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Updated: 1 week 4 days ago

Régions de Bankui et du Sourou : Une cohorte de 925 nouveaux militaires présentés au drapeau

Wed, 04/02/2026 - 23:28

C'est fini pour la formation militaire initiale de 925 soldats du rang issus de la première vague du contingent exceptionnel de la classe 2025, au niveau de la cinquième Région militaire (5ᵉ RM), dans l'optique d'augmenter de 9 000 hommes les effectifs de l'armée nationale burkinabé. Intégrés au Centre régional d'instruction (CRI) de ladite région militaire, le 5 novembre 2025, ces jeunes militaires constitués d'anciens Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) communaux des régions de Bankui et du Sourou ont été présentés au drapeau, ce mardi 3 février 2026 à Dédougou.

Les soldats du rang de la première vague de recrutement exceptionnel complémentaire de la classe 2025, pour le compte des régions de Bankui et du Sourou, ont effectué leur sortie officielle de formation militaire initiale. L'événement est intervenu ce mardi 3 février 2026 à Dédougou sur l'esplanade du complexe sportif du 51e Régiment d'infanterie commando (RIC) dans l'enceinte du camp Nazi Boni de Dédougou. La cérémonie de présentation de ces nouvelles recrues au drapeau s'est déroulée sous l'autorité du commandant de la 5ᵉ RM, le lieutenant-colonel Idrissa Sosthène Coulibaly. Les autorités administratives, coutumières et religieuses et les forces vives régionales étaient également présentes à cette cérémonie solennelle.

La cérémonie a été ponctuée de démonstrations des nouveaux militaires

Ce recrutement traduit la volonté des plus hautes autorités d'accroitre de 9 000 nouveaux militaires du rang les effectifs de l'armée. Cette première vague est composée uniquement de combattants issus des rangs des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) communaux des deux régions de Bankui et du Sourou. À l'instant où le soldat de 2ᵉ classe Alassane Ouédraogo et ses compagnons d'armes ont reçu leurs épaulettes, ils ont confié être prêts à tout déploiement où besoin est pour participer aux opérations de reconquête territoriale.

Le commandant du CRI de la 5ᵉ Région militaire, Olivier Kaboré, a salué le bon déroulement de la formation

Le commandant du Centre régional d'instruction (CRI) de la cinquième région militaire, le capitaine Olivier S. Kaboré, s'est d'abord incliné sur la mémoire de la recrue rappelée à Dieu des suites de maladie avant de souligner que la formation a débuté le 5 novembre 2025. Il leur a été enseigné, parmi tant d'autres modules, la topographie, le combat, l'armement, le secourisme, l'éducation physique militaire et sportive et la sécurité militaire. En plus de ces disciplines, les jeunes recrues se sont vues inculquer la discipline, le respect d'autrui, l'esprit de cohésion et la solidarité. Toutefois, le commandant a rappelé à ces jeunes au seuil de leur carrière que le vrai apprentissage va se faire sur le terrain, dans les missions, les épreuves et notamment dans la fraternité qui les unit.

Ils sont 925 jeunes recrues prêtes à renforcer la lutte pour la reconquête territoriale

À en croire M. Kaboré, la formation initiale a été axée sur trois piliers, à savoir la préparation à l'endurance et à la résistance, le respect des règles et de la hiérarchie et l'observance des valeurs sociales. Le commandant a par ailleurs salué les autorités nationales et la hiérarchie militaire pour avoir rendu possible et accompagné le recrutement et la formation. Aux encadreurs, il a exprimé sa reconnaissance pour leur dévouement et leurs sacrifices qui ont contribué à offrir un « succès total de 100% à cette première vague », dont la moyenne générale est de 15,06 points.

Les jeunes militaires ont reçu leurs épaulettes des officiels

Alphonse Dakuyo
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Cancer : Le tabagisme, un des facteurs principaux dans le monde

Wed, 04/02/2026 - 23:21

La communauté internationale commémore ce mercredi 4 février 2026, la Journée mondiale contre le cancer, une occasion pour encore rappeler l'importance de la prévention, notamment par le dépistage régulier et le contrôle des habitudes alimentaires.

De nombreux rapports cités par les médias en cette journée commémorative révèlent que de nombreux cas de cancers sont liés à deux habitudes modifiables : le tabagisme (fumeurs et ceux exposés à la fumée) et la consommation d'alcool.

Une étude de l'Agence internationale de recherche sur le cancer (CIRC)/Organisation mondiale de la santé (OMS), publiée la veille, indique que près de quatre cancers sur dix dans le monde sont évitables (près de 40 % des cas du cancer pourraient être évités).

Elle s'appuie sur des données provenant de 185 pays et portant sur 36 types de cancers. En 2022, chez les hommes, la proportion de nouveaux cas de cancers évitables atteignait 45 %, contre 30 % chez les femmes.

Chez les hommes, le tabagisme constitue la première cause de nouveaux cas de cancers (environ 23 %), suivi des infections (9 %) et de la consommation d'alcool (4 %). Chez les femmes, 11 % des nouveaux cas de cancers sont liés aux infections, suivis du tabagisme (6 %) et d'un indice de masse corporelle élevé (3 %).

Au Burkina, la situation interpelle

En effet, au Burkina, 14 538 nouveaux cas de cancers ont été notifiés en 2022, contre 11 643 en 2018, soit une augmentation de 24,9% en quatre ans (données provenant de l'atelier organisé par le Programme national de lutte contre le cancer (PNLC) en partenariat avec l'ONG CHAI, 3 octobre 2024). Le nombre de décès est, quant à lui, passé de 9 221 en 2018 à 10 998 en 2022, soit une hausse de 19,3%. Toujours selon la source sus-référencée, les cancers les plus fréquents sont les cancers gynécologiques, notamment celui du sein (21, 6%), celui du col de l'utérus (9,9%) et le cancer de la prostate (11%).

Parlant de facteur tabac, des organisations de la société civile, à l'image de Afrique contre le Tabac (ACONTA), mènent le combat depuis plusieurs années contre le tabagisme, en contribuant également aux côtés des institutions publiques burkinabè à travers les programmes mis en place à cet effet.

« Au Burkina, ce sont 4 700 personnes qui meurent chaque année du fait des maladies liées au tabac, soit 2% de tous les décès du pays ; de même, le gouvernement dépense 57 000 000 000 FCFA par an pour faire face aux conséquences sanitaires et socio-économiques dévastatrices de la consommation du tabac », interpelle l'ACONTA.

O.L.
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Saint-Valentin : Au Kenya, offrir des bouquets d'argent pourrait conduire en prison

Wed, 04/02/2026 - 23:17

La date du 14 février, Saint-Valentin ou fête des amoureux, prend des allures "folles" dans les sociétés. Cette date, attendue avec intérêt particulier par certains citoyens, rime avec créativité ; chacun allant de sa façon de séduire sa "moitié" ou sa “conquête”. Parmi les pratiques prisées et admirées surtout ces dernières années, les bouquets d'argent. Mais, la légalité de la pratique semble poser problème dans certains pays. Au Kenya, la Banque centrale a, à l'approche de la Saint-Valentin, lancé un avertissement ferme contre la popularité croissante des « bouquets d'argent » ; une pratique consistant à plier des billets pour en faire des compositions décoratives.

La Banque centrale du Kenya (CBK) a mis en garde le public contre l'endommagement des billets de banque, notant une augmentation des bouquets de fleurs et des compositions décoratives en espèces qui contreviennent à la loi, apprend-on de plusieurs médias, s'adossant à un communiqué de la banque, produit à cet effet.

La CBK a indiqué avoir constaté une augmentation de l'utilisation de billets de shillings kenyans pour la confection de bouquets de fleurs, de compositions décoratives et autres arrangements similaires, notamment lors de mariages, de remises de diplômes et autres célébrations. « L'utilisation d'adhésifs, d'épingles, d'agrafes et de matériaux similaires endommage les billets et perturbe le bon fonctionnement des équipements de traitement et de manipulation des espèces, notamment les distributeurs automatiques de billets (DAB), les compteuses de billets et les machines de tri », constate la Banque, citée par le site spécialisé techcabal.

Si l'autorité dit ne pas s'opposer à ce que de l'argent liquide soit offert en cadeau, elle a cependant insisté sur le fait que son utilisation ne doit en aucun cas altérer ou dégrader les billets. Selon l'autorité de régulation, la détérioration des billets de banque n'est pas seulement un problème technique, mais aussi juridique. L'article 367 du Code pénal kényan interdit la dégradation, la mutilation ou l'altération des billets de banque émis par l'autorité de régulation. « La monnaie doit rester dans un état qui lui permette de circuler librement et de remplir ses fonctions prévues en tant que moyen d'échange, unité de compte et réserve de valeur », interpelle la CBK.

O.L.
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Categories: Afrique, European Union

Burkina : Qatar Charity soutient les personnes vulnérables avec un important don de matériels

Wed, 04/02/2026 - 23:14

Qatar Charity a procédé à un don de matériels au profit des personnes vulnérables au Burkina Faso. La cérémonie de remise s'est tenue le mercredi 4 février 2026 à Ouagadougou. Elle a été présidée par la ministre en charge de la solidarité, le commandant Pélagie Kabré.

La cérémonie était placée sous le thème : « Ensemble, nous soutenons les objectifs de développement durable ». Selon le directeur pays de Qatar Charity, Mohammedali Ahmed Adam Mohammed, le don est diversifié. Il est composé de 130 tricycles pour bagages, de 130 tricycles "toktok" pour transport des personnes, de 50 moulins à grain diesel, de 1 000 tables et chaises pour élèves, de 600 chaises roulantes manuelles pour personnes handicapées moteur, de 100 chaises roulantes électriques pour personnes handicapées moteur, de 200 machines à coudre avec table, de 300 tentes familiales pour PDI, de 900 lampes solaires, de 1 212 tensiomètres, de 2 900 filtres à eau individuels, de 300 filtres à eau familiales. La valeur globale des équipements est estimée à 1,7 milliard de francs CFA.

D'après le directeur pays de Qatar Charity, ce don vise à renforcer la résilience des ménages.

Il s'inscrit dans l'appui aux efforts du Burkina Faso face aux défis sociaux et humanitaires. A cet effet, l'ONG, à contribuer à l'amélioration de l'accès des personnes vulnérables aux services sociaux de base, à offrir un soutien global et durable aux personnes parrainées par l'ONG en couvrant leurs besoins essentiels, à contribuer à l'amélioration des conditions d'existence des couches vulnérables à travers des projets de renforcement économique et de sécurité alimentaire, à contribuer à la création d'opportunités d'emploi des jeunes et des femmes et à apporter des réponses d'urgence aux populations affectées par la crise sécuritaire. Il a invité les bénéficiaires à assurer une bonne gestion des équipements reçus.

Le directeur pays de Qatar Charity Mohammedali Ahmed Adam Mohammed remettant symboliquement le matériel à la ministre en charge de la Solidarité Pélagie Kabré

La ministre en charge de la solidarité, Pélagie Kabré, a traduit sa reconnaissance à l'ONG Qatar Charity. Pour elle, cette action de Qatar Charity constitue un témoignage de solidarité active, de confiance renouvelée et d'engagement concret auprès du peuple burkinabè. « Les initiatives présidentielles que vous accompagnez par cet acte constituent aujourd'hui un levier stratégique essentiel. Elles viennent renforcer les politiques sectorielles des départements ministériels et des collectivités territoriales, avec pour objectif de répondre efficacement aux besoins réels des populations et d'accélérer le développement économique et social. Dans le contexte actuel de notre pays marqué par des défis sécuritaires persistants et des attentes sociales croissantes, ce type d'appui révèle d'une importance capitale. Il contribue à maintenir l'espoir, à renforcer la résilience des communautés et à préserver la dignité des populations les plus vulnérables », a indiqué la ministre.

Et d'ajouter « J'invite solennellement toutes les ONG présentent au Burkina Faso à inscrire leurs actions dans une dynamique de collaboration étroite avec les départements ministériels. Cette synergie est essentielle pour garantir la cohérence des interventions, la durabilité des acquis et l'impact réel des projets aux bénéfices des populations. Travailler en concertation avec l'Etat permet d'inscrire chaque action dans une vision nationale claire pour renforcer la gouvernance publique et de répondre avec justesse aux urgences sociales particulièrement dans le contexte actuel de défis sécuritaires ».

La ministre en charge de la Solidarité Pélagie Kabré remettant symboliquement le matériel à la représentante des bénéficiaires Sanata Keïta

Elle a terminé en rassurant que le matériel sera utilisé avec rigueur, transparence et responsabilité.

Pour la représentante des bénéficiaires, Sanata Keïta, cette action de Qatar Charity est plus qu'un soutien. Car, ce matériel va permettre à plusieurs personnes vulnérables d'améliorer leurs conditions de vie. « Grâce à votre engagement et à votre générosité, nous pouvons rêver d'un avenir meilleur », a-t-elle laissé entendre.

Rama Diallo
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Categories: Afrique, European Union

Coopération : L'Ambassade du Japon au Burkina finance l'extension du CSPS de Bendatoèga dans la commune de Pabré

Wed, 04/02/2026 - 23:07

Ce 4 février 2026, à Ouagadougou, l'Ambassade du Japon au Burkina Faso et l'Association Femme du Sud ont procédé à la signature d'un accord de don pour la mise en œuvre du Projet d'extension du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) du village de Bendatoèga, situé dans la commune rurale de Pabré. D'une valeur globale estimée à 65 millions de francs CFA, le projet est prévu pour une durée de six mois.

L'accord de financement, d'un montant de 100 315 euros, environ 65 millions en francs CFA, a été signé par Son Excellence Jun Nagashima, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon au Burkina Faso, et Madame Alice Nabollé Ouédraogo, présidente de l'Association Femme du Sud. Cette initiative s'inscrit dans le cadre du programme japonais d'Appui aux projets locaux (APL), officiellement dénommé « Dons aux micro-projets locaux contribuant à la sécurité humaine », un mécanisme de financement destiné à soutenir les organisations non gouvernementales et les associations à but non lucratif œuvrant pour l'amélioration des conditions de vie des populations burkinabè, notamment en milieu rural.

Le projet vise principalement la construction et l'équipement d'un Centre de récupération et d'éducation nutritionnelle (CREN), une infrastructure essentielle dans un contexte où la malnutrition demeure un défi majeur de santé publique. Le futur centre comprendra deux salles de consultation, deux chambres d'hospitalisation, un couloir extérieur couvert, un portail et un mur d'enceinte pour sécuriser les lieux. À cela s'ajoutent la réalisation d'un puits équipé d'une pompe manuelle, l'installation de systèmes d'énergie solaire pour garantir une alimentation électrique fiable, ainsi que l'acquisition de matériel médical et d'équipements de consultation destinés à renforcer la qualité des soins.

Au-delà des infrastructures, l'objectif fondamental du projet est d'améliorer durablement la santé nutritionnelle des populations de Bendatoèga et des villages environnants. Selon les estimations, la mise en service du CREN permettra d'améliorer chaque année l'état nutritionnel d'environ 570 enfants, tout en contribuant à une meilleure gestion des médicaments et des équipements médicaux. Le projet devrait également entraîner une réduction significative des infections nosocomiales, évaluées à près de 230 cas par an, améliorant ainsi la sécurité sanitaire au sein du centre.

Lors de la cérémonie de signature, l'ambassadeur du Japon a souligné la portée humaine et symbolique de cet appui. Il a rappelé que la nutrition constitue l'un des piliers fondamentaux de la santé, en évoquant l'adage japonais « Ishoku Dogen », qui signifie que « la médecine et la nourriture partagent la même source ». Pour Jun Nagashima, la lutte contre la malnutrition infantile est indissociable du développement humain. « Un enfant qui ne reçoit pas les nutriments essentiels voit son potentiel compromis », a-t-il laissé entendre, réaffirmant la conviction du Japon qu'aucun enfant ne devrait être privé de son avenir pour des raisons nutritionnelles.

Jun Nagashima, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon s'est dit impatient de voir l'inauguration du CREN, qui espère-t-il interviendra très prochainement

Le diplomate japonais a également mis en avant le concept de sécurité humaine, cher à la diplomatie nippone. À travers ce projet, il ne s'agit pas seulement de traiter la malnutrition aiguë, mais aussi de prévenir, éduquer et responsabiliser les communautés. Le CREN sera ainsi un espace d'apprentissage pour les parents, notamment sur les pratiques nutritionnelles adaptées et l'utilisation des produits locaux, contribuant à renforcer la résilience des familles sur la base de leurs propres ressources agricoles.

Au nom de l'Association Femme du Sud, Alice Nabollé Ouédraogo a exprimé une profonde gratitude au gouvernement et au peuple japonais pour cet appui qu'elle a qualifié de précieux, concret et porteur d'espoir. Elle a rappelé qu'il s'agit du deuxième financement accordé par l'Ambassade du Japon au CSPS de Bendatoèga, signe de la confiance renouvelée accordée à l'association et à son engagement au service de la santé communautaire.

" Nous veillerons à la bonne exécution des travaux et à la pérennité des infrastructures, afin que cet investissement produise pleinement ses effets au bénéfice des populations" a assuré la présidente de l'association Alice Nabollé Ouédraogo

Selon la présidente de l'association, ce projet permettra une transformation structurelle du centre de santé. Outre la mise en place du CREN, les travaux prévus renforceront la sécurité des installations, amélioreront les conditions d'accueil et de prise en charge des patients, garantiront l'autonomie en eau potable et assureront une énergie durable grâce au solaire. L'acquisition de matériel de laboratoire contribuera par ailleurs à améliorer la qualité des diagnostics, réduisant ainsi les évacuations sanitaires vers d'autres localités.

À terme, ces réalisations auront un impact direct et durable sur la qualité de l'offre de soins, la réduction de la morbidité liée à la malnutrition et le renforcement de la résilience sanitaire des populations de Bendatoèga et des villages environnants. Elles s'inscrivent pleinement dans la vision de développement humain portée par le Japon, reconnu à l'échelle internationale pour son engagement en faveur de la dignité, de la paix et du bien-être des peuples.

À travers ce projet d'une valeur de 65 millions de francs CFA, mis en œuvre sur une période de six mois, le Japon confirme son soutien aux initiatives locales à fort impact social. Un partenariat qui, au-delà des infrastructures, ambitionne de semer les bases d'un avenir plus sain pour les enfants et les familles de Bendatoèga, en plaçant la nutrition et la santé communautaire au cœur du développement.

Farida Thiombiano
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Categories: Afrique, European Union

Décès de SANKARA Polycarpe : Remerciements

Wed, 04/02/2026 - 22:00

Sa Majesté le NAABA GUIGMDE de Yako,
Le BANGRÉ-NAABA à Yako,

Le RÃ-POORE NAABA à Yako,
SANKARA Henri à Ouagadougou,
SANKARA Patrice à Ouagadougou,
SANKARA Justine à Ouagadougou,

SANKARA Manega Bamba à Dakar,
La veuve : Madame SANKARA, née KABORÉ Pascaline,
Les enfants : Yves Roland et Gildas,

Les grandes familles SANKARA et NANEMA,
Les parents, familles alliées et parents par alliance,

Profondément touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité, de soutien moral, spirituel, matériel et financier qui leur ont été témoignées lors de la maladie, du rappel à Dieu et des obsèques de leur regretté fils, époux, père, frère et parent,

SANKARA Polycarpe, précédemment agent de péage à la retraite, décédé le vendredi 23 janvier 2026 à 20 heures à l'Hôpital Yalgado Ouédraogo et inhumé le lundi 26 janvier 2026 à Yako,

adressent leurs remerciements les plus sincères aux autorités coutumières, religieuses et administratives, aux collègues, camarades, amis, voisins, connaissances, ainsi qu'à toutes les personnes qui, par leurs prières, leurs visites, leurs appels, leurs dons et leur présence réconfortante, les ont soutenus durant cette douloureuse épreuve.

Ils se réservent le droit de ne pas citer de noms, de peur d'en oublier. Que chacun trouve ici l'expression de leur profonde gratitude pour les marques d'affection et de réconfort reçues durant ces moments particulièrement éprouvants.

Puisse Dieu, le Tout-Miséricordieux, rendre à chacun le centuple de ses bienfaits.
Que Dieu le Tout-Puissant vous le rende au centuple.

Paix à son âme.

Union de prières.

Categories: Afrique, European Union

IN MEMORIA : YUGBARE Bernard

Wed, 04/02/2026 - 22:00

Nul ne disparait lorsque son souvenir demeure dans nos cœurs
08 février 2021– 08 février 2026
Voilà déjà cinq ans qu'il a plu au Seigneur de rappeler à lui notre chère père, oncle, grand-père et arrière-grand-père :

Monsieur YUGBARE Bernard
A l'occasion de ce triste anniversaire,
Le Samand Naaba RATOUNSRADO II à Koupéla
La grande famille YUGBARE à Koupéla, Ouagadougou, Abidjan, et à Dakar ;
Les enfants : Marie Placide, Alain Marie, Marie Eveline, Marie Laure, Chantal Marie Claire, Ignace Anatole Marie Benjamin

Les petits enfants, les arrières petits enfants
Les familles alliées : ZERBO, BALMA, DARGA, TAPSOBA, SAWADOGO, KABORE et KOURAOGO
Vous renouvellent leurs remerciements et leurs sincères reconnaissances pour les nombreuses marques de compassion et vous invitent à vous unir à eux dans la prière pour le repos de son âme.
En cette date anniversaire, des messes seront dites à son intention selon le programme ci-après :

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Du pèlerinage des 125 ans de l'évangélisation de l'archidiocèse à Ouagadougou et les 25 ans de la province ecclésiastique de Ouagadougou

Wed, 04/02/2026 - 21:47

25 Janvier 2026 : 4ème rencontre préparatoire du Pèlerinage
30 Janvier 2026 : Début de la Neuvaine préparatoire du Pèlerinage
31 Janvier 2026 :
Nettoyage du Sanctuaire
Départ de la statue Notre Dame de Yagma pour la paroisse Saint Marc de Nagrin

01 Février 2026 : Dernière rencontre préparatoire du Pèlerinage
16H00 Récitation du Chapelet

04 Février 2026 :
Journée Pénitentielle
Nuit d'Evangélisation
Prière pour les malades

05 Février 2026 :
Journée de nettoyage du sanctuaire

07 Février 2026 :
Matinée : Accueil -Hébergement - Installations
Messe à 12H00
17H30 Vêpres
18H30 Accueil de la Statue de la statue Notre Dame de Yagma à la Porte du Sanctuaire
Procession mariale aux flambeaux
A la Basilique : Mot d'accueil du Recteur
Louanges mariales
Conférence
Prestation de chorale
Remise de reconnaissances

Rosaire
Adoration (Exposition du Saint Sacrement)

08 Février 2026 : 05H30 Fin de l'exposition du Saint Sacrement
07H15 Accueil des Pèlerins (Chapelain)
07H30 Laudes
08H00 Chapelet
09H00 CELEBRATION EUCHARISTIQUE
(Après la messe, réjouissances populaires et marché organisé par le laïcat de l'Archidiocèse de Ouagadougou)

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Agence Faso Mêbo : Les banques et établissements financiers contribuent pour plus de 52 millions de FCFA

Wed, 04/02/2026 - 15:52

Dans la matinée de ce mercredi 4 février 2026, les membres de l'Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina (APEBF-B), conduits par leur premier responsable, ont fait un don en numéraire d'un montant total de 52 500 000 FCFA à l'agence Faso Mêbo. La cérémonie de remise s'est déroulée sur le site de Faso Mêbo à Ouagadougou.

Par ce geste, l'APEBF-B témoigne de son engagement à répondre à l'appel lancé par le président du Faso, mais aussi de sa participation au développement urbain et à l'embellissement des villes du Burkina Faso.

Les membres de l'association exécutant les différents travaux sur le site

Tout en saluant les réalisations déjà faites sur le terrain par l'ensemble du personnel de Faso Mêbo, qui œuvre au quotidien pour améliorer le cadre de vie des Burkinabè, Diakarya Ouattara, directeur général de l'APEBF-B, a confié que ce geste symbolique contribue à la réalisation des travaux dans les villes du pays.

Par ailleurs, il n'a pas manqué de souligner que le développement économique et social d'un pays ne peut se faire que par la mobilisation de ses fils et filles. À cet effet, il exhorte l'ensemble des citoyens burkinabè à emboîter le pas. Il a également formulé le vœu que ce geste de l'APBEF-B inspire et serve d'élan de mobilisation des citoyens burkinabè autour de cette initiative.

Diakarya Ouattara invite l'ensemble des citoyens burkinabè à contribuer au développement du pays

« Nous souhaitons que cette action des membres de l'Association professionnelle des banques et établissements financiers puisse être un stimulant pour mobiliser davantage les Burkinabè pour cette initiative, pour qu'elle soit un succès parfait et une démonstration que la nation peut se construire avec les moyens et la contribution de tout le monde », a-t-il souhaité.

Les donateurs ont aussi marqué leur acte patriotique en participant aux différents travaux sur le site.
En rappel, l'APEBF-B est une association qui a pour but principal de promouvoir la profession bancaire et d'aider au développement de ce secteur.

Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

Categories: Afrique, European Union

Burkkina/« Dɛmɛ Sira » : Le patronat burkinabè engagé en faveur de la solidarité nationale et la cohésion sociale

Wed, 04/02/2026 - 15:40

Dans le cadre de la campagne nationale « Dɛmɛ Sira » (en langue Bambana : chemin de la solidarité, entraide), le ministre de la Famille et de la Solidarité nationale, le Lieutenant-colonel Pélagie Kaboré, a échangé avec le président du Conseil national du Patronat du Burkina Faso (CNP-BF), Idrissa Nassa, le lundi 2 février 2026 à Ouagadougou.

Cette démarche s'inscrit dans l'action de mobilisation des forces économiques nationales autour des valeurs de solidarité, de cohésion sociale et de vivre-ensemble, à travers des actions concrètes en faveur des populations vulnérables. C'est pourquoi Mme la Ministre, Pélagie Kaboré, a saisi l'occasion pour exprimer sa profonde reconnaissance au président du CNP-BF, Idrissa Nassa, et à l'ensemble des membres de son organisation, pour leur engagement constant depuis le lancement officiel de la campagne « Dɛmɛ Sira », le 14 novembre 2025 (https://lefaso.net/spip.php?article142321).

« Au-delà des civilités, les échanges ont permis de réaffirmer le rôle stratégique du secteur privé dans la consolidation de la paix sociale et la résilience nationale. Pour le ministre, la solidarité constitue un pilier fondamental de la cohésion sociale. Héritée des pratiques endogènes burkinabè, elle s'est historiquement traduite par l'assistance aux veuves, orphelins, personnes en situation de handicap et autres couches vulnérables. Face aux défis sécuritaires et humanitaires actuels, cette solidarité doit aujourd'hui être renforcée et structurée », relaie la direction de la communication et des relations presse du ministère de la Famille et de la Solidarité nationale (DCRP/MFS).

Les contributions au Fonds d'Assistance sociale et de solidarité nationale (FASSN) permettent notamment, explique-t-on, la prise en charge des orphelins, le soutien aux services sociaux hospitaliers et la réponse à diverses urgences sociales. D'où l'invite de Mme la ministre au patronat burkinabè, à intensifier son appui audit Fonds, afin d'en faire un véritable levier de protection sociale. « La grandeur d'une nation se mesure à sa capacité à prendre en charge les plus faibles. Vous êtes des relais essentiels pour porter ce message auprès de l'ensemble des acteurs économiques », peut-on lire des propos de la ministre Pélagie Kaboré.

Un message acquiescé par le président du CNP-BF, Idrissa Nassa, qui a réaffirmé l'engagement de l'organisation en faveur de la solidarité nationale. « Nous prenons bonne note de votre message. Soyez rassurée de notre soutien. La solidarité n'est pas un discours, c'est un engagement permanent », a rassuré M. Nassa, promettant que l'appel sera largement relayé auprès des opérateurs économiques lors de la prochaine rencontre du patronat, les 5 et 6 février 2026.

La campagne nationale « Dɛmɛ Sira » connaîtra son apothéose le 13 février 2026, à l'occasion du Gala national de la Solidarité, informe la DCRP. Un rendez-vous majeur qui vise à célébrer les initiatives solidaires exemplaires et à mobiliser davantage de ressources au profit des actions sociales.

Lefaso.net

Source : DCRP/MFS

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Collision mortelle sur l'axe Zorgho-Ouagadougou : Le parquet inquièt pour l'avenir des enfants du défunt

Wed, 04/02/2026 - 14:38

Après l'audition du prévenu, le Tribunal a entendu à la barre l'oncle paternel du défunt, venu relater les circonstances du drame et la réaction de la famille. Le témoin a également rappelé que le défunt, âgé de 32 ans, laisse une épouse et deux enfants, dont la prise en charge a retenu l'attention du parquet. Si la famille affirme s'en remettre à Dieu et ne pas avoir initialement envisagé une action en justice, le ministère public a recommandé de prendre attache avec l'assureur du prévenu afin de soutenir l'avenir des enfants.

Après le prévenu, c'est un parent du defunt qui a été invité à la barre par le Tribunal. Il explique être l'oncle de la victime, soit le petit frère de son père. "C'est mon grand frère qui a été appelé en premier. Lui à son tour, m'a fait signe. Je suis allé voir ce qu'il en est. Une fois sur place, on a trouvé les forces de l'ordre et le prévenu. Notre fils était déjà décédé et son engin, dégradé. Ce n'est que plus tard qu'on nous a autorisé à prendre son corps pour l'enterrement" a-t-il relaté.

Le défunt, pour rappel, avait 32 ans. Il laisse derrière lui, une femme et deux enfants. A la question du procureur de savoir qui s'occupera de ces derniers, le parent indiquera le nom de son grand frère. "Votre grand frère a combien de femmes et d'enfants ?" a poursuivi le procureur. " Il a trois femmes. Pour ce qui est du nombre de ses enfants, je n'ai pas exactement le chiffre en tête, mais je pense à une dizaine environ" a répondu l'oncle du défunt.

Selon ses dires, la vie est un don de Dieu. Et une fois le drame survenu, la famille a décidé de ne pas en faire un plat. "A la base, nous ne pensions pas à aller en justice. C'est au commissariat qu'on nous a fait comprendre que l'affaire arriverait jusque-là. Nous avons décidé de tout laisser entre les mains de Dieu", a-t-il laissé entendre. Le parquet, dans ses observations, soulignera le fait que la prise en charge des enfants dans ce cas de figure, n'est pas toujours évidente.

"Nous sommes tous croyants. Mais il faut reconnaître que ce n'est pas toujours facile. Je ne connais pas la situation financière de celui chez qui ils devront vivre. Mais si lui a déjà trois femmes et dix enfants, le ministère public s'inquiète de l'avenir de ceux du défunt. Nous vous recommandons donc de prendre attache avec l'assureur du prévenu, car cela pourra beaucoup aider la mère des enfants à s'occuper d'eux" a conseillé le parquet, soulignant que beaucoup de personnes laissent passer cette opportunité qui, pourtant, leur revient de droit.

Plus de détails à venir
Erwan Compaoré
Lefaso.net

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Ouagadougou/Lutte contre l'insécurité urbaine : Deux réseaux de malfrats entre les mains de la Police nationale

Wed, 04/02/2026 - 14:06

Le Commissariat de Police de l'arrondissement N°09 de la ville de Ouagadougou, a démantelé deux réseaux de malfrats spécialisés, l'un dans les faits de multiples vols et recels d'engins à deux roues et d'autre, dans les faits de vols, recels et abattage clandestin d'animaux.

Les membres du premier groupe sillonnaient nuitamment les quartiers de la ville de Ouagadougou, tels que Yagma, Marcoussis et se déportaient parfois dans la ville de Kongoussi (à une centaine de kilomètres au nord de Ouagadougou). « Dès qu'ils repèrent des engins garés dans une concession, ils y accédaient par escalade, faisaient sortir en toute discrétion lesdits engins et prenaient immédiatement la fuite. Les engins étaient ensuite dissimulés au domicile d'un des leurs, puis convoyés vers un autre quartier pour y être vendus. Le butin obtenu était partagé entre eux et l'argent utilisé pour fructifier leurs activités », décrit la Police nationale à travers une publication sur son site, ce mercredi 4 février 2026.

Le second groupe, lui, sévissait dans les quartiers Toudoubwéogo, Yagma, Marcoussis et Kamboinsin. « Ses membres volaient les animaux qui étaient directement livrés de nuit dans le domicile d'un des leurs. Par la suite, ces animaux y étaient dépouillés de leurs peaux et viscères, sans le moindre respect des mesures d'hygiène et la viande obtenue dans ces conditions d'insalubrité déconcertante était, enfin, vendue à des bouchers et aux populations », explique la police, félicitant la collaboration des populations qui a permis de saisir des motos, des ruminants et des carcasses d'animaux.

La Police nationale a saisi l'occasion pour saluer la franche collaboration des populations qui œuvrent inlassablement aux cotés des services de sécurité pour combattre l'insécurité sous toutes ses formes. Elle les exhorte à plus de vigilance et à toujours dénoncer tous les cas suspects aux numéros verts que sont les 17, 16 et 1010.

Lefaso.net

Source : Page Facebook Police nationale du Burkina Faso

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Burkina : Le 22e Régiment d'infanterie commando de Gaoua présente au drapeau 1 029 nouveaux soldats de 2e classe

Wed, 04/02/2026 - 13:53

Dans la dynamique de renforcement des capacités opérationnelles et du maillage sécuritaire du territoire national, le 22è Régiment d'infanterie commando de Gaoua (chef-lieu de la région du Djôrô) a, ce mercredi 4 février 2026, présenté au drapeau, 1 029 nouveaux soldats de 2e classe.

L'occasion a fait l'objet d'une cérémonie dédiée, « riche en couleurs et en émotions ». Elle s'est traduite par la présentation de ces nouvelles recrues au drapeau pour la première fois, par la hiérarchie militaire de la 2e région militaire, avec à sa tête, le Lieutenant-colonel Lassané Porgo, commandant de ladite entité. « Ce contingent exceptionnel est issu du rang des VDP (Volontaires pour la défense de la patrie). Pendant trois mois, les jeunes soldats se sont familiarisés avec les instruments militaires et leurs principes », rapporte le service de la communication du gouvernorat de la région du Djôrô.

Selon le chef de corps du 22e RIC, le chef de Bataillon Farabé Gaston Kiénou, ces hommes sont aptes à être déployés sur le théâtre des opérations, poursuit la publication, d'où il ressort également que le gouverneur de la région, Siaka Barro, a exprimé sa confiance quant à l'opérationnalité de ces nouvelles recrues, au regard de la qualité de la formation dont elles ont bénéficié.

Le gouverneur Siaka Barro (à gauche) et le Lieutenant-colonel Porgo pendant la revue de troupe.

Ce renforcement du capital humain intervient à un moment où le premier responsable du département de tutelle, le ministre d'État, ministre de la guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé, a, à l'occasion de l'évaluation de son contrat d'objectifs 2025, salué les avancées en matières sécuritaire et de la reconquête du territoire enregistrées par les forces engagées dans la lutte contre le terrorisme.

En fin décembre 2025, le ministre Simporé a, à la faveur de la 2e session ordinaire du Conseil d'administration du secteur ministériel (CASEM) de l'année 2025, confié que 2026 sera « une année décisive pour la reconquête territoriale », à travers une intensification de la dynamique de reconquête du territoire national par une densification accrue du dispositif de défense.

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Test de recrutement externe d'un Ingenieur financier et comptable : Resultat provisoire par ordre de merite

Wed, 04/02/2026 - 13:08

WYN-009-2025

Sous réserve d'un contrôle approfondi, les candidats dont les noms suivent sont déclarés admis au test de recrutement externe au poste de :
POSTE : INGENIEUR FINANCIER ET COMPTABLE BAC+5

LISTE DES ADMIS

Rang : 1er

Nom et Prénom(s)
SAWADOGO Malick

Sexe : M

Résultat : Admis
Arrêté la présente liste à Un (01) nom.

LISTE D'ATTENTE

Rang : 1er

Nom Prénom(s)
THIOMBIANO Inoussa

Sexe : M

Résultat : Liste d'attente

Rang : 2e

Nom Prénom(s)
HEBIE Aboubacar

Sexe : M

Résultat : Liste d'attente

Arrêté la présente liste à Deux (02) noms.

Aboubakari OUEDRAOGO
Administrateur Général

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Décès de ILBOUDO Koudnoaga Léonard : Remerciemments

Wed, 04/02/2026 - 13:00

Jésus lui dit : “Moi je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ;” Jean 11 : 25

Sa Majesté le Naba Saga de Dapelgo,
Les grandes familles : ILBOUDO,SANKIMA, OUEDRAOGO, ZONGO, COMPAORÉ .
Les familles alliées : COMPAORÉ,BOUDA,TAPSOBA, DERRA,BAMOGO,SAWADOGO,ZOUNGRANA, ROUAMBA,
Les enfants : Donald, Nadine, Crépin, Fabrice et Ange

Les frères et sœurs, les neveux et nièces et les petits enfants du défunt,
Réitèrent leurs remerciements sincères et leur profonde reconnaissance à toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont témoigné leur compassion, leur solidarité et leur soutien multiforme lors du rappel à Dieu le 28 janvier 2026 à Ouagadougou suivie de l'inhumation le 30 janvier à Dapelogo et de la messe de requiem le 1er février 2026 de leurs frère, père, époux et grand-père de Monsieur ILBOUDO Koudnoaga Léonard

Que chacun trouve ici l'expression de leur profonde gratitude pour les marques d'affection et de réconfort reçues durant ces moments.
Puisse Dieu, le tout miséricordieux, rendre à chacun le centuple de ses bienfaits.

“Que par la miséricorde de Dieu son âme repose en paix.”

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Burkina : Moov Africa pose la première pierre de son nouveau siège

Wed, 04/02/2026 - 11:42

Dans l'après-midi du mardi 3 février 2026, Moov Africa a procédé à la pose de la première pierre de son nouveau siège. La cérémonie de lancement s'est déroulée en présence des premiers responsables de l'entreprise. Elle a aussi connu la présence du ministre en charge de la transition digitale Aminata Zerbo/Sabané, représentante du Premier ministre, et du ministre des serviteurs du peuple Mathias Traoré.

Placée sous le haut patronage du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, cette activité marque le lancement officiel des travaux. L'initiative prise par ONATEL-SA-Moov Africa vient répondre à la volonté politique du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, demandant aux grandes entreprises opérant sur le territoire national de se doter de sièges de haut standing. La mise en place de ce siège marque alors une étape historique où l'ambition technologique rencontre le devoir patriotique.

Aperçu de la maquette

Le nouveau siège de l'entreprise de télécommunication sera érigé dans la Zone d'activités commerciales et administratives (ZACA), située au quartier Koulouba, dans l'arrondissement 1 de la ville de Ouagadougou.
Une action qui a été accueillie avec une grande joie de la part des riverains. À cet effet, Wend-Yam Pierre Koanda, président de la délégation spéciale de l'arrondissement 1, s'est réjoui à l'idée d'accueillir ce joyau architectural dans sa zone. Pour lui, la construction de ce nouveau siège contribue à l'embellissement de la ville de Ouagadougou en général, et de son arrondissement en particulier. « Je tiens à féliciter Moov Africa pour cette initiative et à souhaiter que cette première pierre soit le socle d'un édifice qui contribuera au grand bonheur de l'ensemble des populations du Burkina Faso », a-t-il dit.

Wend-Yam Pierre Koanda, PDS de l'arrondissement 1 de la ville de Ouagadougou, salue l'initiative prise par l'entreprise Moov Africa d'ériger son futur siège dans son arrondissement

Ce nouveau joyau s'étend sur une superficie de 7000 m². Il s'agira d'un bâtiment R+5, extensible à R+7. Le tout, pour un montant d'environ 9 milliards de francs CFA. Les porteurs du projet formulent le vœu de réaliser ce projet architectural sur une durée de 26 mois. Outre cela, le futur siège de Moov Africa aura à son actif un sous-sol capable de prendre 44 véhicules et un parking qui pourra supporter autour de 200 véhicules.
Selon Mohamed Karim, directeur général de Moov Africa, ce projet poursuit plusieurs objectifs.

D'abord, affirmer une image de modernité, d'excellence à la hauteur du rôle stratégique que joue l'entreprise dans le développement économique et social du pays. Ensuite, offrir aux femmes et aux hommes des conditions de travail exemplaires, propices à la performance, à l'innovation et à l'épanouissement professionnel. Enfin, ce nouveau siège incarne un renouveau dans leurs méthodes, leurs cultures d'entreprise, mais aussi dans leur engagement au service de l'État, des citoyens et des entreprises burkinabè.

Mohamed Karim, directeur général de Moov Africa, formule le vœu que ce futur siège devienne un lieu d'innovation, de dialogue social exemplaire et de création de valeur durable pour le Burkina Faso

Il a fait comprendre que ce projet n'est pas seulement un édifice moderne mais plutôt le reflet d'une ambition collective. « Le bâtiment que nous lançons aujourd'hui ne sera pas seulement un édifice moderne autour de la ZACA, quartier des affaires de notre capitale, il sera le reflet de notre ambition collective. Le symbole d'un opérateur en pleine transformation, aligné avec les exigences d'un monde numérique en constante évolution », a-t-il laissé entendre.
Il formule le vœu que ce futur siège devienne un lieu d'innovation, de dialogue social exemplaire et de création de valeur durable pour le Burkina Faso.

« La construction de ce bâtiment témoigne de la stabilité de l'entreprise et de la confiance placée dans notre cher pays, le Burkina Faso, un pays qui inspire, qui bâtit, qui avance avec détermination vers un horizon de bonheur partagé pour tous ses fils et filles », déclare le Premier ministre dans son discours délivré par le ministre en charge de la transition digitale, Dr Aminata Zerbo / Sabané

Dans son allocution prononcée par le ministre en charge de la transition digitale, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo indique que cette action des pionniers de la télécommunication au Burkina Faso constitue un signal fort qui témoigne de la stabilité de l'entreprise et de la confiance placée au Burkina Faso.
« Ce futur siège reflètera davantage l'ambition de l'entreprise, son statut d'opérateur historique des communications électroniques au Burkina Faso, tout en offrant un cadre de travail moderne et propice à la performance. Par son architecture moderne, son intégration harmonieuse dans le tissu urbain et son orientation vers l'efficacité énergétique, ce bâtiment incarnera l'esprit d'une entreprise engagée sur la voie de l'excellence, de l'innovation et de la durabilité », confie le Premier ministre dans son discours lu par le ministre en charge de la transition digitale, Dr Aminata Zerbo/Sabané.

Il a profité de l'occasion pour inviter les autres entreprises à prendre l'exemple de Moov Africa. La cérémonie a connu des temps forts, notamment la présentation du projet aux autorités.

Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

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Appel d'offre national pour la réalisation de forages équipés de pompes solaires, de clôtures grillagées, de bassins de stockage d'eau pour l'irrigation, de latrines, de maisonnettes, d'éclairage et de hangars dans les arrondissements 10 et 11 de la...

Wed, 04/02/2026 - 09:00

Ouagadougou, le 04 février 2026

N/Réf : 01/2026/MT/LAGRO/F41D24000140008

0) Information générale : MANI TESE est une ONG italienne fondée en 1964 qui opère au Burkina Faso depuis les années 1980 dans les régions du Centre, du Plateau Central, du Centre-Est, du Centre-Ouest, Centre-sud, du Nord, des Cascades. Les principaux domaines d'intervention sont les suivants :
• Sécurité alimentaire
• Agroécologie
• Promotion du leadership des femmes dans la société et dans le secteur rural
• La microfinance, accompagnement à la professionnalisation et la formalisation des micro-entreprises et des coopératives

Les thèmes qui ont toujours caractérisé nos interventions sont la promotion de l'agroécologie tant au niveau de la production que de la transformation, la sensibilisation à une alimentation saine avec des produits issus d'une filière courte et locale, la création d'emplois dignes et durables notamment pour les jeunes et les femmes, et la protection des groupes les plus vulnérables en promouvant une culture de paix, de solidarité et de non-discrimination
1) Objet : Appel d'offre national pour la réalisation de forages équipés de pompes solaires, de clôtures grillagées, de bassins de stockage d'eau pour l'irrigation, de latrines, de maisonnettes, d'éclairage et de hangars dans les arrondissements 10 et 11 de la commune de Ouagadougou

2) Financement : Ministère de l'Intérieure d'Italie
3) Eligibilité : L'objet de cette invitation à soumissionner est de solliciter des propositions compétitives pour la signature d'un contrat ponctuelle pour la réalisation des travaux mentionnés
L'appel d'offres s'adresse à toute entreprise régulièrement installée, disposant de l'expérience et des capacités requises et qui ne se trouve dans aucune situation d'interdiction de soumissionner (faillite, liquidation, sanctions, etc.)
4) Acquisition du DAO : Le Dossier d'Appel d'Offres peut être consulté gratuitement et retiré aux conditions suivantes :

Frais d'acquisition
Non applicable

Date, jour et heures

Tous les jours ouvrables, dès le 04 février 2026, de 9h00 heures à 13 heures 00. Se munir d'une adresse électronique(active) pour le retrait des dossiers d'appels d'offre.

Adresse(s) de retrait :
Le dossier d'appel d'offres (DAO) peut être retiré à l'adresse suivante : Bureau de Mani Tese. sis au quartier Wayalghin/Ouagadougou pas loin de SONACOF.geoloc :12.291485.-484786, Tel 56 50 53 76. Pour des informations complémentaires veuillez écrire à l'adresse mail christsebego@gmail.com et en copie burkinafaso@manitese.it en utilisant l'objet :
« LAGRO – questions DAO 01/2026/MT/LAGRO/F41D24000140008 »
5) Dépôt des offres : Dossiers concernés

REALISATION DE FORAGES EQUIPES DE POMPES SOLAIRES, DE CLOTURES GRILLAGEES, DE BASSINS DE STOCKAGE D'EAU POUR L'IRRIGATION, DE LATRINES, DE MAISONNETTES, D'ECLAIRAGE ET DE HANGARS DANS LES ARRONDISSEMNTS 10 ET 11 DE LA COMMUNE DE OUAGADOUGOU

Date limite 20 mars 2026

Heure 16 heures 00

Lieu de dépôt Bureau de Mani tese sis à Wayalghin

6) Validité des offres : Les offres seront valables pendant une période de quatre-vingt-dix (90) jours à compter de la date d'ouverture des plis.

AVIS IMPORTANT

NB : TOUTES LES OFFRES ARRIVÉES APRÈS L'HEURE LIMITE DE DEPOT NE SERONT PAS RECEPTIONNÉES

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Factures d'eau impayées : La brigade Laabal accorde une semaine aux débiteurs pour se mettre à jour à compter de ce 3 février 2026

Tue, 03/02/2026 - 23:59

L'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) a tenu une conférence de presse ce mardi 3 février 2026, dans les locaux de l'institution, sis à Ouagadougou.

Cette conférence avait pour but d'alerter sur la situation préoccupante des impayés de factures d'eau et d'assainissement et d'annoncer les mesures prises pour y remédier.

Selon le directeur général de l'ONEA, Idrissa Sourabié, la santé financière de l'office est sérieusement affectée par l'accumulation des arriérés, estimés à près de 35 milliards de francs CFA au 31 janvier 2026. Un niveau jugé critique, qui fragilise la trésorerie, ralentit les investissements et menace, à terme, la continuité ainsi que la qualité du service public d'approvisionnement en eau potable.

« Pour accomplir sa mission de service public, pour rendre l'eau disponible chaque jour, pour réaliser des infrastructures structurantes, pour étendre les réseaux et sécuriser durablement l'approvisionnement en eau potable, I'ONEA a besoin de ressources financières. La mobilisation de ces ressources financières passe d'abord par le recouvrement des factures d'eau et de travaux. Au 31 janvier 2026, les impayés des factures d'eau, d'assainissement et des travaux réalisés par l'ONEA sont estimés à près de 35 milliards de FCFA. Ce niveau d'arriérés est critique au regard des besoins du secteur car il fragilise la trésorerie de l'office, ralentit les investissements et menace, à terme, la continuité et la qualité du service public. Aujourd'hui, nous lançons un appel aux clients et à toutes les structures qui enregistrent des impayés dans leurs portefeuilles. Payer sa facture d'eau est un acte de solidarité, un geste de responsabilité. Il est donc essentiel que chacun assume pleinement ses responsabilités », a expliqué le directeur général de l'ONEA, Idrissa Sourabié.

« Au 31 janvier 2026, les impayés des factures d'eau, d'assainissement et des travaux réalisés sont estimés à près de 35 milliards de FCFA », a déclaré le directeur général de l'ONEA, Idrissa Sourabié

Tout en rappelant avoir toujours privilégié le dialogue et la flexibilité dans le recouvrement des créances, l'ONEA a annoncé un changement de posture en raison de l'ampleur des impayés.

Le directeur général a annoncé l'officialisation du partenariat entre l'ONEA et la Brigade Laabal, appelée à appuyer les actions de recouvrement. La brigade interviendra notamment dans la sensibilisation des citoyens, la lutte contre l'incivisme lié au non-paiement des factures et l'accompagnement des actions de terrain pour le bien-être collectif.

« Au regard de son caractère social, l'ONEA a toujours privilégié le dialogue et la flexibilité. Mais cette approche ne peut justifier l'accumulation d'arriérés aussi importants, c'est pourquoi, avec les orientations des structures de tutelle, l'ONEA opte désormais pour un changement de posture. Nous nous engageons désormais dans une dynamique claire de renforcement du recouvrement, fondée sur un suivi rigoureux des créances ; la responsabilisation de chaque consommateur ; la mise à contribution de la brigade Laabal. Payer sa facture d'eau est un devoir citoyen, un acte patriotique, un devoir collectif, et une condition indispensable pour garantir l'accès à l'eau potable pour tous ; financer les infrastructures d'aujourd'hui et de demain et renforcer la souveraineté de notre pays dans le secteur vital de l'eau. Nous scellons officiellement le partenariat entre l'ONEA et la brigade Laabal. La brigade Laabal intervient donc en appui à l'ONEA dans la sensibilisation des citoyens, la lutte contre l'incivisme en matière de paiement de factures, la lutte contre la fraude et l'accompagnement dans la facilitation des actions menées pour le bien-être collectif, conformément à la vision de refondation nationale », a-t-il précisé.

L'ONEA et la Brigade Laabal donnent 7 jours aux débiteurs pour régulariser les factures d'eau impayées

Prenant la parole, le commandant de la brigade Laabal, le lieutenant Franck Octave Kabré, a invité l'ensemble des débiteurs, particuliers comme entreprises, à régulariser leur situation dans un délai d'une semaine. Passé ce délai, des mesures de réquisition pourraient être engagées.

« L'État burkinabè a mis toutes les dispositions nécessaires pour que la population se sente bien, mais malheureusement certains actes inciviques de certaines personnes qui rament à contre-courant ne cessent de mettre les bâtons dans les roues chaque jour. C'est dans ce sens que nous sommes ici pour dire qu'on ne peut pas se construire dans l'opposition aux règles ou lois qui sont établies. Payer sa facture d'eau est un acte civique et en même temps un devoir. Donc refuser de payer sa facture d'eau est un acte incivique et un manquement à son devoir. Et c'est là qu'intervient donc la brigade Laabal, qui est une brigade civique pour l'ordre et la discipline. Le mot d'ordre a été lancé et le message est clair et reste le même. Nous appelons les particuliers, les différentes entreprises à se mettre à jour en payant leurs factures et cela dans un délai d'une semaine. Passé ce délai, ils seront naturellement réquisitionnés. Ils vont contribuer d'une autre manière à construire le pays et ils vont payer leurs factures. Nous appelons la population au sens de la responsabilité et nous espérons que ce message, lorsqu'ils l'auront entendu, ils vont se mettre à s'exécuter en payant leur facture », a souligné le commandant de la brigade Laabal.

En rappel, l'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) a pour missions d'assurer l'approvisionnement en eau potable des populations et la fourniture de services d'assainissement adéquats.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

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Burkina/Production du piment : « L'or rouge peut générer jusqu'à 10 millions de francs CFA à l'hectare si les bonnes pratiques agricoles sont appliquées », foi de Dr Lucienne Kima/Waongo

Tue, 03/02/2026 - 23:55

Face aux défis climatiques et à la recherche de meilleures performances agricoles, le piment se révèle être une culture à fort potentiel au Burkina Faso. Dr Lucienne Kima/Waongo, qui a travaillé sur la culture de ce produit pour son doctorat, analyse, à travers cette interview, la rentabilité de la filière, le rôle des semences de variétés améliorées et sa contribution à l'économie locale. Lisez-plutôt !

Lefaso.net : Présentez-vous à nos lecteurs ?

Dr Lucienne Kima/Waongo : Je suis docteur en génétique et amélioration des plantes de l'université Joseph Ki-Zerbo, et titulaire d'un master en Sélection et valorisation des ressources phytogénétiques (SVRPG). Je suis également ingénieur en agriculture de formation professionnelle et assermentée pour le contrôle qualité dans la certification des semences végétales. Par ailleurs, je suis actuellement la directrice provinciale de l'agriculture, des ressources animales et halieutiques de Bassitenga.

Mes travaux de recherches ont porté sur le piment (Capsicum spp.), une culture très importante pour l'économie locale et la sécurité alimentaire, dont l'objectif était de connaître la gestion paysanne (savoirs-faire locaux) et recenser la diversité génétique existante du piment cultivé au Burkina Faso puis caractériser cette collection sur le plan agro-morphologique et moléculaire. En tant qu'agronome, j'ai également travaillé sur la chaîne de valeurs du piment dans ses différents maillons et la façon dont elle peut améliorer les revenus des acteurs et renforcer la sécurité alimentaire au Burkina Faso. Les travaux ont été conduits sous la responsabilité du Pr Bationo/Kando Pauline, notre directrice de thèse.

Quelles sont les principales zones de production du piment au Burkina Faso ?

Le piment est cultivé dans toutes les provinces du pays car il s'adapte à une large gamme de sols. Les données de 2018 du ministère en charge de l'agriculture montrent les régions de Tannounyan, de Nazinon, de Oubri, du Yaadga, des Kuilsé, de Kadiogo et de Nando sont des principales zones de production. Mais des tendances plus récentes n'occultent pas les régions de Djôrô, de Guiriko et de Bankui.

Quel rôle joue le piment dans l'économie des ménages agricoles ?

Le piment qualifié de « l'or rouge » traduit toute son importance économique. Il joue un rôle économique très stratégique dans les ménages agricoles puisqu'il se présente comme une première source de revenues monétaires qui est rapidement utilisé pour les dépenses courantes, les soins de santé et la scolarisation des enfants. Parmi plus de 18 cultures maraîchères pratiquées par les ménages agricoles selon le RGPH de 2019, le piment vient en 7e position. Nos études ont montré qu'il n'y a ni âge, ni sexe dans la production du piment, il est cultivé sur des superficies de 100 m2 à 2 hectares, toute l'année dans les jardins ou en plein champ, en monoculture ou en culture associée.

Les revenus nets générés sont de 100 000 à 2 000 000 de FCFA pour des petits producteurs. Pour les professionnels qui planifient bien leur production et appliquent les bonnes pratiques agricoles, les bénéfices partent très loin au-delà des 2 millions de francs à l'hectare (plus de 10 millions), car le kilogramme se vend entre 1 000 à 2 500 FCFA pendant les périodes de pénurie. Des pratiques artisanales de transformation, des petites unités de transformations connaissent le jour actuellement.

Le piment burkinabè a-t-il une importance particulière sur les marchés locaux ou à l'exportation ?

Le piment est l'une des épices les plus consommées et présent dans la majorité des plats nationaux et très demandé sur les marchés urbains et ruraux, dans les supermarchés et boutiques dans toute l'année sur toutes ses formes vendues (frais, séché, en poudre ou en pâte). Il est bien exporté vers les pays côtiers et même au-delà des pays africains qui apprécient sa saveur brûlante. Lors de nos enquêtes il a été montré qu'il est exporté vers la Côte d'Ivoire, le Mali, le Ghana et le Niger. Selon les données du 5e RGPH analysées par INSD en 2023 le taux de commercialisation du piment produit est de 78,1%. Il faut noter aussi que la vente locale dépasse la part exportée. Cela montre que le marché du piment au Burkina Faso est une opportunité à saisir et constitue une réelle offre d'emploi pour les femmes et les jeunes.

Qu'entend-on exactement par « semences de variétés améliorées » de piment ?

On entend par semences de variétés améliorées de piment des variétés dont au moins une ou plusieurs caractéristiques présentent des performances supérieures à celles des variétés dont elles sont issues. Elles sont sélectionnées suivant la démarche scientifique et rigoureuse pour aboutir aux variétés ayant des caractéristiques supérieures aux variétés locales.

Quelles variétés améliorées de piment existent actuellement au Burkina Faso ?

Il existe une multitude de variétés de piments de couleur, formes et tailles très variées ayant des goûts piquant à très piquants (la teneur en capsaïcine, molécule responsable de ce goût), ou aromatisées (ex la variété Big Sun surnommée “sent bon à cause de son arôme). La variété population dénommée « jaune de Farako-Bâ » très piquante connu sous le nom de Jaune du Burkina et deux autres variétés de saveur douce dénommées Papri King et Papri Queen, inscrites dans le catalogue national des semences en 2014, sont des variétés issues des travaux de Dr SANOU Jacob, sélectionneur renommé du Burkina Faso. Deux autres variétés viennent d'être inscrites en 2025 par l'INERA. Les variétés des firmes semencières inondent le marché et les plus fréquemment rencontrées chez les producteurs sont le “Jaune du Burkina”, le Sent bon ou Big Sun, Strella… Dans le groupe des petits piments, on dénombre aussi le “piment de Cayenne”, le paprika, piment bec d'oiseau ou le piment oiseau.

Quels sont les principaux avantages de ces variétés par rapport aux variétés locales ?

En général l'avantage des semences de variétés améliorées réside dans le fait qu'elles ont des bonnes performances agronomiques (rendement plus élevé, cycle plus court, meilleure tolérance aux maladies, meilleure résistance à la chaleur, fruits plus homogènes et adaptés au marché, meilleure efficience de l'eau). Pour cela, elles ont des impacts socio-économiques positifs, notamment en termes d'augmentation des revenus, de réduction des risques et de renforcement de la résilience des ménages agricoles.

Comment se fait le processus de sélection et d'amélioration des variétés de piment ?

La sélection et l'amélioration des variétés du piment suivent un processus itératif combinant l'exploitation de la diversité génétique, des croisements contrôlés et des évaluations agronomiques et socio-économiques en station et en milieu paysan. Plusieurs méthodes de sélection sont utilisées mais le schéma classique intègre les étapes suivantes, notamment la prospection collecte du matériel génétique existant afin de disposer d'une large diversité génétique du piment. La deuxième étape consiste à caractériser le matériel végétal collecté afin d'identifier les génotypes intéressants.

Ensuite vient la sélection des plants géniteurs ayant des caractères d'intérêt recherchés dans le matériel végétal caractérisé et les croisements contrôlés de ces géniteurs (contrôle ou orientation de la pollinisation) afin de combiner les caractères souhaités. Après plusieurs autofécondations pour fixer les caractères génétiques, on passe à l'évaluation en station expérimentale et en milieu paysan puis à l'homologation et l'inscription pour une reconnaissance officielle dans le catalogue national.

Combien de temps faut-il en moyenne pour développer une nouvelle variété de piment ?

Selon le schéma classique de création variétale, il faut en moyenne 7 à 10 ans (selon la complexité des caractères recherchés pour la nouvelle variété). La biotechnologie peut être utilisée pour raccourcir le temps, mais nécessite aussi les moyens et équipements conséquents de laboratoire.

Les variétés améliorées sont-elles adaptées aux conditions climatiques actuelles du Burkina Faso ?

En général, le piment s'adapte bien au climat chaud et ensoleillé donc à notre climat. Néanmoins une thèse est en cours, conduite par Mahamadi Belem pour étudier le comportement des variétés collectées soumises aux différentes saisons de culture.

Comment la recherche prend-elle en compte la sécheresse et les fortes chaleurs ?

Dans le processus de sélection et amélioration variétale les paramètres pédoclimatiques sont pris en compte. Généralement les variétés locales sont sources de résistance à certaines pathologies et aux conditions pédoclimatiques, dont la recherche utilise ces gènes de résistance comme gène d'intérêt à intégrer dans le génome d'une autre variété ayant des rendements élevés mais sensibles à ces contraintes. Ensuite on fait des criblages pour maintenir les génotypes qui s'adaptent.

Peut-on dire que ces variétés contribuent à la résilience des producteurs au Burkina ?

Les variétés améliorées présentent de meilleures performances agronomiques et une plus grande stabilité des rendements, ce qui contribue à l'amélioration des revenus et à la résilience des ménages agricoles. Seulement il faut signaler des variétés hybrides nécessitent un renouvellement constant, chose que les producteurs trouvent difficile au regard des coûts élevés des semences.

Les producteurs adoptent-ils facilement les variétés améliorées de piment ?

L'adoption d'une variété par les producteurs est conditionnée d'abord et à majeure partie par le bon rendement et la demande sur le marché. Lorsque ces conditions sont remplies, l'adoption est facile. Mais de fois, ils manquent d'information sur les variétés et ils sont limités parfois par le coût élevé des semences. Ce qu'on a constaté, beaucoup de producteurs adoptent les nouvelles variétés (le gros piment surtout pour la facilité de récolte par rapport au petit ou la récolte nécessite énormément de main d'œuvre), mais ils conservent tout de même leurs semences locales (par exemple ils disent que le petit piment est utilisé dans les médicaments traditionnels), ce qui est intéressant pour les sélectionneurs car ils conservent la diversité génétique car sans la diversité, il n'y a pas de sélection.

Interview réalisée par Yvette Zongo
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