La Commission européenne a récemment dévoilé sa stratégie en matière de visas. Ce plan de modernisation de l’espace Schengen prévoit notamment l’allongement de la durée […]
L’article Visa Schengen longue durée : l’Union européenne veut dépasser la limite des 5 ans est apparu en premier sur .
La Direction générale d’Algérie Poste a dévoilé ce mercredi le programme de travail qui sera en vigueur dans l’ensemble de ses établissements durant le mois […]
L’article Ramadan 2026 : Algérie Poste dévoile ses nouveaux horaires d’ouverture est apparu en premier sur .
Le Tribunal administratif de Ouagadougou a ordonné, le 13 février 2026, la suspension de l'exécution des communiqués relatifs à la liste des candidats admis aux concours directs sans formation en communication et journalisme. C'est du moins ce qu'on lit de l'ordonnance dont nous avons obtenu copie ce mercredi 18 février 2026. Saisie par des candidats radiés malgré leur admissibilité, la juridiction a également condamné l'État burkinabè aux dépens, relançant ainsi le débat sur la reconnaissance des diplômes équivalents.
La décision concerne le recrutement de 40 assistants en journalisme, 10 assistants en communication et 20 techniciens supérieurs des Sciences de l'information et de la communication (SIC). Ces concours avaient été organisés au titre de l'année 2025. Les résultats définitifs publiés avaient suscité de vives contestations de la part de plusieurs candidats déclarés admissibles.
Dans son ordonnance rendu le 13 février 2026, le Tribunal administratif a également condamné l'État burkinabè à verser la somme de cinq cent mille francs CFA au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Rappelons que cette décision marque un tournant dans ce contentieux administratif sensible. A la publication de la liste définitive, certains candidats précédemment déclarés admissibles n'y figuraient plus.
Pour comprendre leur radiation, ils ont sollicité une audience auprès du ministre des Serviteurs du peuple, ex-ministre de la fonction publique. Selon eux, l'absence d'un diplôme de l'Intitut supérieur des technologies de l'iformation et de la communication (ISTIC) aurait motivé leur exclusion. Les candidats affirment pourtant que les communiqués d'ouverture exigeaient un Bac+2 de l'ISTIC ou un diplôme reconnu équivalent.
Ils disent s'être renseignés auprès de leurs établissements et du ministère en charge de la communication. Les diplômes de l'Institut panafricain d'études et de recherche sur les médias, l'information et la communication (IPERMIC), de l'Institut polytechnique Shalom (IPS) et d'autres écoles reconnues, auraient été jugés équivalents. S'estimant lésés, ils ont saisi la justice.
Ils rappellent à cet effet que leur admissibilité prouve leur compétence et que les épreuves portaient sur leur domaine. Selon eux, la mention d'équivalence n'aurait pas dû figurer, si seuls les diplômés de l'ISTIC étaient concernés par ces concours. A obtenant gain de cause auprès des juridictions compétentes, ils disent espérer son application effective, au nom du mérite.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
L'association « Les Elles du cinéma » a procédé à la sortie de la deuxième promotion des bénéficiaires du programme de formation en jeu d'acteur et en réalisation cinématographique. La cérémonie s'est déroulée dans la nuit de ce mardi 17 février 2026 au musée national à Ouagadougou.
Ils étaient au nombre de 20 au départ. Ce sont au final 16 jeunes qui ont été retenus pour cette édition, dont douze en actorat (neuf filles) et quatre en réalisation. La formation a duré 7 mois.
Une projection cinématographique de quatre courts métrages a marqué cette cérémonie. Intitulés respectivement « Myriam », « Le jugement de l'amour », « James, mon amour » et « Être un homme », ces courts métrages ont tous été réalisés et joués par la promotion sortante. Traitant des thèmes comme la prise de conscience grâce à la tradition, la trahison, la jalousie et les difficultés qui minent la vie d'un homme, ces courts métrages porteurs de sens et remplis de conseils ont égayé le public.
En plus du 7ᵉ art qui est le cinéma, le 6ᵉ art a aussi brillé lors de la cérémonie. En effet, une pièce théâtrale sur le terrorisme du dramaturge Aristide Tarnagda a mis à nu les vécus des populations victimes de la guerre.
En partageant avec enthousiasme sa joie et exprimant sa profonde reconnaissance envers ses formateurs, notamment Apolline Traoré et Aristide Tarnagda, Yacine Garané de la deuxième promotion confie avoir appris beaucoup de choses tout au long de cette session de formation, à telle enseigne qu'elle est désormais en mesure d'interpréter tout type de personnage.
« Je suis tellement émue et honorée d'avoir eu la chance d'être formée par madame Traoré et M. Tarnagda. Nous avons appris beaucoup de choses, notamment la gestion du stress, la prise de parole en public, les techniques de jeu, la diction. Je suis capable d'interpréter n'importe quel personnage », a-t-elle laissé entendre.
Ayant terminé ses études, Yacine Garané entend embrasser le domaine du cinéma. Pour ce faire, elle envisage de poursuivre sa formation en théâtre. Car, dit-elle, « un bon acteur de cinéma est d'abord un bon acteur de théâtre. »
Cette cérémonie de sortie de promotion a aussi été le lieu pour les impétrants de recevoir leur certificat de fin de formation. Ainsi, Apolline Traoré, présidente de l'association Les Elles du cinéma, souligne avoir joué son rôle de formatrice, celui de leur transmettre le savoir, des compétences ainsi que des outils concrets pour affronter le monde professionnel. À l'entendre, la responsabilité leur appartient désormais d'user de ces compétences pour construire leurs parcours dans le cinéma.
« Je leur donne un diplôme, un savoir, des outils pour se battre dans le cinéma. Et donc, c'est à elles maintenant d'utiliser ce qu'on leur a donné, pour devenir ce qu'elles doivent être, et désirent être dans ce cinéma », a-t-elle fait comprendre.
La cérémonie de sortie de promotion a connu la présence du ministre en charge de la culture Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. Il a, dans son discours, invité les nouveaux acteurs et actrices à mettre leur créativité au service de l'unité et de la cohésion sociale, leur talent au service de la dignité, et leur art au service d'un avenir commun. « Le cinéma burkinabè doit demeurer une voix majeure de l'Afrique : fidèle à son histoire, mais résolument tourné vers l'avenir », a-t-il indiqué à ce propos.
« Osez raconter ; osez déranger ; osez émouvoir ; osez inventer ; osez tout simplement ! Faites du cinéma un acte de vérité ! Faites-en un espace de dialogue ! Faites-en une lumière dans les moments d'ombres, car la nation vous regarde », lance le ministre en charge de la culture Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.À cet effet, il les exhorte à oser raconter ; oser émouvoir ; oser inventer afin de faire du cinéma un acte de vérité et un espace de dialogue.
Tout en rappelant les politiques entreprises pour le développement du cinéma, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a réaffirmé l'engagement du gouvernement à soutenir le secteur cinématographique en améliorant les mécanismes de financement ; en facilitant l'accès aux circuits de diffusion ; et en accompagnant l'insertion professionnelle, afin que le talent ne soit jamais freiné par le manque d'opportunités.
Les ministres des Serviteurs du peuple, de la Construction de la patrie, le directeur général de la LONAB et l'ambassadrice du Canada au Burkina Faso étaient aussi présents à cette cérémonie de sortie de promotion.
Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net