Maminata Traoré/Coulibaly, ministre de l'environnement, de l'énergie, de l'eau et de l'assainissement, a présidé, le samedi 16 juillet 2022, à Nobsin, dans la commune de Mogtédo, région du Plateau central, la cérémonie de fermeture officielle des sites d'orpaillage pendant la saison des pluies. Elle a appelé les artisans miniers au respect de la décision gouvernementale.
La saison hivernale s'installe progressivement au Burkina Faso. Cette période très attendue par les agriculteurs représente des moments de danger pour les acteurs de l'exploitation artisanale de l'or. Chaque année, des éboulements font des morts parmi les chercheurs de métal jaune qui sont souvent obligés de descendre à des centaines de mètres dans les entrailles de la terre à la recherche du filon.
Ces dernières années, un nouveau phénomène, le terrorisme, s'est invité dans l'activité des artisans et faisant également de nombreux morts. Selon Maminata Traoré/Coulibaly, ministre de l'environnement, de l'énergie, de l'eau et de l'assainissement, près de 500 personnes ont perdu la vie durant les cinq dernières années.
Soucieux de la sécurité des artisans miniers, le gouvernement a adopté en 2010, une loi interdisant l'exploitation artisanale de l'or pendant la saison hivernale. Pour donc mettre en œuvre cette prescription légale, Maminata Traoré/Coulibaly, ministre de l'environnement, de l'énergie, de l'eau et de l'assainissement, entourée de ses proches collaborateurs et en présence des représentants des artisans miniers dont le président de leur syndicat national, Mahamoudou Rabo, a procédé à la fermeture officielle des sites d'orpaillage au Burkina Faso durant la période des pluies.
« Nous avons constaté que les années passées, les gens attendaient qu'il y ait un incident avant de prendre les décisions. Mais cette année, le gouvernement veut anticiper pour éviter les éboulements et autres pertes en vies humaines sur les sites d'orpaillage pendant la saison des pluies », a-t-elle indiqué. Pour arriver à la cérémonie et afin d'avoir l'adhésion des acteurs à l'application de cette mesure, le gouvernement a organisé, durant le mois de juin, des concertations avec les acteurs dans les régions. Toutes ces rencontres se sont achevées avec la Journée de l'artisan minier qui s'est tenue les 14 et 15 juillet 2022 à Ouagadougou. « Après l'atelier, les artisans ont pris la pleine mesure des choses et aujourd'hui, nous avons procédé ensemble à la fermeture de la saison. Ce qui veut dire qu'il y a un engagement de la part du gouvernement et des artisans pour respecter et faire respecter la décision », s'est convaincue Maminata Traoré/Coulibaly.
Le respect de cette mesure est une autre paire de manches pour les autorités. En effet, certains acteurs seront tentés de braver la décision et de poursuivre leurs activités avec tous les risques que cela comporte. Conscient que cela peut arriver, l'Agence nationale d'encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées (ANEEMAS) a déjà son planning d'activités de contrôle durant la période de fermeture de ces sites. « Nous allons engager, avec le ministère de tutelle, des suivis-contrôles sur le terrain. Nous avons planifié ces visites et nous pensons d'ici la reprise des activités, que nous aurons pu visiter entre 200 et 300 sites sur l'ensemble du territoire », rassure Jacob Ouédraogo, directeur général de l'ANEEMAS.
Le président du Syndicat national des artisans miniers du Burkina Faso a, pour sa part, affirmé l'engagement des acteurs à respecter la décision du gouvernement. Il a aussi demandé l'accompagnement du ministère de tutelle pour une meilleure organisation des sites par la désignation de responsables. « Nous sommes là pour exprimer notre soutien au gouvernement et à respecter la décision du gouvernement. Depuis plusieurs années, il est toujours question de la fermeture des sites d'orpaillage. Les gens ont l'impression que les artisans miniers ne mettent pas en œuvre cette décision du gouvernement. Cela est dû au fait que le secteur a besoin d'une meilleure organisation. Nous avons toujours demandé que l'Etat nous aide à avoir des responsables sur les différents sites. Là, en cas de non-respect d'une mesure, on interpelle directement le responsable du site concerné », a indiqué Mahamoudou Rabo.
Les acteurs du secteur de l'exploitation artisanale de l'or et le gouvernement, à travers ses structures, se sont engagés à travailler ensemble pour le respect, dans la paix, de la mesure gouvernementale qui suspend les activités d'orpaillage pendant les pluies.
Jacques Théodore Balima
Lefaso.net
Dans ce communiqué parvenu à notre rédaction, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) présente ses condoléances au peuple togolais suite à l'attaque terroriste qui a causé une vingtaine de morts dans la nuit du jeudi au vendredi 15 juillet 2022.
C'est avec une grande consternation et le cœur meurtri que nous apprenons que le pays frère du Togo a été la cible d'une attaque terroriste meurtrière, faisant au moins une vingtaine de morts. L'attaque a été perpétrée par des hommes armés, semble t-il, venues du Burkina Faso.
Nous présentons nos condoléances émues et les plus attristées au Président Faure Gnassingbé EYADEMA, à l'ensemble du peuple togolais et aux parents des victimes. Nous souhaitons un prompte rétablissement aux blessés de cette attaque barbare.
C'est le lieu pour nous de réitérer notre appel aux pays frères côtiers d'accompagner le Burkina Faso, le Mali et le Niger dans leurs lutte contre le terrorisme. C'est également une invite à la CEDEAO et à la communauté internationale de donner un appui conséquent aux pays en lutte contre les barbares d'une autre époque. avec une synergie d'action, nous viendront à bout du terrorisme
Mes condoléances renouvelées au Président Faure et au peuple togolais.
Démocratie-Progrès-Justice
Ouagadougou le 16 juillet 2022
Pour la direction politique nationale
Le Président du parti
Président du bureau politique national
Le Camarade Eddie KOMBOIGO
Des passagers d'un car de transport en commun malien et d'autres usagers de la route ont été victimes d'un braquage ce samedi 16 juillet 2022 sur l'axe Bobo-Dioulasso - Orodara.
Selon notre confrère Oméga radio qui rapporte l'information, les passagers ont été ligotés, chicotés puis dépouillés de leurs biens. Certains ont même été blessés par balles, selon le témoin joint par radio Oméga.
Il explique que c'est aux environs de 17h que les braqueurs ont fait irruption non loin de Bié un village situé à une quinzaine de kilomètres de Orodara intimant l'ordre aux passants de s'arrêter avant de les dépouiller de tous leurs biens.
Après leur forfait, les bandits auraient pris la direction de Bobo-Dioulasso.
Lefaso.net
Source : radio Oméga
Le directeur régional de l'Afrique de l'Ouest et du Centre de Plan international, Rotimy Djossaya, était au Burkina Faso pour une mission de travail de cinq jours (du 12 au 16 juillet 2022). Dans le cadre de cette mission, il a rencontré des personnes déplacées internes, notamment des femmes, et échangé avec les partenaires de Plan international Burkina à Kaya, chef-lieu de la région du Centre-Nord. C'était le mercredi 13 juillet.
Dans la région du Centre-Nord qui abrite plus de 657 000 personnes déplacées internes selon les chiffres officiels, le directeur régional de l'Afrique de l'Ouest et du Centre de Plan international, Rotimy Djossaya, a eu droit, en signe d'accueil, à des chants, des pas de danse et des applaudissements. Le visiteur a aussi eu droit à la tasse de lait offerte aux hôtes pour leur souhaiter la bienvenue.
C'est le nième voyage que M. Djossaya effectue à la rencontre des populations de la commune de Kaya, afin de constater de visu le travail qui se fait sur le terrain et prendre le pouls de la situation. Mais de façon précise, dit-il, cette fois-ci, c'est une visite d'appréciation et de solidarité envers son équipe qui travaille très dur pour apporter de l'assistance aux communautés.
L'autre raison de sa visite en terre burkinabè, c'est pour rencontrer tous les partenaires avec lesquels Plan international travaille, afin de témoigner la reconnaissance de l'ONG. « Nous sommes tous au courant de l'ampleur des besoins humanitaires ici, parce qu'il y a plus de deux millions de personnes déplacées internes au niveau national et c'est une situation préoccupante. Et lorsque nous regardons parmi les deux millions, nous avons plus de femmes et d'enfants qui sont des populations vulnérables. Donc Plan international se propose de pouvoir amplifier sa réponse en sauvant des vies comme nous le faisons déjà, mais aussi en investissant dans les interventions qui aident les populations à reconstruire leurs vies et à bâtir leur avenir », a déclaré Rotimy Djossaya. Et d'ajouter qu'il a été impressionné de voir le « champ de paix » qui a été réalisé dans une solidarité impressionnante entre les femmes autochtones et déplacées internes.
Champ de paix et de cohésion sociale
En effet, ce « champ de paix » est un espace de production agricole occupé par un réseau de 200 femmes (originaires d'Arbinda, de Pensa, de Kaya et de Dablo) engagées dans des actions de cohésion sociale. Ledit champ est situé au secteur 6 de la ville de Kaya.
Pour la porte-parole des femmes, Elizabeth Ouédraogo, ce champ commun a été mis en place dans le but de montrer qu'au milieu de la crise, on peut s'unir et promouvoir la cohésion sociale. « Nous sommes contentes du fait que vous avez apporté votre soutien pour nous aider dans cet engagement. Si on a plus d'aides, on pourra prendre plus de femmes que prévu », s'est-elle adressée au directeur régional de Plan international.
A la faveur de la visite de Rotimy Djossaya, les femmes ont aussi bénéficié d'intrants agricoles et de vivres, afin de les encourager et de les féliciter pour toutes les actions de cohésion sociale qu'elles mènent au sein de leurs communautés.
Sa tournée dans la capitale du Centre-Nord s'est achevée par des échanges avec les partenaires de Plan international et les autorités régionales.
Yvette Zongo
Lefaso.net
A l'occasion de la commémoration du troisième anniversaire de l'« Appel de Manéga », le Comité a organisé une conférence de presse, ce mercredi 15 juin 2022 à Ouagadougou. Il s'est agi, pour les porteurs de l'initiative qui prônent la réconciliation nationale et la cohésion sociale, de dévoiler les activités qui vont marquer cet anniversaire (24 et 25 juin à Pô) et de dévoiler les lauréats du « prix Manéga de la paix » 2022.
Dix personnalités ont été désignées lauréates du « prix Manéga de la paix » 2022. Il s'agit de personnes qui, selon les promoteurs, se sont illustrées par leurs actes, actions, gestes et contributions à construire et à bâtir des infrastructures de la paix et à promouvoir la réconciliation au sein des communautés.
Ainsi, Blaise Compaoré et Roch Kaboré, deux anciens chefs d'État, reçoivent un trophée unique sur lequel seront gravés leurs noms, dévoile le secrétaire général du Comité de l'Appel de Manéga, Lookmann Sawadogo.
« C'est un message, un appel et une invite insistante aux deux leaders à se retrouver en ces moments cruciaux de la survie de la nation et à se donner la poignée de main au nom de l'intérêt supérieur du Burkina Faso. Comme d'autres leaders l'ont fait à travers le monde », ont justifié les conférenciers pour qui le rapprochement des deux personnalités va donner un coup d'accélérateur à la quête de solution à la situation nationale.
« Pour le prix de Blaise Compaoré et Roch Kaboré, quand deux pères sont divisés, c'est le fils qui les rassemble. Donc, le prix unique sera remis au président actuel Paul-Henri Damiba, pour qu'il rassemble les deux anciens chefs d'État », explique Lookmann Sawadogo.
Les autres personnalités désignées sont le Chef de Pô, la famille Lilliou, le Chef de Guenon, Sa Majesté l'Emir du Liptako, l'association Bayiri Meebo de Kaya, l'imam Halidou Ilboudo, Son excellence le Chef Gan de Loropéni, le pasteur Flavien Tapsoba.
Les trophées seront remis au cours des activités commémoratives qui se dérouleront les 24 et 25 juin 2022 à Pô, province du Nahouri, région du Centre-sud. Ces journées seront marquées par plusieurs activités, dont un match entre les ethnies Bisa et Gourounsi pour magnifier la parenté à plaisanterie.
O.L.
Lefaso.net
Le Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) s'active pour couper les ponts aux sources du financement du terrorisme au Burkina Faso. Ainsi, en collaboration avec la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), le secrétariat du GIABA organise un atelier pour renforcer les capacités des acteurs dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. L'atelier se tient du 15 au 17 juin 2022 à Ouagadougou.
Si l'impact du blanchiment d'argent semble être sensiblement moins saisi par une partie de la population, le terrorisme au moins reste le phénomène qui affecte le plus la population en Afrique de l'Ouest, le Burkina Faso particulièrement au regard de l'actualité. Et pourtant, le blanchiment de capitaux constitue l'un des moyens qui nourrit ce terrorisme. En effet, des fonds entrent et sortent du pays la plupart du temps, sans aucune déclaration préalable aux autorités compétentes.
Or, le transport transfrontalier physique d'espèces constitue l'une des formes les plus élémentaires de blanchiment d'argent et même du financement du terrorisme. C'est au regard de ce constat, que le GIABA organise cet atelier au profit des acteurs locaux de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) en vue de lutter efficacement contre ces phénomènes.
Durant les 72 heures d'échanges, ces acteurs vont se pencher sur le thème « Lutte contre le transport illicite physique transfrontalier d'espèces et autres instruments négociables au porteur ». Ces acteurs locaux sont des agents des douanes ; les services impliqués dans le contrôle aux frontières aériennes et terrestres ; ceux de la chaine pénale, les autorités de contrôle et de coordination dans la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.
Au cours de ces trois jours de discussion, il s'agira de renforcer, entre autres, les capacités opérationnelles des participants ; d'améliorer leurs connaissances sur les techniques de profilage ; de blocage et de saisies des espèces et devises des passeurs de fonds ; de les amener à comprendre les procédures de déclarations de soupçons ou de communications d'informations à la CENTIF, de renforcer leurs capacités en matière de rédaction de procès-verbaux, de leur expliquer les moyens pour perturber les réseaux transnationaux et de prévenir le financement des activités terroristes.
« Les rapports de recherche ont mis en évidence la circulation prédominante de l'argent liquide au sein de notre économie régionale et indique, en outre, qu'une part de ces espèces sont utilisées pour financer le terrorisme et pour blanchir les capitaux », a relevé Aïssata Diallo, présidente du CENTIF.
A l'issue de cette activité, elle attend, entre autres, une augmentation de détection des cas de transports physiques transfrontaliers aux postes de sortie et d'entrée ; des saisies des fonds illicites ; une amélioration des statistiques sur les déclarations relatives aux passeurs de fonds.
La représentante du directeur général des douanes, Pulchérie Dabiré, a laissé entendre que cette activité entre dans le cadre de lutte contre les techniques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme que le Groupe d'action financière (GAFI) a édicté sous le nom de la ‘'recommandation 32'' relative aux passeurs de fonds.
Cette recommandation selon elle, vise à empêcher les terroristes et autres criminels de financer leurs activités ou de blanchir le produit de leur crime par le transport physique transfrontalier d'espèces ou d'instruments négociables au porteur. Par ailleurs la directrice de la lutte contre la fraude et de la surveillance du territoire a salué l'organisation de cet évènement tout en exhortant les participants à une riche contribution lors des échanges. Et l'objectif de cet atelier est de renforcer les compétences de la douane dans la mise en œuvre de cette recommandation 32, a ajouté le représentant du directeur général du GIABA, Djiha Benoît Konan.
En rappel, la recommandation 32 du Groupe d'action financière exige que « les pays devraient avoir mis en place des mesures pour détecter les transports physiques transfrontaliers d'espèces et d'instruments négociables au porteur, y compris un système de déclaration et/ou de communication ; les pays devraient s'assurer que des sanctions efficaces, proportionnées et dissuasives sont applicables aux personnes qui ont effectué une fausse déclaration ou une communication d'information fausses... »
Serge Ika Ki
Lefaso.net
La légende
1. Une
2. « Le mécanisme de coordination des différents services de police de l'immigration, des douanes et des autres administrations devraient être clairement décrit », Pulchérie Dabiré
3. La présidente de la CENTIF/ Burkina, Aïssata Diallo a salué la mobilisation des acteurs
4. « Nous devons apporter des réponses vigoureuses et appropriées à ces phénomènes » Djiha Benoît Konan
Les unités d'intervention déployées dans la commune de Seytenga depuis la survenue du drame ont découvert sept nouveaux corps sans vie entre mardi 14 et mercredi 15 juin 2922, rapporte un communiqué de ce mercredi 15 juin.
Il faut noter que 79 corps avaient déjà été trouvés sur le site et le nombre total des victimes est estimé maintenant à 86 morts. « Les recherches sont à présent achevées », peut-on lire sur le communiqué du Service d'information du gouvernement (SIG).
Cependant, la Brigade spéciale d'investigation anti-terroriste (BSIAT), en collaboration avec les services sociaux, mène des enquêtes pour déterminer si des corps n'ont pas été emportés ou déjà inhumés par des parents des victimes.
Dans la nuit du 11 au 12 juin dernier, de paisibles populations de la localité ont été lâchement assassinées par des individus armés.
Le président du Faso, Chef suprême des armées s'est rendu aujourd'hui à Seytenga sur les lieux du drame.
Lefaso.net
Source : Service d'information du gouvernement (SIG)
Seytenga, situé dans la province du Séno et la région du Sahel, et les villages environnants de la commune sœur de Titabé fuient leurs localités pour cause d'attaques terroristes survenues le 9 juin dernier. Ces attaques ont causé la mort de 79 personnes à Seytenga, selon le gouvernement.
Les habitants ont fui pour trouver refuge à Dori. Du jour au lendemain, le nombre de ces déplacés augmente. Le 14 juin 2022 les services de la direction de l'action sociale de Dori ont enregistré 1207 ménages de 10 151 personnes.
Parmi elles, on dénombre 2 016 femmes et 6 572 enfants.
Ces déplacés sont repartis sur 15 sites à travers la ville de Dori. Le recensement se poursuit, selon les services de l'action sociale. Probablement les chiffres connaîtront une hausse les heures et les jours à venir.
Daoula Bagnon
Correspondant Dori
Lefaso.net
(Ouagadougou, 15 juin 2022). Le Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, s'est rendu, ce matin, à Seytenga pour témoigner la compassion de la Nation aux populations de ladite localité, victimes d'une attaque terroriste au cours de la nuit du 11 au 12 juin 2022 et qui a coûté la vie à 86 personnes.
Au regard de l'ampleur du drame, le Chef de l'Etat a effectué le déplacement de Seytenga pour constater de visu la situation des populations après cette attaque meurtrière. En sa qualité de Chef suprême des Forces armées nationales, il a réaffirmé son engagement à traquer, à dénicher et à mettre hors d'état de nuire tous les auteurs de ces crimes odieux.
Pour ce faire, il a réitéré son appel à l'endroit des populations pour une collaboration franche avec les Forces de défense et de sécurité afin que la lutte soit une réussite totale. Enfin, il s'est engagé à tout mettre en oeuvre pour favoriser le retour rapide des populations à Seytenga.
Avant de regagner Ouagadougou, le Chef de l'État a encouragé les unités déployées dans cette zone ainsi que celles de la Garnison de Dori tout en les appelant à la vigilance, à la solidarité et à plus de détermination pour des victoires sur le terrain.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Le taux de vaccination contre le Covid-19 au Burkina Faso est d'un peu plus de 7%, alors que la couverture vaccinale attendue est de 70%. Un objectif loin d'être atteint et qui interroge. Alice Bila et Blandine Bila, chercheur à l'IRSS, ainsi qu'une équipe de la CORAFMOB ont initié une étude en vue d'analyser l'évolution de l'engagement communautaire dans la mise en œuvre de la vaccination contre le Covid-19. Les résultats de l'étude ont été présentés au cours du colloque international francophone organisé par l'Association d'anthropologie médicale et de la santé (AMADES) les 13 et 14 juin 2022 à l'IRSS sur le thème « Covid-19 en Afrique : résilience des populations et des institutions sanitaires face aux épidémies émergentes ».
La communication orale présentée par Alice Bila et Dr Blandine Bila avait pour thème « Participation et adhésion des populations à la vaccination anti-covid au Burkina Faso ». Il s'agit d'une étude qualitative menée dans le cadre du projet multisite de recherche CORAFMOB (Mobilisation communautaire et enjeux sociaux face aux Covid-19 au Burkina Faso et au Sénégal) soutenu par l'ARNS et Expertise France. Elle a consisté en entretiens auprès d'acteurs communautaires, équipes soignantes et bénéficiaires de la vaccination.
Selon les auteurs, au début de la pandémie, les organisations à base communautaires s'étaient impliquées de façon active dans la lutte contre le Covid-19 à travers l'intervention significative des cellules citoyennes de veille sanitaire. Mais plus le temps passait, plus l'implication de ces organisations semblait allée decrescendo. Il s'est donc agit dans l'étude, d'analyser l'évolution de l'engagement communautaire dans la mise en œuvre de la vaccination.
De l'avis des auteurs, l'acceptation du vaccin contre le Covid-19 est influencée par de nombreux facteurs dont la perception de la maladie par la population, l'insuffisance de l'information sur les vaccins anti-covid, les fake news relayées par les réseaux sociaux sur ces vaccins et les inquiétudes exprimées autour de leurs effets secondaires et de leur efficacité.
Pour donc inciter les populations à se faire vacciner et par ricochet, obtenir un meilleur taux de couverture vaccinale, il faut prendre en compte ces différents facteurs. Et à en croire les auteurs, les organisations à base communautaires sont celles-là qui sont à même de sensibiliser et de mobiliser les populations pour adhérer à la vaccination.
Les communautaires pas suffisamment impliqués par le ministère de la Santé ?
L'étude révèle cependant que les représentants de ces organisations à base communautaire sont mécontents. Ce mécontentement s'exprime en trois points. Ils estiment en effet, qu'ils ne sont pas suffisamment informés sur le Covid-19 et sur les vaccins anti-covid malgré les multiples démarches auprès des équipes médicales en tant que relais officiels, alors que les fake news inondent les réseaux sociaux. Ils se sont formés principalement disent-ils, à travers internet et disposent de connaissances limitées en ce qui concerne le vaccin, son efficacité, ses effets secondaires, etc.
Ils dénoncent également leur faible implication dans la définition des stratégies de réponse et leur exécution malgré les démarches entreprises par leurs représentants au plus haut niveau du système de soins. « L'offre d'expertise communautaire n'a pas permis l'implication des organisations à base communautaire dans la communication sociale en faveur de la vaccination », indique l'étude.
Ils assurent également qu'en tant que communautaires, ils ont été faiblement impliqués dans l'organisation et la mise en œuvre de la campagne de vaccination alors qu'ils ont majoritairement une longue expérience dans l'action communautaire en santé. Ils expliquent n'avoir pas reçu de financement pour leur permettre de mener des actions de sensibilisation dans le cadre de la vaccination. Pourtant, à leur avis le ministère de la Santé seul ne peut réussir à faire adhérer les populations à la vaccination.
Les auteurs de l'étude concluent donc que « La participation communautaire recommandée par l'OMS dans la communication et l'organisation de la campagne de vaccination anti-covid a été peu observée, contrairement à l'activisme remarquable des représentants communautaires dans la sensibilisation des populations et dans l'organisation des dépistages en début de pandémie. Pourtant, au regard de leurs expériences sur la vaccination des enfants (polio), la prévention du paludisme (moustiquaires imprégnées), le VIH/SIDA ou la tuberculose, ces organisations ont justifié par le passé d'une connaissance du terrain et d'approches pertinentes pour mobiliser les communautés. Elles pourraient jouer un rôle plus important dans l'appui aux équipes médicales pour l'adhésion des populations au vaccin anti-covid. »
Recommandations
Pour donc rectifier le tir, l'étude recommande de renforcer les capacités des acteurs communautaires et répliquer l'expertise du VIH sur le Covid-19 en les dotant d'outils, notamment les dépliants. Ce qui pourrait convaincre, rassurer la population non instruite pour faire face aux fakes news. L'étude recommande également d'impliquer et former les leaders communautaires, religieux, coutumiers, etc.
Tout compte fait, les organisations à base communautaire se disent prêtent à accompagner le programme et la campagne de vaccination, mais ils réclament en retour leur implication par le renforcement de leurs capacités, afin de pouvoir convaincre la population et obtenir leur adhésion à la vaccination contre le Covid-19.
Justine Bonkoungou
Lefaso.net
La situation des enfants déplacés internes préoccupe les hommes de médias de la région du Sud-ouest. Ils ont fait un plaidoyer sur la scolarité des enfants déplacés internes au cours de la 4ecaravane de presse du Réseau des journalistes et communicateurs du Sud-ouest pour la protection de l'enfant (REJCPE) qui s'est tenu du 23 au 25 mai 2022.
L'acte 4 de la caravane de presse du Réseau des journalistes et communicateurs du Sud-ouest pour la protection de l'enfant (REJCPE), a sillonné les localités de Dissin, Diébougou et Gaoua sous le thème '' Protection des enfants dans un contexte de crise sanitaire et sécuritaire''. Une tournée qui a permis de sensibiliser, interpeller, les populations et décideurs sur la nécessité de protéger les enfants des maux tels que la maltraitance, les pires formes de travail, les mutilations génitales féminines.
Outre ces phénomènes que subissent les enfants, la situation sécuritaire vient également fragiliser la vulnérabilité de plusieurs enfants contraints d'abandonner l'école pour se réfugier dans des zones plus « sécurisées ».
Selon les services de l'action humanitaire et de la solidarité nationale des provinces de la Bougouriba et du Poni, des déplacés internes venant des zones à fort défis sécuritaires ont été enregistrés depuis deux ans environ.
La situation des enfants déplacés internes
« La province du Poni au mois d'avril 2022, a enregistré 20448 déplacés internes dont 12759 enfants, soit environ 60% d'enfants. Et cela est aussi consécutif à la crise qui a secoué la commune de Djigouè et environnants (Hélintira) », nous confie le directeur provincial en charge de l'action humanitaire du Poni, Olé Kam.
Du côté de la de la Bougouriba, les déplacés internes ont été accueillis depuis 2019, nous informe le directeur provincial en charge de l'action humanitaire, Salfo Karanga. « Toutes les communes de la province sont concernées. A la date du 31 mars 2022, nous avions enregistré plus de 2000 enfants déplacés internes, soit 1300 garçons et 1600 filles », relève-t-il.
Des efforts de prise en charge
Face à cette situation, une prise en charge intégrée a été adoptée, associant les services de l'action sociale, de l'administration territoriale, la santé, l'éducation, la sécurité, rassure le directeur provincial en charge de l'action humanitaire de la province de la Bougouriba, Salfo Karanga.
Au-delà de la prise en charge psycho-sociale (accueil, enregistrement, prise en charge alimentaire, habillement) qui a été assurée par les services de l'action sociale, M. Karanga salue la diligence avec laquelle le personnel enseignant a assuré la prise en charge scolaire de ces enfants déplacés.
Au niveau de la province du Poni, des efforts ont été également consentis, de concert avec nos services déconcentrés des communes et la direction provinciale de l'enseignement afin que ces enfants puissent poursuivent leur scolarité, ajoute le directeur provincial en charge de l'action humanitaire du Poni, Olé Kam.
Afin de garantir une scolarité réussie de ces enfants dans les localités d'accueil, les services de l'action sociale plaident pour une prise en charge continue des aspects alimentaires, sanitaires, vestimentaires. « Nous saluons les bonnes volontés qui nous ont accompagnés pour la gestion de ces enfants, mais si ces efforts ne sont pas renforcés, pour assurer une prise en charge efficace de ces tout-petits, cela peut impacter négativement sur leur rendement scolaire », précise M.Karanga.
Pour le coordonnateur du REJCPE, Ollo Daniel Palé, l'une des priorités du réseau, est de tout mettre en œuvre pour que ces enfants déplacés puissent aller à l'école, parce que c'est un droit fondamental.
En rappel, la 4e caravane de presse du Réseau des journalistes et communicateurs du Sud-ouest pour la protection de l'enfant (REJCPE) a été lancée le 23 mai dernier à Diébougou dans la province de la Bougouriba. Le lancement s'est fait sous la présidence de l'évêque du diocèse de Diébougou Mgr Kussiélé Der Raphael Dabiré, et le parrainage du directeur régional en charge de l'enseignement primaire, Jean-Joseph Somda. La caravane a été possible grâce à l'accompagnement de Pro Enfant et son partenaire Health Focus.
Boubacar TARNAGDA
Correspondant LeFaso.net
Afin d'accompagner les entreprises dans l'obtention et l'exécution des marchés publics et privés et de les protéger contre les défauts de paiement, la société nationale d'assurances et de réassurances (SONAR), a conçu pour elles un nouveau produit dénommé "Assurance-crédit-caution". Un produit dont l'objectif est de permettre aux souscripteurs d'entreprendre les opérations de manière sereine. Considérée comme une solution innovante, cette offre a officiellement été présentée ce jeudi 9 juin 2022 aux hommes et femmes de médias au cours d'un déjeuner de presse.
Aider les entreprises à faire face à l'insolvabilité des clients et satisfaire les besoins liés à la caution de marché, à la caution financière exigée par certains secteurs d'activité, ce sont des préoccupations majeures des acteurs économiques auxquelles la SONAR veut apporter une solution au moyen de l'assurance-crédit-caution. Avec ce produit, la SONAR offre une assurance caution et une assurance-crédit à ses clients.
Le but de l'assurance-crédit est de garantir l'assuré contre les risques de défaillance de son client en raison de l'insolvabilité. Elle permet par exemple au fournisseur d'avoir plus confiance car en cas de défaillance, l'assurance-crédit va venir pallier l'insolvabilité du client. Quant à l'assurance caution, elle permet aux entreprises d'être protégées par rapport aux engagements pris.
Dans ce cas précis, la SONAR s'engage en cas de difficulté de l'entreprise, à payer au bénéficiaire le montant de la caution indiquée sur le contrat. Ce qui permet aux institutions financières et aux banques de faire davantage confiance aux entreprises pour l'exécution des marchés. Par ailleurs, six types de couvertures sont proposés par la SONAR. Nous avons la caution de soumission, celle de bonne exécution celle de restitution d'acompte, la caution de dispense de retenue de garantie, caution financière ainsi que la garantie crédit fournisseur.
Selon le directeur général de la compagnie d'assurance, Thomas Zongo, l'assurance-crédit-caution vient faciliter l'obtention et l'exécution des marchés et contribuer à une sécurité financière des sociétés. « Plusieurs entreprises n'ont pas suffisamment d'actifs ou de fonds propres, qui puissent être utilisés comme garantie ou comme caution. Et avec ce produit, l'assureur se substitue à l'entrepreneur pour offrir la garantie et rassurer le maître d'ouvrage que l'entreprise qui est en train de soumissionner au marché, a des garanties financières pour pouvoir exécuter le marché sans problème », explique-t-il.
L'assurance-crédit-caution présente donc plusieurs avantages et qui sont entre autres la facilitation de l'obtention de nouveaux marchés et contrats par la sécurisation des clients et des partenaires commerciaux ; le renforcement de la crédibilité de l'entreprise dans l'exécution des marchés ; l'optimisation de la trésorerie ainsi que l'accès à un coût de financement abordable. Peuvent souscrire à cette offre d'assurance, toutes les personnes physiques et morales qui exercent dans le domaine des marchés publics et privés, ainsi que celles qui exercent des activités soumises à des garanties financières.
Le lancement de ce nouveau service offert par la SONAR, a été placé sous le patronage de Issaka Kargougou directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina. Il a par la voix de son représentant, Emmanuel Yoda, saluer cette solution nouvelle qui va de son avis apporter un soulagement aux entrepreneurs. Il n'a pas manqué d'inviter les personnes physiques et morales qui postulent aux marchés publics et privés et celles qui ont besoin de garantie financière, à prendre attache avec la SONAR pour découvrir et utiliser l'assurance-crédit-caution qu'elle propose.
Armelle Ouédraogo/Yaméogo
Lefasonet
Dans un communiqué relatif à « l'augmentation abusive des frais de scolarité », le ministère en charge de l'Éducation nationale estime que « c'est un obstacle à la scolarisation de beaucoup d'enfants dont les déplacés internes ». Ainsi, il appelle donc « au sens élevé de patriotisme » des promoteurs d'établissements privés.
Plusieurs camions citernes transportant du carburant ont été détournés le mardi 14 juin 2022 sur l'axe Kantchari Matiacoali, à l'Est du Burkina Faso, selon des informations de notre confrère Wakat Séra.
L'action s'est passée précisément dans les encablures de Namoungou. Quatre chauffeurs dont les citernes ont été retirées, tous des Maliens, sont arrivés à Fada N'Gourma tandis que d'autres chauffeurs qui sont des Nigériens ont préféré retourner vers le Niger, donc à Kantchari.
Ce sont au total quatorze citernes qui ont été retirées, selon les chauffeurs qui se sont présentés à un poste de Douane. D'après leurs témoignages, les individus armés qui ont détourné les camions, les ont obligés à les conduire dans la brousse.
Une fois arrivés, les mêmes hommes armés les ont ramenés au goudron et chacun devait se débrouiller pour rentrer.
Lefaso.net
Ceci est une déclaration du parti Le Faso Autrement relative aux attaques terroristes survenues à Seytenga, dans la région du Sahel. Le parti de Ablassé Ouédraogo condamne « avec fermeté ces massacres horribles et indescriptibles ».
Déclaration du parti Le Faso Autrement sur les effroyables attaques terroristes à Seytenga, dans la province du Séno, dans la nuit du 11 au 12 juin 2022.
Suite aux abominables massacres de populations civiles à Seytenga, les 11 et 12 juin 2022, non encore revendiqués mais qui seraient imputés à l'Etat Islamique du Grand Sahara, avec un bilan provisoire officiel de 79 morts à la date du 13 juin 2022, de nombreux blessés et personnes déplacées, le parti Le Faso Autrement exprime sa compassion aux familles endeuillées, ses vœux de prompt rétablissement aux blessés et sa solidarité fraternelle aux personnes déplacées internes dans la détresse et le désespoir.
Le mercredi 08 juin 2022, trois personnes avaient déjà trouvé la mort. Par ailleurs, le jeudi 09 juin 2022, la Brigade Territoriale de Gendarmerie de Seytenga avait subi des attaques terroristes qui ont entrainé le décès de onze (11) Gendarmes. En outre, le 12 juin 2022, quatre policiers sont tombés à Yakouta dans la même province.
En ces moments très douloureux et difficiles pour notre pays, le parti le Faso Autrement réitère sa solidarité et son soutien indéfectibles à nos valeureuses Forces de Défense et de Sécurité ainsi qu'aux Volontaires de Défense de la Patrie et les félicite pour le travail accompli sur le terrain. Je les exhorte à la persévérance, à l'unité et à plus d'engagement.
Tout en condamnant avec fermeté ces massacres horribles et indescriptibles, nous appelons la population à rester derrière nos forces en lutte sur le terrain et à leur apporter tout le soutien dans cette lutte pour la défense de notre patrie et l'existence même du Burkina Faso. Nous invitons tout Burkinabè, quelle que soit son appartenance politique et sociale, à accompagner les Autorités de la Transition dans leur mission recadrée et recentrée sur la reconquête de l'intégralité du territoire national et la restauration de la sécurité et du vivre ensemble, autrefois symbole du Pays des Hommes intègres.
Le succès de cette mission ne sera possible que si les FDS, les VDP, les politiques, les OSC et les populations travaillent ensemble, main dans la main dans l'unité et le patriotisme comme un seul homme, pour sauver notre mère patrie, le Burkina Faso.
Ne dit-on pas que quand la pluie vous bat, il est inutile de vous battre mais de vous unir pour vous protéger et relever tous les défis communs auxquels vous êtes confrontés ?
Dieu bénisse et sauve le Burkina Faso, notre dénominateur commun.
« Rien n'arrête une idée arrivée à son heure »
Le Président
Dr Ablassé OUEDRAOGO
Commandeur de l'Ordre National
Un corps habillé a été blessé et un bandit tué dans un braquage qui a aussi enregistré une voiture calcinée, dans la nuit du 11 au 12 juin 2022, vers le pont de la Bougouriba, dans le Sud-Ouest.
Un braqueur tué, un élément des Forces de défense et de sécurité (FDS) blessé, un véhicule calciné et un autre criblé de balles. C'est le constat fait après un braquage perpétré dans la nuit du 11 au 12 juin 2022, non loin du pont de la Bougouriba, à 8 kilomètres de Diébougou, à destination de Dissin.
C'est un car de transport qui a été le premier à faire les frais des bandits armés aux environs de 21h30, selon des témoins. Profitant de l'obscurité, les passagers de ce car ont pris leurs jambes au cou, abandonnant leurs bagages, le chauffeur et l'apprenti.
De sources sécuritaires, il ressort que l'alerte a été donnée aux environs de 22 h par une unité mobile des douanes tombée dans l'embuscade et qui a pu s'échapper, avec cependant des impacts de tirs nourris sur son véhicule.
Un élément des FDS ayant quitté Diébougou, avec à bord quelques autres personnes pour se rendre à Dissin, est également tombé dans l'embuscade.
Il a riposté à la fusillade et a abattu un des braqueurs avant d'être atteint par une balle au ventre. Son véhicule, avec les occupants, a été criblé de balles.
Fort heureusement, selon les sources sécuritaires, les occupants ont eu la vie saine sauve. Alertées, les forces de sécurité de Diébougou se sont déployées sur les lieux et s'en sont suivis des échanges de tirs avec les braqueurs qui ont ensuite fui, abandonnant le corps de leur compagnon.
Aux dernières nouvelles, la vie de l'élément évacué à Bobo-Dioulasso serait hors de danger après l'extraction de la balle.
Une des victimes dont le véhicule a été complètement brûlé par les tirs revient sur le film du braquage.
« C'est aux environs de 21h 30 que j'ai quitté Diébougou et je rentrais chez moi non loin du pont de la Bougouriba. En chemin, j'ai été intercepté par les FDS qui m'ont informé qu'il y avait des tirs vers la Bougouriba. Je leur ai répondu que j'étais déjà informé mais que je partais dans mon village juste avant le pont. Arrivé devant ma maison, à peine garé, j'ai entendu des tirs dans le village, des tirs sur le pont et après le pont », a-t-il confié.
Descendu de son véhicule, il dit avoir éteint toutes les lumières de sa maison. C'est à ce moment, a-t-il poursuivi, qu'il a entendu un impact sur le véhicule qui a automatiquement pris feu.
Le témoin a affirmé avoir appelé les forces de l'ordre qui l'ont déconseillé de quitter son domicile.
« C'est ainsi que de manière impuissante, je regardais mon véhicule brûler avec de nombreux documents importants à l'intérieur », a-t-il laissé entendre.
Entre Djikologo et Diébougou, les braqueurs profitent généralement de l'état de dégradation avancée de la route, mais aussi de la forêt, pour dépouiller les passants.
Du reste ce braquage est le 2e du genre au même endroit depuis le début de l'année en cours.
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Source : Agence d'information du Burkina
Le secrétaire général du ministère en charge de l'éducation nationale et de l'alphabétisation, Ibrahima Sanon, a présidé, ce mercredi 15 juin 2022 à Ouagadougou, l'atelier de diffusion des résultats de la recherche sur le nouveau modèle de classes passerelles pour améliorer l'éducation non formelle dans les six pays membres de la fondation Karanta en Afrique occidentale. C'est un projet mis en œuvre par la fondation Karanta, en partenariat avec le forum des éducatrices africaines (FAWE) et le Réseau ouest et le centre africain de recherche en éducation (ROCARE). Ainsi, les six pays concernés par le projet sont le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal.
« Un nouveau modèle de classes passerelles pour améliorer l'apprentissage des enfants et des jeunes non scolarisés dans les six pays membres de la fondation Karanta en Afrique de l'Ouest ». C'est l'intitulé d'un projet de recherche mené sur l'éducation non formelle, dont la diffusion des résultats a lieu ce 15 juin 2022 dans la capitale burkinabè en présence des différents acteurs. Il s'agit d'un projet porté par la fondation Karanta, en partenariat avec le forum des éducatrices africaines (FAWE) et le Réseau ouest et le centre africain de recherche en éducation (ROCARE). Les six pays bénéficiaires de ce projet sont en effet le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, le Niger, la Côte d'Ivoire et la Guinée.
Au niveau du Burkina Faso, l'étude a touché cinq régions à savoir le Centre, le Centre-sud, le Centre-ouest, le Centre-nord et l'Ouest. Son but, selon le secrétaire général du ministère en charge de l'éducation nationale, Ibrahima Sanon, c'est d'offrir de nouvelles opportunités aux enfants et jeunes non scolarisés ou déscolarisés de la tranche d'âge de 8 à 15 ans à travers le développement d'un programme d'alphabétisation et d'éducation non formelle dans les régions concernées. Ainsi, la recherche a été menée par une enquête dans les structures éducation non formelle des adolescents notamment des centres d'éducation de base non formelle (CEBNF), des centres d'alphabétisation /formation intensive pour le développement (AFID), des écoles du berger et de la bergère (EdB) et des écoles communautaires (ECom), a-t-il dit. C'est pourquoi, il est donc attendu des acteurs, selon lui, des observations, suggestions et recommandations sur les résultats de l'enquête.
Vers une formule harmonisée pour la prise en charge des besoins
Par ailleurs, il faut noter que le Burkina n'est pas à sa première expérience en matière de passerelles pour l'éducation non formelle, mais ce nouveau modèle permettra, selon le directeur de l'alphabétisation et de la formation des adultes pour le développement, Barké Tamboura, de prendre en charge les nombreux enfants qui sont en dehors de l'école. « Et les plus jeunes parmi eux pourront à travers les propositions faites dans cette étude bénéficier d'une éducation leur permettant de rejoindre l'école formelle et éventuellement, il y aura les plus âgés.
Et eux aussi pourront être orientés vers une formation préprofessionnelle leur permettant de s'insérer professionnellement dans leur société de base », a-t-il indiqué, tout en soulignant qu'il s'agit de voir parmi les nombreuses propositions qui seront faites, quelle est la plus efficace et la moins coûteuse permettant d'absorber ce grand nombre d'enfants en dehors des bancs de l'école. En somme, il s'agira, selon le directeur, de capitaliser les différents modèles et voir quels sont les aspects de chaque pratique et comment les mettre ensemble pour avoir une formule harmonisée qui permet de prendre en charge les besoins de l'éducation non formelle au Burkina de plusieurs enfants.
La mise en œuvre de ce projet dont il est question sera fait sur deux volets notamment la recherche et le genre. Concernant le volet recherche, la représentante de la fondation Karanta, Célestine Traoré/Palé, a fait savoir que la synthèse des résultats permettra de définir une formule qui sera testée dans les six pays bénéficiaires pour une mise à l'échelle.
Yvette Zongo
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L'organisation internationale de santé Jhpiego au Burkina a organisé une rencontre d'échanges avec l'Association des journalistes et communicateurs en population et développement (AJCPD). C'était le mardi 14 juin 2022, à Ouagadougou.
Cette rencontre a été une prise de contact entre les représentants de Jhpiego au Burkina et les journalistes issus de plusieurs médias. Les communications ont d'abord porté sur la présentation de l'organisation. Elle s'est installée au Burkina Faso depuis 1996. Elle s'investie dans le domaine de la santé maternelle et infantile, la planification familiale, le cancer du col de l'utérus, la prévention du sida, la lutte contre le paludisme, etc. Elle accompagne le ministère de la Santé dans la promotion et le renforcement des services de santé reproductive.
Au-delà de la présentation, Jhpiego Burkina souhaite que les journalistes puissent s'intéresser aux thématiques en rapport avec le domaine de la santé. Les hommes et femmes des médias pourront recevoir son appui pour produire des articles. Des experts ou des personnes ressources seront mobilisés pour répondre à leurs préoccupations. En outre, il sera mis à leur disposition de la documentation. Il a été demandé aux journalistes de contribuer davantage à la sensibilisation sur l'intérêt de la planification familiale, la prévention contre le paludisme et d'autres maladies, … « Il n'est pas exclu qu'on échange avec Jhpiego pour savoir s'il n'y a pas de possibilité d'avoir des subventions. Un journaliste peut décider de faire une production sur une thématique donnée, mais son organe n'est pas en mesure de couvrir tous les frais. On a souvent besoin d'appui », a confié le président de l'AJCPD, Boureima Sanga.
L'un des directeurs techniques de Jhpiego, Ousmane Badolo, a souhaité que l'association relaie les messages de santé pour l'amélioration de la santé des populations. Il a rappelé que les populations ont souvent des apriori sur la vaccination ou les moyens de contraception. Les médias peuvent donc, produire des sujets qui vont contribuer à les briser.
Il faut rappeler qu'au Burkina Faso, Jhpiego mobilise plus de quatre milliards de FCFA par an pour accompagner le ministère de la Santé. Ses différents projets touchent les 13 régions du Burkina Faso. Jhpiego est un chef de file mondial à but non-lucratif dans la création et la prestation de solutions de soins de santé transformatrices dans les pays en développement. L'organisation collabore avec les gouvernements nationaux, les experts de santé et les communautés locales. Son objectif est de révolutionner les soins de santé pour les populations les plus défavorisées du monde. Elle est affiliée à l'université Johns Hopkins aux USA. L'organisation est directement présente dans 35 pays et indirectement dans plus de 155 pays.
SB
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