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Agrégateur de flux

«Oui, mon commandant»... version 2016

Good Morning Afrika (Blog) - lun, 24/10/2016 - 14:18
Cette interview a été publié sur le site Africa4 par Jean-Pierre Bat le 4 octobre 2016. 
L’IRSEM organise un colloque sur les nouveaux visages des armées africaines : comment les définir ? Les armées africaines sont trop souvent perçues comme le simple produit de la période coloniale. Pourtant, elles sont également le produit de transformations historiques successives, dont la colonisation n’est qu’un élément. Il n’y a pas un modèle unique d’armée africaines pendant la période coloniale et encore aujourd’hui. Le colloque vise donc à étudier les différents visages de ces armées et leurs évolutions. Ces armées et leurs missions évoluent avec les transformations du système international. La volonté d’africaniser la sécurité sur le continent, qui a accompagné la création de l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA), les armées africaines se sont vues attribuées de nouvelles fonctions. Les acteurs africains étant appelés à prendre leurs responsabilités en fournissant des troupes dans le cadre des missions onusiennes se déployant sur le continent mais aussi, et surtout, en créant un système de défense collective crédible pouvant apporter une réponse rapide et, ainsi, alléger le « poids » considérable porté par le Département des opérations de maintien de la paix (DOMP) des Nations unies. Les acteurs extracontinentaux, quant à eux, sont poussés à jouer un rôle de soutien et d’appui vis-à-vis de ces nouveaux mécanismes. Nous étudierons notamment le rôle des États-Unis, de la Chine, de l’Union Européenne, de la France, du Brésil ou encore du Portugal. Derrière le discours « gagnant-gagnant » se cache aussi une autre réalité. Les nouvelles fonctions attribuées aux armées africaines permettent de renforcer l’autorité qu’exercent les pouvoirs politiques sur leurs subordonnés et leur puissance vis-à-vis de l’extérieur pour prévenir toute ingérence. Elle permet de bénéficier des différents mécanismes internationaux de soutien tels que le financement des organisations internationales, la donation de matériels militaires, l’accès à des formations militaires et le soutien logistique nécessaire. La participation à une OMP, par exemple, est un moyen de capter les rentes qu’offrent les différents mécanismes internationaux de soutien à l’APSA tout en augmentant leur « crédit international». En interne aussi l’image des armées évolue. Les forces armées n’ont pas toujours eu un bon comportement vis-à-vis des populations, elles étaient d’ailleurs parfois envoyées pour les réprimer. Certaines armées restent un problème structurel qui nécessite des réformes. Le rôle de ces armées dans la lutte contre le terrorisme par exemple affecte les civils et exacerbe les conflits, comme on a pu l’observer au Nigeria. Il persiste une véritable incapacité de certains gouvernements à faire en sorte que les armées obéissent au pouvoir civil. Ces rapports que les armées africaines entretiennent avec le pouvoir politique seront au cœur de plusieurs communications abordant les cas du Burkina Faso, de la République Démocratique du Congo et du Mali. 
A l’heure de Barkhane, quel rôle jour l’Ecole militaire de Paris dans la constitution des armées africaines ? L’École militaire regroupe un ensemble de centre de formation et de recherche. L’École de guerre est l’un de ces organismes. Il participe à la formation des officiers français et étrangers. Historiquement, ces formations d’officiers étrangers font partie de notre coopération militaire soutenue par les Affaires étrangères. Elles permettent de renforcer nos alliances. Cette politique de formation participe de notre politique d’influence dans certaines régions notamment en Afrique francophone mais elle s’intègre aussi dans notre diplomatie économique. Elle permet de créer une matrice intellectuelle commune et d’élever le niveau d’interopérabilité de troupes qui, à l’heure de Barkhane, sont amenées à opérer ensemble sur des théâtres d’opérations communs. La formation des officiers africains participe également de notre politique francophone. L’École de guerre accueille des officiers non francophones, comme des Ethiopiens, qui bénéficient d’une formation de six mois au français. De plus, cette coopération évolue puisqu’a été ouvert en 2005 au Cameroun une École supérieure internationale de guerre (ESIG). L’IRSEM contribue également à la formation d’officiers africains en accueillant cette année trois officiers élèves internationaux de l’École Spéciale Militaire de Saint Cyr qui doivent réaliser un mémoire de recherche. Pour avoir échangé avec eux, cette coopération et ces échanges sont enrichissants pour chacun d’entre nous. Ils apportent leur expérience de terrain aux chercheurs français qui, pour leur part, les soutiennent dans leur démarche de recherche, l’accès aux sources, etc. Les efforts entrepris sont donc réels mais certains observateurs trouvent qu’ils ne produisent pas encore pleinement leurs effets sur le terrain, voir ces articles par exemple. Le défi reste toujours celui de l’autonomisation de ces armées et l’appropriation des nouvelles capacités comme l’indiquait le colonel Susnjara dans le dernier numéro de la Revue Défense Nationale. Si l’appropriation des forces africaines met du temps, c’est également en vertu d’une crise de croissance. En effet, elles sont nombreuses à évoluer rapidement alors même qu’elles sont confrontées à l’ennemi. Les spécialistes des questions militaires le rappellent : la montée en puissance n’est pas une science exacte.
En marge des armées dites régulières, le fait militaire ne se joue-t-il pas aux marges, autour du phénomène milicien ? Bien sûr le fait militaire se joue également autour du phénomène milicien. Les acteurs (semi)privés ou informels ont été particulièrement étudiés en France. Je pense notamment aux travaux de Marielle Debos sur le Tchad et le « métier des armes » ou un numéro de Politique africaine en 2012 : « Politique des corps habillés. État, pouvoir et métiers de l’ordre en Afrique ». Mais nous avons constaté que les forces de sécurité étatiques et plus particulièrement les armées restent mal connues, c’est pourquoi nous avons voulu nous concentrer sur cette question lors du colloque. Le facteur milicien ne sera pas oublié mais étudié en relation avec les forces armées nationales. Nous étudierons les processus de Réforme du secteur de la sécurité (RSS) notamment au Burundi. Tant au Rwanda, qu’au Burundi des enseignements peuvent être tirés sur la façon dont une armée « mono-ethnique » est parvenue, ou essaie, de transformer sa base sociale. Le déploiement de contingents à l’extérieur du territoire a permis par exemple à l’armée burundaise d’intégrer dans la nouvelle armée les miliciens des groupes armés majoritairement hutu et les soldats de l’ancien régime, les ex-Forces Armées Burundaises (FAB) majoritairement tutsi. Cette intégration a longtemps été considérée comme une réussite de l’accord de paix d’Arusha signé en 2000 alors qu’elle était entre 1966 et 1993 le principal centre de pouvoir. L’armée semblait être parvenue à devenir une force apolitique. Mais la crise électorale a mis en lumière ces divisions et l’armée burundaise est au cœur de la crise politique. En Éthiopie, au Rwanda, en Érythrée et en Ouganda, les armées sont issues de mouvements de libération nationale. Les régimes en place ont reconstruit leurs États de façon très centralisée autour d’une figure ou d’un parti. Les structures militaires restent dominées par des vétérans de la guerre de libération issus du Front patriotique pour le Rwanda, du Mouvement de résistance nationale en Ouganda ou par des vétérans tigréens en Éthiopie. Jonathan Fisher qualifie ces officiers de « post-post-libération » « sécurocrates » et mène des études pour comprendre comment et pourquoi les OMP sont un bon moyen de les maintenir éloigné des politiques de sécurité nationale.
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Lectures d'intérêt

Good Morning Afrika (Blog) - dim, 23/10/2016 - 15:01
Le SIPRI vient de publier une carte des Opérations de Paix dans le monde en 2016.
  « The geographical spillover of armed conflict in Sub -Saharan Africa », Economic System, 40:1, 2016, p. 109-119. Résumé : La diffusion transfrontalière des conflits serait-elle plus élevée en Afrique subsaharienne qu’ailleurs ? Pour répondre à cette question Fabrizio Carmignani et Parvinder Kler étudient l’évolution des guerres civiles en comparant l’Afrique subsaharienne avec le reste du monde. Il démontre qu’un Etat voisin en guerre augmente la probabilité d’une guerre civile d’au moins 1%. L’effet de difusion dans le reste du monde est trois fois moins élevé qu’en Afrique subsaharienne. L’article avance l’hypothèse d’un lien entre les flux de réfugiés entrants, la séparation artificielle des groupes ethniques et la diffusion des conflits.
Colin Robinson, « Revisiting the rise and fall of the Somali Armed Forces, 1960–2012 », Defense & Security Analysis, 32:3, 2016, pp.237-252. Résumé : Une partie des études sur la guerre en Somalie aborde l’histoire des forces armées nationales et plus spécifiquement son armée. Deux problématiques reviennent depuis l’indépendance du pays. D’une part, la poursuite d’une politique irrédentiste qui conduit à la chute du régime de Siad Barre et aux divisions claniques dans le pays ; d’autre part, la renaissance de l’armée somalienne au 21ème siècle. Cet article s’inscrit dans cette seconde démarche et analyse la renaissance incertaine de l’armée somalienne depuis 2008. L’aide internationale s’est concentrée sur Mogadiscio, mais les succès pour reconstruire une véritable armée nationale sont relatifs. Les perspectives d’avenir sont incertaines mais l’auteur souligne tout de même quelques signes d’espoir.
Josie Knowles, "Tanzanian scepticism of a militarised East African Federation and underlying military concerns", African Security Review, 25 : 3, 2016, pp.258-274. Résumé : "Attitudes towards a regional military force are of paramount importance when exploring public support for regional integration. Until now, however, scholarly research has not considered the influence of attitudes towards a regional military mechanism in the sub-Saharan African context. Using Afrobarometer data, we demonstrate that military concerns are vital when exploring Tanzanian attitudes towards the proposed political federation of the East African Community (EAC), the East African Federation (EAF). More specifically, opposition to military cooperation strongly influences Tanzanian scepticism of the EAF. This finding is highly relevant given that referendums in the participating member states must be passed to facilitate political integration. Heightened opposition towards military cooperation raises the possibility of the public rejecting a politically integrated EAC. This poses a potential obstacle to the implementation of joint security policies and crucial mechanisms to provide a more stable region at large. We account for alternative explanations of Tanzanian opinion formation and reflect on the strength of military-orientated concerns for investigating public support for the East African project specifically and regional integration in sub-Saharan Africa more widely".
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Catégories: Afrique

Que peuvent en pratique les armées africaines ?

Good Morning Afrika (Blog) - sam, 22/10/2016 - 14:12
Nous avons été invité par Thierry Garcin (Les Enjeux Internationaux) le 4 octobre 2016. Voici le résumé de l'emission. Vous pouvez réécouter le programme ICI.

Au lendemain des indépendances, l’institution militaire et le parti unique constituaient souvent les deux piliers des systèmes politiques. Dans le meilleur des cas, les deux parvenaient à surmonter peu ou prou le facteur ethnique belligène, même si les coups d’État et tentatives de coups d’État (la plupart fomentés par des militaires), étaient légion. Parallèlement, et heureusement, il y a eu très peu de conflits armés interétatiques dans les récentes décennies (Haute-Volta-Mali, Érythrée-Éthiopie…). En revanche, depuis près de trente ans, on a constaté la multiplication de conflits internes et de guerres civiles (souvent très longues, comme en Sierra Leone, au Liberia, en Côte d’Ivoire…), accentuant l’anomie (guerres urbaines, milices armées…). Aujourd’hui, comment évaluer le rôle politique, l’expérience militaire et la valeur de la plupart de ces armées, dont la fonction reste souvent interne et qui composent de plus en plus les forces d’intervention sous mandat des Nations unies ? .

Catégories: Afrique

Quel rôle pour les armées africaines ?

Good Morning Afrika (Blog) - jeu, 20/10/2016 - 14:09
Nous publions ici l'interview réalisée avec Jean Guisnel (Le Point) dans le cadre du colloque sur les Nouveaux visages des armées africaines organisé par l'IRSEM. 
Le Point.fr : Vous coorganisez à l'École militaire de Paris, les 5 et 6 octobre, un colloque sur les armées de l'Afrique subsaharienne. Sont-elles actuellement à la hauteur des enjeux sécuritaires du continent ? Sonia Le Gouriellec : Elles font effectivement face à un défi véritable, en raison notamment de leurs moyens limités. Globalement, leurs budgets sont très faibles, leurs tailles sont réduites et les populations sont peu engagées dans les forces armées. J'ai noté que 0,2 % de la population africaine est engagée dans les forces armées, quand en France, par exemple, ce chiffre est près de 2,5 fois plus élevé (0,48 %). De plus, elles interviennent souvent sur des terrains très conflictuels, y compris dans les opérations de maintien de la paix qui ressemblent souvent à des guerres. Elles sont souvent sous-équipées, sous-entraînées. Voici quelques mois, Jeune Afrique avait écrit sur les armées africaines « mal équipées, mal entraînées, mal aimées et en piteux état ». Pour autant, leur plus important défi consiste aujourd'hui à s'adapter à de nouvelles formes de conflictualité, comme le djihadisme qui frappe toute la bande sahélienne. Elles sont soutenues dans cet effort par des partenaires comme l'Union européenne, la France, les États-Unis, la Chine, l'Inde et d'autres encore, comme le Brésil ou la Turquie.
Comment se fait-il que ces États faisant face à des adversaires de puissance limitée aient besoin d'armées étrangères pour se défendre ? Tout d'abord, notons que ces armées ne se sont pas adaptées à l'évolution des conflits. Prenons le cas typique du Nigeria, confronté au groupe Boko Haram. Après la guerre civile de 1967-1970 (guerre du Biafra), les structures militaires ont été remodelées, une culture stratégique nouvelle s'est mise en place. Elle se basait sur l'analyse selon laquelle la menace contre le pays venait de l'environnement régional francophone. C'est pourquoi, dans les années 1980-1990, l'armée nigériane s'est trouvée fortement impliquée dans les opérations de paix sur le plan régional. La conséquence, c'est qu'elle s'est progressivement trouvée incapable de répondre à des menaces infra-étatiques… Elle n'est pas en mesure de faire face aujourd'hui à Boko Haram. D'autres armées uniquement centrées sur la protection des frontières n'étaient pas prêtes à contrer des menaces de nature terroriste lorsqu'elles se sont présentées. Dans d'autres cas encore, on trouve davantage des gardes prétoriennes que des armées nationales. Je pense aux États d'Afrique centrale. Elles forment un groupe de protection autour du président sans être prêtes à affronter les menaces contemporaines.
Ces armées construites autour du clan du chef de l'État sont légion en Afrique. Est-il possible, voire nécessaire, qu'une telle situation évolue, et comment ? Premier point, ce n'est pas à nous, acteurs extérieurs, d'y remédier. De plus, notre vision très négative est souvent assez biaisée par notre connaissance souvent réduite aux États d'Afrique francophone. Nous les voyons négativement en raison de leur rôle dans les coups d'État, de leur ingérence dans le politique, de la corruption ou du népotisme dont elles sont souvent accusées. On oublie souvent qu'elles ont aussi joué des rôles positifs dans certaines transitions politiques, comme en Guinée en 2008. Le général Sékouba Konaté a mis en place la transition politique, se comportant en véritable modèle, à l'inverse de Moussa Dadis Camara. Au Niger, le coup d'État du commandant Salou Djibo en 2010, resté au pouvoir jusqu'en 2011, visait à restaurer les institutions démocratiques, ce qui a été fait avec succès. En 2014, au Burkina Faso, l'armée a tenté de mettre en place la transition démocratique, mais une de ses factions a appuyé Blaise Compaoré. C'était une armée à deux visages. Les rivalités entre factions sont réelles : bérets rouges et bérets verts au Mali ou encore le régiment de sécurité présidentielle et l'armée régulière au Burkina Faso. Il ne faut pas réduire la complexité des situations.
Les armées africaines sont souvent imbriquées dans les jeux de pouvoir. Est-ce acceptable ? 85 % des pays africains ont été touchés par des coups d'État. Et seuls deux pays (l'Afrique du Sud et la Namibie) n'ont pas connu de régime militaire. L'enjeu réside, à mes yeux, dans la professionnalisation des armées, dont les enjeux sociaux, économiques, mais surtout politiques avec la subordination à l'autorité civile, sont essentiels. C'est particulièrement vrai dans ces pays où des milices ou des groupes de libération nationale sont arrivés au pouvoir par les armes, comme en Éthiopie, en Érythrée, au Soudan du Sud, au Tchad, au Burundi, au Rwanda, etc. On voit que les anciens rebelles mettent en place des régimes très autoritaires, participant davantage que les autres aux opérations de maintien de la paix. Du coup, en devenant indispensables à la résolution des conflits sur le continent, ces régimes forts ne soulèvent que peu de critiques de leurs partenaires internationaux et accroissent leur emprise sur la vie politique et économique de leur pays. C'est particulièrement vrai actuellement avec le Tchad, l'Ouganda, le Burundi et l'Éthiopie
Catégories: Afrique

European Council and CSDP: success or failure?

Written by Suzana Elena Anghel,

koya979 / Shutterstock.com

At three recent European Councils (December 2012, December 2013 and June 2015), the Heads of State or government have called for a deepening of the Common Security and Defence Policy (CSDP) namely by strengthening its crisis management dimension and further developing civilian and military capabilities. The June 2016 European Council reverted to security and defence policy with particular attention to the strengthening of the relationship with NATO, including on the development of complementary and interoperable defence capabilities.

But what are the achievements? Is there a way of measuring progress made over the past years? Is there a gap between intentions/declarations and deeds? What are the challenges and how to address them?

The European Parliamentary Research Service (EPRS) will address these questions at a roundtable discussion on ‘The European Council and CSDP: success or failure?’ on 27 September 2016, 13h30-15h00, in the European Parliament’s Library main reading room in Brussels. Participants at this roundtable debate are: Elmar Brok MEP, Chair of the European Parliament’s Committee on Foreign Affairs, General Jean-Paul Perruche, Former Director-General of the European Union Military Staff, Professor Alexander Mattelaer, Institute for European Studies, Vrije Universiteit Brussel (VUB), and Elena Lazarou, Policy Analyst, EPRS.

Registration
If you do not have an access badge to the European Parliament and are interested in attending the event, it is essential to register by Friday 23 September, using this link.

At the event the EPRS study on ‘The European Council and CSDP: Orientation and Implementation in the field of Crisis Management’ will be presented and discussed. This study assesses the planning, command and control of civilian and military CSDP missions and operations, progress made in developing civilian and military capabilities, particularly rapid response capabilities in the form of the EU Battlegroups, as well as challenges encountered during the force generation process, areas in which the European Council repeatedly called for further progress to be made.

 

Így alázták a szerb kosarasokat az amerikai talk showban

Serbia Insajd - mer, 24/08/2016 - 13:04

Conan O'Brien showjában mutatták be, hogy hogy nézett ki kívülről az USA - Szerbia kosárlabda összecsapás az olimpia döntőjében. És tényleg.


A szerbek levonulnak a dobogóról, ha koszovói is áll rajta

Serbia Insajd - dim, 07/08/2016 - 13:26

Vanja Udovičić Szerbia ifjúsági és sportminisztere, egykori vízilabdázó kijelentette, hogy a kormány ajánlása szerint a szerb sportolóknak le kell vonulniuk a színpadról abban az esetben, ha koszovói sportolóval kellene szerepelniük az érmek átadásakor.

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Így kapcsolták le a szerb bűnözőket Barcelonában - videó

Serbia Insajd - dim, 07/08/2016 - 11:14

Három ország rendőrségének együttműködésével fogták el a szerb Pink Panther banda tagjait Barcelonában. A bűnözők leginkább ékszerüzleteket szerettek kirabolni európai nagyvárosokban. Az alábbi (nem túlzás drámainak nevezni) videón egy korábbi akciójuk látható.

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L’épuisement des mots et la dilapidation des symboles

Amadou Amath Blog - mer, 20/07/2016 - 14:12
© nicanor-ngouan.net État de guerre, horreur absolue, urgence absolue, hyper ceci, hyper cela … Face aux terribles attentats ayant ensanglantés la France, la parole institutionnelle, dès Charlie Hebdo, a choisi de n’adresser que l’émotion, dans une sorte de surenchère performative. … Lire la suite →
Catégories: Afrique, European Union

Pour Nice

Amadou Amath Blog - ven, 15/07/2016 - 12:20
Catégories: Afrique, European Union

Ők illeszkednek be a szerbiai társadalomba

Serbia Insajd - mer, 13/07/2016 - 11:21

Adiós Cuba, pozdrav Srbija!

Két jemeni, nemrég még Guantánamón raboskodó férfival bővült Szerbia lélekszáma.

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Gyere velünk a gučai Trombitafesztiválra!

Serbia Insajd - sam, 02/07/2016 - 14:00
Ultimate Turbofolk Trip

Fellépett itt Kusturica és Goran Bregović (de nem együtt, mert nem beszélnek egymással), itt lett híres Boban Marković és családja, valamint egyszer itt járt a legendás Miles Davis, aki azt nyilatkozta, hogy nem tudta, hogy így is lehet trombitán játszani...

Balkáni zene, balkáni ételek-italok, balkáni atmoszféra... mi kell még? Hát, mondjuk az, hogy egy Vajdaságból elszármazott túravezető mutassa meg Neked mindezt. Az utazást ugyanis tiszteletbeli Serbia Insajdos kollégánk, Antscha szervezi, aki civilben tematikus utazási irodát üzemeltet, szlovákiai székhellyel. A jelentkezéssel siessetek, mert már csak 16 férőhely van a buszban. Vajdaságiak szerbiai becsatlakozással is jöhetnek – sőt, akár szállás nélkül is, természetesen arányosan olcsóbban.

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European security and the NATO summit [What Think Tanks are thinking]

Written by Marcin Grajewski,

© mrallen / Fotolia

Challenges to security in Europe will take centre stage at the NATO summit in Warsaw on 8-9 July when its heads of state and government will discuss issues ranging from Russia’s conflict with Ukraine and its growing military assertiveness to turmoil across the Middle East and North Africa, and the future of the military alliance.

This note highlights a selection of commentaries, studies and reports by some of the major international think tanks and research institutes on European security and defence published in the run-up to the NATO summit. More reports on the subject can be found in a previous edition of ‘What Think Tanks are thinking’ from in November 2015.

NATO summit

NATO Summit 2016: From reassurance to deterrence. What’s really at stake?
Barcelona Centre for International Affairs, June 2016

The Warsaw summit and the return of Western nationalism
Danish Institute for International Studies, June 2016

Warsaw summit
Atlantic Council, June 2016

NATO Summit 2016: NATO must reaffirm its “open door” policy
Heritage Foundation, June 2016

National priorities for the NATO Warsaw summit
German Marshall Fund, May 2016

NATO defence planning between Wales and Warsaw: Politico-military challenges of a credible assurance against Russia
Stiftung Wissenschaft und Politik, January 2016

What NATO for what threats? Warsaw and beyond
Istituto Affari Internazionali, December 2015

Preparing for NATO’s Warsaw summit: The challenges of adapting to strategic change
Danish Institute of International Studies, December 2015

Other studies

Restoring the power and purpose of the NATO alliance
Atlantic Council, June 2016

Time to restore conventional deterrence-by-denial
Egmont, June 2016

A new strategy: Implications for CSDP
Clingendael, June 2016

All not quiet on NATO’s eastern front
Carnegie Europe, June 2016

A threat-based strategy for NATO’s southern flank
Carnegie Europe, June 2016

Security in the Baltic Sea Region: Activation of risk potential
Finnish Institute of International Affairs, June 2016

The future of Transatlantic security
Rand, June 2016

Evaluating future U.S. Army force posture in Europe
Centre for Strategic and International Studies, June 2016

NATO must stop crowding Russia
Cato Institute, June 2016

European defence: From strategy to delivery
Clingendael, May 2016

Embedding NATO into the European Union Global Strategy: The missing link?
European, May 2016

Closing NATO’s Baltic gap
International Centre for Defence Studies, May 2016

Russia: A test for Transatlantic unity
Transatlantic Academy, German Marshall Fund, May 2016

A historic reminder, an ever-present dilemma? Assessing Brexit’s potential consequences for European security
European Policy Centre, May 2016

Russian “countermeasures” to NATO are coming
Brookings Institution, May 2016

EUISS yearbook of European security 2016
European Union Institute for Security Studies, April 2016

Envisioning European defence: Five futures
European Union Institute for Security Studies, April 2016

For a “new realism” in European defense: The five key challenges an EU defense strategy should address
German Marshall Fund, April 2016

A new Helsinki needed? What security model for Europe?
Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik, April 2016

The parliamentary dimension of defence cooperation
Clingendael, April 2016

European defence spending 2015: The force awakens
European Union Institute for Security Studies, April 2016

Do we need an EU army? Which way for the European security and defence cooperation
Mendel European Centre, March 2016

NATO’s guns point the wrong way
Friends of Europe, March 2016

NATO, the US and Baltic Sea security
Swedish Institute of International Affairs, February 2016

The annexation of Crimea: Lessons for European security
Fondation Robert Schuman, February 2016

Ensuring deterrence against Russia: The view from NATO’s front-line States
Heinrich Böll Stiftung, February 2016

Forces terrestres et réassurance: Quelles options pour l’Alliance?
Institut français des relations internationales, January 2016

The defence of Europe before European Defence: Returning to the Schuman method
Fondation Robert Schuman, January 2016

A stronger CSDP: Deepening defence cooperation
Clingendael, January 2016

Defence budgets and cooperation in Europe: Developments, trends and drivers
Istituto Affari Internazionali, Consortium of Think Tanks, January 2016

Reinforcing deterrence on NATO’s Eastern flank: Wargaming the defense of the Baltics
Rand, January 2016

NATO and European security: back to the roots?
Istituto Affari Internazionali, December 2015

The EU, Russia and the quest for a new European security bargain
Clingendael, December 2015

European strategy, European defence and the CSDP
Egmont, November 2015

L’Europe à la croisée des chemins: La politique de défense et de sécurité a besoin d’initiatives franco-allemandes
Institut français des relations internationales, November 2015

Johnson se couronne bouffon

Amadou Amath Blog - ven, 01/07/2016 - 10:56
Après avoir battu campagne pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, l’ancien maire de Londres – qui n’a jamais hésité pour sa cause à faire usage de mensonges grotesques et à se rouler dans la plus vile des xénophobies … Lire la suite →
Catégories: Afrique, European Union

Du Brexit à la libération de Karim Wade

Amadou Amath Blog - mar, 28/06/2016 - 16:51
En « Europe », les électeurs anglais, si l’on peut d’abord saluer chez eux le respect du précieux principe démocratique, n’ont aucune idée de ce qui les attend (une récession et la réalisation brutale leur place exacte sur l’échiquier mondial) : l’une … Lire la suite →
Catégories: Afrique, European Union

Lövöldözéssel ünnepelték Novak Đoković győzelmét Boszniában

Serbia Insajd - lun, 06/06/2016 - 13:44

A boszniai Bileća település egyik szerb lakosát láthatjuk a felvételen, aki nagyon szorított Novaknak. A győzelemig tartó szurkolás is tartalmaz érdekes momentumokat, de a java csak az utolsó pont után jön.


François Hollande est « contraint » de renoncer à la réforme constitutionnelle instaurant la déchéance de nationalité

Amadou Amath Blog - mer, 30/03/2016 - 15:44
L’idée a surgit, comme celles que l’on préfère oublier, après une sortie de table excessive. Prêts à tout pour montrer que la gauche de gouvernement n’était pas « angélique », après les attentats ayant ensanglantés Paris, des esprits échauffés, se croyant richement … Lire la suite →

La France Ouigo

Amadou Amath Blog - jeu, 24/03/2016 - 15:38
Sur le papier, c’est bien. C’est juste un autre truc low-cost, une possibilité de prendre un TGV moins cher, avec un modèle calqué sur ces compagnies aériennes qui font un Paris-Milan à moins de 100 euros, aller-retour. On se doute … Lire la suite →

A biciklitől a gyorsvasútig – négykezes esszé (második rész)

Serbia Insajd - lun, 14/03/2016 - 07:00

(Első rész)

4. Magyar sors Vajdaságban

Vajdaságban, nem pedig: "a Vajdaságban" – egyébként ez is olyasmi, amiről a magunkfajta megismerszik, hiszen tartományunk nevét a szerbiai magyar szövegekben kizárólag névelő nélkül használjuk, míg a magyarországi sajtó valamiért kötelességének érzi, hogy ezt állandóan kijavítsa.

Vajdasági magyarnak lenni sok szempontból hasonló, mint bármilyen más kisebbséginek. Egyrészt a többségi társadalommal szembeni valós és vélt sérelmeink terhelnek minket, másrészt – jól vagy rosszul – két kultúrát is ismerünk. Valamennyire mindkettő hat ránk; paradox módon még azokra is, akik ha tehetnék, inkább megtagadnák akár a délszlávot, akár a magyart.

Egy vajdasági magyar bál logója, csuhajja – ez is sztereotípia a javából

A vajdasági magyarokat a szelídség, a jámbor beletörődés, az írott törvény tisztelete jellemzi, még akkor is, ha azok hátrányosan különböztetik meg. Az okok talán a síkvidék könnyebb átjárhatóságában keresendők – a sajátos mikroközösségeikben inkább öntörvényűekké váló, illetve sokszor magukra utalt hegyvidékiekkel, avagy a szigetlakókkal szemben. Gondoljunk csak a "vajmagyaroknál" harciasabb, a többségi románokkal könnyebben konfrontálódó székelyekre.

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