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La desserte en eau potable connaît une forte dégradation depuis quelques jours dans plusieurs quartiers de Kindu, chef-lieu de la province du Maniema. Mardi 18 août, le reporter de Radio Okapi a constaté de longues files d’attente devant les rares bornes-fontaines encore fonctionnelles.
En juillet, ayant écarté la Frégate de défense et d’intervention [FDI] du français Naval Group, le Portugal a signé un accord avec l’Italie afin de se procurer trois Frégates Multimissions [FREMM] EVO. Et cela pour un coût estimé à 3,9 milliards d’euros, cette somme tenant compte du maintien en condition opérationnelle [MCO] des navires ainsi...
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À Cotonou, chercheurs, professionnels de santé et éducateurs canins explorent une piste scientifique encore peu connue. L'utilisation de l'odorat exceptionnel des chiens pour contribuer à la détection précoce du cancer du sein. Une démarche qui place les réalités des patientes au cœur de l'innovation.
Et si le nez d'un chien pouvait, un jour, contribuer à sauver des vies ?
À Cotonou, une équipe de chercheurs et de professionnels de santé tente de répondre à cette question à travers un projet consacré à la détection olfactive canine du cancer du sein. L'objectif n'est pas de remplacer les méthodes médicales existantes, mais d'explorer une piste complémentaire qui pourrait, à terme, contribuer à améliorer le dépistage précoce.
Derrière cette recherche, se trouve une réalité beaucoup plus familière : celle des femmes confrontées au cancer du sein, parfois diagnostiqué tardivement en raison de symptômes insuffisamment pris en compte, de difficultés d'accès aux soins ou encore du coût et de la disponibilité des examens médicaux.
De la réalité des patientes à la recherche scientifique
Au Bénin comme dans de nombreux pays, la précocité du diagnostic constitue un enjeu majeur dans la prise en charge du cancer du sein. Plus la maladie est identifiée tôt, plus les possibilités de traitement peuvent être importantes. C'est dans ce contexte que l'association African Médical Détection Dogs (AfriMeDD) travaille avec la Faculté des Sciences de la Santé de l'Université d'Abomey-Calavi (FSS-UAC), le Centre National Hospitalier Universitaire Hubert Koutoukou Maga (CNHU-HKM) et le LEMACEN, autour d'une collaboration scientifique consacrée à la détection du cancer du sein par l'odorat canin.
L'approche repose sur une capacité bien particulière du chien : son odorat. Des composés chimiques associés à certaines maladies peuvent modifier l'odeur de prélèvements biologiques. Le projet de recherche vise à déterminer si des chiens spécialement entraînés peuvent reconnaître ces signatures olfactives et, surtout, si leurs performances peuvent être démontrées et validées selon des protocoles scientifiques rigoureux.
Quand le chien devient partenaire de recherche
Mais avant qu'un chien puisse participer à une telle recherche, un long travail est nécessaire. Les animaux doivent être sélectionnés, entraînés et évalués progressivement. Leur participation s'effectue dans un cadre qui prend également en compte leur bien-être et leurs conditions de travail.
Selon une publication de l'Ambassade de Belgique, lors d'une journée portes-ouvertes organisée à Cotonou, plus de 50 visiteurs ont pu découvrir les différentes étapes de cette recherche. Le parcours proposé était organisé autour de trois grandes questions : pourquoi, comment et comment le savons-nous ?
La première étape permettait de comprendre les enjeux du diagnostic précoce et le parcours des femmes confrontées à la maladie.
La deuxième plongeait les visiteurs dans l'univers de l'éducation canine : sélection des chiens, méthodes d'apprentissage et entraînement nécessaire pour leur permettre de reconnaître certaines odeurs.
Enfin, la troisième étape revenait à l'essentiel : la science. Quels sont les mécanismes recherchés ?
Comment construit-on un protocole expérimental ? Comment mesure-t-on les performances d'un chien ? Et surtout, comment passer d'une observation prometteuse à une preuve scientifique suffisamment solide pour envisager une application médicale ?
Les visiteurs ont également pu assister à une démonstration canine en direct, donnant une dimension concrète à une recherche qui pourrait, à première vue, sembler relever de la science-fiction.
Le pari d'une innovation ancrée dans le contexte béninois
Cette dynamique bénéficie notamment de l'accompagnement d'Enabel, aux côtés de la Faculté des Sciences de la Santé de l'Université d'Abomey-Calavi, avec un financement conjoint de la Belgique, à travers l'Agence belge de coopération internationale, et de la France, via le Fonds d'innovation pour le Développement.
Au-delà de la performance des chiens, le projet pose ainsi une question plus large : comment développer des innovations scientifiques qui répondent réellement aux besoins des populations ?
Pour les acteurs du projet, l'enjeu est précisément de partir du terrain, de construire une démarche adaptée au contexte local, puis de tester et de valider scientifiquement les solutions envisagées.
À terme, si les résultats de la recherche le permettent, l'odorat canin pourrait-il devenir un outil supplémentaire dans la lutte contre le cancer du sein ? Il est encore trop tôt pour l'affirmer.
Mais une chose est déjà certaine : à Cotonou, des chercheurs ont choisi de regarder autrement une question essentielle de santé publique. Et cette fois, pour tenter de mieux détecter la maladie, ils ont commencé par suivre la piste… du nez.
F. A. A.
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Avec une desserte passée de 42 % en 2017 à 84,3 % fin 2025, le Bénin entend désormais partager son expérience et renforcer sa position dans les débats africains sur l'accès universel à l'eau.
A Kigali du 17 au 21 août 2026, l'expérience béninoise en matière d'accès à l'eau potable s'impose comme l'un des exemples examinés dans la recherche de solutions durables aux défis de l'eau sur le continent. Décideurs, financiers, régulateurs et opérateurs africains se retrouvent au Symposium sur le leadership des systèmes d'eau et d'assainissement pour réfléchir à la performance et à la résilience des services.
Représenté par l'Agence nationale d'approvisionnement en eau potable en milieu rural (ANAEPMR), le Bénin participe aux travaux en mettant en lumière ses avancées notamment sur la transformation des systèmes d'eau, les réformes tarifaires et la professionnalisation de la gestion dans les petites villes et les zones rurales.
Une progression notable de la desserte rurale
La transformation mise en avant par le Bénin repose d'abord sur l'évolution de l'accès à l'eau potable. Le taux de desserte en milieu rural, estimé à environ 42 % en 2017, a atteint 84,3 % à fin décembre 2025, selon les données présentées par l'ANAEPMR.
Cette progression traduit un changement d'approche. Le Bénin ne mise plus uniquement sur la multiplication des points d'eau, mais développe des systèmes d'approvisionnement en eau potable multi-villages (SAEPmV), destinés à couvrir des territoires plus vastes et à assurer un service mieux structuré.
La démarche intègre également les branchements des ménages, l'exploitation des réseaux, la maintenance des équipements, le suivi des performances et le contrôle de la qualité de l'eau. Au second semestre 2025, 26 nouveaux ouvrages ont notamment été réceptionnés et 57 anciennes adductions villageoises réhabilitées. Des opérations de contrôle sanitaire ont également été engagées sur plusieurs installations.
Pour le Bénin, l'expérience acquise ces dernières années pose désormais une question centrale : comment garantir la continuité du service après la réalisation des infrastructures ? C'est sur ce point que la réforme de la gestion de l'eau prend toute son importance. La mise en place d'opérateurs professionnels, le recours à des contrats d'exploitation, le suivi des performances et le développement d'outils numériques doivent permettre de mieux encadrer le fonctionnement quotidien des réseaux.
Cette évolution vise à rompre avec une gestion fragmentée des ouvrages ruraux. L'objectif est de faire passer progressivement l'eau potable du statut d'équipement disponible à celui de véritable service public, avec des responsabilités identifiées et des exigences de performance.
La question sensible du financement
A Kigali, la soutenabilité financière des services d'eau constitue également un autre volet de l'expérience béninoise. L'accès universel suppose en effet de disposer de ressources suffisantes pour assurer l'exploitation, l'entretien des installations et l'extension des réseaux. La réforme tarifaire apparaît ainsi comme un levier important. Elle doit permettre de rechercher un équilibre entre le coût réel du service, la capacité contributive des ménages et la nécessité de protéger les populations les plus vulnérables.
Cette réflexion intéresse également les partenaires financiers. Un secteur capable de documenter ses coûts, ses recettes, ses performances et ses besoins d'investissement offre davantage de visibilité aux institutions susceptibles de financer son développement.
Derrière les indicateurs présentés à Kigali se trouvent des changements qui concernent directement les populations rurales. L'extension des réseaux rapproche l'eau potable des ménages et réduit la dépendance à certaines sources d'approvisionnement moins sûres.
Dans plusieurs localités bénéficiaires, l'amélioration de l'accès à l'eau contribue aussi à réduire le temps consacré à la corvée d'eau, particulièrement pour les femmes et les enfants. Elle peut également avoir des répercussions sur la santé, la scolarisation et les activités économiques.
Le défi reste toutefois de consolider ces acquis. L'augmentation de la couverture ne suffit pas si la qualité, la disponibilité et la continuité du service ne sont pas garanties dans la durée.
M. M.