Le 4 mai, le Parlement a officiellement lancé l’appel à candidatures pour la sixième édition du prix Daphne Caruana Galizia de journalisme.
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© Union européenne, 2026 - PE
Laura von Daniels (Politikwissenschaftlerin, Stiftung Wirtschaft und Politik) zu Donald Trumps aktuell angekündigten Zöllen für Auto-Importe u.a. aus Deutschland
En Ukraine, les frappes de drones russes continuent à faire des ravages tant du côté des infrastructures que de la population, et la fréquence des frappes, tout comme le nombre de drones utilisés, sont en augmentation.
L'Arménie se met aux couleurs européennes en organisant, lundi 4 et mardi 5 mai, deux sommets dans sa capitale, Erevan. Une cinquantaine de chefs d'État et de gouvernement européens sont attendus au 8e sommet de la Communauté politique européenne (CPE) lundi. Le lendemain, le premier sommet Union européenne-Arménie est programmé : le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, le président du Conseil européen Antonio Costa, et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, en seront. Preuve que l'ex-République soviétique souhaite s'émanciper de son allié traditionnel - la Russie - et se rapprocher de l'Europe.
À Stockholm, le Parlement a adopté mercredi 29 avril de nouvelles règles qui durcissent les critères en vue d'obtenir la nationalité suédoise. La nouvelle législation entrera en vigueur le 6 juin prochain et s’appliquera de façon rétroactive aux personnes qui ont déjà déposé un dossier conforme, une première en Europe. Plus de 100 000 individus en attente d'un passeport sont concernés.
Le secteur militaro-industriel – y compris l'armée – veut attirer plus de jeunes techniciens et spécialistes, en particulier dans le pilotage des drones. Les écoles d'apprentissage de pilotage pour enfants, jeunes et adultes commencent à se multiplier dans le pays, et les élèves sont incités à se tourner davantage vers l'enseignement technique.
Il était le plus célèbre des prisonniers politiques polonais en Biélorussie. Après cinq ans de captivité, le journaliste polono-biélorusse Andrzej Poczobut a été libéré mardi 28 avril. Sa libération intervient dans un contexte d’ouverture de Minsk, engagé ces derniers mois dans des discussions avec l’Occident. Il a été décoré, dimanche 3 mai.
L'avocat et l'homme politique malien Mountaga Tall a été enlevé samedi par des hommes encagoulés selon sa famille. Mountaga Tall a été membre du mouvement M5, qui a contribué à la chute du régime de l'ancien président Ibrahim Boubacar Keïta en 2020.
L'Ukraine a affirmé, dimanche 3 mai, avoir frappé plusieurs navires russes – un porte-missiles et trois pétroliers de la « flotte fantôme » –, alors que les deux pays ont lancé, dans les heures précédentes, des centaines de drones dans une série d'attaques qui a fait au moins cinq morts.
Banksy a encore frappé. Ce jeudi 30 avril, une statue est apparue en pleine nuit au centre de Londres, signée de l'artiste britannique. Cette œuvre en résine intrigue autant qu'elle ravit les Londoniens. Elle représente un homme en costume, aveuglé par un drapeau qui lui couvre le visage, prêt à marcher dans le vide.
La Serbie vient d'être privée - au moins temporairement - d'un important versement d'aide européenne au développement, en raison d'une loi de réforme de la justice, jugée attentatoire à l'indépendance des juges, et votée dans un contexte de grande instabilité du pouvoir suite aux manifestations étudiantes de 2025. Depuis février 2026, cette loi était devenue le thème de conversation principal entre Bruxelles et Belgrade et les échanges entre Marta Kos, commissaire à l'Élargissement et Nemanja Starovic, ministre serbe de l'intégration européenne, ont confirmé l'ampleur de la crise.
Sommaire
Actualité :
La France a-t-elle besoin de l’Afrique ?
Dossier : Afrique, Etat et démocratie
Etat-ethnique ou Etat-Nation ?
Rwanda : comment la démocratie a conduit au génocide
Sahel : comment la démocratie entretient la guerre
Histoire :
Algérie : relire Daniel Lefeuvre
En 1830, la France s'empare du trésor du dey d'Alger
Editorial de Bernard Lugan
L’histoire de ces dernières décennies montre qu’en Afrique, démocratie = ethno-mathématique électorale, avec pour résultat que les ethnies les plus nombreuses remportent automatiquement les élections. Voilà pourquoi, au lieu d’éteindre les incendies, les scrutins électoraux les ravivent. Plus que jamais, il importe donc de méditer cette profonde réflexion que le Gouverneur général de l’AOF fit en 1953, et qui n’est pas une découverte pour les lecteurs de l’Afrique Réelle : « Moins d’élections et plus d’ethnographie, et tout le monde y trouvera son compte » …
Plus de trois décennies après l’injonction faite à l’Afrique par François Mitterrand lors de son « discours de La Baule » le 20 juin 1990, la démocratie qu’il postulait être le remède aux maux du continent n’y a en effet apporté, ni développement économique, ni stabilité politique, et encore moins sécurité. Ce terrible échec explique pourquoi des pays comme le Mali, le Burkina Faso, la Guinée, le Tchad et la Centrafrique, ont décidé de se donner ou de se redonner des régimes autoritaires.
Or, si la démocratie électorale a échoué en Afrique, c’est en raison de l’inadéquation entre des réalités socio-politiques communautaires enracinées et un système politique importé à base individualiste. Comment le greffon démocratique individualiste aurait-il d’ailleurs pu prendre en Afrique sud-saharienne où, traditionnellement, l’autorité ne se partageait pas, où la séparation des pouvoirs était inconnue, et où les chefs détenaient à travers leur personne à la fois l’auctoritas et la potestas ? Comment a-t ‘on pu faire croire aux Africains que la transposition de la démocratie occidentale était possible sans qu’auparavant il ait été réfléchi à la création de contre-pouvoirs, au mode de représentation et d’association au gouvernement des peuples minoritaires condamnés par l’ethno-mathématique électorale à être pour l’éternité écartés du pouvoir ?
L’exemple du Sahel est parlant : comme ils sont minoritaires, les pasteurs, notamment les Touareg et les Peul qui, à la veille de la colonisation étaient les dominants, sont aujourd’hui exclus du pouvoir par les urnes. Pour eux, la « solution » électorale n’est donc qu’une farce puisqu’elle ne fait que confirmer à chaque scrutin les pourcentages ethniques, légitimant ainsi le pouvoir de ceux dont les femmes sont les plus fécondes. Acculés par la démocratie à être pour l’éternité des sous-citoyens, dès la décennie 1960, ils ont donc pris les armes.
Enfermés dans la bulle idéologique du « démocratique d’abord », ceux qui font la politique africaine de la France n’ont pas voulu prendre en compte l’évidence qui est qu’ici, les rapports entre les populations nordistes et les populations sudistes répondent à des constantes millénaires, et que les structures civilisationnelles reposent sur les groupes, non sur les individus, ce qui interdit de ce fait toute transposition de notre individualisme politique électoral.
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