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Diplomacy & Crisis News

L’Europe entre la peur de la guerre et le désir de la paix

Politique étrangère (IFRI) - Fri, 26/10/2018 - 10:00

Créée en 1936, Politique étrangère est la plus ancienne revue française dans le domaine des relations internationales. Chaque vendredi, découvrez « l’archive de la semaine ».

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L’article « L’Europe entre la peur de la guerre et le désir de la paix » a été écrit par l’ancien chef d’État-major des armées Guy Méry dans le numéro 2/1983 de Politique étrangère.

Nous vivons une époque marquée, à l’évidence, par le caractère multiforme et l’aspect mondial des facteurs généraux d’insécurité. En raison de la rivalité qui oppose, sur tous les plans, le « bloc soviétique » aux pays du « monde libre » et dans laquelle les pays du
« Tiers-Monde » ne constituent — hélas — bien souvent qu’un enjeu (c’est-à-dire le terrain privilégié des luttes d’influence, des tentatives de déstabilisation, voire des affrontements), des menaces peuvent à tout moment surgir en n’importe quel point du globe, sans que l’on puisse même, parfois, prévoir leur nature.

Face à ces menaces, les faiblesses actuelles de la défense de l’Europe (objectif potentiel d’une stratégie globale soviétique, de caractère offensif) sont de plus en plus dénoncées par les Européens eux- mêmes et, en tout cas, de plus en plus ressenties. D’où viennent ces faiblesses ? Peuvent-elles être surmontées par l’organisation d’une « défense européenne », de caractère plus ou moins autonome ? Telles sont les deux questions qu’appelle immédiatement une telle situation et auxquelles il peut être intéressant d’apporter, sinon de véritables réponses, du moins quelques éléments de réflexion.

Les faiblesses de la défense de l’Europe ont des causes multiples, dont il serait prétentieux de vouloir dresser une liste exhaustive. Ces causes peuvent être toutefois, me semble-t-il, regroupées sous trois grandes rubriques.

• D’abord, bien sûr, le déséquilibre des forces existant sur le théâtre européen ; de part et d’autre de la frontière symbolique du rideau de fer, se trouvent face à face, sur ce théâtre, deux appareils militaires importants, appartenant à des systèmes socio-politiques opposés, et dont l’un (le soviétique) surclasse l’autre, aussi bien dans le domaine classique que, désormais, nucléaire.

Cependant, ce déséquilibre n’est pas, en soi, un phénomène nouveau ; il résulte à la fois de la remarquable continuité du développement militaire soviétique au cours des vingt dernières années et — simultanément — du relâchement de l’effort de défense des États- Unis après la guerre du Vietnam, accompagné de celui de la plupart des pays occidentaux. Pour prendre un exemple précis, il existait, avant l’apparition des SS-20 soviétiques, des missiles intermédiaires SS-4 et SS-5 qui menaçaient déjà toute l’Europe de l’Ouest, avec sans doute moins de précision, mais avec des charges autrement plus puissantes ; le SS-20 n’a apporté, en fait, qu’un certain degré de modernisation, autorisé d’ailleurs par les accords de 1972.

Le déséquilibre est donc réel, il existe déjà depuis d’assez nombreuses années, mais c’est surtout sa perception qui est devenue plus aiguë, à travers des déclarations politiques qui n’étaient pas toujours exemptes de préoccupations internes et qui se sont trouvées souvent amplifiées par la caisse de résonance des media.

Quoiqu’il en soit, ce déséquilibre (réel) ne m’apparaît pas tel qu’il puisse présenter, dans l’immédiat, un véritable danger d’agression de la part de l’Union soviétique. Cela, bien sûr, à condition que les États-Unis poursuivent leur volonté affichée de redressement et que, de leur côté, les États européens ne « baissent pas la garde » et soient bien conscients du seuil critique en deçà duquel leur capacité de défense cesserait d’être crédible ; cela, bien sûr, aussi, à condition que ne se posent pas, à l’intérieur même du bloc soviétique, des problèmes de cohésion interne d’une telle gravité que le seul moyen pour ce bloc d’y faire face ne soit la « fuite en avant », quels qu’en puissent être les risques.

• Beaucoup plus graves et préoccupants, par contre, m ‘apparais sent les remous et les états d’âme qui ébranlent actuellement le monde libre. Qu’il s’agisse de la détérioration de la confiance réciproque entre les États-Unis et l’Europe ; qu’il s’agisse des mouvements pacifistes, voire neutralistes, qui se sont développés dans presque toute l’Europe du Nord et ont atteint leur point culminant en République fédérale allemande ; qu’il s’agisse des discussions ou des atermoiements auxquels donne lieu le déploiement des euromissiles américains face aux SS-20 soviétiques ; qu’il s’agisse de la rivalité exacerbée entre la Grèce et la Turquie, nous enregistrons les signes d’une possible désagrégation de la solidarité occidentale, dont le bloc soviétique ne manque pas, en maintes occasions et dans beaucoup de domaines, d’exploiter les effets. Or il s’agit d’un phénomène extrêmement dangereux parce qu’il est fondé en grande partie sur la peur, parce qu’il peut conduire à une véritable démobilisation des volontés de défense en Europe et qu’à terme il pourrait entraîner dans l’opinion publique américaine une lassitude (pour ne pas dire plus) que la meilleure bonne volonté des dirigeants ne parviendrait plus à surmonter et dont ils devraient, plus ou moins, tenir compte.

Certes, un sursaut vient d’avoir lieu à Williamsburg et il est intéressant de noter que les discussions de cette conférence « économique » se soient très vite élargies aux problèmes de sécurité et aient conduit les différents participants à insister sur la nécessaire solidarité du monde libre face aux menaces soviétiques. Il reste cependant à voir ce qu’il adviendra, dans les faits, de ces intentions et de ces déclarations, obtenues non sans quelques réticences de certains.

• Dernier élément de ce sentiment de faiblesse : la stratégie de l’Alliance et les structures mêmes de l’organisation militaire chargée de la mettre en œuvre.

La stratégie de la réponse « flexible » ou « adaptée », valable sans nul doute lorsque les États-Unis disposaient d’une supériorité nucléaire incontestée, apparaît, dans les circonstances présentes, quelque peu dépassée ; de même que le principe d’une bataille
« de l’avant », conduite dans un dispositif très filiforme, ne semble plus correspondre à la disparité de volume des forces classiques en présence.

Quant à l’organisation, elle a vieilli, elle s’est alourdie, elle s’est — à certains niveaux — centralisée et automatisée d’une manière excessive ; bref, elle ne répond peut-être plus tout à fait aux phénomènes de soudaineté de déclenchement des crises et à la rapidité de leur développement, tels que l’on peut les observer dans le monde moderne.

Le moment serait donc venu, sans doute, de réfléchir aux améliorations à apporter à cette stratégie et à ces structures et cela d’autant plus que, si elles s’avèrent de moins en moins bien adaptées à une menace d’agression directe, elles sont totalement inadaptées — car ce n’était pas leur but, à l’origine — aux agressions indirectes que nous subissons dès maintenant.

En présence de ces faiblesses accumulées, des voix s’élèvent, chaque jour plus nombreuses, pour prôner la constitution d’une véritable défense « européenne ». Quelles en sont les chances ?

Certes, dans l’absolu, la formule ne manque pas d’attrait et l’Europe dispose, pour la réaliser, d’un certain nombre d’atouts. D’abord, sa démographie , soit quelque 300 millions d’habitants, qui la rendent supérieure, sur ce plan, aussi bien à l’URSS qu’aux États-Unis. Ensuite, ses capacités technologiques et industrielles qui en font un ensemble économique important, capable de dominer l’inéluctable inflation des coûts des matériels militaires, même si elle demeure assez dépendante de l’extérieur pour ce qui concerne certains de ses approvisionnements en matières premières et en produits énergétiques.

Enfin sa situation géographique, qui en fait un théâtre d’opération d’une importance capitale, au carrefour des affrontements Est- Ouest et Nord-Sud, ouvert en même temps assez largement sur le monde par les intérêts et la présence que conservent, outre-mer, certains de ses membres.

Mais ces atouts ne doivent pas occulter un certain nombre de difficultés qui sont encore à surmonter pour parvenir à l’édification d’un « ensemble européen de défense » et qu’il convient donc d’examiner avec le maximum de réalisme et d’objectivité. Sans parler de la composition même de cet ensemble sur laquelle les avis sont partagés (avec ou sans l’Espagne, avec ou sans la Grèce et la Turquie, avec ou non certains pays du Nord), toutes questions qui ne sont cependant pas secondaires, je m’en tiendrai à ce qui m’apparaît constituer les trois difficultés principales.

• D’abord et avant tout, le fait nucléaire qui suppose l’existence d’une autorité politique unique et donc une union politique de l’Europe qui, à mon sens, doit intervenir nécessairement avant l’organisation d’une défense européenne et non pas en être le résultat. Certes, l’idée de défense peut être plus « motivante » que de simples relations économiques et commerciales pour réaliser cette union ; mais c’est seulement lorsqu’une volonté politique commune se sera clairement exprimée, sans réserves, dans les plus hautes instances, que le problème pourra progresser et je ne vois pas pourquoi, dans cet esprit, une Assemblée européenne, élue au suffrage universel, serait, a priori, écartée du débat.

Il est à noter d’ailleurs que toutes les tentatives qui ont été faites, ou tous les jalons qui ont été lancés jusqu’ici, pour établir les bases d’une coopération plus ou moins poussée en matière d’armements nucléaires, se sont toujours soldés par des échecs ; il y a donc là un problème délicat, dont il ne faut pas méconnaître la réalité et qui est particulièrement sensible en ce qui concerne l’Allemagne de l’Ouest, puisque cette dernière s’est engagée — notamment vis-à-vis de l’Union soviétique — à ne pas se doter d’un tel type d’armement.

• La seconde difficulté est de caractère plus psychologique. Pour constituer une entité de défense, encore faut-il que tous les partenaires soient convaincus de la nécessité de cette défense, ne veuillent pas se reposer sur d’autres du soin de l’assurer, manifestent une très ferme volonté dans ce domaine et apprécient tous, d’une manière sensiblement analogue, l’ampleur et la nature de la menace. Or force est de constater que ce n’est pas toujours le cas pour tous les pays européens concernés et même pour ceux qui constitueraient les bases de ce système de défense. Je songe au peu d’effort de défense fait par la Belgique, les Pays-Bas, le Danemark ; je songe aux mouvements pacifistes et antinucléaires dont la maîtrise est loin d’être

assurée ; je songe, aussi, au caractère toujours un peu « insulaire » de la défense britannique ; je songe, enfin, à l’attitude allemande en matière d’« Ostpolitik » ou de réunification et, d’une manière plus générale, à la grave insuffisance de perception de la menace d’agression indirecte qui me semble caractériser le comportement de la plupart des pays de l’Europe continentale.

• La troisième difficulté est de nature économique. Il n’est pas douteux que, dans une période de crise mondiale, les secousses économiques qui atteignent, sans exception, tous les pays européens, ont plutôt tendance à les séparer qu’à les unir et à conduire à une politique du « chacun pour soi » plutôt qu’à une politique du « tous pour un, un pour tous ». C’est sans doute regrettable, mais, dans ce domaine, l’intérêt prime le sentiment et nous voyons le même phénomène se produire, malheureusement, entre les États-Unis et l’Europe.

Donc il y a certainement un problème de la défense de l’Europe, qui peut aller d’ailleurs en s ‘aggravant, mais je ne pense pas, pour ma part, qu’il puisse être résolu, dans un avenir proche, par l’organisation d’une « défense européenne ». Faut-il, pour autant, « baisser les bras », « laisser aller et ne rien faire » ? Certainement pas, en raison de l’importance même du problème dont dépend peut-être, à terme, l’avenir de notre sous-continent européen. C’est pourquoi j’estime que les réflexions dans ce domaine doivent être poursuivies et approfondies, mais qu’elles devraient, pour l’essentiel, s’articuler autour de quelques idées simples et pratiques, concernant les caractéristiques mêmes du problème à régler. […]

Lisez l’article en entier ici.

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What’s at Stake for Erdogan in the Khashoggi Affair?

Foreign Affairs - Fri, 26/10/2018 - 06:00
The Khashoggi affair comes at a bad time for Turkish President Recep Tayyip Erdogan, who is facing economic troubles and tension with Europe and Washington. But Erdogan seems to be playing his cards carefully, and trying to turn the affair into an opportunity to damage the reputation of his rival, the young Saudi crown prince Mohammed bin Salman (MbS). Ankara seems to have more evidence against Riyadh than it has revealed so far, suggesting that Erdogan might be using some evidence as leverage to extract concessions, such as increased financial support from Saudi Arabia or exemption from impending U.S. sanctions on Iran. 

Women for Bolsonaro

Foreign Affairs - Fri, 26/10/2018 - 06:00
Despite Jair Bolsonaro's repeated misogynist comments about women, his anti-corruption, law-and-order platform has the support of many female voters concerned about corruption and violence in Brazil. 

Op-ed: Empowering Young People for Sustainable Peace

Foreign Policy Blogs - Thu, 25/10/2018 - 14:50

Entering adulthood is never easy. For the 1.8 billion youth in the world today– the most in history– the challenges are particularly daunting. Not only are more than one-fifth of global youth not in employment, education or training, and a quarter affected by violence or armed conflict, but the world itself is facing existential threats to global peace and security. Climate change, economic inequality, and social and political polarization are just a few of the mounting dangers that must be reckoned with in the coming years. To overcome these challenges, the current generation of leaders must better understand, engage, and empower young people as partners– and leaders– in global development efforts.

Better integrating the voices and perspectives of youth in international institutions and initiatives is itself an ambitious task. Young people today remain largely excluded from development programs, ignored in peace negotiations, and denied a voice in most international and domestic decision-making. Yet it is critical and urgent that we do so. Young people today are connected to each other like never before, and are more committed to innovation, social progress, and a sustainable future. They are using and building disruptive new technologies, global social networks, the sharing economy, and clean energy networks. They exemplify the ability of innovation and creativity to transform our world. Investing in these young agents of change is not just essential, it has the potential for a tremendous multiplier effect.

The recently released United Nations Youth Strategy is a step in the right direction, and could serve as a model for countries to begin developing and implementing their own plans. The strategy is the first attempt at an umbrella framework to guide the work of the international body with and for young people, and reaffirms the UN’s message that young people are “an essential asset worth investing in.” Within the strategy, the role of youth is incorporated in the global sustainability agenda via three key pillars: peace and security, human rights, and sustainable development. At its core, the strategy aims to provide a blueprint for joint initiatives and implementation of effective practices before it is too late.

The strategy also outlines the unique position of the UN to challenge and support States to ensure the protection and support for young people, and provides a platform through which their “needs can be addressed, their voice can be amplified, and their engagement can be advanced.” Further, it calls for the coordination, governance and operationalization of a forthcoming action plan that will be applicable through 2030, noting that it will require collaboration between all UN bodies and States in order to ensure its full objectives.

Despite its ambition, the UN’s report is lacking in many ways. The language is often without definitions or even brief substantiations of ideas its presents. It even fails to adopt a single standard age range for “youth”, offering various ranges including 10-24 years, 18-29 years, and 15-24 years. This open-ended approach leaves many more questions than answers, and is not conducive to achieving what it describes as “the realization of sustainable development in the prevention of crises and in the advancement of peace.”

At the end of the day, the UN Youth Strategy is just a first step outlining basic principles for incorporating youth in the global development and sustainability agenda. It is not yet a concrete plan of action that countries can adopt. Substantive explanations and plans for broad concepts must be provided first. For example, the UN should outline mechanisms to include youth in high-level discussions on intercultural and interreligious dialogue, and establish a youth chapter in official negotiations. In addition, the UN should elaborate on the creation and mechanism of youth-specific indicators and how directly applicable they are to pilot projects, initiatives and plans that lead to the goal of achieving the strategy by 2030. One such indicator could be a number of supported and self-sustainable youth initiatives that participate in UN decision-making and consultative bodies, both regionally and globally.

The challenges ahead of us are certainly daunting. The world will need all the innovation and energy it can find if we want to stop climate change, end poverty, and advance social justice. The world’s youth must be empowered to achieve their full potential, and they must have a meaningful role in the global decision-making process. The UN Youth Strategy has set an ambitious objective, but it is up to all of us to get behind it and work to make its vision a reality.

Ally Dunhill is a non-resident fellow working on youth & sustainable peace at TRENDS Research & Advisory, an independent and progressive think tank, based in Abu Dhabi. Emina Osmandzikovic is a researcher at TRENDS working on the intersection of human security and migration.

Ally Dunhill Bio
Ally Dunhill is a researcher, writer and consultant with a wealth of experience gained through teaching, research and leadership roles within the Education sector. She specializes in the study of human rights education, and the participation of children and young people in all aspects that impact upon their lived experiences. She is currently a Non-Resident Fellow of TRENDS Research & Advisory and is currently working as a consultant on a Youth & Sustainable Peace project. She is also an Associate of the Wilberforce Institute for the Study of Slavery and Emancipation (WISE), UK and a Visiting Researcher at the Energy and Environment Institute, University of Hull, UK. Ally was formerly Associate Dean for Student Experience in the Faculty of Arts, Culture and Education, University of Hull. Born in Scotland, Ally has worked for a range of organisations supporting children, young people and their families in the Gulf, Netherlands, Germany and the UK. She has managed and led teams in a range of organisations, including the private sector, mainstream and special schools and multi-agency teams.

Emina Osmandzikovic Bio
Emina Osmandzikovic is an expert on human rights, forced migration and displacement, and big data analysis. She is a researcher at TRENDS Research & Advisory with a focus on the intersection of human security and migration. Previously, she worked for the UNHCR Protection Unit in her home country, Bosnia and Herzegovina, where she conducted extensive field research on highly vulnerable refugee communities and returnees. She also had the opportunity to apply her Arabic skills and interview vulnerable refugees in Jordan with UNHCR/IOM. Additionally, she worked for the Council of Europe in Strasbourg (France), the United Nations Headquarters in New York and as a research assistant at New York University in Abu Dhabi on human rights and zones of security in the Middle East. She holds a Master of Philosophy (MPhil) degree in Politics and International Relations from the University of Cambridge and a BA in Political Science with honours from New York University Abu Dhabi (NYUAD). In 2017, she published her work titled “Immigrants’ Integration Experience in the European Union” in the NYUAD Journal of Social Sciences. Her regional focus includes the European Union and the Middle East.

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Blessings and Curses From Constantinople

Foreign Affairs - Thu, 25/10/2018 - 06:00
The split in the Orthodox Church between Constantinople and Moscow will have wide-ranging implications for Russia's foreign policy under Vladimir Putin and Ukrainian domestic politics under Petro Poroshenko.

Eloge du flou

Le Monde Diplomatique - Wed, 24/10/2018 - 19:34
Proposer au spectateur des images le plus nettes possible peut sembler le minimum que l'on soit en droit d'attendre d'un cinéaste. Mais ces images propres et sans ambiguïté sont-elles à même de rendre fidèlement la vérité du réel ? / Art, Audiovisuel, Cinéma, Culture, Idées - (...) / , , , , - 2011/09

Verts allemands : dans le laboratoire de l'écolo-bourgeoisie

Le Monde Diplomatique - Wed, 24/10/2018 - 15:34
Héritiers de la contestation des années 1960, les Grünen ont lutté contre le nucléaire, expérimenté de nouvelles formes de vie collective. Forts de résultats électoraux encourageants, leurs dirigeants tentent aujourd'hui de concilier écologie, économie et jeu institutionnel. Des compromis parfois (...) / , , , , , , , , , , - 2011/08

Op-Ed: Lara Alqassem verdict highlights Israel’s vibrant democracy

Foreign Policy Blogs - Wed, 24/10/2018 - 14:53

American writer Andy Griffith once stated, “Whether a man is guilty or innocent, we have to find that out by due process of law.” For anyone who lives in a democratic society, these basic principles are a given but following Israel’s detention of Lara Alqasem, it appears as though the international media pushed those principles aside.
After Israel detained Lara Alqasem at Ben-Gurion Airport, numerous media outlets across the globe were up in arms.

The Huffington Post called the move anti-democratic. Salon Magazine claimed that her detention goes against the “Jewish liberal tradition.” The Independent stated that detaining Alqasem was an attack on her academic freedom.
However, now since the Israeli Supreme Court has ruled in favor of Alqasem, what do such critics have to say? Do they still view Israel as an anti-democratic state fighting against the Jewish liberal tradition who attacks the academic freedom of any potential critic?

The international media did not behave fairly towards Israel. The Israeli Knesset passed a BDS Law, which barred foreigners active in the BDS Movement from coming to the State of Israel. Israel passed this law because frequently in the past, BDS supporters would come and engage in hostile actions towards the country. It was a law that was passed by a democratic government, who is presently fighting a war against terrorism. When a nation is at war, it is common to pass such laws.

Israel does not ban individuals based on religion and nationality. For Israel, all that mattered was the fact that she served as President of the Students for Justice in Palestine at the University of Florida, which supports BDS. During her tenure, she held an event in support of Palestinian terrorist Rasmea Odeh and promoted the boycott of Sabra Hummus. Given the present political situation in Israel and also the passage of the BDS Law, it was only natural that Alqasem would be detained.

However, even though Israel had every reason in the book to deport her immediately, the State of Israel gave her the right to appeal her deportation all the way to the Israeli Supreme Court and Alqasem was given legal representation. Ultimately, she was successful in her desire to study in Israel because she claimed her support of the BDS Movement was a thing of the past.

According to the Times of Israel, Alqasem erased her social media account in order to hide current support for the BDS Movement. Dr. Dana Barnett, who heads Israel Academia Monitor, a group that monitors anti-Israel activities within academia, also noted how problematic it was for Alqasem’s supporters in the Israeli Supreme Court to argue that the fact that she wished to study in Israel was proof that she was not a supporter of the BDS Movement anymore since BDS Movement co-founder Omar Barghouti studied ethics in the philosophy department at Tel Aviv University. In addition, she proclaimed that Kobi Snitz of BDS from Within, Dr. Neve Gordon, Dr. Rachel Giora and Dr. Anat Matar all advocated in favor of BDS while being part of Israeli universities: “Using Israeli products and services does not stop BDS activists from calling for BDS.”

But these facts were all ignored by the Israeli Supreme Court, who wished to give Alqasem the benefit of the doubt since she was a young student activist and not one of the main leaders of the BDS Movement. This demonstrates that Israel is a democratic country which honors the liberal Jewish tradition and respects the academic freedom of its critics.

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The Long Hangover: Putin’s New Russia and the Ghosts of the Past

Politique étrangère (IFRI) - Wed, 24/10/2018 - 09:00

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Céline Marangé propose une analyse de l’ouvrage de Shaun Walker, The Long Hangover: Putin’s New Russia and the Ghosts of the Past (Oxford University Press, 2018, 288 pages).

Voici un essai sur le poids de l’histoire en Russie et en Ukraine. Son auteur s’interroge sur les « fantômes du passé » (la « longue gueule de bois »…) qui hantent les mémoires et tourmentent les vivants : les ivresses idéologiques et les excès de violence du XXe siècle taraudent encore les consciences. Correspondant du Guardian à Moscou, Shaun Walker cherche moins à développer une argumentation serrée qu’à rassembler des témoignages évocateurs. D’une plume alerte, il brosse une succession de portraits qui composent un tableau d’ensemble.

La première partie explore les ambiguïtés du rapport au passé à partir de quatre événements traumatiques de l’histoire russe contemporaine. Elle montre que l’importance accordée par Vladimir Poutine à la restauration de l’État russe entrave le travail de mémoire et contribue à imposer une histoire officielle. La fétichisation de l’État empêche, en effet, de reconnaître sa nature criminelle à l’époque stalinienne.

Le premier chapitre illustre la perte de repères induite par l’effondrement du communisme et l’implosion de l’Union soviétique. Le deuxième s’intéresse à la mémorialisation de la Seconde Guerre mondiale, objet d’un réinvestissement politique croissant. En atteste la fête du 9 mai qui commémore la victoire sur l’Allemagne nazie avec toujours plus de pompe depuis l’époque brejnévienne, alors que cette journée était auparavant réservée au souvenir des morts. Le troisième chapitre évoque l’écharde tchétchène et son histoire. Il montre comment de la deuxième guerre de Tchétchénie émerge un nouveau contrat social, fondé non seulement sur l’amnistie de milliers de combattants en échange d’une loyauté quasi-féodale à l’égard du président russe, mais aussi sur deux amnésies imposées, celle de la déportation et celle des guerres récentes.

Le quatrième chapitre, sans doute le plus touchant, porte sur la mémoire des répressions staliniennes à partir de l’exemple de la Kolyma. L’auteur cherche – presque en vain – dans la région des traces de ce passé, d’abord à Magadan, puis sur la « route des os ». Il croise le chemin de personnages tragiques tout droit sortis d’un roman de Dostoïevski : Oleg le chauffeur, Panikarov le collectionneur, Olga l’Ukrainienne, déportée sans raison en 1946 et libérée en 1956 avec interdiction de rejoindre sa terre natale. Chacun à sa manière témoigne de l’extrême difficulté que les survivants et les descendants éprouvent à affronter un passé lancinant.

La deuxième partie du livre éclaire les antagonismes du présent à la lueur du passé. Elle montre que les conflits autour de l’Ukraine s’enracinent dans des expériences historiques et des visions opposées du passé. L’auteur revient sur l’histoire de l’Ukraine dans l’entre-deux-guerres puis expose comment, dans les années 2000, le président Iouchtchenko a instrumentalisé la politique de la mémoire et réhabilité des figures controversées pour conjurer sa baisse de popularité.

Particulièrement éclairant, le chapitre sur les Tatars de Crimée explique l’attitude inébranlable des dirigeants tatars après l’annexion de la Crimée à la lumière de l’histoire longue de leur peuple, floué par le pouvoir impérial russe au XVIIIe siècle et déporté par les autorités soviétiques en 1944. Les derniers chapitres décrivent la spirale de la violence et la nostalgie de l’Union soviétique qui ont conduit à la déstabilisation du Donbass.

Toute personne intéressée par la culture politique russe devrait lire ces pages qui offrent, de manière vivante et incarnée, une réflexion sur l’imbrication du passé et du présent.

Céline Marangé

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Germany’s New Politics of Cultural Despair

Foreign Policy - Wed, 24/10/2018 - 00:27
Will the return of the European far-right be the undoing of the West?

Trump’s Blank Check Diplomacy is Remaking the U.S.-Saudi Relationship

Foreign Policy - Tue, 23/10/2018 - 23:27
The U.S. president is keen to sweep any discussion of the kingdom's involvement in Jamal Khashoggi’s killing under the rug, raising big questions about his foreign policy.

UN Security Council hails ‘courage’ of Afghan voters; calls for perpetrators of violence to be held accountable

UN News Centre - Tue, 23/10/2018 - 23:16
Welcoming Saturday’s parliamentary elections in Afghanistan, the United Nations Security Council called for continued engagement with electoral institutions and urged that any complaints over the vote should be channelled through established legal and constitutional mechanisms.

Trump’s Punk Rock Nuclear Policy

Foreign Policy - Tue, 23/10/2018 - 23:07
The only reason to pull out of the INF Treaty is to give a middle finger to the world.

Merging the U.S. Consulate and Embassy in Jerusalem Is a Mistake

Foreign Policy - Tue, 23/10/2018 - 22:34
Trump is pushing the Israeli-Palestinian conflict toward a one-state solution.

Half the population of Yemen at risk of famine: UN emergency relief chief

UN News Centre - Tue, 23/10/2018 - 22:34
Around 14 million people in Yemen, or half the total population of the country, are facing “pre-famine conditions,” said the UN Under-Secretary-General for Humanitarian Affairs, in a briefing to the Security Council on Tuesday.

Dramatic funding shortages a ‘severe catastrophe’ for people of Gaza: UN Coordinator

UN News Centre - Tue, 23/10/2018 - 22:05
The UN Humanitarian Coordinator for the occupied Palestinian territory, Jamie McGoldrick, has been describing how ordinary Gazans are scraping by on just four hours of electricity per day due to fuel shortages, putting many in “a terrible situation” as the winter months approach.

Would INF Withdrawal Recreate a Nuclear Hair-Trigger World?

Foreign Policy - Tue, 23/10/2018 - 21:57
Junk enough arms control treaties, and the Cold War balance of terror will reign once again—this time with China in the mix.

Feeding families remains complex task in war-torn Syria – UN relief agency

UN News Centre - Tue, 23/10/2018 - 20:34
Nearly a million Syrians have headed home amid improving security, only to find houses destroyed and livelihoods lost said the United Nations emergency food relief agency on Tuesday, leaving many civilians still reliant on aid.

Trump Can’t Put ‘Maximum Pressure’ on Tehran and Keep Gas Prices Low

Foreign Policy - Tue, 23/10/2018 - 20:30
Something’s going to have to give, and it will probably be the sanctions.

‘Reasons to hope’ for sustainable peace in Central African Republic – UN Mission chief

UN News Centre - Tue, 23/10/2018 - 19:53
The top United Nations official in the Central African Republic (CAR), said on Tuesday he is “hopeful that the necessary foundations to build sustainable peace” have been established and that long-lasting stability will depend on the will of its people, and support from the international community.

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