Après avoir passé plus d’un mois en attente à quai au Havre, le nouveau paquebot de la compagnie italo-suisse MSC Cruises a appareillé hier après-midi du port normand pour rejoindre Southampton, en vue de sa prochaine mise en service commerciale. Le MSC Virtuosa sera en effet exploité cet été au Royaume-Uni avec des croisières réservées à la clientèle britannique vers l’Angleterre, l’Ecosse et l’Irlande du nord. Il doit débuter ce programme le 20 mai.
Signe d’un retour progressif vers une vie normale, le port du Havre organisait hier la cérémonie de baptême de son nouveau navire polyvalent, le Benthos. Un bateau livré fin 2020 par le chantier Merré de Nort-sur-Erdre (Loire Atlantique) dont l’inauguration a dû attendre une évolution favorable de la situation sanitaire.
La station de pilotage de Sète va prochainement lancer une consultation auprès des chantiers navals pour la construction de sa nouvelle vedette. Un bateau dont le modèle a déjà été choisi puisque les pilotes languedociens ont confié sa conception au bureau d’architecture nantais Pierre Delion, qui enregistre ainsi un nouveau succès sur ce marché. Ce sera en effet la septième pilotine française à adopter l’un de ses design.
Alors que le marché de l’éolien offshore au Japon offre des perspectives alléchantes, le fabricant de turbines GE Renewable Energy, filiale basée en France de l’américain General Electric, a annoncé qu’il avait signé un « accord de partenariat stratégique » avec le japonais Toshiba Energy Systems. Objectif : implanter les phases critiques du processus de fabrication de son éolienne Haliade-X pouvant atteindre 14 MW et soutenir sa commercialisation au Japon.
Bâtiment amiral du SNMCMG2, l’un des groupes permanents de guerre des mines de l’OTAN, depuis le 25 avril, date à laquelle il avait pris ses fonctions dans le port italien de La Spezia, le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Somme est revenu à Toulon le 8 mai. Il y achève une escale en compagnie d’une autre unité du Standing NATO Maritime Countermeasures Group 2, le chasseur de mines turc Ayvalik.
Le Capitaine de Corvette Paul Brutus, l’un de deux récents bateaux-pompes légers (BPL) du Bataillon des marins-pompiers de Marseille (BMPM), a récemment réalisé son arrêt technique programmé, non pas dans le port phocéen, mais dans la rade de Toulon. Le navire rouge de 24.9 mètres de long pour 128 tonnes de déplacement en charge est passé sur le dock flottant de la société varoise Foselev Marine.
La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, était en déplacement lundi à Dunkerque où elle a confirmé la poursuite du projet de construction du parc éolien en mer. Cette décision fait suite au débat public mené entre le 14 septembre et le 20 décembre 2020 par la Commission particulière du débat public (CPDP) qui avait rendu ses recommandations en février dernier.
Alors que les premiers projets éoliens offshore voient le jour en France, le ministère de la Transition écologique a lancé un site internet les recensant : eoliennesenmer.fr. Il compile documents et études de sites sur les projets d'éoliennes en mer.
Le service était censé démarrer en janvier. Ce sera finalement fin août que les deux premiers navires côtiers de l'armement norvégien Havila Kystruten, les Havila Capella et Havila Castor, vont débuter leur service sur la ligne entre Bergen et Kirkenes. Les deux navires devaient initalement être alignés début juillet mais ont finalement dû subir un nouveau retard.
Ce ne sera donc pas du GNL ou du bio-gaz pour ces trois navires d'Hurtigruten. Hier, le groupe norvégien a annoncé que trois de ses bateaux dédiés à la ligne de l'Express Côtier allaient entrer en chantier pour une évolution de leur propulsion. Mais ce seront des moteurs diesel B33:45 V de Bergen, accompagnés de deux systèmes de batteries SAVe Energy de 1120 kWh de Kongsberg, qui propulseront ces bateaux.
HydroQuest passe à la vitesse supérieure. Le concepteur et fabricant français d’hydroliennes marines basé près de Grenoble a annoncé lundi qu’il allait reprendre la concession de la ferme pilote d’hydroliennes développée par EDF Renouvelables au Raz-Blanchard, en Normandie. HydroQuest immergera 7 machines pour un total de 17.5 MW.
Après les tensions des derniers jours à Jersey, les négociations pour les pêcheurs français vont reprendre, a annoncé, hier mardi, Annick Girardin, la ministre de la Mer.
Les négociations autour du sort des pêcheurs français dans les eaux de Jersey, dont certains s’étaient vus délivrer des licences de pêche assorties de restrictions jugées « inadmissibles » par Paris, vont reprendre « dans les heures qui viennent », a déclaré mardi la ministre de la Mer Annick Girardin.
Nouveau projet pour l’entreprise quimpéroise Sabella. Le turbinier, connu pour l’implantation d’une hydrolienne D10 dans le passage du Fromveur, au sud d’Ouessant (Finistère), veut en immerger deux autres dans une concession du golfe du Morbihan, d’ici fin 2022, et pour une durée de trois ans.
(B2) Un incident a opposé ce mardi matin, vers 10 h 10, des bateaux de pêche turcs et deux bateaux de pêche italiens (le Giacalone et le San Giorgio 1) dans les eaux au nord de Chypre. Suscitant l’intervention de la marine italienne et des garde-côtes turcs
(crédit : Marine italienne)Les bateaux de pêche turcs ont lancé divers projectiles —pierres et bombes fumigènes — et mené diverses manœuvres à vitesse. Dont l’une a abouti à un « contact » avec le bateau de pêche Giacalone, qui a subi des dommages mineurs.
La frégate de la marine italienne Carlo Margottini (F-592) qui était en patrouille dans la zone, à 35 miles au sud, dans le cadre de l’opération ‘Sea Guardian‘ de l’OTAN est alors intervenue, indique la marine italienne. Son hélicoptère ainsi qu’un patrouilleur des garde-côtes turcs ont intimé aux bateaux de pêche turcs de cesser l’action. Les bateaux de pêche italiens ont été incités à par précaution, de la zone contestée. Ces interventions ont permis de reprendre le contrôle de la situation.
(NGV)
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(B2) Pourquoi les pourparlers de Vienne sur le nucléaire iranien sont si complexes ? Comment Iran et USA se sont éloignés aussi vite ? Pourquoi est-ce important pour les Européens ? Un des principaux acteurs du processus s’explique. Un point de vue rare, à lire avec attention, pour bien comprendre tous les enjeux de cette négociation
Dans un article publié fin avril dans Politica Exterior, revue espagnole spécialisée sur les questions diplomatiques, le directeur politique du service diplomatique européen (SEAE), Enrique Mora, décrit toute la complexité de négocier un nouvel accord là où il n’y a normalement … « rien à négocier. Tant les engagements nucléaires que les sanctions à lever sont expressément inclus dans le JCPOA. ». Le tout face aux hostilités et réticences qui existent non seulement à Téhéran et à Washington, mais aussi dans les capitales arabes. « Cette méfiance marque le format des négociations, l’impossibilité pour la partie iranienne de rencontrer physiquement la délégation américaine ».
Autre notion à prendre en compte : le temps écoulé depuis la signature de l’accord (en 2015) et les changements géopolitiques depuis. « Il est complexe de gérer une négociation dans laquelle le texte a été approuvé par les parties [et qui] maintenant, étant le même dans son sens littéral, génère des perceptions différentes. »
Une négociation sur le fil du rasoir
Deux négociations en une
En fait, il n’y a pas une négociation, mais bien « deux processus parallèles » en cours à Vienne. La première est assez « formelle », au sein de la Commission mixte, qui rassemble les six participants à l’accord (France, Allemagne, Royaume-Uni, Chine, Russie et l’Iran), plus l’Union européenne qui assure à la fois la présidence et la coordination de la réunion. C’est, en effet, le Haut représentant de l’UE, Josep Borrell, qui a été désigné comme le coordinateur de la commission. Le second processus, beaucoup plus informel, se déroule entre l’Iran et les États-Unis, par intermédiaire interposé.
Iran et USA discutent par l’intermédiaire de l’UE
C’est ce qu’on appelle « des négociations de proximité dans le jargon diplomatique », une modalité dans laquelle les parties n’ont « pas de réunions en face à face en raison de limitations politiques », mais sont dans le même espace physique. En l’espèce, ils sont « tout près », à quelques dizaines de mètres de distance, dans deux hôtels situés sur le Kärntner Ring viennois, discutant par l’intermédiaire du coordinateur de l’UE qui joue « ici le rôle de facilitateur ».
Enjeu : rétablir l’équilibre délicat d’origine
L’objectif des deux processus est le même : faire du JCPOA un accord « opérationnel et efficace ». Pour ce faire, « il est nécessaire de rétablir l’équilibre délicat sur lequel il a été fondé à l’origine : la garantie que le programme nucléaire iranien est exclusivement à des fins civiles, d’une part, et la levée des sanctions imposées par la communauté internationale, de l’autre ». Ces sanctions ont été adoptées lorsque la suspicion d’un programme militaire s’est avérée « plus que fondée ».
Les effets dévastateurs sur l’accord de la politique ‘Trump’
La politique de pression maximale a échoué
« L’équilibre s’est effondré lorsque l’administration de Donald Trump a abandonné l’accord, a réimposé les sanctions précédemment levées et en a ajouté beaucoup d’autres dans le cadre de la soi-disant ‘politique de pression maximale‘ ». Une politique qui « a échoué dans son objectif de ramener l’Iran à la table de négociations et de forcer la République islamique à accepter ce que l’administration américaine précédente considérait comme un accord plus favorable ».
L’effet négatif des sanctions extraterritoriales
Les effets sur l’économie iranienne ont été « dévastateurs ». De pair avec la nature « extraterritoriale » des sanctions américaines, elles ont conduit au « retrait de pratiquement tous les acteurs économiques internationaux et à une sécheresse prolongée des investissements ou des relations commerciales ». Malgré cela, la République islamique a « continué de respecter l’accord pendant un peu plus d’un an ». Un point souvent peu mis en avant dans les négociations.
Le dérapage nucléaire iranien
L’Iran a « finalement » commencé à prendre des décisions nucléaires qui « s’écartaient clairement » du JCPOA. Ces derniers mois, ces décisions ont été accélérées avec des décisions d’une « gravité incontestable », comme l’enrichissement à 60% ou la production d’uranium métal. Toutes ces décisions, et celles en cours, sont intégrées dans les pourparlers de Vienne en tant que « questions à résoudre ». « Ce n’est pas le moindre des problèmes que l’objectif des pourparlers évolue à mesure que l’Iran adopte de nouvelles mesures. Le but bouge pendant que le jeu est joué. »
Les principaux obstacles, politiques, de la discussion
Une série « d’obstacles » émaillent la discussion. « Dans les deux capitales, l’accord a probablement plus de détracteurs que de partisans. » Les raisons sont diverses.
Le prisme américain d’Israël et du Golfe
Aux États-Unis, à « l’hostilité historique » envers la République islamique, s’ajoute un courant de pensée « fortement influent au Congrès, plus soucieux d’adapter la politique américaine aux intérêts de son allié le plus important dans la région que d’analyser l’intérêt national américain au Moyen-Orient ». L’administration Trump a été le « paradigme de ce courant de pensée, subordonnant les relations entre les États-Unis et les pays arabes aux intérêts légitimes d’Israël ».
Le patriotisme nationaliste en Iran
En Iran, derrière l’enjeu nucléaire se reflète, une « tendance fondamentale depuis quelques années » : le remplacement de l’idéologie islamique, « beaucoup moins attrayante pour les générations suivantes par un nationalisme qui a toujours eu un impact énorme sur l’opinion publique iranienne ». De ce point de vue, « toute limitation du programme nucléaire , que personne ne prétend publiquement être militaire, » est considérée comme une « ingérence inacceptable ». « Le soi-disant ‘exemple nord-coréen’ n’échappe pas non plus à cette perception. » Cette situation de « désaffection » se traduit, « avec une force perceptible à chaque minute de la négociation, par la peur « d’aller trop loin » dans les propositions, que ce soit en termes de levée des sanctions ou de retour aux engagements nucléaires. »
Une méfiance extraordinaire entre Téhéran et Washington
Le « deuxième obstacle » est « l’extraordinaire méfiance » entre les États-Unis et l’Iran, qui « remonte à des décennies, et que l’administration Trump a considérablement aiguisée ». Cette méfiance « marque le format des négociations, l’impossibilité pour la partie iranienne de rencontrer physiquement la délégation américaine sur ordre exprès du guide suprême, et donc les pourparlers de proximité. » Mais cela pourrait aussi « marquer les résultats possible ».
L’hostilité arabe et israélienne
Troisième obstacle : « l’extraordinaire hostilité » à l’accord d’une « bonne partie des pays arabes et, bien entendu, d’Israël ». « Mais là aussi, quelque chose est en train de changer. Un bon exemple en est les déclarations de Rayd Krimly, directeur de l’analyse et des prévisions au ministère saoudien des Affaires étrangères, qui place désormais la restauration de l’accord comme une première étape et non comme quelque chose de négatif, rejetable, politique officielle du royaume jusqu’à là ». Même du côté israélien, il « existe des mouvements de personnalités prestigieuses qui ont occupé des rôles importants dans la politique étrangère et de sécurité israélienne ».
Une négociation à haut risque politique pour chacun
Participer aux pourparlers demande à chaque gouvernement « d’investir un capital politique considérable » pour les mener à bien. A cela, il faut ajouter la « parfaite asymétrie » des situations politiques. On a un président (Joe Biden) qui « débute » à Washington et un président (Hassan Rohani) qui « arrive en fin de mandat » à Téhéran.
Négocier sur quoi ?
Un élément marquant de cette négociation, est que normalement « il n’y a rien à négocier ». Tant les engagements nucléaires que les sanctions à lever sont « expressément inclus dans le JCPOA. Certaines discussions pour revenir à l’accord devraient se limiter à la prise de procès-verbaux du retour à l’accord. Et pourtant, ce n’est pas si simple. »
L’effet ‘usure’ du temps
La difficulté vient, « du temps écoulé » depuis la signature de l’accord (six ans !), « des expériences des parties, très négatives dans le cas iranien, et des perceptions que le temps a suscitées dans un contexte de profonde méfiance ». Sans parler « du changement géopolitique depuis janvier 2015 », qui se traduit également par « des attitudes différentes des autres participants » à l’accord. Il est « complexe de gérer une négociation dans laquelle le texte a été approuvé par les parties et maintenant, étant le même dans son sens littéral, il génère des perceptions différentes ».
Le retrait non prévu d’un partenaire
La première chose que le temps a apportée, était « quelque chose à laquelle, apparemment, personne ne s’attendait : le retrait de l’une des parties ». Inattendu. La preuve : à « aucun moment, il n’a été proposé d’introduire des dispositions à cet égard dans l’accord, ce qui est courant dans d’autres instruments internationaux ». Au-delà des effets immédiats sur l’accord, ce retrait a des conséquences politiques sur la négociation du retour. « Ce qui exigeait auparavant un changement de régime, maintenant un simple changement de gouvernement suffit. »
La polarisation américaine
Cette « polarisation » aux États-Unis, qui se traduit par « des virages brusques, parfois à 180 degrés, de la politique étrangère », a eu des effets « dévastateurs » pour le JCPOA. La partie iranienne cherche aujourd’hui à « avoir la garantie que cela ne se reproduira plus, qu’il n’y aura pas d’autre retraits à l’avenir, ou du moins qu’il y aura des garanties pendant plusieurs années pour les acteurs économiques ». Obtenir une telle garantie est « hautement improbable ». Difficile d’empêcher en effet « le jeu démocratique de l’alternance » en vigueur aux États-Unis.
L’acquisition d’un savoir-faire nucléaire ineffaçable
Si Téhéran a toujours été soucieux de souligner que toutes des décisions « contraires à l’accord nucléaire », étaient « réversibles » — avec l’argument ‘nous pouvons arrêter d’enrichir de l’uranium à tout moment et revenir à la limite fixée dans l’accord’ —, ses avancées scientifiques, elles, semblent peu réversibles. « Quiconque connaît la thermodynamique connaît l’irréversibilité existentielle inhérente à tout processus projeté dans le temps ». « Je crains qu’il n’y ait pas d’exception ici. Pour ne citer qu’un exemple, les connaissances acquises par les scientifiques iraniens sont irréversibles. Ils en ont donné une bonne preuve dans la vitesse et en fait, ils ont renoncé à l’accord en seulement trois mois. »
Une leçon pour l’Union européenne
Dans cette négociation, l’Union européenne accomplit deux choses à la fois. Elle coordonne les négociations multilatérales et facilite les négociations bilatérales (entre USA et Iran), et elle défend son intérêt pour la non-prolifération et la stabilité au Moyen-Orient. « Il existe peu de précédents à cette dualité. C’est un élément à ajouter au débat en cours sur la pertinence de l’UE dans un environnement géopolitique différent, beaucoup plus complexe. » « C’est une leçon pour l’Union européenne »
Propos d’Enrique Mora – traduits et mis en évidence pour plus de lisibilité par NGV – titres et intertitres sont de la rédaction.
Repris avec l’autorisation de l’auteur et de Politica Exterior
Lire aussi : Le café de Vienne meilleur pour l’esprit diplomatique ?
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Après le conciliabule du 8 mai entre le président et ses chefs d'état-major, projeté sur écran sans le son
Plus d'infos »(B2) La formation des forces de police et des forces armées fait partie de l’ADN des missions de l’UE. Ce mois-ci encore, quelques actions notables en Irak, Libye, en Somalie. Ce que l’on connaît moins ce sont les actions menées en direction de la population, comme en Bosnie-Herzégovine ou en Ukraine…
Mariupol (Ukraine). Rapprocher la police de la population
La mission de conseil aux forces de sécurité intérieure ukrainiennes (EUAM Ukraine) a participé à l’aménagement du premier « Open Police Hub » de la ville de Mariupol, la deuxième plus grande ville de la région de Donetsk. L’objectif est de faciliter le dialogue entre la police et la société civile et participer à rétablir la confiance du public dans la police. Le chef d’EUAM Ukraine, le Finlandais Antti Hartikainen, était dans la région pour lancer ce projet. Détails ici
(crédit : EUAM Ukraine/B2)Bagdad (Irak). Ajuster la réaction en cas de manifestations
Alors que les manifestations sont récurrentes en Irak, « l’équilibre entre le droit de manifester pacifiquement, les impératifs de sécurité publique et le maintien de la loi et de l’ordre est essentiel au processus démocratique », rappelle la mission de l’UE de conseil à la sécurité intérieure (EUAM Iraq). Elle a pour cela organisé un atelier sur le maintien de l’ordre en cas de manifestation, avec les premiers concernés (ministère, commandement des forces de l’ordre, etc.). Détails ici
(crédit : EUAM Irak)Libye. Entrainer à réagir aux risques terroristes
Des officiers de police libyens ont participé à un cours d’expertise d’explosifs dispensé par les policiers italiens, avec le soutien de la mission de l’UE d’assistance frontalière à la Libye (EUBAM Libya). Ce cours fait partie des formations antiterroristes dispensées aux partenaires libyens. Détails ici
(crédit : EUBAM Libya)Somalie. Formations communes entre police et militaire, plus qu’un symbole
La police somalienne et l’armée nationale (SNA) ont fait formation commune, pendant six semaines, à la détection et à la destruction des engins explosifs improvisés. Une première, se félicitent les missions de l’UE de soutien aux forces de sécurité intérieure (EUCAP Somalia) et aux forces militaires (EUTM Somalia), en soutien de cette initiative. « Le cours, axé sur la coopération entre l’armée et la police, devrait permettre à la SNA et aux unités Darwish de la police somalienne d’acquérir des connaissances supplémentaires pour travailler ensemble lors de manœuvres dans les zones récupérées par Al Shabab ». Détails ici
(crédit : EUCAP Somalia)Niger. Deuxième compagnie mobile de contrôle de frontières terrestres, fluviales et lacustres
La nouvelle compagnie mobile de contrôle des frontières (CMCF) devient opérationnelle en mai. C’est la deuxième mise en place par l’Etat nigérien, avec le soutien de la mission UE de soutien aux forces de sécurité intérieure (EUCAP Sahel Niger), et le soutien financier de l’Allemagne et des Pays-Bas. La CMCF compte environ 250 femmes et hommes, répartis en cinq sous-unités. Détails ici
(crédit : EUCAP Sahel Niger/Andre Spangenberg)Bosnie-Herzégovine. Covid-19 oblige, la prévention contre les mines se fait en ligne
L’opération de stabilisation en Bosnie-Herzégovine (EUFOR Althea) s’est associée au centre d’action contre les mines de Bosnie-Herzégovine (BH MAC) et aux forces armées de Bosnie-Herzégovine (AFBiH) pour une campagne virtuelle de sensibilisation aux dangers des mines. C’est la parade imaginée face à l’impossibilité pour les équipes d’observation de liaison d’EUFOR de se rendre dans les écoles, les associations et les clubs comme les années passées, pour sensibiliser les jeunes et moins jeunes aux risques liés aux restes explosifs de guerre et apprendre à réagir au cas où… L’avantage, c’est que tout le monde peut en profiter. Détails ici et vidéo là
Kosovo. Apporter des réponses aux pères, mères, frères et soeurs de disparus
(crédit : EULEX Kosovo)Le 27 avril marquait la Journée nationale des personnes disparues au Kosovo. L’occasion de mettre l’accent sur le laborieux travail de recherche et d’identification des 1639 personnes encore portées disparues, l’une des activités phares de la mission « État de droit » de l’UE au Kosovo (EULEX). Détails ici. À relire, le reportage de B2, dans les cimetières de Mitrovica.
Méditerranée. Une conférence au long cours
Pour l’opération de contrôle de l’embargo sur les armes vers la Libye (EUNAVFOR Med Irini), c’est l’heure de la réflexion. Principal enjeu du SHADE MED (Shared Awareness and De-confliction in the Mediterranean), la conférence annuelle destinée à partager la connaissance et la déconfliction en mer Méditerranée. Deux premiers débats en ligne ont eu lieu au mois d’avril. L’un (le 19 avril) sur ‘la politique européenne en Libye’, le deuxième (le 28 avril), sur les ‘nouveaux défis géopolitiques dans une Méditerranée en évolution’. D’autres dates sont programmées jusqu’en juin. Détails et vidéos ici
(crédit : EUNAVFOR med Irini/B2)Océan indien. Des nouvelles maritimes à partager
L’opération de lutte contre la piraterie maritime au large de la Somalie (EUNAVFOR Atalanta) publie son premier périodique (2 pages), qu’elle espère « utile et informatif ». Il s’adresse à toute la communauté maritime. Le numéro mars-avril est téléchargeable ici et pour s’abonner c’est là.
(crédit : EUNAVFOR Atalanta/B2)Koulikoro et Bamako (Mali). Josep Borrell sur le terrain
Retour en quelques images sur la visite du camp de Koulikoro de l’EUTM Mali (détails ici) et du QG de l’EUCAP Sahel Mali (détails ici) par le Haut représentant de l’UE, le 24 avril, à l’occasion d’un déplacement au Mali, en Mauritanie et au Tchad.
(crédit : EUCAP Sahel Mali – EC – Michele Catani)(informations recueillies par Emmanuelle Stroesser)
NB : Pour tout connaitre ou réviser, n’hésitez pas à vous procurer notre ouvrage sur la PSDC
Lire aussi sur le B2 Pro (parus en avril) :
Et sur le blog :
Cet article Dernières nouvelles des missions et opérations de maintien de la paix de l’UE – PSDC (avril 2021) est apparu en premier sur B2 Le blog de l'Europe géopolitique.
(B2 – exclusif) Les ministres de la défense de l’UE ont donné jeudi le feu vert à la planification d’une mission de formation militaire au Mozambique. Le ministre portugais João Gomes Cravinho nous explique les tenants et aboutissants de cette nouvelle mission de la PSDC qui devrait être mise sur pied en 2021
La question du Mozambique figurait à l’agenda de la réunion des ministres de la Défense jeudi (6 mai), parmi d’autres points d’actualité comme le Sahel ou la Libye…
Le Haut représentant a parlé d’un sentiment d’urgence disant que les Européens devaient s’engager. Vous partagez ce point de vue ?
— Il faut agir oui. Dans la région du Cabo Delgado [au Nord du Mozambique], nous voyons à la fois des dynamiques locales particulières et des dynamiques internationales, liées à ce qui se passe en Somalie ou au Sahel. C’est toujours comme çà quand il y a des incursions terroristes : on a des raisons internationales et une alliance locale…
Si on n’agit pas, il y aurait un risque alors ?
— C’est vraiment un risque tout comme à plusieurs endroits du Sahel. Depuis un an, la ville de Mocímboa da Praia [dans le Nord près de la Tanzanie] est déjà non pas gouvernée, mais contrôlée par les groupes terroristes. Et ce pourrait être de pire en pire. Nous risquons d’avoir un territoire entièrement contrôlé par des groupes terroristes. C’est vraiment inacceptable. On ne peut pas tolérer que des portions de territoire échappent ainsi à la souveraineté du gouvernement.
Vous avez l’impression que vos collègues ministres ont bien saisi cet enjeu ?
— Tout le monde l’a bien compris.Beaucoup de ministres – trois-quart au moins de ceux qui sont intervenus — y ont fait référence lors de leurs interventions. Nous devons mettre en place une mission de formation de l’Union européenne. Elle sera dédiée aux forces spéciales. Ce qui est un peu différent des autres missions de formation de l’UE, au Sahel ou en Somalie par exemple.
Les pays vont-ils joindre le geste à la parole, et s’engager ?
— C’est encore très tôt pour dire qui sera là. Il y a des procédures internes dans chaque pays. Certains ont dit : c »est important, mais c’est difficile de participer pour l’instant ; car nous avons d’autres priorités et avons déjà fait la planification pour nos militaires cette année. Mais d’autres ont dit : ‘vous pouvez comptez sur nous ! soit pour une contribution symbolique, soit pour une contribution plus significative. C’est ce qui m’a conforté. Il y a une dynamique suffisamment forte qui est engagée. (1)
Ce sera suffisant ?
— Ce que nous prévoyons, c’est une petite mission, plus petite que celles que nous avons déjà sur le terrain, au Mali ou en Somalie. Elle devrait tourner autour d’une centaine à 120 militaires. Le Portugal s’est déjà engagé à fournir la moitié des effectifs. Ce ne devrait donc pas être trop difficile, je pense, de trouver une cinquantaine ou une soixantaine d’autres parmi les Européens. [Mais] avant, nous avons toute une série de questions à résoudre. Le service européen pour l’action extérieure envoie une mission technique ce mois de mai au Mozambique justement pour identifier le ‘comment faire’ et ‘où exactement’.
Le Mozambique ne veut-il pas plutôt des équipements que des formateurs ?
— Le gouvernement mozambicain veut former ses troupes. Bien sûr, on ne peut pas faire de la formation sans aussi équiper. Nous avons l’expérience au Mali out en Centrafrique : former des forces désarmées, cela ne sert à rien. Ce serait même absurde. Il faut avoir des forces armées. Nous avons maintenant la facilité européenne de paix. Un nouvel instrument. Cela change vraiment la donne. Nous ne sommes pas inquiets sur cet aspect là. Il y aura des solutions. L’équipement viendra en son temps.
La mission ne sera donc pas cependant rapidement sur le terrain ? On parle du deuxième semestre. Ce sera avant fin 2021 ?
— Le processus de planification est un processus technique, mais aussi politique (avec le Mozambique). Le ministre mozambicain de la défense es à Lisbonne pour trois jours à partir de lundi. Nous allons certainement en discuter. Pour répondre concrètement à votre question, la mission européenne serons sûrement sur le terrain avant la fin de l’année. Et j’espère bien avant.
Plusieurs pays ont présenté lors de cette réunion un non paper avec l’idée d’une force d’entrée en premier dans un territoire hostile ? Vous l’avez signé. Pourquoi ?
— Il faut avoir la possibilité d’utiliser l’instrument militaire très rapidement.Il faut avoir la possibilité d’utiliser l’instrument militaire très rapidement. Par exemple, ce qu’on envisage pour le Mozambique, cela prend six mois. Et on peut le faire car le Portugal commence déjà de façon bilatérale, par avance. S’il y a une urgence, une crise immédiate, on ne peut pas attendre six mois. Cela nous demande une capacité plus ou moins permanente, par rotation, pour intervenir si jamais on a besoin, dans un espace de quelques semaines.
Cette force pourrait intervenir sur quelle menace ?
— Nous n’avons pas de menace immédiate aujourd’hui. Mais je ne sais pas si, demain, nous ne pourrions pas avoir notre 11 septembre qui obligerait à une intervention immédiate. Il faut être préparé à toute hypothèse. Dans la discussion que nous avons eu sur les menaces [en novembre dans le cadre de la boussole stratégique], on voit bien émerger cette conscience collective que le monde est de plus en dangereux pour l’Europe. Cette force est une façon de s’y préparer. Cela permet aussi de changer la façon dont on est compris à l’extérieur en tant qu’acteur géopolitique.
Cela signifie la fin des battlegroups qui n’ont pas vraiment été très efficaces ?
— Oui. Je ne pense pas qu’il y ait une vision très positive de l’expérience des battlegroups. La chose positive, c’est qu’on apprend de nos expériences. On doit évoluer, avoir une version beaucoup plus agile, beaucoup plus utilisable, et à court terme. Mais nous sommes encore dans une phase très précoce des discussions. Plus va on entrer dans le concret, plus cela sera compliqué. Sur le plan théorique, c’est toujours plus facile de trouver un consensus…
(Propos recueillis par Nicolas Gros-Verheyde et Aurélie Pugnet)
NB : Trois – quatre pays déjà volontaires pour le Mozambique. Selon certains sources européennes qui l’ont confié à B2, trois ou quatre pays seraient déjà partants : l’Italie, la Grèce et la Roumanie et (peut-être) la Suède. La France pourrait être aussi de la partie. La décision est dans les mains d’Emmanuel Macron. Elle pourrait être réglée dans un entretien de ‘Chef à Chef’, comme souvent, en marge d’un sommet (peut-être ce soir à Porto). De façon concrète, l’étude d’un concept de gestion de crises (CMC) a été enclenchée, première étape de la planification militaire. Lire : Mission EUTM au Mozambique : Josep Borrell accélère le tempo. La planification commence
A suivre : L’Europe doit penser géopolitique, apprendre à se reconnaitre comme un acteur géostratégique (João Gomes Cravinho)
Entretien réalisé en tête à tête en français, à Bruxelles, vendredi 7 mai, dans les locaux de la représentation permanente du Portugal auprès de l’UEPl
Cet article Mozambique. Il faut agir ! Les Européens vont former les forces spéciales (João Gomes Cravinho) est apparu en premier sur B2 Le blog de l'Europe géopolitique.
(B2) Deux officiers portugais sont arrivés à Menaka, au QG de la task-force Takuba, depuis une semaine
(crédit : Forces armées portugaises – Archives B2)Le reste du détachement portugais ne devrait cependant pas arriver avant la fin de l’année dans cette force européenne déployée dans la zone des trois frontières. Ce détachement devrait compter entre une quinzaine et une vingtaine de membres des forces spéciales, selon nos informations.
Un délai qui n’est pas dû à un manque de volonté de Lisbonne. Au contraire. Mais qui s’explique par des raisons « juridiques » (1). « La Constitution portugaise est très ferme sur le déploiement de militaires dans d’autres pays », nous a confié le ministre portugais de la Défense, João Gomes Cravinho, dans un entretien exclusif à B2 ce vendredi (7 mai)*.
« Cela exige de signer un SOFA », un accord de statut de forces, « avec chacun des pays : le Mali, Niger, Burkina Faso. C’est ce qui nous empêche aujourd’hui d’être sur place. »
(Nicolas Gros-Verheyde)
* Entretien réalisé en tête-à-tête ce vendredi (7 mai) à Bruxelles en français
(1) une situation qui découle de l’histoire. La fin de la dictature de Salazar en lors de la révolution des Oeillers ne date que de 1974. Et la décolonisation portugaise a été marquée par le sang et la douleur, particulièrement en Angola et Mozambique. D’où une limitation stricte de l’emploi des forces armées hors du territoire national.
À suivre : la mission de l’UE au Mozambique : une situation d’urgence
Cet article Des Portugais dans Takuba. Quelques officiers aujourd’hui, davantage d’ici fin 2021 est apparu en premier sur B2 Le blog de l'Europe géopolitique.
La Provence rapporte ce matin un bizutage hors normes, qui s'est tenu en mars 2019 sur le champ de tir
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