Tel père, tel fils ? Jacques Bompard, maire d’Orange (Vaucluse) durant vingt-six ans sous la bannière de son parti d’extrême droite Ligue du Sud, avait été définitivement condamné à un an de prison avec sursis, 30 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêts et avait dû démissionner de son mandat en 2021.
Son fils et successeur Yann Bompard est jugé lui, de ce mercredi 17 décembre à vendredi, pour recel de détournement de fonds publics au détriment de l’Assemblée nationale. L’élu d’extrême droite, lui aussi pour La Ligue du Sud, est soupçonné d’avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire de la députée RN du Vaucluse Marie-France Lorho, désormais son opposante mais qui sera jugée à ses côtés dans la salle des procès hors norme du tribunal correctionnel de Marseille pour détournement de fonds publics.
La vie municipale bascule dans une situation exceptionnelle à Villemurlin (Loiret). À moins de deux mois du renouvellement général des conseils municipaux, les électeurs de cette commune seront convoqués le 25 janvier pour élire un maire et six conseillers municipaux ! Six, car les précédentes démissions du mandat ont fait tomber le conseil communal en dessous du quorum légal, rendant impossible son fonctionnement normal.
Les nouveaux élus ne siégeront donc que quelques semaines. Un second tour, si nécessaire, est prévu le 1er février, réduisant encore la durée du mandat.
« Des tensions internes depuis plusieurs années »Mais que se passe-t-il dans ce village de 537 habitants ? Ni le personnel communal contacté, ni les deux seuls commerçants interrogés n’ont souhaité répondre à nos questions.
Cette élection partielle fait suite à une série de démissions. La maire, Sarah Richard, en poste depuis 2020 et élue au conseil municipal depuis 2008, explique : « J’ai envoyé ma démission à la préfète le 12 novembre. Depuis plusieurs années, je fais face à des tensions internes, et avec la pression des prochaines élections, je n’étais plus en mesure de continuer sans mettre ma santé en danger. Cette décision a été très difficile à prendre, mais je l’ai mûrement réfléchie et elle relève d’un choix de responsabilité. »
Son 1er adjoint Damien Degrémont et son second adjoint Christophe Roger ont eux aussi quitté leurs fonctions : « Nous avons tous reçu l’accord de la préfecture. J’ai toujours donné toute mon énergie à Villemurlin et je veux remercier les habitants, les agents municipaux et tous les partenaires qui ont œuvré à nos côtés. Une commune se construit ensemble », indique l’ex-élue.
Le 3e adjoint assure les affaires courantesLe jeudi 4 décembre, une quatrième démission est venue s’ajouter : Cécile Pinsard quitte elle aussi le conseil municipal, accentuant encore le vide politique de la commune.
En attendant l’élection partielle, la préfecture a désigné le troisième adjoint, Patrick Poiret, pour gérer uniquement les affaires courantes. Contacté, il affirme : « Je ne souhaite pas polémiquer sur la situation. »
Les habitants devront donc élire une équipe qui ne restera en place que quelques semaines, avant les élections municipales des 15 et 22 mars 2026.
Lorsqu’il pousse la porte de la mairie, Jean-Michel Barat retient la cloche pour ne pas déranger sa secrétaire. Il grimpe les marches du petit escalier en bois qui mène à son modeste bureau, situé au premier étage. À 78 ans, le maire sans étiquette de Jablines (Seine-et-Marne) s’y installe avec une énergie déconcertante, posant ses lunettes à gauche. Des habitudes forgées au fil de trois décennies d’exercice. Avant cela, il était déjà adjoint de son prédécesseur, Philippe Chabot. Au total, cela fait quarante-deux ans qu’il travaille pour la commune.
Depuis douze ans, soit ses deux derniers mandats, Jean-Michel Barat pense à passer la main. Il a même formé deux adjoints pour lui succéder ces dernières années, mais une mutation accordée au premier et le décès soudain de la deuxième ont rendu impossible la passation. « Cette fois-ci, j’arrête », assure-t-il. Le problème, dans ce village de 700 habitants, c’est l’absence totale de candidats à trois mois des municipales. « Les années précédentes, je voyais les futurs prétendants s’agiter sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, rien du tout. J’ai l’impression qu’il n’y a personne », s’inquiète l’élu.
C’est l’autre préoccupation des agriculteurs : l’accord avec le Mercosur. Le président de la République Emmanuel Macron a de nouveau affirmé aux dirigeants de l’Union européenne (UE) que « le compte n’y était pas » pour la France, fait savoir ce mardi matin son entourage. Les États européens doivent se prononcer cette semaine sur la question.
« Le président a été très clair avec la présidente de la Commission Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen António Costa sur le fait que le compte n’y était pas à ce stade pour protéger les agriculteurs français », a indiqué son entourage.
L’Allemagne veut absolument signerLa France plaide pour un report en 2026 du vote prévu cette semaine au Conseil européen. Mais l’exécutif européen a opposé au président français une fin de non-recevoir lundi. Ce traité est « de la plus haute importance pour l’Union européenne », sur « le plan économique, diplomatique et géopolitique », a souligné un porte-parole de la Commission, qui maintient son calendrier.
Une signature est « absolument nécessaire cette semaine », a renchéri l’Allemagne, fervent défenseur de cet accord avec lequel elle espère relancer ses exportations industrielles. Ce traité favoriserait les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de spiritueux. En retour, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel ou soja sud-américains, ce qui alarme les filières.
L’Espagne aussi, y est favorable : Madrid « espère » la signature de l’accord par l’UE « dans les prochains jours », a fait savoir le ministre de l’Agriculture Luis Plana.
L’Italie, elle, a soufflé le chaud et le froid ces derniers mois. La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni « a les clés » sur ce dossier, souligne un diplomate européen, anonymement, auprès de l’AFP.
« Il ne faut pas repousser, il faut dire non », « il faut dire non parce qu’il en va de la survie de notre agriculture et donc de la souveraineté de notre pays », a insisté la cheffe du groupe RN Marine Le Pen devant des journalistes à l’Assemblée nationale, suggérant au chef de l’Etat de pratiquer la « politique de la chaise vide ».
Surveiller le bœuf, la volaille, le sucreAlors que les agriculteurs de toute l’Union ont prévu de manifester jeudi contre cet accord commercial avec l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay, le Parlement européen a fait ce mardi un geste à destination des réfractaires : par 431 voix « pour » contre 161 opposées, les eurodéputés ont approuvé des mesures de protection de sauvegarde pour les agriculteurs européens. Elles prévoient un suivi des produits sensibles comme le bœuf, la volaille ou le sucre et une possible réintroduction de droits de douane en cas de déstabilisation du marché.
Les eurodéputés voudraient que la Commission européenne intervienne si le prix d’un produit du Mercosur est au moins 5% inférieur à celui de la même marchandise dans l’UE et que le volume des importations détaxées augmente de plus de 5%. La proposition initiale fixait ces seuils à 10%. Etats et Parlement européen vont maintenant tenter de trouver un compromis sur ce volet.
Emmanuel Macron revient dans la deuxième ville de France, ce mardi, pour faire un point d’étape du plan d’investissement XXL « Marseille en grand » annoncé en 2021. Et faire passer le message qu’il ne lâche pas la ville meurtrie par le narcotrafic. La venue du président prend aussi place alors que se profile un affrontement électoral inédit : le cru 2026 des municipales promet un match à la hauteur des passions que déchaîne habituellement sa « ville de cœur ».
Dirigée par l’alliance de gauche du « Printemps marseillais » depuis 2020, la commune ne semble promise à personne, sinon à un suspense qui met déjà tous ses protagonistes sous tension. Un « Printemps » favori précaire, menacé par la candidature en solo des Insoumis ; la droite et le centre enfin unis ayant à cœur de laver l’affront essuyé il y a cinq ans ; mais les voilà désormais menacés par le Rassemblement national, nouvel acteur central des municipales marseillaises qui se prend à rêver de victoire. C’est que, la réforme du scrutin votée en 2025 a ouvert le jeu. Elle permet désormais à l’aspirant maire de se faire directement élire pour tous les habitants là où, précédemment, il fallait d’abord remporter le plus de « secteurs » électoraux possible (il y en a huit) pour espérer, ensuite, emporter la mairie centrale.
Un mea culpa, mais… Près d’une semaine après la polémique, Brigitte Macron s’est excusée. La Première dame s’est dite « désolée » si elle a « blessé des femmes victimes ».
Brigitte Macron avait traité de « sales connes » des militantes féministes qui avaient interrompu un spectacle de l’humoriste Ary Abittan, accusé de viol mais ayant bénéficié d’un non-lieu.
Interviewée par le média Brut, la Première dame a dit « comprendre » que ses propos aient pu choquer, précisant qu’ils n’étaient « absolument pas destinés à être publics », mais à « quatre personnes ».
« Je ne peux pas regretter »Interrogée pour savoir si elle regrettait ces paroles tenues en marge d’un spectacle de l’humoriste Ary Abittan, elle a répondu : « Je ne peux pas regretter. Je suis effectivement l’épouse du président de la République, mais je suis avant tout moi-même. Et donc quand je suis dans le privé je peux me lâcher de manière absolument pas adéquate ».
« J’avais besoin de le rassurer, a-t-elle ajouté alors que d’après elle, Ary Abittan avait peur. Je l’ai rassuré certainement maladroitement mais je n’avais pas d’autres mots à ce moment-là ».
La vidéo prise à son insu a été publiée le 7 décembre par le média people Public. On y voit Brigitte Macron échangeant avec l’humoriste de 51 ans Ary Abittan, aux Folies Bergère, avant la tenue de son spectacle intitulé « Authentique ». La scène se passe en coulisses. « Brigitte Macron venait de sortir de la salle, car le spectacle avait pris du retard et n’avait pas encore commencé », avait raconté au Parisien un spectateur.
« Ça va, t’es comment ? », demande alors l’épouse du chef de l’État, accompagnée de sa fille Tiphaine Auzière. « J’ai peur (…) de tout », lui répond Ary Abittan, en présence du producteur Gilbert Coullier. Brigitte Macron lui lance alors, en riant : « S’il y a des sales connes, on va les foutre dehors (…) Surtout des bandits masqués ».
Après les propos de la Première dame, Les Tricoteuses hystériques, association créée après le procès des viols de Mazan, avait annoncé vouloir donner une suite judiciaire aux insultes proférées par Brigitte Macron.
« La justice a reconnu des lésions anales et vaginales chez la victime, ainsi qu’un stress post-traumatique. Est-ce là le signe d’un rapport sexuel normal ? C’est ce que Brigitte Macron défend ? », avait fait mine d’interroger la présidente de l’association, nommée ainsi en référence à la phrase d’un avocat lors du procès de Mazan. « Depuis des années, elle fait l’objet d’un harcèlement incessant relayant une rumeur transphobe et les associations féministes la soutiennent. Aujourd’hui, je n’aimerais pas être à sa place », avait ajouté Vigdis Morisse Herrera.
« Paris c’est mon engagement, ma passion, le combat de ma vie. » C’est avec ces mots que Pierre-Yves Bournazel, le candidat Horizons soutenu par Renaissance aux municipales à Paris, a lancé son meeting devant plus de 300 de ses soutiens, réunis dans la salle de la Bellevilloise (XXe arrondissement), ce lundi soir.
Une formule qui a précédé une prise de parole, sans notes, visant répondre à une remarque que certains ont pu lui faire : « On ne te connaît pas personnellement. » S’il a reconnu être pudique, Bournazel a semblé vouloir se dévoiler un peu plus face à ces militants. S’ouvrir aux siens, déjà, avant de devoir le faire devant les Parisiens.
Une mise en garde du chef de l’exécutif. Sébastien Lecornu a prévenu lundi que la France pouvait être « défaite sans être envahie », en invitant les sénateurs à débattre de la future mise à jour de la loi de programmation militaire.
Le Premier ministre ouvrait un débat, suivi d’un vote symbolique, au Sénat sur les moyens de la défense, destiné à favoriser l’adoption du budget de l’État qui s’annonce difficile à l’Assemblée nationale. La chambre haute vient elle, de le valider, y compris une hausse de 6,7 milliards d’euros pour les armées.
Un débat similaire a été organisé mercredi à l’Assemblée nationale, où les députés ont plébiscité le « principe » d’une augmentation des crédits aux armées.
Des attaques beaucoup plus « hybrides »Le Premier ministre a proposé aux sénateurs « d’aller un peu plus loin » et de discuter de la « mise à jour » de la loi de programmation militaire prévue au premier trimestre.
« La manière de s’en prendre à la nation française dans les années qui viendront sera de manière beaucoup plus hybride que par le passé », a-t-il souligné. « C’est toujours l’éternelle caricature de chars qui arriveraient sur Belfort ou sur Strasbourg. Il n’en est rien. En revanche, on peut être désormais défait sans être envahi ».
« Et ça pose toute la question des nouveaux espaces de conflictualité », les questions « des routes maritimes, des fonds marins, du cyber » et autres attaques informatiques contre les infrastructures étatiques mais aussi les services des collectivités, les hôpitaux ou les entreprises, a-t-il énuméré.
Quel lien avec l’OTAN ?Le chef du gouvernement a également invité les sénateurs à réfléchir au « lien que la France doit avoir avec l’Alliance atlantique » compte tenu de « l’ambiguïté » de l’administration américaine de Donald Trump à l’égard de l’Otan et de l’Europe.
« Comment on garantit notre autonomie quoi qu’il arrive, je pense que ce sera consensuel, mais comment on est capable aussi de faire vivre ce pilier européen de l’OTAN ? », a-t-il demandé.
Défendant « l’indépendance » de la France, il a souligné que la dissuasion nucléaire « ne se partageait absolument pas », mais il souhaite débattre des « éléments qui, pour des raisons soit politiques soit budgétaires, peuvent être amenés à être mutualisés ».
Outre la défense, le gouvernement organise mercredi à l’Assemblée nationale et au Sénat un autre débat sur le narcotrafic, qu’il espère consensuel.
Dominique de Villepin jure avoir retenu la leçon : celle de la présidentielle de 2012, lorsqu’il a échoué au pied du mur à un mois du premier tour… faute de parrainages suffisants. « Je ne referai pas les mêmes erreurs que j’ai commises par le passé », glisse aujourd’hui l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac qui ― même s’il n’a encore rien officialisé pour 2027 ― ne laisse plus vraiment de doute sur ses intentions.
La preuve, la France Humaniste, son mouvement politique lancé il y a six mois, va inaugurer dans les tout prochains jours son siège à Paris. Il sera, selon nos informations, rue Le Sueur, dans un quartier qu’il connaît bien, le très chic XVIe arrondissement, à deux pas de l’Arc de Triomphe. Le bail vient d’être signé pour des bureaux de presque 200 m2. Ils serviront de QG de campagne le moment venu, quand il se lancera pour de bon dans la bataille. A priori au printemps prochain, après les élections municipales.
Teddy Riner, futur successeur d’Emmanuel Macron ? En septembre, le médaillé olympique a redit que s’il devait entrer en politique, il viserait le seul poste susceptible selon lui de faire changer les choses, celui de président de la République. Mais les Français ne sont - pour le moment - pas convaincus par l’idée. Un sondage de l’institut Verian réalisé pour la revue L’Hémicycle en novembre et publiée ce vendredi 12 décembre indique qu’en cas de candidature du judoka à la prochaine élection présidentielle, il serait crédité de seulement 3 % des intentions de vote.
Un score qui le placerait en dernière position du scrutin, juste devant Nicolas Dupont-Aignan (2 %) et à égalité avec le communiste Fabien Roussel (3 %).
Le judoka n’a pas à rougir : de tous les « outsiders » testés par Verian, il est celui qui obtient le meilleur score si l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain. Michel-Édouard Leclerc, dont le nom a été donné comme potentiel candidat, obtiendrait 2 % des voix. Quant à Cyril Hanouna, il obtiendrait seulement 1 % des suffrages. Enfin, Patrick Sébastien, qui a annoncé lancer son mouvement « Ça suffit », serait crédité de 2 % des intentions de votes.
« La tentation du clown ne gagne absolument pas au sein de l’électorat »« À moins de dix-huit mois du scrutin de 2027, force est d’en convenir : La tentation du clown, c’est-à-dire de l’outsider étranger au milieu politique, ne gagne absolument pas au sein de l’électorat », résume la revue L’Hémicycle, qui a commandé l’étude. « C’est même le contraire : cette hypothèse semble le rebuter », note cette source.
En cas de candidature, malgré leur forte popularité ou leur habitude à passer sur les plateaux de télévision, Patrick Sébastien, Cyril Hanouna, Teddy Riner et Michel-Édouard Leclerc n’auraient donc qu’un impact limité sur l’issue du scrutin en cas de candidature.
Dans toutes les configurations testées par Verian, le patron du Rassemblement national Jordan Bardella reste en tête des intentions de vote (entre 35,5 % et 36,5 %) suivi par Édouard Philippe (Horizons, 16,5 % à 17 %). En troisième position, Raphaël Glucksmann (Place publique) devance de peu l’insoumis Jean-Luc Mélenchon (11,5 % à 13 % contre 11 % à 12 %).
Cyril Hanouna avait laissé l’hypothèse d’une candidature gonfler il y a quelques mois avant de révéler qu’il s’agissait d’un canular. « Le seul président que j’aimerais être un jour, c’est président du Paris Saint-Germain », avait-il lancé sur Europe 1. Michel-Édouard Leclerc non plus ne devrait pas être candidat. « Le pouvoir, c’est pas ma came », avait dit l’entrepreneur en mai dernier.
Quant à Patrick Sébastien, il assure qu’il « ne veut pas être président de la République ». Mais l’humoriste entend peser sur le scrutin, en recueillant les propositions de milliers de Français.
Étude en ligne réalisée par Verian pour la revue L’Hémicycle du 18 au 20 novembre 2025. Les interviews ont été réalisées en ligne sur Panel. Questionnaire quantitatif autoadministré. Échantillon de 938 personnes inscrites sur les listes électorales, issu d’un échantillon de 1 000 répondants représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l’individu et région).
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Résumé. Un des journalistes du Parisien, Henri Vernet, s’apprête à quitter la rédaction dans quelques jours.
Il tire sa révérence, après quarante ans de journalisme dont près de trente au Parisien. Pendant toutes ces années, Henri Vernet a couvert notamment la politique et la diplomatie.
Il raconte les souvenirs les plus marquants de sa carrière dans Code source.
Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Barbara Gouy - Production : Thibault Lambert, Anaïs Godard et Clara Garnier-Amouroux - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network - Archives : INA, CNN.
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Sébastien Lecornu n’avait sans doute pas coché ce lundi 15 décembre comme l’un des moments les plus délicats de la séquence budgétaire. Sans surprise, les sénateurs ont adopté le projet de loi de finances ― laissant une copie à 5,3 % de déficit, bien loin des 4,9 % espérés par le gouvernement. Le plus dur commence désormais pour ce dernier, qui doit trouver une voie d’atterrissage pour ce texte, de loin le plus sensible politiquement pour lui.
Une CMP très délicate« Changer totalement le destin de notre ville ». Dans une vidéo publiée sur Instagram ce dimanche 14 décembre, le député insoumis de la Haute-Vienne Damien Maudet a annoncé sa candidature aux élections municipales à Limoges en mars prochain. L’élu sera à la tête de la liste « Limoges Front populaire », soutenue par La France insoumise, Les Écologistes et Génération.s.
« Dans trois mois, Limoges peut devenir une ville où chacun se sent chez lui et souhaite construire sa vie, où les politiques s’adressent à toutes et tous, où personne n’est laissé sur le côté », plaide Damien Maudet, qui était largement arrivé en tête du premier tour (42,37 %) à l’échelle de la ville lors des dernières élections législatives.
Opposé en triangulaire au RN et à une candidate macroniste, l’insoumis de 29 ans avait recueilli 48,11 % des voix au second tour (42,20 % sur l’ensemble de la circonscription).
Gratuité des transports en commun, « plan zéro enfant à la rue »…Mais cette fois, la gauche ne sera pas unie dernière sa candidature : le PCF, Place publique et le PS soutiendront le socialiste Thierry Miguel, déjà candidat en 2020. Il avait alors échoué au second tour face au maire LR Émile Roger Lombertie (41,03 % contre 58,96 %).
L’édile n’a d’ailleurs toujours pas fait part de ses intentions de briguer ou non un troisième mandat. Début 2025, il a été mis en examen pour « harcèlement sexuel et moral ».
Au micro de France Bleu ce lundi, Damien Maudet assure que l’élection à Limoges en mars prochain « aura un rayonnement pour l’ensemble du département » et croit en ses chances pour faire basculer la ville à gauche.
La liste Limoges Front populaire propose notamment la gratuité immédiate des transports en commun pour les moins de 26 ans, puis son extension à la totalité de la population. LFI, Écologistes et Générations entendent créer des centres de santé, mettre en place un « plan zéro enfant à la rue » et organiser des formations aux violences sexistes et sexuelles pour tout le personnel municipal. Damien Maudet et ses colistiers veulent également organiser un « grand plan de végétalisation avec vergers » et « créer un espace baignade sur la Vienne ».
View this post on InstagramEn plus d’une liste PS-PCF-PP, Damien Maudet devra faire face au premier tour à une liste du Rassemblement national conduite par le conseiller régional Albin Freychet, une liste citoyenne conduite par Julie Benzoni et une liste conduite par une adjointe au maire de Limoges Vincent Léonie.
En 2020, LFI avait sa propre liste (5,58 %) tout comme EELV, qui s’était allié à Génération. s (9,05 %). Ces formations politiques n’avaient pas réussi à se qualifier au second tour, remporté par le maire sortant Émile Roger Lombertie.
« Alors que le quotidien des Toulousains se dégrade, la gauche radicale menace de revenir aux affaires, portée par les renoncements du maire sortant. J’ai choisi de m’engager dans la bataille municipale pour défendre le bon sens toulousain ! » C’est avec ce message, accompagné d’une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, que Julien Leonardelli a annoncé sa candidature aux municipales 2026 à Toulouse sous les couleurs de Rassemblement national (RN), avec ce qui ressemble à un slogan de campagne : « Le bon sens toulousain, c’est vous ! »
Conseiller régional depuis 2016, ancien conseiller municipal de Fronton, commune au nord de Toulouse, et député européen depuis 2024, cet Ariégeois de 38 ans n’est pas un inconnu de la politique locale. Engagé au Front national (ancien nom du RN) depuis 2005, ce n’est pas une surprise de voir Julien Leonardelli se lancer dans la bataille des municipales pour le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen. Avec comme mission de faire un meilleur score que les 4,31 % obtenus au premier tour par Quentin Lamotte, candidat en 2020.
Placer ses premiers conseillers municipauxEt l’objectif avoué est clairement de faire entrer le RN au Capitole. « Un premier sondage nous place à 10 %, alors qu’on est en début de campagne. Nous espérons franchir cette barre pour avoir des conseillers municipaux et que les Toulousains soient enfin représentés », assure Julien Leonardelli.
Pas facile dans une ville comme Toulouse, qui semble résister davantage que d’autres communes de la région à la percée du Rassemblement national. Si Marine Le Pen a vu son score au second tour de la présidentielle passer de 17,02 % en 2017 à 22,52 % en 2022 et que la candidate du parti sur la première circonscription de Haute-Garonne a obtenu environ 18 % aux dernières législatives.
Julien Leonardelli appelle à « ouvrir un autre chemin, qui refuse de livrer Toulouse aux extrêmes, comme aux hésitations permanentes du centre », occultant le fait que le RN est lui-même classé comme un parti d’extrême droite, un qualificatif qu’il réfute, comme Marine Le Pen. Voulant « rassembler toutes les forces du bon sens toulousain », il veut « pour offrir une force populaire, solide, enracinée, qui assume, qui tranche, qui protège ».
Une liste en cours de constructionS’il n’épargne pas le maire sortant Jean-Luc Moudenc, affaibli selon lui par son alliance avec les macronistes, le candidat du RN tape aussi sur la gauche radicale et les écologistes qui « culpabilisent » et « attaquent » l’industrie aéronautique et spatiale, qui est à ses yeux « l’âme économique et la fierté » du territoire. Interrogé sur ce qu’il reproche à l’équipe en place, le candidat RN met l’accent sur la sécurité, assurant que cette question « revient sans cesse sur le terrain » et qu’elle est l’objet de « beaucoup d’effets d’annonce qui ne sont pas suivis ».
Alors que de l’opposition de gauche pointe depuis plusieurs mois le prisme sécuritaire de Jean-Luc Moudenc, Julien Leonardelli estime qu’on peut « toujours faire plus ». « La sécurité est la première des libertés », assène-t-il dans une formule bien connue. Prenant l’exemple de Perpignan, ville dirigée par Louis Alliot (RN), qu’il juge plus sûre qu’hier, il veut « un renforcement de la police municipale armée, active 24h/24, le déploiement de la vidéosurveillance et la lutte contre le narcotrafic », rappelant qu’une municipalité à des possibilités en la matière.
Pour le jeune candidat du RN, qui quittera son poste de conseiller régional en cas d’élection au conseil municipal, il était « de [sa] responsabilité » de se présenter dans la capitale d’Occitanie. Il précise être en cours de construction de sa liste, qui rassemblera des personnes encartées au RN, à l’UDR, parti allié dirigé par Éric Ciotti, et des personnes sans attaches partisanes.
C’était un jour important pour le gouvernement. Le Sénat a adopté ce lundi le projet de budget de l’État 2026, avant d’ultimes tractations. Ce projet de loi de finances (PLF) avait fait objet d’un rejet massif en première lecture à l’Assemblée, avec une seule voix favorable. Une commission mixte paritaire (CMP) réunissant sept députés et sept sénateurs tentera ensuite, ce vendredi, de trouver un accord.
Le Sénat s’était montré intransigeant sur les prélèvements nouveaux, à l’image de Bruno Retailleau. « Il ne pourra pas y avoir d’accord sur un budget qui augmenterait considérablement les impôts et ne réduirait pas significativement la dette », avait résumé le patron des Républicains dont la voix est prépondérante au sein du puissant groupe LR du Sénat.
Des difficultés à trouver des baisses des dépensesLes sénateurs ont rejeté la surtaxe visant les grandes entreprises, dont le gouvernement espérait quatre milliards d’euros, et ils ont réduit significativement la portée de la taxe sur les holdings patrimoniales proposée par le gouvernement.
La chambre haute a néanmoins connu de sérieuses difficultés à trouver des pistes de réduction significatives dans les dépenses, et sa copie finale du budget risque fort de dépasser largement l’objectif de 5 % du PIB, fixé par le gouvernement. La négociation sur le budget de la Sécu a conduit l’exécutif à consentir au transfert de 4,5 milliards du budget de l’État vers la Sécurité sociale, qu’il faut désormais compenser.
Changement d’alliance. Seizième adjoint au maire écologiste de Lyon Grégory Doucet et chef de file de Place publique dans la capitale des Gaules, Alexandre Chevalier a décidé de soutenir l’ancien maire centriste Georges Képénékian lors des prochaines élections municipales en mars 2026, a-t-il annoncé lors d’une conférence de presse ce lundi 15 décembre.
À trois mois du scrutin, Alexandre Chevalier justifie ce choix par des désaccords qu’il aurait avec Les Écologistes. En particulier sur la stratégie à avoir en cas de qualification au second tour de la liste de La France insoumise portée par Anaïs Belouassa-Cherifi. « On a reçu Raphaël Glucksmann il y a quelques jours, expliquant qu’il n’y aurait pas d’alliance avec LFI au premier tour. Mais concernant le second tour, les consignes n’étaient pas claires », a expliqué l’adjoint au maire, selon des propos rapportés par LyonMag.
« Est-ce que les écologistes sont également clairs concernant une alliance au second tour avec les insoumis ? Je pense que non », poursuit-il, estimant préférable de « choisir son camp dès maintenant ». Et selon lui, Georges Képénékian « a toujours été clair là-dessus ».
Exclu du mouvement Place publiqueAprès cette annonce, le mouvement de Raphaël Glucksmann a décidé d’exclure Alexandre Chevalier. « Place publique prend acte de la décision d’Alexandre Chevalier (…) de rejoindre une autre liste que celle de l’union de la gauche. (…) cette décision entraîne une procédure d’exclusion immédiate », indique la formation politique dans un communiqué cité par LyonMag.
Selon Place publique, le choix d’Alexandre Chevalier n’est pas lié à un désaccord politique ou stratégique, mais à une position sur la liste d’union de la gauche. « Il n’a pas obtenu les positions qu’il espérait, ni à la mairie du quatrième arrondissement ni à la Métropole. Il y a pourtant encore quelques semaines, il réclamait expressément d’être candidat sur la liste de l’union de la gauche, en se revendiquant pleinement de ce rassemblement », lance le mouvement.
En rejoignant Georges Képénékian, Alexandre Chevalier n’est pas assuré d’être élu. L’ancien proche de Gérard Collomb et ex-maire de Lyon entre 2017 et 2018 est crédité d’environ 7 % des intentions de vote dans les derniers sondages. Or, il faut faire au moins 10 % pour se maintenir au second tour. En 2020, Georges Képénékian avait obtenu 11,98 % au premier tour. Il s’était maintenu au second, recueillant 17,02 % des suffrages.
Une vidéo qui choque. Ce samedi 13 décembre, Mediapart diffusait les images captées en 2023 lors du festival annuel d’Égalité et réconciliation, le mouvement d’extrême droite fondé par le militant raciste multicondamné Alain Soral, sur lesquelles on voit un homme chanter une chanson antisémite et négationniste. L’homme chante sur l’air de la chanson d’Eddy Mitchell Couleur menthe à l’eau, aux côtés de Jérôme Bourbon, directeur de publication du journal d’extrême droite Rivarol, ouvertement antisémite.
Guitare à la main, l’individu évoque une « grand-mère de Birkenau, un peu mytho », « habillée d’un pyjama rayé, avec son faux numéro tatoué sur la peau » et qui dit « qu’ils faisaient des savons par milliers à base de ses colocs ».
« Le caractère antisémite ne fait aucun doute »Sur France info ce lundi 15 décembre, Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, annonce qu’elle va faire « un signalement au procureur de la République ».
« On va faire un signalement parce qu’on n’acceptera jamais la banalisation de l’antisémitisme, d’où qu’il vienne, que soit d’extrême gauche ou d’extrême droite (…) Il faut agir. Il faut que le procureur de la République puisse statuer et j’espère puisse évidemment condamner, parce que là, le caractère antisémite ne fait aucun doute », a-t-elle dit.
De nombreux responsables politiques ont dénoncé les images publiées par Mediapart. « À vomir », a commenté le patron du PS Olivier Faure. « Absolument écœurant. L’extrême droite est la lie de l’humanité », a abondé le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard.
Absolument écœurant.
L’extrême-droite est la lie de l’humanité. https://t.co/uGaBx2vgUn
Mediapart a publié cette vidéo dans le cadre d’une enquête révélant que l’actuel directeur de cabinet de Jordan Bardella, François Paradol, a été membre d’Égalité et Réconciliation.
Contacté par Mediapart, François Paradol évoque un engagement datant de « près de quinze ans » à une époque où Égalité & Réconciliation « appelait à rejoindre le Front national et à soutenir Marine Le Pen ». Il assure ne plus avoir « aucun contact » depuis le début des années 2010 avec E&R.
Interrogée sur cette information, Aurore Bergé estime que le Rassemblement national « ne sera jamais un refuge » pour les Français de confession juive. « Encore aujourd’hui, dans les rangs du RN, il y a ceux qui continuent à professer cette haine et qui en font leur beurre », dénonce-t-elle.
C’est un hasard du calendrier qui n’arrange pas Sébastien Lecornu. Ce vendredi 19 décembre, deux actualités liées au budget vont se percuter. D’un côté, sept députés et sept sénateurs tenteront de trouver un compromis sur le projet de loi de finances (PLF), dans le cadre de la commission mixte paritaire (CMP). De l’autre, ce sera le dernier jour légal afin de déposer officiellement une loi spéciale, qui permet de prolonger le budget de l’État 2025… en attendant un accord pour 2026. Et donc d’éviter un « shutdown » à la française.
Selon nos informations, l’exécutif compte encore attendre avant d’appuyer sur le bouton rouge. « On veut toujours envoyer le signal qu’un compromis est possible vendredi en CMP, décrypte un ministre. Donc, on ne dégainera pas de loi spéciale avant ce jour-là. »
Par conséquent, cette dernière ne sera pas examinée ce mercredi, en Conseil des ministres, mais plutôt la semaine prochaine, à l’issue d’un probable désaccord des parlementaires en CMP. « D’un point de vue politique, déclencher une loi spéciale avant une CMP peut être embêtant, car cela donne l’impression que la CMP va être un échec », analyse le constitutionnaliste Benjamin Morel.
Une loi spéciale plutôt que le 49.3Pourtant, l’article 45 de la loi organique ― relatif à la loi spéciale ― spécifie bien que le gouvernement doit déposer « avant le 19 décembre (…) ce projet de loi spéciale l’autorisant à continuer à percevoir les impôts existants jusqu’au vote de la loi de finances de l’année ».
Un délai, donc, plus que contraignant pour Matignon, mais face auquel les experts parlementaires des ministères concernés ont trouvé une parade : celle d’une jurisprudence du Conseil constitutionnel datant de 2001, reprise par le Conseil d’État l’an dernier, lui permettant de bénéficier d’un délai supplémentaire, en cas de circonstances d’urgence.
Et de fait, en l’absence de majorité à l’Assemblée nationale, les chemins qui s’offrent cette année à Sébastien Lecornu sont étroits pour espérer une adoption du budget de l’État. D’autant plus depuis que l’Eurois, dans sa déclaration de politique générale, s’est engagé à ne pas recourir à l’article 49.3 (lui permettant de faire passer le texte sans vote). Un engagement qu’aucun de ses prédécesseurs, depuis 2022, n’avait osé prendre. Et auquel Matignon continue à s’accrocher. Dimanche, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon l’a reconnu : « On arrive dans la semaine la plus compliquée depuis le début de l’examen du texte. »
Vers un changement d’époque à Nîmes (Gard) ? Alors que la droite dirige la ville depuis 2001, le maire sortant Les Républicains Jean-Paul Fournier ne se représentera pas lors des élections municipales en mars 2026. Son premier adjoint Franck Proust, aussi président LR de Nîmes métropole, a annoncé sa candidature pour lui succéder. Mais il pourrait être opposé sur la ligne de départ à un autre candidat de droite, élu sur la même liste que lui en 2020 : Julien Plantier.
L’ex-premier adjoint a annoncé la fin des discussions entre les deux hommes pour une candidature commune en mars prochain. « Les conditions n’ont pas été réunies dès lors qu’on considère cela comme un ralliement et non comme une alliance », justifie-t-il ce lundi sur France Bleu.
« J’ai tendu la main à Monsieur Plantier depuis plusieurs mois avec des propositions sérieuses et équitables qu’il a toutes repoussées, une à une, estimant qu’aucune d’entre elles n’était à la hauteur de sa personne et de ses ambitions », lui a répondu Franck Proust dans un communiqué.
Auprès du Midi Libre, le maire sortant Jean-Paul Fournier rappelle son soutien à Franck Proust et déplore le choix de Julien Plantier. « Il choisit de rejoindre les macronistes », tacle-t-il. Interrogé par France Bleu sur une potentielle alliance avec la candidate Renaissance Valérie Rouverand, Julien Plantier indique qu’il « fait le choix de tendre la main et de faire preuve d’ouverture avec toutes les personnes qui souhaitent s’engager en politique pour l’avenir de cette ville ».
Le rôle du RN sera déterminantS’il n’y a pas d’accord entre Valérie Rouverand et Julien Plantier, trois listes de candidats représentant la droite et le centre pourraient donc être sur la ligne de départ. Une configuration qui pourrait profiter à la gauche. À l’exception de LFI, tous les principaux partis (PS, PCF, Les Écologistes) se sont rassemblés autour de la candidature du communiste Vincent Bouget, qui avait échoué en 2020 face à Jean-Paul Fournier.
Mais le contexte pourrait être différent. Le Rassemblement national - qui n’a investi aucun candidat pour le moment - progresse d’élections en élections. Son maintien, en cas de quadrangulaire ou triangulaire, pourrait permettre à la gauche de reprendre la ville, qu’elle a contrôlée de 1945 à 1983 puis de 1995 à 2001.
Selon un sondage OpinionWay réalisé en mars 2025 pour Objectif Gard, le RN pourrait recueillir 33 % au second tour du scrutin. Juste derrière Vincent Bouget (37 %) et Franck Proust (30 %). En cas de maintien d’une liste Renaissance, celle-ci se classerait en quatrième et dernière position (15 %) et le trio de tête resterait identique.
L’épaisse nappe de brouillard de ce jeudi matin forme comme un couvercle étanche sur le sarcophage de béton du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe (Orne). C’est dans cette prison parmi les plus sécurisées de France que vient d’ouvrir le deuxième Quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO). Opérationnel depuis début octobre, il accueille une trentaine de détenus. Il reste moins de dix places pour que cette aile soit à pleine charge.
Une aile parfaitement isolée des autres quartiers de l’établissement. Depuis son ouverture en 2013, le centre a déjà l’habitude d’héberger les détenus les plus difficiles du pays qui l’ont surnommé « le terminus ». Le QLCO est une prison dans la prison.