Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé le mardi 03 février 2026 à l'évaluation du contrat d'objectifs 2025 du ministère de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation. À l'issue de cet exercice de redevabilité, le département dirigé par le Pr Adjima Thiombiano enregistre un taux d'exécution global de 85,03 %, marqué par d'importantes avancées structurelles.
Pour le ministre Adjima Thiombiano, ce résultat traduit l'engagement soutenu des acteurs du secteur dans un contexte marqué par d'importantes réformes structurelles. Parmi les avancées majeures figure la normalisation progressive des années académiques, avec un taux d'environ 93 % atteint au sein des universités publiques.
L'année 2025 a également été marquée par l'adoption de la carte universitaire nationale, qui organise le territoire en pôles d'excellence de formation, ainsi que par l'instauration d'un nouveau cahier des charges des Institutions privées d'enseignement supérieur (IPES), visant à renforcer l'assurance qualité des formations.
Sur le plan académique, plusieurs réformes ont été engagées, notamment l'introduction de nouveaux régimes d'études pour les licences, masters et formations d'ingénieurs, la réorganisation des diplômes d'études spécialisées et la création de 27 diplômes nationaux, contribuant à une meilleure harmonisation de l'offre de formation.
Dans le domaine de la santé, la mise en œuvre de l'examen classant national a permis le recrutement de près de 2 000 médecins spécialistes, participant ainsi au renforcement du système sanitaire national.
La recherche et l'innovation ont également connu une dynamique positive, illustrée par la tenue du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT) 2025, en présence du Chef de l'État, le Capitaine Ibrahim Traoré. La création de la Contribution spéciale à la recherche et à l'innovation (CORI) constitue, par ailleurs, un mécanisme structurant pour le financement durable de la recherche.
Sur le plan social et culturel, le programme « Retour aux sources » a favorisé le rapprochement entre les universités et les autorités coutumières, au bénéfice d'environ 2 000 étudiants et 220 personnels ATOS, tandis qu'une formation civique et patriotique a été dispensée à la première cohorte d'enseignants-chercheurs et de chercheurs.
Toutefois, le ministre a reconnu que le taux d'exécution enregistré reste impacté par certaines contraintes, notamment les difficultés liées à la réalisation des infrastructures, en raison de la capacité financière limitée de certaines entreprises attributaires de marchés. Il a exprimé l'espoir que des solutions appropriées puissent être trouvées en 2026 afin de lever ces obstacles.
Pour l'année 2026, deux priorités majeures ont été annoncées : la normalisation complète des calendriers académiques et la révision des curricula universitaires afin de les rendre plus endogènes et mieux adaptés aux réalités nationales. Le renforcement de la recherche collaborative, à travers la mise en place d'équipes mixtes ouvertes aux acteurs de l'innovation, figure également parmi les axes stratégiques.
À travers cette évaluation, le Gouvernement réaffirme son attachement à une gouvernance fondée sur la performance, la transparence et les résultats au service du capital humain et du développement durable du Burkina Faso.
Lefaso.net
DCRP/ Primature
Dieu t'a rappelée à Lui, nous laissant à jamais la douceur de ton amour, la force de ta protection et la tendresse qui continue de nous envelopper.
Le Lallé Naaba GUIGUEMDE à Koudougou,
La grande famille KABORÉ à Ouagadougou, Lallé, Toésin, Pyssin (Siglé),
Le doyen KABORÉ Abel et sa famille à Ouagadougou,
Les enfants : Josiane Marie Olga, Dakiswende Eude Patrice et son épouse Virginie, Herman Sidibé Alexandre et son épouse Roukiatou Noémie, Oriane Marie Raïssa, à Ouagadougou, Kaya et aux États-Unis,
Les petits-enfants : Michael, Shalom, Lirane, Meira, Giovani, Hadriel, Ornela, Marwan et Liam,
Le Naaba BOULGA II de Komsilga,
La grande famille NONGUIERMA à Komsilga et Ouagadougou,
Madame BANDAOGO/NONGUIERMA Adèle et sa famille au Canada et à Abidjan,
Madame ZONGA/NONGUIERMA Odette, son époux et sa famille à Ouagadougou,
La famille de feue COMPAORÉ/NONGUIERMA Albertine à Ouagadougou et en Belgique,
La famille de feu PAFADNAM Xavier à Bousma, Kaya, Ouagadougou, Abidjan et en France,
Les familles alliées : BANDAOGO, COMPAORÉ, ZONGA, KABORÉ, OUÉDRAOGO, BARRO, NEBIÉ, ZONGO, OUOBA, ROUAMBA et GUISSOU,
Les familles amies : Patoin Albert OUÉDRAOGO, FIAN Daniel, SIB SIE Faustin, le YILGOU Naaba OUÉDRAOGO Alain, le OUIDI Naaba KAARFO Tinga DOUAMBA, Bernard KONYAOLE,
Au Burkina Faso, en France, au Canada, en Belgique, aux États-Unis, en Angleterre, en Côte d'Ivoire et en Tunisie,
Expriment leur profonde gratitude à toutes celles et à tous ceux qui ont bien voulu effectuer le déplacement, par leur présence physique ou spirituelle, pour honorer une dernière fois notre chère Maman KABORÉ née NONGUIERMA Hélène Jacqueline, lors de la veillée du 16 janvier et des funérailles chrétiennes du 17 janvier 2026 à la Paroisse Saint-Pierre de Gounghin.
Institutrice à la retraite, pilier d'amour et bâtisseuse de consciences, elle a marqué nos vies d'une lumière indélébile. Vos messages de compassion, vos visites, vos offrandes et vos prières ont été pour nous un immense réconfort et une source de force dans cette épreuve.
Cet élan de solidarité, venu des quatre coins du monde, honore sa mémoire et affermit notre espérance chrétienne.
Que Dieu vous bénisse abondamment pour avoir porté avec nous, jusqu'au dernier hommage, celle qui demeure à jamais gravée dans nos cœurs et nos âmes.
Dans l'union de la prière,
Repose en paix, Maman Jacqueline.
< Ô âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée. Entre donc parmi Mes serviteurs, et entre dans Mon Paradis.> (Coran 89 : 27-30)
Le Chef de canton de Kapon le Naaba Sonré de Sintenga , le Naaba Siguiri de Ribou , le Tingasaaba de Ribou , la grande famille DIANDA, résidant à Sintenga, Ribou, Tampouy, Yako, Sapouy, Léo, Ouagadougou, Côte d'Ivoire et au Canada, les grandes familles alliées Belem à Tougou et Gourcy , El Hadj Sita à Tougou , Belem Seidou, Belem Boureima à Ouagadougou , Belem Alimata a Nignogolo , la famille Kalaga à Gnonnon et Yako , la veuve Adjarata Belem et les enfants :
Mady , au Canada ;
Issaka , à Yako ;
Souleymane , Kady et Sidiki , à Ouagadougou ,
les petits-enfants et arrière-petits-enfants
expriment leur profonde gratitude à toutes celles et tous ceux qui , de près ou de loin , les ont soutenus moralement , spirituellement , financièrement et matériellement lors du rappel à Allah de leur fils , mari , père, grand-père et arrière- grand-père,
El Hadj Harouna DIANDA ,
décédé le 11 Décembre 2025 au Centre Hospitalier Universitaire de Tengandogo, et inhumé au village à Ribou, conformément à la tradition musulmane et
le doua pour repos éternel de son âme tenu le 25 janvier 2026 à Ouagadougou.
Les familles adressent leurs sincères remerciements :
+ à la communauté musulmane de Nossin ,
+ à la jeunesse de Nossin ,
+ au personnel du Centre Hospitalier Universitaire de Tengandogo ;
+ aux voisins et amis
+ à son Excellence Athanase Boudo, ancien Ambassadeur du Burkina au Canada,
+ au Docteur Amidou Kaboré responsable de la pharmacie Galiam
+ aux amis et collègues au Canada ;
ainsi qu'à toutes les personnes, autorités coutumières , religieuses ,
administratives , associations et bonnes volontés dont les noms n'ont pu être cités, mais dont les marques de compassion, de présence et de solidarité ont été
d'un immense réconfort.
Que Dieu, dans son infinie bonté, vous le rende au centuple.
Que Dieu nous garde ensemble pendant longtemps.
Amine amine
Après avoir relaté les circonstances qui l'ont conduit à la barre du Tribunal correctionnel du Tribunal de grande instance Ouaga 1 ce mardi 3 février 2026, Moctar a été soumis aux questions du procureur. Face au parquet, le prévenu a maintenu sa version des faits, contestant toute conduite à vive allure. Les échanges ont principalement porté sur sa connaissance des lieux, sa vigilance au moment des faits et les possibilités d'éviter le choc mortel.
Le procureur, dans la suite de la narration du prévenu, le questionnera en ces termes pour plus d'éclaircissements : "Était-ce votre première fois d'emprunter cette voie ?" "Non, je l'emprunte depuis un peu plus de 10 ans" a-t-il répondu. "Avez-vous vu la victime sur sa moto ?" a poursuivi le parquet. "Oui, je l'ai vu" a renvoyé le prévenu. "Mais si vous l'avez vu, vous auriez pu freiner. Vous auriez pu éviter le pire", a conclu le procureur, avant que le comparant ne se défende : "je roulais déjà lentement depuis derrière. Je n'étais pas en vitesse."
Il poursuivra : "En fait, je ne l'ai pas vu arriver de loin. Moi j'allais, et lui, il venait. On n'était pas sur la même ligne. Quand je l'ai vu, il avait déjà doublé le véhicule" a-t-il détaillé. "Êtes-vous sûr que vous ne rouliez pas à vive allure ?" a insisté le procureur. "Oui. Et c'est plutôt lui qui était en pleine vitesse. Il n'a d'ailleurs pas pu maitriser son engin. Vu qu'il était à vive allure, il a tenté de rabattre sur le côté et a heurté mon véhicule au côté droit, avant de finir sa course à terre", a-t-il expliqué.
"S'il est vrai que vous n'etiez pas en vitesse, vous auriez pu l'éviter en rabattant sur le côté pour éviter le choc", a fait observer le parquet. "Quand je l'ai vu, je ne pouvais plus rien faire. Tout s'est passé très vite. Je n'ai pas eu le temps de réagir. Il ne pouvait pas rabattre sur sa droite parce que le véhicule était stationné là. L'espace qui me séparait de ce véhicule-là ne dépassait plus 5 à 10 mètres. Même si j'essayais de l'éviter en serrant à ma droite, je serais peut-être monté sur lui, vu que lui même a serré sur mon côté" a-t-il retorqué.
Plus de détails à venir
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Le Président du Présidium de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) informe l'ensemble des fidèles musulmans de l'instauration de la prière du Qunut, une invocation, lors des prières du vendredi, ainsi qu'au cours des prières quotidiennes de Fadjr, Maghreb et Ichaa. L'information a été donnée à travers un communiqué signé ce 03 février 2026, par le Président du Présidium de la FAIB.
Selon le communiqué, outre la récitation du Qunut, toute invocation recommandée est permise au cours de ces prières. Ces actes d'adoration et d'invocation visent à implorer Allah afin qu'Il accorde la paix, la sécurité et la stabilité au Burkina Faso.
La mise en œuvre de cette décision prend effet à compter du jeudi 05 février 2026 et se poursuivra jusqu'à la fin du mois béni de Ramadan, dans l'ensemble des mosquées du pays.
La FAIB invite l'ensemble des fidèles musulmans à se conformer à cette instruction et à s'y associer avec ferveur et sincérité, conformément à l'exhortation divine : « Et invoquez-Moi, Je vous répondrai. »
Lefaso.net
Poursuivi pour défaut de maîtrise, homicide involontaire et dégradation involontaire de bien à la suite d'un accident de la circulation survenu à Mogtédo, le conducteur, Moctar (nom d'emprunt) a comparu devant le Tribunal correctionnel de Ouaga 1, ce mardi 3 février 2026. À la barre, il a livré un récit des faits, marqués par une collision mortelle sur fond de circulation dense et de tombée de la nuit. Les premières minutes de l'audience ont permis de revenir sur les circonstances du drame.
C'est un prévenu visiblement démoralisé qui a comparu devant la barre du Tribunal correctionnel, au Tribunal de grande instance Ouaga 1, ce mardi 3 février 2026. Les faits qu'on lui reproche sont de trois ordres : défaut de maîtrise, homicide involontaire et dégradation involontaire de bien. Invité à retracer les circonstances qui le conduisent devant le Tribunal, c'est dans un ton neutre et une voix à peine audible qu'il s'executa.
"J'ai quitté Zorgho pour Ouaga. Arrivé à Mogtedo, juste après le barrage, il y avait du monde. C'est fréquent d'ailleurs à cet endroit précis, surtout qu'il se faisait un peu tard. La nuit s'apprêtait à tomber. Naturellement, j'ai donc ralenti. Plus loin, il y avait un véhicule sur la gauche, qui était stationné. En avançant, j'ai juste eu le temps de voir quelqu'un doubler le véhicule avant de heurter mon phare côté droit", a-t-il résumé.
Invité à fournir plus de détails sur ce qui s'est passé par là suite, le prévenu explique qu'en descendant du véhicule, le constat était sans appel : "la victime était couchée inerte. Les gens ont accouru sur les lieux. Il y avait la gendarmerie à quelques pas de là. Les agents sont arrivés. Ils ont tenté de faire un massage cardiaque à la victime, mais il était déjà décédé. C'est ainsi que j'ai été conduit à la gendarmerie le même soir, puis, envoyé au commissariat le lendemain."
Plus de détails à venir
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Le lycée provincial de Dédougou a abrité la cérémonie de montée tournante des couleurs nationales dans les établissements post primaires et secondaires et les centres de formation professionnelle de la province du Mouhoun, ce lundi 2 février 2026. A l'occasion de cette activité devenue un rituel mensuel, le haut-commissaire de la province, Bassouleymane Ouattara, a donné le top départ du concours inter établissements dénommé « Espace mât vert ». L'objectif est de promouvoir et de récompenser les institutions scolaires qui se distinguent par l'embellissement et la propreté qu'elles réservent au cadre environnemental du drapeau.
C'est devenu une habitude que d'observer la montée solennelle des couleurs nationales chaque premier lundi du mois dans les établissements d'enseignement du post primaire, du secondaire et des centres de formation professionnelle dans la province du Mouhoun. Ce rituel, institué par la Direction provinciale de l'enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique, a été respecté ce lundi 2 février 2026. Le lycée provincial de Dédougou (LPD) a, en effet, été le théâtre de la montée des couleurs du mois. La cérémonie a été présidée par le haut-commissaire de la province, Bassouleymane Ouattara. Elle a connu la participation des autorités provinciales et régionales en charge de l'enseignement secondaire, des notabilités coutumières et religieuses, des autorités militaires et paramilitaires, des responsables d'établissements de la ville et surtout les élèves du LPD, mobilisés pour la circonstance.
Pour le haut-commissaire, Bassouleymane Ouattara, le concours prône la formation d'une jeunesse responsableAu-delà de la montée des couleurs, la cérémonie a consacré le lancement, à l'échelle de la province du Mouhoun, du concours inter établissements dénommé « Espace mât vert ». Si la compétition est ouverte aux collèges, aux lycées et aux centres de formation professionnelle du Mouhoun, il faut relever que cette première édition concerne exclusivement ceux des chefs-lieux des sept communes de la province. Les inscriptions étant déjà ouvertes, elles doivent être faites avant le 10 février prochain et sont recevables à la direction provinciale à Dédougou.
Les élèves entendent s'impliquer pour le succès de ces activités éducativesLe concours « Espace mât vert » invite chaque éventuel établissement candidat à concevoir et à aménager un espace écologique autour du mât de son drapeau. Ce cadre doit être embelli et allier « patriotisme et respect de l'environnement », a précisé la directrice provinciale en charge de l'enseignement secondaire du Mouhoun, Aude Claudine Ki/Ouédraogo. Elle a souligné que ce concours demeure une activité ludique, compétitive et pédagogique. Le concours entre également dans le cadre de la mise en œuvre de l'arrêté interministériel portant création de clubs écologiques au sein des lycées et collèges, des institutions d'enseignement supérieur et de recherche et des centres de formation professionnelle, a ajouté Mme Ki.
La directrice provinciale, Aude Claudine Ki, a indiqué que « espace mât vert » allie éducation, patriotisme et écologieFormer des jeunes responsables
De l'avis de la directrice, les établissements d'enseignement secondaire sont des cadres indiqués pour sensibiliser les jeunes sur des problématiques liées au développement durable et promouvoir des initiatives alliant éducation, civisme, patriotisme et écologie. Un jury sera mis en place. Il va se charger de sillonner les différents établissements qui candidateront, à partir de mars 2026, afin de les évaluer, a-t-elle expliqué. Les critères d'évaluation seront, entre autres, axés sur des aspects environnementaux, la prise en compte des symboles nationaux, l'implication communautaire et l'esthétique. Indiquant que les matériaux recommandés sont ceux recyclés, locaux, les plantes ornementales et la fumure organique, Aude Claudine Ki a confié que les résultats seront proclamés courant avril prochain. Des prix principaux seront remis aux trois meilleurs mâts selon leur classement. Des prix spéciaux seront décernés à ceux qui donneront à voir une bonne symphonie entre symboles nationaux et écologie.
Le lancement du concours s'est effectué en présence des autorités éducatives, administratives, religieuses et coutumières, militaires et paramilitaires localesA la fois parrain et représentant le chef de canton de Dédougou par ailleurs patron de cette édition, le directeur régional en charge de l'enseignement secondaire de Bankui et du Sourou, Raoul Sanon, a estimé que c'est une initiative pleine d'espérance. « Le concours invite à valoriser le lieu du drapeau et à s'attacher aux valeurs républicaines », a-t-il poursuivi.
Pour le directeur régional chargé de l'enseignement secondaire, Raoul Sanon, cette initiative est pleine d'espéranceQuant au président de la cérémonie, Bassouleymane Ouattara, il a souligné que ce projet vise à modeler « une jeunesse patriote, responsable et respectueuse de son environnement ». Le haut-commissaire du Mouhoun a fait remarquer que face aux défis environnementaux auxquels le pays fait face, il faut des réponses concrètes, durables et inclusives. A ces réponses, dit-il, il convient d'associer le concours « Espace mât vert » qui est un outil pédagogique favorisant l'apprentissage par la pratique, le développement de la créativité et l'engagement communautaire au sein des écoles.
Alphonse Dakuyo
Lefaso.net
Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé a présidé ce 02 février 2026 le Conseil des ministres. Au cours des travaux, le Conseil a adopté cinq décrets.
Compte rendu du Conseil des ministres
Lomé, 02 février 2026
Le Conseil des ministres s’est réuni ce lundi 2 février 2026, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil.
Cinq (5) décrets ont été adoptés :
Le conseil a adopté le décret fixant le taux de l’intérêt légal au titre de l’année civile 2026
Le taux de l’intérêt légal est fixé chaque année par décret pris en conseil des ministres, conformément à l’article 2 de la loi uniforme n° 2014-021 du 20 novembre 2014 relative au taux de l’intérêt légal dans les pays de l’Union monétaire Ouest Africaine (UMOA).
Il représente l’indemnité due à un créancier en cas de retard de paiement d’une dette, en l’absence d’un taux conventionnel fixé entre parties.
Pour l’année civile 2026, ce taux est de 5,3637%, tel qu’arrêté par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
La fixation de ce taux contribue à garantir l’équité dans les relations financières et à renforcer la sécurité juridique.
Le conseil a ensuite adopté deux (2) décrets portant approbation des critères de répartition des dotations du Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT), exercice 2026, pour le compte des régions et des communes Notre pays poursuit la mise en œuvre du processus de décentralisation qui représente un pilier majeur du développement local, de la justice sociale et de la solidarité nationale.
C’est dans cette dynamique que le conseil des ministres a approuvé les critères de répartition des dotations du FACT pour l’exercice 2026, au profit des régions et des communes.
Les dotations accordées permettront aux collectivités territoriales de mettre en œuvre leurs missions de développement local en vue de réduire les disparités entre les territoires et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Elles tiennent compte des réalités et des besoins spécifiques de chaque collectivité, dans un esprit d’équité, de solidarité et de développement équilibré.
À travers cette décision, le gouvernement réaffirme son engagement à doter les collectivités territoriales des moyens nécessaires pour assumer pleinement les compétences qui leur sont transférées.
Le conseil a également adopté le décret portant régime juridique applicable aux comptables publics.
Ce décret s’inscrit dans le cadre de la modernisation et de l’harmonisation des pratiques budgétaires et comptables, conformément à la loi organique n° 2014 013 du 27 juin 2014 relative aux lois de finances, adoptée en application de la directive n° 06/2009/CM/UEMOA du 26 juin 2009.
Il consacre le principe de responsabilité personnelle et pécuniaire du comptable public, garantissant ainsi la régularité, la sincérité et la fiabilité des opérations financières de l’État.
Le conseil a enfin procédé à la reconnaissance par décrets de quinze (15) chefs de canton, désignés par voie de consultation populaire ou de succession coutumière, conformément aux dispositions de la loi relative à la chefferie traditionnelle et au statut des chefs traditionnels.
Cette mesure vise à régulariser la désignation de ces chefs de cantons, en leur conférant la légitimité juridique nécessaire à l’exercice des attributions et responsabilités qui leur sont conférées par les lois et règlements en vigueur.
Au titre des nominations
Pour le compte du ministère de l’administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières :
Commandant VIAGBO Mensah Kafui est nommé préfet d’Assoli ;
Monsieur KOUMAGNANOU Amavi est nommé préfet de Danyi.
Fait à Lomé, le 2 février 2026
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À l'initiative de la Fraternité Cana, la Nuit du couple s'impose depuis plusieurs années comme un cadre privilégié de célébration et de ressourcement pour les couples et les fiancés. L'édition 2026, prévue pour le samedi 14 février à partir de 19h dans la salle Kilimandjaro du SIAO, promet une soirée riche en émotions et en partage. Dans cet entretien, Christian et Fabienne Somda, membres de la Fraternité Cana et principaux organisateurs de l'événement cette année, reviennent sur les objectifs, les préparatifs et la portée de cette nuit dédiée à l'amour conjugal.
Lefaso.net : Pour commencer, parlez-nous de la Fraternité Cana
Couple Somda : La fraternité Cana œuvre pour l'évangélisation de couples et de la famille. Sa mission est d'aider à poser les fondements d'une union durable et féconde, d'approfondir la vocation du mariage et de la famille comme pilier de la construction de l'individu et de la société et comme lieu d'accueil de la vie et d'apprentissage de l'amour. Elle est ouverte à tous les couples.
Les membres de la Fraternité Cana sont les couples qui ont vécu une semaine Cana (recollection de six jours pour couples). À l'issue de cette recollection, un cheminement d'une année est proposé à travers les week-ends, les rencontres de fraternité, etc.
Les activités de la fraternité Cana peuvent être regroupées autour de plusieurs axes, à savoir la formation spirituelle centrée sur la vie conjugale sous forme de rencontres (semaines, week-end, journées) pour grandir en couple ; la vie fraternelle à travers des rencontres mensuelles ainsi que la mission et l'évangélisation (activités en paroisse, organisation de la Nuit du couple).
Que représente la Nuit du couple pour la Fraternité Cana ?
Cette activité est d'une grande importance pour la fraternité Cana car nous travaillons à poser les fondations d'une union durable et féconde dans la vie de couple et de famille. Dans cette optique, tous les membres de la fraternité Cana se mobilisent pour permettre à chaque participant de vivre une expérience unique.
Quels sont les principaux objectifs de la Nuit du couple 2026 ?
La Nuit du couple 2026 a pour principal objectif de célébrer l'amour conjugal vrai car il y a de la joie dans cet amour. Pour cela nous offrons un cadre pour permettre aux couples de prendre un temps de qualité en couple. La Nuit du couple est donc ouverte à tous les couples et fiancés sans distinction de religion. Nous mettons tout en œuvre pour que ce temps soit unique. Elle se tient cette année à la même date à Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Koudougou et Dédougou.
À quel niveau en sont actuellement les préparatifs de l'événement ?
Tout est fin prêt du point de vue organisationnel. La salle Kilimandjaro du SIAO, les artistes invités, l'orchestre et le DJ pour le grand bal. De multiples surprises sont concoctées pour agrémenter et rendre cette soirée unique et inoubliable.
Quel impact espérez-vous que la Nuit du couple 2026 aura sur les participants ?
Nous espérons que cette soirée permettra aux couples participants d'instaurer et de renforcer la communication en intégrant dans leur quotidien des moments d'évasion en couple de temps en temps. Nous espérons que la soirée permettra aux couples de se souvenir de leur premier amour. L'évènement permettra aux couples participants de partager des moments de complicité et de gaieté en vue de renforcer leurs liens d'amour. Pour notre part, notre cheminement a commencé par la participation à une nuit du couple en 2015 et aujourd'hui nous rendons grâce à Dieu pour les fruits dans notre couple.
Quel message souhaitez-vous adresser aux couples qui hésitent encore à participer ?
Aux couples qui hésitent encore à participer, nous les encourageons à choisir de célébrer l'amour avec la Fraternité Cana. Nous les invitons à s'offrir ce cadeau, à s'inscrire car ils sont attendus !
Les inscriptions et le paiement se font en ligne à travers une plateforme. Vous pouvez vous inscrire en cliquant sur le lien suivant : https://ndc.ligdicash.tickets/achat/ticket
Vous pouvez aussi contacter les numéros ci-après en cas de besoin : 76 52 65 04 / 78 94 11 72.
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Le 31 janvier 2026, Sa Majesté Naaba Saaga Ier, chef traditionnel d'Issouka, quartier historique de Koudougou dans la province du Boulkiemdé, a célébré son 21ᵉ anniversaire de règne. Cette commémoration, qui s'est tenue à la place Naaba Boulgo, haut lieu de mémoire et de tradition, a été marquée par une profonde sobriété.
C'est sous le thème du « Rêve » que s'est déroulé le Na-Baasga cette année. Devant un parterre de chefs traditionnels, d'autorités administratives, de notables et d'une population mobilisée, Sa Majesté a rappelé une vérité essentielle : « Celui qui ne rêve pas meurt avant de mourir ». Pour le souverain, le rêve constitue la pierre angulaire de toute édification, qu'elle soit individuelle, communautaire ou nationale.
Fidèle à la tradition, la cérémonie a été rythmée par trois sorties rituelles, chacune délivrant un message symbolique fort. La toge rouge, symbole de protection, d'autorité et de la détermination du chef à défendre son peuple. La toge blanche, rappel de son rôle de médiateur et d'artisan de paix. La tenue multicolore, Illustration de la diversité, de la cohésion sociale et de la richesse des différences au sein de la communauté.
Plusieurs chefs traditionnels de la ville sont venus honorer cette 21e cérémonie de Nabasga.Une sobriété solidaire
Cette édition s'est distinguée par l'absence des habituels coups de fusil traditionnels. Sa Majesté a présenté ce choix comme un acte de conscience et de paix face au contexte national sensible. « L'esprit du fusil demeure », a-t-il précisé, soulignant que la vigilance, la résilience et la dignité sont, elles aussi, des formes de combat. Cette retenue volontaire – moins de troupes et de festivités – traduit une solidarité avec les défis actuels du pays : « Notre joie n'est pas encore totale », a confié le chef.
Il fallait que mes paroles ne s'envolent pas,… Dixit Naaba Saga 1er, chef d'IssoukaL'autre moment fort a été la dédicace du premier ouvrage de Sa Majesté : « Recueil des messages des Na-Baasga intérieurs ». Après deux décennies de discours, le chef a souhaité consigner ses paroles par écrit. « Il fallait que mes paroles ne s'envolent pas, mais qu'elles soient conservées pour que chacun puisse se les approprier », a-t-il expliqué. Ce livre se veut une bibliothèque de valeurs, retraçant sa vision pour le Burkina Faso. Il a également annoncé la rédaction d'un second ouvrage consacré à son parcours personnel et à la compréhension de l'institution de la chefferie traditionnelle.
Première sortie du chef en toge rouge, symbole de protection, d'autorité et de la détermination du chef à défendre son peuple.En conclusion, Naaba Saaga Ier a exhorté chaque Burkinabè à rêver pour soi, pour sa famille et pour la nation. Le Na-Baasga demeure, à ses yeux, un acte de mémoire indispensable pour honorer les ancêtres. Cette édition 2026 restera comme un vibrant appel à l'espérance et à la construction collective d'un Burkina Faso « vert, grand et prospère ».
Prince Omar
Lefaso.net
L'hypothèse d'une adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne dès janvier 2027 s'invite dans les négociations de paix — au risque de bouleverser en profondeur les règles de l'élargissement européen, notamment pour les Balkans.
- Articles / Courrier des Balkans, Albanie, Questions européennes, Elargissement UE, Blocage UE, Bosnie-Herzégovine, Macédoine du Nord, Serbie, MonténégroL'hypothèse d'une adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne dès janvier 2027 s'invite dans les négociations de paix — au risque de bouleverser en profondeur les règles de l'élargissement européen, notamment pour les Balkans.
- Articles / Courrier des Balkans, Albanie, Questions européennes, Elargissement UE, Blocage UE, Bosnie-Herzégovine, Macédoine du Nord, Serbie, Monténégro– Le Larlé Naba Tigré, les grandes familles TIENDREBEOGO, SOURWEMA, OUEDRAOGO, SANFO, TAPSOBA à Larlé, Kossodo, Dabaré, Monemtenga, Tempèlga et Kologh-Kom.
– Les familles alliées GAMENE, NITIEMA, CONGO, FORO, TAMINI, BARRY, CISSE, SAWADOGO, DAYAMBA TRAORE à Garango, Béré, Toma, Nouna, Ouahigouya, Kongoussi et Ouagadougou,
– Les enfants Melvyne et Miguèl,
Très touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité et de soutien multiforme qui leur ont été manifestées lors du décès de leur fils, frère, beau-frère, époux et père, TIENDREBEOGO Gaston Noël, survenu le 27 janvier 2026, et de son inhumation le 28 janvier 2026.
Ils expriment leur sincère gratitude et leurs remerciements à :
• Au personnel de la clinique CANDAF ;
• Au Directeur général du CHU Bogodogo et à son personnel ;
• Au Directeur général du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) et à son personnel ;
• À la CCB Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de la paroisse Saint François d'Assise ;
• Aux promotionnaires et anciens collaborateurs du défunt ;
• Aux voisins, connaissances et à tous ceux qui, de près ou de loin, ont apporté leur soutien multiforme lors de cette douloureuse épreuve.
Que le Tout-Puissant bénisse chacun et rende au centuple ses bienfaits.
Union de prières.
« Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur » Apocalypse 21,4
Les Grandes familles : Ouattara, Coulibaly, Kam, Palm, Sou, Somda et alliées à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Diébougou, Dolo, Bondigui
Les Grandes familles : Bondé et Bonou à Ouagadougou, Boni, Bobo-Dioulasso et Vy
Les famille alliées et amies : Mihin, Ymien, Bambio, Ouattara, Bani, Compaoré, Lanou, Gnoumou, Houmboué, Cissé, Koné, Levry, Traoré, Coulibaly, Konaté, Kwendé, Doannio, Liehoun, Botoni, Zoundi et Bado à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Houndé, Boni, Côte d'Ivoire, Canada et Etats Unis d'Amérique.
Les enfants :
• Seborema Jean Emmanuel dit PV et son épouse Déborah,
• El'Dianwa Janine,
• Daourou Jérémie et son épouse Youma
Les petits enfants : Ariel, Aurelia, Hayden-Loic, James, Aurel, Annaelle, Jordan, Marie-Ange
Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur Mère, Epouse, Grand-mère, Belle-mère, Sœur, Tante, Cousine et Amie
Madame Irène Adélaïde H. Bondé,
épouse de Feu Colonel Syé Joseph Ouattara,
Secrétaire de Direction à la retraite,
décès survenu le 29 Janvier au CHU de Bogodogo.
Programme des obsèques
Jeudi 05 février
• 15h 00 : Levée du corps à la morgue du CHU de Bogodogo
• 19h 00 : Veillée de prière a son domicile sis à Zogona
Vendredi 06 février
• 8h 30 : Levée du corps à son domicile
• 9h 00 : Absoute en l'église Paroissiale St Camille suivie de l'inhumation au cimetière municipal de Gounghin.
« J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi »
2 Timothée 4:7
Cinq tonnes de marijuana empaquetées dans des centaines de boîtes en carton : voici ce que la police a trouvé dans l'entrepot de la société Florakom, près de Kruševac... Celle-ci appartient à un cadre du SNS au pouvoir, très proche du ministre de la Défense, Bratislav Gašić.
- Le fil de l'Info / Vucic, Serbie, Défense, police et justice, Courrier des Balkans, droguesÀ l'occasion de la célébration annuelle du Dankoun, rituel majeur de la confrérie dozo, l'Union nationale des dozos du Burkina a organisé une série d'activités à Bobo-Dioulasso. Le vendredi 30 janvier 2026, une importante délégation de dozos, conduite par le « dozoba » Aly Konaté, a effectué une tournée auprès des autorités coutumières et religieuses de la ville. Objectif : accomplir des sacrifices et des rituels de pardon entre dozos, tout en implorant le retour de la paix et de la sécurité au Burkina Faso.
L'Union nationale des dozos du Burkina a organisé, du 28 au 31 janvier 2026 à Bobo-Dioulasso, la 13e édition du Dankoun. Cet évènement majeur de la confrérie a été ponctué par plusieurs activités dont le rituel d'immolation pour la paix et la sécurité au Burkina Faso. C'était le vendredi 30 janvier dernier. Cette journée a ainsi permis à la confrérie d'effectuer une tournée chez des chefs coutumiers et religieux. La délégation s'est rendue chez le grand imam de la mosquée de Dioulasso, chez le Golotigui, le chef de Kibidoué, le chef de Dagasso, le chef dioula, etc.
Le clou de cette activité a eu lieu à Kibidoué à travers l'immolation d'animaux, dont une partie s'est faite loin des caméras et appareils photo. Après cette tournée symbolique chez les chefs coutumiers, le président de l'Union nationale des dozos du Burkina a animé un point de presse au cours duquel il a longuement expliqué l'organisation, les valeurs et la mission de la confrérie dozo, souvent au cœur de controverses et de perceptions négatives.
Le clou de cette activité a eu lieu à Kibidoué à travers l'immolation d'animaux« Le dozo, c'est d'abord une école et une confrérie »
Pour Aly Konaté, les amalgames autour du « dozoya » sont nombreux. « Un dozo est un guerrier, un tradipraticien, un protecteur de son village, de son quartier et de son pays. Il est aussi un protecteur de l'environnement », a-t-il expliqué. Selon lui, il est important de distinguer la confrérie dozo, qui repose sur des règles traditionnelles et initiatiques, de l'Union nationale des dozos, créée pour des raisons administratives afin d'exister légalement vis-à-vis de l'État burkinabè.
« Dozo, ce n'est pas une association au sens moderne du terme. Un chef dozo n'est ni voté ni imposé. Il est intronisé selon des règles connues des initiés, et il meurt chef dozo », a insisté le « dozoba » Aly Konaté. Il précise que l'Union nationale regroupe aujourd'hui environ une centaine d'associations, avec 208 chefs dozos reconnus à travers le pays. À l'en croire, « dozoya », souvent mal compris, est présenté comme une école. « On devient dozo par initiation. Mais pour pratiquer le « dozoya », il faut aller à l'école du « dozoya ». Ceux qui ont suivi cette école sont appelés les « dozoden » (littéralement : enfant-dozo) », explique Aly Konaté.
Les dozos n'ont pas marchandé leur participation aux différentes activitésFinancement du Dankoun : « Nous n'avons jamais mendié »
Interrogé sur le financement des activités, notamment du Dankoun, le président de l'union se veut catégorique : « Nous n'avons jamais mendié pour organiser nos rituels. » Selon lui, chaque dozo participe avec ses propres moyens. « Le président ne paye pas de poulet. Chaque dozo vient avec son poulet, son matériel rituel et son transport », affirme-t-il.
Il ajoute que la majorité des rituels se déroulent en brousse, loin des regards du public et des médias. « Ce que vous voyez, ce n'est que la façade. Le cœur de la cérémonie est ailleurs », précise-t-il, soulignant que la capacité d'accueil et de prise en charge des initiés fait partie des responsabilités d'un chef dozo. « Un chef dozo n'est jamais un pauvre. Il doit avoir le savoir, la connaissance et les moyens », martèle-t-il.
Dozoba, dozoden, soma : lever la confusion
Le « dozoba » Aly Konaté est également revenu sur la différence entre « dozoba, dozoden et soma », des appellations souvent confondues. « Chef dozo est une appellation française. En dioula, on dit « dozoba » », explique-t-il. Le terme renvoie symboliquement à la relation mère-enfant dans l'initiation, la “mère dozo” étant celle ou celui qui enseigne les premiers pas dans la confrérie. Concernant les « soma », il précise qu'il s'agit généralement de dozos plus âgés, qui ne vont plus en brousse et se consacrent aux soins par les plantes et les savoirs traditionnels. « Un jeune initié de deux ou trois ans ne peut pas se proclamer soma ou chef dozo », tranche-t-il.
Le présidium lors de la conférence de presseLes coups de feu, « le nom de famille des dozos »
La question des coups de feu lors des cérémonies dozos, source d'inquiétude pour certaines populations, a également été abordée. « Quand on dit dozo, on parle d'armes et de fusils. Les coups de feu, c'est le nom de famille de la confrérie », laisse entendre Aly Konaté. Il explique que d'autres groupes traditionnels, comme les « soma ou les doma », ne procèdent pas de la même manière, même si les tenues peuvent se ressembler aux yeux des non-initiés.
« On devient dozo par initiation. Mais pour pratiquer le « dozoya », il faut aller à l'école du « dozoya » », selon Aly KonatéSur la lutte contre le terrorisme, le président de l'union souligne une contribution significative des dozos à la sécurisation du territoire, notamment dans l'Ouest du pays. « Il n'y a pas de différence aujourd'hui entre les FDS et les dozos. C'est la même lutte que nous menons », a-t-il affirmé, soulignant la collaboration étroite avec les forces de défense et de sécurité. Il met également en avant les actions en faveur de la cohésion sociale, citant la rencontre avec le grand imam de Bobo-Dioulasso comme un signal fort. « Ce n'est ni une guerre religieuse ni une guerre ethnique », insiste-t-il, appelant les médias à jouer pleinement leur rôle dans la communication en temps de guerre.
« Nous n'avons jamais mendié pour organiser nos rituels », a indiqué Aly KonatéUn rituel de pardon et de transmission
Le Dankoun, rappelle Aly Konaté, est avant tout un moment de communion, de pardon et de transmission des savoirs. Chaque année, les dozos se retrouvent pour demander pardon, partager leurs connaissances et soigner ceux qui ont rencontré des difficultés dans l'exercice de leurs missions. Cette année, plus de 3 000 initiés sont déjà recensés, et les initiations se poursuivent. Au cours de cette conférence de presse, le « dozoba » Aly Konaté n'a pas manqué de lancer un appel aux hommes de médias et à l'ensemble des Burkinabè pour leur implication dans la lutte contre le terrorisme. « Chaque jour, demandons-nous ce que nous avons fait pour aider notre pays qui est en guerre », a-t-il lancé.
Romuald Dofini
Lefaso.net