Le Bénin a rendu hommage à plusieurs de ses filles et fils qui se distinguent par leur parcours, leur créativité et leur engagement. C'est à travers la première édition de la cérémonie nationale du Mérite et de la Mémoire tenue vendredi 31 juillet 2026 au Dôme du Sofitel de Cotonou, dans une atmosphère marquée par la reconnaissance et la solennité.
Initiée par le président de la République, Romuald Wadagni, Grand Maître des Ordres nationaux du Bénin, la cérémonie a été organisée sous l'égide de la Vice-Présidente de la République, Grande Chancelière des Ordres nationaux du Bénin. Elle a permis de distinguer des personnalités issues de plusieurs secteurs, notamment l'éducation, la culture, les arts, le sport, l'agriculture, l'action sociale et l'inclusion.
Pour le chef de l'État, cette célébration vise à mettre en lumière celles et ceux qui contribuent à écrire l'histoire du pays. « Nous allons faire en sorte que les grandes figures qui ont marqué notre histoire contemporaine, que les jeunes qui, par l'excellence de leur travail, dessinent le visage du Bénin de demain, que tout ce monde soit célébré », a déclaré Romuald Wadagni.
Selon lui, cette reconnaissance dépasse le simple hommage. « Une telle célébration, ce n'est pas seulement rendre hommage à ce qui nous rend fiers, mais c'est également faire en sorte que dans la cité, de nouvelles vocations naissent. C'est faire en sorte que la communauté ait envie de se sublimer », a-t-il ajouté.
Parmi les récipiendaires figurent les meilleurs élèves aux examens nationaux du CEP, du BEPC et du Baccalauréat, distingués pour leur excellence scolaire. Plusieurs ambassadeurs de la culture béninoise ont également été honorés, à l'image de Romuald Hazoumè, Julien Sinzogan, Georges Adéagbo et Edwige Akplogan, pour leur contribution au rayonnement artistique du Bénin.
La musique béninoise a aussi été célébrée à travers la distinction de grandes voix ayant marqué l'histoire culturelle du pays, dont Angélique Kidjo, Danialou Sagbohan, Nel Oliver, Séna Joy ou encore Alèkpéhanhou.
La cérémonie a également mis en avant l'engagement social, avec la reconnaissance accordée à la Fondation Claudine Talon, ainsi que les parcours d'anciens sportifs, de journalistes sportifs, d'acteurs du monde agricole et de personnes vivant avec un handicap.
À travers cette initiative, les autorités entendent inscrire durablement la valorisation du mérite dans la mémoire collective nationale et encourager l'excellence dans tous les domaines.
Voici la liste des distinctions par catégories
Voici la liste des distingués
Racines et Couleurs
Romuald Hazoumè
Julien Sinzogan
Georges Adéagbo
Edwige Akplogan
Les Voix éternelles du Bénin
Danialou Sagbohan
Nel Oliver
Séna Joy
Angélique Kidjo
Bluky D'Almeida
Isbath Madou
Kiri Kanta
Michel Aloucou alias Alèkpéhanhou
Vincent Ahehehinnou
Wally Badarou
Yves Gontran Valette
Engagement social
Fondation Claudine Talon
Les Champions de la Nation
Bonaventure Codjia
Georges Boco
Julien Affaton
François-Xavier Adjovi
Saadou Do Rego
Issiaka Soulé
Pierre Ogoudjobi
Achille Takpa
François Moufalilou Liady
Les Mains qui nourrissent
Simon Takpa
Olivier Zaga
Houenoumadji Ado
Boubacar Mama
Roland Vignonfodo
Dignité et Honneurs
Prisca Tchansi
Chantal Gbenakpo
Prudencia Atindokpo
Franck Adomalinkpo
Bastou Odjo
Ahmed Taofik
Washington étudie la possibilité de frappes ciblées contre le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM). Une telle opération signerait le retour militaire des États-Unis au Mali, dans un Sahel où le dispositif russe n'a pas tenu ses promesses sécuritaires. Mais les expériences française, russe et, plus récemment, nigériane rappellent les limites d'une réponse fondée principalement sur la puissance de feu.
Une option militaire encore incertaine
Selon le Washington Post, l'administration Trump examine plusieurs scénarios visant le JNIM, coalition djihadiste affiliée à Al-Qaida. Aucune décision n'a toutefois été annoncée. Le Pentagone s'est refusé à tout commentaire, tandis que des désaccords subsisteraient au sein de l'exécutif américain sur l'opportunité d'une intervention.Une opération nécessiterait, en principe, l'accord de Bamako, des renseignements suffisamment précis et une coordination avec les forces maliennes et leurs alliés russes d'Africa Corps. L'équation est d'autant plus complexe que les États-Unis ont quitté, en 2024, leur base de drones d'Agadez, au Niger, qui constituait l'un des principaux points d'appui de leur dispositif de surveillance dans la région.
Le bilan accablant du partenariat russe
Le JNIM ne se cantonne plus à ses bastions du nord et du centre du Mali. Il étend désormais son emprise vers l'ouest et le sud, où se concentrent une grande partie de la population, des activités économiques et des voies d'approvisionnement du pays. Selon l'Africa Center for Strategic Studies, près de 20 % des activités violentes attribuées au groupe au Mali ont été enregistrées dans ces régions entre juillet 2024 et juin 2025, contre 8 % au cours des douze mois précédents. En ciblant les routes commerciales, les convois de carburant et les sites industriels, le JNIM cherche moins à conquérir immédiatement Bamako qu'à l'isoler et à l'asphyxier économiquement. Depuis septembre 2025, ses attaques contre les corridors reliant le Mali au Sénégal et à la Côte d'Ivoire ont provoqué des pénuries et des flambées de prix. Dans ce contexte, Washington estime que Moscou s'est révélé être « un partenaire de sécurité inefficace ». Les données de l'ACLED, reprises par Reuters, assombrissent encore le bilan : en 2025, les forces maliennes et leurs alliés de Wagner et d'Africa Corps auraient tué 918 civils, contre 232 attribués au JNIM et à la branche sahélienne de l'organisation État islamique. Ces violences contre les populations, notamment peules, risquent en outre d'alimenter les recrutements djihadistes.
Une frappe ne fait pas une stratégie
Des frappes américaines pourraient détruire des camps, neutraliser des cadres du JNIM et perturber temporairement ses chaînes de commandement. Le précédent nigérian illustre cependant à la fois l'utilité tactique et les limites stratégiques de ce type d'intervention. Le 25 décembre 2025, à la demande d'Abuja, les États-Unis ont frappé deux camps liés à l'organisation État islamique dans l'État de Sokoto. Selon les autorités nigérianes, seize munitions guidées ont été employées ; l'Africom a fait état de la mort de plusieurs combattants. En mai 2026, une série d'opérations aériennes et terrestres conjointes aurait ensuite tué 175 membres du groupe dans le nord-est du Nigeria, dont plusieurs responsables, selon un bilan de l'armée nigériane rapporté par Reuters. Ces opérations ont désorganisé des réseaux et approfondi la coopération en matière de renseignement entre Washington et Abuja. Elles n'ont pourtant pas mis fin à l'insurrection. Boko Haram et l'État islamique en Afrique de l'Ouest conservent d'importantes capacités opérationnelles, tandis que persistent les facteurs qui nourrissent la violence : pauvreté, faiblesse des services publics, conflits locaux et abandon de territoires périphériques. Les États-Unis pourraient obtenir au Mali des résultats tactiques comparables contre le JNIM. Mais après Serval, Barkhane, Wagner et Africa Corps, une leçon s'impose : éliminer des combattants ne suffit pas à rétablir durablement la sécurité. Une frappe peut infléchir momentanément le rapport de force ; elle ne remplace ni l'État, ni la justice, ni une solution politique.
La 2ᵉ édition du Tournoi national de pétanque a été lancée, ce samedi 1er août 2026, sur l'Esplanade de l'Amazone à Cotonou, à l'occasion de la 66e anniversaire d'indépendance du Bénin. La manifestation s'est déroulée en présence du Président de la République, Romuald Wadagni.
L'Esplanade de l'Amazone à Cotonou a accueilli la 2e édition national de pétanque. Elle a été organisée par le Ministère des Sports et de l'Engagement civique (MSEC), avec l'appui technique de la Fédération Béninoise de Pétanque. La compétition a réuni des sélections provenant des 12 départements du Bénin.
« La pétanque incarne des valeurs qui font écho à l'identité de notre nation. Sport accessible et populaire, elle rassemble les générations, les familles, les amis et les communautés autour de ce qui compte le plus : le respect, la solidarité, le partage et le plaisir d'être ensemble », a déclaré le Ministre des Sports et de l'Engagement civique Benoît Dato.
Pour lui, cette initiative traduit la volonté du Gouvernement de promouvoir le sport pour tous. « Ce qui nous rassemble sera toujours plus fort que ce qui nous différencie. Le sport, par son pouvoir de réunir, demeure l'un des plus beaux symboles de cette ambition », a-t-il déclaré.
À travers cette deuxième édition, les autorités entendent faire de la pétanque un vecteur de cohésion nationale et renforcer la pratique du sport sur l'ensemble du territoire.
A Gawézi, une localité de la commune de Kalalé, dans le département du Borgou, les corps sans vie de deux enfants ont été repêchés, samedi 1er août 2026. Les victimes se sont noyées dans un marigot situé non loin du village.
Une baignade vire au drame à Gawézi dans la commune de Kalalé. Deux enfants ont perdu la vie dans un marigot dans la soirée du vendredi 31 juillet 2026. Les corps sans vie des victimes ont été repêchés le lendemain, samedi 1er août.
Selon un élu local rapporté par Fraternité, les victimes appartenaient à un groupe de 8 enfants. Ils étaient sortis la veille, vendredi 31 juillet, pour se promener. Au cours de cette promenade, ils se sont dirigés vers un marigot situé à côté d'un champ de riz. Ce marigot selon l'élu, est réalisé sous forme de puits. Tous les enfants se jettent alors dans l'eau pour ce bain qui sera fatal pour deux d'entre eux.
De retour à la maison, explique l'élu local, les parents interrogent les 6 autres sur la position de leurs camarades. Ils informent qu'ils étaient toujours au marigot. Les recherches effectuées ont permis de retrouver leurs corps sans vie le lendemain.
L'un des deux, selon la même source, serait tombé dans le puits et l'autre, cherchant à le secourir, se serait également noyé. Une situation qui a plongé toute la localité dans le deuil et la consternation.
La Police et les autorités locales se sont dépêchées sur les lieux pour les constats d'usage.
Profitant de cette tragédie, les autorités locales ont invité les populations à veiller sur les enfants et d'éviter la fréquentation des zones inondables en cette période de crue.
F. A. A.
La grâce présidentielle accordée par le président de la République, Romuald Wadagni, à l'occasion du 66ᵉ anniversaire de l'indépendance du Bénin, permet la libération de Donouvossi Olivier, condamné à une peine exceptionnelle de 200 ans d'emprisonnement ferme.
Incarcéré depuis le 19 juin 1998 à la prison civile d'Akpro-Missérété, Donouvossi Olivier avait été reconnu coupable de complicité de vol à main armée. Il a été condamné à 2 400 mois de prison (200 ans d'emprisonnement). En l'absence de cette mesure de grâce, sa date théorique de fin de peine était fixée au 19 juin 2198.
Au moment de l'obtention de la grâce présidentielle, le détenu avait déjà passé 337 mois en prison, soit 28 ans et un mois de détention. Donouvossi Olivier figure parmi les 369 personnes ayant bénéficié de la grâce présidentielle signée par le chef de l'État dans le cadre de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l'indépendance du Bénin. Cette mesure de clémence a permis à plusieurs condamnés de recouvrer la liberté.
Le dépôt de gerbe au Monument aux Dévoués par le Président de la République Romuald Wadagni et le défilé militaire ont marqué ce samedi 1er août 2026, les festivités du 66e anniversaire de l'accession du Bénin à la souveraineté nationale et internationale. Des membres du gouvernement, présidents des institutions, personnalités, ex-présidents ont pris part à l'évènement. Cette édition de la fête nationale est placée sous le thème « Les Forces de Défense et de Sécurité, ensemble avec le peuple, en marche vers la propriété ».
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Les obsèques de Denis Hodonou, promoteur du journal Tam-Tam Express et figure de la presse privée béninoise, se dérouleront du 5 au 8 août 2026 à Cotonou et à Porto-Novo. Le journaliste sera inhumé le jeudi 6 août au cimetière Danto de Porto-Novo, après une messe d'enterrement célébrée à l'église Sainte-Geneviève.
Les hommages débuteront le mercredi 5 août avec des veillées de prière prévues à 20 heures à l'église Saint-Michel de Cotonou et à la maison Hodonou à Porto-Novo. L'inhumation interviendra le jeudi 6 août, à l'issue de la célébration eucharistique à l'église Sainte-Geneviève de Porto-Novo.
Les cérémonies prendront fin le samedi 8 août avec une messe d'action de grâce prévue à 9 heures à l'aumônerie de l'église Sainte-Geneviève de Porto-Novo.
Denis Hodonou s'est éteint le 21 juin 2026. Promoteur de Tam-Tam Express, il est considéré comme l'un des pionniers de la presse privée au Bénin.
Le conseiller communal à Allada, Edmond Zinsou a été interpellé le samedi 1er août 2026 et placé en garde à vue.
Il n'est plus libre de ses mouvements. Edmond Zinsou est désormais aux mains de la police républicaine. Le conseiller communal à Allada serait impliqué dans une affaire portant sur un véhicule immatriculé au Nigéria. La police aurait déjà interpellé plusieurs personnes dans cette affaire. Edmond Zinsou avait été déjà condamné à deux ans de prison dans une affaire de fraude douanière.
Le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique en charge de la formation technique, a lancé le concours d'entrée dans les écoles et instituts des universités publiques (INMeS, IFSIO, ENSPD, ENSTIC, ENEAM, INSPEI, INJEPS, IUEP-MA, de Djougou, ENS de Porto-Novo, ENS de Natitingou, et ENSET). L'information est rendue publique à travers un communiqué en date du vendredi 31 juillet 2026. Les personnes concernées doivent être titulaires du Baccalauréat ou d'un diplôme équivalent obtenu en 2026, et avoir la mention « Assez bien » au moins. Elles devront selon le communiqué, être âgées de 21 ans au plus au 31 décembre de l'année d'obtention du diplôme.
Ci-dessous le communiqué
À l'occasion de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l'indépendance du Bénin, les États-Unis ont adressé leurs félicitations au peuple béninois. Dans une déclaration rendue publique, le Secrétaire d'État américain Marco Rubio a salué le parcours du Bénin en tant que nation souveraine et réaffirmé l'engagement de Washington à approfondir la coopération bilatérale.
« Les États-Unis sont fiers de s'associer au peuple béninois à l'occasion de la célébration des 66 années d'existence du Bénin en tant que nation souveraine », a déclaré Marco Rubio. Pour le chef de la diplomatie américaine, cet anniversaire constitue « une étape importante qui témoigne de sa résilience et de la force durable de son esprit national ».
Le Secrétaire d'État américain a également formulé des vœux de réussite au Bénin dans cette nouvelle phase politique. « Alors que votre pays poursuit sa marche en avant sous une nouvelle direction présidentielle, nous lui adressons nos vœux les plus sincères pour une année fructueuse et couronnée de succès », a-t-il indiqué.
Au-delà des félicitations, Washington entend consolider les relations avec Cotonou. « Nous réaffirmons avec fierté la richesse des relations qui unissent nos gouvernements et nos peuples », a souligné Marco Rubio.
Le partenariat américano-béninois devrait ainsi continuer à s'articuler autour de plusieurs domaines d'intérêt commun, notamment les opportunités économiques, la stabilité et la sécurité. « Nous demeurons résolus à renforcer davantage notre partenariat et à œuvrer côte à côte à la réalisation de nos ambitions communes », a précisé le Secrétaire d'État américain. Marco Rubio a appelé à poursuivre cette dynamique de coopération.
La Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin (CCI Bénin) a donné, mardi 28 juillet à Cotonou, le coup d'envoi des activités de la troisième édition des Journées de l'Indépendance avec le Secteur Privé (JISP 2026), une initiative destinée à rapprocher les entreprises des opportunités économiques dans les différentes régions.
La troisième édition des Journées de l'Indépendance avec le Secteur Privé (JISP 2026) a été officiellement lancée, mardi 28 juillet à Cotonou. La cérémonie a réuni, à l'hôtel Golden Tulip Le Diplomate, des chefs d'entreprise, responsables d'institutions publiques et acteurs du secteur portuaire autour des perspectives de développement économique. Elle a été suivie d'un forum de mise en relation consacré aux opportunités d'affaires offertes par le Port Autonome de Cotonou aux entreprises.
Ouvrant les travaux au nom du président de la CCI Bénin, Arnauld AKAKPO, la vice-présidente Coordonnatrice des Régions, Christiane TOSSOU, a rappelé que cette troisième édition est placée sous le thème : « Révéler les régions économiques, connecter les entreprises, accélérer la croissance ».
Pour elle, cette orientation traduit une conviction forte : « la croissance économique du Bénin se construira d'abord dans nos territoires, grâce au dynamisme de nos entreprises, à la valorisation de nos potentiels régionaux et au renforcement des synergies entre les différents acteurs du développement ».
Christiane TOSSOU a souligné que les JISP se dérouleront simultanément dans les six régions économiques du Bénin, un choix qui, selon elle, illustre la volonté de la Chambre de commerce d'être « présente au plus près des entreprises, quelle que soit leur taille, leur localisation ou leur secteur d'activité ».
Selon la vice-présidente Coordonnatrice des Régions à la CCI Bénin, ces journées doivent permettre aux entreprises de découvrir de nouvelles opportunités, de rencontrer des partenaires, de renforcer leurs capacités et de trouver des réponses concrètes à leurs préoccupations. Elle a d'ailleurs invité les opérateurs économiques à profiter pleinement des séances de réseautage et des rencontres B2B prévues au programme.
Un programme axé sur l'accompagnement des entreprises
Durant cinq jours, du 29 juillet au 2 août, les JISP 2026 proposeront dans les différentes régions économiques plusieurs espaces destinés aux entrepreneurs.
Le Village des services permettra aux entreprises de découvrir les outils, plateformes numériques et dispositifs d'accompagnement proposés par la CCI Bénin.
La Clinique de l'entreprise offrira, quant à elle, un accompagnement personnalisé grâce à un dispositif de diagnostic permettant d'identifier les forces, les difficultés et les priorités de chaque entreprise, avant d'orienter les dirigeants vers des solutions adaptées.
Enfin, Le Village Made in Benin servira de vitrine aux produits et au savoir-faire des entreprises locales, avec l'ambition de promouvoir les filières porteuses, favoriser les partenariats commerciaux et valoriser la production nationale.
A Cotonou, la journée inaugurale a également prévu plusieurs communications consacrées aux activités portuaires, à la sécurisation des affaires ainsi qu'aux services proposés par différents acteurs de la plateforme portuaire.
M. M.
La Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) a accueilli, mercredi 29 juillet 2026, le président de la Banque africaine d'import-export (Afreximbank), Dr George Elombi.
Venus constater de près les avancées de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), présentée comme l'un des principaux leviers de la stratégie de transformation économique du Bénin, le président de la Banque africaine d'import-export (Afreximbank) et sa délégation ont été reçus, mercredi 29 juillet 2026, par le directeur général de SIPI-Bénin S.A., Létondji Béhéton.
Dr George Elombi et sa suite ont effectué une tournée des principales unités de production de la zone.
La visite a débuté à l'usine Bénin Textile (BTEX), où la délégation a découvert les différentes étapes de la transformation du coton béninois en fils destinés à l'industrie textile.
Le parcours s'est poursuivi à Benin Textile Corporation (BTC), spécialisée dans la fabrication de vêtements finis à partir du coton produit localement, puis à African Ceramics Solutions (ACS), qui fabrique des carreaux de céramique commercialisés sous la marque ELANO.
Implantée sur 1 640 hectares, la GDIZ est issue d'un partenariat public-privé entre l'État béninois et ARISE IIP. Dans sa première phase de développement, le projet prévoit un investissement de 1,4 milliard de dollars et ambitionne de générer plus de 300 000 emplois directs d'ici à 2030.
La plateforme regroupe aujourd'hui un parc textile intégré, des infrastructures logistiques, des espaces industriels, commerciaux et résidentiels, ainsi qu'un guichet unique destiné à simplifier les démarches des investisseurs. Plus de 18 unités de transformation, notamment dans les filières coton, cajou, soja et karité, y sont déjà en activité.
De nationalité camerounaise, George Elombi dirige Afreximbank depuis octobre 2025. Juriste de formation, il a rejoint l'institution financière panafricaine en 1996 avant d'y gravir les échelons jusqu'à sa nomination à la présidence. Son déplacement à la GDIZ s'inscrit dans une démarche de suivi des projets industriels soutenant la transformation des matières premières et l'industrialisation du continent africain.
« Afreximbank (Banque africaine d'import-export) est une institution financière multilatérale créée en 1993 pour financer, promouvoir et développer le commerce intra-africain et les échanges entre l'Afrique et le reste du monde ».
M. M.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a prononcé, ce mercredi 29 juillet 2026, un Discours à la Nation, à l'occasion de la célébration de la Fête du Trône, marquant le 27e anniversaire de Son accession au Trône de Ses Glorieux Ancêtres. Dans Son message, le Souverain a exposé sa vision des priorités nationales, les performances économiques et sociales du Royaume, ainsi que les grandes orientations des perspectives de développement du Maroc.
A la veille de la célébration du 27e anniversaire de Son accession au Trône de Ses Glorieux Ancêtres, marquant la Fête du Trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a adressé, ce mercredi, un message à Son peuple.
Cette adresse royale a mis en avant les principaux acquis du Royaume, les perspectives de développement économique et social, ainsi que les grandes orientations stratégiques du pays sur les plans national et international.
"Cher peuple, C'est avec une immense fierté et une profonde satisfaction que Nous célébrons aujourd'hui le vingt-septième anniversaire de Notre Accession au Trône. Voilà vingt-sept ans que fut accomplie la volonté du Seigneur de Me confier la charge de présider à tes destinées. La mission est noble et la tâche immense.", a déclaré le Souverain dans Son Discours à la Nation.
En pleine résonance avec la Parole du Très-Haut, SM le Roi Mohammed VI a souligné : "Jamais la poursuite d'une gloire personnelle, ni l'envie de consécration par le titre de "Leader continental ou international" n'ont été une fin pour Moi. En revanche, Mon unique souci a toujours été de M'acquitter au mieux de la responsabilité qui M'incombe de te servir, en veillant à ce que tous les Marocains puissent vivre dignement, en citoyens libres."
Faisant le bilan des réalisations le Souverain a exprimé Son honneur, Sa fierté et Son optimiste en l'avenir. "Le résultat de notre action ne tient pas du hasard : il est bel et bien la conséquence d'une vision stratégique claire et d'une doctrine de pouvoir dont les maîtres-mots sont la prise d'initiative, le suivi rigoureux, l'autocritique constructive et la réelle volonté d'aborder l'avenir avec détermination et positivité.", a-t-Il souligné.
Sécurité et stabilité
Sa Majesté le Roi se dit fier du climat de sécurité et la stabilité qui règnent au Maroc, ainsi que le fonctionnement efficace des institutions publiques.
Dans un contexte régional et international en proie à de nombreuses convulsions et à des tensions multiples, le Maroc arrive à tirer son épingle du jeu grâce à sa la stabilité politique et institutionnelle.
"Aujourd'hui, la stabilité est la variable-clé dans l'équation du développement au Maroc. Elle est aussi le capital stratégique qui fait la fierté du pays.", a rappelé le Souverain.
Pays à l'histoire millénaire, le Maroc puise sa force dans ses traditions ancestrales d'Etat-nation où les institutions remplissent leur rôle dans un esprit d'harmonie et de complémentarité. Le pays a su donner la mesure de son efficacité à travers la bonne organisation de manifestations continentales et internationales. "Une telle maîtrise lui a valu des marques d'admiration et d'estime de par le monde, sans toutefois manquer de faire des envieux en certaines occasions.", a relevé SM le Roi.
Par ailleurs, le pays a su montrer aussi ses capacités à faire face efficacement aux catastrophes et aux crises, comme ce fut le cas lors de la gestion proactive des inondations qui ont touché le Gharb et le nord du pays.
Grâce à ses atouts en matière de sécurité et de la stabilité ambiantes, associées à l'efficacité institutionnelle, le Royaume a enregistré des indicateurs positifs dans tous les secteurs d'activité. Ainsi, le taux de croissance s'est situé autour de 4,9% au titre de 2025, et il est attendu de réaliser un taux équivalent ou supérieur en 2026.
Dans le domaine de l'agriculture, le Maroc a connu une sécurité hydrique et alimentaire plus renforcée.
Au plan industriels, le pays a su consolider son statut de pôle attractif pour les investissements à vocation industrielle, touristique et financière.
Ainsi, les secteurs de l'automobile, de l'aéronautique, des énergies renouvelables et des industries agroalimentaires, qui drainent d'importants investissements en créant de la richesse et des emplois, forment aujourd'hui des piliers essentiels du tissu productif national.
Aujourd'hui, le Maroc est devenu le premier exportateur automobile en Afrique, avec une capacité de production annuelle d'environ un million de véhicules. La part de ce secteur et celui de l'aéronautique ont dépassé 40% du total des exportations du Maroc, devançant ainsi la filière des phosphates.
Pour renforcer cette tendance, SM le Roi Mohammed VI a présidé en début d'année la cérémonie de lancement de nouvelles unités industrielles. Ce qui a ouvert la voie pour que le Maroc fasse son entrée dans le cercle restreint des pays dotés des plus grands hubs spécialisés dans la fabrication des moteurs et des systèmes d'atterrissage des avions.
Des projets d'envergure
Le Maroc s'est aussi lancé dans le développement d'un secteur intégré de batteries électriques pour tester sa capacité à anticiper les transformations technologiques à venir, à s'intégrer dans les chaînes de production liées aux industries stratégiques.
Par ailleurs, des projets d'envergure sont en cours de réalisation afin que les énergies renouvelables deviennent un pilier de la sécurité énergétique et un levier d'attractivité pour les industries en quête d'une énergie compétitive et décarbonée.
En appui à cette stratégie ambitieuse, "l'Offre Maroc hydrogène vert" s'est amorcée par l'attribution d'autorisations à un premier groupe de mégaprojets.
Pour protéger et sécuriser ses chaînes d'approvisionnement et de production, le Maroc érigé le renforcement de la souveraineté nationale et l'autosuffisance stratégique en axes majeurs du développement industriel, surtout au niveau des industries agroalimentaires et pharmaceutiques qui couvrent près de 80% des besoins nationaux.
Le pays investit aussi dans l'installation d'une base industrielle et technologique de défense et de cybersécurité pour consolider la souveraineté en matière de défense et générer des opportunités de développement, confortant ainsi le statut de puissance régionale qui échoit à notre pays dans ces filières.
Au niveau du secteur touristique, la pays a réalisé une performance historique en 2025 avec près de 20 millions de visiteurs, dont les membres de la communauté marocaine résidant à l'étranger.
Par ailleurs, l'accent est mis le déploiement de multiples initiatives et de programmes de développement humain, notamment à travers la généralisation de la protection sociale. "Notre but ultime est d'améliorer les conditions de vie des Marocains et d'instaurer la justice sociale et spatiale.", a rappelé le Souverain.
"À cet égard, Nous insistons sur la nécessité d'une mise en œuvre efficiente des programmes de développement territorial intégré, tout en Nous assurant qu'ils englobent toutes les régions, sans exception aucune.", a précisé SM le Roi Mohammed VI.
Pour la dynamique de transformation économique et sociale qui exige la mobilisation d'importantes ressources financières, le Souverain souligne que l'essentiel doit provenir de financements domestiques.
"C'est pourquoi Nous exhortons le secteur financier national à continuer à accompagner l'investissement et les grands projets et à élargir qualitativement l'accès aux financements, bancaires et non bancaires, destinés aux petites et moyennes entreprises, à l'innovation, à l'industrialisation et à l'exportation.", a-t-Il indiqué.
SM le Roi Mohammed VI se réjouit de la consolidation de la position du Maroc en tant qu'acteur international crédible, respecté et écouté.
"En effet, le Royaume s'affirme aujourd'hui comme un opérateur économique de premier plan et un associé sollicité pour être partie prenante à des partenariats nouveaux, équilibrés et tournés vers l'avenir. Fort de ces statuts, il est désormais en mesure d'interpeller l'ensemble de ses partenaires en toute confiance et transparence et de formuler, s'agissant des différentes questions bilatérales et des grandes problématiques internationales, des offres de partenariat constructives et des initiatives de coopération prometteuses.", a-t-Il déclaré.
Préservation des acquis, poursuite des projets et des réformes
"Ces acquis économiques et sociaux engrangés transcendent les mandats gouvernemental et parlementaire. Ils sont, en effet, le fruit d'une dynamique cumulative vertueuse, étalée sur des années de suite et favorisée par les orientations stratégiques de notre pays et la pertinence de ses choix majeurs.
Nous formons le vœu qu'au lendemain des prochaines législatives et de l'émergence consécutive d'un nouveau gouvernement, s'amorce un nouveau cycle dans notre trajectoire de développement, dont les maîtres-mots seront la préservation des acquis et la poursuite des projets et des réformes d'envergure.", a indiqué le Souverain.
A l'occasion de la célébration de la Glorieuse Fête du Trône, le Souverain n'a pas manqué d'exprimer Sa fierté et Son estime aux Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, à l'Administration territoriale, à la Sûreté nationale, aux Forces Auxiliaires et à la Protection civile, toutes composantes confondues, pour leur dévouement à défendre l'unité nationale et à préserver la sécurité et la stabilité du pays.
"A cet égard, Nous nous remémorons avec une profonde déférence le souvenir des valeureux martyrs de la Nation, au premier rang desquels Notre Auguste Grand-Père, feu Sa Majesté le Roi Mohammed V et Notre Illustre Père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu les ait en Sa sainte miséricorde.", a conclu SM le Roi Mohammed VI.
Le débat sur le port et l'utilisation d'armes à feu en agglomération alimente toujours les débats après l'incident survenu à Pèrèrè le dimanche 26 juillet 2026, où quatre jeunes filles ont été blessées par des armes artisanales. Sur Fraternité FM, le président du haut conseil des rois et chasseurs traditionnels, El Hadj Séidou Mamam a rappelé cette interdiction et lancé un appel.
Au Bénin, il est formellement interdit de circuler avec une arme en ville en dehors des missions légalement autorisées. Suite à l'incident survenu à Pèrèrè le dimanche 26 juillet dernier, le président du haut conseil des rois et chasseurs traditionnels est monté au créneau. El Hadj Séidou Mamam a rappelé qu'en matière de détention d'armes, les chasseurs sont tenus de respecter des règles précises, notamment pendant les périodes de chasse. Selon lui, les armes doivent être transportées dans des sacs jusqu'aux zones de chasse et ne peuvent être utilisées qu'à cette fin.
« Il n'y a aucune autorisation qui nous permette d'utiliser des armes en ville », insiste-t-il. A l'en croire, toute personne aperçue avec une arme à feu en milieu urbain, en dehors du cadre légal, s'expose aux sanctions prévues par la loi.
Le responsable des chasseurs précise toutefois que certaines cérémonies traditionnelles peuvent nécessiter l'usage d'armes artisanales. Dans ces cas, il ne s'agit pas de munitions réelles, mais de poudre destinée à produire uniquement une détonation. Ces manifestations doivent néanmoins être organisées dans le respect des règles de sécurité. Les riverains doivent être informés à l'avance afin d'éviter tout mouvement de panique, et les forces de l'ordre sont également avisées avant la tenue de l'événement.
Pour El Hadj Séidou Mamam, le port d'une arme ne se justifie que dans le cadre des missions reconnues. En dehors de ces circonstances, il estime qu'aucun individu n'a le droit de circuler en ville avec une arme, quelle qu'en soit la raison. Il a par ailleurs lancé un appel à la vigilance citoyenne. Il invite les populations à signaler aux responsables des chasseurs ou aux forces de sécurité toute personne transportant une arme en ville en dehors des dispositions prévues par la loi.
Cela permet d'interpeller les personnes concernées, de vérifier les motifs du port de l'arme et, le cas échéant, de prévenir tout risque pour la sécurité publique. Il met également en garde contre les comportements imprudents, rappelant qu'une personne en état de trouble psychologique ou émotionnel pourrait représenter un danger si elle circule avec une arme.
Par son appel, le président du haut conseil des rois des chasseurs du Bénin réaffirme son engagement en faveur d'un usage responsable des armes et invite l'ensemble des citoyens à contribuer à la préservation de la sécurité dans les villes.
F. A. A.
En Conseil des ministres le mercredi 1er juillet 2026, le gouvernement a adopté le décret N°2026-380 fixant la structure type des ministères. Il s'agit d'un cadre de référence qui définit les attributions, l'organisation, et le fonctionnement des ministères sectoriels.
L'intégralité du Décret
Le Bénin franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de son engagement en faveur d'une gouvernance ouverte. Un atelier national consacré à l'appropriation des principes du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO) se tient à Cotonou du 27 au 31 juillet 2026.
Pendant cinq jours, des représentants des administrations publiques, des Institutions de la République, de la société civile, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers ainsi que des médias ont échangé sur les fondements du gouvernement ouvert et les modalités de co-construction du futur plan d'action.
Une démarche fondée sur la co-création
À l'ouverture des travaux, le Directeur de Cabinet du ministère du Budget et de la Fonction publique, Victorin Honvoh, a rappelé que l'adhésion du Bénin au PGO s'inscrit dans la continuité des réformes engagées par le Gouvernement pour renforcer la transparence, la redevabilité, l'accès à l'information, la lutte contre la corruption et la participation citoyenne. Il a souligné que la réussite de cette dynamique repose sur une approche inclusive, fondée sur le dialogue permanent, la transparence et la co-création, invitant les participants à formuler des propositions concrètes en vue de l'élaboration du premier Plan d'action national.
Des consultations prévues dans les douze départements
La Directrice du Pôle Budget ouvert et Point focal national du PGO, Mireille Hortense Codjovi, a présenté les prochaines étapes du processus. Après cet atelier, des consultations citoyennes seront organisées dans les douze départements du Bénin afin de recueillir les préoccupations et les attentes des populations.
Les contributions issues de ces échanges seront analysées, priorisées et intégrées au projet de Plan d'action national. Elle a également salué l'appui des partenaires techniques et financiers, notamment PAGOF2 d'Expertise France, la GIZ, la Coopération suisse, l'UNICEF et l'Union européenne, qui accompagnent le processus.
Capitaliser sur les acquis du Bénin
Le Vice-président du Comité technique du PGO, Jean-Pierre Dèguè, a rappelé que le Partenariat pour un Gouvernement Ouvert rassemble des États engagés dans la promotion d'une gouvernance plus transparente, participative et responsable. Selon lui, le Bénin dispose déjà d'acquis reconnus au niveau international, notamment en matière de transparence budgétaire et de participation citoyenne. L'objectif est désormais de traduire ces avancées en engagements concrets à travers le premier Plan d'action national.
De son côté, l'expert international, Gustavo Pérez Ara, a présenté les standards du PGO, en insistant sur ses trois principes fondamentaux : la participation citoyenne, la transparence et la redevabilité. Il a estimé que le dialogue déjà engagé entre les pouvoirs publics et la société civile constitue un atout pour la réussite du processus.
Un Plan d'action en phase avec les réalités nationales
Présidant les travaux, le Conseiller à la Cour des comptes, Chabi Kassim Taba, a salué la qualité des échanges ainsi que l'implication des participants. Il a exprimé le souhait que les connaissances acquises au cours de l'atelier permettent aux différentes institutions d'intégrer davantage les principes du gouvernement ouvert dans leurs pratiques.
À l'issue de cette rencontre, le Bénin confirme sa volonté de promouvoir une gouvernance plus ouverte, transparente et participative. Les recommandations formulées lors de l'atelier, associées aux résultats des consultations départementales, serviront de base à la rédaction du premier Plan d'action national du pays dans le cadre du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert.
Le lancement de l'initiative MINIZEDAGA, mercredi 29 juillet 2026 à Cotonou, remet en lumière l'ambition du Millennium Challenge Account-Bénin Régional (MCA-Bénin Régional). Derrière cette initiative destinée à soutenir les femmes et les jeunes entrepreneurs se cache un vaste programme d'investissements de 291 millions de dollars américains, conçu pour transformer durablement le transport routier et renforcer l'intégration économique régionale.
Mis en œuvre dans le cadre du Compact Régional-Bénin, signé le 14 décembre 2022 entre le Gouvernement du Bénin et le Millennium Challenge Corporation (MCC), ce programme représente le troisième accord de don conclu entre le Bénin et les États-Unis d'Amérique. Il est financé à hauteur de 202 millions de dollars américains par le MCC, auxquels s'ajoute une contribution de 89 millions de dollars américains du Gouvernement du Bénin.
Le Compact a pour objectif de rendre le corridor reliant le Port de Cotonou aux marchés de l'hinterland plus performant. Il s'agit de réduire les coûts de transport, de fluidifier les échanges commerciaux, de renforcer la sécurité routière et d'améliorer la compétitivité de cet axe stratégique pour le commerce régional.
Pour atteindre ces objectifs, le MCA-Bénin Régional met en œuvre deux projets structurants. Le premier, ‘'Infrastructure du Corridor (IC)'' porte sur la reconstruction en 2×2 voies de la route Sètto-Dassa-Zoumè, sur la Route nationale inter-États n°2. Au-delà de la réhabilitation de la chaussée, le projet prévoit la réalisation d'infrastructures modernes intégrant des trottoirs, de l'éclairage public, un poste de péage et de pesage de nouvelle génération, des aires de repos, des espaces de vente sur les marchés ainsi que des aménagements sanitaires adaptés aux besoins des usagers.
Le second projet, ‘'Efficacité des Opérations du Corridor (EOC)'' prévoit notamment des réformes visant à améliorer les opérations du secteur des transports et les procédures douanières au poste frontalier de Malanville. Le programme comprend également le renforcement des capacités des acteurs du transport en matière de contrôle technique des camions, de gestion de la charge à l'essieu et de pratiques de pesage afin de préserver durablement les infrastructures routières.
Une attention particulière à l'environnement et à l'inclusion sociale
Le Compact accorde une place importante aux dimensions environnementales et sociales. Le MCA-Bénin Régional veille au respect des normes environnementales, à la gestion des impacts sociaux des projets et à l'inclusion des populations, notamment des femmes, des jeunes et des groupes vulnérables, tout au long de la mise en œuvre du programme.
C'est dans cette logique qu'a été lancée MINIZEDAGA, qui signifie en langue fon « Travaillons à la croissance ». Dotée d'une enveloppe de 1,5 million de dollars américains, cette initiative vise à renforcer les compétences techniques et entrepreneuriales des femmes et des jeunes, à faciliter leur accès aux opportunités de marché et à les accompagner afin qu'ils puissent pleinement bénéficier des retombées économiques générées par les investissements du Compact.
À travers cette nouvelle initiative, le MCA-Bénin Régional entend démontrer que les grands projets d'infrastructures ne se limitent pas à la construction de routes. Ils doivent également créer des opportunités économiques pour les populations, favoriser l'entrepreneuriat et contribuer à une croissance plus inclusive au Bénin.
Les membres de la première mandature du Sénat seront officiellement installés ce jeudi 30 juillet 2026. La cérémonie, apprend-on, sera présidée par l'ancienne présidente de la Cour constitutionnelle, Elisabeth Pognon, en qualité de deuxième doyenne d'âge de l'institution. Elle remplace le doyen d'âge, Nicéphore Soglo, actuellement en soins à l'étranger.
Le Bénin écrit une nouvelle page de son histoire politique. Les membres du Sénat, nouvelle institution de la République seront installés ce jeudi 30 juillet 2026. La cérémonie officielle d'installation selon La Nation, sera présidée au Parlement par Elisabeth Pognon, en qualité de deuxième doyenne d'âge de l'institution, en remplacement de l'ex président, Nicéphore Soglo.
Selon le quotidien de service public, la cérémonie sera consacrée à l'installation officielle des sénateurs et sera marquée par une unique allocution, celle de Mme Elisabeth Pognon. Son intervention consacrera l'entrée en fonction de la première mandature du Sénat.
À l'issue de cette séquence protocolaire, un cocktail sera offert aux invités avant la tenue de la première séance plénière dans la salle Antoine Kolawolé Idji de l'Assemblée nationale. Les sénateurs y examineront le projet de Règlement intérieur de l'institution, un document déjà finalisé et inscrit à l'ordre du jour.
Après son adoption en séance plénière, le texte sera transmis à la Cour constitutionnelle pour le contrôle de sa conformité à la Constitution. Ce n'est qu'après une décision favorable de la haute juridiction que le Sénat pourra procéder à l'élection de son bureau.
Le calendrier de mise en place des organes dirigeants du Sénat dépendra ainsi du délai d'examen du Règlement intérieur par la Cour constitutionnelle.
Du côté de l'Assemblée nationale, toutes les dispositions sont prises en vue d'un bon déroulement de la cérémonie. Deux chapiteaux ont été installés dans l'enceinte du Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, l'un destiné à accueillir la cérémonie officielle et l'autre à la réception des invités.
La salle Antoine Kolawolé Idji a également été aménagée pour la première séance plénière des sénateurs. Ces dispositions permettront au Sénat de démarrer ses activités dans des conditions jugées optimales, en attendant l'achèvement des travaux de son futur siège à Cotonou.
F. A. A.
Dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles de la Police républicaine, la Direction départementale de la Police républicaine (DDPR) de l'Alibori a reçu, le 24 juillet 2026, un lot d'équipements offerts par des partenaires techniques au profit de trois commissariats de la commune de Malanville.
Un véhicule, trois motocyclettes et divers équipements de protection et d'observation, c'est le don offert vendredi 24 juillet 2026, aux unités de Police à Malanville dans le département de l'Alibori. Cette dotation vise à améliorer les interventions des forces de sécurité, renforcer la couverture sécuritaire et consolider la collaboration avec les communautés et les autorités locales.
Ce soutien des partenaires techniques et financiers selon la Police, marque une étape importante dans la consolidation du dispositif sécuritaire de la commune. Il permet aux unités bénéficiaires, de disposer de moyens adaptés leur permettant de relever les défis sécuritaires auxquels elles sont confrontées.
La cérémonie officielle de remise s'est déroulée dans les locaux de la DDPR de l'Alibori en présence de plusieurs autorités administratives, dont le Directeur général de l'ABEGIEF, le Préfet de l'Alibori, le représentant du Directeur général de la Police républicaine, le maire de Malanville ainsi que les chefs d'arrondissement de Guéné, Garou et Madécali.
F. A. A.