir des « champions », c'est-à-dire de très grandes entreprises, à même de compétir avec les entreprises du continent et du monde », a confié Pr Sawadogo.

Du marché national au marché continental

L'autre grande perspective évoquée est celle de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Pour le Pr Filiga Michel Sawadogo, l'ouverture du marché continental représente à la fois une opportunité et un défi. Les entreprises de l'UEMOA auront accès à un marché de plus d'un milliard de consommateurs, mais elles devront également faire face à la concurrence des produits provenant des autres pays africains. « La ZLECAf ouvre à nos entreprises un marché de plus d'un milliard trois cents millions de personnes mais aussi à une concurrence accrue : les produits des autres pays africains viendront sur nos marchés. Le Consommer local prépare nos entreprises à réussir leur entrée dans la ZLECAf : on leur fait conquérir le marché national, celui de l'UEMOA, puis le marché continental. Cela suppose d'agir sur la qualité, le respect des normes, la disponibilité, le conditionnement, les coûts, les prix, les emballages et la présentation des produits. La Stratégie régionale ZLECAf de l'UEMOA, adoptée en mars 2026, vise précisément à renforcer la compétitivité de nos économies, de nos entreprises et de notre secteur privé de façon générale. Pour ce faire, avec la Banque africaine de développement (BAD), la commission a engagé un projet d'un milliard 748 millions de FCFA, pour la période 2026-2028 », a-t-il révélé.

Des critiques négatives sont parfois portées sur les produits locaux. Le commissaire reconnaît que certains reproches adressés aux produits locaux, qualité insuffisante, prix élevés ou difficulté à les trouver dans les pays voisins peuvent être fondés. C'est pourquoi les actions engagées portent également sur la qualité, la certification, l'emballage, le commerce électronique et la maîtrise des prix. « Ce reproche est parfois fondé. C'est pourquoi, la commission et les Etats travaillent à développer la production, notamment avec l'approche filière, à accroître la qualité des produits, le respect des normes et le recours à la certification, l'amélioration de l'emballage, le recours au commerce électronique, et une maîtrise des prix, etc. Il y a également la promotion des exportations intra-communautaires par le projet Talents africains à l'international (TAI), initié par le Réseau des organismes de promotion du commerce de l'UEMOA (ROPC-UEMOA). La libre circulation des produits originaires découle directement du texte du traité de l'union. Cependant, elle rencontre dans la pratique des obstacles, notamment non tarifaires. Il faut rappeler avec force qu'un produit originaire d'un Etat membre doit pouvoir arriver sans droit de douane ou d'autres paiements et sans tracasseries dans les sept autres Etats membres. Pour combattre les obstacles dénoncés, la plateforme d'alerte des entraves à la libre circulation est mise en place et doit être dynamisée », a souligné le commissaire.

Au-delà du mois d'octobre

Pour le Pr Sawadogo, le « Mois du consommer local » ne doit surtout pas être considéré comme une opération limitée à quatre semaines. Le mois d'octobre constitue avant tout un moment de forte visibilité destiné à attirer l'attention des consommateurs, des entreprises et des décideurs sur les produits de l'Union. Le travail doit ensuite se poursuivre tout au long de l'année.

La commission entend notamment accompagner les filières prioritaires de son Plan stratégique impact 2030, parmi lesquelles le coton-textile, le riz et l'engrais-phosphate. Elle poursuivra également la mise en œuvre de la stratégie régionale ZLECAf et prendra en compte les recommandations issues de la conférence du 2 octobre ainsi que les résultats de l'étude d'évaluation.

Aux États membres, la commission demande notamment de poursuivre les politiques de soutien à la production et à la transformation, d'appliquer les textes communautaires, de contribuer à la maîtrise des prix et de donner une place aux produits locaux dans les commandes publiques. Les entreprises sont, quant à elles, appelées à investir dans la qualité, la diversification et la compétitivité de leur offre. « Notre ambition est que nos produits trouvent leur place chez nous avant de conquérir le continent. Ce serait ainsi une certaine protection du marché de l'union contre les produits importés si les consommateurs sont d'ores et déjà habitués à consommer les produits de celle-ci. Chaque produit de l'union acheté fait vivre un producteur et un ou plusieurs employés. Consommons local, consommons UEMOA », a-t-il terminé.

Rama Diallo

Lefaso.net

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Burkina : 20 notaires stagiaires et 43 clercs prêtent serment pour renforcer la sécurité juridique

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 16 heures 3 min

Vingt notaires stagiaires et quarante-trois clercs de notaire ont prêté serment, marquant une nouvelle étape dans le renforcement du notariat burkinabè. C'était ce mercredi 30 septembre 2026, au Tribunal de grande instance Ouaga 1. Au-delà du caractère solennel de la cérémonie, l'événement ouvre la voie à une profession davantage outillée pour répondre aux besoins des citoyens en matière de sécurité juridique.

Devant le tribunal, les nouveaux impétrants ont pris l'engagement d'exercer leurs futures responsabilités avec rigueur, loyauté et probité. Les notaires stagiaires ont notamment juré d'observer fidèlement les lois de l'État, d'apprendre leur profession de manière irréprochable et loyale, de respecter le secret professionnel et de ne jamais se prêter à un acte contraire à l'ordre public ou aux bonnes mœurs.

Les juges siégeant à cette cérémonie de prestation de serment

Les clercs, appelés à assister les notaires dans le fonctionnement quotidien des études, ont également fait la promesse de se conformer aux textes régissant la profession et de remplir leurs fonctions avec exactitude et probité. À travers ces engagements, c'est toute la chaîne de confiance autour de l'authentification des actes, de la protection des familles, de la sécurisation des transactions, etc. qui se trouve consolidée.

En image, l'assistance présente ce mercredi 30 septembre 2026

Pour le secrétaire général du ministère de la Justice, Harouna Kadio, cette cérémonie revêt une dimension particulière. « C'est une audience solennelle, historique, parce que pour la première fois de notre histoire, nous avons pu avoir une cohorte de 20 notaires stagiaires à la fois. Ce n'est jamais arrivé, et c'est sans précédent », a-t-il souligné.

« Cette fonction est noble. Elle doit être exercée avec beaucoup de sérénité », Me Yacouba Dembélé

Cette promotion constitue en effet une réponse concrète à la volonté de l'Ordre des notaires du Burkina Faso d'élargir progressivement les effectifs de la profession. Dans un contexte où les besoins en services notariaux demeurent importants sur l'ensemble du territoire, l'arrivée de nouveaux stagiaires et de nouveaux clercs doit contribuer à renforcer les capacités des études et à améliorer, à terme, l'accès des populations au service notarial.

Harouna Kadio a ainsi rappelé la place centrale du notaire dans la vie juridique et sociale du pays. « Le notaire est un pivot de la sécurité juridique. Il est en charge de l'authentification des actes. Il est en charge également de la cohésion sociale et de l'accompagnement impartial des familles au Burkina Faso », a-t-il déclaré, invitant les jeunes stagiaires à aborder cette étape avec compétence, humilité et sens des responsabilités.

Une clerc prêtant serment après la prononciation de la formule sacrée

Le président de l'Ordre des notaires du Burkina Faso, Me Yacouba Dambélé, lui, a insisté sur la portée du serment prononcé. « La prestation de serment de ce matin des clercs et des notaires stagiaires ne constitue pas une simple formalité. C'est un acte solennel, un engagement solennel », a-t-il affirmé. Selon lui, cet engagement public traduit la conscience des recrues quant à leur devoir de servir la nation dans le respect de la loi et de l'éthique professionnelle.

Harouna Kadio a invité les impétrants à cultiver l'esprit d'humilité

Les 20 notaires stagiaires entameront désormais une formation pratique de deux ans au sein de cabinets, sous la supervision de maîtres de stage déjà en exercice. Ce parcours devrait leur permettre d'acquérir l'expérience nécessaire avant leur confirmation comme notaires, a succinctement rappelé Me Dembélé, pour ce qui est du déroulement du stage, de manière concrète.

Parmi les nouveaux admis, Appolinaire Daboné mesure l'ampleur du défi. La prestation de serment marque pour lui une forte responsabilité car, dit-il : « Nous avons juré de respecter les lois du Burkina, de nous engager à faire rayonner le notariat et de faire preuve de loyauté à l'égard de nos maîtres de stage. » Même son de cloche pour les clercs devant assister les notaires, qui promettent de servir avec probité et dans le strict respect de la loi.

Erwan Compaoré
Lefaso.net

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Maroc : Fatima Ezzahra El Mansouri, première femme nommée à la tête du gouvernement

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 16 heures 3 min

Le Maroc tourne une nouvelle page de son histoire politique. Fatima Ezzahra El Mansouri, figure du Parti authenticité et modernité (PAM) et maire de Marrakech, a été nommée, le mardi 29 septembre 2026, cheffe du gouvernement par le roi Mohammed VI. Elle devient ainsi la première femme à accéder à la tête de l'exécutif marocain.

À 50 ans, cette avocate, issue d'une famille diplomatique, accède au sommet du pouvoir après près de deux décennies de carrière politique. Son arrivée intervient quelques jours après la victoire du PAM aux élections législatives. Connue comme l'une des principales figures du centre droit marocain, Fatima Ezzahra El Mansouri arrive aux commandes avec une promesse centrale : « redonner espoir » à la jeunesse marocaine.

Cette ambition intervient dans un contexte marqué par d'importantes difficultés économiques et sociales. Le pouvoir d'achat, l'emploi et particulièrement le chômage figurent parmi les principaux défis auxquels le nouveau gouvernement devra répondre.

La nouvelle cheffe du gouvernement devra donc transformer cette promesse politique en mesures concrètes, alors que les attentes de la population, notamment de la jeunesse, sont importantes.

Si le PAM est arrivé en tête des élections législatives, il ne dispose pas à lui seul de la majorité au Parlement. La nouvelle cheffe de gouvernement devra ainsi engager des négociations avec les autres formations politiques afin de constituer une majorité capable de soutenir son gouvernement.

La formation du nouvel exécutif constitue donc sa première grande échéance politique. Les discussions continuent avec les autres formations politiques pour former une coalition. La rentrée parlementaire est prévue le 9 octobre.
Cette étape sera déterminante pour permettre au nouveau gouvernement de commencer rapidement à mettre en œuvre son programme.

Le gouvernement El Mansouri hérite d'un agenda particulièrement chargé. Parmi ses priorités figurent notamment la question du pouvoir d'achat et la lutte contre le chômage, deux préoccupations majeures dans le pays.

À ces enjeux économiques et sociaux s'ajoutent les grands chantiers auxquels le Maroc doit se préparer, notamment l'organisation de la Coupe du monde 2030. La réussite de ces différents projets nécessitera une forte coordination entre les institutions et une capacité du nouveau gouvernement à mobiliser les différents acteurs politiques et économiques du pays.

Son parcours politique, son expérience à la tête de Marrakech et désormais ses nouvelles responsabilités nationales placent la nouvelle cheffe du gouvernement au cœur d'une période décisive pour le Royaume.
Au-delà du caractère historique de sa nomination, son principal défi sera désormais de constituer son équipe gouvernementale et de répondre aux attentes économiques et sociales qui ont marqué la campagne électorale.

Les prochaines semaines permettront ainsi de mesurer la capacité de la nouvelle équipe gouvernementale à transformer le changement politique en réponses concrètes aux préoccupations des marocains.

Rama Diallo

Lefaso.net

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Bobo-Dioulasso : La CNSS outille des employeurs sur la plateforme e-CNSS

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 16 heures 6 min

La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) poursuit sa dynamique de digitalisation de ses services. Elle organise, ce mercredi 30 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso, une session de formation au profit des employeurs de la ville, autour de l'utilisation de la plateforme e-CNSS. Cette initiative vise à renforcer l'appropriation de cet outil numérique et à faciliter les différentes démarches administratives des employeurs auprès de l'institution.

Réduire les déplacements, gagner du temps et faciliter les démarches administratives. Tels sont, entre autres, les objectifs poursuivis par la CNSS à travers cette session de formation consacrée à la plateforme e-CNSS. Pendant la rencontre, les participants sont appelés à découvrir et à se servir des différentes fonctionnalités de l'espace employeur afin de pouvoir effectuer leurs opérations en ligne.

À travers cette formation, la CNSS entend donc accélérer l'appropriation de e-CNSS par les employeurs

Pour Aïcha Congo/Dem, chef de division recouvrement à la CNSS de Bobo-Dioulasso, cette formation s'inscrit dans une volonté d'accompagner les employeurs dans l'appropriation de ce nouvel outil. « L'objet de cette formation est d'accompagner les employeurs adhérents à la plateforme e-CNSS et de mieux les outiller sur les fonctionnalités de cette nouvelle plateforme », explique-t-elle. Selon elle, le produit, mis en place depuis 2023, est progressivement adopté par les employeurs. La CNSS entend donc renforcer leur accompagnement afin de favoriser une meilleure utilisation de l'outil.

Pour Aïcha Congo/Dem, chef de division recouvrement à la CNSS de Bobo-Dioulasso, cette formation s'inscrit dans une volonté d'accompagner les employeurs dans l'appropriation de ce nouvel outil

La plateforme e-CNSS se veut ainsi une réponse à l'évolution des pratiques administratives. Elle permet aux employeurs d'effectuer à distance certaines démarches qui nécessitaient auparavant un déplacement physique dans les services de la CNSS. « Au lieu de se déplacer, ils pourront le faire sur place, depuis leur siège social », souligne Aïcha Congo/Dem. Cette dématérialisation devrait également contribuer à réduire les coûts et les risques liés aux déplacements, tout en permettant aux employeurs de réaliser un gain de temps.

Deux espaces pour les employeurs et les assurés

La plateforme e-CNSS est structurée autour de deux espaces principaux. Le premier est dédié aux employeurs et le second aux assurés, notamment les travailleurs affiliés à la CNSS. L'espace employeur permet notamment de retrouver en ligne plusieurs démarches administratives liées aux obligations sociales. Quant à l'espace assuré, il offre la possibilité aux travailleurs d'effectuer certaines demandes de prestations et d'accéder à des informations relatives à leur situation.

Il s'agit notamment des demandes liées aux prestations familiales, aux accidents du travail ou encore aux prestations de vieillesse. L'assuré peut également suivre sa carrière professionnelle, une fonctionnalité particulièrement utile dans un contexte où les travailleurs peuvent changer d'employeur au cours de leur parcours professionnel. Selon la cheffe de division recouvrement à la CNSS de Bobo-Dioulasso, l'assuré peut également effectuer des demandes d'informations relatives à son compte et obtenir des réponses sans avoir nécessairement à se rendre dans les locaux de l'institution. Cette possibilité apparaît d'autant plus utile en période de forte affluence ou lorsque les agents sont mobilisés sur le terrain dans le cadre de contrôles.

La CNSS outille des employeurs sur la plateforme e-CNSS à Bobo-Dioulasso

Les gros employeurs ciblés en priorité

Pour cette première phase de formation, la CNSS a choisi de privilégier les employeurs ayant déjà adhéré à la plateforme, avec une attention particulière portée aux grandes entreprises. « On a voulu commencer avec les gros employeurs parce que ce sont eux surtout qui rencontrent des difficultés pour les démarches administratives », explique Aïcha Congo/Dem. L'objectif est d'avancer progressivement afin d'intégrer les autres catégories d'employeurs. Les participants formés sont également appelés à jouer un rôle de relais auprès d'autres entreprises, en partageant leur expérience et en contribuant à une meilleure appropriation de la plateforme.

La formation est assurée par Stéphane Léonce Sou, chef de service contrôle employeur à la CNSS. Pour lui, l'objectif est avant tout pratique. « Il s'agira de présenter e-CNSS et de permettre aux employeurs de manipuler à souhait cette plateforme », indique-t-il. Les participants travaillent notamment sur la version test de la plateforme, dénommée « e-CNSS Test ». Cette base d'apprentissage doit leur permettre de dérouler les différentes procédures avant leur utilisation effective.

La formation est assurée par Stéphane Léonce Sou, chef de service contrôle employeur à la CNSS

Cette session est consacrée essentiellement à l'espace employeur. L'ambition affichée par la CNSS est que les employeurs formés puissent commencer, dès le mois suivant, à effectuer leurs déclarations en ligne. Le formateur invite, pour sa part, les participants à faire preuve d'assiduité et à poser suffisamment de questions afin de mieux maîtriser l'outil. Un accompagnement en ligne est également prévu après la formation.

Les employeurs saluent une initiative « bienvenue »

Du côté des participants, la digitalisation des démarches est accueillie favorablement. Hamadou Gadiaga, chef du département des ressources humaines et affaires juridiques du Service universel, estime que cette formation arrive à point nommé. Selon lui, cette formation devrait contribuer à faciliter les démarches des employeurs et des assurés auprès de la CNSS, tout en réduisant les déplacements, leurs coûts et les risques qui y sont liés.

Hamadou Gadiaga formule toutefois le souhait que l'outil demeure régulièrement accessible et fluide

Le participant voit également dans la plateforme un moyen d'améliorer la gestion des fichiers du personnel. Il cite notamment les situations où un travailleur quitte une entreprise sans que sa sortie administrative soit immédiatement enregistrée, ce qui peut entraîner un décalage dans les déclarations. Pour lui, la plateforme pourrait contribuer à une meilleure mise à jour des informations relatives aux travailleurs et, par conséquent, à une gestion plus efficace des actes liés à la sécurité sociale. Hamadou Gadiaga formule toutefois le souhait que l'outil demeure régulièrement accessible et fluide. À travers cette formation, la CNSS entend donc accélérer l'appropriation de e-CNSS par les employeurs et accompagner progressivement l'ensemble de ses usagers vers des services davantage dématérialisés. Une évolution qui vise à rapprocher les prestations de l'institution de ses bénéficiaires, tout en simplifiant leurs démarches quotidiennes.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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En direct : Nuit de la Révolution Progressiste Populaire

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 16 heures 10 min

Ce mercredi 30 septembre 2026, le Burkina célèbre la « Nuit de la Révolution progressiste populaire », de 18h à 2h du matin. A Ouagadougou, l'événement a lieu à la place de la Révolution.

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Camp Vacances karaté du club Saint-Nazareth de Tanghin : Les tout-petits ont appris, les grands ont renforcé leurs capacités

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 16 heures 15 min

Le club de karaté Saint-Nazareth de Tanghin a organisé du 8 juin au 26 septembre 2026 un camp vacances pour ses pensionnaires. Au nombre de 142 athlètes de toutes les catégories garçons et filles, sous la supervision de plusieurs maîtres, ils ont revisité les fondamentaux du karaté-do. La clôture du camp vacances a eu lieu le 26 septembre 2026, devant invités et parents d'élèves.

Le Q G du club de karaté Saint-Nazareth de Tanghin grouillait d'athlètes, tous en kimono le 26 septembre 2026. Une dernière revue des troupes en guise de clôture du camp vacances qui a duré trois mois et demi. Parmi les invités, on notait la présence d'une figure bien connue dans le milieu du karaté, Me Mamadou Savadogo, ancien bâtonnier de l'Ordre des avocats, lui-même pratiquant et ancien président de la Fédération burkinabè de karaté et Me Adama Galbané, ceinture noire(CN) 6e dan, instructeur en chef de WSKF (Fédération mondiale de karaté shotokan). Trois maîtres ont conduit cette dernière séance du camp vacances : Mes Hamidou Bandaogo CN 4e dan instructeur en chef de SKIF-Burkina, Neimata Zoungrana CN 2e dan SKIF-Burkina, Kevin Zida 1er dan SKIF-Burkina.

Tous les élèves ont reçu des attestations de participation au camp vacances.

Me Bandaogo a conduit la répétition générale : « Je me suis entretenu avec les élèves qui étaient à la fin de leur camp vacances, on a passé en revue la substance des enseignements et on a fait des corrections, j'ai d'abord supervisé un mouvement d'ensemble qui a concerné toutes les catégories, et au fur et à mesure on a retiré les moins gradés pour les confier à d'autres collègues, et moi-même j'ai pris les plus gradés, les ceintures noires et marron, pour des exercices plus intenses et adaptés à leur niveau », explique-t-il. Me Neimata s'est occupée des ceintures jaunes et violets, et Me Kevin s'est chargé des néo-pratiquants, c'est-à- dire les ceintures blanches. À la fin des séances de travail, Me Galbané et Dr Abdoul Sodoré secrétaire général adjoint du bureau de St-Nazareth, ont rappelé aux pensionnaires les vertus du karaté, prodigué des conseils d'usage et souhaité bonne rentrée scolaire à tout le monde.

La dernière séance du camp vacances s'est déroulée sous les regards des parents.

Me Nazaire Kaboré, directeur technique de St-Nazareth, CN 4e dan instructeur fédéral SKIF-Burkina (Shotokan karaté-do international fédération) tire des motifs de satisfaction sur la tenue du camp vacances : « Des sentiments de satisfaction et de joie m'animent, chaque année, le nombre augmente, cette année, nous avons eu 142 vacanciers, avec un grand engouement, le fait d'avoir pu tenir le camp vacances du 8 juin au 26 septembre, il n'y a pas eu de problème majeur, pas de soucis de santé, pas de blessures », se réjouit-il.

Me Neimata Zoungrana a fait un travail approfondi avec les ceintures jaunes.

Tous les élèves ont reçu des attestations de participation au camp vacances. En marge de la clôture du camp vacances, une ancienne élève de Me Nazaire, Me Neimata Zoungrana a posé un acte de reconnaissance à son endroit en lui offrant un portrait joliment encadré avec des mots sympathiques forts. Cet acte a profondément touché le maître : « Elle a voulu témoigner sa gratitude envers son maître, c'est un symbole hautement moral qu'on ne peut pas quantifier, je la félicite pour son geste de reconnaissance », s'est exprimé Me Nazaire. À noter que Me Neimata a créé un club de karaté à Tita qu'elle dirige.

Barthélemy KABORE
(Collaborateur)

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Rentrée scolaire 2026-2027 : Vista Group accompagne 193 enfants à hauteur de 26,8 millions de FCFA

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 16 heures 18 min

Le groupe Vista poursuit son engagement en faveur de l'éducation des enfants bénéficiaires du Camp vacances sport et civisme de l'Union sportive des forces armées (USFA), notamment les pupilles des forces armées nationales. Pour la rentrée scolaire 2026-2027, 193 enfants bénéficient d'une prise en charge de leur scolarité et de fournitures scolaires, pour une enveloppe globale de 26 888 450 francs CFA. La cérémonie de remise des kits s'est déroulée le mardi 29 septembre 2026 au siège de Vista Bank Burkina, à Ouagadougou.

Ce mardi 29 septembre 2026, le siège de Vista Bank Burkina a accueilli une cérémonie consacrée à la rentrée scolaire d'enfants bénéficiaires du Camp vacances sport et civisme de l'Union sportive des forces armées (USFA). Pour la deuxième année consécutive, le groupe Vista renouvelle son engagement en faveur de ces enfants, notamment les pupilles des Forces armées nationales, à travers la prise en charge de leur scolarité et la remise de fournitures scolaires. Pour l'année scolaire 2026-2027, 193 enfants bénéficient de cet accompagnement pour une enveloppe globale de 26 888 450 francs CFA.

Le montant est destiné à couvrir leurs frais de scolarité ainsi que leurs fournitures scolaires. L'initiative avait pris forme à la suite du Camp vacances sport et civisme de 2025. Pour la rentrée scolaire 2025-2026, 104 enfants avaient alors bénéficié d'un accompagnement, pour un montant global de plus de 18,6 millions de francs CFA.

Un an plus tard, le nombre de bénéficiaires passe à 193. Parmi eux figurent les enfants déjà accompagnés lors de la première édition. Une continuité qui traduit la volonté du groupe Vista et du parrain de l'initiative, Simon Tiemtoré, de ne pas limiter l'accompagnement à une action ponctuelle.

La remise des kits scolaires constitue l'un des volets de l'accompagnement des 193 enfants pour l'année scolaire 2026-2027

Au-delà des chiffres, des parcours à accompagner

Pour Laurent Tiemtoré, administrateur du groupe Vista, la progression du nombre de bénéficiaires témoigne de la continuité donnée à cet engagement. « Pour la rentrée 2025-2026, l'engagement a été concrétisé par la prise en charge de 104 enfants. Pour la présente rentrée scolaire, cet engagement prend une nouvelle ampleur avec cette fois-ci 193 enfants qui bénéficient de l'accompagnement du camarade Simon Tiemtoré pour une enveloppe de l'ordre de 27 millions de francs CFA », a-t-il expliqué. Selon lui, cette enveloppe permet d'assurer la prise en charge de la scolarité et des fournitures scolaires. « Les enfants accompagnés depuis la première édition en font toujours partie. C'est la preuve que cet engagement se traduit, s'inscrit dans l'action », a-t-il ajouté.

Laurent Tiemtoré, administrateur du groupe Vista, a réaffirmé l'engagement du groupe en faveur de l'éducation

Mais pour le responsable de Vista, l'importance de cette initiative ne se résume pas au montant investi ou au nombre d'enfants accompagnés. « Au-delà des chiffres, ce sont surtout 193 parcours, 193 ambitions, 193 avenirs que nous souhaitons contribuer à forger », a-t-il déclaré. La cérémonie a ainsi été pensée comme un moment de soutien, mais aussi comme une occasion de permettre aux enfants de découvrir un nouvel environnement. Pour cette édition, le choix a été fait de les accueillir au siège de Vista Bank Burkina. Une manière de leur faire découvrir le monde professionnel, de rencontrer les femmes et les hommes qui travaillent au sein de l'institution et de découvrir différents métiers.

« Nous souhaitons vous faire découvrir, chers enfants, un autre environnement. Nous souhaitons vous faire visiter, rencontrer les hommes et les femmes qui travaillent à cette institution et surtout vous permettre, en vous frottant à eux, de vous projeter dans votre propre avenir », a ajouté Laurent Tiemtoré. Aux enfants, il a rappelé que leurs aspirations pouvaient les conduire vers différents horizons professionnels. « Vous serez ce que vous voulez devenir. Il suffit de mettre un peu d'application et d'être à l'écoute de vos parents, de vos aînés et de vos encadreurs », leur a-t-il conseillé.

Une action inscrite dans un engagement social plus large

Présent à la cérémonie, le colonel Hamed Hermann Rouamba, président du comité exécutif de l'USFA, a salué l'accompagnement apporté par le groupe Vista. « La cérémonie qui nous réunit aujourd'hui, à travers la remise des kits scolaires et la prise en charge des frais de scolarité, le groupe Vista apporte une contribution concrète et conséquente à l'éducation de ces enfants », a-t-il déclaré. Au nom de l'USFA et des enfants des forces armées nationales, il a exprimé sa « profonde gratitude » à Simon Tiemtoré ainsi qu'à l'ensemble de ses collaborateurs.

Pour le colonel Rouamba, le geste revêt une importance particulière parce qu'il concerne l'éducation. Il constitue également, selon lui, un message de confiance adressé aux enfants. « Ce geste est important parce qu'il intervient dans un domaine essentiel, qui est l'éducation », a-t-il souligné avant de s'adresser directement aux bénéficiaires : « La nation croit en vous. Elle croit en votre capacité à apprendre, à progresser et à devenir demain des femmes et des hommes capables de contribuer à la construction de votre cher pays. » Il les a invités à faire preuve de discipline, de courage et de persévérance, tout en rappelant aux parents et aux tuteurs que l'accompagnement des enfants constitue une responsabilité collective.

Le colonel Hamed Hermann Rouamba, président du comité exécutif de l'Union sportive des forces armées (USFA), a salué l'engagement du groupe Vista en faveur de l'éducation des enfants et les a exhortés à faire preuve de discipline, de courage et de persévérance

L'initiative s'inscrit dans un ensemble d'actions sociales portées par le groupe Vista dans plusieurs domaines. Laurent Tiemtoré a notamment évoqué la prise en charge de neuf enfants de Toéni, dans la Boucle du Mouhoun. Après avoir obtenu un taux de réussite de 100 % au Certificat d'études primaires, ces enfants poursuivent leur scolarité dans un internat à Dori. Leur accompagnement est prévu de la classe de sixième jusqu'à la terminale. Le groupe Vista intervient également auprès de certains établissements scolaires situés dans des zones confrontées à d'importants défis sécuritaires, notamment à travers la réalisation de mobiliers, la dotation en tables-bancs et en matériel pédagogique.

Dans le domaine de la santé, Vista se mobilise notamment à travers des actions de sensibilisation et de dépistage du cancer du sein dans le cadre d'Octobre Rose, en partenariat avec le CHU de Bobo-Dioulasso. Le groupe mène également des initiatives en faveur de la protection de l'environnement, notamment à travers des actions de reforestation et de préservation du cadre de vie. « Toutes ces actions répondent à une belle conviction, la certitude que la responsabilité ne s'arrête pas au métier de banquier. Elle consiste aussi à contribuer, à notre niveau, au développement humain et social dans lequel nous évoluons », a déclaré Laurent Tiemtoré.

Mariam Séré, représentante des parents des enfants bénéficiaires, a exprimé la reconnaissance des familles au groupe Vista

Du côté des familles, la représentante des parents, Mariam Séré, a exprimé la reconnaissance des bénéficiaires. « C'est un honneur pour moi de prendre la parole au nom de l'ensemble des parents afin de vous exprimer notre profonde reconnaissance et de partager les sentiments qui nous animent », a-t-elle déclaré. Elle a salué la prise en charge des frais de scolarité et la remise des kits scolaires, estimant que ce geste de solidarité restera dans la mémoire des familles. « Au nom de tous les parents, nous vous exprimons notre gratitude la plus sincère », a-t-elle ajouté, avant de formuler le vœu que le partenariat entre Vista et l'État puisse continuer à bénéficier à la jeunesse burkinabè.

La cérémonie s'est achevée par des encouragements adressés aux élèves pour la nouvelle année scolaire. À travers cette deuxième année d'accompagnement, le groupe Vista entend ainsi poursuivre son soutien à des enfants dont les parcours scolaires constituent aussi un enjeu de transmission, d'espoir et de construction de l'avenir.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Catégories: Afrique

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