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Diplomacy & Defense Think Tank News

Fusion-acquisition dans le secteur agricole : vers une plus grande instabilité alimentaire ?

IRIS - Wed, 08/06/2016 - 10:33

Le secteur de l’agroalimentaire et de l’industrie pharmaceutique et chimique connait une dynamique de fusion–acquisition particulièrement forte actuellement. Quels sont les enjeux d’une telle concentration dans le domaine de l’agriculture ?
Deux précisions pour commencer. Le secteur agricole n’échappe pas à la mondialisation, à la globalisation des échanges et à la concentration des opérateurs qui cherchent à se regrouper pour être plus forts et plus équipés pour précisément jouer sur un terrain à dimension planétaire. Ensuite, je tiens à souligner la différence entre l’agro-alimentaire et le pharmaceutique. Si les deux secteurs sont essentiels pour la vie humaine, le premier est totalement dépendant de la géographie, du climat et de la bonne fluidité des opérations tout au long d’une chaîne alimentaire qui s’étire dans l’espace et dans le temps. Dans le cas de l’industrie pharmaceutique et chimique, il est possible d’augmenter les productions en investissant davantage et en accroissant les cadences de travail. En agriculture, les capitaux et les hommes sont nécessaires, mais ne perdons jamais de vue la très grande spécificité du secteur agricole : il reste climato-dépendant. Il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton pour faire progresser les productions, ni en quantité, ni en qualité. Les produits du sol viennent aussi du ciel !
Maintenant, de quoi parlons-nous ici ? Des dynamiques dans le secteur particulier de l’agrochimie, qui appartient à la fois au monde des affaires et de l’industrie, mais aussi à celui de l’agriculture au sens large, c’est-à-dire qu’il est lié à la vie de centaines de millions d’agriculteurs dans le monde. Depuis 2014, l’agrochimie cherche à s’adapter d’un côté à un contexte international de plus en plus concurrentiel et de l’autre à un marché marqué par une baisse significative des prix des matières premières. Comme la logique de ces groupes agro-chimiques est capitalistique, la rentabilité rapide des investissements et la croissance des revenus dominent dans les stratégies de ces acteurs. Pour contrer une situation défavorable, ils se rapprochent et cherchent à fusionner pour ne pas s’affaiblir séparément. En somme, rien de bien nouveau sous le soleil de l’économie libérale ! Sauf qu’ici, les quelques multinationales agro-chimiques détiennent des positions dominantes qui déstabilisent parfois, pour ne pas dire très souvent, les conditions dans lesquelles doivent évoluer les petits agriculteurs de la planète. Ces derniers sont près de deux milliards tout de même. Socio-démographiquement, cela pèse donc d’un poids conséquent. Economiquement, ils ne sont cependant pas gagnants de cette hyper-concentration dans le secteur agro-chimique. Ressources naturelles, mécanismes de fixation des prix, opportunités de marché, matériel agricole, utilisation des données informatiques (big data), et bien entendu intrants et semences…les géants de l’agrochimie contrôlent pas mal de choses ! Ils définissent les règles et limitent dans de nombreux pays le droit des agriculteurs. S’il convient de ne surtout pas les diaboliser, car ils apportent aussi des solutions et des moyens pour la mise en œuvre d’itinéraires agricoles plus performants et plus résistants face aux aléas météorologiques, il convient de s’interroger sur les risques d’une trop grande concentration dans le secteur de l’agrochimie.

Concrètement, quelles sont les fusions-acquisitions en cours ?
Elles concernent les six premières entreprises agro-chimiques mondiales, à savoir par ordre décroissant de puissance économique Syngenta (Suisse), Bayer (Allemagne), BASF (Allemagne), Dow, Monsanto et Dupont (Etats-Unis). Leurs chiffres d’affaires se comptent en milliards de dollars. Ce ne sont pas des petites entreprises, ce sont de véritables multinationales comportant des dizaines de filiales spécialisées et opérant aux quatre coins du globe. Généralement, les opinions publiques, notamment en Europe, ne connaissent que la firme américaine Monsanto, et ignorent la composante agricole des deux groupes allemands que sont Bayer et BASF. Il faut ici mentionner que sur le seul créneau des semences et des biotechnologies, c’est d’ailleurs Monsanto qui domine le monde, et de très loin, suivie de Dupont. En France, le groupe Limagrain, basé en Auvergne, spécialisé dans les semences de grandes cultures, possède également une taille internationale et réalise des performances économiques notables, souvent méconnues. C’est pourtant le premier boulanger industriel français avec la marque Brossard. A la différence des multinationales citées plus tôt, il faut insister sur le fait que Limagrain est un groupe coopératif agricole, créé et dirigé par des agriculteurs. Son actionnariat est donc constitué d’agriculteurs adhérents de la coopérative.
Ces dernières années, Syngenta a privilégié ses investissements et ses recherches sur le créneau de la chimie, tandis que Monsanto lui le faisait sur les semences et les biotechnologies. Dans le contexte global décrit précédemment, une offre de rachat de Syngenta par Monsanto avait été formulée en mai 2015, sans résultat, suivie d’une seconde en juin, qui sera encore rejetée. En novembre, c’est au tour de ChemChina (China National Chemical) de se déclarer motivé par le rachat de la firme suisse. Syngenta annoncera en février 2016 qu’elle est rachetée par ChemChina pour 40 milliards d’euros environ, après l’accord du conseil d’administration du groupe helvétique. Cela dit, l’opération reste dans l’attention de l’approbation de la Commission des offres publiques d’acquisition (OPA) et la période de l’offre vient le 24 mai dernier d’être prolongée jusqu’au 18 juillet 2016.

En quoi ce rachat de Syngenta par Chemchina traduit-il un activisme croissant de la Chine ?
Il importe de noter que ChemChina est un conglomérat dirigé par un membre du Parti communiste et qui est présent dans des branches d’activités diversifiées : la chimie, les fertilisants, le raffinage de produits pétroliers ou encore les pneumatiques. En 2006, ChemChina avait fait l’acquisition d’une filiale du groupe français Rhône-Poulenc spécialisé dans la nutrition animale, puis, en 2010, était devenu actionnaire majoritaire de Makhteshim Agan Industries, une société israélienne de pesticides. Le groupe se développe donc à l’international, tout comme l’entreprise chinoise Cofco le fait dans le négoce des matières premières et des céréales et que de multiples investisseurs de Chine s’activent aux quatre coins du monde pour louer ou acheter des terres agricoles. Si l’Australie, l’Afrique et le Canada sont dans le viseur, l’actualité récente a révélé que des opérations étaient en cours en France, pays dont les terres céréalières sont parmi les meilleures de la planète. Comme la Chine doit construire sa sécurité alimentaire en sortant de plus en plus de son territoire, de tels mouvements, soit d’acquisition dans l’agrochimie, soit dans le commerce ou alors dans l’achat foncier, devraient voir leur fréquence augmenter. Il est certain que si l’accord entre Syngenta et ChemChina était entériné, c’est un fleuron de l’économie suisse et une entreprise majeure du continent européen qui passerait sous contrôle de la Chine.

Monsanto a-t-il perdu la bataille ? Quelles sont les retombées de telles fusions dans l’agrochimie ?
En coulisses, Monsanto semble s’activer pour contrer cette OPA (le Congrès américain évalue l’impact de ce rachat sur sa sûreté nationale car certains produits chimiques seraient concernés par les dispositifs anti-terroristes). Mais le groupe américain traverse une période difficile. Ses résultats économiques sont en baisse, un plan de restructuration de ses activités est lancé, provoquant une suppression de nombreux emplois et de plusieurs sites. Le méga-deal entre Syngenta et ChemChina s’explique-t-il aussi par la volonté de la firme helvétique de ne pas s’associer à Monsanto dont la réputation est controversée ? Toujours est-il que le secteur est en pleine ébullition. Ce sont en effet désormais les deux géants allemands, BASF et Bayer, qui se lancent dans un scénario de rachat de Monsanto. Cette dernière a refusé le 24 mai dernier l’offre de Bayer mais les discussions sont loin d’être terminées. A cela s’ajoute la fusion entérinée en décembre 2015 entre Dow et Dupont, qui désormais pèse un poids colossal. Plus de 100 000 salariés, une valeur de 130 milliards de dollars en bourse, un chiffre d’affaire de 90 milliards de dollars : voilà quelques chiffres pour se rendre compte de la puissance de DowDupont. Néanmoins, une fusion entre Monsanto et Bayer assurerait une puissance encore supérieure à celle-ci. Surtout, si ces fusions venaient toutes par se concrétiser, elles consacreraient une hyper-domination de trois méga-firmes de l’agro-chimie (Syngenta-ChemChina ; DowDupont ; Bayer-Monsanto) sur un secteur agricole déjà caractérisé par des rapports entre dominants et dominés, qui sont anciens et rarement équitables. Toutes ces dynamiques concourent à rappeler, pour ceux qui l’ignorent, que l’agriculture, et donc la sécurité alimentaire, sont bien présents dans les enjeux stratégiques locaux, nationaux et internationaux. Le monde agricole appartient pleinement à ce siècle qui ne sera pas uniquement celui de l’immatériel et du tertiaire.

Yves Caseau et Serge Soudoplatoff présentent leur note « La blockchain, ou la confiance distribuée »

Fondapol / Général - Wed, 08/06/2016 - 10:05

Yves Caseau et Serge Soudoplatoff présentent leur note La blockchain, ou la confiance distribuée.

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Yves Caseau et Serge Soudoplatoff – La blockchain, ou la confiance distribuée

Fondapol / Général - Wed, 08/06/2016 - 09:53

Les grandes innovations sont le fruit du croisement de nouvelles possibilités technologiques et d’un contexte sociologique propice qui transforme ces technologies en usages. Ainsi, la blockchain est née, d’une part, de la rencontre de la cryptographie asymétrique et des systèmes distribués, et, d’autre part, d’un terreau sociologique opportun. Ce dernier résulte de la crise de confiance des citoyens envers les institutions, les amenant à chercher de nouvelles formes de gouvernance.

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2016 New York Seminar: Sustaining Peace

European Peace Institute / News - Tue, 07/06/2016 - 23:49
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An expert group of diplomats, UN officials, and representatives from civil society organizations and think tanks discussed the policy and programmatic implications of implementing the “sustaining peace” approach outlined in identical General Assembly and Security Council resolutions adopted April 27, 2016. The 2016 edition of the annual IPI New York Seminar was held June 7, 2016.

The event was co-hosted by the Permanent Missions of Italy and Mexico to the United Nations, and their respective ambassadors, Sebastiano Cardi, and Juan José Gómez Camacho, delivered opening remarks.

Mr. Cardi said that Italy sees the Peacebuilding Commission (PBC) “as the leader in ‘prevention’ at the UN.” He recognized that member states now have a clear and immediate mandate to engage the PBC in revising its working methods. Participants in the seminar recommended that the PBC use its convening capacity to bring different stakeholders into its consultations and inject a long-term perspective into its role.

On the conference theme, Mr. Cardi added, “UN relationships with regional organizations and financial institutions are key to ‘sustaining peace.’”
Mr. Gómez Camacho pointed out an incredibly disproportionate amount of the UN budget—seventy percent—is allocated to UN Peacekeeping operations. Calling for change, he said, “We must promote development first as a way to ensure long-term sustainable peace.” For this reason, Mexico “created the group of friends of sustainable peace to work with all members in promoting new concept,” he said.

In addition to the connection between sustainable development and peace, participants noted that in order to bring about the long-term shift from crisis response to sustaining peace, the concept of integrated planning and integrated missions—bringing together the different pillars of the UN together at headquarters and in the field—needs to be fully implemented and backed up with funding and staffing. This part of the seminar was held under the Chatham House rule of non-attribution.

Another key issue addressed was ensuring a reliable source of funding for sustaining peace, and connecting this to strategic planning in the field and at UN headquarters. Participants explored what new sources of funding and strategic partnerships are possible for the Middle East and Africa in particular.

Gillian Bird, Permanent Representative of Australia to the United Nations, and Olof Skoog, Permanent Representative of Sweden to the United Nations, provided some background on the adoption of the dual resolutions. They pointed out that the resolutions build on the work of the 2015 reviews of UN peace operations, the peacebuilding architecture, and the women, peace, and security agenda, as well as the 2030 Agenda for Sustainable Development.

Sustaining peace, as defined in the resolutions, means that peacebuilding is no longer confined to the post-conflict period but applies to all phases of conflict: before it breaks out, while it is ongoing, and after it has ended, they explained.

The two measures offer new opportunities for the UN as a whole, and the PBC in particular, to work more effectively across divides.

Conflict prevention has remained under-prioritized for decades and needs to be brought back to the forefront, discussants said. To that end, they agreed that making a conceptual shift to sustaining peace will only be possible if UN entities, member states, international financial institutions, civil society, and academia take ownership of, and actively promote, a new understanding of the organization’s work. Member states have an especially crucial role in translating this mandate into action, closing the gap between rhetorical support and a willingness to act.

Finally, the participants issued a call to action to the incoming secretary-general to make this agenda one of his or her top priorities.

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Les batailles de Falloujah et de Raqqa : le début de la fin pour Daech ?

IRIS - Tue, 07/06/2016 - 18:29

Deux ans après sa conquête par Daech, la ville irakienne de Falloujah vit une guerre d’usure pour sa reconquête par les forces irakiennes. Pourquoi la reprise de cette ville est-elle si longue et compliquée ? En quoi est-elle symbolique ?
La reprise de la ville de Falloujah est longue et compliquée en raison de deux facteurs principaux. D’une part, un facteur qui tient à la composition de la coalition impliquée dans la reconquête de la ville, qui comprend à la fois l’armée irakienne, des milices chiites, les moyens aériens des Etats-Unis ainsi que leurs forces spéciales sur le terrain. C’est un attelage quelque peu hétéroclite qu’il est délicat de synchroniser. De plus, la présence des milices chiites pose particulièrement problème car il faut s’assurer qu’elles ne se livrent pas à des exactions.
D’autre part, en face, l’Etat islamique utilise tous ses moyens tactiques, notamment en prenant la population comme bouclier humain. L’organisation terroriste multiplie également les procédés tactiques de défense en milieu urbain, c’est-à-dire piéger l’ensemble des infrastructures, des tunnels et des bâtiments, ce qui rend la progression des forces de libération extrêmement difficile et impose la prudence.
Concernant la dimension symbolique, Falloujah avait faite l’objet de violents combats en 2004 entre les forces américaines et les tribus repliées dans la ville. C’est donc un symbole de résistance pour le monde sunnite. Pour l’Etat islamique, défendre Falloujah revient à se porter en défenseur du monde sunnite face aux étrangers que sont les Américains.

La pression militaire s’accentue également en Syrie, notamment pour libérer Raqqa et Alep. Quelles sont les forces en présence ? Y a-t-il un jeu de rivalité entre-elles ?
À l’Ouest, l’armée syrienne, appuyée par la Russie et des milices chiites, avance en direction de Raqqa, mais également d’Alep. Il ne faut pas sous-estimer l’importance stratégique d’Alep dont la reconquête constitue l’objectif premier de la coalition russe. Il s’agissait pour les forces gouvernementales syriennes et pour la Russie de fermer la frontière au nord, de couper les canaux d’alimentation de l’Etat islamique via la Turquie afin d’affaiblir substantiellement en ravitaillement et en munition l’organisation terroriste.
De l’autre côté, il y a les Forces démocratiques syriennes constituées majoritairement de Kurdes, mais aussi de rebelles arabes appuyés par les Américains selon les schémas tactiques traditionnels : frappes aériennes, avions, drones et présence de forces spéciales au sol pour guider les bombardements et conseiller l’Etat-major de la coalition.
On peut observer une sorte de « course de vitesse » entre les forces présentes pour savoir lesquelles seront les premières à rentrer dans Raqqa. Ce jour arrivera certainement mais dans plusieurs semaines, sinon des mois. Il n’y a pas non plus forcément de coordination entre les Russes et les Américains, les deux grands manipulateurs des coalitions au sol. La Russie avait certes proposé un tel rapprochement, mais les Américains avaient refusé l’initiative car leur objectif est de marquer le symbole de la libération de Raqqa. C’est en ce sens que selon moi, la ville de Raqqa est davantage symbolique que Falloujah.

Quel est l’état des forces de l’Etat islamique en Irak et en Syrie ? Peut-on considérer que l’organisation islamique est en difficulté, voire en recul ?
L’Etat islamique a perdu 40 % de son territoire. C’est un point important mais en réalité, il faut surtout estimer comment son aura, son effet d’entrainement et son modèle politique ont été affectés par ses défaites militaires. Il est clair que la perte de territoire constitue un échec significatif pour l’Etat islamique qui s’était donné pour objectif en juin 2014, selon les termes de Abou Bakr al-Baghdadi, de conquérir Shâm (Irak-Syrie) et sa capitale, Damas, première capitale de l’Empire du Califat. L’organisation terroriste n’y est pas parvenue.
Mais l’Etat islamique continue de recevoir des allégeances partout dans le monde. La véritable question est de savoir, qui relèvera le flambeau et quand ? À mon sens, l’Etat islamique n’est que l’une des manifestations les plus réussies d’un mal beaucoup plus répandu, que l’on peut définir comme la volonté d’assurer une conquête politique appuyée sur des arguments religieux. En juin 2014, celui qui se fait appeler Calife Ibrahim (Abou Bakr al-Baghdadi) avait clairement énoncé plusieurs objectifs : Shâm, la reconquête de l’ensemble du territoire sur lequel régnaient les premiers califes, et conquérir l’Europe. Le cœur du problème stratégique est là, le reste, cruel et sanglant, relève du domaine tactique, celui de la suite de batailles perdues ou gagnées qui est le quotidien de toute guerre.

How to Protect Borders and Refugees?

European Peace Institute / News - Tue, 07/06/2016 - 18:00
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Is it possible to protect borders and refugees at the same time? This was the question posed at a round table discussion at IPI’s Vienna office on June 7th. With so many people on the move around the world, and states desperate to protect their sovereignty, governments are increasingly under pressure to control and even close their borders. But this is hindering the ability of refugees to seek asylum.

Participants took part in an open and lively discussion on how to manage borders and maintain stability in a way that does not violate the rights of people on the move. IPI’s Senior Vice President, Walter Kemp, presented IPI’s previous work on Desperate Migration and Forced Displacement, including a report on the topic written for the Independent Commission on Multilateralism. He expressed concern at the lack of leadership and creative solutions to address the challenge, and encouraged participants to use this opportunity to come forward with fresh ideas.

The meeting started with a general consensus that the current situation should not only be Europe’s problem, rather the issue should be addressed at the global level with a sense of solidarity among peoples and states.

Mr. Kemp recalled the Salzburg Declaration of September 9, 2015 in which a number of senior officials taking part in the IPI Salzburg Forum called for a global rescue initiative to create humane, properly resourced and equipped reception centers in key hubs in the Middle East, North Africa and Europe where refugees and migrants are congregating. “Why not have a rescue operation to pick them up?” he asked, echoing the Salzburg declaration that said such an initiative would reduce unsafe journeys, save lives, cut smuggling and trafficking, and circumvent unsympathetic governments.

Several participants, including UNHCR Spokesperson and Head of Communications Melissa Fleming, said that such appeals have already been made, but there has been insufficient support for resettlement. She noted that UNHCR’s goal is to resettle at least ten percent of the Syrian refugee population currently living in neighboring countries within the next few years. Another participant noted that there are independent initiatives like a company called Refugee Air. Nevertheless, the scale remains much too small to tackle the millions of refugees–particularly from Syria–that are in need of protection. It was also noted that resettlement requires a common European asylum and migration policy rather than ad hoc national responses. Participants discussed the advantages and disadvantages of granting all Syrians temporary protection status.

In the course of the discussion (involving representatives of inter- and non-governmental organizations as well as representatives of states), at least one participant questioned why the current international protection regime makes a distinction between “good” refugees that need help and “bad” migrants that should be sent home. He noted that many migrants are also moving for the sake of survival, and that this trend will only increase because of inequality and climate change. He noted that most flows of peoples are mixed between the two, or that people’s status changes along different parts of their journey.

At the same time, most participants felt that it would be dangerous to reopen the UN 1951 Convention on the status of refugees. “We will never get a better Geneva convention again–so hands off the Geneva convention!” emphasized Heinz Patzelt, Secretary General of Amnesty International Austria. That said, there was wide agreement on the need to strengthen the legal regime to protect migrants.

Walter Kemp highlighted a number of lessons learned from a new IPI report on the Cayucos crisis of 2006-2008 when 40,000 people tried to cross from West Africa to the Canary Islands in small wooden boats. He noted the priority that was given to saving lives, the use of readmission agreements with countries of West Africa, law enforcement cooperation, and development assistance to reduce incentives for people to move abroad. However, it was noted that some of these lessons would be hard to apply in Libya at the moment because of instability.

Lessons learned from the exodus of Vietnamese boat people starting in the late 1970s were also recalled. Alexander Casella, who worked for UNHCR at that time, stressed that cooperation with Vietnam had been vital for alleviating this challenge.

The tendency towards the “externalization” of borders was discussed, as seen in the Cayucos crisis a decade ago, Australia’s asylum policy, and recent decisions in some EU countries to close their borders and push the responsibility back to Greece and Turkey. They highlighted the danger of such policies in terms of preventing people from seeking asylum and violating the principle of non-refoulement.

Participants discussed preparations for the UN high-level plenary meeting on addressing large movements of refugees and migrants that will take place in New York on September 19, 2016. They discussed some of the observations and recommendations of the UN Secretary-General’s report of April 12, entitled “In safety and dignity: addressing large movements of refugees and migrants.” IPI will hold a meeting in New York on June 23 to put forward policy suggestions for the high-level meeting.

There was a particularly lively discussion on how to change the toxic narrative towards migrants and refugees. Martijn Pluim of the International Center for Migration Policy Development said, “If we cannot change the narrative, then we cannot solve the problem.” Migration expert Kilian Kleinschmidt and human rights lawyer Manfred Nowak agreed that civil society needs to have the feeling that politicians have the situation under control. “One of the main reasons why the right wing party gained so much popularity in Austria is the fact that the political response to the refugee influx last year was perceived as chaotic. This created fear.” Nowak is convinced that creating positive incentives for countries to take more refugees, like establishing a global solidarity fund, could help to change the narrative from negative to positive. Mr. Patzelt of Amnesty International emphasized that hosting refugees is a question of willingness and not ability. He noted that Austria hosts more than two million tourists every year, so it should not be a crisis to take in at least 35,000 refugees.“It is ridiculous to say that European countries cannot handle it,” he said.

In this and other respects, participants highlighted the importance of leadership, a constructive narrative, and effective management of the process.

IPI will continue to seek actionable solutions to this issue through dialogue, case studies, and policy recommendations.

Les Fils de Princes : de la Chine capitaliste à la Chine démocratique ?

IRIS - Tue, 07/06/2016 - 16:38

Jean-Luc Domenach est chercheur à Sciences Po, directeur de recherche émérite au CERI. Il répond à nos questions à l’occasion de la parution de son ouvrage « Les fils de Princes. Une génération au pouvoir en Chine » (Fayard, 2016) :
– En quoi les “Fils de Princes” ont-ils façonné la Chine capitaliste ?
– Un renouveau politique est-il possible en Chine ?
– Quels sont les rêves et les ambitions de l’élite chinoise ?

Angekommen und wie geht‘s weiter? Arbeitsmarktzugang für Flüchtlinge

Hanns-Seidel-Stiftung - Tue, 07/06/2016 - 15:21
Im Jahr 2015 kamen 1,1 Mio. Flüchtlinge nach Deutschland. Kaum ein Thema bewegt die Menschen im Lande zurzeit so sehr wie die Flüchtlingsströme. Aus diesem aktuellen Anlass veranstaltete die Hanns-Seidel-Stiftung am 7. Juni 2016 eine Informationsveranstaltung zum Thema „Arbeitsmarktzugang für Flüchtlinge“ im Konferenzzentrum München.

Sud Ouest – Est-il possible de réformer la France ? « Le pays n’a cessé de connaître des réformes »

Fondapol / Général - Tue, 07/06/2016 - 13:49

Interview de Erwan le Noan, parue dans Sud Ouest le 7 juin 2016, au sujet de sa note co-écrite avec Matthieu Montjotin pour la Fondation pour l’innovation politique Gouverner pour réformer : Éléments de méthode.

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Etats-Unis : Primaire longue, unité difficile ?

IRIS - Tue, 07/06/2016 - 10:41

La saison des Primaires touche à son terme dans la course à l’investiture présidentielle. Il ne reste que quelques Etats à consulter (dont le plus peuplé, et donc le plus important en termes de délégués : la Californie) et tout sera bouclé d’ici la mi-juin, date des derniers votes. Si Donald Trump s’est autoproclamé candidat des Républicains suite au retrait de tous ses rivaux, et a commencé à engager un processus d’unité du parti derrière sa candidature, la course n’est pas encore officiellement terminée, puisqu’il lui faudra confirmer son succès à l’occasion de la convention républicaine. Difficile cependant d’imaginer comment le scénario d’une non-investiture de Trump serait possible.

Côté démocrate, les doutes sur la candidature d’Hillary Clinton sont également levés depuis longtemps, en dépit du maintien dans la course de Bernie Sanders jusqu’à la fin de Primaires que l’ancienne First lady n’imaginait sans doute pas aussi longues et difficiles. Ce qui était au départ perçu comme une marche triomphale à travers les Etats de l’Union s’est transformé en une bataille acharnée contre un candidat que personne n’aurait vu en mesure de faire durer ainsi le suspense. On note ainsi que dans les deux partis, le choix du candidat fut un exercice long et difficile, au point d’oublier que nous n’en sommes même pas à mi-chemin de la route qui mènera à l’investiture de celle ou celui qui remplacera Barack Obama en janvier prochain.

Dans les deux camps, la lutte fut surtout âpre, en particulier côté républicain, invitant de nombreux observateurs à s’inquiéter des risques de dispersement, et donc de difficulté pour le candidat choisi à réunir le parti autour de son nom. Il s’agit d’un avis sur lequel nous pouvons porter un autre jugement, et dont l’histoire récente américaine nous offre par ailleurs un excellent contre-exemple. En 2008, le sénateur John McCain sortit très rapidement vainqueur des primaires républicaines, et entra en campagne dès février face à son opposant démocrate. Mais il lui fallut attendre les dernières semaines des primaires du parti de l’âne pour connaître le nom de son adversaire. La lutte opposant Barack Obama à (déjà) Hillary Clinton fut en effet longue, parfois violente, au point qu’on pouvait alors imaginer que le candidat républicain partait avec une belle avance. S’ajoutait à cela le profil atypique de Barack Obama, candidat peu connu avant de se lancer dans les primaires, et suscitant encore le rejet au sein d’un électorat et d’un establishement qui voyaient dans Madame Clinton un refuge (rappelons qu’une immense majorité des super délégués porta initialement son choix sur Clinton, et non Obama). Il s’agissait au total d’une majorité des électeurs démocrates, certes d’une courte tête, puisqu’Hillary Clinton remporta au final plus de voix que Barack Obama (avec une avance de 300 000 voix à échelle nationale), qui dut ainsi sa victoire à la répartition des délégués (2277 contre 2015). La primaire démocrate de 2008 fut ainsi plus serrée que les deux primaires de 2016. On connait la suite, Obama fut élu face à McCain en novembre.

S’il ne saurait être érigé en règle, cet exemple semble démontrer à lui-seul que l’argument selon lequel de longues primaires rendent plus difficile l’unité du parti autour du candidat désigné lors de la convention n’est pas valable. On le voit déjà côté républicain, avec les ralliements derrière Trump, certes sans grand enthousiasme, de tous ceux qui veulent faire barrage au retour des Clinton à la Maison-Blanche. Et côté démocrate, Madame Clinton a changé de ton au cours des dernières semaines, en dépassant les primaires pour se présenter comme la candidate déjà désignée de son parti, refusant même un énième débat avec Sanders et portant ses attaques sur le candidat républicain. Là aussi, on imagine difficilement les soutiens du très progressiste Sanders choisir Trump au détriment de Clinton, même s’ils ne sont ni enthousiasmés par l’ancienne First Lady, ni convaincus par la capacité de jugement de l’ancienne Secrétaire d’Etat.

En 2008, la longue primaire démocrate avait eu un effet positif pour le parti de l’âne, qui avait occupé l’espace médiatique et politique, tandis que McCain était dans l’attente de savoir sur qui il pouvait porter ses attaques. Il fut ainsi écarté des débats pendant de longues semaines au détriment de Clinton et Obama. Sa victoire précoce et l’unité assez facile de son parti autour de sa candidature ne lui apportèrent ainsi non seulement pas le moindre avantage, mais détournèrent en plus les regards qui se portèrent sur une primaire passionnée et à bien des égards passionnante. McCain aurait-il été plus en mesure de rivaliser si la primaire républicaine avait été plus longue ? Seuls des romanciers pourraient tenter d’y répondre. Mais il est en revanche certain que la lutte acharnée que se livrèrent Clinton et Obama fut utile à ce dernier, qui profita d’une couverture médiatique exceptionnelle de janvier à novembre 2008, soit pendant tout le processus électoral.

Donald Trump et Hillary Clinton ont parfaitement conscience qu’une fois la séquence des primaires terminée, c’est une autre campagne qui commence, encore plus dure, encore plus violente, mais avec le Graal au bout. Mais à l’inverse de la situation de 2008, ils sont aujourd’hui l’un et l’autre dans une situation assez semblable, et sont ainsi parvenus à occuper l’espace médiatique sans pause depuis janvier. De bons calculs donc, mais sur lesquels aucun des deux candidats n’a pris l’avantage sur l’autre. Un partout, la balle au centre, la partie ne fait vraiment que commencer.

¿Qué fue del Imperio Británico?: Reino Unido en la globalización

Real Instituto Elcano - Tue, 07/06/2016 - 05:11
ARI 45/2016 - 7/6/2016
Manuel Gracia
Este documento analiza la evolución de la presencia global de Reino Unido, su perfil de presencia en el mundo y su contribución a la presencia global de la Unión Europea.

Brasil puede aprender de España: no demorar los ajustes

Real Instituto Elcano - Tue, 07/06/2016 - 04:04
Comentario Elcano 22/2016 - 7/6/2016
Alicia García-Herrero y Guntram B. Wolff
La crisis económica brasileña tiene mucho en común con la española de 2009-2012. El FMI y la comunidad global deben trabajar coordinadamente para asegurar un programa de estabilización para Brasil antes de que sea demasiado tarde.

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